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  • Rewire - David Sasaki
    http://davidsasaki.name/2013/05/review-rewire

    David Sasaki revient sur le nouveau livre d’Ethan Zuckerman, « Rewire » sur nos barrières culturelles, politiques et linguistiques, qui montre combien le brouillage des frontières internationales est un processus lent, progressif, inégal. Nous surestimons la mondialisation, préivent Ethan Zuckerman. Tags : internetactu internetactu2net (...)


  • Quand on dit que le monde ne tourne pas rond, la preuve...
    On peut même dire qu’il est désaxé.
    Là c’est sûr on peut dire que y a plus d’saison, ma bonne dame, et que ce n’est plus ce que c’était, mon bon monsieur.
    http://seenthis.net/messages/138864
    Oui ce n’est pas le pôle nord qui n’sait plus où il habite, mais la planète qui perd le nord : qui sait si nos descendants ne verront pas le pôle nord localisé au beau milieu du Groenland.

    Bref on risque de parler de la pluie et du beau temps encore longtemps. L’anticyclone n’a pas bougé, mais les Açores se sont dérobées.
    Du coup il pleut.
    http://seenthis.net/messages/138877

    Voilà, c’était le bulletin météo du jour, petite synthèse des contributions climatiques d’@odilon
    de @monolecte et @sombre

    • En lisant l’article posté par @odilon, j’ai comme l’impression que l’auteur, Pierre barthélémy, fait quelques confusions.
      Effectivement le phénomène de précession des équinoxes est dû à une variation de la direction de l’axe de la Terre mais par rapport à la sphère céleste ; l’exemple de la toupie illustre bien ce phénomène : on s’aperçoit que lorsque la toupie tourne, son axe n’indique jamais la même direction mais décrit un cercle pendant la rotation de la toupie sur elle même. l’axe de rotation de la toupie ne change pas par rapport à elle-même : il passe toujours par le sommet (la queue) et la pointe de la toupie.

      https://dl.dropboxusercontent.com/u/30351232/558.jpg

      Les pôles Nord et Sud eux ne changent pas de localisation : ils se situent toujours dans le même lieu à la surface de la Terre, le pôle Nord et le pôle Sud géographique tels que nous les connaissons actuellement.

      https://dl.dropboxusercontent.com/u/30351232/220px-Earth_precession.svg.png

      En ce qui concerne la nutation, ce sont de légères oscillations dues à l’attraction réciproque Terre-Lune qui se produisent sur la trajectoire circulaire de l’axe :

      https://dl.dropboxusercontent.com/u/30351232/170px-Praezession.svg.png

      Donc, l’axe de la Terre passe toujours par le même endroit à la surface de la Terre.

      Par contre, un phénomène pouvant faire changer la localisation des pôles à la surface de la Terre est bien le transfert des masses. Imaginons que l’on rajoute aléatoirement des boules de pâte à modeler à la surface de notre toupie, on verra que son équilibre va être fortement compromis, comme si elle se cherchait un nouvel axe de rotation. Ceci est dû au déplacement de son centre de gravité. La toupie a de grande chance de perdre l’équilibre et de ne plus arriver à tourner très longtemps mais de se crasher bêtement sur la table sur laquelle elle s’appuie pour tourner. Rien de tel pour la Terre (heureusement) car elle ne repose sur ... rien ; mais pour compenser le déplacement de son centre de gravité (transfert de masses dû à la fonte des glaces et à leurs déplacements en surface, la toupie Terre va se rééquilibrer en modifiant son axe de rotation mais cette fois « en interne », ce qui aura pour conséquence un déplacement des pôles à la surface de celle-ci. On pourrait imaginer de la même façon que la dérive des continents puisse provoquer un déplacement des pôles à la surface de la Terre mais là, le phénomène est moins « brutal » (beaucoup plus étalé dans le temps pour qu’on s’en aperçoive à l’échelle d’une vie humaine) que la fonte et le déplacement des Inlandsis (au nord comme au sud d’ailleurs).

      Désolé d’avoir fait mon prof ; j’espère que j’ai été clair. :-)

    • Tout est très clair professeur @sombre :
      la précession et la nutation sont les effets qui feraient dessiner la forme d’une lame d’une scie circulaire par un stylo situé au pôle nord dans l’axe de rotation terrestre, sur un papier imaginaire qui resterait placé au dessus de la Terre mais en glissant de façon parallèle au plan de rotation de la Terre autour du soleil. C’est ça ? :-)
      Je ne connaissais pas ce phénomène, merci..

      Tiens, du coup, une autre question qui m’a toujours taraudé : l’énergie marémotrice comme le barrage de la Rance transforme de l’énergie mécanique en électricité, donc à la fin en chaleur. Elle prélève cette énergie au systeme Terre-Lune et la redissipe dans l’atmosphère, mais ne la restitue pas au système Terre-Lune (ce n’est pas un ressort qui rendrait son énergie mécanique..).
      Pour moi quand la Lune tourne autour de la Terre, elle est freinée par l’influence des océans qui « s’accrochent » à elle, comme une force de viscosité, non ? Peut-on affirmer que la rotation de la Lune autour de la Terre peut ralentir à cause de cette viscosité qui dissipe de l’énergie ?
      C’est sans doute négligeable vu les masses en jeu, mais mon interprétation est elle juste ?

