country:liban

    • Le Liban, sans Rahbani, ce ne sera plus pareil ! Et je ne suis pas certain qu’il s’amuse en Russie, d’ici à ce qu’il tombe sur le gros Gérard Depardieu (au moins, au Liban on sait que ce n’est pas une question d’impôts !)


  • L’Iran va fournir des équipements à l’armée libanaise - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/888810/liran-va-fournir-des-equipements-a-larmee-libanaise.html
    AFP 30/09/2014

    L’Iran va fournir des équipements à l’armée libanaise afin de l’aider dans sa lutte contre les jihadistes à sa frontière avec la Syrie, a annoncé mardi un haut responsable iranien lors d’une visite à Beyrouth.

    Cette annonce intervient après des annonces similaires des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite au Liban qui fait face aux répercussions du conflit en Syrie voisine, et est divisé entre un camp soutenu par l’Iran et le régime de Damas, et un autre appuyé par Washington et Ryad.

    « L’Iran a décidé d’offrir un don (...) sous la forme d’équipements » afin d’aider « les militaires dans la bataille héroïque qu’ils sont en train de mener contre le terrorisme », a déclaré le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, Ali Shamkhani, après avoir rencontré des responsables libanais, selon l’agence officielle libanaise.

    L’agence de presse iranienne Irna a également évoqué une « aide » annoncée par M. Shamkhani, qui n’a pas donné de détails, indiquant seulement qu’elle serait apportée rapidement.

    Au Liban, l’Iran est le principal parrain du Hezbollah, puissant parti chiite armé qui combat les rebelles et les jihadistes sunnites en Syrie aux côtés du régime.

    L’armée libanaise avait affronté début août lors de combats meurtriers inédits des jihadistes venus de Syrie, dans la ville frontalière d’Aarsal.

    Après un accord de cessez-le-feu, les combattants extrémistes, liés à l’Etat islamique (EI) et au Front Al-Nosra, se sont redéployés dans une zone montagneuse dans l’est du Liban bombardée de manière intermittente par l’armée. Ils retiennent toujours en otages une trentaine de soldats et policiers libanais, après en avoir exécuté trois.

    Fin décembre 2013, Ryad s’était engagé à octroyer trois milliards de dollars à l’armée libanaise afin que celle-ci, faiblement équipée, puisse se procurer des armes françaises. Depuis les discussions se sont enlisées sur l’établissement de la liste de matériel requis.

    L’Arabie saoudite a depuis annoncé une aide supplémentaire d’un milliard d’euros pour permettre à l’armée d’acheter des armes immédiatement, tandis que les États-Unis ont fourni des armes légères à l’armée libanaise (fusils d’assaut, lance-roquettes antichars, obus).


  • Méditerranée Orientale : Inquiétudes pour le Port de Beyrouth - Middle East Strategic Perspectives
    http://www.mestrategicperspectives.com/2014/09/28/mediterranee-orientale-inquietudes-pour-le-port-de-beyrouth

    Le port de Beyrouth est actuellement stratégique pour les marines des grandes puissances, particulièrement dans le contexte de tension actuel. Son développement commercial semble les inquiéter...

    Le projet, strictement commercial, qui risque de priver le Port de Beyrouth de son bassin 4, le plus avantageux pour les marines étrangères, en le transformant en une plateforme d’accueil de conteneurs, inquiète les partenaires internationaux du Liban. En effet, en fermant ce bassin, le plus profond, les navires de guerre d’une certaine envergure n’auront plus les mêmes facilités au Port de Beyrouth et pourraient opter vers d’autres ports méditerranéens. Cela met en péril, à terme, les relations entre le Liban et ses partenaires militaires et stratégiques, et peut fragiliser la sécurité même du pays. A ce jour, il s’agit encore d’un projet, qui peut se concrétiser à tout moment, mais un projet dont il convient de mieux évaluer l’impact stratégique sur le Port de Beyrouth et sur le Liban.


