country:liban

  • Le recul des États au Proche-Orient

    http://orientxxi.info/magazine/le-recul-des-etats-au-proche,0659

    http://orientxxi.info/IMG/arton659-resp560.jpg

    Les avancées de l’État islamique sont à imputer d’abord à l’effondrement de l’autorité de l’État, qui ne touche pas seulement la Syrie et l’Irak, mais aussi le Liban, le Yémen ou la Libye. Le vide dû à l’absence de contrôle de la part d’un pouvoir central est comblé par des forces locales qui se regroupent autour d’identités confessionnelles, ethniques, tribales et régionales, dans le cadre des tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran.


  • Premières leçons de Gaza
    Dominique Vidal, Mediapart, 13 septembre 2014
    http://www.mediapart.fr/journal/international/130914/premieres-lecons-de-gaza?onglet=full

    Quoi qu’il en soit, ces cinquante jours ne se soldent effectivement pas par une victoire pour Israël. Comme les trois attaques précédentes contre la bande de #Gaza depuis le retrait de 2005 (et comme la guerre contre le Liban de 2006), celle-ci démontre une fois encore que l’armée israélienne, malgré sa puissance, ne parvient décidément pas à venir à bout d’une milice, qu’il s’agisse du Hamas ou du Hezbollah. En revanche, le déchaînement de violence – selon le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), 2 131 morts dont 1 473 civils parmi lesquels 501 enfants, 18 000 immeubles détruits ou très endommagés, 108 000 personnes sans logis – a porté un nouveau coup à l’image d’Israël dans le monde, déjà très négative. On attend avec intérêt le prochain sondage mondial de la BBC : le dernier plaçait Israël, juste devant l’Iran et la Corée du Nord, dans le trio des États dont la politique paraît la plus négative…

    L’État juif a pourtant bénéficié d’un soutien diplomatique, explicite ou tacite, sensiblement plus solide que lors des précédentes. Comme à l’ordinaire, la plupart des gouvernements occidentaux se sont alignés sur Tel-Aviv, au nom du « droit d’Israël à se défendre ». Mais, fait plus rare, d’importants États émergents en ont fait autant : la Russie, de manière spectaculaire, et, plus discrètement, la Chine et l’Inde. Quant au monde arabe, il s’est divisé, certaines capitales s’opposant ouvertement au Hamas – Égypte et Arabie saoudite en tête. Seuls les pays d’Amérique latine se sont rangés aux côtés des Palestiniens : la plupart ont même rappelé leur ambassadeur en Israël.

    Ailleurs, il a fallu l’ampleur des pertes des Gazaouis pour que la « communauté internationale » finisse par dénoncer le « #massacre »… Le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Roger Cukierman, a d’ailleurs immédiatement écrit à François Hollande afin de l’« alerter » sur « l’utilisation des termes “carnage” et “massacre” pour qualifier les opérations de l’armée israélienne à Gaza. Le caractère disproportionné de ces termes, poursuivait-il, a suscité de l’incompréhension et une vive émotion chez les Juifs français ».

    Sans doute ce revirement verbal s’explique-t-il aussi par la mobilisation croissante des opinions publiques. De nombreuses capitales ont connu, en plein été, de grandes manifestations de solidarité pour Gaza : ce fut le cas, entre autres, à Londres, Bruxelles, Toronto, Sidney et même New York. Et Paris a vécu quelques-uns de ses défilés de solidarité avec la Palestine les plus massifs de son histoire – la colère s’exprima aussi dans plusieurs dizaines de villes de France. En revanche, le rassemblement de soutien à Israël organisé le 31 juillet par le Crif attira moins de 5 000 personnes (la Région parisienne compte plus de 200 000 Juifs). Certes, les trois quarts des Français (74 %) n’expriment de sympathie pour aucune des deux parties en conflit, mais, pour le reste, deux fois plus se déclarent favorables aux Palestiniens (17 %) que favorables à Israël (9 %), selon un sondage réalisé fin août.

    « C’est comme la Nuit de cristal, une Intifada en plein Paris », avait commenté le député centriste Meyer Habib. « Ils vont tuer des juifs. » Car ce sont, expliquait-il, « non pas des centaines, non pas des milliers, mais des dizaines de milliers de personnes [qui] crient “Mort aux Juifs” ». Ce genre de délire a servi de prétexte, en France, à une tentative, rapidement avortée, d’interdiction des initiatives de solidarité avec les Gazaouis. Et pour cause : les faits évoqués étaient imaginaires. L’« attaque » contre la synagogue de la rue de la Roquette, le 13 juillet, n’en était pas une, mais une provocation de la Ligue de défense juive (LDJ). Mais Sarcelles connut, une semaine plus tard, un grave dérapage, avec destruction de commerces tenus par des Juifs et jets de cocktails Molotov contre une synagogue…


  • Israël : une attaque du Hezbollah en préparation (armée) | i24news -
    http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/43797-140914-israel-une-attaque-du-hezbollah-en-preparation-armee

    Des sources du commandement Nord ont révélé aux médias israéliens que la menace pourrait ressurgir

    (...) Les sources ont précisé qu’il ne s’agissait pas là d’une menace imminente, mais qu’il fallait, en cas d’attaque, « se préparer à une longue guerre au nord ».