    • Mes compétences en thermodynamique sont assez faibles. Mais de prime abord, je ne pense pas que l’effet de viscosité puisse jouer sur la Lune vu que la masse des océans n’est pas en contact direct avec cet astre. Ce serait tout au plus une variation du champ de gravité dû au gonflement de la surface terrestre lorsque la Lune passe à l’aplomb d’une masse océanique mais qui, je pense, est négligeable car la variation s’exprime au maximum en dizaines de mètres alors que la distance Terre-Lune est de l’ordre de la centaine de km. Par contre, l’utilisation de la force marémotrice peut théoriquement perturber le Système Terre-Océans à qui l’on prélève de l’énergie pour la convertir en énergie mécanique servant à actionner des turbines et par conséquent pourrait aussi perturber le système Terre-Lune. Une explication que j’ai trouvé dans WP

      http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_mar%C3%A9motrice#Impact_de_son_exploitation_sur_la_Terre

      Impact de son exploitation (de l’énergie marémotrice) sur la Terre

      Lorsqu’on retient cette eau par un barrage, on en freine le mouvement, et donc du même coup — d’une façon infinitésimale — la Terre. Cela a, en raison de la loi de l’action et de la réaction, un effet sur la Lune, qu’il serait possible d’étudier par une méthode d’éléments finis, mais une astuce pour le faire plus rapidement existe : puisqu’il y a conservation du moment d’inertie, aux pertes par frottement près. La Terre ralentit, l’effet du freinage est donc que la Lune s’éloigne (de façon infinitésimale elle aussi par rapport à sa distance)

      Le ralentissement naturel existe de toute façon, l’eau mise en mouvement par la lune frotte sur l’écorce terrestre dissipant une peu d’énergie de rotation. Il existe des variations dont des variations journalières et annuelles. À la fin du XIXe siècle, l’année faisait 365,242196 jours et aujourd’hui 365,242190 jours. C’est un exemple trompeur ou l’on prend des vitesses instantanées qui laissent croire à une accélération, alors que la vitesse moyenne baisse[pas clair].

      Les usines marémotrices augmentent un peu le freinage. Elles utilisent donc in fine l’énergie cinétique de rotation de la Terre, matérialisant d’une façon nouvelle un vieux rêve exprimé par Gaston de Pawlowski (de l’Institut) et d’Alphonse Allais qui était d’installer une roue dentée sur l’équateur pour récupérer le mouvement de rotation terrestre.

      Les effets climatiques éventuels d’une baisse — même légère — de la vitesse de rotation de la Terre ne semblent pas à ce jour avoir été étudiés. Qualitativement, on sait qu’un ralentissement significatif :

      diminuerait la vitesse du cycle thermique terrestre (périodes diurne et nocturnes plus longues) ;
      augmenterait les écarts de température entre les jours et les nuits, avec pour conséquence une augmentation des mouvements atmosphériques (tempêtes...).

      Par contre le paragraphe est sujet à discussion :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:%C3%89nergie_mar%C3%A9motrice#Suppression_de_Impact_de_son_


    • There are of course insurgent alliances that actually do exist. For example, we’ve recently seen the creation of the Syrian Islamic Front (homegrown Syrian salafis, who don’t take Western money, and don’t call themselves FSA), and there’s the Syrian Liberation Front (a loose collection of Western/Gulf-funded salafis and more moderate Islamists. Before creating the SLF, these groups used to call themselves FSA, and they still tend to be lumped in with the FSA by many news reporters), the Shields of the Revolution (Muslim Brotherhood affiliates, who themselves occasionally use the FSA term), or the locally based Ansar el-Islam Gathering (an Islamist coalition in Damascus, members of which used to call themselves FSA, but don’t anymore).

      But these groups have so far received near-zero coverage in the Western media. All we ever hear about is the FSA and Jabhat al-Nosra, as if these two organizations represented two rival wings of the insurgency. Since only one of them actually exists, it would be one wing at best, and that doesn’t fly.

    • Angry Arab interviews Aron Lund on Syrian opposition groups
      http://angryarab.blogspot.com/2013/03/angry-arab-interviews-aron-lund-on.html

      In my view, the international involvement has been disastrous for Syria – and I’m referring both to the US/EU/GCC side and the Russian/Iranian/Chinese support for Assad. Both blocs seem perfectly content with seeing Syria torn to shreds, as long as they can make sure that their opponents don’t get what they want. It’s now going to be very difficult to disentangle the Syrian civil war from other intractable regional and international conflicts.

