• « Alimentation, énergie, production, emplois,... quelle souveraineté pour faire face à la crise ? » | Enbata
    http://www.enbata.info/articles/alimentation-energie-production-emplois-quelle-souverainete-pour-faire-face

    Quand on évoque la notion de « #souveraineté », quelles sont les premières définitions ?
    Ici c’est une conception centrée sur la notion d’#Etat qui domine ou une approche politico-juridique qui caractérise le terme souveraineté.
    Pour ne prendre que l’exemple d’une communauté linguistique, il est clair que dans le cas de la #langue_basque, pour en assurer la survie, il faut des outils politico-juridiques apportant plus de protection que ceux en vigueur actuellement. Et il faut il faut aussi plus d’outils pour pouvoir prendre des mesures socio-économiques et assurer un développement durable. Mais avec un Etat, on n’a pas de garantie sur la pérennité de la communauté linguistique, ni sur celui d’un modèle de développement social, écologique et démocratique.
    En effet, les Etats actuels sont aussi dépossédés de leur pouvoir. Ils doivent récupérer le pouvoir politique pour leur territoire, car ils sont dépendants de l’oligarchie financière.
    Il me semble qu’au Pays Basque on a des difficultés pour repenser et enrichir la notion de souveraineté. L’Aitaren Etxea (la maison de nos ancêtres), ou la forme politico-administrative-territoriale de notre pays a marqué l’agenda de la gauche basque, qui n’a pas eu suffisamment de force pour mettre en place des organisations sociales alternatives ou construire ici et maintenant d’autres modes de vie en commun, en commençant de la base pour aller au sommet. Souvent, le modèle de développement n’occupe que les deux derniers paragraphes dans les projets de société.

    Les initiatives populaires changent-elles ce point de vue sur la « souveraineté » ?
    Quoiqu’il arrive au niveau du cadre politico-juridique, et tout en avançant dans la lutte politique en sa faveur, nous devons en tant que citoyens aller de l’avant. Et cela, en tenant compte de l’aptitude montrée par les initiatives populaires dans l’histoire de ce pays à créer des structures indispensables dans des domaines propres à la vie en société (langue, économie, éducation, etc. ). Selon toutes les apparences, il nous faudra, dans un premier temps, gérer sans Etat cette période qui ne pourra compter sur la « #croissance », et pour cette nouvelle phase, nous devrons mettre en place de nouvelles stratégies, ainsi que de nouveaux outils, par nos propres moyens.

    Comment votre parcours a-t-il façonné votre point de vue sur la « souveraineté » ?
    Les deux sujets de recherche que sont l’économie solidaire et la #transition éco-sociale m’ont amené à penser la question de la souveraineté au-delà des sentiers battus. L’économie solidaire, de par ses formes nombreuses et variées, provoque de petites ruptures dans les failles du système, en faisant vivre une #économie au quotidien selon d’autres logiques. Le risque c’est qu’elle devienne un palliatif du système et une économie permettant la propre subsistance du système. Son enjeu est de faire grandir ces petites ruptures et de se positionner dans un projet politique plus grand, qui ait comme objectif d’accroître la capacité d’#autodétermination des personnes, des peuples et des territoires.

    Par conséquent, qu’ajoutez-vous au concept de « souveraineté » ?
    Pour ce qui est de la question éco-sociale, il suffit de prendre quelques minutes pour comprendre le fait que le modèle de civilisation qui est aujourd’hui hégémonique est condamné. Pendant quatre décennies nous avons dit que nous nous dirigions vers la collision et nous vivons désormais un moment de collision.
    Les ressources matérielles et énergétiques vont en s’amenuisant, et les #déchets (dont les émissions de gaz à l’origine du réchauffement global) en augmentant, ainsi que les stocks d’armes. Et, paradoxalement, la machine ne donne aucun signal qu’elle s’arrêtera, ni même qu’elle ralentira son allure. Elle a comme unique solution la “fuite en avant” et cela aura assurément de terribles conséquences. Avec ce choix, l’#effondrement n’est plus une probabilité lointaine, il devient un événement certain.
    Il est assez clair que des changements énormes nous attendent. Essentiellement du fait de la #crise_énergétique globale, il sera très difficile de maintenir le métabolisme social actuel, l’échelle qu’a l’économie actuelle, et la complexité de la société. Le #changement_climatique nous dit que nous devrions changer si nous ne voulons pas vivre ses terribles conséquences, et la crise énergétique nous dit que nous devons changer. Ceci veut dire que la contraction sera le mouvement réellement important : dans l’utilisation de l’énergie, dans la production, dans la mobilité géographique, dans la consommation, dans la démographie, dans le narcissisme… Il s’agit de voir à quel rythme et dans quelle mesure. De toute façon, l’exigence physique est de vivre avec moins. Mieux vivre avec moins est le scénario politique que nous avons à mettre en oeuvre.