    La frontière nord entre Israël et le Liban est une préoccupation grandissante de Tsahal, l’armée israélienne, où les membres de l’organisation, campés au sud Liban, constituent une menace directe et permanente pour les villages israéliens frontaliers.

    http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4570917,00.html


  • Le Liban dans la guerre contre le terrorisme
    http://www.mestrategicperspectives.com/2014/09/13/terrorisme-le-liban-entre-en-guerre-ses-risques-et-perils

    Le Liban était présent à la réunion de Djeddah (11/09), aux côtés des six Etats membres du Conseil de Coopération du Golfe, de la Jordanie, de l’Irak, de la Turquie et des Etats-Unis. Il s’est engagé à prendre part à la guerre contre le terrorisme, sous le parapluie de l’ONU. Le même jour, les chefs des Eglises d’Orient réunis à Washington, rencontraient le Président Barack Obama qui leur a transmis des messages rassurants dans la forme, sur une supposée “protection” américaine qui leur serait offerte, mais fondamentalement inquiétants en réalité.

    Les Libanais passent d’une position défensive face à la menace terroriste, à une position offensive au sein d’une coalition pilotée par Washington, et alors que l’Etat Islamique (EI) et Jobhat al-Nosra (JAN, al-Qaëda) transforment leur pays en terre de djihad. Les Chrétiens orientaux, qui ne désespèrent pas de sauver leur ultime rempart régional au Liban, se retrouvent aussi au coeur de cette confrontation entre deux mondes que tout oppose, et engagent, sans le vouloir, la survie de la nation libanaise (qui ne leur survivrait pas) dans le conflit. Ces évolutions semblent inévitables pour le Liban, mais cela paraît particulièrement risqué aussi.

    Au Liban, la présence des Chrétiens, privilégiée comme elle le fût pendant longtemps ou soumise comme elle tend à le devenir depuis quelques années, dépend d’une série de facteurs que la nouvelle aventure guerrière américaine affectera forcément. En résumé, cette guerre, imposée par l’EI et à laquelle la communauté américaine a répondu présente, achèvera de déstabiliser complètement l’environnement des populations chrétiennes libanaises devenues une minorité parmi tant d’autres dans un Moyen-Orient aux frontières redevenues floues. La violence qui croîtra nécessairement en Irak et en Syrie, et qui débordera probablement vers d’autres régions, accroîtra le déséquilibre démographique au Liban (installation durable des réfugiés syriens et palestiniens de plus en plus nombreux, immigration), l’insécurité, la précarité sociale, les incertitudes économiques etc. Cela fragilisera forcément l’environnement direct des populations chrétiennes, et attisera les doutes quant à leur avenir et leur présence au Liban. Le désastre, devenu exponentiel, provoquera aussi des réflexes identitaires forts, et donc un risque de repli sur soi et d’exclusion dangereux pour la nation libanaise édifiée sur ce maillage culturel, religieux, confessionnel.

    Le scénario catastrophe découlerait d’une association mal planifiée et désorganisée du Liban à l’effort de guerre contre l’EI. Et au Liban, avec les failles constitutionnelles que l’on sait et l’équipe dirigeante que l’on connaît, cela est tout sauf impossible. Les Forces armées et de sécurité libanaises, qui souffrent d’un sous-équipement chronique que les aides d’urgence débloquées par les Etats-Unis principalement ne pourront combler, seraient très vite débordées en cas d’offensive généralisée des djihadistes sur les fronts nord et est, offensive qui serait vraisemblablement accompagnée d’un réveil brutal des cellules dormantes à travers tout le pays. Sous fortes pressions militaires, avec des aides opérationnelles que l’on imagine ponctuelles et chirurgicales mais largement inefficaces pour contrer toutes les menaces de diverses formes sur l’ensemble du territoire national, l’Armée souffrira sans aucun doute, d’un blocage politique encore plus dangereux. Les réflexes communautaires ne manqueront pas de déstabiliser l’action des FAL, alors que l’installation dans les diverses régions, y compris dans les régions chrétiennes, de forces armées locales, jettera un discrédit encore plus pénalisant sur l’Etat et son image.

    Le Liban a choisi ses partenaires pour se défendre contre l’agression de l’EI contre son sol et sa souveraineté : les Etats-Unis, qui associent le Liban à leur coalition avec l’espoir de l’éloigner du régime syrien, l’Arabie saoudite, qui pense retenir le Liban dans son camp face à l’axe syro-iranien, la France, qui s’aligne dans le contexte actuel sur l’axe saoudo-américain. En échange de ce choix, utile pour la coalition anti-EI, le Liban reçoit beaucoup de promesses de ses partenaires : ces promesses vont d’une protection directe de la souveraineté libanaise, à celle des minorités chrétiennes, en passant par des promesses d’aides inédites au profit des Forces armées et de sécurité. Concrètement, ce choix emprisonne le Liban dans une logique binaire, et l’empêche de répondre aux sollicitations, parfois acceptées par d’autres membres de la coalition américaine et par les Américains eux-mêmes, de partenaires tiers, dont l’Iran, la Russie et même la Syrie (ces trois pays proposent au Liban leurs aides militaires intéressées). Ce choix a pour conséquences aussi d’ouvrir la scène libanaise à toutes sortes de conflits marginaux et de rivalités entre puissances régionales ou internationales, liés ou non à la guerre initiale contre l’EI (Arabie saoudite vs Qatar, Turquie, Israël), comme il risque sérieusement d’ouvrir des fronts internes encore contenus à ce jour (facteurs syriens, palestiniens).

