• ECOPOP : la #xénophobie, sans le dire

    On apprenait hier que l’Organisation des Suisses de l’Etranger s’inquiétait du fait que l’initiative ECOPOP pourrait bien signifier en cas d’acceptation une impossibilité de rentrer au pays pour nos concitoyens résidant à l’étranger - un droit constitutionnel pourtant fondamental. La réponse du comité d’initiative à cette crainte est révélatrice de l’état d’esprit de cette association soi-disant écologiste et humaniste.

    http://www.hebdo.ch/sites/www.hebdo.ch/files/styles/galerie_photo/public/KEYSTONE_156322496.jpg
    http://www.hebdo.ch/les-blogs/dessemontet-pierre-la-suisse-%C3%A0-10-millions-dhabitants/ecopop-la-x%C3%A9nophobie-sans-le-dire?esi

    Sur #Ecopop, v. aussi :
    http://seen.li/3j5y

    #suisse #initiative #migration #immigration #votation #population #démographie #néo-malthusianisme #écologie #contrôle_démographique #croissance_démographique #solde_migratoire

    Une vraie #imposture, mais... qui sait ce que les suisses vont voter ?


  • Internet, la pollution cachée

    #vidéo #internet #datacenter #énergie #énergivore #écologie-numérique #informatique-verte #politique #energie-renouvelable #efficacité-énergétique #green-grid #jeremy-rifkin #révolution-énergétique #peer-to-peer #pollution

    France 5
    Diffusé le mar. 17-06-14 à 21:35
    Documentaire | 70’

    L’émission : Aujourd’hui, 247 milliards de mails transitent chaque jour par la toile. Quelle énergie le permet ? Propre en apparence, le monde virtuel est en réalité aussi polluant qu’énergivore. Si Internet était un pays, il serait le cinquième consommateur mondial d’électricité. Mais ses besoins, immenses, se heurtent à la diminution des ressources énergétiques. Voyage dans les « datacenters », usines de stockage qui fonctionnent jour et nuit, centres névralgiques de la prochaine guerre de l’économie numérique. Certains grands groupes, comme Google ou Apple, ont réagi en construisant de nouveaux centres, utilisant des énergies renouvelables. La Toile pourrait-elle être, à l’inverse, à l’origine d’une troisième révolution industrielle ?

    http://www.youtube.com/watch?v=saojcR-yM34

    • @geneghys, ah vraiment désolé pour la frustration occasionée ... du coup me demande qu’est-ce qui motive les chaînes télé à limiter géographiquement l’accès au streaming ... c’est pas la première fois que je vois l’accès restreint géographiquement pour des streaming vidéo !

      Si tu as le temps et l’envie, il y aurait la solution de passer par un proxy de type OpenVPN situé en France, ce qui devrait permettre de contourner la restriction géographique d’accès ; dans ce cas l’adresse IP qui est présentée au site de streaming est l’adresse IP du proxy (français) et non l’adresse IP de l’internaute... Il n’y a rien d’illégal à utiliser un proxy, et on trouve des proxy non-payant.

      Sinon le documentaire est/sera probablement sur Youtube, à vérifier.

    • À mettre en relation avec la discussion entre @fil et @aude_v sur les mauvais chiffres de Cédric Biagini dans sa critique des coûts du numériques, qu’il y a eu dans ce fil de discussion :
      http://seenthis.net/messages/184108#message184801

      Je remets ce que j’y ai ajouté à la fin :

      Les échelles sont tellement énormes et les acteurs, patrons, mairies, qui promeuvent les datacenters sont tellement eux-mêmes explicitement et ouvertement d’accord que ça dépense un max d’électricité, que je ne saisis pas l’intérêt de savoir exactement combien coûte telle ou telle requête. Se battre à propos de ça est à mon avis une perte de temps.

    • @La Taupe Merci bcp. C’est-à-dire que je peux aussi passer par un autre proxy, mais après, je suis emmerdée parce que chez nous, quasiment tout se fait par internet maintenant. Tout ce qui est administratif et tout le toutim. Donc, si j’oublie de changer mon adresse IP, chu dans la mouise !
      Mais c’est super de t’être démenée...je vais aller voir la vidéo ;)

    • Absolument géant...je relaie. Mais l’EPFL a trouvé un moyen de stocker l’énergie verte, mais en plus, ne pourrait-on pas récupérer la chaleur des datacenters au lieu de les ventiler comme des malades...il y a aussi une piste de ce côté-là !

    • @geneghys, éventuellement tu pourrais partager de la documentation expliquant le principe de stockage utilisé par l’EPFL pour stocker l’énergie verte. A quoi servirait la chaleur récupérée des datacenters ?

      Les datacenters les plus énergivores vont certainement chercher à reverdir leur image, notamment pour Google ou Amazon, je pense plutôt en participant au développement des énergies renouvelables qui leur permettrait de diminuer la consommation en énergie fossile (ou nucléaire). Et probablement, si j’ai compris le reportage, les élus politiques états-uniens et d’ailleurs, feraient appel aux acteurs du web comme Google, pour participer à une #troisième-révolution-industrielle, au sens de Jeremy Rifkin. Le concept de la #révolution-énergétique fondé sur l’idée de [réseau] #peer-to-peer [pour la production d’énergie] est intéressant - Rifkin commence à être connu pour ses réflexions sur la co-production d’énergie.

      Maintenant, certainement que la communauté seenthis aurait pas mal de critiques à formuler là-dessus... Personnellement, j’ai une nette préférence pour une #décentralisation des #données et des #services (quand c’est possible) vers les utilisateurs ou vers des plus petits hébergeurs communautaires préoccupés par l’éthique et la solidarité.

      Sinon aussi, dans le reportage, on comprend bien à quel point le volume des #datas explose de manière #exponentielle.

    • Ouf ! C’est que tu me demandes des tas de choses sur lesquelles j’ai déjà écrit. Mais je vais essayer de te fournir un max de trucs, vu que l’EPFL est l’école polytechnique par excellence dans le monde.
      http://www.epfl.ch
      Alors, il y a déjà le nouveau bâtiment avec l’électricité captée par les façades des différentes couleurs ainsi que la toiture et la chaleur intérieur. Le bâtiment a été inauguré cette année. Voir la vidéo explicative ici :
      http://www.tstcc.ch/fr/index.php
      Puis il y a le projet qui va être commercialisé cette année et qui permet de stocker l’énergie ...aussi développé à l’EPFL
      http://actu.epfl.ch/news/l-etat-de-vaud-soutient-le-stockage-d-energie-par-
      Mais là, je viens de trouver un lien sur toutes les recherches et découvertes actuelles ou passées...Et il y en a ;)
      http://actu.epfl.ch/search/mediacom
      Courage et bon week-end :))

    • @La Taupe, Moi aussi je prends du retard en tout. Le peer to peer, c’est le système de partager la chaleur des bécanes entre les maisons ou les appartements. C’est une piste qu’il faut exploiter à défaut d’autre chose. D’autant que je suis sur un coup, mais je ne sais pas combien de temps ça va me prendre. Toujours est-il que le gaz de schistes n’est de loin pas l’énergie propre qu’on essaie de nous vendre. Alors gaffe !


  • Retraites, chômage, santé : comment réinventer les mécanismes de solidarité dans une société sans croissance ?
    http://www.bastamag.net/Retraites-chomage-sante-comment

    Les principaux mécanismes de solidarité nationale, hérités des trente glorieuses, ont été conçus dans un contexte de forte croissance. Sécurité sociale, assurance chômage, retraites, minima sociaux : comment réinventer ces mécanismes dans une société sans croissance ? Quelles formes de solidarité sont possibles ? Et comment faire en sorte que la décroissance ne soit pas synonyme de mise à mort de l’État-providence ? Cet article a initialement été publié dans la revue Silence. Depuis quarante ans, les (...)

    #Inventer

    / #Société_de_consommation, #Protections_sociales, #Services_publics, Santé , #Redistribution_des_richesses, Quel avenir pour nos protections sociales (...)

    #Santé_ #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?

    • En matière de solidarité, l’argumentaire productiviste repose sur l’hypothèse selon laquelle l’économie est tirée vers le haut par les acteurs économiques les plus dynamiques : ils s’accaparent la plus grosse partie du gâteau, mais leur enrichissement profiterait à toute la société. Autrement dit, dans une économie de croissance, les riches prennent les plus grosses parts, mais il reste également plus de miettes pour les pauvres. Si une croissance infinie n’est pas possible, alors cette hypothèse d’un « effet de #ruissèlement » s’effondre.

      Dans une #économie sans #croissance, puisque le gâteau ne peut plus s’agrandir, la première urgence consiste donc à mieux en répartir les parts.