  • Les très étranges développements libanais,

    1) Lors d’un raid de l’armée libanaise dans un camp de réfugiés à #Arsal (#Ersal) un groupe d’hommes met le feu à certaines tentes ; l’armée procède à l’arrestation de plusieurs dizaines d’hommes,
    http://www.middleeasteye.net/news/lebanese-troops-raid-arsal-refugee-camp-2009445685

    2) au cours de manifestations qui ont lieu à Arsal pour protester contre les « violations des droits humains » par l’armée libanaise, le drapeau de l’#ISIS est exhibé,
    http://www.ibtimes.co.uk/isis-flag-raised-by-syrian-refugees-arsal-camp-lebanon-1467209

    3) les #Ulémas sunnites de la République s’insurgent contre les « violations des droits humains » par l’armée libanaise,
    http://www.lorientlejour.com/article/888010/kahwagi-ersal-et-ses-habitants-ne-sont-pas-sous-blocus.html

    4) Les mêmes Ulémas viennent d’annoncer la tenue de manifestations demain à travers le #Liban, pour protester contre lesdites violations, (info donnée il y a quelques instants par la chaîne libanaise NTV (al-Jadid)


  • Baptiste Coulmont » Paris, ville monde
    http://coulmont.com/blog/2014/09/24/paris-ville-monde

    Les listes électorales parisiennes (1,2 millions d’individus) renseignent sur le pays de naissance des électeurs parisiens. Une partie d’entre eux est née à l’étranger. Plus de 6000 au Viet Nam, un peu plus de 5000 au Liban, etc… On compte même un (ou une) électeur(e) né(e) au Vatican, ou plutôt ayant déclaré être né(e) au Vatican. (...)

    Plus de 200 pays apparaissent dans ces listes : Paris est bien une ville-monde.
    Mais il y a des mondes différents dans cette ville-monde.
    Prenons donc les électeurs nés dans quelques pays choisis et examinons la dispersion spatiale de ces électeurs. J’ai superposé aux cartes des courbes de niveau qui donnent une idée imparfaite de la densité.

    http://coulmont.com/vordpress/wp-content/uploads/2014/09/mondes-paris.png

    #paris #R #BANO #migrations #cartographie #sociologie ; dommage qu’il ne publie pas le code


  • Frappes anti-Daech en Syrie, nouvel horizon pour Assad
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article2299

    Toute honte bue, les ennemis du despote syrien, contesté par la partie militante de son peuple, frappent les islamo-terroristes qui prennent part à l’opposition armée. Distinctement, voire avec l’aide sur le terrain, des rebelles laïcs du pays, des attaques aériennes ont commencé pour s’effectuer à l’avenir quotidiennement en Syrie, conjointement avec celles en Irak. Selon le Pentagone, au premier jour des frappes, cinq pays arabes, qualifiés de « partenaires » par Obama, participent dans une (...)

    Monde, informations, actualité, international, politique, relations, diplomatie, affaires étrangères,

    / #Syrie,_opposition,_Turquie,_Qatar,_armée,_Alep,_Damas,_Bashar_Al-Assad,_Liban, Terrorisme , islamisme , Al-Qaeda , politique , , #fait_divers,_société,_fléau,_délinquance,_religion,_perdition, (...)

    #Monde,informations,_actualité,_international,_politique,_relations,_diplomatie,_affaires_étrangères, #Terrorisme_,_islamisme,Al-Qaeda,politique,_ #Afrique,_Monde_Arabe,_islam,_Maghreb,_Proche-Orient,

    • la fameuse « opposition modérée » de Hollande ? Si je lis bien nos divers camarades sur seenthis, on cherche toujours à savoir de qui il s’agit effectivement, compte tenu du fait qu’à chaque fois qu’on croit en trouver un, on lit aussi qu’il est est persona non grata chez la diplomatie française.

    • @argotheme : il n’y a pas d’opposition laïque armée en Syrie, je maintiens.
      Il y a, par contre, quelques rares opposants qui se revendiquent d’idéologies laïques (Kilo par ex.) mais qui font de la figuration et sont intégrés à l’opposition extérieure dominée par des forces liées aux frères musulmans et aux Saoudiens. Ces gens-là se contentent de faire des déclarations dans des hôtels 5 étoiles à l’étranger.
      Il n’y a par contre aucun groupe armé « rebelle » d’importance qui soit laïque et je mets au défi qui que ce soit de m’en trouver un seul - et par pitié ne parlons de la pseudo-ASL en déroute définitive et dont tous les groupes qui s’en revendiquent ont des noms qui font clairement référence à la tradition islamique sunnite.

      La seule opposition laïque constituée en Syrie est celle du CNCCD dont le représentant à l’étranger est Haytham al-Manna, et qui a toujours refusé (avec clairvoyance) la militarisation et l’ingérence étrangère.