    En échange, et en dépit des promesses (comme celles prises par Riyad et Paris de fournir pour $3md d’armes et équipements à l’Armée libanaise, et qui tardent à se concrétiser alors que la France a, par exemple, pris le risque de violer les lois irakiennes et peut-être aussi les lois internationales, en approvisionnant en urgence les Peshmergas kurdes sans passer par Bagdad) et des engagements internationaux (comme celles prises par Washington et leurs alliés arabes et islamiques de détruire l’EI, sans aucune garanties de résultats bien évidemment), le Liban n’est assuré que d’une chose : se retrouver au coeur, et non plus en marge, d’une guerre générale contre un terrorisme qu’on lui avait pourtant promis de ne jamais laisser s’introduire chez lui. Le Liban accepte de jouer à ce jeu, devenu inévitable à ce stade, et prend le risque d’une déstabilisation générale et durable de sa société. Cela par manque de vision stratégique de l’équipe dirigeante, et faute de pouvoir prétendre à une véritable cohésion nationale.


  • As-Safir Newspaper - سحر مندور : لكسر الـ« تابو » في نقاش العنصرية :: السفير الثقافي
    http://assafir.com/Article/1/371703

    Dans un article qui a de la tenue sur le racisme anti-syrien au Liban, le Safir publie cette photo de deux syriens menottés, "par représailles", à Baalbeck.

    http://assafir.com/Medias/Photos/2014/550x355/fc9d605f-ecf5-4f86-9cba-4e5b0f8eb688.jpg

    #clichés_arabes


  • Le #Liban va ouvrir deux camps pour les réfugiés syriens

    Le Liban va mettre en place deux premiers camps destinés aux réfugiés syriens fuyant la guerre dans leur pays, a annoncé Rachid Derbés, le ministre des affaires sociales du Liban. « Selon les estimations, chaque camp pourrait accueillir 10 000 personnes », a-t-il précisé.

    http://s2.lemde.fr/image/2014/03/08/534x267/4379917_3_879d_des-refugies-syriens-dans-la-ville_6f6236e6b8a53a27f1aef5a9d05030c7.jpg
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/09/11/le-liban-va-ouvrir-deux-camps-pour-les-refugies-syriens_4486240_3218.html
    #camp_de_réfugiés #Syrie #réfugiés #asile #migration


  • Le temps ne joue pas en faveur du gouvernement - Scarlett HADDAD - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/885196/le-temps-ne-joue-pas-en-faveur-du-gouvernement.html

    ls ont beau vivre dans les grottes selon des règles à la limite de la barbarie, les combattants de l’EI et du Front al-Nosra postés dans le jurd de Ersal connaissent bien le moyen de frapper le Liban dans son flanc faible. Depuis qu’ils ont pris des militaires en otage, ils ne cessent de jouer sur les susceptibilités confessionnelles et sur la vieille animosité entre les sunnites et les chiites. Avec un art consommé de la mise en scène, ils ont tué le premier soldat, Ali Sayyed, croyant sans doute qu’il est chiite. Mais face à la position d’une grande dignité de la famille du sergent tué et à l’élan général de sympathie autour d’elle, les combattants ont tenté à nouveau leur chance en tuant un second soldat, chiite cette fois, Abbas Medlej, tout en menaçant de tuer un troisième, Ali Masri (chiite toujours) et en jouant avec les nerfs des familles des autres militaires otages, notamment les chrétiens, pour monter les Libanais les uns contre les autres.


  • Liban : représailles contre des réfugiés syriens après la décapitation d’un soldat (au passage : admire le gloubiboulga confessionnaliste de cet article-avec-AFP) :
    http://www.lorientlejour.com/article/884920/liban-represailles-contre-des-refugies-syriens-apres-la-decapitation-

    La décapitation d’un soldat libanais par des jihadistes venus de Syrie a entraîné des violences contre des réfugiés syriens et des enlèvements confessionnels dans la plaine de la Bekaa, dans l’est du Liban, selon des sources de sécurité et des témoins.

    La publication par les sites extrémistes de photos de la décapitation du soldat chiite Abbas Midlej, enlevé il y a 40 jours dans la localité sunnite d’Ersal, avec 30 autres soldats et policiers, a mis le feu aux poudres, dans une région mixte avec une majorité chiite.

    Un premier soldat sunnite, originaire du Akkar, dans le nord du pays, déjà égorgé par les jihadistes avait été enterré la semaine passée.

    Selon une source de sécurité, c’est la famille d’Ali al-Masri, un autre soldat chiite, aux mains des jihadistes, qui a enlevé dimanche un médecin et un ingénieur d’Ersal et a exigé pour les relâcher la libération de tous les membres des forces de l’ordre aux mains des jihadistes.

    Cette localité sunnite sympathise avec les rebelles syriens, qui sont de la même confession, alors que les chiites soutiennent en grande majorité le régime de Bachar el-Assad, un alaouite qui est un avatar du chiisme.

