country:liban

  • Le droit du travail plus important que la loi électorale, s’insurge Nahas | Économie Liban | L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/815622/le-droit-du-travail-plus-important-que-la-loi-electorale-sinsurge-nah

    « La question du droit du travail est plus importante que la loi électorale ou que tout autre sujet », s’est indigné l’ancien ministre du Travail Charbel Nahas mardi à l’occasion d’une rencontre organisée par l’IFPO (Institut français du Proche-Orient) sur le thème des politiques de l’emploi et des travailleurs immigrés au Liban.
    L’économiste, activiste pour les droits de l’homme, a dénoncé « la violence des classes qui règne au Liban comme nulle part ailleurs », fustigeant l’attitude des organismes économiques. « Ces derniers considèrent l’employé comme un coût. Mais qui sont-ils ces organismes économiques ? Ils ne sont autres que des hommes d’affaires, totalement éloignés des vrais organismes économiques. Ils ont fini par convaincre l’opinion publique que des hommes d’affaires pouvaient diriger l’économie alors que leur point de vue est complètement biaisé ! »
    L’ancien ministre a poursuivi en insistant sur le déséquilibre structurel existant entre employeur et salarié au sein même du code du travail libanais.

    Pour relativiser mon précédent post...http://seenthis.net/messages/140967


  • Liban : 11 morts et 100 blessés depuis le début des affrontements - Le Point
    http://www.lepoint.fr/monde/liban-11-morts-et-100-blesses-depuis-le-debut-des-affrontements-22-05-2013-1

    Onze personnes, dont deux soldats, ont été tuées et plus de cent autres blessées en trois jours de combats à Tripoli, dans le nord du Liban, lors de heurts entre des partisans et opposants au régime syrien, a indiqué mercredi une source de sécurité. Durant la nuit de mardi à mercredi, les tirs ont atteint des quartiers loin de la zone de front, opposant de manière récurrente les habitants sunnites de Bab el-Tebbaneh, favorables aux rebelles, et les alaouites de Jabal Mohsen, qui défendent le régime de Bachar el-Assad.

    Clashes in Lebanon’s Tripoli kill 11 | Al Akhbar English
    http://english.al-akhbar.com/content/clashes-escalate-lebanons-tripoli-killing-11

    Eleven people – including at least two officers – were killed and dozens were wounded in fighting in Tripoli, as violence escalated Wednesday on the fourth day of clashes in the northern Lebanese city.

    “The death toll is up to 11 and the numbers of wounded were reported to be at least 70 and went up to 130,” an Al-Akhbar correspondent in Tripoli said.

    رسالة الشمال : إخراج الجيش من كل دوائر التــوتر
    http://www.al-akhbar.com/node/183529

    ثمة خشية من أن يكون الهدف يتعدى تفجير طرابلس أو حتى مناطق عكار بين طرفين سياسيين، ليكون جوهره دفع الجيش الى إخلاء مراكزه في طرابلس، وتحويل عناصر الازمة الراهنة الى عنصر تفجير مباشر ينقل الازمة من المراوحة الى دائرة الخطر المباشر. فهل المطلوب أن يأتي الرد على أحداث القصير ودور حزب الله فيها استهداف الجيش ما دام أطراف النزاع في الشمال اتخذوا على ما يبدو قرار المواجهة؟ وهل يمكن أن يكون الهدف إشغال المؤسسة العسكرية في لحظة مفصلية في مواجهات داخلية؟ وماذا بمقدور الجيش أن يقوم به من خطوات تتعدى تنفيذ إعادة انتشاره في المدينة، لتكون في صلب المعالجة الجذرية لوضع شائك، تتشابك فيها المعطيات الإقليمية والدولية وتتصارع على أرض طرابلس؟

    وهنا لبّ الكلام السياسي حول الجيش. هناك من يحمّل السلطة السياسية مسؤولية عدم تأمين مظلة سياسية للجيش في أكثر اللحظات دقة، ومن يحمّل في المقابل الاطراف السياسيين مسؤولية رمي خلافاتهم في حضن الجيش، وسط أسئلة عن دور القوى السياسية العاقلة شمالاً في كبح جماح الهادفين الى تسريع وتيرة الفتنة الداخلية. لكن الوقت لم يعد ملائماً لتحميل المسؤوليات ما دام الانفجار الكبير قد وقع. ولعل أكثر ما يجب التوقف عنده سياسياً في الوقت الراهن هو دور السلطة التنفيذية، في ظل حكومة مستقيلة.


  • Liban. Hezbollah (21 mai 2013)

    La Grande Bretagne demande que la branche militaire du Hezbollah soit inscrite sur la liste européenne des organisations terroristes. (1) Bruxelles pourrait examiner cette requête début juin. Londres argue que le Hezbollah est responsable de l’attentat à l’aéroport de Burgas (Bulgarie, 18 juillet 2012) qui a coûté la vie à cinq Israéliens et un Bulgare (juillet 2013) et qu’il a été impliqué dans la préparation d’opérations contre des touristes israéliens à Chypre. Les Etats membres de l’Union européenne – notamment la France et la Suède - ont toujours été réticents à adopter cette mesure avec le souci de préserver le fragile équilibre politique libanais, de continuer à considérer le Hezbollah comme un parti politique et de garder une ligne de communication avec un mouvement qui, par ailleurs, offre de nombreux services sociaux à la population libanaise. Certains s jugent que la distinction entre parti politique et branche militaire du Hezbollah n’est pas pertinente et que le Hezbollah devrait être considéré comme une seule entité (2).

    Le contexte est favorable à l’examen de la demande britannique par les Européens. La participation du Hezbollah libanais aux combats dans la ville de Qoussaïr (Syrie) aux côtés du régime d’Assad ne peut que contrecarrer les objectifs de ceux qui soutiennent l’opposition syrienne. La Grande Bretagne (en 2008) et les Pays Bas sont les deux seuls Etats membres qui ont déjà inscrit le Hezbollah (branche militaire) sur leur liste nationale de personnes et d’organisations terroristes. C’est aussi le cas des Etats Unis. La France (3) et la Suède ont fait savoir qu’elles n’avaient encore rien décidé. L’inscription sur une « liste terroriste » européenne vaut interdiction de toutes opérations bancaires sur le territoire européen (ce qui rend impossible par exemple la collecte de fonds à destination), gel des avoirs, interdiction de circuler, etc. Les sanctions sont modulables. Elles doivent être décidées à l’unanimité des 27.