    • Interview with Aron Lund on Syrian conflict: Part II
      http://angryarab.blogspot.com/2013/03/interview-with-aron-lund-part-ii.html

      ... I don’t think [that Western governments prefer a protracted civil war in Syria], and they definitely didn’t at the start of the uprising. As far as I can tell, most Western governments view a protracted civil war as among the worst-case scenarios imaginable. Not out of the kindness of their hearts perhaps, but because of the destabilizing effect, refugee flow, upsurge in jihadi extremism, etc. Assad wasn’t so bad for the West. He was a nuisance, but ultimately a guy they could deal with.

      ....

      The more immediate problem is that while many governments, Western and others, seem to realize the risks and more or less support the idea of negotiations, they also won’t budge from their core interests. They are either unwilling or unable to compromise on related regional issues in a way that could help craft a compromise. That prevents a broad coalition from forming. Unless you get the USA, Saudi Arabia, Russia, Iran, Qatar, Turkey, etc on board, I think a negotiated solution in Syria is hard to envisage. Any one of the core players could use their clients to try to torpedo an agreement backed by the others. All seem to prioritize weakening their enemies’ hold over Syria, over saving Syrian lives.


  • Etats-Unis • XIXe-XXe siècles – Quand les ségrégationnistes buvaient du Coca

    L’étrange et tumultueuse histoire de la relation entre les boissons gazeuses, la prohibition et la question raciale.

    http://www.courrierinternational.com/article/2013/03/14/xixe-xxe-siecles-quand-les-segregationnistes-buvaient-du-coca

    En 1899, de nouvelles inquiétudes se firent jour lorsque la société lança ses fameuses bouteilles de verre : le Coca n’était désormais plus limité aux fontaines à soda. Quiconque avait 5 cents en poche, qu’il fût blanc ou noir, pouvait s’offrir un verre de soda à la cocaïne. Or la petite bourgeoisie blanche craignait que ce type de limonade ne contribue à ce qu’elle considérait déjà comme une explosion de la consommation de cocaïne parmi les Africains-Américains. La presse sudiste dénonçait “les nègres cocaïnomanes” qui violaient des femmes blanches et échappaient à la police. Quatre ans plus tard, cédant aux arguments des Blancs (et à une série de lois contre les substances narcotiques), Candler retira la cocaïne de sa formule pour y ajouter davantage de sucre et de caféine.

    Ce changement de recette ne fut pas l’unique concession de Coca-Cola à la suprématie blanche : tout au long des années 1920 et 1930, la firme aux deux C entrelacés ignora sciemment le marché africain-américain. Elle affichait ses publicités dans les établissements qui servaient les deux races séparément, mais rarement dans ceux réservés aux Noirs.

    #Coca_Cola #US #Afro-Américains #Pepsi #racisme


  • Autoédition : Amazon contraint les auteurs à des prix bas
    http://www.actualitte.com/economie/autoedition-amazon-contraint-les-auteurs-a-des-prix-bas-40867.htm

    « Nous sommes tracassés par la domination croissante dont Amazon dispose. Cela commence à changer notre perception globale de ce que sont les livres, et le public risque de voir [cette industrie] en termes d’articles bon marché, plutôt que de voir des prix qui reflètent le temps et les recherches nécessaires pour sa rédaction. »


  • Paymium : Money over IP
    http://paymium.com

    Paytunia
    Paytunia is the first ever universal payment scheme using the #Bitcoin network to process payments in Euros.
    Based on Bitcoin open source technology, the Paytunia wallet is a clear choice for users looking for an easy-to-use mobile wallet and for merchants looking for a cost-effective, simpler online checkout solution.

    (@thibnton : c’est une société française basée à Boulogne : https://twitter.com/paymium)

    Gonzague Grandval (Paymium) : "Nous voulons décloisonner le marché du paiement grâce aux Bitcoins" - JDN Web & Tech
    http://www.journaldunet.com/web-tech/start-up/gonzague-grandval-paymium-gonzague-grandval.shtml



  • La Fouine, Booba, même "combat" : deux produits d’appel marketing. Précision : ils habitent le même immeuble à Miami.

    « La Fouine : "L’inspecteur avait un poster de Booba au-dessus de son bureau" »

    http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/la-fouine-l-inspecteur-avait-un-poster-de-booba-au-dessus-de-son-bureau_1828

    Il y a même des gens qui vont jusqu’à dire que j’ai tout monté pour que l’on parle de mon disque. Mais je n’en ai pas besoin, ma chanson « J’avais pas les mots » marche très bien. Ça fait dix ans que j’essaie de me sortir de cette image. Je ne suis pas un voyou, je monte sur scène avec ma guitare, mes musiciens. J’ai même fait un duo avec Patrick Bruel.

    (La Fouine)

    #Rap_FR #marketing #La_Fouine #Booba



  • Extraits de ce livre :
    Jean Duflot, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Edition Golias, Villeurbanne, France Novembre 2011, Livre de poche, 238 pages, CHF 20.- / EUR 15.-, ISBN 978-2-35472-139-8

    http://www.forumcivique.org/fr/produkt/de-lampedusa-%C3%A0-rosarno-euromirage

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    « Le racisme qui gangrène des pans entiers du tissu social du pays n’est pas une aberration géographique. Ce qui s’est passé à Rosarno, en janvier 2010, n’est pas l’exception honteuse qui confirmerait la règle. Elle est l’une des manifestations de l’intolérance communautaire qui instaure à l’intérieur des frontières de l’Europe un état d’exception permanente »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.12.