    Dans cette région, limitrophe de la Syrie, où l’esprit de clan est très puissant, la colère a visé aussi les réfugiés syriens, qui sont au nombre de 430.000, soit la plus forte concentration de tout le pays, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

    Selon des témoins, des habitants ont brûlé des tentes samedi à Taybé et dimanche, effrayés par ces exactions des centaines de réfugiés ont quitté la région chiite de Rayak et de Baalbeck pour s’installer plus au sud ou dans le nord où se trouvent des agglomérations sunnites.

    Lundi, dans cette atmosphère délétère, des enlèvements sur base confessionnelle se sont produits dans différents endroits de la Bekaa, et l’armée tentait d’y mettre fin.


  • Liban : réouverture des routes coupées à la suite de l’annonce de l’exécution d’un deuxième soldat par l’EI
    http://www.lorientlejour.com/article/884712/liban-reouverture-des-routes-coupees-a-la-suite-de-lannonce-de-lexecu

    Les routes qui avaient été coupées samedi soir à Zahlé (Liban-Est) et à Saïda (Liban-Sud) on été rouvertes, rapporte dimanche l’Agence nationale d’information (Ani, officielle). 

    Réagissant aux informations faisant état de la décapitation d’un deuxième soldat libanais par l’État islamique, plusieurs jeunes en colère avait coupé des routes à travers le pays, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et dans la Békaa.



  • غضب الأهالي يهدّد بانفجار ضد السوريين | الأخبار
    http://www.al-akhbar.com/node/214808

    غضب الأهالي يهدّد بانفجار ضد السوريين

    « La colère des proches menace d’éclater contre les Syriens. »

    Les familles des soldats et gendarmes libanais capturés par l’Etat islmaique et abandonnés par tous, à commencer par l’Etat libanais, tentées de se venger sur les Syriens réfugiés au Liban (qui n’en peuvent rien car ce conflit n’a plus grand chose de syrien, n’en déplaise à ceux qui prétendent encore le contraire). Comme les Syriens sont presque aussi nombreux que les Libanais en certains endroits, sinon plus même, comme les armes traînent partout dans le pays et la région, cela promet...


  • Siniora (Saniora): ISIS, Hezbollah, c’est kif-kif,
    http://www.iloubnan.info/politique/82564/Siniora:-Nous-voulons-un-president-qui-rassemble-les-Libanais-et-assure-l

    « Je vous dis clairement, je considère les personnes présentes dans cette conférence, plus proches de moi que celles qui prônent l’étendard transfrontalier de Wilayat al-Fakih de Téhéran, ou l’étendard du califat qui gouverne le Mossoul et Raqqa. Vous ressemblez au Liban, à son peuple, à son histoire, à son présent et avenir. Vous illustrez les aspirations des Libanais à un avenir sûr, et prospère, en harmonie avec nos intérêts et avec le mouvement du monde autour de nous », a-t-il conclu.


  • L’incident du drapeau de l’EI sur la place Sassine crée de nouvelles tensions - Sandra NOUJEIM - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/883737/lincident-du-drapeau-de-lei-sur-la-place-sassine-cree-de-nouvelles-te

    L’incident du drapeau de l’EI sur la place Sassine crée de nouvelles tensions

    On se passionne au Liban pour cette histoire de drapeau de l’EI brûlé publiquement (le drâme, sur l’emblême des fous-furieux figure une « phrase sainte »...) Même Pierre Abi Saab en parle ce jour (http://www.al-akhbar.com/node/214603), relayant des « discussions » sur les réseaux sociaux un peu avant (http://stateofmind13.com/2014/08/30/ashraf-rifis-priorities-trying-to-make-burning-the-isis-flag-illegal-).

    Tout cela alors qu’une vingtaine de soldats et gendarmes libanais ont été capturés par les combattants dudit EI, combattants que l’Etat libanais a laissé se retirer dans la montagne avec leurs otages comme « un moindre mal ». La solution consistera sans doute à négocier leur libération (contre une discrète rançon payée par le Qatar qui de toute façon le fait de bon coeur et) contre celle de quelques militants/hors-la-loi se réclamant de l’EI et actuellement enfermés dans une prison du pays.

    #Jusqu'ici_tout_va_bien


  • Netanyahu affirme avoir cessé le conflit à Gaza en raison d’autres menaces régionales
    http://www.romandie.com/news/Netanyahu-affirme-avoir-cesse-le-conflit-a-Gaza-en-raison-dautres/512677.rom

    érusalem - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé samedi à la télévision qu’Israël avait accepté de cesser les hostilités à Gaza pour garder des ressources face à d’autres menaces régionales potentielles.

    Nous avons combattu 50 jours et nous aurions pu combattre 500 jours, mais nous sommes dans une situation où nous avons l’Etat islamique aux portes de la Jordanie, Al-Qaïda dans le Golan et le Hezbollah à la frontière avec le Liban, a déclaré M. Netanyahu lors d’un entretien à la télévision publique israélienne diffusé samedi soir.

    Nous avons décidé de ne pas nous embourber dans Gaza, (...) nous avons décidé de nous limiter à notre objectif : ramener le calme aux citoyens d’Israël, a-t-il ajouté.