    Britain asks EU to put Hezbollah armed wing on terror list (21 May 2013)

    (1) http://www.euronews.com/newswires/1963974-uk-asks-eu-to-put-hezbollah-military-wing-on-terror-list-diplomat
    (2) http://www.defenddemocracy.org/media-hit/why-doesnt-europe-think-hezbollah-is-a-terror-group
    (3) http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?type=ppfr


  • De Qousseir à Beyrouth, un forcing pour encercler le Hezbollah | À La Une | L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/815471/-de-qousseir-a-beyrouth-un-forcing-pour-encercler-le-hezbollah.html

    Soudainement, le monde entier a les yeux fixés sur le Liban et sur ce qui est appelé la participation du Hezbollah aux combats de Qousseir. Même le président américain Barack Obama s’est fendu d’un coup de fil au chef de l’État Michel Sleiman pour dénoncer l’intervention de ce parti dans les combats en Syrie et lui demander de tenter d’y mettre un terme. Si les combats de Qousseir s’étaient soldés par une victoire de l’opposition, il est évident que les réactions n’auraient pas été aussi unanimes et radicales. Mais comme il s’agit d’une bataille stratégique qui pourrait bien entraîner un renversement du statu quo qui a duré pendant des mois en Syrie, l’Occident et ses alliés s’empressent de pointer du doigt le Hezbollah.
    Réagissant à ce tollé quasi général, des sources proches de la formation commencent par le trouver plus ou moins flatteur. Selon ces sources, le régime syrien se bat depuis plus de deux ans et à la première victoire significative qu’il remporte, on crie à l’intervention du Hezbollah, comme si les succès militaires ne peuvent que lui être attribués. En même temps, les sources proches du Hezbollah précisent qu’avec sa franchise habituelle, le secrétaire général de cette formation a clairement expliqué la portée de la participation du parti dans les combats en Syrie. Il s’agit d’abord de défendre les habitants libanais des villages syriens autour de Qousseir, menacés dans leurs biens et leurs vies par les rebelles syriens qui avaient pris le contrôle de la région depuis plusieurs mois, et ensuite de protéger les lieux saints chiites en Syrie, comme le mausolée de Sitt Zeinab, pour éviter le déclenchement d’une discorde totale entre les deux principales branches de l’islam, les sunnites et les chiites.


  • Syrie. Le point sur la bataille de Qoussaïr (21 mai 2013)

    Où est Qoussaïr ? Ville située près de Homs, à quelques kilomètres de la frontière avec le Liban. Elle occupe une position stratégique. Elle permet aisément de rentrer et sortir du Liban.

    Début des combats ? L’assaut de l’armée syrienne contre la rébellion installée à Qoussaïr a débuté le dimanche 19 mai. Il n’est pas terminé (1). L’armée régulière avait pris position dans les alentours depuis plusieurs semaines. Elle contrôlait depuis une dizaine de jours la zone d’al-Tal, qui domine Qoussaïr.

    Qui combat ? D’un côté, des groupes de la rébellion qui contrôlaient la ville depuis une année (notamment la Brigade Farouk relevant de l’Armée Libre Syrienne) ; En face, l’armée syrienne assistée de combattants se revendiquant du Hezbollah et les Forces de la Défense Nationale (milice paramilitaire créée par le régime). L’aviation est intervenue. Il y aurait une centaine de morts des deux côtés.

    Issue ? Tout le monde s’accorde à dire que le régime va reprendre le contrôle de la ville dans les heures ou jours à venir.

    Réactions arabes ? La Ligue arabe a convoqué une réunion pour jeudi 23 mai pour évoquer la conférence internationale dans le contexte de la situation sur le terrain, notamment à Qoussaïr.

    Contexte politique et diplomatique ? L’assaut de Qoussaïr est intervenu au lendemain du jour où Assad a déclaré qu’il ne quitterait pas le pouvoir (2). Personne ne croit que la conférence internationale, destinée à mettre fin au conflit par un accord entre le régime et la rébellion, puisse réellement se tenir début juin. Le fossé se creuse entre chiites et alaouites, combattant pour le régime, et sunnites qui forment le gros de la rébellion. Le Président Assad a récemment fait valoir que son gouvernement n’utilisait les services « d’aucun combattant extérieur à la Syrie, ni d’autres nationalités, et n’avait besoin d’aucun autre Etat arabe ou étranger » (2) (3) La participation du Hezbollah aux combats rend caduc la politique de non-intervention du Liban. Pire, le Front al-Nousra avait menacé, il y a plusieurs semaines, de prendre Beyrouth pour cible si le Hezbollah ne cessait pas ses opérations en Syrie.

    Conséquences ? La chute de Qoussaïr permettra à Damas de reprendre le contrôle de la zone frontalière du Liban. Elle affaiblira la rébellion à Homs et ailleurs en Syrie. Elle offrira au régime la possibilité de choisir ses prochaines cibles. Elle modifiera la lecture des événements en replaçant les loyalistes au centre du jeu. Elle est susceptible de provoquer en Syrie des représailles à l’encontre des alaouites et des chiites (4) et de réalimenter les troubles à Tripoli entre alaouites et sunnites
    1. http://www.aljazeera.com/news/middleeast/2013/05/2013519124646578835.html
    2. http://www.clarin.com/zona/Renunciar-pueblo-decide-quedo-EEUU_0_922107887.html
    3. http://www.syriaonline.sy/?f=Details&catid=12&pageid=5835
    4. http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2013/05/syria-conflict-lebanese-border-qusayr.html


  • Liban : deux morts dans des accrochages armés à Tripoli
    http://www.lorientlejour.com/article/815057/liban-deux-morts-dans-des-accrochages-armes-a-tripoli.html

    Au moins deux personnes ont été tuées et six autres blessées à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, au cours de heurts confessionnels liés au conflit en Syrie voisine, a rapporté dimanche une source de sécurité à l’AFP.
     
    Les deux morts sont un habitant de 22 ans du quartier alaouite de Jabal Mohsen, et un adolescent de 13 ans originaire du quartier sunnite rival de Bab el-Tebbaneh. En outre, une personne a été blessée à Jabal Mohsen et cinq autres à Bab el-Tebbaneh.
     