      Je te fais remarquer en passant que si même les médias dominants et les chancelleries qui la soutiennent ne parlent plus d’opposition laïque mais d’opposition « modérée » (comme te le rappelle @moderne ) c’est que plus personne ne croit à cette version revisitée de la Dame blanche... Modérée veut dire modérément islamiste, c’est-à-dire pas trop ouvertement liée à al-Qaïda ou à Da3ech et, espère-t-on, occidentalo-compatible...


  • Le recul des États au Proche-Orient

    http://orientxxi.info/magazine/le-recul-des-etats-au-proche,0659

    http://orientxxi.info/IMG/arton659-resp560.jpg

    Les avancées de l’État islamique sont à imputer d’abord à l’effondrement de l’autorité de l’État, qui ne touche pas seulement la Syrie et l’Irak, mais aussi le Liban, le Yémen ou la Libye. Le vide dû à l’absence de contrôle de la part d’un pouvoir central est comblé par des forces locales qui se regroupent autour d’identités confessionnelles, ethniques, tribales et régionales, dans le cadre des tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran.


  • Premières leçons de Gaza
    Dominique Vidal, Mediapart, 13 septembre 2014
    http://www.mediapart.fr/journal/international/130914/premieres-lecons-de-gaza?onglet=full

    Quoi qu’il en soit, ces cinquante jours ne se soldent effectivement pas par une victoire pour Israël. Comme les trois attaques précédentes contre la bande de #Gaza depuis le retrait de 2005 (et comme la guerre contre le Liban de 2006), celle-ci démontre une fois encore que l’armée israélienne, malgré sa puissance, ne parvient décidément pas à venir à bout d’une milice, qu’il s’agisse du Hamas ou du Hezbollah. En revanche, le déchaînement de violence – selon le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), 2 131 morts dont 1 473 civils parmi lesquels 501 enfants, 18 000 immeubles détruits ou très endommagés, 108 000 personnes sans logis – a porté un nouveau coup à l’image d’Israël dans le monde, déjà très négative. On attend avec intérêt le prochain sondage mondial de la BBC : le dernier plaçait Israël, juste devant l’Iran et la Corée du Nord, dans le trio des États dont la politique paraît la plus négative…

    L’État juif a pourtant bénéficié d’un soutien diplomatique, explicite ou tacite, sensiblement plus solide que lors des précédentes. Comme à l’ordinaire, la plupart des gouvernements occidentaux se sont alignés sur Tel-Aviv, au nom du « droit d’Israël à se défendre ». Mais, fait plus rare, d’importants États émergents en ont fait autant : la Russie, de manière spectaculaire, et, plus discrètement, la Chine et l’Inde. Quant au monde arabe, il s’est divisé, certaines capitales s’opposant ouvertement au Hamas – Égypte et Arabie saoudite en tête. Seuls les pays d’Amérique latine se sont rangés aux côtés des Palestiniens : la plupart ont même rappelé leur ambassadeur en Israël.

    Ailleurs, il a fallu l’ampleur des pertes des Gazaouis pour que la « communauté internationale » finisse par dénoncer le « #massacre »… Le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Roger Cukierman, a d’ailleurs immédiatement écrit à François Hollande afin de l’« alerter » sur « l’utilisation des termes “carnage” et “massacre” pour qualifier les opérations de l’armée israélienne à Gaza. Le caractère disproportionné de ces termes, poursuivait-il, a suscité de l’incompréhension et une vive émotion chez les Juifs français ».

    Sans doute ce revirement verbal s’explique-t-il aussi par la mobilisation croissante des opinions publiques. De nombreuses capitales ont connu, en plein été, de grandes manifestations de solidarité pour Gaza : ce fut le cas, entre autres, à Londres, Bruxelles, Toronto, Sidney et même New York. Et Paris a vécu quelques-uns de ses défilés de solidarité avec la Palestine les plus massifs de son histoire – la colère s’exprima aussi dans plusieurs dizaines de villes de France. En revanche, le rassemblement de soutien à Israël organisé le 31 juillet par le Crif attira moins de 5 000 personnes (la Région parisienne compte plus de 200 000 Juifs). Certes, les trois quarts des Français (74 %) n’expriment de sympathie pour aucune des deux parties en conflit, mais, pour le reste, deux fois plus se déclarent favorables aux Palestiniens (17 %) que favorables à Israël (9 %), selon un sondage réalisé fin août.