    Après plusieurs trêves unilatérales ou bilatérales avortées, les deux camps ont fini par s’entendre mardi sur un cessez-le-feu illimité mettant un terme à 50 jours de guerre qui ont fait 2.143 morts côté palestinien et 71 côté israélien.

    Benjamin Netanyahu a appelé le président palestinien Mahmoud Abbas, avec qui il affirme que les contacts sont réguliers, à faire un choix entre des négociations de paix avec Israël ou le Hamas.

    Les Palestiniens doivent comprendre qu’ils doivent choisir entre la paix ou le Hamas, a-t-il ajouté.


  • L’armée se trouva bien dépourvue quand la bise fut venue
    http://www.lorientlejour.com/article/883507/larmee-se-trouva-bien-depourvue-quand-la-bise-fut-venue.html

    Scarlett Haddad bien sur,

    Selon une source militaire, l’armée savait lorsqu’elle avait riposté, il y a un mois à l’agression dont elle avait été victime, que cette confrontation ne pouvait pas se terminer facilement, surtout à cause de la position ambiguë de certaines politiques qui continuent, directement ou non, à couvrir les éléments armés. On a vu par exemple, la semaine dernière sur la chaîne NTV, un cheikh pressé par le présentateur du talk show, refuser de qualifier les attaques contre l’armée d’actions terroristes, préférant dire qu’il s’agit d’erreurs.

    De même, dans un autre talk show sur la LBCI, le ministre de la Justice Achraf #Rifi a mis sur un pied d’égalité la menace que représente l’EI et celle que représente le Hezbollah pour le Liban, sachant que le même Hezbollah est représenté dans le gouvernement et que ses membres siègent aux côtés de Rifi.

    Le Premier ministre Tammam Salam a été prié de commenter ces propos de l’un des principaux ministres de son gouvernement, mais il a refusé de le faire.

    C’est dire que la confusion au sujet de la position réelle du #courant_du_Futur ou de certains de ses alliés continue de régner. Même si le chef de ce courant, Saad Hariri, avait lui-même contacté le commandant en chef de l’armée pour lui déclarer son appui dans la guerre menée contre les groupes terroristes. Il avait ensuite dépêché auprès de lui son émissaire personnel, pour confirmer cet appui. Mais la réalité reste moins claire sur le terrain.

    La confrontation du début du mois avait en effet montré que l’armée devait respecter des lignes rouges occultes dans son combat contre l’EI et al-Nosra. D’une part, elle ne devait pas s’approcher des camps de réfugiés syriens et, d’autre part, elle n’avait pas de mandat pour lancer des perquisitions et arrêter des personnes à l’intérieur de Ersal. Finalement, l’armée a réussi à reprendre les positions qui avaient été attaquées, tout en consolidant sa présence su les collines surplombant Ersal. Mais pour aller plus loin dans la confrontation, il lui aurait fallu des moyens plus grands, notamment des hélicoptères de combat, et une couverture politique plus nette. Aujourd’hui, sa mission officielle consiste à surveiller les déplacements des uns et des autres et lorsqu’elle tombe sur un flagrant délit, elle arrête les contrevenants, tout en se voyant obligée de se justifier par le biais de communiqués explicatifs de la direction de l’orientation, pour ne pas essuyer les critiques de la classe politique. Résultat : elle est la cible d’attaques de temps à autre, mais ne peut pas entreprendre une riposte à grande échelle.

    #Liban #pays_psychotique



  • L’extraordinaire aplomb des officiels étasuniens,

    Les États-Unis vont livrer des armes à l’armée libanaise
    http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201408/14/01-4791756-les-etats-unis-vont-livrer-des-armes-a-larmee-libanaise.php

    « Les États-Unis vont bientôt livrer aux Forces armées libanaises (FAL) des armes offensives et défensives », a déclaré l’ambassadeur David Hale dans un communiqué.

    « Cette assistance améliorera la capacité des FAL à sécuriser les frontières du Liban, à protéger la population libanaise et à combattre les groupes extrémistes violents », a-t-il ajouté.

    Washington fournit des armes légères à l’armée libanaise contre les jihadistes
    http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201408/14/01-4791756-les-etats-unis-vont-livrer-des-armes-a-larmee-libanaise.php

    « Le Liban a demandé, les États-Unis ont fourni », a affirmé l’ambassadeur américain David Hale vendredi, lors d’une brève cérémonie à l’aéroport de Beyrouth, peu après l’arrivée d’un avion militaire C-130 transportant l’aide. « Soutenir l’armée et les services de sécurité libanais est à la tête des priorités des États-Unis », a-t-il ajouté devant des militaires libanais et la presse.

    Selon une source militaire à l’ambassade américaine, Washington a livré entre jeudi et vendredi 1 500 fusils d’assaut M16, 480 lance-roquettes antichars et environ 60 mortiers et des obus de 81 et 120 mm.

    « D’autres mortiers, des lance-grenades, des mitrailleuses et des roquettes antichars vont également arriver », a souligné l’ambassadeur David Hale.



  • Breaking news: le Liban est (à nouveau) sauvé par ses forces de sécurité :

    Security guards foiled an attempt to smuggle around 20 grams of hashish packed in halva into the Zahle prison.

    20 grammes ? Pfiou. (Dans le flux du Nahar.) Comment ça se passe, ils envoient un communiqué de presse quand ils parviennent à déjouer des plans aussi machiavéliques ?