    Pourquoi ces éléments sont-ils indispensables et donnent-ils sens au concept habituel de « souveraineté » ?
    L’avenir sera principalement marqué par une phase de contraction. Pour y faire face en s’appuyant sur des bases solides, il sera essentiel de renforcer les #communautés de petite et moyenne taille, d’effectuer un saut qualitatif et quantitatif dans l’organisation de la société, de créer des structures plus petites et auto-gérées, d’améliorer les taux d’auto-suffisance tant au niveau de l’énergie que de l’alimentation. En un mot, de faire progresser la souveraineté des territoires.
    Vu ainsi, la réflexion autour de la souveraineté prend un tour très sensible. Le concept cesse d’être une vaine « entéléchie » (idéal suprême), et sa « praxis » (mise en pratique) cesse d’être sous l’emprise de la volonté de l’ennemi…
    Il se remplit de contenu en portant pour une fois la question du modèle de développement au cœur du débat politique. Et il nous emmène de la logique de la protestation, de la dénonciation ou de la résistance à la logique de la construction.
    Il suffit de revendiquer la souveraineté avec la même force et dans toutes les directions, y compris pour l’alimentation et l’énergie. Et nous pouvons dès à présent commencer à créer les structures et les stratégies pour cela. Nous avons déjà commencé.

    Quelles sont les conséquences de cette manière de voir dans le cas d’Euskal Herri ?
    Le projet de souveraineté a le potentiel d’attirer des personnes non abertzale. Le mouvement de construction national d’Euskal Herri avait en son temps intégré le principal conflit de la société moderne industrielle, en mettant côte à côte la « nation » et la « classe ».
    Nous avons besoin aujourd’hui d’une opération d’envergure sur les plans idéologique, politique et pratique en intégrant la question fondamentale de la nouvelle ère : la #transition socio-écologique (qu’elle soit contrainte ou volontairement organisée) aura des conséquences extraordinaires sur la vie de tous les citoyens et dans tous les domaines de la société.
    Cela nous amènera à repenser la globalité : comment organiser la société sans croissance.
    Et l’abertzalisme doit réfléchir à des solutions face à l’aggravation de la crise socio-écologique.
    Le renouvellement peut être profitable puisque nous disons que la gestion de la vie se fera à une échelle plus petite que celle des Etats. Il s’agit là de renforcer les muscles des régions ou des #bio-régions, et de constituer des communautés plus souveraines. Le projet de construction d’un territoire comme Euskal Herria va de pair avec l’idée de répondre avec sérieux aux enjeux d’un monde durable qui passe par le renforcement de l’échelle territoriale.

    Cette réflexion nous amène à la contradiction entre la croissance illimitée et un monde durable…
    Le projet d’avenir ne peut être la croissance, la stimulation de l’économie et l’augmentation du #pouvoir_d’achat selon la doctrine keynésienne. La politique #néolibérale comme la vision sociale-démocrate sont toutes les deux accrochées à la religion de la croissance, comme s’il n’y avait pas de limite bio-physique.
    L’Etat-providence n’est pas la panacée. Celui-ci a été mis en place par l’apport des matières premières et des flux énergétiques fondamentaux des pays les plus pauvres vers les pays les plus riches.
    Et d’un point de vue écologique, on peut difficilement trouver de période historique plus destructrice : à travers toute l’histoire de l’humanité, elle a produit l’interférence la plus grande dans toutes les infrastructures nécessaires à la vie.

    Qu’est ce que le concept de la #relocalisation ?
    Les produits de consommation font environ 1.600 kilomètres de l’endroit de production jusqu’au consommateur. C’est absurde et inefficient. Ce système n’est possible que parce qu’il n’inclut pas les coûts sociaux et écologiques.
    Le projet viable peut être la relocalisation, de prendre conscience de comment se font les choses. Selon toute apparence, la crise civilisationnelle va nous apporter de plus en plus de souffrance, mais en même temps cela peut être une occasion incomparable pour repenser le monde, le réécrire, le concevoir différemment.
    Certains disent que cela sera difficile de résister pour des macro-structures économiques et politiques comme l’Europe. Pour beaucoup, les Etats-nations eux-mêmes auront du mal à résister, un certain nombre pouvant disparaître (surtout ceux qui ont une grande dépendance énergétique).
    Les territoires qui ont un projet stratégique et une activité endogène se comporteront beaucoup mieux.
    Nous sommes en train de dire que le défi est de récupérer le pouvoir social, d’accentuer la capacité de contrôler les processus économiques et politiques des citoyens. Au mieux, pour surmonter la crise, les institutions en fonction aujourd’hui seront remplacées au fur et à mesure pour mettre à leurs places celles créées par les citoyens.