    « L’armée libanaise est sur les lieux et répond aux tirs », a ajouté la source de sécurité, sous le couvert de l’anonymat.
     
    Dans l’après-midi, l’Agence nationale d’information (ANI, officielle) a affirmé que la route internationale reliant Tripoli à la région de Akkar était dangereuse en raison de tirs de francs-tireurs


  • Israël-Palestine : un rapport qui brise des tabous

    http://www.lejdd.fr/International/Proche-Orient/Actualite/Exclusif-Israel-Palestine-un-rapport-qui-brise-des-tabous-606366

    Le Britannique Nick Witney a longtemps travaillé pour la diplomatie et le ministère britannique de la Défense. En poste en Jordanie, au Liban et en Irak, cet arabisant tire la sonnette d’alarme dans un rapport de 65 pages, publié jeudi, qui place l’Union européenne au pied du mur. Selon lui, il ne reste que peu de mois avant que la Cisjordanie ne soit quasiment annexée par Israël. Si les Européens sont toujours en faveur d’une « solution pour deux Etats vivant côte à côte en paix et en sécurité » comme le veut la formule, alors il faut se montrer bien plus ferme. Vis-à-vis d’Israël comme de l’Autorité palestinienne.



  • . :ميدل ايست اونلاين ::Middle East Online :.
    http://www.middle-east-online.com/?id=155174

    من وشومهم، تعرفون انتماءهم السياسي في لبنان

    http://www.middle-east-online.com/meopictures/biga/_155174_Tattoo11.jpg

    Le « tatouage politique » se répand au Liban (et ailleurs à dire je pense). A associer - même si cela peut paraître paradoxal - aux demandes de suppression de la confession sur les documents officiels. Il s’agit de choisir ses affiliations.


  • Nasrallah : Le Hezbollah va aider la Syrie à libérer le Golan | Dernières Infos | L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/813622/nasrallah-le-hezbollah-va-aider-la-syrie-a-liberer-le-golan.html

    Dans un discours retransmis par vidéo à l’occasion du 25e anniversaire du lancement de la radio al-Nour, organe du Hezbollah, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah a déclaré que la Syrie va transférer au Hezbollah des armes qui vont changer l’équilibre des forces dans la région.

    « Si vous considérez la Syrie comme un pays permettant le transfert d’armes au Hezbollah, alors la Syrie va donner à la résistance de nouvelles armes qui sont capables de changer l’équilibre des forces dans la région », a lancé Hassan Nasrallah.

    « Vous avez lancé une guerre contre la Syrie pour l’affaiblir, vous avez donc ouvert la voie à la création d’une résistance populaire pour la libération du Golan occupé, a-t-il encore dit. Puisque la Syrie est restée aux côtés du Liban durant la guerre, nous allons rester à ses côtés et lui fournir un soutien militaire et logistique pour libérer le Golan occupé », a martelé Hassan Nasrallah.

    #Syrie #Golan #Nasrallah

    • Sayed Nasrallah : « Nous sommes prêts à recevoir toute sorte d’armes syriennes »
      http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=111300&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

      Cet ennemi exploite la faiblesse du régime officiel arabe qui se montre plus que jamais prêt à faire des concessions. Alors que le peuple palestinien s’attendait à la mise en place de régimes arabes plus attachés à leur cause et à leurs droits après les révolutions du printemps arabes, il a été choqué de voir le contraire. Les images montrant dernièrement des ministres des pays arabes, dont des pays du printemps arabe, autour du chef de la diplomatie américaine, sont déplorables. Par le passé, la destruction de la mosquée d’alAqsa ou le renoncement au droit au retour étaient une ligne rouge. Aujourd’hui, le régime officiel arabe traite la cause palestinienne en tant qu’un fardeau historique et non plus en tant que cause nationale malheureusement.

      Ceci ouvre la porte à plus de concessions. Même su sujet de la mosquée d’alAqsa, je déplore que certains dirigeants de mouvements islamiques disent dans leurs prêches que leur priorité n’est plus la sainte mosquée d’alAqsa. La priorité est actuellement de débattre des moyens pour s’entretuer. Voyez donc les convictions de ce régime officiel arabe. Le problème que peuvent poser les Arabes est de reconnaitre l’Etat juif d’Israël. La tournée de John Kerry dans la région vise à faire pression sur les Arabes, non seulement sur les Palestiniens, pour les pousser à reconnaitre l’identité juive de la Palestine. Ceci est très dangereux et il faut expliquer à l’opinion publique les répercussions d’une telle reconnaissance. Cette mesure affectera le droit au retour des Palestiniens, l’appartenance d’alQods, et tous les autres aspects de la cause palestinienne.
      (...)
      En fin de compte, la solution qui sera imposée divisera la mosquée d’alAqsa en deux parties : l’une pour les musulmans, l’autre pour les juifs.

      La question qui se pose concerne surtout le peuple palestinien après 65 ans à l’occupation israélienne : Pourquoi allez-vous miser de nouveau sur ce régime officiel arabe ? Le fait que les responsables politiques ont changé ne signifie pas que la politique adoptée diffère de la politique ancienne. Vous devez choisir la bonne position parce qu’elle déterminera le sort de la Palestine, du Liban, de la Syrie, de la Jordanie. Vous n’avez qu’à miser sur les parties qui vous ont aidé depuis de longues décennies.

      Sur ce point, il convient de saluer la position du parlement jordanien qui a décidé d’expulser l’ambassadeur israélien malgré les moments délicats par lesquels passe la région.

    • Raids aériens israéliens fictifs au-dessus du Liban
      http://www.lorientlejour.com/article/813747/raids-aeriens-israeliens-fictifs-au-dessus-du-liban.html

      Des avions de combat israéliens effectuaient vendredi matin des raids aériens fictifs au-dessus de plusieurs localités du Liban-Sud, a rapporté l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).

      Les avions survolaient depuis 9 heures à moyenne altitude Marjeyoun, Khiam, le Arkoub, Nabatiyeh et l’Iklim el-Toufah.


  • Afghanistan : le vrai coût des guerres
    http://www.liberation.fr/monde/2013/05/07/afghanistan-le-vrai-cout-des-guerres_901540

    Quand Larry Kingsley, conseiller économique de George W. Bush, estima que la guerre en Irak coûterait 200 milliards plutôt que les 50 milliards annoncés par le président, il dut démissionner. Dix ans après, les estimations atteignent plus de 4 400 milliards, soit le PIB de la Chine ! Le site National priorities estime à 600 milliards de dollars le coût de la guerre en Afghanistan. Qu’en sera-t-il pour la France peu habituée à ce genre de calcul, à l’heure du retrait ?