    « ’Le syndrome de Rosarno’ que Le Monde (2/2/2010) diagnostique en Italie sévit sur l’ensemble du territoire européen. Au fond, le laboratoire italien et ses expérimentations juridiques ne posent pas trop de problèmes moraux à la plupart de ses partenaires »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.59.

    « La criminalité de sang qui tue les femmes et les hommes issus de l’immigration tient une place importante dans des statistiques sérieuses. Elle dément la version officielle qui gonfle systématiquement les chiffres des délits ’étrangers’ proportionnellement à leur population, la criminalité des immigrés (tous délits confondus) n’atteint pas le quart de celle des citoyens italiens. Pourtant une enquête publiée par Panorama établissait en 2007 que 60% des interviewés étaient convaincus de l’incidence criminelle. Et la presse a embrayé en révélant que dans les prisons italiennes un détenu sur trois était étranger. Bien entendu, ces chiffres omettaient de préciser que la majorité de ces étrangers étaient incarcérés pour infraction aux lois de l’immigration »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, pp. 76-77.

    « Toutes les zones méridionales visitées par MSF comportent des foyers d’immigration que les conditions de vie et le surpeuplement ont transformés en autant de bantoustants. Mais il ne faudrait pas penser que ce phénomène d’apartheid ne se vérifie qu’en Italie méridionale. Le samedi 9 janvier 2010, deux jours après les émeutes de Rosarno, le quotidien La Repubblica a publié très opportunément une liste de ghettos italiens (bidonvilles, baraques et campements ’illicites’) qui montre que le phénomène n’épargne pas les régions riches du nord »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.112.

    "Un rapport du ministère de l’Intérieur reconnaît l’effet délétère d’une immigration socialement marginalisée par le manque de structures d’accueil. ’Les énormes flux migratoires qui ont déferlé au cours de ces dernières années ont donné lieu à des phénomènes tangibles de ségrégation résidentielle, basée sur les groupes ethniques d’appartenance’. Le discours officiel est sémantiquement clair : le désordre généré par l’immigration est la conséquence d’un refus d’intégration lié aux particularismes des envahisseurs. Autrement dit, c’est la xénophobie des immigrés qui a créé les ghettos sordides où ils se tassent : une inversion de la responsabilité qui voudrait faire oublier des décennies d’incurie.

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, pp.112-113.

    ’Vous pouvez construire des murs de dix mètres de haut, ils passeront en dessus ou en dessous, dit le responsable de la CGIL de Caserta ; l’image qu’ils se font de l’Europe est trop forte’. Il suffit d’un immigré de retour au pays avec quelques économies ou de l’envoi régulier d’argent aux familles pour que la machinerie de l’illusion s’emballe. Et puis, dans les villes il y a la télévision, les antennes paraboliques : la féérie des images qui dépeignent l’Europe comme un Eden aide beaucoup les rabatteurs de main-d’oeuvre dans leurs campagnes publicitaires."

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.123.

    "Dans un article du Figaro (5 octobre 2009), Renaud Girard explique le mode de paiement qui permet aux candidats à l’Eldorado européen de s’acquitter des sommes souvent exorbitantes que l’on exige d’eux. Il fonctionne sur l’ensemble de l’aire arabo-musulmane, de l’Afghanistan à la Corne d’Afrique et de la Turquie à l’Afrique du Sud. A propos d’une filière de passeurs baloutches qui opère à la frontière entre l’Afghanistan et l’Iran, il écrit : « A Zaranj, Khaled et ses trois amis ont un problème. Le passeur baloutche demande 500 dollars à chacun pour les amener à Téhéran. Comment garantir qu’il ne les abandonnera pas dans le désert, une fois qu’il aura empoché ses 2000 dollars ? Réciproquement, si le paiement ne se fait qu’après service rendu, comment la filière de passage baloutche peut-elle être sûre d’être payée à l’arrivée ? C’est là qu’intervient le système de l’hawala, réseau informel de paiement à distance, basé sur l’avance des ’frais’ d’acheminement des clandestins. Un réseau hawala unit, à travers le monde, des boutiquiers musulmans qui se font entre eux une confiance totale’ ».

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.125.

    « Depuis la fin des années 80, les réseaux de trafiquants et de passeurs se sont multipliés sur tous les continents. Les services secrets allemands ont estimé que 500’000 clandestins entraient chaque année en Europe. Le trafic d’immigration clandestine rapporterait aux grandes organisations criminelles (mafias) entre 5 et 6 milliards de dollars par an. Un rapport confidentiel de l’ONUDC évalue à 300’000 le nombre d’Africains qui pénètrent chaque année clandestinement dans l’espace communautaire. L’enquête menée au Sénégal, Mali, Mauritanie, Gambie, Sierra Leone a permi d’évaluer autour de 700 millions de dollars le chiffre d’affaires des réseaux opérant depuis l’Afrique de l’Ouest jusqu’en Europe »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.124.

