Bel article de Pascal Mouneyres sur @syntone, « Ces heures sourdes »
http://www.syntone.fr/article-ces-heures-sourdes-117852963.html
Il faut se rendre à l’évidence : l’art des sons ne s’écoute plus, il se lit.
Radiophonique ou sonore, toute création est aujourd’hui dédoublée d’une production écrite qui, dans l’espace public, la devance, l’annonce, la contextualise, la distribue et dans un sens, la fait naître – qu’est-ce qu’un son qui n’est pas écouté ? Les réseaux numériques sont bien sûr les pourvoyeurs de ces tracts dématérialisés : blogs, alertes, mailing-lists, newsletters ou tweets ont permis cette croyance que chacun (ou presque) communique avec tous (ou presque) avec une efficacité démultipliée.
(...)
Nous n’écoutons plus sans avoir lu, ce qui impacte notre écoute, l’influence, lui donne une direction, puisque nous savons ce que nous allons entendre. Quelle part la qualité de ce que nous lisons prend-elle dans nos choix ? Quelques lignes d’accroche banales peuvent-elles nous dissuader d’appuyer sur play ?
Modeste et assez peu ramenard, le milieu de la #création_radiophonique était autrefois, en dehors de son activisme acoustique, relativement silencieux. S’il continue à produire du son, il s’adonne dorénavant au bruit (médiatique) souvent joyeux et gourmand, au buzz raisonnable. Tant mieux. Aucune raison pour qu’il ne profite pas des ressources de son époque. Parfois clinquante et confuse, au moins celle-ci multiplie-t-elle les chances de se faire entendre.
#radio #communication et à propos de #shameless_autopromo

















