country:madagascar

  • RDC : opacité
    http://survie.org/billets-d-afrique/2013/224-mai-2013/article/rdc-opacite-4475

    La #République_Démocratique_du_Congo a été suspendue par l’ITIE, l’Initiative pour la transparence des industries extractives. Un avertissement avant la radiation probable dans un an, l’ITIE pourrait décider de radier définitivement le pays. Géant minier, le Congo rejoint ainsi le Yemen, la Sierra Leone, Madagascar, la Mauritanie et la Centrafrique. L’ITIE a relevé un chiffre : 88 millions de dollars, qui ne sont pas rentrés dans les caisses de l’Etat, alors qu’ils ont été prélevés sur le secteur (...)

    #224_-_mai_2013 #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs


  • La BNP, cette banque considérée par ses propres salariés comme participant au blanchiment d’argent :

    La blanchisseuse africaine, c’est comme ça qu’entre collègues de la BNP Monaco, on appelait la cellule Afrique, assure un ancien de la banque, parti à la concurrence. Il évoque « des montagnes de chèques » expédiés par courrier en Principauté depuis Madagascar, le Gabon ou encore le Burkina Faso…

    Il pourrait ainsi y avoir dans les livres de comptes de la BNP WM Monaco des « centaines de millions d’euros » d’argent, si ce n’est sale, à la provenance du moins suspecte. C’est en tout cas, ce qu’estime Sherpa, l’association qui traque les « crimes économiques ».

    http://www.corsematin.com/article/les-dangereuses-liaisons-africaines-de-la-bnp-de-monaco.989780.html

    http://edito.nicematin.net/AM/pdf/09-05-2013-08-39-52.jpg



  • Autour des mines mongoles, croissance, pollution et ninjas
    http://blog.mondediplo.net/2013-04-19-Autour-des-mines-mongoles-croissance-pollution-et

    Comme dans de nombreux pays émergents, l’écosystème de la Mongolie subit de plein fouet les effets de ses progrès économiques, essentiellement dûs à l’exploitation « anarchique » des nombreux gisements de minerais dispersés sur un territoire équivalent à deux fois et demie celui de la France. L’essor de l’activité minière, depuis vingt ans, représente à la fois un remarquable potentiel économique et une grande menace environnementale. Cette métamorphose est porteuse d’autant de promesses que de dangers. La (...)


  • #Vidéo : Je veux ma part de Terre – Madagascar
    http://www.grain.org/fr/bulletin_board/entries/4688-video-je-veux-ma-part-de-terre-madagascar

    « Trois îles, trois destinées, trois situations ! Au cœur de l’océan indien, Maurice, Madagascar et la Réunion, tentent par tous les moyens d’attirer des investissements extérieurs afin de poursuivre leur développement et tirer parti des effets de la mondialisation.

    Leur ultime (ré)solution ? : Vendre ce qu’elles ont de plus précieux... leurs #terres.

    Je veux ma part de Terre est une trilogie sur l’exploitation des terres dans l’Océan indien (Madagascar, La Réunion et l’île Maurice).

    Pour le premier volet, réalisé en 2011, Frédéric Lambolez et Jean-Marie Pernelle de En Quête Prod se rendent à Madagascar, qui tente de valoriser son sous-sol aux multiples richesses et signe des partenariats avec les leaders mondiaux de l’exploitation minière, notamment Rio Tinto pour l’ilménite à Fort Dauphin. Nous menons l’enquête sur les conséquences d’un tel projet et tentons de découvrir à qui profitent les bénéfices et pour quelles situations.

    « Les promesses et espoirs suscités par le projet minier d’ilménite à Fort-Dauphin (Madagascar) étaient forts lorsque nous nous sommes rendus sur place en 2009. Trois ans après, en 2012, la réalité de la mine est bien différente et l’heure est aux résistances face au géant de l’exploitation minière Rio Tinto ... »

    #business #spéculation #ressources_minières
    http://www.dailymotion.com/video/xb8bg8_teaser-je-veux-ma-part-de-terre_news


  • Il faut arrêter d’accaparer les #terres pour produire des #biocarburants
    http://www.grain.org/article/entries/4654-il-faut-arreter-d-accaparer-les-terres-pour-produire-des-biocarburants

    Zainab Kamara est l’une de ces milliers d’agriculteurs de Sierra Leone dont l’entreprise suisse Addax Bioenergy a pris les terres pour établir une plantation de 10 000 hectares de canne à sucre destinée à produire de l’éthanol pour le marché européen.

    « Aujourd’hui je n’ai pas de ferme. Les gens meurent de faim. Nous sommes obligés d’acheter du riz parce que nous n’en cultivons plus, » explique t-elle.1

    En Guinée, le pays voisin, les paysans tentent de comprendre comment leur gouvernement a pu accepter de céder 700 000 hectares de leurs terres à une entreprise italienne qui veut cultiver du jatropha pour en faire du biodiesel.2

    Sur un autre continent, au Brésil, les communautés Guarani se battent pour leur survie contre des sociétés qui convoitent leurs terres pour y produire de l’éthanol à partir de canne à sucre.3 Même histoire en Indonésie où les Malind et d’autres peuples autochtones de Papouasie Occidentale s’opposent désespérément à un projet qui transformerait leurs terres en plantations de canne à sucre et de palmiers à huile. Même histoire en Colombie où des forces paramilitaires exercent de terribles pressions sur les communautés afro-colombiennes pour leur faire abandonner leurs terres afin de laisser la place aux plantations d’huile de palme.4

    Tour d’horizon précis et précieux, comme d’hab quand Grain s’en mêle...
    #agrocarburant


  • Le nucléaire vu d’Afrique - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Le-nucleaire-vu-d-Afrique.html