    « A travers le traitement des procédures qui réglementent les entrées, les visas, les titres de séjour, les contrats de travail, les regroupements familiaux, les demandes d’asile et de protection internationale, apparaît le dénominateur commun de cette jungle administrative : la violation des droits de l’homme de 1948 et notamment l’article 13 qui stipule que : ’Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays’ »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.142.

    « Comme partout en Europe, l’Italie a légiféré pour se prémunir de ce que les pays membres considèrent comme les nouvelles invasions barbares du XXI siècle. Soixante-cinq ans après la fermeture des camps nazis, le territoire communautaire est quadrillé par des centaines de ’lagers’ où viennent échouer des convois d’hommes et de femmes fascinés par le mirage européen. Un dispositif concentrationnaire qui n’est pas sans rappeler à certains les déportations ’al confine’ du régime mussolinien »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.165.

    « Jusqu’en 1992, à Milan, il y avait un zoo. On a même dit, à juste titre, que les animaux ne pouvaient pas être traités comme ils l’étaient. Et puis le zoo a été fermé. En 1999, en janvier, sept années après, le zoo a été rouvert. Dans la même ville. Il ne renfermait plus d’animaux. La loi l’interdisait. Il contenait des hommes et des femmes, des filles sans défense et même des malades âgés. Une grande cage à ciel ouvert. Des barreaux d’acier. Des barbelés et des baraques de tôles pour dormir. Ces hommes et ces femmes enfermés là n’avaient pas commis de délits, ils n’avaient tué personne. Simplement, ils étaient entrés en Italie, y étaient restés et avaient sans doute accepté de travailler sans permis de séjour ».

    Fabrizio GATTI, in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.165.

    « Cet échec donne ainsi raison à tous ceux qui soutiennent qu’un centre de détention idéal est en pratique impossible. Précisément parce que ces structures naissent avec une tare qui, même avec l’approbation de la Cour Constitutionnelle, constitue ni plus ni moins un abus légal : à savoir la détention administrative de personnes soumises à une justice sommaire, après des audiences qui avalisent leur traitement et ne durent en moyenne que cinq minutes, sans procès véritable et surtout en l’absence de tout délit. Une absurdité juridique qui dissimule un mensonge avec lequel, toutes ces années, les forces politiques du centre-droit et du centre-gauche ont justifié les énormes dépenses faites pour la construction et le maintien du réseau de CIE : autrement dit destinées à l’expulsion des immigrés irréguliers.
    Le rapport de Médecins Sans Frontières révèle au contraire toute autre chose. 40% seulement des étrangers ont été rapatriés. Les autres, au terme de leur réclusion, à présent portée à six mois, ont été relâchés. Ils se sont donc retrouvés dans la situation de citoyens sans papiers, sans droits, condamnés à alimenter la force de travail au noir. Jusqu’au prochain contrôle de police »

    Fabrizio GATTI, in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.167.

    « Mais, à bien y regarder, l’étanchéité de la Forteresse Europe est toute relative. Il n’y a pas de fermeture systématique de l’espace communautaire. La preuve en est ces milliers d’immigrés clandestins qui continuent d’y pénétrer et d’y séjourner. En fait, vu le peu d’efficacité réelle des dispositifs policiers et judiciaires, on peut se demander si l’appareil de répression ne vise pas surtout à marginaliser et à criminaliser une main d’oeuvre précarisée que l’on exploite ainsi plus aisément et à moindre coût »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.168.

    « Le système de détention administrative ne semble donc pas tellement poursuivre un objectif de lutte contre l’immigration irrégulière, mais plutôt celui d’un confinement symbolique du phénomène dans l’optique d’offrir à l’opinion publique la perception de son confinement possible. Une distorsion maladive entre la finalité explicite et l’objectif implicite des CIE qui semble produire un humus pathogène d’insuffisances, d’abus, de violations des droits humains et maladies »

    Rapport MSF in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.173.

    « La théorie de l’’appel d’air’ figure en bonne place dans l’arsenal idéologique ad hoc. Elle soutient que toute concession en termes de droits ou d’assistance humanitaire suscite de nouvelles envies d’exil, les migrants étant supposés n’avoir rien à fuir, être seulement aspirés par la tentation de l’Occident. La maltraitance aurait donc des chances de les dissuader de risquer l’aventure. Le dogme de l’appel d’air a une visée beaucoup plus nocive encore. En accréditant l’idée quel es migrations sont facultatives, qu’elles ne reposent sur aucune nécessité, il transfère la responsabilité des aléas liés au déplacement à ceux qui s’y risquent, légitimant dans la foulée la mise en place de dispositifs de surveillance et de répression qui tuent : si ces migrants, ces exilés meurent, c’est en quelque sorte de leur faute »

    Extrait d’un texte de la revue Gitsi Plein Droit, « Passeurs d’étrangers » (2010), Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, pp.206-207.