    Et est-ce que la relocalisation peut se concrétiser à l’échelle du Pays Basque ?
    Le processus de relocalisation est déjà en marche. Non seulement au Pays Basque mais aussi à travers le monde. Comme le dit le mexicain Victor M. Toledo, en lieu et place des entreprises géantes ayant le monopole, des #coopératives, des micro-entreprises ou des entreprises familiales naîtront. Plutôt que d’avoir des grandes banques, on aura des caisses d’épargne, des banques populaires ou du crédit coopératif. Pour remplacer des chaînes commerciales toujours plus grandes, le commerce équitable, l’#agriculture locale et écologique et les échanges directs entre producteurs et consommateurs se renforceront. Au lieu d’une gestion privée des énergies fossiles, c’est l’énergie solaire et renouvelable qui va croître par une production communautaire décentralisée…
    C’est le renforcement de ce monde qui est le grand défi, les autres options étant sans issue.
    Et comme je le disais, le processus est aussi en marche au Pays Basque. Ces dernières années, les groupes de consommation responsable ont connu une croissance exponentielle, les banques éthiques sont apparues (Fiare et Coop57), ainsi que les coopératives dans le domaine de l’énergie renouvelable (Goiener), le mouvement Bizi ! au Pays Basque nord, le mouvement en faveur de la souveraineté alimentaire (Etxalde), etc.
    De nos jours, il est difficile de dire qu’il n’y a pas d’alternative car une constellation de petites alternatives et bel et bien vivante, et c’est le renforcement de cette dernière qui est le défi.
    L’avenir se construira en grande partie avec les ingrédients et solutions qui sont actuellement en marche.


  • #Chine : l’ #atterrissage brutal de la #croissance n’a pas eu lieu

    La croissance chinoise a enregistré un #tassement significatif au premier #trimestre #2014 à 7,4%, atteignant son niveau le plus bas depuis 18 mois. C’est toutefois mieux que ce qui était prévu.

    De quoi faire taire les plus pessimistes en la matière ?

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/04/16/20002-20140416ARTFIG00028-chine-l-aterrissage-brutal-de-la-croissance-n-a-p

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 14/04/2014


  • Association between economic growth and early childhood undernutrition: evidence from 121 Demographic and Health Surveys from 36 low-income and middle-income countries
    http://www.thelancet.com/journals/langlo/article/PIIS2214-109X%2814%2970025-7/fulltext

    A quantitatively very small to null association was seen between increases in per-head GDP and reductions in early childhood undernutrition, emphasising the need for direct health investments to improve the nutritional status of children in low-income and middle-income countries.

    #croissance_économique #malnutrition #enfants


  • Faut-il craindre un #Lehman #Brothers #chinois ?

    La #défaillance d’un producteur d’acier provoque l’inquiétude sur la santé du #système #financier chinois et sur la #croissance du pays.

    Ralentissement économique incontrôlable ou purification par le feu ?

    http://www.lepoint.fr/economie/faut-il-craindre-un-lehman-brothers-chinois-17-03-2014-1802049_28.php

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 17/03/2014


  • Les géants du #Web #chinois à l’assaut du monde

    Appuyés par leur colossal marché domestique, ils affichent des #croissances et des #valorisations supérieures à celles de la plupart des entreprises de la Silicon Valley.

    Et #Alibaba qui prépare son entrée sur le #marché #boursier #américain....

    http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2014/03/18/01007-20140318ARTFIG00026-les-geants-du-web-chinois-a-l-assaut-du-monde.php

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 17/03/2014


  • La #technique est-elle responsable de l’accélération du monde ? « InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/2013/03/19/la-technique-est-elle-responsable-de-lacceleration-du-monde

    Quand on allait à pied à son travail, à 5 km de chez soi, il fallait compter une heure. Maintenant que l’on prend nos voitures, nous pouvons faire ces 5 km en 10 minutes et en gagner potentiellement 50. Mais nous n’habitons plus à 5 km de notre travail, mais à 30 km, ce qui fait qu’on passe toujours une heure à nous déplacer… Dans ce cas, le taux de croissance est le même que le taux d’accélération : il faut le même temps pour faire un déplacement plus long. Et bien souvent, en fait, nous n’habitons plus à 30 km, mais à 60 km, ce qui fait qu’on a perdu une heure plutôt que gagner 50 minutes ! Ici, le taux de croissance est supérieur au taux d’accélération. Avant, admettons qu’il nous fallait une demi-heure pour rédiger 4 lettres. Mais aujourd’hui, en une demi-heure, nous traitons bien plus d’e-mails. Nous sommes devenus plus rapides, mais nous avons également plus d’interactions à gérer, et donc plus de #stress. “La pénurie de #temps n’est pas due au progrès technologique, mais au fait que la #croissance est plus importante que l’#accélération.”


  • #Chine : le premier ministre dénonce une « #croissance #inefficace et insoutenable »

    Seul moment de l’année où le #premier #ministre #chinois répond en direct à des questions de #journalistes, chinois et étrangers, la conférence de presse de clôture de l’ #Assemblée #nationale #populaire est un rituel à ne pas manquer.

    Explication de texte par Brice Pedrolleti du quotidien " Le Monde"

    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2014/03/13/chine-le-premier-ministre-denonce-une-croissance-inefficace-et-insoutenable_

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 10/03/2014


  • #Chine : le spectre de #villes sans #emplois plane sur la #croissance #urbaine

    Depuis son investiture il y a un an, le président chinois Xi Jinping s’est engagé à mieux intégrer les #migrants s’installant dans les grandes villes où, faute de permis de #résidence, beaucoup se retrouvent marginalisés, privés d’aides sociales ou d’accès aux soins.