    « C’est comme la Nuit de cristal, une Intifada en plein Paris », avait commenté le député centriste Meyer Habib. « Ils vont tuer des juifs. » Car ce sont, expliquait-il, « non pas des centaines, non pas des milliers, mais des dizaines de milliers de personnes [qui] crient “Mort aux Juifs” ». Ce genre de délire a servi de prétexte, en France, à une tentative, rapidement avortée, d’interdiction des initiatives de solidarité avec les Gazaouis. Et pour cause : les faits évoqués étaient imaginaires. L’« attaque » contre la synagogue de la rue de la Roquette, le 13 juillet, n’en était pas une, mais une provocation de la Ligue de défense juive (LDJ). Mais Sarcelles connut, une semaine plus tard, un grave dérapage, avec destruction de commerces tenus par des Juifs et jets de cocktails Molotov contre une synagogue…


  • Israël : une attaque du Hezbollah en préparation (armée) | i24news -
    http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/43797-140914-israel-une-attaque-du-hezbollah-en-preparation-armee

    Des sources du commandement Nord ont révélé aux médias israéliens que la menace pourrait ressurgir

    (...) Les sources ont précisé qu’il ne s’agissait pas là d’une menace imminente, mais qu’il fallait, en cas d’attaque, « se préparer à une longue guerre au nord ».

    La frontière nord entre Israël et le Liban est une préoccupation grandissante de Tsahal, l’armée israélienne, où les membres de l’organisation, campés au sud Liban, constituent une menace directe et permanente pour les villages israéliens frontaliers.

    http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4570917,00.html


  • Le Liban dans la guerre contre le terrorisme
    http://www.mestrategicperspectives.com/2014/09/13/terrorisme-le-liban-entre-en-guerre-ses-risques-et-perils

    Le Liban était présent à la réunion de Djeddah (11/09), aux côtés des six Etats membres du Conseil de Coopération du Golfe, de la Jordanie, de l’Irak, de la Turquie et des Etats-Unis. Il s’est engagé à prendre part à la guerre contre le terrorisme, sous le parapluie de l’ONU. Le même jour, les chefs des Eglises d’Orient réunis à Washington, rencontraient le Président Barack Obama qui leur a transmis des messages rassurants dans la forme, sur une supposée “protection” américaine qui leur serait offerte, mais fondamentalement inquiétants en réalité.

    Les Libanais passent d’une position défensive face à la menace terroriste, à une position offensive au sein d’une coalition pilotée par Washington, et alors que l’Etat Islamique (EI) et Jobhat al-Nosra (JAN, al-Qaëda) transforment leur pays en terre de djihad. Les Chrétiens orientaux, qui ne désespèrent pas de sauver leur ultime rempart régional au Liban, se retrouvent aussi au coeur de cette confrontation entre deux mondes que tout oppose, et engagent, sans le vouloir, la survie de la nation libanaise (qui ne leur survivrait pas) dans le conflit. Ces évolutions semblent inévitables pour le Liban, mais cela paraît particulièrement risqué aussi.

    Au Liban, la présence des Chrétiens, privilégiée comme elle le fût pendant longtemps ou soumise comme elle tend à le devenir depuis quelques années, dépend d’une série de facteurs que la nouvelle aventure guerrière américaine affectera forcément. En résumé, cette guerre, imposée par l’EI et à laquelle la communauté américaine a répondu présente, achèvera de déstabiliser complètement l’environnement des populations chrétiennes libanaises devenues une minorité parmi tant d’autres dans un Moyen-Orient aux frontières redevenues floues. La violence qui croîtra nécessairement en Irak et en Syrie, et qui débordera probablement vers d’autres régions, accroîtra le déséquilibre démographique au Liban (installation durable des réfugiés syriens et palestiniens de plus en plus nombreux, immigration), l’insécurité, la précarité sociale, les incertitudes économiques etc. Cela fragilisera forcément l’environnement direct des populations chrétiennes, et attisera les doutes quant à leur avenir et leur présence au Liban. Le désastre, devenu exponentiel, provoquera aussi des réflexes identitaires forts, et donc un risque de repli sur soi et d’exclusion dangereux pour la nation libanaise édifiée sur ce maillage culturel, religieux, confessionnel.