    « Une mobilité forcée imposée par le ’nettoyage ethnique’, certes avec des modalités quelque peu différentes à Rosarno, caractérise la pratique de nombreuses communes du nord qui ont construit leur bien-être sur le labeur des immigrés et les écartent aujourd’hui comme des détritus. La teneur de la loi Bossi-Fini qui prévoit, après le licenciement et six mois de chômage, que l’on perde le permis de séjour, constitue un extraordinaire instrument d’exploitation du travail des immigrés. En effet, en temps de crise l’étroite relation entre le contrat de travail et le contrat de séjour alimente le retour à l’irrégularité de milliers d’immigrés licenciés par leurs employeurs, un nombre très supérieur à la réduction drastique des débarquements de clandestins en Sicile, qui remplit tellement d’orgueil le ministre Maroni. Un orgueil qui devrait virer à la honte si l’on considère le nombre de victimes des trafiquants et de la police en Lybie, les abus subis dans ce pays par les migrants refoulés d’Italie ou par ceux qui n’ont aucune possibilité de fuite. Bien que le ministre parle de 40’000 expulsions exécutées en 2008 et 2009, selon d’autres sources le nombre d’expulsions d’immigrés irréguliers ’effectivement réalisées’ en 2008 ne dépasse pas 6553, et s’élève à environ 9000 en 2009, avec une baisse encore plus nette dans la partie de l’année où est entré en vigueur le ’pacchetto sicurezza’. […] Compte tenu de ces données il est facile de prévoir que la situation explosive qui s’est produite à Rosarno, par suite de la mobilité forcée vers le Sud à laquelle ont été contraints de nombreux immigrés sur le point de perdre leur permis de séjour, ou devenus déjà irréguliers, par suite d’un refus du statut de protection internationale, ne pourra que se répéter dans d’autres zones du pays ; en particulier dans les régions méridionales où prédomine l’exploitation d’une main-d’œuvre étrangère, surtout si elle comporte des immigrés irréguliers ».

    Fulvio VASSALO PLEOLOG in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.212.

    « Les expulsions (non exécutées et non exécutables, malgré la prolongation à six mois de la détention administrative) se traduiront de plus en plus par la création d’une force de travail disposée à se vendre par pur et simple besoin de survie. Au nom de la ’sécurité’ et de la ’capacité d’accueil’ on va s’acheminer en Italie vers un ’régime’ social d’’apartheid’ qui a montré à Rosarno ses revers tragiques de violence et qui va empirer de plus en plus rapidement. Une spirale continue parce que les alarmes sécuritaires produiront des lois et des pratiques plus restrictives, et donc toujours plus de ’clandestinité’, comme effet de la fermeture des frontières et de la criminalisation des immigrés sur le territoire national ; et cette diffusion de la ’clandestinité’ déterminera à son tour une inquiétude sociale toujours plus grande, laquelle offrira à la spéculation politique et aux entrepreneurs des opportunités de politiques sécuritaires »

    Fulvio VASSALO PLEOLOG in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.213.

    #Rosarno #Italie #migration #racisme #révolte #travailleurs_irréguliers #loi_Bossi-Fini #ndrangheta #mafia #agriculture #euromirage #Jean_Duflot #expulsions #Maroni #Lybie #pacchetto_sicurezza
    @reka



  • #Tobacco companies see Africa as fertile ground - latimes.com
    http://www.latimes.com/health/la-fg-south-africa-smoking-20121213,0,704914,full.story

    Africa is Big Tobacco’s last frontier, and companies are conquering the continent stick by stick. Even a child can afford the cost of a single cigarette, 16 cents for Moyana’s cheapest brand.

    (...)

    Tobacco use is declining in the developed world. It’s reached a plateau in the strongest market, Asia. But it is growing in Africa, because of the continent’s booming population and rapidly expanding middle class.

    “This is a major battleground,” says Yussuf Saloojee of South Africa’s National Council Against Smoking. “The African population is very young. If they can hook customers now, they’ve got customers for the next 40 or 50 years. So the prospects of an increasing market share are very good.”

    #afrique #afrique_du_sud #tabac #santé


  • How to Get Rich Simulating the Deaths of Billions of People | Wired.com
    http://www.wired.com/gamelife/2012/12/plague-inc
    http://www.wired.com/images_blogs/gamelife/2012/12/jamesv.jpg

    Plague Inc., a game for iOS and Android, has spread just like a virus in 2012. Challenging players to wipe out the entire world with a carefully constructed disease, the 99-cent game has been chronically infecting the App Store’s charts since its release in May, selling over 2 million copies on iOS devices alone.

    James Vaughan, a 25-year-old former business consultant from London, developed Plague Inc. with the help of just three freelancers and a MacBook he borrowed from his parents. The total budget for the first version of the game was just under $5,000.

    “I thought if I made back the costs from doing it, that’d be amazing,” Vaughan said.