      Je crois que tout est là et que tout le monde a parfaitement compris le principe.

      Le ruissèlement, nous l’avons bien vu, est de l’ordre de la #religion : un principe sorti du slip que personne n’a jamais vu, mais qui est très efficace pour calmer les petites gens pendant qu’on leur fait les poches. « T’inquiète, coco, ça ira mieux pour toi... plus tard ! »

      Mais surtout, tout le monde a aussi parfaitement compris qu’une fois que la théorie du ruissèlement est morte de sa belle mort Nietschiéenne, il ne reste plus que la réduction des #inégalités qui se traduit forcément par un gros serrage de ceinture de la part des 10 % les plus riches. Un serrage de ceinture à la mesure de leur fantastique enrichissement sur la bête de ces dernières décennies, le plus gros banquet de goinfres de notre histoire récente qui nous renvoie directement à un état pré-industriel....

      Et devinez quoi ? Ça ne les intéresse absolument pas, les 10 % de vivre comme les 25-30 % de RSAstes et autres crevards. D’ailleurs, ça tombe bien, parce que ça n’intéresse pas non plus des masses les 60 % qui restent de la classe moyenne en voie d’évaporation, ceux qui sont en train d’expérimenter dans leur chair la théorie du ruissèlement vers le bas... celui qui s’appelle déclassement. Eux ils ont peur de déchoir et ils lustrent les pompes des 10 % comme des fous tout en haïssant les 30 % qu’ils ont peur de devenir.

      Ce qu’on appelle la lutte des classes, quoi !

      Parce que voilà, les 10 % du haut — qui sont nettement moins incompétents et nettement plus malhonnêtes qu’ils tentent de nous le faire croire — ils ont trouvé une troisième voie pour survivre dans un monde limité à croissance finie : réduire le nombre de convives autour du gâteau pour pouvoir garder les plus grosses parts et continuer à vivre sur un mode prédateur.
      #surnuméraires


  • La France championne de l’inégalité entre générations - regards.fr
    http://www.regards.fr/web/la-france-championne-de-l,7803
    http://www.regards.fr/local/cache-vignettes/L460xH487/graph-2-7d23e.png

    Avant même le début du Mundial, la France aura donc gravi la plus haute marche d’un podium. A dire vrai, il n’y a guère de raison de pavoiser puisqu’il s’agit du classement des inégalités entre générations. Deux sociologues Louis Chauvel et Martin Schröeder viennent, en effet, de publier une étude édifiante parue dans le journal Le Monde qui souligne le décrochage et le déclassement des jeunes générations en France.

    Cette enquête est conçue à partir de la comparaison des niveaux de vie, c’est à dire à partir des revenus nets - une fois intégré impôts et droits sociaux- et rapporté à la taille des ménages. Le résultat est sans appel et confirme toutes les données statistiques disponibles depuis quelques années : les nouvelles générations vivent moins bien que leurs aînés, relativement et de plus en plus de manière absolue. Déjà en 2009, une étude de l’INSEE indiquait que si le taux de pauvreté s’établissait à 13,5% en France, il atteignait 21% parmi les 18-24 ans. A l’inverse, le revenu des plus de 75 ans était à l’époque proche des quadragénaires et supérieur à celui des trentenaires. La crise depuis 2008 a amplifié ce processus.

    L’enquête parue dans Le Monde indique que « depuis 1984, en France, par rapport à celui des sexagénaires, le niveau de vie relatif des trentenaires a perdu 17 % ». Etre trentenaire dans les années 1980, c’est être né dans les années 1950, avoir connu bon an mal an une période de quasi plein emploi et partir aujourd’hui à la retraite avec toutes ces annuités. Il en va bien autrement pour ceux d’aujourd’hui, nés dans les années 1980, qui ont eu la crise et la précarité croissante pour seul horizon. Alors même que la France, globalement, continue de s’enrichir, les revenus des quadragénaires ne progressent plus......

    #France
    #inégalité

    • Dans le Point, un brillant cerveau libéral (un copain de @mona si je me souviens bien :-) s’offusque également de cette injustice, avec quelques remarques que je partage malgré tout

      Dans un brillant essai au titre explicite, La Lutte des âges (paru l’année dernière), Hakim El Karoui relevait que les courbes par âge de la pauvreté se sont renversées depuis le milieu des années 1990 : « Depuis vingt ans, expliquait-il, on note un très net déplacement de la richesse vers les retraités. » Les plus de 65 ans possèdent la moitié de la capitalisation boursière, tandis que 80 % des appartements à Paris sont détenus par les plus de 60 ans.

      (..)

      Notre modèle, aujourd’hui, c’est Papi en goguette et Tanguy à la maison, attendant un miracle ou un héritage.

      (..)
      La hausse du marché de l’immobilier n’est pas une fatalité, mais la conséquence savante des plans d’urbanisme votés par les mairies pour préserver les rentiers.

      Ne blâmons pas nos parents qui, comme la foule du Golgotha, ne savaient pas ce qu’il faisaient. Mais nous n’allons peut-être pas, en plus de payer leurs voyages, leur sécu et leurs dettes, leur offrir une journée de solidarité ? Je propose plutôt qu’ils nous rendent, eux, non pas une journée, mais une année, voire une décennie de solidarité.

      http://www.lepoint.fr/invites-du-point/gaspard-koenig/koenig-oui-a-la-journee-de-solidarite-mais-pour-les-jeunes-10-06-2014-183433

    • Pour imaginer un autre monde, une autre façon de vivre ensemble, il faudrait commencer à réaliser que nous ne sommes plus dans un système de #croissance depuis les années 1970 ! Auparavant, un enfant pouvait imaginer avoir une vie meilleure que ses parents. Ce n’est pas très neuf, en france, ceux nés à la fin des années 70 sont les premières générations à vivre ce processus : ne plus pouvoir prétendre gagner plus que leurs parents. Pour les générations de 1930/1950 imaginer ce que sont des difficultés économiques pour les jeunes actifs, est presque impossible, portés par une dynamique de survivants, ils ont profité de l’emploi, de la consommation, du rêve du progrès.
      Rien que pour les capacités à pouvoir se loger, ce serait intéressant de comparer ces graphs avec la spéculation immobilière dans le même temps…


  • Mamie fait de la résistance | Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie
    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/06/10/mamie-fait-de-la-resistance-arte
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=w1VEHExgnt0

    Les nonagénaires Shirley et Hinda ont vu la crise de 1929 à travers leurs yeux d’enfants. 80 ans et une nouvelle récession plus tard, elles n’ont rien perdu de leur impertinence et de leur curiosité. Elles ne comprennent pas les discours qu’on leur assène : consommer, relancer la croissance… Mais pourquoi, au juste ? A quoi mène cette obsession du PIB dans un monde aux ressources limitées ? En accumulant toujours plus de biens, ne s’enfonce-t-on pas dans la crise au lieu d’en venir à bout ? Armées de leur esprit critique et d’un culot à la Michael Moore, elles partent pour un road trip à travers les Etats-Unis, à la rencontre de ceux qui pourront les renseigner… Un film plein d’humour du Norvégien Havard Bustnes.

    #États-Unis
    #Économie
    #Matières_premières
    #écologie
    #économistes
    #banques
    #consommation
    #consumérisme
    #crise
    #crise-financière
    #croissance
    #développement_durable
    #PIB
    #récession


  • Les Russes se sont enrichis plus que les Occidentaux en 2013 | Presse russe | RIA Novosti
    http://fr.ria.ru/presse_russe/20140610/201493833.html
    http://fr.ria.ru/images/20149/38/201493802.jpg

    Le bien-être des ménages russes a augmenté de 21,9% en 2013 pour atteindre 1 920 milliards de dollars, selon l’étude Riding a Wave of Growth : Global Wealth 2014 rédigée par le Boston Consulting Group (BCG), écrit mardi le quotidien RBC Daily.

    Les Russes se sont enrichis plus rapidement que les habitants d’Europe de l’est et d’Amérique du Nord. Cependant, la situation pourrait changer dès cette année.

    Le BCG a calculé le montant total de l’épargne des citoyens, des comptes et de divers titres de valeur en leur possession. Jusque-là, la croissance de la richesse des ménages russes était bien plus modeste : en moyenne 17,4% entre 2008 et 2012.

    Comme avant, les Russes préfèrent détenir leur épargne en liquide et sur un compte bancaire (1 200 milliards de dollars, soit 60%). Le deuxième moyen le plus populaire reste les actions (600 milliards de dollars, soit 33%), et seule une infime minorité opte pour les obligations (100 milliards de dollars, soit 7%). En cinq ans, la part des fonds investis dans divers titres de valeurs a augmenté de 37% à 43%.