    Autre phénomène des expropriations « à la pelle » : des migrations forcées et des migrants déracinés et perdus face aux habitudes de vie des nouvelle villes champignons

    http://www.lepoint.fr/societe/chine-le-spectre-de-villes-sans-emplois-plane-sur-la-croissance-urbaine-04-0

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 03/03/2014


  • Quels #risques #systémiques pour la #Chine ?

    L’#économie #chinoise se rapproche d’une contradiction majeure : freiner les #investissements comme il serait souhaitable de le faire risque de multiplier les #problèmes #sociaux ; mais maintenir le schéma de la #croissance par des investissements expose le pays à un risque financier aux conséquences sociales tout aussi graves [...]

    Une analyse claire et intéressante des enjeux économico-financiers de la Chine de demain, voire d’aujourd’hui en fait !

    http://www.questionchine.net/quels-risques-systemiques-pour-la-chine?artpage=2-2

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 03/03/2014


  • L’Espagne recommence à créer des emplois
    http://fr.myeurop.info/2014/03/04/espagne-recommence-emplois-rajoy-13308

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/1.949+.jpg

    Christelle Granja

    LE CHIFFRE DU JOUR : 1949. C’est le nombre de chômeurs en moins que compte l’Espagne en février par rapport au mois de janvier 2014. Une baisse infime mais symbolique, vantée par le gouvernement de Mariano Rajoy. Car pour la première fois depuis le début de la #crise, le nombre de travailleurs a augmenté par rapport à l’année précédente.

    Après l’annonce, à l’automne, de la fin de la réc lire la (...)

    #Économie #Espagne #chomage #croissance #Economie #emploi #récession #reprise


  • Les pays émergents : performance ou #développement ?
    http://www.laviedesidees.fr/Les-pays-emergents-performance-ou.html

    Les « pays émergents » bouleversent aujourd’hui le paysage économique et politique mondial. Mais qu’est-ce que l’ « émergence » ? Derrière ce label associé à des pays très différents, voire disparates, existe-t-il une réalité commune, voire une voie royale vers le développement ?

    Essais & débats

    / développement, marché, #commerce, #croissance, #investissement

    #Essais_&_débats #marché


  • 284 – Dennis Meadows | Plus loin que Jorion
    http://postjorion.wordpress.com/2014/02/21/284-dennis-meadows

    Dennis Meadows est l’un des auteurs de l’étude visionnaire sur « Les limites à la croissance” qui dès 1972 alertait sur le risque d’une crise d’effondrement dans la première moitié du 21ème siècle provoquée par l’épuisement des ressources de la planète.
    Voici en exclusivité pour Nœud Gordien la version française de l’interview qu’il accorda à l’occasion des quarante ans de l’étude originelle de 1972.

    Le message du septuagénaire n’est pas plus optimiste maintenant qu’à l’époque, et il n’est pas destiné aux petites natures.

    http://postjorion.files.wordpress.com/2014/02/dennis_meadows-6094f.jpg?w=399&h=285

    Dennis Meadows est l’un des auteurs du fameux livre de 1972 « Les limites à la croissance dans un monde fini« . Partant de l’idée de bon sens que la croissance indéfinie est impossible dans un monde fini, les auteurs, un groupe de scientifiques du M.I.T. américain, utilisaient une modélisation des interactions entre ressources, technologie, pollution et population au niveau du monde entier pour tenter de caractériser des « avenirs possibles » du système économique, de la population humaine et de la planète. Leurs résultats les amenèrent à alerter sur le risque qu’en continuant un développement économique sans limite, l’humanité risquait d’épuiser les ressources de la planète et même de dépasser la capacité de la nature à se renouveler elle-même.

    L’étude de 1972 a décrit plusieurs scénarios d’évolution possible de l’économie, de la population et des ressources mondiales, chaque scénario correspondant à des choix différents que l’humanité pouvait collectivement faire à partir de 1972. Leur scénario « On continue comme avant« , qui correspond grosso modo à ce qui s’est passé par la suite, prédisait que l’approche des limites de la planète commencerait à exercer un fort impact sur la croissance à partir des environs de l’année 2010, impact qui irait ensuite croissant, finissant par déboucher d’ici 2050 au plus tard sur un effondrement, c’est-à-dire une baisse précipitée du niveau de vie et peut-être de la population mondiale, dans une situation d’épuisement des ressources et de l’environnement naturel.

    Il est certes permis de mettre en rapport cette alerte précoce avec l’augmentation d’un facteur 2,5 du prix du pétrole depuis 2005, la tendance au plafonnement de la production de carburants liquides, les tensions alimentaires qui se manifestent depuis 2007 ainsi qu’avec la crise financière initiée en 2008 et toujours en cours....

    #économie
    #Dennis-Meadows
    Les #limites à la #croissance dans un #monde #fini


  • #livre #parution : La #Pensée_écologique, une #anthologie,
    sous la direction de #Dominique_Bourg et #Augustin_Fragnière

    Ce livre vise à faire connaître la richesse et l’évolution de la pensée écologique, à savoir de ce courant de pensée qui, en s’appuyant sur un constat scientifiquement étayé des limites de la planète, adresse des propositions de réorganisations de la société, de la pensée et de l’#éthique.