  • Pourquoi un individu suspecté de « liens » avec ISIS a quitté le Liban :
    http://www.naharnet.com/stories/en/144938-france-detains-accomplice-of-napoleon-hotel-potential-suicide-bombe

    However, the suspect had to leave Lebanon before the expiry of his passport.

    Pour des gens qui prétendent renverser les frontières de Sykes-Picot… (on ne s’imagine pas à quel point les problèmes de renouvellement de visa peuvent constituer un sérieux motif de découragement pour les kamikazes jihadistes)


  • Liban. Ventes d’armes : un contrat qui sent le soufre
    http://www.parismatch.com/Actu/Economie/Ventes-d-armes-un-contrat-qui-sent-le-soufre-582654

    Pour les Libanais, comme en a fait état le quotidien de Beyrouth «  L’Orient-Le Jour  », des problèmes de «  commissions  » – le chiffre de 500 millions de dollars est avancé –, empêcheraient le «  deal  » de se concrétiser. En effet, les industriels français – tels DCNS, Thales, Renault Trucks, Airbus ou Nexter – sollicités pour armer le Liban ont chacun des «  agents  » dans la zone, qu’ils doivent en principe commissionner, même s’ils ne sont pas à l’origine du contrat. Or la monarchie saoudienne, échaudée par de précédentes affaires de «  rétrocoms  » – tant du côté libanais que français –, ne veut pas entendre parler de versements de commissions. Sous peine de rompre l’accord. Des différends portent aussi sur le contenu des livraisons. La France doit faire face aux pressions d’Israël, qui redoute de voir des armements sensibles tomber entre les mains du Hezbollah, le mouvement chiite libanais classé comme terroriste. Si l’armée du pays du Cèdre a besoin d’armes modernes et opérationnelles (hélicoptères d’assaut, artillerie, missiles), Paris est plus enclin à lui livrer des hélicos d’occasion, des blindés légers, des véhicules de transport de troupes ou des navires patrouilleurs classiques.


  • Admire ce titre, assez apocalyptique : Pris sous les feux de Gaza, de Syrie et du Liban. L’expression « pris sous le feu » introduit l’article, avant de t’informer qu’il s’agit de « cinq roquettes » qui « ont touché » le « plateau du Golan ». Mais bon sang, c’est quasiment un déluge de feu
    http://www.journaldemontreal.com/2014/08/24/pris-sous-les-feux-de-gaza-de-syrie-et-du-liban

    Israël s’est retrouvé pris sous le feu sur trois fronts différents entre samedi et dimanche, essuyant des tirs de roquettes de Syrie et du Liban en plus de ceux décochés de la bande de Gaza.

    Personne n’a revendiqué ces tirs provenant de Syrie et du Liban, deux voisins avec lesquels Israël reste techniquement en état de guerre. Des incidents transfrontaliers ont déjà eu lieu dans le passé.

    « Au moins cinq roquettes tirées depuis la Syrie ont touché différents points du plateau du Golan », occupé par Israël depuis la guerre des Six jours en 1967, a indiqué l’armée israélienne.


  • As-Safir Newspaper - « السفير » تطالب بلجنة تحقيق عسكرية في « قضية عرسال » :: الصفحة الرئيسة
    http://mobile.assafir.com/Article/1/367850

    Ca date d’hier mais c’est bien intéressant ! La version française d’Al-Manar a eu la bonne idée d’en traduire une partie.

    Dans un pays , tel que le Liban , où la présence d’un Etat en bon et du forme fait défaut, où les ingérences étrangères font hélas partie de la culture politique du pays, la souveraineté voire la dignité d’un peuple sont menacées..

    En effet, la seule institution étatique qui puisse encore se prévaloir d’être la véritable garante de la souveraineté et de l’unité du Liban, soit l’institution militaire, subit de plein fouet des « revers » à travers l’affaire des soldats enlevés à Ersal par les takfiris du front alNosra et de Daesh..

    Pour la quatrième semaine consécutive, le sort de ces prisonniers de la bataille d’Ersal dont les noms, les numéros et les photographies sont inconnus, rest_e sombre suscitant de nombreuses questions auxquelles le gouvernement libanais dédaigne de répondre..

    Parmi ces questions que se pose le quotidien asSafir , le scandale de ce groupe de soldats militaires qui ont décidé de fuir leur localité au moment où la bataille s’est déclenchée et ont rejoint les rangs d’alNosra.. D’abord pourquoi cette unité avait une seule couleur communautaire ? ET pourquoi l’armée libanaise n’a pas révélé l’identité des déserteurs de l’armée ou bien s’attend-elle à ce que les groupes takfiris révèlent leur identité à travers un enregistrement vidéo ??

    Ensuite, est-ce que le commandement militaire a pris suffisamment de mesures pour protéger les militaires et empêcher l’effondrement de leurs positions durant les premières heures de la bataille , et pourquoi les soldats de l’armée sont restés de dix heures du matin jusqu’à quatre heures du soir, sans renfort pire, aucune mesure immédiate n’a été prise afin de les libérer de l’étau ou au moins d’assurer un canal de retrait ??