    L’uranium africain est à la source de l’énergie nucléaire. A-t-il pour autant toujours été reconnu comme un produit nucléaire, avec ses risques spécifiques ? Au fil d’une enquête passionnante, l’historienne Gabrielle Hecht montre comment le statut de l’uranium et des travailleurs qui l’extraient a évolué au gré des controverses scientifiques et des luttes politiques

    http://www.laviedesidees.fr/local/cache-vignettes/L175xH261/arton2249-1314f.jpg
    #nucléaire #Afrique


  • Un débat intéressant sur la "défense de la langue française" dans les milieux académiques

    Tout commence par un message tout neutre, tout classique, l’annonce en anglais d’une conférence organisée à Nice, donc en France, sur la liste de géographes [géotamtam]

    Gabriel Vatin, doctorant en géomatique au Centre de recherche sur les Risques et les Crises à Sophia-Antipolis poste cette annonce :

    Dear colleagues,

    The Institute MINES-TELECOM, the University of Nice-Sophia Antipolis and its partners are setting up the next international conference OCOSS (Ocean & Coastal Observation: Sensors and observing systems, numerical models & information Systems), in Nice (French Riviera) on 2013, October, 28th-31st. [...]
    You will find more information about the conference at :

    http://2013.ocoss.org

    Réponse immédiate d’un ancien professeur belge, Michel Vandenbroucke :

    Bande de Schnocks ! Quand vous déciderez-vous à vous exprimer en français devant un lectorat francophone ?! C’est une question de principe mais surtout de bienséance.

    Le message n’est pas très fin, et suppose une posture que nous connaissons bien : le rejet de l’anglais (en particulier) sous prétexte de défendre becs et ongles la langue française. Voilà une position très réductrice, très étroite, et pourquoi ne pas le dire, très rétrograde. Vouloir défendre "notre" langue contre "une autre" langue nous ramène quelques fragrances de la période coloniale. C’est aussi tellement réducteur, à l’heure où nous travaillons presque partout de manière "multiculturelle".

    A Arendal, en Norvège, dans le centre affilié au PNUE où je travaillais, il y avait 40 personnes et 20 nationalités. Nous communiquions indifféremment en anglais, norvégien, espagnol parfois et même en français. On entendait parler le russe, le letton, parfois des langues africaines ou de minorités arctiques. Je me souviens de l’atmosphère comme un beau "ballet de langues". Les cultures, les mentalités, les langues se mélangeaient en un joli bouquet.

    A Goldsmith, d’où je reviens juste, les étudiants qui participaient à notre séminaire venaient de Syrie, de Tunisie, de Norvège, de Zambie, du Canada, de Chine, de Corée, d’Italie, d’Israël... Outre que ce mélange est magnifique et d’une richesse inouïe, il suppose au moins une langue de communication commune. Mais l’expérience montre que tous ces étudiants, en général, parlent au moins couramment trois langues...

    Pour en revenir aux messages postés sur [géotamtam], Il n’en fallait pas plus pour déclencher des réactions que j’ai trouvé très intéressantes et qui méritent d’être portées à la connaissance d’un public plus large. Ces réflexions sont au coeur d’une problématique importante : comment le savoir [la connaissance] peut et doit se transmettre auprès du plus grand nombre. Dans quelle(s) langue(s), dans quelle forme (simplifiée ou synthétisée pour que ce soit accessible aux non-académiques), etc...

    Stéphane Rosière, professeur à l’université de Reims est le premier à tirer :

    Le mal est en la matière très profond. On peut citer Geneviève Fioraso, notre ministre : "si nous n’autorisons pas les cours en anglais, nous n’attirerons pas les étudiants de pays émergents comme la Corée du Sud et l’Inde. Et nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table, même si j’aime Proust…"

    Le mouvement d’anglicisation de nos échanges s’accélère prodigieusement, la langue n’étant considéré que comme un outil, rien de plus. Il y a certainement des moyens de ne pas accélérer ce nivellement.

    Et de poster cette image :

    https://dl.dropbox.com/s/t3ic0ipx6nh4m4a/proust.png

    Kamala Marius-Gnanou, maître de conf à Bordeaux ajoute :

    En tout cas, beaucoup de mes étudiants français (géographes et aménageurs) vont en Inde pour des stages et sont encore confrontés au problème de la langue (anglaise) non maîtrisée. Certes en Inde, l’anglais indien est un outil avant tout ! Mes étudiants se plaignent d’avoir trop peu de cours en anglais en géo (à Bordeaux)... En revanche, les étudiants de l’EHESS, des Ecoles de commerce et de Sciences Po maîtrisent de mieux en mieux l’anglais et soutiennent leur projet (mémoire, projet professionnel etc..) en anglais. Sinon, il y a dix fois moins d’étudiants indiens que d’étudiants chinois en France !!! La ministre a donné de mauvais exemples...

    Maxime Forriez, docteur en géographie précise :

    Ecrire français dans un réseau français ne me semble pas aberrant.
    Ecrire anglais dans un réseau français pour toucher d’hypothétiques relations anglophones me paraît plus surprenant. Il existe d’autres réseaux pour cela, me semble-t-il ?

    A mon tour de vous livrer, une petite méditation sur la magnifique langue de Shakespeare. L’anglais n’est qu’un outil, certes, mais est-ce le bon outil ? Pour des raisons purement historiques, l’anglais s’est imposé en tant que langue vernaculaire internationale, et il n’a toujours pas débouté le français. Question : pourquoi ? La raison est simple ; la langue française est beaucoup plus riche en vocabulaire que la langue anglaise. Nombreuses idées en français sont purement et simplement intraduisibles en anglais.