     

    Depuis 2010, cette guerre accapare plus de la moitié des ressources budgétaires annuelles des opérations extérieures de la France (Tchad, Liban, Haïti…), soit 1,3 million par jour. Mais ces chiffres n’identifient que le surcoût, soit les dépenses supplémentaires occasionnées par un engagement extérieur (augmentation des soldes, frais de transport, nouveaux équipements, munitions consommées, etc.). Rapatrier 3 600 soldats français déployés en permanence en Afghanistan a un coût évalué entre 300 et 500 millions d’euros. A ce jour, seule la voie aérienne est empruntée, avec des gros-porteurs russes Antonov 124, 60 à 80 rotations seront indispensables (soit 36 à 40 millions d’euros). Les voies routières ne sont pas encore ouvertes. Celle du Pakistan, objet d’un accord négocié par Washington, est soumise aux aléas des tirs de drones américains. Ce sera 4 à 5 millions d’euros en taxes diverses. Depuis 2002, la guerre aurait donc coûté à la France entre 5 à 7 milliards d’euros.


  • Affaire Spinneys : accusé de diffamation, Charbel Nahas entendu par les juges | Dernières Infos | L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/813414/affaire-spinneys-accuse-de-diffamation-charbel-nahas-entendu-par-les-

    L’Orient-Le Jour > Dernières Infos > Affaire Spinneys : accusé de diffamation, Charbel Nahas entendu par les juges
    Dernières Infos
    Affaire Spinneys : accusé de diffamation, Charbel Nahas entendu par les juges
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    olj.com | 08/05/2013 | 13h47

    Liban

    L’ancien ministre du Travail, Charbel Nahas, a comparu mercredi devant le tribunal où il a été entendu dans le cadre du procès intenté contre lui par le directeur exécutif de Spinneys, Micheal Right, pour diffamation.

    « L’affaire n’est pas personnelle. Toute personne devrait se sentir impliquée dans la défense des droits et des libertés, a souligné M. Nahas à l’issue de la séance. Nous allons prouver que la diffamation à l’encontre de ceux qui violent les droits des gens est un devoir. » Le procès a été repoussé de 15 jours.

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    Charbel Nahas ainsi que plusieurs journalistes et activistes se sont activement mobilisés ces derniers mois pour dénoncer les violations perpétrées selon eux par la chaîne de supermarchés Spinneys, des droits de certains de ses employés. Un article du quotidien al-Akhbar dénonçant Spinneys et sa direction et que l’ancien ministre a partagé sur sa page officielle Facebook serait derrière le procès intenté contre lui.

    L’histoire remonte à 2012 quand deux employés de la chaîne ont été licenciés pour avoir revendiqué leurs droits à un réajustement des salaires, prôné par les syndicats et approuvé par le gouvernement. Selon le syndicat des employés de Spinneys, la direction de l’établissement « n’a pas appliqué la hausse des salaires à tous ses employés et beaucoup ne sont pas inscrits à la CNSS ».

    L’affaire avait fait scandale et plusieurs formations syndicales, pour la plupart liées à des partis politiques libanais, avaient appelé la direction de Spinneys à « reprendre immédiatement tous les employés licenciés », tout en « leur assurant tous leurs droits et en ouvrant le dialogue avec les forces syndicales ». Elles ont également demandé à la direction d’inscrire tous ses employés, notamment les journaliers et les porteurs, à la Sécurité sociale, d’appliquer le réajustement des salaires, de revenir sur les documents qu’elle a fait signer aux employés et selon lesquels ils renonçaient à leurs droits, et de reprendre la négociation avec le syndicat.

    En septembre dernier, la juge des référés de Beyrouth, Zelpha el-Hassan, avait pris une décision empêchant la société de licencier tout membre fondateur du syndicat des employés de la chaîne jusqu’à ce que le ministère du Travail approuve officiellement la formation de ce syndicat.


  • Survols israéliens du Liban : l’ONU proteste | International | RIA Novosti
    http://fr.ria.ru/world/20130507/198248419.html

    La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a protesté mardi contre la violation par Israël de l’espace aérien libanais, a annoncé à New York le porte-parole de l’ONU Martin Nesirky.

    « La FINUL a déclaré avoir enregistré de nombreux cas de violation de l’espace aérien libanais par Israël qui a ainsi violé la souveraineté du Liban et la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. La Force intérimaire a formellement protesté auprès de la Force de défense d’Israël, l’appelant à arrêter les survols en question », a indiqué M.Nesirky.

    Les survols israéliens du Liban ont augmenté ces derniers jours à la suite des raids israéliens en Syrie.

    Oh la la la la la ! La FINUL proteste !


  • Notes sur une guerre-éclair en coup de vent
    http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_une_guerre-_clair_en_coup_de_vent_07_05_2013.html

    • Quelques jours en Syrie et autour de la Syrie, avec un “wind of war” à partir des attaques aériennes israéliennes. • La crise, ou “guerre syrienne” embourbée a paru soudain “libérée” de son embourbement pour déboucher sur son paroxysme guerrier. •Mais la synthèse ne s’est pas faite, et l’infrastructure crisique a repris le dessus. •La “guerre syrienne” est-elle trop complexe, tout confuse, pour déboucher sur une vraie crise paroxystique précipitant une guerre au sens classique du terme. • Pour l’instant, nous (...)


  • Les #infirmières belges au bord de la crise de nerfs
    http://fr.myeurop.info/2013/05/06/les-infirmieres-belges-au-bord-de-la-crise-de-nerfs-8355

    Marco Bertolini

    En #Belgique, les infirmières sont au bord de la crise de nerfs : la dégradation des conditions de travail s’ajoute à la pression suscitée par l’afflux de personnel des pays de l’Est, qui coûte moins cher aux hopitaux. Jeannine a quitté son job après un burn-out. Témoignage.

    Il y a quelques (...)