    Le scénario catastrophe découlerait d’une association mal planifiée et désorganisée du Liban à l’effort de guerre contre l’EI. Et au Liban, avec les failles constitutionnelles que l’on sait et l’équipe dirigeante que l’on connaît, cela est tout sauf impossible. Les Forces armées et de sécurité libanaises, qui souffrent d’un sous-équipement chronique que les aides d’urgence débloquées par les Etats-Unis principalement ne pourront combler, seraient très vite débordées en cas d’offensive généralisée des djihadistes sur les fronts nord et est, offensive qui serait vraisemblablement accompagnée d’un réveil brutal des cellules dormantes à travers tout le pays. Sous fortes pressions militaires, avec des aides opérationnelles que l’on imagine ponctuelles et chirurgicales mais largement inefficaces pour contrer toutes les menaces de diverses formes sur l’ensemble du territoire national, l’Armée souffrira sans aucun doute, d’un blocage politique encore plus dangereux. Les réflexes communautaires ne manqueront pas de déstabiliser l’action des FAL, alors que l’installation dans les diverses régions, y compris dans les régions chrétiennes, de forces armées locales, jettera un discrédit encore plus pénalisant sur l’Etat et son image.

    Le Liban a choisi ses partenaires pour se défendre contre l’agression de l’EI contre son sol et sa souveraineté : les Etats-Unis, qui associent le Liban à leur coalition avec l’espoir de l’éloigner du régime syrien, l’Arabie saoudite, qui pense retenir le Liban dans son camp face à l’axe syro-iranien, la France, qui s’aligne dans le contexte actuel sur l’axe saoudo-américain. En échange de ce choix, utile pour la coalition anti-EI, le Liban reçoit beaucoup de promesses de ses partenaires : ces promesses vont d’une protection directe de la souveraineté libanaise, à celle des minorités chrétiennes, en passant par des promesses d’aides inédites au profit des Forces armées et de sécurité. Concrètement, ce choix emprisonne le Liban dans une logique binaire, et l’empêche de répondre aux sollicitations, parfois acceptées par d’autres membres de la coalition américaine et par les Américains eux-mêmes, de partenaires tiers, dont l’Iran, la Russie et même la Syrie (ces trois pays proposent au Liban leurs aides militaires intéressées). Ce choix a pour conséquences aussi d’ouvrir la scène libanaise à toutes sortes de conflits marginaux et de rivalités entre puissances régionales ou internationales, liés ou non à la guerre initiale contre l’EI (Arabie saoudite vs Qatar, Turquie, Israël), comme il risque sérieusement d’ouvrir des fronts internes encore contenus à ce jour (facteurs syriens, palestiniens).

    En échange, et en dépit des promesses (comme celles prises par Riyad et Paris de fournir pour $3md d’armes et équipements à l’Armée libanaise, et qui tardent à se concrétiser alors que la France a, par exemple, pris le risque de violer les lois irakiennes et peut-être aussi les lois internationales, en approvisionnant en urgence les Peshmergas kurdes sans passer par Bagdad) et des engagements internationaux (comme celles prises par Washington et leurs alliés arabes et islamiques de détruire l’EI, sans aucune garanties de résultats bien évidemment), le Liban n’est assuré que d’une chose : se retrouver au coeur, et non plus en marge, d’une guerre générale contre un terrorisme qu’on lui avait pourtant promis de ne jamais laisser s’introduire chez lui. Le Liban accepte de jouer à ce jeu, devenu inévitable à ce stade, et prend le risque d’une déstabilisation générale et durable de sa société. Cela par manque de vision stratégique de l’équipe dirigeante, et faute de pouvoir prétendre à une véritable cohésion nationale.


  • As-Safir Newspaper - سحر مندور : لكسر الـ« تابو » في نقاش العنصرية :: السفير الثقافي
    http://assafir.com/Article/1/371703

    Dans un article qui a de la tenue sur le racisme anti-syrien au Liban, le Safir publie cette photo de deux syriens menottés, "par représailles", à Baalbeck.

    http://assafir.com/Medias/Photos/2014/550x355/fc9d605f-ecf5-4f86-9cba-4e5b0f8eb688.jpg

    #clichés_arabes


  • Le #Liban va ouvrir deux camps pour les réfugiés syriens

    Le Liban va mettre en place deux premiers camps destinés aux réfugiés syriens fuyant la guerre dans leur pays, a annoncé Rachid Derbés, le ministre des affaires sociales du Liban. « Selon les estimations, chaque camp pourrait accueillir 10 000 personnes », a-t-il précisé.

    http://s2.lemde.fr/image/2014/03/08/534x267/4379917_3_879d_des-refugies-syriens-dans-la-ville_6f6236e6b8a53a27f1aef5a9d05030c7.jpg
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/09/11/le-liban-va-ouvrir-deux-camps-pour-les-refugies-syriens_4486240_3218.html
    #camp_de_réfugiés #Syrie #réfugiés #asile #migration