    Au niveau sécuritaire, comment se fait-il qu’un homme comme Imad Jomaa , un des symbole des takfiris, puisse se déplacer si aisément , pendant deux ans , à travers six points dans la région de Ersal sans être contrôlé ou arrêté ??

    Et si les aveux de Jomaa selon lesquelles les groupes takfiris avaient l’intention d’occuper la ceinture s’étendant de Ersal jusqu’à la plage de Akkar, pourquoi ils ont décidé de se retirer soudainement ? Quelle partie régionale ou locale est intervenue pour imposer ce retrait ? Quel est le rôle de certains organismes et personnalités politiques dans le règlement humiliant obtenu au détriment de l’armée ?

    Justement, concernant la médiation dans les négociations pour la libération des soldats libanais, pourquoi a-t-on permis à l’Association des oulémas musulmans, connue pour son animosité envers l’institution militaire à diverses occasions, d’être le contact avec les groupes terroristes ?

    Enfin, pourquoi garde-t-on ouvert le passage d’alHosn face aux groupes armés qui se déplacent de Ersal vers les territoires montagneuses et ce quotidiennement et sous les yeux des points de contrôle de l’armée libanaise ?

    Autant de questions qui donnent l’impression que cette affaire non seulement n’est plus entre les mains de l’armée libanaise mais son issue dépend plus de facteurs régionaux la compliquant encore plus ...

    C’est moins saignant que la totalité de l’original, mais la suite de l’article, par la rédaction du Manar, est intéressante aussi : http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=187911&frid=18&seccatid=23&cid=18&fromval=1

    Durant cette période, l’armée libanaise n’est pas restée les bras croisés.

    Selon le site d’informations Slabnews, l’armée a poursuivi des suspects, en a arrêté d’autres, mais surtout elle a remarqué les visites successives du fils de l’un des chefs des services de renseignements du Golfe, en moyenne une fois par mois, un prince connu sous les initiales M. Ben B.

    Ce dernier se rendait à Ersal pour se diriger vers ses montagnes, avec en sa possession une valise remplit de dollars, il se réunissait avec les dirigeants des islamistes, puis se rendait de nouveau à Beyrouth via Ersal et quitter de l’aéroport international de Beyrouth.

    L’Armée libanaise a surveillé ce personnage pour l’arrêter en Août à d’un des barrages routiers aux entrées de Ersal, quand il a montré sa carte diplomatique de l’ambassade l’un des pays du Golfe, et des valises pleines d’argent.

    Le Prince M. Ben B. a été conduit dans une caserne de l’armée dans la région pour subir un interrogatoire, les islamistes ont su que l’homme qui détient leur salaire mensuel est fait prisonnier par l’armée. A ce moment, Imad Jomaa se dirige vers la caserne.

    Arrivé à la caserne, Jomaa exige de rencontrer le commandant en chef de la caserne qui l’accueille dans son bureau.. Durant cette réunion, Jomaa menace l’armée libanaise d’incendier la caserne si elle refuse de relâcher le Prince M.B.b. Réaction du commandant de la caserne : il ordonne son arrestation.

    Ses « frères » islamistes ont alors décidé d’attaquer la caserne afin de libérer et Jomaa et le prince.. Sauf qu’ils ont été surpris de constater qu’ils ne se trouvaient pas dans la caserne. En effet, ils avaient été transférer 30 minutes avant le déclenchement de la bataille, vers le ministère de la Défense à Yarzeh.

    Quelques jours aprés le déclenchement de la bataille, l’ex- président de la République a rendu visite au commandant en chef des forces armées au ministère de la Défense et lui a demandé de libérer le prince. Mais le général Kahwagi a refusé catégoriquement. L’homme a retransmis la réponse à ceux qui lui avaient assigné une telle mission.

    L’après-midi du même jour, l’ex-premier ministre Saad Hariri annonce le don d’un milliard de dollars. Pas moins de 48 heures Hariri apparait cette fois à Beyrouth, au centre-ville où il rend visite à la tombe de son père, puis au Grand Sérail, puis dans sa demeure dans le centre de Beyrouth.

    On imagine bien la surprise des Libanais de voir cet homme, dont la sécurité est menacée revenir dans son pays après trois années d’absence , et ce en dépit de l’existence de menaces sur sa vie.

    Hariri effectue une série de réunions publiques et non-publiques avec des responsables politiques, ce qui a provoqué une pression considérable sur la direction de l’armée pour libérer le Prince en question.

    • L’article fait du bruit.

      Les rumeurs sur le fait qu’une partie des soldats aurait fait défection, que l’armée ne serait pas capable de déterminer précisément l’identité des soldats enlevés, preuve soit d’un comportement fautif, soit d’une incompétence similaire au reste de l’État libanais, apparaît comme véritablement scandaleux, puisque l’armée devrait être la dernière institution encore capable de fonctionner au Liban (Jean Kahwaji est très critiqué). Si ce n’est pas le cas – ce que cet article suggère –, en gros c’est la fin des haricots.


  • En moins de 24 heures, je viens de voir passer deux (très sérieuses) estimations : l’État islamique compterait 10.000 combattants… ou 50.000.

    On est en train de bombarder des gens dont les estimations du moment varient du simple au… quintuple ? La grande classe américaine.