    #Entretien #Société #Social #hôpital #pénurie_de_main_d'oeuvre #santé #Santé


  • Est-ce qu’Israël peut, impunément, sans aucune réaction européenne ou américaine, attaquer la Syrie ? La réponse est oui

    LIVE BLOG : Israel launches second Syria strike in two days, sources say

    Haaretz Daily Newspaper
    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/live-blog-israel-launches-second-syria-strike-in-two-days-sources-say-1.519

    Only a few days after an alleged Israeli strike, Syrian media reports IAF struck a military research center; Western intel sources say target was a Fateh-110 surface-to-surface missile shipment; Israel declines to comment; Syria state TV: Israeli strike a desperate attempt to raise rebels’ morale.

    • Ben oui, mais c’est parce qu’ils attaquent des méchants…

      Un responsable israélien confirme deux raids en Syrie en trois jours - Libération
      http://www.liberation.fr/monde/2013/05/05/israel-aurait-bombarde-un-centre-scientifique-a-damas_900961

      Par AFP
      Israël a mené deux frappes aériennes en trois jours en Syrie contre des armes destinées au mouvement chiite libanais Hezbollah, a affirmé dimanche à l’AFP un haut responsable israélien.

      Cela porte à trois le nombre de raids aériens menés par Israël en Syrie depuis fin janvier. Un raid a eu lieu vendredi avant l’aube contre des armes destinées au Hezbollah, à proximité de l’aéroport de Damas, au sud-est de la capitale syrienne, a déclaré le haut responsable israélien sous couvert de l’anonymat.

      Un deuxième a été mené dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-il ajouté. Cette « attaque a visé des missiles iraniens destinés au Hezbollah, au nord de Damas », a-t-il indiqué.

      L’aviation israélienne avait lancé un raid dans le même secteur en janvier, touchant un centre de recherches scientifiques.

      « Chaque fois que des informations parviendront à Israël sur le transfert de missiles ou d’armements de Syrie au Liban, ils seront attaqués », a assuré le responsable israélien, en allusion au Hezbollah, le puissant mouvement libanais allié du régime de Bachar al-Assad


  • Une maladie incurable par Wajdi Mouawad
    http://www.lorientlejour.com/article/813015/une-maladie-incurable-.html

    Re-venir, re-tourner, r-entrer au Liban, seuls mots possibles pour dire le voyage qui me r-amène vers le pays de ma naissance. Et comment le dire autrement sans user de ce re, fragment du mot guerre, comme un rappel constant des causes de l’exil. Re-venir, re-tourner, r-entrer… La question se pose d’autant plus qu’il ne s’agit pas, cette fois-ci, d’une visite privée, mais d’un déplacement en nombre, en compagnie de comédiens, de concepteurs et de techniciens, pour y présenter des spectacles de théâtre que j’ai écrits et mis en scène dans une langue étrangère à celle qui m’a vu naître.

    #LIban
    #guerre_civile
    #Wajdi_Mouawad

    • À la longue, ça va finir par se voir, ces artistes libanais qui ressassent « la guerre » en prenant bien soin de ne jamais aborder la question sociale. Ça commence à faire chère la psychanalyse pour toujours tourner autour de l’« éléphant dans la pièce » : la pauvreté massive, les inégalités scandaleuses, l’économie de la rente, l’émigration forcée de la jeunesse…

    • je suis d’accord avec toi, même si j’apprécie beaucoup son théâtre et si j’ai aimé le film Incendie adapté de son texte. Ce serait intéressant de recenser des artistes - cinéma, théâtre, roman - qui se concentrent sur « l’éléphant dans la pièce » comme tu dis ?

    • En fait, ce discours est assez caractéristique de ce que je peux entendre de la part de nombreux Libanais, et que je trouve ressortir d’une cécité toute petit-bourgeoise.

      C’est un discours assez gratifiant, et pas déplaisant, puisque ça semble un net progrès par rapport à un certain discours paranoïaque confessionnel. C’est également très gratifiant dans le sens « auto-critique », « auto-psychanalyse », « je dépasse mes origines », « j’ai résolu les stéréotypes de ma propre famille/communauté »… C’est très lénifiant et consensuel.

      Mais de ce que j’en ai vu, c’est un discours immédiatement associé au mépris de classe : mépris de la mentalité villageoise (les bledards), mépris des pauvres qui pensent mal… et surtout, occultation systématique des conditions de vie d’une bonne moitié de la population (un tiers des Libanais avec moins de un dollar par jour ?).


  • يوم حرية الصحافة الـعالمي : أين العرب؟ | الأخبار
    http://www.al-akhbar.com/node/182407

    (Merci George ;-)
    Al-Akhbar publie un gros dossier à l’occasion de la journée mondiale pour la liberté de la presse : où sont les Arabes http://www.al-akhbar.com/node/182407
    – Les médias libanais et la polarisation http://www.al-akhbar.com/node/182408
    – Un syndicat en ruines, qui craint pour sa situation (Liban) http://www.al-akhbar.com/node/182409
    – Le calvaire syrien : des journaux imprégnés de sang http://www.al-akhbar.com/node/182410
    – Salut au journaliste inconnu (Syrie) http://www.al-akhbar.com/node/182411
    – L’épée de Morsi brandie au-dessus des cous http://www.al-akhbar.com/node/182412
    – Tunisie : le dictateur est tombé, à quand le tour de la peur ? http://www.al-akhbar.com/node/182413
    – Le Maroc a tu les fauteurs de troubles et jouit de la tranquilité http://www.al-akhbar.com/node/182414
    – Algérie : les tribunes sont nombreuse, la voix unique http://www.al-akhbar.com/node/182415
    – Le Golfe, cette grande prison http://www.al-akhbar.com/node/182422
    – Journalistes en Palestine, face à l’occupation et entre deux feux http://www.al-akhbar.com/node/182424
    _ La révolution n’est pas permanente (Yémen) http://www.al-akhbar.com/node/182425
    – Journalistes d’Irak : une seule voix contre la répression http://www.al-akhbar.com/node/182423


  • « Prison ferme pour l’inventeur des #faux #détecteurs_de_bombes »
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/05/02/prison-ferme-pour-l-inventeur-des-faux-detecteurs-de-bombes_3169733_3214.htm

    Ce qui est assez extraordinaire ici et qui n’est absolument pas évoqué dans l’article, c’est la crédulité des acheteurs, ONU, police, militaires, et leur vulnérabilité à l’escroquerie pour un équipement censé être sensible. C’est ça le #marché de la #peur : du discours qu’on vend et qu’on achète - et on se passe de vérifier la réalité, de la menace comme de son antidote supposée.