    La Russie reste dans le top-15 des pays par le nombre de ménages millionnaires : 213 000 en 2013 (13ème place). Cet indice était de 0,4% en 2013 par rapport au total des ménages (contre 0,3% en 2012). Le nombre de ménages très aisés avec une fortune dépassant 100 millions de dollars s’est élevé à 536 – dans ce classement la Russie est 5ème au monde. Un an plus tôt ils étaient seulement 328.....

    #Russie
    #Occidentaux
    #enrichissement
    #épargne
    #obligations
    #croissance

    #BCG


  • Le monde en 2050
    http://www.laviedesidees.fr/Le-monde-en-2050-2704.html

    À quoi ressemblera le monde économique en 2050 ? La projection des grandes tendances actuelles fait apparaître que le centre de gravité de l’économie mondiale est appelé à basculer vers les pays émergents — en premier la Chine et l’Inde — mais aussi l’Afrique sub-saharienne dont la #croissance va bientôt prendre la première place.

    Essais & débats

    / #prévision, croissance, #Afrique

    #Essais_&_débats



  • La chute des ventes au détail souligne les conditions lamentables des travailleurs aux États-Unis
    http://www.wsws.org//fr/articles/2014/mai2014/econ-m31.shtml

    L’écart entre la #croissance phénoménale de la bourse et les bénéfices des entreprises d’une part, et la détérioration des conditions de vie pour la grande majorité de la population de l’autre, expriment le caractère fondamental de la « reprise » économique. Les marchés boursiers ont été alimentés par une perfusion de trésorerie de la Réserve fédérale, tandis que les bénéfices des sociétés ont été favorisés par des réductions de #salaire et une augmentation du #travail à temps partiel.

    Le mois dernier, le National Employment Law Project a publié un rapport montrant que près de deux millions d’emplois à salaire moyen et élevé ont été remplacés par des emplois à bas salaires. Alors que les entreprises américaines ont dans l’ensemble ajouté 1,85 million d’emplois à bas salaires au cours des six dernières années, elles ont éliminé 1,83 million d’emplois à salaire moyen (de 13 à 20 $ de l’heure) et à salaire élevé (de 20 à 32 ​​$ de l’heure).

    Lors de la conférence de presse économique régionale de la Réserve fédérale de New York tenue le mois dernier, William C. Dudley, a reconnu que « la grande majorité des emplois qui ont été perdus dans le pays et dans la région étaient des emplois semi-spécialisés, tels des emplois de travailleurs de la construction, d’enseignants, d’opérateurs de machines et de personnel de soutien administratif. Ces emplois n’ont pas réapparu avec la reprise. » Dudley a noté que ces emplois avaient été remplacés par des « emplois moins qualifiés – de travailleurs des services de l’alimentation, de vendeurs au détail, d’aides en soins de santé et de garde d’enfants ».

    Le nombre de personnes travaillant à temps partiel parce qu’ils ne peuvent trouver de travail à temps plein et qui était de 7,3 millions l’année dernière a presque doublé par rapport à ce qu’il était avant la crise économique de 2008. Il y a quinze ans, seulement 2,3 % de la population active travaillait à temps partiel pour des raisons économiques. Cette part s’élève maintenant à 5,3 %.

    #paupérisation


    • Pas osé mettre la Corse avec PACA ni mettre Nantes en Bretagne. Courageux, mais pas téméraire... Hollande.
      J’y regarde à deux fois et en fait aucune région n’est redécoupée, il ne s’agit que de les coller les unes aux autres. Dommage, il y avait de quoi faire quand, comme la Picardie ou Pays de Loire, elles étaient problématiques.

    • Le degré zéro de la géographie

      La donne change depuis le krach de l’économie financière en 2008. Les banques nationales, européennes et internationales flouées par leur spéculation financière réclament le paiement de leur monumentale ardoise auprès des États, donc des contribuables-citoyens. Les grandes infrastructures utiles au capital étant désormais réalisées, il faut désormais « faire-des-économies » et « rembourser-la-dette ». Pour l’État, le moyen le plus simple est de couper dans les budgets des services publics et de taper dans le mille-feuille politico-administratif : les départements et les régions en font logiquement les frais. C’est le seul sens que comporte l’actuel projet du gouvernement Valls, le seul.

      Foin d’imagination, fichtre d’adapter les collectivités locales et régionales aux bassins de vie et d’emploi, au diable un redécoupage des départements, bref adieu l’innovation. Non, le plus simple pour la technobureaucratie soutenue par des politiques en panne d’inspiration, c’est de jouer à nouveau au mécano territorial : on ajoute des régions les unes aux autres pour faire de grandes institutions, on les fait passer de 22 à 11. Autrement dit, on divise par deux, comme une poire. C’est le degré zéro de la géographie.

      http://libelalettredorion.blogs.liberation.fr/mon-blog/2014/04/combien-de-r%C3%A9gions-pour-la-france-.html

    • Apparemment, le sort de Bretagne et Pays de la Loire a été incertain quasiment jusqu’à la publication du communiqué.

      Les réseaux (pas que ceux dit « sociaux ») ont été en ébullition une bonne partie de la journée hier.

      Modifier l’existant, ça fait toujours râler, mais là, après avoir laissé imaginer un changement, ne RIEN toucher à BZh, PdL, ça va râler grave.

    • Les grandes infrastructures utiles au capital étant désormais réalisées, il faut désormais « faire-des-économies » et « rembourser-la-dette ». Pour l’État, le moyen le plus simple est de couper dans les budgets des services publics et de taper dans le mille-feuille politico-administratif : les départements et les régions en font logiquement les frais. C’est le seul sens que comporte l’actuel projet du gouvernement Valls, le seul.

      Quod erat demonstrandum ...

      Copier-coller de territoires n’ayant rien en commun les uns avec les autres, entériner des découpages arbitraires des années 60 (PDL et Bretagne, sûr que ça va encore faire du barouf), voici la vraie recette de la sauce hollandaise. À servir tiède sur une grande raie publique. Bon OK [ ]—>

    • Ah oui, avec Aquitaine = MP + Septimanie (encore une belle réforme pas osée, arf) on a un vrai rééquilibrage. Non, c’est râlant parce que quitte à ne pas bosser sur les inégalités sociales et de dgendeure, autant faire du (bon) boulot. J’avais rencontré à Amiens des Picardes de 25, 30 ans dont c’était le premier passage, contraint par des raisons administratives, au chef-lieu de région. « Ben oui, nous, depuis Creil, si on veut aller dans une grande ville, la plus proche c’est un peu Paris. »

      Et de toute façon on aura quand même le grand Paris et les inégalités territoriales.

      Là aussi, @monolecte, les besoins des gens contre les exigences de pseudo-rationalité éco...

    • http://bearniaiseries.blogspot.com.es/2014/06/une-farce-gigantesque.html

      - Pays-de-la-Loire, région-bâtarde, sans aucune voie naturelle, reste intacte pour ne pas froisser Auxiette. Une décision d’appareil, le président agit encore en premier secrétaire du PS. Poitiers perd une nouvelle fois l’occasion de retrouver sa façade maritime vendéenne et reste une ville brimée, à laquelle on refuse un développement de métropole d’appoint entre Nantes et Bordeaux.

      – Parallèlement, on maintient la Bretagne moignon à 4 départements, alors même que Troadec des « Bonnets Rouges » s’avère être la première force bretonne dans l’intérieur, et ne va cesser de monter dans les années à venir. Sous-estimation totale de la force du mouvement breton et de l’importante de la revendication B5. Clash en vue.

      – Nord-Pas-de-Calais, maintenu, malgré les synergies avec la Picardie, dont il aurait seulement suffi de détacher l’Oise qui est francilienne. On se demande si les gens qui pondent ces cartes ont visité ce pays, le connaissent autrement que par les autoroutes et les aéroports.

      – L’Auvergne accolée à Rhône-Alpes, alors qu’il n’y a aucune voie naturelle entre les deux ensembles, qu’il n’y a même pas une autoroute encore entre Lyon et Clermont, Quant au pauvre Limousin, il est l’incarnation du peu d’affect de son ancien représentant à son endroit, qui bascule dans la journée en Aquitaine, puis maintenant une immense région Centre complètement baroque. Un no man’s land, une sorte de Castille-la-Manche française.