    Récemment,un juriste m’expliquait que, lors d’un jugement à la cour internationale de la Haye, les juges étaient obligés de rendre plusieurs fois le même jugement. Non pas parce qu’ils sont incompétents, ou qu’il y a eu un appel, mais parce que, par habitude, ils utilisent l’anglais lors d’un premier procès, et que, systématiquement, le jugement rendu est intraduisible dans la langue officielle, le français. Pourquoi ? Simplement parce qu’un mot anglais peut être traduit par trois ou quatre mots en français, parfois même beaucoup plus, les juges, qui maîtrisent les deux langues parfaitement, sont donc obligés, pour trouver le bon terme français, de rendre un second jugement en langue française, donc refaire toute l’analyse de l’affaire jugée.

    La traduction française effectuée, il devient alors très facile de la traduire en n’importe quelle autre langue.

    Cela tend à montrer que l’imprécision de la langue anglaise permet de commercer idéalement, car elle permet de « noyer le poisson » lors d’une négociation, personne ne parlant vraiment de la même chose. On reste dans le flou, et c’est ce qu’il faut pour arriver à un consensus acceptable.

    Cette réflexion me rappelle un problème de traduction (ou d’interprétation) lors de la publication de la résolution 242 du conseil de sécurité des Nations unies en novembre 1967 : il y avait une ambiguïté entre le texte anglais et français qui mentionaient, en français "le retrait « des » territoires occupés" et "from occupied territories (c’est-à-dire "de" territoires occupés)" en anglais. Les israéliens n’ont pris en compte que la version anglaise parce qu’elle leur permettrait (éventuellement) de garder certains territoires acquis et "colonisés".

    Anne-Laure Amilhat Szary, professeure à l’université de Grenoble se scandalise, et avec juste raison :

    Qu’une manifestation scientifique ait lieu en Anglais n’a rien d’exceptionnel si on veut attirer d’autres collègues que nationaux ou québécois, ou membres des cercles de la francophonie ! Il est injuste de discréditer les collègues qui s’engagent sur ce terrain difficile de l’ouverture internationale.

    La discussion sur l’empire de la langue anglaise dégage des relents de regrets du pouvoir que le Français avait pu jouer dans des circonstances analogues par le passé. Personne ne nous empêche de penser en Français. Les Américains tiennent la « pensée française » et autre « French theory » en haute estime d’ailleurs. Il existe d’autres langues qui passent les frontières, l’espagnol en Amérique Latine, l’Arabe .... mais la majorité des publications se font en Anglais, ce qui nous permet de prendre connaissance de la façon dont la science se fait hors de l’Hexagone

    La langue ne doit pas être le véhicule d’un aplanissement de la pensée. C’est difficile du fait des barrières culturelles et des périmètres protégés que nous connaissons moins, dont nos mandarins n’ont pas les codes, mais pas impossible... Ce n’est pas en refusant ce dialogue que nous serons les plus constructifs. Il me semble essentiel de transmettre cette ouverture à nos étudiants.

    Stéphane Rosière tient à préciser ensuite :

    Bien sûr une manifestation en anglais banal et désormais l’utilité de telles manifestations n’est pas à démontrer. j’ai aussi intégré des cours en anglais dans la maquette du diplôme que je dirige.
    Tout l’enjeu me semble-t-il est de savoir à partir de quand nous décidons de faire une croix sur notre langue (le jour où nous disons : à quoi bon un appel à communication en français par exemple ?). C’est ce point d’inflexion, ce « seuil » à partir duquel nous considérons que notre culture n’est plus un vecteur de communication et de culture, qu’elle est inutile (no tool). C’est ce seuil qui me fait réfléchir et m’inquiète, c’est vrai.

    Et si les Américains tiennent la « french theory » en haute estime, c’est uniquement parce qu’elle est traduite en anglais, ils n’ont que faire du texte original.

    J’avais mis en exergue la citation de Fiorasso car elle relève à mon avis d’une pensée qui a passé ce seuil, qui est purement commerciale, c’est une stratégie d’attraction qui est celle d’une entreprise, mais la pensée et la langue ne sont évidemment pas seulement des outils de marketing et de rayonnement.

    Et puis, il y a ce malaise à s’attaquer à Proust, comme autrefois un président dont j’ai oublié le nom qui s’en prenait à la Princesse de Clèves, mais Proust est plus précieux que notre ministre, et son mépris qu’elle étale dans cette phrase haineuse et stupide me rappelle les propos de Goering vis-à-vis des intellectuels (sic !). L’anglais devient là clairement le masque (la justification) de la déculturation et de rien d’autre.

    Virginie Mamadouh, de l’université d’Amsterdam, s’insurge aussi avec juste raison contre l’usage exclusif du français sur une liste prétendument francophone, et s’exprime avec nuance :

    On croit halluciner en lisant certaines des dernières contributions à propos de l’usage de l’anglais sur [géotamtam].

    Les questions de politesse, ça se discute ; et même une police linguistique (plutôt intolérante et contraire aux idées de la libre circulation de l’information scientifique) pourrait se défendre, bien qu’à mon avis on doivent plutôt se réjouir des efforts faits par les géographes francophones ces dernières années pour ouvrir leurs travaux et leurs colloques aux autres (surtout à ceux qui parlent autre chose que le français et l’anglais dans la vie de tous les jours).

    Mais l’appropriation exclusive de [géotamtam] - liste française ? que les francophones hors de France se le disent ! Le statut intouchable du français comme langue des institutions internationales ?
    Ou les qualités intrinsèques du français ? (plus de vocabulaire ? plus précis ? intraduisible ?)

    On aimerait en rire.

    Si vous vous inquiétiez des effets néfastes du « sabir international dérivé de l’anglais » dans lequel vos étudiants prennent l’habitude de s’exprimer, pensez-vous vraiment qu’il serait plus pratique et bénéfique pour les miens de devoir impérativement manier deux langues au lieu d’une pour communiquer avec d’autres géographes dans des rencontres internationales ?

    Tant que les Français ne comprendront pas la différence entre français et francophone, ils auront peu de leçons à donner aux anglophones britanniques ou américain en matière de respect de la diversité linguistique. Celle-ci n’est d’ailleurs ni une condition nécessaire, ni une condition suffisante à la diversité culturelle et à la pluralité de la pensée et des approches géographiques en l’occurrence.