    Jim McCormick disait avoir mis au point au début des années 2000, dans sa ferme de Somerset, en Grande-Bretagne, un détecteur de bombes révolutionnaire. Un équipement de détection avancée (ADE) intégrant une carte programmée pour détecter la plus petite trace d’explosifs, de drogues, d’ivoire et même d’argent. Un système si pointu, selon lui, qu’il fonctionnerait à une distance de mille mètres, que ce soit sous terre, sous l’eau ou dans les airs. Un système si révolutionnaire que les quatre laboratoires dont il disait disposer en Roumanie et au Royaume-Uni travaillaient dans le plus grand secret.

    En quelques années, l’invention de Jim McCormick lui a rapporté gros. Cédés pour 27 000 livres (31 650 euros) l’unité, ces détecteurs ont rapporté à « l’inventeur » britannique près de 50 millions de livres (59 millions d’euros), rapporte le Guardian. Il en a vendu aux services de sécurité du monde entier. De l’Irak, son principal marché, aux casques bleus postés au Liban, en passant par la police kényane, les services pénitenciers de Hongkong, l’armée égyptienne, la douane thaïlandaise mais également l’Iran, la Chine, la Syrie, la Jordanie, la Géorgie et le Mexique. Certaines machines auraient même fini aux Etats-Unis, au Canada, au Japon et en Belgique.

    (...) Une escroquerie basée sur la transformation d’une machine destinée à retrouver les balles de golf, ne comportant aucun composant électronique et vendue pour moins de 20 dollars (15 euros) aux Etats-Unis, en détecteur de bombes.

    #armement #business_sécuritaire


  • mediarama-329-1.pdf
    http://mediaramalb.files.wordpress.com/2013/05/mediarama-329-1.pdf

    2
    Médiarama Page 2
    L’ambassadeur de Russie à Beyrouth, Alexand
    er Zasypkine, a refusé de comparer le
    nouveau rôle de la Russie au Liban à celui des Etats

    Unis, plus particulièrement à
    celui de l’ancien secrétaire d’Etat adjoint Jeffrey Feltman. Il a précisé, dans ce
    cadre, que le vice

    ministre des Affaires étrangères,
    Mikhaïl Bogdanov, a rencontré
    des personnalités libanaises de tous bords sans distinction. « Ce qui nous importe,
    c’est la sécurité et la stabilité du Liban, a

    t

    il dit. Nous n’avons pas de problème ni
    avec le 8

    Mars ni avec le 14

    Mars. Nous soutenons la d
    éclaration de Baabda et la
    distanciation du Liban à l’égard de la crise syrienne ».


  • Pourquoi diable l’israélien fuirait-il vers le le Liban ? Marre de son pays ?

    Liban : l’armée arrête un Israélien qui s’est infiltré à Naqoura | Dernières Infos | L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/812657/liban-larmee-arrete-un-israelien-qui-sest-infiltre-a-naqoura.html

    L’armée libanaise a arrêté mercredi un Israélien qui s’est introduit au Liban à travers les barbelés dans la région frontalière de Naqoura, a rapporté l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).

    L’homme est actuellement interrogé par les militaires, a précisé l’ANI.

    L’information a été confirmée de sources israéliennes.

    • Selon un ami, l’Israélien à Naqoura voulait « combattre le Hezbollah ou partir en Chine »...
      http://www.lorientlejour.com/article/812684/selon-un-ami-lisraelien-a-naqoura-voulait-combattre-le-hezbollah-ou-p

      La mère de l’homme en question aurait affirmé au même site que son fils est mentalement instable. « Il a disparu le lundi après-midi. Il est handicapé à 100% », a déclaré la mère dans un entretien avec ynetnews.com.
      (...)
      Un ami de Simon Saadati affirme quant à lui que l’homme vivait en Ukraine, mais qu’il a été « forcé » de rentrer en Israël parce que sa famille, qui réside dans l’Etat hébreu, n’avait plus les moyens de financer son séjour à l’étranger. « Ils ont tout fait pour le faire revenir », a affirmé, au site ynetnews.com, Mordechai Shushan qui décrit son ami comme un homme « sage » et « digne de confiance ». « Il m’a souvent répété qu’il souhaitait combattre le Hezbollah ou partir en Chine, a-t-il ajouté. Je ne comprends pas comment l’armée israélienne l’a laissé passer... »

    • Echange du prisonnier de guerre en France (Georges ABDALLAH) avec le Liban
      http://blogs.mediapart.fr/blog/resistance-liberons-georges-33/020513/echange-du-prisonnier-de-guerre-en-france-georges-abdallah-avec-le-l

      La campagne internationale pour la libération de « Georges Abdallah » a appelé aujourd’hui dans un communiqué à l’échange avec le prisonnier israélien arrêté hier par l’armée libanaise.

      La campagne internationale pour la libération du prisonnier libanais dans les prisons françaises Georges ABDALLAH a lancé un appel à l’échanger avec le colon israélien (Simon SAADATI) qui a traversé la frontière libanaise hier à « Labbouni » une zone frontière de la région de « Ras Nakoura ».


  • Un article de Jean Aziz dans al-Monitor, traduit par al-Djazaïri, analyse l’affrontement saoudo-iranien au Liban en lien avec la guerre en Syrie. Les rumeurs de rapprochement d’il y a quelques semaines y sont décrites comme des manœuvres visant à endormir la méfiance des iraniens et du hezbollah alors que l’Arabie saoudite espérait une percée majeure sur le front syrien - une victoire dans une 3ème édition de la Bataille de Damas semble-t-il mise en échec par les récentes avancées de l’armée syrienne face aux rebelles :
    http://mounadil.wordpress.com/2013/04/30/jean-aziz-et-le-face-a-face-iran-arabie-saoudite-au-liban-et-en-

    Cette impression optimiste a vite disparu et il est devenu évident que la stratégie de la tension entre les axes saoudien et iranien reste d’actualité jusqu’à nouvel ordre.
    Il semble que les deux parties pratiquent un jeu de dupe pour améliorer leurs positions et leurs capacités en préparation d’une attaque surprise contre l’autre camp.
    Sous couvert d’ouverture en direction du Hezbollah à Beyrouth, l’axe saoudien a l’œil rivé sur une bataille régionale pour renforcer le siège du régime syrien et renverser le président Bachar al-Assad. Au moment où les Saoudiens se préparaient à attaquer la capitale syrienne, ils avaient jugé prudent de ne pas ouvrir plus d’un front à la fois. Ils ont donc fait une trêve avec le Hezbollah et montré de la bonne volonté à l’égard de ce dernier, tandis que le nœud coulant arabo-turco-occidental se resserrait autour du cou d’Assad.