      – La fusion Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon n’a aucun sens si l’Aquitaine reste seule à 5 départements. C’est un déséquilibre hallucinant dans le Sud-Ouest.

      la précipitation de François Hollande se paiera cher, il a escamoté un débat nécessaire sur l’organisation territoriale (agglomérations, pays, intercommunalités, qui fait quoi ?) qui méritait des années, dans le seul but d’arriver en 2017 devant les Français avec une réforme. Il a opéré des arbitrages sur un coin de table après un déjeuner, au détriment de tout ce en quoi son parti croyait (la décentralisation a fait des collectivités des personnes en droit), dans le seul but de faire état de volontarisme après 2 années d’immobilisme.

      Électeur en 2012 de François Hollande, je pense que cet homme s’est lourdement décrédibilisé pour la fonction qu’il exerce, il est inconcevable que dans un grand pays occidental, une question aussi primordiale que l’aménagement du territoire se règle de la sorte, avec si peu de cohérence dans le discours, avec si peu de concertation, sans même des études prospectives sur les économies réalisées. Là, je crois qu’on arrive au bout du système Hollande, il ne peut plus gouverner.

      Plus précisément, dans le Sud-Ouest :
      Bordeaux et Toulouse sont clairement les ennemies d’un projet naturel et cohérent (fusion d’Aquitaine et Midi-Pyrénées plus quelques ajustements).

      La solution, c’est métropoliser ces deux entités : accepter qu’elles ont développé leur propre univers, qu’elles rayonnent au-delà de leurs anciennes limites traditionnelles. Bref, en faire des villes-État, comme en Allemagne, avec lesquelles les entités aux alentours négocieraient des accords, notamment en termes d’infrastructures. C’est le cas de Bruxelles en Belgique en somme.

      Les ambitions désuètes et ridicules de Bordeaux et Toulouse seraient pleinement satisfaites en leur conférant une indépendance, via une collectivité sui generis. Les autres villes d’Aquitaine et Midi-Pyrénées pourraient enfin renouer des contacts autour de la vallée de la Garonne.

      Il faut ajouter que la métropolisation sur des frontières d’agglo permettraient d’éviter l’effroyable étalement urbain à l’œuvre à Bordeaux et Toulouse, qui s’étendent démesurément dans leur campagne environnante à plus de 50km parfois, ce qui rend la gestion des transports impossible, toute réflexion sur l’aménagement urbain difficile, et est à la source d’une sociologie politique naissante (le FN, c’est aussi la civilisation périurbaine qui dépense ses revenus en essence et a rêvé de l’accession à la propriété en lotissement loin des centre-villes). Cela passe par une redensification des villes en question.

      Bref, le problème, ce sont bien nos métropoles. En faisant de même pour Nantes, on règlerait de la sorte de la problème breton.

    • Le même jour, à EELV... D’habitude j’aime bien leurs communiqués, mais là...

      3 juin 2014

      Réforme territoriale : ne gâchons pas une belle réforme
      Le Président de la République a présenté mardi 3 juin son projet de réforme
      territoriale. Pour les écologistes, l’occasion est belle de réaliser un pas
      supplémentaire dans la décentralisation pour organiser une véritable démocratie
      territoriale, solidaire et efficace dans la mise en œuvre de la transition
      écologique.
      Les écologistes saluent la volonté du Président de la République de construire des
      régions plus fortes, d’organiser les intercommunalités, de respecter les
      communes et de supprimer les Conseils généraux. Les écologistes sont depuis
      longtemps favorables à la fin des départements ainsi qu’au redécoupage des
      régions pour qu’elles correspondent mieux aux bassins de vie et aspirations
      des populations : réunification de la Normandie ou de la Bretagne par exemple, mais
      en accord avec les populations, de manière démocratique et concertée.
      Ainsi, le redécoupage administratif devra prendre en compte les identités locales et
      les aspirations des populations. Les écologistes prendront toute leur part dans le
      travail de concertation et dans le travail parlementaire à venir pour établir des
      limites administratives pleines de sens, recueillant l’adhésion des habitants
      des territoires concernés.
      Surtout, derrière les cartes se joue l’essentiel : quels objectifs et quels
      moyens pour les futurs institutions ? Pour les écologistes, la qualité de vie,
      l’égalité des territoires et la transition écologique doivent être les piliers
      de cette réforme.
      Les régions, s’appuyant sur une véritable autonomie fiscale, des compétences
      renforcées et un droit à l’expérimentation, doivent à la fois mieux répartir
      les richesses entre elles et dans leur territoire, tout en assurant un équilibre
      entre villes et campagnes, et notamment en protégeant les terres agricoles et les
      espaces naturels, en développant les transports en commun et en construisant des
      bassins de vie équilibrés en logements et en emplois durables et non délocalisables.
      Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale
      Sandrine Rousseau, porte-parole nationale


  • « Le partenariat transatlantique serait une catastrophe d’ampleur continentale »
    http://www.lesoir.be/535963/article/actualite/union-europeenne/2014-05-05/partenariat-transatlantique-serait-une-catastrophe-d-ampleur-continentale

    Le partenariat transatlantique serait une catastrophe d’ampleur continentale. Son volet le plus alarmant est celui de la « protection des investisseurs étrangers », qui autoriserait une entreprise privée à faire un procès à un État, et à demander des dommages et intérêts, devant un panel d’arbitrage international, si cet État votait une loi défavorable à ses intérêts. Par exemple, relever le #salaire_minimum. Ce « tribunal » statuerait uniquement sur base du droit commercial international et du traité, de sorte que les lois nationales ou européennes, y compris les Constitutions, n’entreraient pas en ligne de compte. Ainsi on s’apprête à remettre en cause le grand compromis sur lequel se sont construits les Etats-nations depuis le traité de Westphalie. Dans ce cas, le projet de construction politique fédérale de l’Europe serait vidé de sens, car les lois seraient décidées en fonction des intérêts des entreprises et non plus de l’intérêt général.[...]

    Reste, pour défendre le partenariat transatlantique, l’argument de la #croissance et de l’#emploi

    De la poudre aux yeux ! Ce n’est pas en donnant les coudées franches aux grands groupes industriels et financiers qu’on amorce une logique macroéconomique de croissance. Les entreprises ont besoin de #consommateurs, qui eux-mêmes ont besoin de revenus. La stagnation, voire la baisse des #salaires réels des ménages occidentaux provoquent des déséquilibres macroéconomiques au niveau mondial. Pousser les ménages à s’endetter n’est plus possible. Dès lors la machine est grippée. Et augmenter la compétitivité des grands groupes n’apportera pas de solution.

    Il faudrait une relance par les dépenses publiques ?

    C’est la réponse keynésienne traditionnelle. Le Japon s’y essaie depuis 20 ans. Sans résultat. La vraie solution, c’est de lancer la #transition_énergétique en Europe. Depuis la révolution industrielle, notre croissance dépend pour deux tiers de l’augmentation de la consommation des #énergies_fossiles. Mais ce modèle est criminel du point de vue climatique ; et coûteux, puisque l’Europe est structurellement en manque d’énergie fossile, dans la mesure où les contraintes climatiques ne permettent pas de se reconvertir au charbon. Si l’Europe veut assurer la prospérité future de ses peuples, elle doit mettre en œuvre la #transition_écologique.

    En avons-nous les moyens ?

    En France, la commission d’experts sur la #transition énergétique, qui a récemment rendu son rapport au gouvernement, estime qu’il faudra investir cent milliards d’euros par an pendant dix ans. Au niveau de la zone euro, vous pouvez multiplier par cinq. Cela peut sembler un montant colossal. Mais l’Europe a dépensé plus de 2.000 milliards d’euros en cinq ans pour « sauver » ses banques. Ici, ce dont nous parlons, c’est d’un véritable changement de #civilisation. Si on déboulonne quelques mythes, comme celui qui veut que la création monétaire soit ipso facto inflationniste, on peut le financer…

    #TAFTA #TTIP


  • La croissance économique allemande est à l’arrêt, et personne ne remarque quoi que ce soit...
    http://www.express.be/business/fr/economy/la-croissance-economique-allemande-est-a-larret-et-personne-ne-remarque-quoi-que-ce-soit/205079.htm
    http://media1.express.be/pictures/lowres/web/misc/german_soccer_fan_crying.jpg

    « Une chose qui continue de me surprendre est la manière dont les marchés réagissent au ralentissement à venir de l’Allemagne », écrit Steen Jakobsen, économiste en chef de Saxo Bank, dans un email à notre rédaction. « Personne ne semble croire que l’économie allemande se ralentit, bien que le pays se soit heurté à 4 changements macro-économiques extrêmement négatifs au cours des 12 derniers mois. Le ralentissement est déjà un fait (voir le tableau de Bloomberg, ci-après) :

    Les réformes économiques en Chine vont rogner le volume des exportations allemandes.
    L’Allemagne a adopté la stratégie de l’énergie la plus chère d’Europe – le pays a échangé sa dépendance à l’énergie nucléaire contre une dépendance au gaz russe.
    La crise en Ukraine. Selon l’Association allemande des grossistes, du Commerce extérieur et des Services (BGA) quelque 6.200 entreprises allemandes font du commerce avec la Russie.
    La dévaluation à venir du yuan chinois va considérablement augmenter les importations en provenance de la Chine.