    Three days after launch, it became the top paid gaming app in the U.K. Two days later, it was number one on the U.S. charts. Today, Vaughan is a millionaire.

    https://www.taz.de/Tablet-Spiel-Plague-Inc/!107008


  • Online Retailers Rush to Adjust Prices in Real Time - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2012/12/01/business/online-retailers-rush-to-adjust-prices-in-real-time.html?pagewanted=all

    The battle was fierce over the holiday weekend. At the request of The New York Times, the pricing firm Dynamite Data tracked prices at three major online retailers — Walmart.com, Amazon.com and Target.com — starting the week before Thanksgiving and going through Tuesday, after most heavy promotions ended.

    The data shows that retailers paid close attention to competitors’ online prices and in-store specials, battling to undercut one another by as little as 2 cents and forcing each other into out-of-stock positions as they pushed prices down. Retailers fight to have the lowest prices to increase sales volume, aid in search-result prominence and help burnish a thrifty reputation.

    #algorithmes (l’article parle de programmes informatiques) du #marketing (et de travailleurs aussi #cognitariat disons) en #temps_réel


  • Copé, Fillon, et le dollar aux enchères | Classe éco
    http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2012/11/28/cope-fillon-et-le-dollar-aux-encheres.html

    Ce jeu a été inventé dans les années 50 par le théoricien des jeux Martin Shubik. Les règles sont les suivantes. Un dollar est mis aux enchères. Les enchères montent, cent par cent. Par exemple, un joueur propose de payer 10 cent pour le dollar, puis un autre 11 cent, etc. Mais il y a un piège : comme dans une enchère normale, le plus fort enchérisseur gagnera le dollar. Mais le deuxième meilleur enchérisseur devra aussi payer son enchère, sans emporter le dollar.

    [...]

    Comment s’en sortir à ce jeu ? La première solution consiste à voir ce qui va arriver et ne pas jouer. Mais dans ce cas, une possibilité de gagner un dollar sera perdue. Il pourrait être aussi possible que les joueurs communiquent, et s’entendent pour partager les gains du jeu en arrêtant rapidement d’enchérir. Mais comment faire pour que cet accord soit respecté ? Selon Shubik, la théorie des jeux n’apporte pas vraiment de solution à ce problème. A part ne jamais se trouver dans ce genre de situation, ce qui n’est pas toujours possible.

    L’UMP aux enchères

    On ne sait pas à l’heure actuelle qui, de Fillon ou Copé, emportera la présidence de l’UMP. Mais on peut être certain d’une chose : il régnera sur un champ de ruines. On peut se demander ce qui les pousse à entretenir la saga, à rompre le matin l’accord conclu la veille au soir. Le jeu du dollar aux enchères permet de comprendre leur logique. Certes, ils ont déjà perdu plus qu’ils n’ont gagné ; Mais celui qui l’emportera récupérera quelque chose, qui compensera quelque peu sa perte, alors que l’autre n’aura rien que sa perte de légitimité. Il faut donc continuer, même si chaque jour qui passe augmente le coût

    #économie #théorie_des_jeux #UMP


  • Les antibiotiques, toujours trop et mal utilisés - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2012/11/16/les-antibiotiques-toujours-trop-et-mal-utilises_860704

    Le constat, déjà connu, n’en demeure pas moins inquiétant : « L’utilisation massive - et bien souvent irraisonnée - de ces "médicaments miracles" (les antibiotiques, ndlr), chez l’homme comme chez l’animal, a conduit à l’apparition accélérée de bactéries résistantes aux antibiotiques », indiquent les auteurs de la note parlant de « menace majeure pour la santé publique. »

    #santé #antibiotiques #antibiorésistance

    • Comme toujours c’est un problème complexe dont le traitement grand public est partiel.

      De nombreuses molécules, de nombreuses familles ont des effets modulateur voire destructeur pour les bactéries qui nous entourent. Ces molécules n’ont pas que des effets antibiotiques (prise de poids, anti-inflammatoire etc.) et ne sont pas utilisés qu’en médecine (hygiène, agro-alimentaire, élevage etc.). La prescription médicale est un problème (nous en prescrivons trop et mal) mais un problème minime par rapport aux autres usages. my 2 cents


  • La coccinelle asiatique, une alliée devenue envahissante
    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/10/25/la-coccinelle-asiatique-une-alliee-devenue-envahissante_1781092_1650684.html

    Lorsqu’en 1916, aux Etats-Unis, des spécialistes de la « lutte biologique » ramènent d’Asie une souche d’H. axyridis, l’animal semble l’auxiliaire idéal. Ce grand amateur de pucerons, capable d’en manger jusqu’à cent par jour, se reproduisant au rythme de plusieurs générations par an, n’est-il pas à la fois facile à élever et économiquement compétitif ? Cependant, malgré des vagues d’introduction successives au cours du XXe siècle, on ne réussit pas à l’acclimater, l’insecte ne « passant pas l’hiver ».
    (...)
    C’est alors que Dame Nature va jouer un très mauvais tour aux chercheurs. En 1988 en Louisiane et en 1991 dans l’Oregon, on observe des cas d’acclimatation d’H. axyridis : l’insecte a acquis la capacité de survivre à l’hiver américain et se met à pulluler pour couvrir, en quelques années, l’ensemble du pays. En 2001, le même phénomène se reproduit en Afrique du Sud, en Amérique du Sud et en Belgique ! Depuis, H. axyridis a étendu son emprise sur l’ensemble de l’Europe.