  • Le temps ne joue pas en faveur du gouvernement - Scarlett HADDAD - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/885196/le-temps-ne-joue-pas-en-faveur-du-gouvernement.html

    ls ont beau vivre dans les grottes selon des règles à la limite de la barbarie, les combattants de l’EI et du Front al-Nosra postés dans le jurd de Ersal connaissent bien le moyen de frapper le Liban dans son flanc faible. Depuis qu’ils ont pris des militaires en otage, ils ne cessent de jouer sur les susceptibilités confessionnelles et sur la vieille animosité entre les sunnites et les chiites. Avec un art consommé de la mise en scène, ils ont tué le premier soldat, Ali Sayyed, croyant sans doute qu’il est chiite. Mais face à la position d’une grande dignité de la famille du sergent tué et à l’élan général de sympathie autour d’elle, les combattants ont tenté à nouveau leur chance en tuant un second soldat, chiite cette fois, Abbas Medlej, tout en menaçant de tuer un troisième, Ali Masri (chiite toujours) et en jouant avec les nerfs des familles des autres militaires otages, notamment les chrétiens, pour monter les Libanais les uns contre les autres.


  • Liban : représailles contre des réfugiés syriens après la décapitation d’un soldat (au passage : admire le gloubiboulga confessionnaliste de cet article-avec-AFP) :
    http://www.lorientlejour.com/article/884920/liban-represailles-contre-des-refugies-syriens-apres-la-decapitation-

    La décapitation d’un soldat libanais par des jihadistes venus de Syrie a entraîné des violences contre des réfugiés syriens et des enlèvements confessionnels dans la plaine de la Bekaa, dans l’est du Liban, selon des sources de sécurité et des témoins.

    La publication par les sites extrémistes de photos de la décapitation du soldat chiite Abbas Midlej, enlevé il y a 40 jours dans la localité sunnite d’Ersal, avec 30 autres soldats et policiers, a mis le feu aux poudres, dans une région mixte avec une majorité chiite.

    Un premier soldat sunnite, originaire du Akkar, dans le nord du pays, déjà égorgé par les jihadistes avait été enterré la semaine passée.

    Selon une source de sécurité, c’est la famille d’Ali al-Masri, un autre soldat chiite, aux mains des jihadistes, qui a enlevé dimanche un médecin et un ingénieur d’Ersal et a exigé pour les relâcher la libération de tous les membres des forces de l’ordre aux mains des jihadistes.

    Cette localité sunnite sympathise avec les rebelles syriens, qui sont de la même confession, alors que les chiites soutiennent en grande majorité le régime de Bachar el-Assad, un alaouite qui est un avatar du chiisme.

    Dans cette région, limitrophe de la Syrie, où l’esprit de clan est très puissant, la colère a visé aussi les réfugiés syriens, qui sont au nombre de 430.000, soit la plus forte concentration de tout le pays, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

    Selon des témoins, des habitants ont brûlé des tentes samedi à Taybé et dimanche, effrayés par ces exactions des centaines de réfugiés ont quitté la région chiite de Rayak et de Baalbeck pour s’installer plus au sud ou dans le nord où se trouvent des agglomérations sunnites.

    Lundi, dans cette atmosphère délétère, des enlèvements sur base confessionnelle se sont produits dans différents endroits de la Bekaa, et l’armée tentait d’y mettre fin.


  • Liban : réouverture des routes coupées à la suite de l’annonce de l’exécution d’un deuxième soldat par l’EI
    http://www.lorientlejour.com/article/884712/liban-reouverture-des-routes-coupees-a-la-suite-de-lannonce-de-lexecu

    Les routes qui avaient été coupées samedi soir à Zahlé (Liban-Est) et à Saïda (Liban-Sud) on été rouvertes, rapporte dimanche l’Agence nationale d’information (Ani, officielle). 

    Réagissant aux informations faisant état de la décapitation d’un deuxième soldat libanais par l’État islamique, plusieurs jeunes en colère avait coupé des routes à travers le pays, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et dans la Békaa.