    Cela dit, tout à fait d’accord pour discuter des effets du statut hégémonique de l’anglais dans les échanges internationaux, et pour promouvoir le plurilinguisme, mais nous risquons d’attendre encore longtemps les étudiants de géographie qui se mettraient au néerlandais pour faire un séjour Erasmus chez nous...

    Camille Schmoll, maîtresse de conférences à l’université de Paris VII rappelle :

    Certains d’entre nous travaillent, communiquent, enseignent en anglais, sans être forcément des traîtres à la nation, à la discipline ou à la langue...

    Adrien Mangiavillano, géographe, explique avec beaucoup de toucher :

    Même si on considère le français comme plus précis, ce qui reste à prouver, car il est probable que c’est notre maitrise de l’anglais et de ses subtilités qui nous échappe, une démarche qui consiste à se priver systématiquement de 75% à 90% de l’auditoire scientifique mondial pour exposer des travaux aussi brillants et fondamentaux soient-ils ne peut que résulter d’une stratégie qui évoque une question bien connue de philo :

    peut-on avoir raison tout seul ?

    Sans chercher à y répondre et au delà des questions linguistiques (même en français, il est aisé de se rendre incompréhensible), il me semble tout de même que l’on peut voir ici une forme d’autosatisfaction bien pratique pour générer des vérités, ce qui est tout de même problématique dans une démarche scientifique. Au delà, c’est la relation à autrui, le faire « sans » dont il est question. Mais c’est peut-être, en fait, l’objectif initial.

    Oui, je trouve aussi très infantile et prétentieux de dire que la langue anglaise est moins riche que la langue française, ou telle langue moins riche que telle autre, nous savons bien que chaque langue recèle ses propres trésors, ses propres subtilités, et nous, qui prétendons parler un très bon anglais, n’en connaissons en fait pas un centième. Une simple promenade dans Londres à écouter les gens nous le prouve : parfois, nous n’en comprenons pas un mot.

    Enfin, Frédéric Dobruszkes, maître de conférences à l’Université Libre de Bruxelles (actuellement en poste au Royaume-Uni) termine par trois remarques :

    1. Il n’est guère intéressant d’opposer les langues. Rien n’empêche d’organiser, si cela s’y prête, des événements multilingues (voir email récent annonçant le colloque sur le vin au Brésil, en trois langues) ou de publier dans plusieurs langues selon les contextes. Pour ma part, je publie en français sur la politique des transports urbains, afin de contribuer au débat bruxellois et belge, et en anglais sur les dynamiques spatiales du transport aérien, vu le public scientifique beaucoup plus large intéressé par ces questions.

    2. Que telle ou telle langue soit plus riche qu’une autre, c’est à voir. Je crois savoir qu’il existe tout de même une littérature anglo-saxonne, des prix Nobel de littérature décernés à des Anglo-Saxons, etc. De toute façon, l’anglais scientifique est généralement pauvre et basique. Mais ce n’est pas pour cela que les idées véhiculées ne sont pas potentiellement intéressantes. Je conseille la lecture de quelques articles de Geoforum, Area ou Transactions of the Institute of British Geographers, parmi d’autres, à ceux qui en doutent. De même, il y avait au colloque annuel de l’Association des géographes américains (AAG) 2012 de New York, où j’ai croisé plusieurs géographes français, plus de 5 000 papiers présentés et plus de 8 000 participants. J’ai du mal à penser que malgré une langue supposément moins riche, il n’y avait rien d’intéressant et, surtout, de complémentaire aux approches plus françaises dans tout cela.

    3. A Oxford, la moitié de mes collègues directs ne sont pas britanniques mais viennent de Turquie, Grèce, Brésil, Portugal, Pays-Bas, Emirats Arabes Unis, Canada anglophone, Chine, USA et Japon, sans parler des visiteurs qui défilent du Chili, de Norvège, etc. Jusqu’à preuve du contraire, les élites intellectuelles de ces pays apprennent aujourd’hui l’anglais plutôt que le français. On peut le regretter, et la domination du champ scientifique par quelque langue que ce soit (l’allemand, le français, etc.) est d’office dommage. Il n’empêche, dialoguer avec ces collègues d’horizon divers est enrichissant, comme peut l’être tout événement scientifique où l’on confronte des approches différentes, selon les langues et/ou les orientations épistémologiques.

    Vaste et intéressant débat qu’il faut nourrir...

    #anglais #français #francophonie #monde-académique #science #savoir #connaissance

    • Et voici les dernières contributions, qui ne manquent pas de piquant

      Henri Chamussy, célèbre (et souvent fort drôle) géographe aujourd’hui à la retraite mais qui reste très actif (il est le co-auteur d’un livre sur le Liban qui vient de sortir) :

      Géotamtam qui est un réseau socio-professionnel joue bien son rôle - et de mieux en mieux - comme diffuseur d’information ; mais comme plateforme d’échanges d’idées, malgré une ou deux tentatives timides, il ne joue pas son rôle comme lieu de discussions, voire comme lieu de polémiques ; il faudrait plus souvent qu’il y ait ce que nos ancêtres clercs universitaires médiévaux appelaient une disputatio (mais ils n’avaient pas de querelles linguistiques ; tout se faisait en latin !)

      Cette disputatio sur les langues est assez para-scientifique, mais elle est importante en ces temps d’internationalisation.

      [...]

      J’ai été choqué par le fait que certains parlent de géotamtam comme d’un réseau francophone, voire français. Il serait bon qu’il devienne un réseau international, cela nous apporterait beaucoup, et alors il nous faudra nous faire, résigner, réjouir (rayez la mention inutile...) à ce qu’il soit au minimum bilingue (français et anglais).