    L’ouvrage comporte deux parties : la première, historique, retrace l’avènement et l’évolution de la conscience et connaissance des #problèmes_environnementaux ; la seconde, thématique, explore une douzaine de thèmes comme « #croissance/#décroissance », « #droits_de_la_nature/devoirs de l’homme », « #christianisme et écologie », « #justice_climatique », « #conservationnisme/#préservationnisme », etc.

    Ce livre comporte une centaine d’extraits choisis de #textes_fondateurs, aussi bien de la prise de conscience des #problèmes_environnementaux que de la structuration de ce champ de pensée. Il comporte également des introductions historiques puis thématiques aux différentes sections riches en informations, constituant une #cartographie de chaque grand thème abordé. Chaque texte est en outre précédé d’une notice biographique contenant des informations parfois peu connues ou inaccessibles.

    http://www.fondation-nicolas-hulot.org/sites/default/files/blog/lire-decouvrir/pensee_ecologique.png

    http://www.fondation-nicolas-hulot.org/blog/la-pensee-ecologique-une-anthologie-sous-la-direction-de-do

    #écologie #histoire_de_l'écologie #environnement



  • MENSONGES | RussEurope
    http://russeurope.hypotheses.org/1988

    Les différents journaux proches du gouvernement ont rapporté le vendredi 14 février qu’il y aurait des nouvelles économiquement « encourageantes ». On comprend bien qu’il fallait préparer l’opinion à de nouvelles mesures d’austérité et montrer que le gouvernement, comme son prédécesseur, faisait « quelque chose » pour la croissance. On ne se souvient que trop de l’inénarrable déclaration de Nicolas Sarkozy censé aller chercher « la croissance avec ses dents ». Pauvre homme ; au vu des résultats il avait besoin d’un dentier. Aujourd’hui, MM. Hollande et Moscovici plastronnent, l’un en Californie et l’autre à Paris. Mais les faits sont têtus…

    CHOMAGE

    On parle beaucoup d’un « indicateur » de l’augmentation de l’emploi que constituerait l’intérim. Il est vrai que l’usage de l’intérim s’est beaucoup développé, et que ce dernier s’était complètement effondré depuis près de deux ans. Néanmoins, un léger redressement sur ce point ne signifie rien de concret et peut très bien n’être qu’une correction après des mois de baisse. Rappelons donc les chiffres du chômage et du quasi-chômage qui sont fournis par l’organisme gouvernemental lui-même, la DARES :

    http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/981/files/2014/02/Accroissement2-500x288.jpg

    On constate que non seulement la courbe de l’agrégat des catégories A+B+D continue de progresser, mais que le « quasi-chômage », soit les catégories C+E augmente fortement du fait de l’accroissement des emplois aidés. Au total, ce sont 600 000 chômeurs et quasi-chômeurs de plus qui sont venus s’ajouter aux chiffres de juin 2012.

    CROISSANCE

    L’INSEE ayant ajusté ses estimations pour le quatrième trimestre, passant de +0,2% à +0,3%, certains se sont crus autorisés à crier victoire. C’est être bien imprudent, et aussi bien impudent. En fait, le PIB par habitant est toujours inférieur à ce qu’il était en septembre 2008.

    Graphique 2

    http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/981/files/2014/02/PIB-Pop2-500x327.jpg

    #PIB
    #chômage
    #croissance
    #industrie
    #Euro


  • Contre l’#agroécologie à la sauce Le Foll
    http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1692

    Nous, mouvements sociaux organisés, associatifs, syndicaux et professionnels, affirmons qu’une agroécologie paysanne existe aujourd’hui en France. Nous sommes obligés de la qualifier d’ « agroécologie paysanne » pour la distinguer de la campagne de communication du Ministère de l’Agriculture qui brandit le drapeau de l’agroécologie dans le seul but de mieux camoufler la fuite en avant de l’#agriculture industrielle vers la #marchandisation du vivant et la #bioéconomie.
    En effet, les méthaniseurs industriels qui détournent la production alimentaire au profit de la poursuite du gaspillage énergétique, les semis directs avec l’herbicide Round Up® et les technologies génétiques destinées à breveter les semences sont des supercheries qui sont scandaleusement inscrites sous le vocable agroécologie par ce ministère. Par ailleurs, celui-ci, tout en élaborant la loi d’orientation agricole et en se réclamant de l’agroécologie , est en train de valider une loi sur les propriétés intellectuelles qui élargit, par les brevets sur les marqueurs biochimiques, moléculaires ou génétiques, le pouvoir des transnationales sur tous les domaines du vivant, et interdit les semences paysannes et reproductibles !
    L’agroécologie paysanne est avant tout un corpus de pratiques vivantes et de mouvements sociaux avec un objectif politique commun : une agriculture sociale et écologique ancrée dans les territoires.
    Elle s’inclut dans un mouvement de transformation sociétale global qui touche tous les secteurs d’activité (énergie, transformation, commerce, transport, habitat, éducation, santé, etc). Nous critiquons l’idéologie productiviste, le modèle agro-industriel et même le concept de développement agricole. Le terme de développement est assimilé à la notion de #croissance économique illimitée. Cette notion est antinomique avec le vivant dont le développement n’est pas fait que de croissance, mais est contenu par des équilibres dynamiques complexes à tous les niveaux d’organisation.
    Appliqué à l’agriculture, le développement est un mirage entretenu par les intrants pétrochimiques et les subventions. Le projet du ministère français perpétue un modèle agricole industriel où le travail humain est taxé, l’emploi est détruit et les intérêts du capital préservés. L’énergie fossile est subventionnée, les impacts négatifs sont à la charge de la collectivité et les bénéfices sont privatisés. Actuellement, nous avons en France 5 millions de chômeurs, dont des paysans sans terre, et 500 000 agriculteurs.