  • غضب الأهالي يهدّد بانفجار ضد السوريين | الأخبار
    http://www.al-akhbar.com/node/214808

    غضب الأهالي يهدّد بانفجار ضد السوريين

    « La colère des proches menace d’éclater contre les Syriens. »

    Les familles des soldats et gendarmes libanais capturés par l’Etat islmaique et abandonnés par tous, à commencer par l’Etat libanais, tentées de se venger sur les Syriens réfugiés au Liban (qui n’en peuvent rien car ce conflit n’a plus grand chose de syrien, n’en déplaise à ceux qui prétendent encore le contraire). Comme les Syriens sont presque aussi nombreux que les Libanais en certains endroits, sinon plus même, comme les armes traînent partout dans le pays et la région, cela promet...


  • Siniora (Saniora): ISIS, Hezbollah, c’est kif-kif,
    http://www.iloubnan.info/politique/82564/Siniora:-Nous-voulons-un-president-qui-rassemble-les-Libanais-et-assure-l

    « Je vous dis clairement, je considère les personnes présentes dans cette conférence, plus proches de moi que celles qui prônent l’étendard transfrontalier de Wilayat al-Fakih de Téhéran, ou l’étendard du califat qui gouverne le Mossoul et Raqqa. Vous ressemblez au Liban, à son peuple, à son histoire, à son présent et avenir. Vous illustrez les aspirations des Libanais à un avenir sûr, et prospère, en harmonie avec nos intérêts et avec le mouvement du monde autour de nous », a-t-il conclu.


  • L’incident du drapeau de l’EI sur la place Sassine crée de nouvelles tensions - Sandra NOUJEIM - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/883737/lincident-du-drapeau-de-lei-sur-la-place-sassine-cree-de-nouvelles-te

    L’incident du drapeau de l’EI sur la place Sassine crée de nouvelles tensions

    On se passionne au Liban pour cette histoire de drapeau de l’EI brûlé publiquement (le drâme, sur l’emblême des fous-furieux figure une « phrase sainte »...) Même Pierre Abi Saab en parle ce jour (http://www.al-akhbar.com/node/214603), relayant des « discussions » sur les réseaux sociaux un peu avant (http://stateofmind13.com/2014/08/30/ashraf-rifis-priorities-trying-to-make-burning-the-isis-flag-illegal-).

    Tout cela alors qu’une vingtaine de soldats et gendarmes libanais ont été capturés par les combattants dudit EI, combattants que l’Etat libanais a laissé se retirer dans la montagne avec leurs otages comme « un moindre mal ». La solution consistera sans doute à négocier leur libération (contre une discrète rançon payée par le Qatar qui de toute façon le fait de bon coeur et) contre celle de quelques militants/hors-la-loi se réclamant de l’EI et actuellement enfermés dans une prison du pays.

    #Jusqu'ici_tout_va_bien


  • Netanyahu affirme avoir cessé le conflit à Gaza en raison d’autres menaces régionales
    http://www.romandie.com/news/Netanyahu-affirme-avoir-cesse-le-conflit-a-Gaza-en-raison-dautres/512677.rom

    érusalem - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé samedi à la télévision qu’Israël avait accepté de cesser les hostilités à Gaza pour garder des ressources face à d’autres menaces régionales potentielles.

    Nous avons combattu 50 jours et nous aurions pu combattre 500 jours, mais nous sommes dans une situation où nous avons l’Etat islamique aux portes de la Jordanie, Al-Qaïda dans le Golan et le Hezbollah à la frontière avec le Liban, a déclaré M. Netanyahu lors d’un entretien à la télévision publique israélienne diffusé samedi soir.

    Nous avons décidé de ne pas nous embourber dans Gaza, (...) nous avons décidé de nous limiter à notre objectif : ramener le calme aux citoyens d’Israël, a-t-il ajouté.

    Après plusieurs trêves unilatérales ou bilatérales avortées, les deux camps ont fini par s’entendre mardi sur un cessez-le-feu illimité mettant un terme à 50 jours de guerre qui ont fait 2.143 morts côté palestinien et 71 côté israélien.

    Benjamin Netanyahu a appelé le président palestinien Mahmoud Abbas, avec qui il affirme que les contacts sont réguliers, à faire un choix entre des négociations de paix avec Israël ou le Hamas.

    Les Palestiniens doivent comprendre qu’ils doivent choisir entre la paix ou le Hamas, a-t-il ajouté.