      J’ai été, pendant plus de 10 ans, responsable des échanges Erasmus et franco-canadiens à l’IGA. Beaucoup d’étudiants renonçaient à partir à cause de leur nullité en langues, et j’étais obligé de mettre un numerus clausus aux départs au Québec, dont le succès - outre l’exotisme du Canada - résidait en ce que les gens là-bas, comme chacun sait, parlent français. D’ailleurs, preuve par neuf, j’avais peu de demandes pour McGill, comme par hasard.

      [...]

      Confronter plusieurs manières d’exprimer la géographie est un exercice absolument captivant et très instructif. Je me souviens de la réflexion de notre collègue Roy Bradshaw (Nottingham) à qui j’avais donné un article qui abordait des questions épistémologiques et didactiques, que j’avais écrit en anglais, et que je lui demandais de vérifier et de corriger ; sa réponse a été :

      "It’s very difficult, Henri ; anyway, we, french and english, we don’t think in the same way."

      Eh oui , Descartes contre Hume... A Leeds, j’ai organisé avec les collègues un staff seminar sur ce problème et j’y ai découvert des tas de choses, comme par exemple que le mot « problématique » n’existait pas en anglais (il paraît que les choses ont changé), que le mot « informatique » n’existait pas (on disait « computer science », mais ça n’a pas le même contenu conceptuel), qu’il ne faut pas traduire « épistémologie » par « epistemology » (extension du concept plus étroite, plus technique), mais par « philosophy of science », et que, comble et peut-être origine d’une grave méprise, il ne faut pas traduite « artificial intelligence » par « intelligence artificielle », le mot « intelligence » ayant le plus souvent en anglais le vieux sens français d’"information".

      Et plus récemment encore, à l’occasion de la soutenance de thèse d’une étudiante libanaise, nous avons eu une discussion passionnante sur des concepts intraduisibles, prolongée la semaine dernière à Beyrouth : le patrimoine (heritage en anglais, mais pas tout à fait avec la même extension) n’a qu’un équivalent très approximatif en arabe : « tourass », et la discussion a continué sur un autre concept, dont Ibn Khaldoun est peut-être à l’origine, « umran », intraduisible en français, mais dont l"équivalent presque judicieux est le mot anglais « settlement » (essayez de le traduire correctement en français... et dites-moi le résultat !).

      Ces discussions ont été fort enrichissantes, elles ont permis de dégager la charge des concepts derrière les mots, de dégager des mentalités collectives (et soit dit en passant, de m’éloigner définitivement du nominalisme et de régler pour mon compte la Querelle des Universaux ; qui disait du concept que ce n’était qu’un « flatum vocis » ?)

      [...] Il faut être absolument bilingue, si possible trilingue, et nos étudiants ne les sont pas assez (pour le dire politiquement incorrect : les étudiants anglophones non plus, du moins ceux à qui j’ai eu affaire ; ce sont, toujours dans le cadre de mon expérience (mais qui porte sur plusieurs centaines d’étudiants en géographie de 15 nationalités), les Allemands qui maîtrisent le mieux plusieurs langues, ainsi que les Suédois - pour ces derniers, l’anglais, rarement le français !)

      Il serait bon, voire obligatoire que dans tous les Instituts de géographie il y ait un enseignement (d’un module au moins) qui soit fait en anglais, et un autre éventuellement dans une autre langue, allemand, espagnol au choix, et que nos étudiants fréquentent les lieux où l’on apprend des langues (à l’Université Saint Joseph de Beyrouth, il y a un Institut Confucius et des étudiants libanais, tous trilingues, apprennent le mandarin).

      [...]

      Et à tous, salve (c’est du latin...)

      Nous terminerons par un deuxième message du géographe qui a été à l’origine de cette discussion passionnante, Michel Vandenbroucke, cette fois plus modéré même s’il continue de montrer quelques signes d’irritation... :

      Ma mauvaise humeur est venue du fait que l’information véhiculée par Géotamtam était rédigée dans la seule langue anglaise, alors que le lectorat est en majorité francophone. Je pense qu’il y a là quelque chose d’inconvenant et, à la limite, de cuistre.

      Je suis tout à fait d’accord pour que Géotamtam s’exprime aussi en anglais et même, si l’opportunité s’en présente, dans une autre langue par exemple en italien, en espagnol ou en allemand.

      Une des convenances voudrait, à mon avis, que l’on fasse un effort, au sein de l’Union Européenne, pour s’adonner aussi à la pratique des langues de voisinage.

      Je ne rechigne pas à m’attaquer à un texte en anglais que je pense dans l’ensemble maîtriser assez bien. Je ne prône aucunement la primauté du français ni ne prétend à sa supériorité.

      Mais nom d’une pipe ne peut-on tout de même recevoir en France, d’un groupe francophone quelque chose qui soit aussi rédigé en français !

    • En même temps, on peut entendre la crainte (justifiée ou non) de certains chercheurs ? Il y a un paquet de travaux qui ne sont publiés qu’en anglais. Pour reprendre l’exemple du latin cité plus haut, c’était la langue pratiquée par l’Église (et non comprise par les illettrés) pour asseoir son autorité. Pour le dire un peu vite, n’est-ce pas une façon de limiter l’accès au savoir que de le limiter à une seule langue... c’est une question, hein.

    • Les échanges ont continué (un peu) aujourd’hui, avec encore des idées intéressantes : Gabriel Vatin, auteur du « message originel » si je puis dire écrit :

      Comment se retrouver initiateur d’un buzz sans le vouloir ? C’est drôle de recevoir tant de courriels, tous très intéressants, sur un débat auquel je n’avais pas du tout pensé. Et maintenant, on en parle sur la toile :

      http://94.seenthis.net/tag/person:gabriel%20vatin

      [...]

      bravo à toutes et à tous pour vos messages riches en anecdotes et vos points de vue si variés !