  • François Hollande, l’anti-Roosevelt français | Chez les Economistes Atterrés | Rue89 Les blogs
    http://blogs.rue89.nouvelobs.com/chez-les-economistes-atterres/2014/02/05/francois-hollande-lanti-roosevelt-francais-232282
    http://blogs.rue89.nouvelobs.com/sites/blogs/files/styles/asset_img_half/public/assets/image/2014/02/fdr_in_1933.jpg

    A travers sa politique de l’offre, François Hollande engage la France sur la voie de la déflation et du chômage de masse. Il s’entête à poursuivre une politique d’austérité qui a pourtant échoué. Pourquoi un tel acharnement ?

    Il s’agit en réalité de déployer et consolider la doctrine qui sous-tend la politique économique du gouvernement depuis 2012. Le fameux socialisme de l’offre, si cher à Pierre Moscovici. La France doit s’ajuster pour corriger ses déséquilibres – budgétaire, commercial – et retrouver sa compétitivité – le coût de la main-d’œuvre est trop élevé !
    L’obstination des dirigeants du début des années 30

    Une telle persévérance dans l’application du dogme de l’ajustement par l’austérité et la déflation n’est pas sans rappeler l’obstination des dirigeants des principales économies confrontées à la dépression, au début des années 1930. Hoover aux Etats-Unis, Macdonald en Angleterre, Bruning en Allemagne, ou encore Laval en France, tous ont pensé que le meilleur moyen de sortir de la crise était d’appliquer les vieilles recettes et de mener des politiques déflationnistes. Tous ont échoué !

    Franklin Roosevelt, a été le premier, à partir de 1933, à s’engager sur une autre voie. Celle du New Deal. Certes, les keynésiens les plus endurcis objecteront que la stimulation de la demande de la politique mise en œuvre par le président américain a été insuffisante. Il n’en reste pas moins que Roosevelt a considéré qu’il fallait se débarrasser du dogme pour relancer l’économie et diminuer le chômage, et non l’appliquer avec entêtement.....

    #économie
    #croissance
    #austérité


  • Tout est politique - Le blog de Seb Musset : Sociétal-libéral, tu perds ton sang-froid
    http://sebmusset.blogspot.fr/2014/02/social-liberal-societal.html
    http://1.bp.blogspot.com/-peCT63VNt1I/UvD9G4HAqKI/AAAAAAAAIOU/KornhXA51b0/s1600/ban_prot.jpg

    Le social-démocrate est un gars sympa, un peu austère, un peu rigoureux, mais pas complètement foutu. On peut encore discuter. Il est juste obsédé par des impossibilités : le remboursement de la dette et la croissance. Un jour, peut-être, il comprendra (il lui faudra le temps) qu’on ne remboursera jamais la dette et que du boulot, il y en aura de moins en moins (et que ce n’est pas une mauvaise nouvelle à moins de repenser la société de fond en comble). D’ici là, tant qu’il peut faire carrière, il appliquera encore et toujours, les recettes d’hier à la situation d’aujourd’hui avec le même échec pour demain.

    Quid du « social-libéral » ?

    Bon là c’est plus grave. On est dans l’imposture intellectuelle à fort potentiel marketing. Rapport qu’il y a un mot de trop à la base, social (protéger le plus faible) étant l’oxymore économique du libéralisme (que le plus fort gagne).

    En fait, le vrai terme pour qualifier le gouvernement en place serait plutôt « sociétal-libéral ». Là c’est plus cohérent : une politique économique orientée à droite enrobée de réformes sociétales fortement marquées à gauche (mais compatibles avec le libéralisme, chacune créant potentiellement de nouveaux marchés). Le mariage pour tous, le droit à l’euthanasie, l’égalité homme-femme, la dépénalisation du cannabis (si si vous verrez)… Autant de combats nobles, que je partage, parfois urgents, mais qui ne sont pas considérés comme prioritaires pour les Français et ne répondant pas à la mesure du pessimisme et de la détresse sociale rongeant ce pays : chômage, précarisation du salariat (en fait, ce libéralisme mal assumé accélérera ce mouvement au nom du principe de « compétitivité ») et mal-logement (la fondation Abbé Pierre publie son rapport annuel, une fois de plus accablant)...