    Un autre article, cette fois de Scarlett Haddad dans l’Orient-le-Jour, évoque également les tensions et menaces régionales et internationales consécutives au fait que l’armée syrienne regagne du terrain :
    http://www.lorientlejour.com/article/812618/les-multiples-messages-de-bogdanov.html

    La stagnation au Liban serait appelée à se prolonger. C’est la conclusion à laquelle ont abouti de nombreux observateurs qui suivent de près les développements au Liban et dans la région. Selon ces observateurs, c’est surtout la situation en Syrie qui détermine la suite des événements. Ainsi, la récente percée de l’armée syrienne sur le terrain, notamment autour de Damas, et dans la région de Qousseir et de Homs, ainsi que la reprise en main par les forces du régime de la ligne frontalière au niveau de Ersal et de son jurd ont constitué une grande déception pour les forces de l’opposition et leurs alliés régionaux et internationaux.

    Selon elle c’est cette avancée qui explique la réémergence de la question des armes chimiques dans la communication américaine sur la Syrie mais aussi, plus directement, des préparatifs de guerre dont le dossier « armes chimiques » deviendrait alors le prétexte :

    Les observateurs estiment donc qu’en voyant que l’opposition est en train de perdre du terrain, les États-Unis ont décidé de réagir en relançant la question de l’utilisation par le régime d’armes chimiques. Alors qu’il avait été évoqué il y a quelque temps avant d’être rapidement refermé car il y avait des possibilités que les gaz chimiques aient été utilisés par des forces de l’opposition, à Khan el-Assal notamment, ce dossier est donc de nouveau sur le tapis. Selon ces mêmes observateurs, l’idée serait d’utiliser ce dossier comme prétexte à une intervention directe en Syrie suivant deux axes, l’un via la Jordanie limitrophe de la province de Deraa, où 200 marines américains entraînent des membres de l’opposition, et l’autre via le Golan et une partie du Sud-Liban, où Israël commence à préparer une action qui, par la même occasion, couperait la voie au Hezbollah.

    A ces menaces, les soutiens à Assad ou à une certaine position géopolitique de la Syrie - c’est-à-dire Russie, Iran et Hezbollah - auraient réagi par une série de messages visant à dissuader de telles options par le camp d’en face :

    Toutefois, le camp qui appuie le régime syrien a aussitôt réagi, multipliant l’envoi de messages dans toutes les directions. Il y a eu d’abord la publication de la photo de l’entretien entre l’ayatollah Khamenei et le secrétaire général du Hezbollah, debout côte à côte, évoluant d’égal à égal. Il y a eu ensuite la déclaration de l’ayatollah Khamenei selon laquelle toute attaque contre la Syrie embrasera la région et englobera Tel-Aviv. Enfin, il y a eu aussi la tournée prolongée de l’émissaire du président russe Mikhaël Bogdanov dans la région, et en particulier au Liban. [...]
    Si l’émissaire du président Poutine a donc eu des entretiens avec toutes les parties, il a quand même marqué une attention particulière au Hezbollah. Ce qui est déjà en soi un message politique. Selon un diplomate qui a suivi de près les entretiens de l’émissaire de Vladimir Poutine au Liban, celui-ci aurait adressé des messages précis à ses interlocuteurs, tout en étant nettement plus bavard avec les représentants du 8 Mars et du CPL. Le diplomate précise ainsi que Bogdanov a affirmé à ses interlocuteurs que la crise syrienne est encore longue et qu’il ne faut pas attacher trop d’espoir sur les résultats du prochain sommet entre les présidents américain et russe, Barack Obama et Vladimir Poutine, prévu en juin. [...]
    Il a aussi affirmé que la Russie fera tout pour favoriser un dialogue entre les parties syriennes et posera son veto à toute intervention militaire étrangère. En même temps, Bogdanov a dit publiquement, dans ses nombreuses déclarations, que son pays n’acceptera pas un scénario à l’irakienne en Syrie au sujet de l’utilisation présumée par le régime d’armes chimiques. Il a ainsi exigé des preuves irréfutables et a déclaré que son pays coopère avec l’Iran au sujet de la Syrie et d’autres questions régionales.
    Toutes ces données montrent ainsi que le bras de fer international et régional se poursuit... en Syrie. Chaque nouveau scénario élaboré par l’opposition et ses alliés ou parrains est aussitôt contré par le camp adverse. Et le Liban dans tout cela ? La sagesse voudrait qu’il reste à l’abri...


  • Obama preparing to send lethal arms to Syrian opposition, officials say - The Washington Post
    http://www.washingtonpost.com/world/national-security/obama-preparing-to-send-lethal-arms-to-syrian-opposition-officials-say/2013/04/30/3084d0d4-b1a6-11e2-bbf2-a6f9e9d79e19_print.html

    Disputes among those countries, particularly between Qatar and Saudi Arabia, over which rebel military faction to back has led to rising U.S. concern that sophisticated weapons, including surface-to-air missiles, are being sent directly to Islamist extremist groups. The administration is not prepared to send missiles itself, but believes it can gain more control over others’ supplies if it puts what an official called “more skin in the game” by sending its own lethal equipment.

    ...

    U.S. hopes have waned that the political opposition would coalesce around a political program and substantive actions on the ground that could persuade the population that it is capable of governing and weaning fence-sitters away from supporting Assad.

    At the same time, rebel fighters with the U.S.-backed Syrian Free Army led by Gen. Salim Idriss are seen as increasingly cohesive. Idriss, one of the few leaders who is acceptable to both the opposition and its range of international backers, impressed Kerry and other foreign ministers who attended a meeting with the opposition in Istanbul last weekend and pledged he would keep weapons out of the hands of extremists.