    Si le passé est une indication de l’avenir, alors au cours des prochains trimestres, l’économie allemande va flirter avec une croissance zéro »........

    #Allemagne
    #croissance
    #exportation
    #importation
    #Chine
    #Russie
    #dépendance
    #énergie
    #yuan



  • Inflation climbing while Turkish wage-earners always left behind | Mustafa Sönmez
    http://mustafasonmez.net/?p=4254

    The highest price hike annually occurred in the transport group with 13.8 percent. The transportation expenditures occupy the third largest group in family budgets with a share of 15.5 percent. Among them, automobile prices stand out with a 30 percent hike and naval transportation tickets have gone up 23 percent in the past year, while plane tickets have gone up 22 percent.

    It was interesting to see the housing expenditures that have a share of 16.4 percent in family budgets, price increases remained under 5 percent in an annual inflation rate nearing 10 percent. One factor is the low course of house rental hikes, but at the same time it is observed that the low course in this group’s price increases are also due to the delayed rises in natural gas and electricity prices.

    The situation is not at all good for millions of minimum wage earning workers. For years, the real increase in the minimum wage which was 846 Turkish Liras net ($402) at mid-2010 has been following a course behind the growth. The minimum wage figure net of inflation shows an increase of an average of 2.5 percent annually.

    This is 2 points behind the annual 4.4 percent growth rate and it shows minimum wage earners are also left behind in taking their share in the increase in welfare. The climb of inflation to around 10 percent, unless restitutory adjustments are done, will mean that 2014 will also be another year added to lost years in terms of the wage-earning class

    #Inflation
    #Croissance
    #Redistribution
    #Turquie


  • http://www.lan02.org/2014/05/se-battre-pour-les-dernieres-miettes

    Se battre pour les dernières miettes
    http://www.lan02.org/wp-content/uploads/atterrissage.jpg
    Par Julien Milanesi

    Et l’atterrissage dans tout ça ? J’y viens. La compétitivité, la concurrence, ce pourrait bien être tout ce qui reste quand s’épuise le ressort technologique de la croissance.

    Robert Gordon, un économiste américain spécialiste des questions de productivité (2) et amateur de caniches (3), célèbre dans un papier récent sa hardiesse à pronostiquer la fin de la croissance aux États-Unis (4). En résumé, pour lui, les grandes innovations technologiques qui nous rendent plus efficaces au travail – qui sont ainsi génératrices de croissance car elles nous permettent de produire plus en travaillant autant – sont faites et plus à faire. Il observe que les ordinateurs et Internet n’ont apporté qu’une augmentation temporaire de productivité, incomparable avec les gains générés par la précédente révolution industrielle, ce qui est également observable dans d’autres vieux pays riches, dont le nôtre (voir graphique : http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2009/10/26/la-baisse-tendancielle-du-taux-de-croissance-14-les-constat).

    Dans ce contexte, les politiques économiques centrées sur la compétitivité peuvent être vues comme des stratégies visant à gratter les dernières miettes de croissance (et de profit). Le problème, c’est que la compétitivité, c’est relatif. On est plus ou moins compétitif que l’Allemagne, que l’Espagne, que le resto d’en face, que le plombier du village d’à côté. Ce qu’on gagne, on le prend au voisin, la compétitivité érigé au rang de priorité, c’est le niveau zéro du projet économique collectif, et c’est là où en est la zone euro.

    • https://dl.dropbox.com/s/i814adawyegey37/PIB_Gadrey.jpg
      C’est quand même étonnant d’analyser cette série avec une seule et même tendance !

      Je reprends les mêmes données (source Insee : http://www.insee.fr/fr/themes/comptes-nationaux/tableau.asp?sous_theme=1&xml=t_1102p ) avec quatre points de plus (2009-2012, qui iraient bien dans le sens de Gadrey d’ailleurs) avec la même droite de tendance. Mais je segmente (à l’œil).

      Du coup, analyse (sauvage)
      • 1950-1974 (les « Trente glorieuses »…) une croissance autour de +5,5 %/an
      • le « Choc pétrolier » de 1974 et ses contrecoups
      • 1980-2008 stabilisation autour de +2 %/an
      • 2009-2012 ??? (la prévision est un art difficile, surtout quand elle concerne le futur) après la « crise » de 2008-09, peut-être stabilisation autour de +1 %/an

      Les données de Gadrey sont un peu anciennes (sans doute 2009 ou 2010) la croissance de 2008 devait être une estimation provisoire (son chiffre est légèrement positif, la valeur actuelle légèrement négative) ce qui fait que les paramètres de ma droite de régression diffèrent de quelques pouïèmes des siens).

    • Oui, mais par paliers entrecoupés de « chocs ».
      Je ne suis pas (mais alors pas du tout) économiste, mais le graphique me donnerait l’idée de faire ma mégasynthèse,
      • 1945-1974, les Trente glorieuses,
      • 1978-2008, les Trente modestes,
      • 2010-2025 (?), les Trente nullardes… (je parle de la croissance, of course)
      Et pour la suite (??) des qualificatifs encore plus honteux.

    • Appris récemment qu’en parlant de Trente Glorieuses, les commentateurs dessinaient une fracture pas si évidente que ça avec Vichy, puisque le régime avait été un des plus modernisateurs et préparé la période suivante, par exemple en créant l’INRA. Et parallèlement, « la Terre ne ment pas » qui n’était qu’un slogan. C’est ici, peut-être pas l’émission mais le bouquin. Avec #Céline_Pessis, qu’on lit dans @lan02.
      http://terreaterre.ww7.be/une-autre-histoire-des-trente-glorieuses.html

    • Beaucoup de choses de Vichy ont survécu à la fin du régime.

      Sans parler du règlement de la RATP dont les exemplaires affichés dans le métro jusqu’au milieu des années 70 portaient toujours la date de 1941, je me souviens de mes lectures sur le rôle du « Plan » ou du rôle des Comités d’organisation de branche. Par exemple pour celui de la banque, juste ce petit extrait de La banque sous l’occupation de Claire Andrieu
      http://books.google.fr/books?id=GrxLb9a3gm0C&lpg=PT138&ots=b40BvVLgLc&dq=%22comit%C3%A9%20d'or

      Mais l’année 1945 n’a pas entièrement effacé l’œuvre du gouvernement de Vichy : après le transfert à l’État, au ministère des Finances et à la Banque de France, des pouvoirs du comité d’organisation, l’ « acte dit loi du 13 juin 1941 », selon l’expression en usage à la Libération, est devenu une loi de la République. C’est pourquoi il est possible de parler de « la » rupture de 1941-1945, au singulier : l’intervention de l’État sur le mode de 1945 ne s’est pas substituée, mais ajoutée au contrôle de 1941.

    • De Nicolas Eyguesier.

      Combien de fois celles et ceux qui se sont risqué-e-s à une argumentation dans ce sens se sont vu-e-s rétorquer un : « Ah ouais, je vois, “la terre ne ment pas” », qui coupe court à la discussion, étant donné le juste dégoût qu’inspire le régime de collaboration. Cette réplique laisse néanmoins perplexe : l’image d’un Vichy « conservateur » et « traditionaliste » – image entretenue par la propagande du régime – est-elle justifiée par les faits ? Soulignons préalablement que la défense d’un enracinement paysan (et ouvrier ou autre) n’est pas l’apanage de l’extrême droite. Simone Weil, résistante, proposait dans L’Enracinement de « conserver beaucoup des pensées lancées par la propagande de la Révolution Nationale, mais d’en faire des vérités » [1] pour soutenir la tâche de reconstruction d’une France libre. (...) Cependant, les mesures de Vichy en faveur de la paysannerie apparaissent en décalage total avec les discours de Pétain : les mesures favorisant le fameux « retour à la terre », par exemple, n’ont concerné qu’un peu plus d’un millier de familles. Le régionalisme de Vichy, quant à lui, s’est tout de suite avéré être un fort encouragement à la centralisation administrative… La « puissance » des traditionalistes était largement illusoire, pour une raison très simple : le régime de Vichy participait de l’effort de guerre allemand, qui requérait productivité et efficacité industrielle. Vichy, dans cette optique, a pu compter sur une nouvelle génération énergique, tout un groupe d’ingénieurs qui avaient l’expérience de l’administration, et dont la figure emblématique est Bichelonne, sorti major de Polytechnique. Les traditionalistes ont rapidement été marginalisés au profit des technocrates [3].