    #sociétal-libéral
    #dette
    #croissance
    #finance
    #économie


  • Blog gaulliste libre : Vers la fin du travail ?
    http://www.gaullistelibre.com/2014/02/vers-la-fin-du-travail.html

    S’interroger sur le travail, c’est mettre en lumière l’état et le devenir de nos sociétés modernes. Alors que l’emploi est l’alpha et l’oméga d’une condition sociale décente, celui-ci disparaît peu à peu sous le poids des mutations technologiques et de fait, c’est toute la structure de la société et des rapports entre individus qui est remise en cause.

    http://1.bp.blogspot.com/-UeMvdcH5_W8/Uu9yEtz7UQI/AAAAAAAABps/pFnUyCYDECQ/s1600/Sans+titre.png

    Y aurait-il un “aveuglement médiatique“ ? Alors que dirigeants politiques, intellectuels en vue et experts en tous genres peuplent les médias pour donner leurs solutions face au chômage, aucun écho n’est fait à la disparition du travail.

    Éloge du rétroviseur

    Au vue de la doxa libérale (et socialiste), la croissance ferait l’emploi. Cette relation doit pourtant être analysée car les faits sont plus abstraits. Il est, en effet, possible de montrer que la croissance ne crée pas d’emplois, voire en détruit. Cette position – hétérodoxe – résulte du lien étroit entre croissance et productivité horaire (les gains de productivité dynamise la croissance et celle-ci est favorable à ces gains car elle accélère l’introduction de nouvelles méthodes de production et permet le renouvellement des équipements obsolètes). De fait, l’augmentation de la productivité horaire suit une courbe très proche de celle de la croissance. Or, l’emploi dépend de ces deux grandeurs. Ainsi, pour discerner le volume d’emplois que crée l’augmentation du PIB, il faut retrancher l’accroissement de la productivité horaire. Si la croissance et la productivité progressent au même rythme, le volume de travail ne croit pas.

    Or, au regard de la période allant du début des 30 glorieuses à la fin du 20ème siècle, le parallélisme entre croissance et productivité horaire tend à l’avantage de ce dernier : celui-ci a augmenté en moyenne de 3,6% alors que le PIB a lui crue, en moyenne, de 3,2%. A durée de travail égale, le chômage aurait augmenté, et en réalité c’est la baisse du temps de travail qui a permis la création d’emplois.....

    #finance
    #économie
    #revenu-de-base
    #travail
    #temps-de-travail
    #PIB
    #croissance
    #chomage


  • Marx, le #capitalisme et l’#écologie : super intervention d’Anselm Jappe en face de #Michael-Löwy et #Serge-Latouche ! On y parle aussi d’#André-Gorz et d’#Hervé-Kempf.

    Ça se passait à cet événement signalé il me semble sur seenthis, mais impossible de retrouver le seen :
    http://events.it-sudparis.eu/ecologiepolitique/rub3

    « Eloge de la " #croissance des forces productives " ou critique de la " production pour la #production " ? : Le double #Marx face à la #crise écologique », par #Anselm-Jappe
    http://palim-psao.over-blog.fr/article-eloge-de-la-croissance-des-forces-productives-ou-critiq

    Heureusement, les temps sont passés où l’on pouvait l’emporter sur un adversaire dans un débat rien qu’en citant un passage approprié de Marx (ou en l’inventant, comme le faisait Althusser selon son propre aveu). Heureusement, sont aussi passés les temps où l’on devait avoir honte de se référer encore à un auteur que la chute du mur de Berlin aurait réfuté à jamais, selon la doxa néo-libérale. Aujourd’hui, il est difficile de ne pas utiliser les instruments de Marx pour comprendre ce qui nous arrive, et en même temps nous ne sommes pas obligés de prendre au pied de la lettre chacune de ses phrases.

    #écologie-politique #décroissance #critique_de_la_valeur #wertkritik #travail #critique-du-travail #économie


  • Is Greece on the Rebound?
    http://www.counterpunch.org/2014/01/23/is-greece-on-the-rebound

    The IMF (...) repeatedly projected economic recoveries for 2011, 2012, and 2013 that did not materialize.

    Now the IMF is projecting economic growth for 2014. But this time they are probably, finally, going to be right. It is vitally important that we understand why.

    Last month the Greek parliament approved a stimulus program involving highway construction that is quite large. According to the Ministry of Infrastructure, Transport, and Networks, total spending on this project will be 7.5 billion euros over the next year and a half. This amounts to about 2.7 percent of GDP during this period. For comparison, the U.S. federal stimulus that helped us out of our 2008-09 Great Recession (after subtracting the state governments’ budget tightening) was less than 1 percent of GDP.

    This stimulus will likely make the difference between growth and another year of recession. Most of the financing comes from European Union grants, so it does not add to Greece’s debt.

    In other words, the Greek economy is going to grow next year because of a significant policy reversal. The austerity, or fiscal tightening, is basically coming to an end.

    Why is this so important? Because the people who designed or supported the policy of the last four years will, when the Greek economy begins to recover, claim that the “austerity worked.” But even the IMF’s own analysis of the Greek economy refutes this claim. The austerity can only “work” (if one accepts the obscenely high human cost of it) if the massive unemployment drives down wages enough so that the economy becomes more competitive and can export its way out of the recession. The IMF projects a 20 percent decline in wages and salaries for 2010-2014; but this has not been enough to make Greek exports significantly more competitive, according to the Fund’s latest [PDF] (July) review. Exports have remained weak and haven’t come close to compensating for the fiscal tightening and reduced domestic private spending. The strategy of “internal devaluation” has not yet worked for Greece, nor – according to the IMF’s data and analysis – for the eurozone as whole.