  • L’armée se trouva bien dépourvue quand la bise fut venue
    http://www.lorientlejour.com/article/883507/larmee-se-trouva-bien-depourvue-quand-la-bise-fut-venue.html

    Scarlett Haddad bien sur,

    Selon une source militaire, l’armée savait lorsqu’elle avait riposté, il y a un mois à l’agression dont elle avait été victime, que cette confrontation ne pouvait pas se terminer facilement, surtout à cause de la position ambiguë de certaines politiques qui continuent, directement ou non, à couvrir les éléments armés. On a vu par exemple, la semaine dernière sur la chaîne NTV, un cheikh pressé par le présentateur du talk show, refuser de qualifier les attaques contre l’armée d’actions terroristes, préférant dire qu’il s’agit d’erreurs.

    De même, dans un autre talk show sur la LBCI, le ministre de la Justice Achraf #Rifi a mis sur un pied d’égalité la menace que représente l’EI et celle que représente le Hezbollah pour le Liban, sachant que le même Hezbollah est représenté dans le gouvernement et que ses membres siègent aux côtés de Rifi.

    Le Premier ministre Tammam Salam a été prié de commenter ces propos de l’un des principaux ministres de son gouvernement, mais il a refusé de le faire.

    C’est dire que la confusion au sujet de la position réelle du #courant_du_Futur ou de certains de ses alliés continue de régner. Même si le chef de ce courant, Saad Hariri, avait lui-même contacté le commandant en chef de l’armée pour lui déclarer son appui dans la guerre menée contre les groupes terroristes. Il avait ensuite dépêché auprès de lui son émissaire personnel, pour confirmer cet appui. Mais la réalité reste moins claire sur le terrain.

    La confrontation du début du mois avait en effet montré que l’armée devait respecter des lignes rouges occultes dans son combat contre l’EI et al-Nosra. D’une part, elle ne devait pas s’approcher des camps de réfugiés syriens et, d’autre part, elle n’avait pas de mandat pour lancer des perquisitions et arrêter des personnes à l’intérieur de Ersal. Finalement, l’armée a réussi à reprendre les positions qui avaient été attaquées, tout en consolidant sa présence su les collines surplombant Ersal. Mais pour aller plus loin dans la confrontation, il lui aurait fallu des moyens plus grands, notamment des hélicoptères de combat, et une couverture politique plus nette. Aujourd’hui, sa mission officielle consiste à surveiller les déplacements des uns et des autres et lorsqu’elle tombe sur un flagrant délit, elle arrête les contrevenants, tout en se voyant obligée de se justifier par le biais de communiqués explicatifs de la direction de l’orientation, pour ne pas essuyer les critiques de la classe politique. Résultat : elle est la cible d’attaques de temps à autre, mais ne peut pas entreprendre une riposte à grande échelle.

    #Liban #pays_psychotique



  • L’extraordinaire aplomb des officiels étasuniens,

    Les États-Unis vont livrer des armes à l’armée libanaise
    http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201408/14/01-4791756-les-etats-unis-vont-livrer-des-armes-a-larmee-libanaise.php

    « Les États-Unis vont bientôt livrer aux Forces armées libanaises (FAL) des armes offensives et défensives », a déclaré l’ambassadeur David Hale dans un communiqué.

    « Cette assistance améliorera la capacité des FAL à sécuriser les frontières du Liban, à protéger la population libanaise et à combattre les groupes extrémistes violents », a-t-il ajouté.

    Washington fournit des armes légères à l’armée libanaise contre les jihadistes
    http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201408/14/01-4791756-les-etats-unis-vont-livrer-des-armes-a-larmee-libanaise.php

    « Le Liban a demandé, les États-Unis ont fourni », a affirmé l’ambassadeur américain David Hale vendredi, lors d’une brève cérémonie à l’aéroport de Beyrouth, peu après l’arrivée d’un avion militaire C-130 transportant l’aide. « Soutenir l’armée et les services de sécurité libanais est à la tête des priorités des États-Unis », a-t-il ajouté devant des militaires libanais et la presse.

    Selon une source militaire à l’ambassade américaine, Washington a livré entre jeudi et vendredi 1 500 fusils d’assaut M16, 480 lance-roquettes antichars et environ 60 mortiers et des obus de 81 et 120 mm.

    « D’autres mortiers, des lance-grenades, des mitrailleuses et des roquettes antichars vont également arriver », a souligné l’ambassadeur David Hale.



  • Breaking news: le Liban est (à nouveau) sauvé par ses forces de sécurité :

    Security guards foiled an attempt to smuggle around 20 grams of hashish packed in halva into the Zahle prison.

    20 grammes ? Pfiou. (Dans le flux du Nahar.) Comment ça se passe, ils envoient un communiqué de presse quand ils parviennent à déjouer des plans aussi machiavéliques ?