  • Inde : la « mesquinerie branchée » des classes moyennes envers les pauvres | Mediapart

    http://www.mediapart.fr/journal/international/030514/bombay-le-bidonville-de-dharavi-signe-lechec-des-politiques-de-developpeme

    En dépit de sa croissance économique record (+ 8 % par an en moyenne durant les années 2000, juste derrière celle de la Chine), de l’essor de sa classe moyenne et du dynamisme de ses multinationales, l’Inde demeure la nation qui compte le plus de gens vivant au-dessous du seuil de pauvreté sur la planète. Malgré les débats incessants dans la presse indienne entre universitaires et politiciens sur le niveau auquel il convient de fixer ce seuil, il n’en demeure pas moins que, selon les études, de 37 % à 60 % des Indiens sont considérés comme pauvres, c’est-à-dire vivant en général avec moins d’un euro par jour. (...)
    Derrière le « miracle économique indien » des années 2000, qui a favorisé l’essor d’une classe moyenne urbaine dont les modes de consommation s’alignent sur ceux de l’Occident (centres commerciaux climatisés, voitures, vacances à Goa ou au Cachemire…), derrière la progression du nombre de milliardaires, des centaines de millions de pauvres continuent de vivre au jour le jour. Dans leur récent ouvrage, An Uncertain Glory (non traduit en français), deux des économistes les plus réputés du pays, le prix Nobel Amartya Sen et Jean Drèze, écrivent : « L’histoire du développement dans le monde offre bien peu d’exemples d’une économie croissant aussi vite pendant aussi longtemps avec des résultats aussi limités en termes de réduction de la pauvreté. Alors que l’Inde a gravi très rapidement l’échelle des taux de croissance, elle a rétrogradé en terme d’indicateurs sociaux de conditions de vie. Le processus de la croissance indienne est tellement inégalitaire qu’il fait ressembler le pays à des îlots californiens perdus dans une immense mer subsaharienne. »
    Pour ces deux chercheurs, qui ont décortiqué une grande variété de statistiques et d’indicateurs sociaux, du nombre de foyers ne possédant pas d’électricité (un tiers de la population) au pourcentage d’enfants sous-alimentés (56 % en 2006), le modèle indien est celui d’une croissance sans développement : « Les ressources nouvellement créées par la croissance économique n’ont pas été utilisées de manière adéquate afin de soulager les immenses privations sociales des plus faibles. »
    Ce débat, aujourd’hui, n’est pas facile à mener en Inde, car la plupart des leaders politiques ne veulent pas l’entendre. « Quand vous analysez les programmes des deux formations politiques qui ont mené les pays depuis seize ans, c’est-à-dire le parti du Congrès censé être à gauche et le BJP (nationaliste hindou) censé être à droite, vous vous apercevez qu’ils ont mené sensiblement les mêmes politiques, en particulier en matière économique », explique l’universitaire et politologue Sudhir Kumar Panwar.
    « Elles ont conduit une politique de développement néolibérale qui a consisté à appuyer les grandes entreprises et les multinationales dans différents secteurs, notamment l’agriculture, à promouvoir les investissements étrangers et à affaiblir les mécanismes d’assistance publique. Le résultat, ce sont des politiques anti-agriculteurs, anti-petits commerçants et anti-pauvres. » « Pour la plupart des dirigeants politiques, le développement consiste à bâtir des routes et des infrastructures, pas à sortir les gens de la pauvreté », critique l’éditorialiste de New Delhi Hartosh Bal.
    Les errements des politiques économiques sont une chose, mais elles ont aussi un impact sur la manière dont les Indiens eux-mêmes regardent « leurs » pauvres. « Il y a aujourd’hui une forme de mesquinerie branchée à l’encontre de tous ceux qui ne rentrent pas dans le moule de la classe moyenne indienne moderne : les basses castes, les musulmans et les habitants des bidonvilles », critique Taran Khan. Aujourd’hui, le terme « classe moyenne » est devenu un mantra que tout le monde récite, un peu comme aux États-Unis, une manière de se caractériser positivement pour ceux qui sont, en fait, l’élite dans un pays très pauvre.
    Satya Sivaraman, un activiste engagé dans les mouvements sociaux, confirme cette attitude qui, selon lui, renvoie à une forme de néolibéralisme social : « Une grande partie de la population ne voit pas les pauvres. C’est une question d’éducation, d’habitude et de caste. Ensuite, nombre d’entre eux estiment que si les gens sont pauvres, c’est qu’ils n’ont pas fait assez d’efforts. C’est le refrain des plus riches et de ceux qui disent appartenir à la classe moyenne : "Si moi qui suis parti de peu j’y suis arrivé, tout le monde peut y arriver." » À cela, il ajoute une spécificité indienne : « Les riches et les hautes castes ne croient plus à la réincarnation pour eux-mêmes, mais ils y croient pour les autres. Selon eux, les pauvres auront de toute manière une meilleure condition dans leur prochaine vie, donc ce n’est pas un impératif de les aider dans la présente… »
    Alors, même si personne ne chôme à Dharavi, incarnant en cela une forme d’éthique bombayienne du travail, l’ascenseur social reste bloqué pour la plupart des résidents du bidonville.

    #structure_sociale
    #classes_sociales
    #classes_moyennes
    #croissance_économique
    #développement


  • La #croissance en #Europe pointe le bout de son nez
    http://fr.myeurop.info/2014/05/05/la-croissance-en-europe-pointe-le-bout-de-son-nez-13759

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/11756386243_e8fc081de2_o.jpg

    Ludovic Clerima

    C’est globalement une bonne nouvelle pour tous les pays de l’Union. La #commission_européenne prévoit une reprise de la croissance, dans bon nombre de pays. Un rebond fragilisé par la #crise ukrainienne et le chômage persistant bien qu’en léger repli.

    L’Europe renouerait-elle enfin avec la croissance ? lire la suite

    #EUROFOCUS #Économie #Allemagne #France #Grèce #Italie #Portugal #2014 #2015 #chomage #Economie #Europe #PIB


  • Quarante ans de « crise » : manipulation ou paresse intellectuelle ? - Le nouvel Observateur
    http://rue89.nouvelobs.com/2014/05/04/quarante-ans-crise-manipulation-paresse-intellectuelle-251935

    (..............)

    1% de croissance de 2013 = 11,5% de 1973

    En terme macro-économique, sur le moyen-terme, elle n’existe pas.

    Les notions de « 30 glorieuses » et de « 40 piteuses » apparaissent comme des aberrations lorsqu’on examine 10 secondes l’évolution de la production de richesse en France.

    La « crise pétrolière » est indétectable sur cette courbe. Il faut croire qu’acheter le pétrole plus cher était supportable pour notre économie, en plein décollage en 1973.

    Un léger palier de progression est visible en 1992, vite compensé par la rapide progression du reste de la décennie.

    L’infléchissement de 2009 existe, lui, mais il a été compensé en moins de 2 ans : le PIB de 2008 était déjà dépassé en 2010 ; depuis, nous gagnons
    30 milliards de PIB en plus par an, c’est-à-dire beaucoup plus qu’entre 1972 et 1973...

    Mais il y a un moyen très simple, avec les mêmes chiffres, de présenter ce succès de manière négative, avec une courbe descendante : il suffit de comparer les taux de croissance d’une année sur l’autre. Voici ce que cela donne :

    http://rue89.nouvelobs.com/sites/news/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2014/05/croissance-pib-france-depuis-1960.jpg

    C’est cette courbe qui fait dire aux économistes que l’économie française s’effondre. Ils oublient de dire que :

    Pour que cette courbe soit orientée vers le haut, il faudrait que la croissance ait une progression logarithmique, ce qui est bien sûr impossible pour une économie déjà développée.
    Un point de croissance de 2013 = 11,5 points de croissance de 1973.

    Prenons un exemple simple pour comprendre comment un économiste peut vous convaincre que vous avez tout raté, alors que vous développez constamment votre activité :

    Année 1 : vous produisez 100.

    Année 2 : vous produisez 110. Bravo : les économistes vous adorent.

    Année 3 : vous renouvelez l’exploit et produisez à nouveau 10 de plus, soit 120 au total. Fiers de vous, vous publiez vos résultats. Aïe ! les
    économistes détectent immédiatement que votre taux de croissance est passé de 10 % à 9,09 %. La tendance est négative. Vous êtes sous
    surveillance.