      [...]

      Selon moi, une liste de diffusion francophone est un outil de partage d’événements, que ceux-ci soient organisés en français ou dans autre langue. C’est pour cela que j’ai diffusé cette information sur Géotamtam, après tout !

      Je vous promets de faire mes prochaines annonces en français, même si l’évènement organisé est en anglais ! Quitte à ce que l’orateur ait une mauvaise surprise au moment de prendre la parole devant le public...

      Mon point de vue sur le sujet : l’anglais est pour moi, comme pour la majorité des chercheurs, une langue fondamentale pour me faire lire. Certes, le monde de la recherche francophone peut écrire en français, pour écrire, mais si l’on cherche à se faire lire et avoir les échanges les plus intéressants, l’anglais est assez important. Après tout, quelle déception quand je trouve un article qui semble intéressant... mais écrit en russe !

      Jean-Yves Puyo, de l’université de pau ajoute :

      Je suis partisan moi aussi de la diversité linguistique. C’est ce que nous essayons de faire au sein de la commission Histoire de la Géographie de l’UGI, avec mon président (Espagnol) et mon vice-président (Anglais). Ainsi, lors des sessions « régionales » que nous co-organisons, nous prônons bien sûr l’usage les deux langues officielles de l’UGI (l’Anglais mais aussi le Français, si, si) et la langue du pays qui nous accueille.

    • Un lien indirectement lié à cette discussion :

      http://seenthis.net/messages/70221

      Adieu French : comparing English and French Wikipedias

      http://www.zerogeography.net/2012/05/adieu-french-comparing-english-and.html

      ven though there is three times as much content in English than French, one might assume that there are plenty of parts of the world in which people are more likely to annotate or augment space with French content.

    • Une réaction tardive en forme de proposition, qui vient de Charlotte Prieur (enseignante à l’université de paris IV)

      Comment aider nos étudiants géographes à mieux maîtriser la langue anglaise ?

      L’UFR de géographie et aménagement de Paris IV, organise depuis plusieurs années maintenant des cours de géographie en anglais pour les étudiants, plutôt que de laisser ce soin aux UFR d’anglais (la versification shakespearienne retenant peu l’attention de nos étudiants géographes).

      On se doute que la plupart des universités sont désormais fortement incitées à le faire et que les collègues en charge de ces cours rencontrent les mêmes types de difficultés que nous : niveaux très hétérogènes des étudiants, pas de manuel d’anglais de spécialité géographie, développer la pratique orale dans des classes souvent fournies, quête d’une revue de géographie en anglais qui serait accessible à nos étudiants (à Paris Sorbonne, on penche pour Focus on Geography plus que pour Geographical)...

      Il existe en même temps de belles opportunités : magnifiques conférences en ligne de géographes anglophones, manuels de premier cycle anglophones assez époustouflants (Introducing Human Geographies par exemple), et mise à disposition des mooc (massive open online courses) qu’il faut apprendre à sélectionner et utiliser à bon escient.

      Que ceux qui sont intéressés par ces questions n’hésitent pas à s’inscrire en envoyant un message à geographyinenglish@googlegroups.com


  • Les #femmes, grandes laissées-pour-compte de Mars, Mondelez et Nestlé | Oxfam International
    http://www.oxfam.org/fr/cultivons/pressroom/pressrelease/2013-03-08/femmes-laissees-pour-compte-cacao-chocolat-mars-mondelez-nestle

    Une enquête menée dans quatre pays où Mars, Mondelez et Nestlé s’approvisionnent en cacao a révélé que de nombreuses agricultrices se trouvent confrontées à des discriminations, à des inégalités salariales, et à la faim, ce qui selon l’organisation internationale Oxfam, révèle l’insuffisance des politiques sociales de ces entreprises et la nécessité de les améliorer.

    #chocolat #marques

    • Vu à Madagascar, des jeunes femmes qui donnent du lait N… à leurs bébés (ça fait « moderne » en plus !) avec de l’eau croupie, c’est pas terrible terrible.
      J’ose plus mettre de lien (avant de revisiter 20 fois ma source…) mais avec tous les produits de N… de M… faut vraiment réviser sa liste à boycotter !

    • friskies et perrier tu savais toi que c’était N…é ? ben pas moi, grrrmmmll des fois on sait même pas ! et y’a pourtant pas de chocolat dans les croquettes pour chat ;)


  • #Madagascar : petites bonnes en mauvais État | Jeuneafrique.com - le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique
    http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130221182016/corruption-madagascar-esclavage-violmadagascar-petites-bonnes-en-mauva

    Les témoignages de jeunes femmes malgaches victimes d’abus sexuels et d’esclavage moderne en Arabie saoudite ou au Koweït se multiplient. Le rôle des autorités malgaches dans le scandale reste trouble.

    Fatouma n’a ni chaussures ni vêtements propres lorsqu’elle pose les pieds sur le tarmac d’Ivato, l’aéroport d’Antananarivo, le 8 février dernier. Ses cheveux sont ébouriffés, son visage boursoufflé, par les sanglots peut-être. La jeune femme de 26 ans revient d’Arabie Saoudite. Sa place de domestique dans une grande maison moyennant 200 dollars par mois n’avait rien de l’eldorado promis.

    « Dès le début, je travaillais jour et nuit, parfois sans manger. Puis, mon patron a voulu que je couche avec son fils. J’ai refusé. Et ils m’ont violée sous la douche. J’ai fini par m’enfuir lorsque je les ai aperçus en train d’aiguiser des couteaux. » Pour payer ses études d’anglais, Fatouma s’était laissée convaincre par la promesse d’un salaire qu’elle n’a jamais touché.

    À Madagascar, l’histoire de Fatouma est loin d’être un cas isolé. Officiellement, elles sont 340 à travailler en tant que domestiques dans ce pays, et près de 1 700 au Koweït. « Petites bonnes maltraitées », « Domestiques abusées », font régulièrement les gros titres de la presse malgache. Mais les vagues retombent aussi vite qu’elles se lèvent.