  • Hassan Nasrallah a donné une allocution ce soir :
    http://www.almanar.com.lb/adetails.php?eid=480039&cid=21&fromval=1&frid=21&seccatid=19&s1=1
    une version en anglais :
    http://www.almanar.com.lb/english/adetails.php?eid=91960&cid=23&fromval=1&frid=23&seccatid=14&s1=1

    1. Il a d’abord répété que le Hezbollah n’était pas responsable de l’envoi du drone (il y a quelques jours) au-dessus d’Israël. Il propose plusieurs responsabilités possibles, et suggère fortement qu’il pourrait s’agir d’une provocation organisée par Israël ou un de ses alliés pour justifier une attaque contre la Résistance.

    الفرضية الثالثة ان تكون جهة غير صديقة وغير «اسرائيل» قامت باطلاق الطائرة من الاراضي اللبنانية او غير اللبنانية بخلفية ان الاسرائيلي سيتهم حزب الله وسيقوم بعمل عسكري مباشر ويقوم حزب الله برد دفاعي مباشر ويكونون دفعوا لبنان الى مواجهة بين اسرائيل وحزب الله.. فرضية رابعة ان تكون اسرائيل نفسها ادخلت الطائرة الى الاجواء اللبنانية واعادتها الى الاراضي الفلسطينة ثم قامت باسقاطها وهذا امر ممكن بشكل كبير".

    2. Il a évoqué (ce qui était attendu) les rumeurs d’attaque israélienne contre la Syrie, des troupes massées dans le Nord d’Israël, comme évoqué hier par le Safir :
    http://seenthis.net/messages/134627

    واعتبر ان هناك «مؤشرات مقلقة في المنطقة وهذا صحيح وهناك حشد في شمال فلسطين لكن ما زلنا نقدر ان هذه الامور مرتبطة بالتحولات في سوريا».

    Il a averti : les forces du parti ne doivent pas être sous-évaluées, et il est prêt à répondre à toute agression.

    واكد السيد نصر الله ان «من يتوهم ان المقاومة في لحظة وهن وضعف وضبابية وعدم وضوح فهو مشتبه وانا احذر العدو ومن يقف وراءه من ارتكاب اي حماقة تجاه لبنان لان المقاومة يقظة ويدهاعلى الزناد وتملك العزم والتصميم بالدفاع عن لبنان وكل الانتصارات التي حققتها المقاومة والجيش الشعب، وسنواجه اي عدوان باعلى درجة مما يتصوره احد وسننتصر في اي مواجهة مقبلة ان شاء الله».

    Hassan Nasrallah a ainsi répété quasiment mot pour mot l’avertissement de l’éditorial d’Ibrahim al-Amine d’hier :
    http://seenthis.net/messages/134422

    3. Il évoque les « martyres » du parti morts en Syrie, et dénonce la « surenchère » (il cite al-Arabiya) qui chiffrerait à plusieurs centaines les morts du Hezbollah.

    4. Il propose son analyse de la guerre en Syrie : selon lui, le but même de la guerre est la destruction de la Syrie en tant que pays unifié, et sa transformation en « État raté » (failed state, disent les Américains) afin de la faire disparaitre de l’« équation régionale ». C’est une thèse qui circule beaucoup (que d’aucuns appliquaient déjà à l’Irak), mais n’avait pas encore reçu une telle visibilité (même si Noam Chomsky et Stephen Walt ont pu écrire des choses similaires concernant d’autres guerres étatsuniennes).

    واعتبر السيد نصر الله ان «الهدف مما يحدث في سورية لم يعد فقط اخراج سورية من محور المقاومة ومعادلة الصراع العربي الاسرائيلي ولم يعد اخذ السلطة باي ثمن ، بل يمكن القول ان هدف كل من يقف خلف الحرب في سورية هو تدمير سورية حتى لا تقوم دولة مركزية قوية، وحتى تصبح دولة عاجزة حتى عن ان تاخذ قرارا متعلق بنفطها او بحرها او حدودها، فالمطلوب ان لا تقوم للسوريين دولة مركزية في المستقبل وتدمير سورية حتى تشطب من المعادلة الاقليمية».

    5. Il a ensuite exposé les raisons (et les limites) de l’intervention du Hezbollah en Syrie : la protection du tombeau de Zeinab, lieu saint chiite, et des villages libanais en territoire syrien, menacés par les groupes jihadistes.

    Là encore, ce point de vue du parti avait déjà été exposé dans le Akhbar sous la plume d’Ibrahim al-Amine :
    http://english.al-akhbar.com/content/hezbollah’s-role-syria
    et avait fait l’objet d’un commentaire d’Alain Gresh :
    http://blog.mondediplo.net/2013-03-25-Pourquoi-le-Hezbollah-participe-t-il-aux-combats

    Si le message était déjà ainsi passé, c’est la première fois que le Secrétaire générale du Hezbollah reconnaît une intervention directe du parti dans le conflit syrien. Auparavant, il n’avait reconnu que des participations isolées de membres du parti à titre individuel.

    6. Il a enfin évoqué le sort des pélerins libanais retenus à Azaz en Syrie et rappelé que les négociations avec l’Arabie séoudite, la Turquie et le Qatar n’ont rien donné.

    7. Il a conclu en déclarant qu’il ne fallait pas entraîner le Liban dans le conflit.


  • Pour les prochaines élections, je te propose le slogan : « Le aounisme, c’est le pétrole plus l’électricité. » Si, si, tu peux le réutiliser, c’est cadeau ça me fait plaisir. Bassil : "Le Liban est sur le point de devenir un Etat pétrolier"
    http://www.lorientlejour.com/article/812451/bassil-le-liban-est-sur-le-point-de-devenir-un-etat-petrolier.html

    « Nous avons jusque-là effectué des études sismiques en 3D sur plus de 70% de notre zone exclusive d’exploitation (ZEE), a affirmé M. Bassil. Nous pensions avoir seulement du gaz dans le sud de la ZEE, mais nous avons aussi du pétrole. (...) Nous avons commencé avec très peu de ressources, mais nous espérons que nous réaliserons d’importants bénéfices dans un futur proche afin d’investir dans les infrastructures libanaises et régler une part de notre dette publique ». Le ministre a précisé qu’une partie des revenus sera affectée à un fonds souverain.

    Je ne sais pas comment le ministre d’un gouvernement démissionnaire peut déjà « préciser » comment seront utilisés des « revenus » dont il ne dispose pas encore, mais avec Hassan Céhef, c’est possible.