    Par analogie, se demander à quel point toutes les estimations dont nous sommes abreuvés depuis trois ans sur la Syrie sont très précises, un peu précises, pas très précises ou carrément calculées au doigt mouillé…

    • Et toujours le même jour, je viens de découvrir la nouvelle fulgurance de Caillet (désormais « consultant en affaires islamiques » – oui, ça existe… je crois que c’est un peu le même genre de travail qu’Antoine Sfeir) :
      http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Les-soutiens-de-l-Etat-islamique-2014-08-18-1193483

      « Ils ne représentent pas plus de 5 % de ses fonds », estime Romain Caillet, consultant en affaires islamiques basé au Liban. « Il s’agit maintenant d’une structure bien établie, avec environ 250~000 hommes », insiste-t-il.

      Bon, ben donc c’est 10.000, ou 50.000, ou 250.000. Yallah !

    • Romain Caillet en 2012, en collaboration avec son directeur de thèse François Burgat publiait un article sur Jabhat al-Nusra, qui venait de proclamer sa naissance, pour expliquer qu’il y avait tout lieu de penser qu’il s’agissait d’une création des services syriens. Le tout sur le site de l’IFPO. On a donc tout lieu de faire entière confiance en l’expertise de ce monsieur :
      http://ifpo.hypotheses.org/3540

      Le 17 mars 2012, alors que se développaient les offensives de « l’armée syrienne libre » regroupant les partisans, militaires ou civils, de la lutte armée contre le régime, et que des individualités mobilisées dans la frange salafie du paysage régional avaient sans doute rejoint, mais sans en affecter significativement la structure, les rangs de la rébellion1, un groupe « jihadiste » a effectivement annoncé sa création sous l’appellation du « Front du secours des Mujâhidîn du Shâm aux Syriens dans l’arène du Jihad » (Jabhat an-Nusra li-ahl ash-Shâm min mujâhidî ash-Shâm fî sâhat al-Jihâd). Quelques semaines plus tard, ce Front a revendiqué un premier attentat à la voiture piégée visant les locaux d’une branche des services de sécurité damascènes. Depuis lors, nombre d’opérations de ce type ont été revendiquées par le même groupe. Les communiqués, usant d’une rhétorique sectaire particulièrement radicale, confortent opportunément la thèse du régime. Ils ont logiquement suscité de multiples interrogations. Les milieux de l’opposition, rejoints par plusieurs analystes occidentaux, ont estimé que ce mode opératoire relevait d’une mise en scène du pouvoir. Les auteurs des premiers attentats ont, en effet, évité de causer de vrais dégâts à la cible sécuritaire supposée. Ils auraient utilisé, pour crédibiliser la tuerie, des corps de manifestants tombés plusieurs jours plus tôt en prenant soin de rendre impossible toute identification des victimes. Muhammad Abû Rumân, un spécialiste jordanien réputé des groupes jihadistes, a dit lui aussi son scepticisme.
      Les notes qui suivent entendent se faire écho des termes d’une analyse identique, mais dont l’intérêt tient à ce qu’elle soit venue des rangs, au demeurant divisés sur le sujet, de la mouvance jihadiste internationale. Dans un texte posté par ses partisans sur le forum muslm.net, un activiste syrien vivant à Londres, ‘Abd al-Mun‘im Mustafâ Halîma, plus connu sous le nom d’Abû Basîr at-Tartûsî4 et qui aurait lui-même rejoint récemment les rangs de l’armée syrienne libre, expose les raisons qui le conduisent à douter de la réalité de ce « Front du secours » qui rappelle à ses yeux d’identiques créations du régime syrien dans les années 1980.

    • Quand les billets de @nidal donnent des idées aux journalistes du Monde :

      Sur l’appel de Une, à l’instant :

      Les effectifs du groupe djihadiste présent en Syrie et en Irak varient entre 10 000 et 50 000 hommes selon les sources. Toutes soulignent un recrutement en hausse.

      L’Etat islamique, combien de combattants ?

      http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/22/l-etat-islamique-combien-de-combattants_4475352_3218.html


  • «#Israel y el Estado Islámico forman parte del mismo proyecto» SHEIKH ZIAD DAHER, Representante de #Hizbullah

    Hizbullah se encuentra en el epicentro de una región en permanente conflicto y juega un papel clave, tanto como baluarte de apoyo a la resistencia palestina como a la hora de defender al Gobierno sirio dentro de la guerra que desangra el país desde hace tres años. La ofensiva israelí en Gaza permitió comprobar hasta qué punto la milicia chíí, liderada por Sayyed Hassan Nasrallah, constituye una inspiración para #Hamas, la Yihad Islámica e incluso las brigadas de Abu Ali Mustafá, brazo armado del #FPLP. Sin embargo, el frente para Hizbulah no está al sur de Líbano, sino al este, en Siria, e incluso en el propio país del Cedro, donde, por el momento, se mantienen los frágiles equilibrios que evitan la confrontación en un país dividido. La irrupción del Estado Islámico es ahora la principal amenaza, que la formación chií se muestra dispuesta a combatir pese a que en los últimos tiempos algunos de sus feudos en Líbano han sido atacados.
    ...

    http://www.naiz.eus/eu/hemeroteca/gara/editions/gara_2014-08-17-07-00/hemeroteca_articles/israel-y-el-estado-islamico-forman-parte-del-mismo-proyecto