    Année 4 : vous mettez le paquet et produisez pour 130. Vous pensez bêtement avoir progressé de 30% en à peine 3 ans. Las ! Les économistes
    se chargent de vous faire prendre conscience qu’en réalité c’est un désastre : vous venez de confirmer que votre taux de croissance s’effondre à 8,33 %. Le déclin est amorcé, La faillite est annoncée.

    Renouvelez 40 fois l’opération : vous aurez quintuplé votre activité, mais votre taux de croissance sera tombé à 2,04 %. Tous les économistes annonceront votre irrémédiable décadence. D’ailleurs ils vous l’avaient bien dit dès l’année 3 (et toutes les années suivantes...) ; La plupart ne
    comprendront même pas que vous continuiez à exister.

    La France a fait beaucoup mieux, puisqu’elle a plus que décuplé son activité. Pour un économiste ça ne change rien : la mort est annoncée.

    Et voici comment on peut expliquer à tout une population, durant 40 ans, que tout va mal et que l’économie s’effondre, alors qu’en réalité le pays aconnu une croissance continue de la production de richesse.........

    #économie
    #PIB
    #indicateurs
    #crise
    #dette
    #stagnation
    #inflation
    #mondialisation
    #déflation
    #croissance


  • Gaël Giraud, du CNRS : « Le vrai rôle de l’énergie va obliger les économistes à changer de #dogme »

    http://petrole.blog.lemonde.fr/2014/04/19/gael-giraud-du-cnrs-le-vrai-role-de-lenergie-va-obliger-les-eco

    Contrairement à ce qui est écrit dans tous les manuels d’économie, l’ #énergie (et non le #capital, sans elle inerte) se révèle être LE facteur essentiel de la #croissance, selon Gaël Giraud, 44 ans, directeur de recherche au #CNRS et jésuite. #Économistes, perpétuez-vous depuis deux siècles la même bourde fatidique ?

    Quel lien direct entre le #PIB et l’énergie ? par Gaël Giraud

    http://www.youtube.com/watch?v=vW7WywnOxas

    http://petrole.blog.lemonde.fr/files/2014/04/world-growth-in-gdp-energy-oil-tverberg.png

    http://petrole.blog.lemonde.fr/files/2014/04/energy-production-jancovici.png

    • L’An 02 — Le pétrole et la crise
      http://www.lan02.org/2013/10/le-petrole-et-la-crise

      Regardez là, devant vous, du pétrole. A gauche, à droite, également. En dessous, probablement. Sur vous, à coup sûr. Vous êtes tout·e nu·e dans la forêt ? Bien essayé, mais vous avez L’An 02 dans les mains, et là aussi, oui, il y en a… Pas d’échappatoire, nous sommes cerné·e·s et paradoxalement nous ne le voyons pas. En tous cas les économistes ne le voient pas, ou si peu, et il serait pourtant étonnant, compte tenu de la dépendance de nos économies à cette ressource, qu’elle n’ait pas quelques responsabilités dans l’atterrissage actuel. Certains soulignent la double nature écologique et économique de la crise, mais ils sont peu à reconstituer de façon convaincante les fils reliant ces différentes dimensions.

      par Julien Milanesi


  • « Alimentation, énergie, production, emplois,... quelle souveraineté pour faire face à la crise ? » | Enbata
    http://www.enbata.info/articles/alimentation-energie-production-emplois-quelle-souverainete-pour-faire-face

    Quand on évoque la notion de « #souveraineté », quelles sont les premières définitions ?
    Ici c’est une conception centrée sur la notion d’#Etat qui domine ou une approche politico-juridique qui caractérise le terme souveraineté.
    Pour ne prendre que l’exemple d’une communauté linguistique, il est clair que dans le cas de la #langue_basque, pour en assurer la survie, il faut des outils politico-juridiques apportant plus de protection que ceux en vigueur actuellement. Et il faut il faut aussi plus d’outils pour pouvoir prendre des mesures socio-économiques et assurer un développement durable. Mais avec un Etat, on n’a pas de garantie sur la pérennité de la communauté linguistique, ni sur celui d’un modèle de développement social, écologique et démocratique.
    En effet, les Etats actuels sont aussi dépossédés de leur pouvoir. Ils doivent récupérer le pouvoir politique pour leur territoire, car ils sont dépendants de l’oligarchie financière.
    Il me semble qu’au Pays Basque on a des difficultés pour repenser et enrichir la notion de souveraineté. L’Aitaren Etxea (la maison de nos ancêtres), ou la forme politico-administrative-territoriale de notre pays a marqué l’agenda de la gauche basque, qui n’a pas eu suffisamment de force pour mettre en place des organisations sociales alternatives ou construire ici et maintenant d’autres modes de vie en commun, en commençant de la base pour aller au sommet. Souvent, le modèle de développement n’occupe que les deux derniers paragraphes dans les projets de société.

    Les initiatives populaires changent-elles ce point de vue sur la « souveraineté » ?
    Quoiqu’il arrive au niveau du cadre politico-juridique, et tout en avançant dans la lutte politique en sa faveur, nous devons en tant que citoyens aller de l’avant. Et cela, en tenant compte de l’aptitude montrée par les initiatives populaires dans l’histoire de ce pays à créer des structures indispensables dans des domaines propres à la vie en société (langue, économie, éducation, etc. ). Selon toutes les apparences, il nous faudra, dans un premier temps, gérer sans Etat cette période qui ne pourra compter sur la « #croissance », et pour cette nouvelle phase, nous devrons mettre en place de nouvelles stratégies, ainsi que de nouveaux outils, par nos propres moyens.

    Comment votre parcours a-t-il façonné votre point de vue sur la « souveraineté » ?
    Les deux sujets de recherche que sont l’économie solidaire et la #transition éco-sociale m’ont amené à penser la question de la souveraineté au-delà des sentiers battus. L’économie solidaire, de par ses formes nombreuses et variées, provoque de petites ruptures dans les failles du système, en faisant vivre une #économie au quotidien selon d’autres logiques. Le risque c’est qu’elle devienne un palliatif du système et une économie permettant la propre subsistance du système. Son enjeu est de faire grandir ces petites ruptures et de se positionner dans un projet politique plus grand, qui ait comme objectif d’accroître la capacité d’#autodétermination des personnes, des peuples et des territoires.

    Par conséquent, qu’ajoutez-vous au concept de « souveraineté » ?
    Pour ce qui est de la question éco-sociale, il suffit de prendre quelques minutes pour comprendre le fait que le modèle de civilisation qui est aujourd’hui hégémonique est condamné. Pendant quatre décennies nous avons dit que nous nous dirigions vers la collision et nous vivons désormais un moment de collision.
    Les ressources matérielles et énergétiques vont en s’amenuisant, et les #déchets (dont les émissions de gaz à l’origine du réchauffement global) en augmentant, ainsi que les stocks d’armes. Et, paradoxalement, la machine ne donne aucun signal qu’elle s’arrêtera, ni même qu’elle ralentira son allure. Elle a comme unique solution la “fuite en avant” et cela aura assurément de terribles conséquences. Avec ce choix, l’#effondrement n’est plus une probabilité lointaine, il devient un événement certain.
    Il est assez clair que des changements énormes nous attendent. Essentiellement du fait de la #crise_énergétique globale, il sera très difficile de maintenir le métabolisme social actuel, l’échelle qu’a l’économie actuelle, et la complexité de la société. Le #changement_climatique nous dit que nous devrions changer si nous ne voulons pas vivre ses terribles conséquences, et la crise énergétique nous dit que nous devons changer. Ceci veut dire que la contraction sera le mouvement réellement important : dans l’utilisation de l’énergie, dans la production, dans la mobilité géographique, dans la consommation, dans la démographie, dans le narcissisme… Il s’agit de voir à quel rythme et dans quelle mesure. De toute façon, l’exigence physique est de vivre avec moins. Mieux vivre avec moins est le scénario politique que nous avons à mettre en oeuvre.

    Pourquoi ces éléments sont-ils indispensables et donnent-ils sens au concept habituel de « souveraineté » ?
    L’avenir sera principalement marqué par une phase de contraction. Pour y faire face en s’appuyant sur des bases solides, il sera essentiel de renforcer les #communautés de petite et moyenne taille, d’effectuer un saut qualitatif et quantitatif dans l’organisation de la société, de créer des structures plus petites et auto-gérées, d’améliorer les taux d’auto-suffisance tant au niveau de l’énergie que de l’alimentation. En un mot, de faire progresser la souveraineté des territoires.
    Vu ainsi, la réflexion autour de la souveraineté prend un tour très sensible. Le concept cesse d’être une vaine « entéléchie » (idéal suprême), et sa « praxis » (mise en pratique) cesse d’être sous l’emprise de la volonté de l’ennemi…
    Il se remplit de contenu en portant pour une fois la question du modèle de développement au cœur du débat politique. Et il nous emmène de la logique de la protestation, de la dénonciation ou de la résistance à la logique de la construction.
    Il suffit de revendiquer la souveraineté avec la même force et dans toutes les directions, y compris pour l’alimentation et l’énergie. Et nous pouvons dès à présent commencer à créer les structures et les stratégies pour cela. Nous avons déjà commencé.