    Of course, (...) it will take years for unemployment to reach humane levels.

    That is why it is so important to understand the causes of Greece’s return to growth, if it happens (it could still be derailed by adverse shocks). The human tragedy of the past five years in Europe, as well as the repeated financial crises and damage to the world economy caused by bad policy there could have been avoided – as many economists have argued. But looking forward, the eurozone is still stuck near record levels of unemployment (12.1 percent), and how soon it returns to normal will depend on how quickly the European authorities are willing to reverse their policies for the region.




  • Une raison supplémentaire pour conditionner la baisse des cotisations à une augmentation des investissements (et à une augmentation relative des salaires)

    Les PME françaises privilégient leur situation financière à l’investissement. Ce choix de privilégier la restauration de leur situation financière a conduit les entreprises à sacrifier l’investissement. Rapporté au résultat brut d’exploitation (Ebitda) ou au chiffre d’affaires, l’investissement ne cesse de décroître sur la période

    .

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/21/les-pme-francaises-privilegient-leur-situation-financiere-a-l-investissement

    #france #economie #pme #investissement #croissance #emploi


  •  » 0660 Idée reçue : “L’austérité en Angleterre marche !”
    http://www.les-crises.fr/idee-recue-austerite-uk

    Royaume-Uni : après la récession, la reprise (Le Monde)

    “Les données suggèrent une reprise équilibrée, diversifiée et durable”, s’est-il réjoui, lundi 9 septembre, lors d’un discours à Londres devant un parterre d’universitaires et d’hommes d’affaires. La preuve, a-t-il ajouté, que la cure d’austérité sans précédent que le gouvernement de David Cameron a imposée à son pays était “la bonne réponse aux déséquilibres de l’économie britannique. Les preuves attestent que cela marche”.

    L’Angleterre a gagné son pari : austérité et croissance peuvent aller de pair (Express.be)

    L’Angleterre va renouer avec la croissance, une croissance bien supérieure à celle que nous connaissons dans nos régions, qui plafonne aux alentours de 0,1 à 0,3%… « Le choix ce n’est pas austérité ou croissance. Le choix c’est rigueur budgétaire et réformes structurelles ou matraquage fiscal. L’Angleterre a pris des mesures drastiques, parce que nécessaires. Elle a mené des réformes difficiles, réduit les dépenses de l’Etat, taillé dans les dépenses sociales mais elle a plus baissé les impôts que monté les impôts. L’Angleterre va sortir de cette crise renforcée.

    Alors dans la série, comme Confucius a dit, un graphique vaut mieux que mille mots, voici donc l’évolution des croissances du PIB :

    http://www.les-crises.fr/images/0620-pib/0660-pib-deficit/01-pib.jpg

    Mouaip, bon, la croissance anglaise redémarre un peu en 2013… Pas de quoi non plus se rouler par terre, c’est un 0,5 % de croissance si je ramène à une croissance par habitant – il n’y a qu’à regarder le niveau avant la crise.

    Et encore je ne souligne même pas que ça compte tout le PIB issu du temple de la finance internationale, qui ne vaut rien et va détruire beaucoup…

    Mais à quoi est alors dû ce “boom incroyable” ?

    Mmmm, il faudrait aller voir du côté d’Eurostat – et on va comparer avec le déficit public :

    http://www.les-crises.fr/images/0620-pib/0660-pib-deficit/11-pib-deficit.jpg

    Rôôôôô qu’elle est belle l’austérité à 6 / 8 % du PIB de déficit public ! Pour avoir moins de 2 % de croissance du PIB ! 35 Md€ de croissance avec 130 Md€ de déficit – quel rendement extraordinaire ! Faut continuer mes amis…

    Regardez bien : 2011 + 2012 + 2013 = 10 % du PIB de dette en plus dans la zone euro = 20 % du PIB de dette en plus en Angleterre !

    C’est sûr que si on fait comme eux, soit 45 à 50 Md€ de déficit en plus (c’est environ le montant de tout l’impôt sur le revenu, pour bien mesurer), c’est sûr qu’on va avoir un peu de croissance en plus aussi…

    Bref, les USA et le royaume-Uni, “ils font les bonnes réformes” (même si c’ets dépenser comme des gorets à la sauce ultra-keynésienne), et nous, il nous faut d’urgence diminuer les dépenses publiques. Comprenne qui pourra…

    Comme d’habitude, l’austérité anglaise a surtout consisté à faire souffrir la population pour rien… Oups, pardon, pour “moderniser et flexibiliser” l’économie au bénéfice “de ses forces vives qui vont faire pleuvoir sur les pauvres tout l’argent accumulé”…

    A rajouter donc au classeur “le néolibéralisme ça marche !”, en l’insérant après l’immobilier espagnol, les subprimes américains, le modèle japonais, etc…

    #économie
    #Royaume-Uni
    #Austérité
    #Croissance
    #PIB