    #domestiques #viols #maltraitance



  • Les fantômes de #Madagascar
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/03/DELTOMBE/47518

    Trois ans après le renversement du président Marc Ravalomanana, Madagascar est dans l’impasse. Malgré la signature en septembre 2011 d’une feuille de route censée sortir le pays de cette phase de transition, l’île s’enfonce dans la crise. S’y dévoilent les dysfonctionnements d’un pays victime de la (...) / #France, #Inégalités, #Mouvement_de_contestation, Pauvreté, #Politique, Madagascar, #Coup_d'État, #Corruption - (...)

    #Pauvreté #2012/03


  • L’islam noir

    « Les étapes historiques de l’islamisation de l’Afrique noire sont connues dans leurs grandes lignes. L’Islam, par rapport à la frange érythréenne, a attaqué l’Afrique plus obliquement, non plus de l’ouest à l’est, mais du nord-ouest au sud-est. Dans l’Afrique du Nord, par la conversion des Coptes et des Berbères, du VIIe siècle au XIe siècle ; dans la zone centrale, en bordure de la grande forêt, par la conversion des Peuls, des Mandé et des Haoussa, du XIIIe au XIXe siècle, sans réussir à pénétrer très au-delà de la lisière forestière : par les trois grandes voies d’accès à l’Afrique soudanaise – le tariq Lamtuni atlantique, la route centrale de Taddmekka et l’axe Fezzan-Kawar.

    Dans la zone littorale orientale (érythréenne), après l’islamisation de la « Côte des Zanj » (dès le IXe siècle) et de Kilwa (Xe siècle), il y a eu lente conquête, du XIIe au XVIe siècle, des contreforts ouest et est de l’Abyssinie chrétienne avec, au-delà, conversion des Galla et une islamisation plus poussée de la Côte, depuis les Somalis jusqu’à Zanzibar, avec des îlots aux Comores et a Madagascar... »

    http://bougnoulosophe.blogspot.be/2009/08/lislam-noir.html


  • Félix Mayol : « Bou Dou Ba Da Bouh », 1913 (l’histgeobox)
    http://lhistgeobox.blogspot.fr/2010/04/206-felix-mayol-bou-dou-ba-da-bouh-1913.html

    Au début du XIXè, les « laptots », d’anciens esclaves rachetés par l’armée, composent les « compagnies de couleur » chargées d’assurer la sécurité des navires de la Compagnie générale des Indes qui commerce alors avec l’Afrique. Mais l’abolition de l’esclavage en 1848 entraîne le tarissement du recrutement. Or, depuis le milieu du siècle, la France a vu s’agrandir son ancienne colonie du Sénégal sous l’impulsion de Faidherbe, gouverneur de 1854 à 1861 puis de 1863 à 1865. Ce dernier aspire à accroître les possessions vers l’intérieur des terres. Dans cette optique, le corps des tirailleurs sénégalais est créé, en 1857, par un décret de Napoléon III. Le recrutement s’étend à toute l’Afrique noire, sans se limiter au seul Sénégal, c’est donc par commodité qu’on les appelle tirailleurs sénégalais. (...) Source : l’histgeobox


  • Les #Insurgés de #Madagascar en 1947
    http://www.globalmagazine.info/article/382/94/Les-Insurges-de-Madagascar-en-1947

    L’insurrection de Madagascar en 1947 et la répression française qui s’en suivit jusqu’en novembre 1948, restent l’un des épisodes les plus sanglants de l’histoire coloniale. Un événement qui a longtemps connu ses zones d’ombres notamment sur le nombre de disparus. Le chiffre de 100 000 morts a été avancé par les autorités françaises en décembre 1948 afin d’alourdir les accusations vis-à-vis des indépendantistes malgaches. Les historiens ont revu ce chiffre à la baisse et estiment aujourd’hui entre 30 000 et 40 000 disparus. Il s’agit d’un réel massacre qui a provoqué un traumatisme dans la mémoire d’une nation.

    un texte, des photos, une bande son...

    #colonisation #répression

    un précédent seen
    http://seenthis.net/messages/65780


  • Madagascar : des bus chinois pour remplacer les taxis-brousse - Madagascar / Transports - RFI
    mercredi 26 décembre 2012

    http://www.rfi.fr/afrique/20121226-madagascar-bus-chinois-taxis-brousse-taxis-be?ns_campaign=nl_AFRIQUE261

    Ces autobus en provenance de Chine pourraient bientôt remplacer les fameux taxis-brousse, ou taxis-be qui circulent un peu partout dans la Grande Île. Des taxis-brousse qui constituent le principal moyen de transport en commun. Une délégation de quatorze transporteurs malgaches se trouve actuellement en Chine pour choisir leurs modèles.

    #afrique #chine #chinafrique #madagascar


  • Éditions Libertalia : « La fête et la lutte, toujours » | Lémi & JBB (Article11)
    http://www.article11.info/?Editions-Libertalia-La-fete-et-la

    Piraterie, rock et lutte des classes - un programme, un vrai, qui donne envie de tout larguer pour arraisonner le premier navire pointant le bout de son étrave. Depuis 2007, entre vents portants et rudes tempêtes, Libertalia suit ainsi le joli cap de la flibuste éditoriale. Alors qu’un nouveau grain se profile à l’horizon, Nicolas, pilier du navire, revient sur l’aventure de la maison. Yo-ho-ho : et une bouteille de rhum ! Source : Article11


  • ’Scarred for life’: Screaming children flee in terror as cinema accidentally shows Paranormal Activity horror film instead of cartoon comedy Madagascar 3 - Home News - UK - The Independent
    http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/scarred-for-life-screaming-children-flee-in-terror-as-cinema-accident

    Children attending a cinema in Nottingham fled in terror at the weekend after bungling staff accidentally played a horror movie instead of cartoon comedy Madagascar 3.

    franchement, c’est malin !