    Quelles sont les conséquences de cette manière de voir dans le cas d’Euskal Herri ?
    Le projet de souveraineté a le potentiel d’attirer des personnes non abertzale. Le mouvement de construction national d’Euskal Herri avait en son temps intégré le principal conflit de la société moderne industrielle, en mettant côte à côte la « nation » et la « classe ».
    Nous avons besoin aujourd’hui d’une opération d’envergure sur les plans idéologique, politique et pratique en intégrant la question fondamentale de la nouvelle ère : la #transition socio-écologique (qu’elle soit contrainte ou volontairement organisée) aura des conséquences extraordinaires sur la vie de tous les citoyens et dans tous les domaines de la société.
    Cela nous amènera à repenser la globalité : comment organiser la société sans croissance.
    Et l’abertzalisme doit réfléchir à des solutions face à l’aggravation de la crise socio-écologique.
    Le renouvellement peut être profitable puisque nous disons que la gestion de la vie se fera à une échelle plus petite que celle des Etats. Il s’agit là de renforcer les muscles des régions ou des #bio-régions, et de constituer des communautés plus souveraines. Le projet de construction d’un territoire comme Euskal Herria va de pair avec l’idée de répondre avec sérieux aux enjeux d’un monde durable qui passe par le renforcement de l’échelle territoriale.

    Cette réflexion nous amène à la contradiction entre la croissance illimitée et un monde durable…
    Le projet d’avenir ne peut être la croissance, la stimulation de l’économie et l’augmentation du #pouvoir_d’achat selon la doctrine keynésienne. La politique #néolibérale comme la vision sociale-démocrate sont toutes les deux accrochées à la religion de la croissance, comme s’il n’y avait pas de limite bio-physique.
    L’Etat-providence n’est pas la panacée. Celui-ci a été mis en place par l’apport des matières premières et des flux énergétiques fondamentaux des pays les plus pauvres vers les pays les plus riches.
    Et d’un point de vue écologique, on peut difficilement trouver de période historique plus destructrice : à travers toute l’histoire de l’humanité, elle a produit l’interférence la plus grande dans toutes les infrastructures nécessaires à la vie.

    Qu’est ce que le concept de la #relocalisation ?
    Les produits de consommation font environ 1.600 kilomètres de l’endroit de production jusqu’au consommateur. C’est absurde et inefficient. Ce système n’est possible que parce qu’il n’inclut pas les coûts sociaux et écologiques.
    Le projet viable peut être la relocalisation, de prendre conscience de comment se font les choses. Selon toute apparence, la crise civilisationnelle va nous apporter de plus en plus de souffrance, mais en même temps cela peut être une occasion incomparable pour repenser le monde, le réécrire, le concevoir différemment.
    Certains disent que cela sera difficile de résister pour des macro-structures économiques et politiques comme l’Europe. Pour beaucoup, les Etats-nations eux-mêmes auront du mal à résister, un certain nombre pouvant disparaître (surtout ceux qui ont une grande dépendance énergétique).
    Les territoires qui ont un projet stratégique et une activité endogène se comporteront beaucoup mieux.
    Nous sommes en train de dire que le défi est de récupérer le pouvoir social, d’accentuer la capacité de contrôler les processus économiques et politiques des citoyens. Au mieux, pour surmonter la crise, les institutions en fonction aujourd’hui seront remplacées au fur et à mesure pour mettre à leurs places celles créées par les citoyens.

    Et est-ce que la relocalisation peut se concrétiser à l’échelle du Pays Basque ?
    Le processus de relocalisation est déjà en marche. Non seulement au Pays Basque mais aussi à travers le monde. Comme le dit le mexicain Victor M. Toledo, en lieu et place des entreprises géantes ayant le monopole, des #coopératives, des micro-entreprises ou des entreprises familiales naîtront. Plutôt que d’avoir des grandes banques, on aura des caisses d’épargne, des banques populaires ou du crédit coopératif. Pour remplacer des chaînes commerciales toujours plus grandes, le commerce équitable, l’#agriculture locale et écologique et les échanges directs entre producteurs et consommateurs se renforceront. Au lieu d’une gestion privée des énergies fossiles, c’est l’énergie solaire et renouvelable qui va croître par une production communautaire décentralisée…
    C’est le renforcement de ce monde qui est le grand défi, les autres options étant sans issue.
    Et comme je le disais, le processus est aussi en marche au Pays Basque. Ces dernières années, les groupes de consommation responsable ont connu une croissance exponentielle, les banques éthiques sont apparues (Fiare et Coop57), ainsi que les coopératives dans le domaine de l’énergie renouvelable (Goiener), le mouvement Bizi ! au Pays Basque nord, le mouvement en faveur de la souveraineté alimentaire (Etxalde), etc.
    De nos jours, il est difficile de dire qu’il n’y a pas d’alternative car une constellation de petites alternatives et bel et bien vivante, et c’est le renforcement de cette dernière qui est le défi.
    L’avenir se construira en grande partie avec les ingrédients et solutions qui sont actuellement en marche.


  • #Chine : l’ #atterrissage brutal de la #croissance n’a pas eu lieu

    La croissance chinoise a enregistré un #tassement significatif au premier #trimestre #2014 à 7,4%, atteignant son niveau le plus bas depuis 18 mois. C’est toutefois mieux que ce qui était prévu.

    De quoi faire taire les plus pessimistes en la matière ?

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/04/16/20002-20140416ARTFIG00028-chine-l-aterrissage-brutal-de-la-croissance-n-a-p

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 14/04/2014


  • Association between economic growth and early childhood undernutrition: evidence from 121 Demographic and Health Surveys from 36 low-income and middle-income countries
    http://www.thelancet.com/journals/langlo/article/PIIS2214-109X%2814%2970025-7/fulltext

    A quantitatively very small to null association was seen between increases in per-head GDP and reductions in early childhood undernutrition, emphasising the need for direct health investments to improve the nutritional status of children in low-income and middle-income countries.

    #croissance_économique #malnutrition #enfants


  • Faut-il craindre un #Lehman #Brothers #chinois ?

    La #défaillance d’un producteur d’acier provoque l’inquiétude sur la santé du #système #financier chinois et sur la #croissance du pays.

    Ralentissement économique incontrôlable ou purification par le feu ?

    http://www.lepoint.fr/economie/faut-il-craindre-un-lehman-brothers-chinois-17-03-2014-1802049_28.php

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 17/03/2014


  • Les géants du #Web #chinois à l’assaut du monde

    Appuyés par leur colossal marché domestique, ils affichent des #croissances et des #valorisations supérieures à celles de la plupart des entreprises de la Silicon Valley.

    Et #Alibaba qui prépare son entrée sur le #marché #boursier #américain....

    http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2014/03/18/01007-20140318ARTFIG00026-les-geants-du-web-chinois-a-l-assaut-du-monde.php

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 17/03/2014


  • La #technique est-elle responsable de l’accélération du monde ? « InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/2013/03/19/la-technique-est-elle-responsable-de-lacceleration-du-monde

    Quand on allait à pied à son travail, à 5 km de chez soi, il fallait compter une heure. Maintenant que l’on prend nos voitures, nous pouvons faire ces 5 km en 10 minutes et en gagner potentiellement 50. Mais nous n’habitons plus à 5 km de notre travail, mais à 30 km, ce qui fait qu’on passe toujours une heure à nous déplacer… Dans ce cas, le taux de croissance est le même que le taux d’accélération : il faut le même temps pour faire un déplacement plus long. Et bien souvent, en fait, nous n’habitons plus à 30 km, mais à 60 km, ce qui fait qu’on a perdu une heure plutôt que gagner 50 minutes ! Ici, le taux de croissance est supérieur au taux d’accélération. Avant, admettons qu’il nous fallait une demi-heure pour rédiger 4 lettres. Mais aujourd’hui, en une demi-heure, nous traitons bien plus d’e-mails. Nous sommes devenus plus rapides, mais nous avons également plus d’interactions à gérer, et donc plus de #stress. “La pénurie de #temps n’est pas due au progrès technologique, mais au fait que la #croissance est plus importante que l’#accélération.”