  • Paysage sans paysans (Le nouvel Economiste)
    http://www.lenouveleconomiste.fr/paysage-sans-paysans-16238

    Sans faire de bruit, les #paysans français s’effacent de notre paysage, 18 millions sur 25 à la fin de l’Ancien Régime, 42 % de la population active en 1900, 36 % en 1946, 640 000 pour 65 millions aujourd’hui, soit 3 % de la population active.

    Pendant ce temps, le Qatar achète ou loue des terres agricoles au Soudan ou en Australie, les Coréens font la même chose à Madagascar et en Mongolie, les Chinois au Mozambique, en Zambie, au Kenya, au Cameroun, le Koweït loue des rizières au Cambodge. C’est rarement pour y développer l’#agriculture raisonnée au profit de la population locale. Quand on sait que 1 hectare de terre en Éthiopie se loue 1,50 euro par an, pourquoi les investisseurs privés ou publics s’embarrasseraient-ils de longues négociations avec les États vendeurs en concertation avec les paysans locaux ?


  • Odessa ou les charmes du superflu | Irena Wiszniewska
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/04/WISZNIEWSKA/47573

    On connaît peu, à l’Ouest, la fantaisie et le charme particuliers d’Odessa, grand port de la mer Noire, plaque tournante commerciale et pétrolière de l’#Ukraine. Irena Wiszniewska, raconteuse d’histoires, inventrice d’un stratagème idéal pour sonder l’âme des individus et des peuples, y a succombé. / (...) / #Russie, Ukraine, #Culture, #Histoire, Identité culturelle, #Ville, Mer noire - 2012/04

    #Identité_culturelle #Mer_noire #2012/04


  • Madagascar : la guerre des zébus fait près de 100 morts | Slate Afrique
    http://www.slateafrique.com/93885/madagascar-67-voleurs-de-betails-tues-par-des-villageois

    Tradition villageoise, le vol de zébu, qui était un moyen pour les jeunes gens de prouver leur virilité, a pris la dimension d’un trafic dans la Grande île jouissant de complicités diverses pour écouler le produit des vols et notamment exporter le bétail sur pied vers l’Europe via les Comores.

    #madagascar #dahalo #paysans #pauvreté


  • Bionexx-Madagascar : #Expulsion de milliers de familles des terres qu’elles ont mises en valeur pendant des decennies
    http://farmlandgrab.org/post/view/21002

    Début août 2012, un conflit foncier qui avait déjà défrayé la chronique au mois d’août de l’année dernière, a repris sur le domaine Faharetana dans le district d’Arivonimamo région Itasy (centre de #Madagascar), exploité par la société Bionexx pour la culture d’artemisia annua destinée à l’industrie pharmaceutique européenne. Sans avoir présenté d’avis d’expulsion, les forces de l’ordre ont expulsé 6 000 familles de leurs terrains de cultures de 200 ha que Bionexx tenait à récupérer pour étendre ses plantations sur les 658 ha loués par LAICO[1].

    Il doit y avoir une erreur dans les chiffres
    #pharma #droit_foncier


  • Afrique : En finir avec la malédiction des ressources (Global Voices)
    http://fr.globalvoicesonline.org/2012/08/13/118339

    ’Malédiction des ressources’ : pour de nombreux pays d’Afrique ces mots accolés sont à la fois de mauvais augure et inéluctables. Ils résument aussi tout le paradoxe que tant d’observateurs peinent à expliquer et à accepter : pourquoi des pays africains dotés d’autant de richesses naturelles que la République Démocratique du Congo, le Nigeria ou Madagascar, pour ne citer qu’eux, sont-ils également voués à une pauvreté endémique ? Source : Global Voices


  • A l’encontre » Le mythe de #Malthus
    http://alencontre.org/societe/le-mythe-de-malthus.html

    Malthus n’a ainsi jamais prétendu qu’un jour le monde sera surpeuplé. Il a dit que la #population était toujours à la limite ou approchant d’une nouvelle limite. Si on considère logiquement sa théorie, ainsi que Friedrich Engels le fit remarquer, cela suppose que le monde était déjà surpeuplé lorsqu’il n’y avait qu’un seul être humain sur terre.

    Contrairement à ce qu’affirment des auteurs modernes selon lesquels Malthus était une sorte de pionnier écologiste, ce dernier n’avait aucun intérêt à protéger l’environnement des effets d’une surpopulation humaine ou de protéger les gens de la famine. Son objectif était très différent. Il s’agissait pour lui de prouver que la plupart des gens seraient toujours pauvres et qu’aucun changement social ou politique ne modifierait cela. Près de deux siècles avant que Margaret Thatcher ne déclare qu’il n’y a pas d’alternative (TINA) au #capitalisme, Malthus a gagné la classe dominante anglaise à cette même idée.


  • Mayotte, terre d’asile ou prison d’exil ? (Thibaut Lemiere)
    http://blogs.mediapart.fr/blog/thibaut-lemiere/020812/mayotte-terre-dasile-ou-prison-dexil

    A Mayotte, tout nouveau 101e département perdu au beau milieu de l’Océan Indien, la France « Terre d’Asile » reste encore une chimère... Sur cette île qui rassemble quelques 200 000 habitants pour un peu plus de 320km², on compte plus de 1800 demandeurs d’asile (à peine 1% de la population de l’île) dont 852 nouvelles demandes en 2010 selon l’OFPRA¹. Des chiffres à mettre en parallèle avec les quelques 100 000 « étrangers » qui vivraient sur l’île dont 60 000 seraient sans papier. Les demandes d’asile à Mayotte restent relativement récentes et sont conséquentes à partir de (...) Source : Thibaut Lemiere