    P.S. : Si tu n’as pas encore eu l’occasion de voir une invasion de coccinelles, n’hésites pas c’est très sympa.

    #sciences #biologie


  • Pain drug can kill resistant tuberculosis | e! Science News
    http://esciencenews.com/articles/2012/09/10/pain.drug.can.kill.resistant.tuberculosis

    An off-patent anti-inflammatory drug that costs around two cents for a daily dose in developing countries has been found by researchers at Weill Cornell Medical College to kill both replicating and non-replicating drug resistant tuberculosis in the laboratory — a feat few currently approved TB drugs can do, and resistance to those is spreading. Their findings, published online by the Proceedings of the National Academy of Sciences, point to a potential new therapy for the more than 500,000 people worldwide whose TB has become resistant to standard drug treatments. But the researchers worry that the effective drug, oxyphenbutazone, may never be tested in TB clinical trials.

    (...) “It is difficult today to launch clinical studies on a medication that is so outdated in the United States, that it is mainly used here in veterinary medicine to ease pain,” says the study’s senior author, Dr. Nathan, chairman of the Department of Microbiology and Immunology, the R.A. Rees Pritchett Professor of Microbiology, and the director of The Abby and Howard Milstein Program in the Chemical Biology of Infectious Disease at Weill Cornell. “No drug firm will pay for clinical trials if they don’t expect to make a profit on the agent. And that would be the case for an off-patent drug that people can buy over the counter for pain in most of the world.”

    He adds that oxyphenbutazone, best known under the trademark name of Tandearil, does have some established toxicities, “and is not a drug you should take for aches and pains if a safer alternative is available.”

    #cdp #santé #tuberculose #résistante #pharma #brevets


  • L’#IGP (Internet Governance Project <http://www.internetgovernance.org/>) vient de publier une bonne étude sur les transferts d’adresses #IPv4 entre titulaires. Son principal intérêt est de s’appuyer sur les faits : les auteurs ont pris les données disponibles (note au passage, l’Open Data chez les RIR comme le #RIPE-NCC, c’est pas encore ça, le travail a été compliqué) et mouliné le tout pour en extraire d’intéressantes statistiques.

    Par exemple : le #RIR (Regional Internet Registry) avec le plus grand nombre de transferts, de loin, est #ARIN, qui a pourtant encore des adresses IPv4 pour un an. L’analyse des auteurs montre que Microsoft, par exemple, a payé 11 $ pièce des adresses qu’il aurait pu avoir pour 13 cents auprès d’ARIN. Mais les auteurs expliquent bien que l’achat à ARIN aurait obligé Microsoft à documenter son usage, à dévoiler ses plans et, en deux mots, à supporter la bureaucratie ARIN et ses chartes. En outre, il est possible (intéressant sujet d’examen pour des juristes...) que la « propriété » de ces adresses soit mieux garantie par un transfert depuis le marais (<http://www.bortzmeyer.org/nettoyage-marais.html>) que par une « location » légale auprès d’ARIN.

    http://www.internetgovernance.org/2012/08/31/the-first-study-of-the-emerging-market-for-ipv4-numbers

    Deux faiblesses à cet article : une est idéologique, les auteurs ont tellement envie de prouver que le marché des adresses IPv4 existe qu’ils qualifient de « marché » le système de transfert actuel. S’il est vrai qu’il ne faut pas se fier à la langue de bois des RIR (qui refuse ce terme de marché), avoir des achats et des ventes ne suffit pas à faire un marché. Il faut aussi une liquidité suffisante pour qu’il y ait formation de prix stables, et que les acteurs sachent à peu près à quoi s’en tenir.

    La deuxième faiblesse est technique : les auteurs mélangent systématiquement « non routé sur l’Internet public » avec « inutilisé » et donnent donc des chiffres tendancieux. En réalité, il y a des tas de boîtes qui utilisent leurs adresses IP en interne, sans que cela se reflète dans #BGP...


  • And then the music stopped - (37signals)
    https://37signals.com/svn/posts/3221-and-then-the-music-stopped

    Remember way back to, oh, six months ago when champagne was popping and markets were roaring? Back when companies with no or few profits could premiere on the world stage to grand applause by merely converting a dollar into fifty cents? Those were the good times of boom, boom, pow.

    It’s amazing how quickly everyone has gone from rocking out to that tune to loathing those same beats. But that’s exactly what’s happened to the pop stocks of just a few minutes ago.

    Ce qui me sidère, c’est qu’on (les investisseurs, la bourse) ait aussi facilement et rapidement replongé alors que la bulle de 2000 me semblait encore gravée dans le marbre : quand on vend du vent, à un moment ou à un autre ça craque.


  • Déplacements forcés Projets Industriel Etats-Unis Afrique Tanzanie Réfugiés

    Une firme américaine soupçonnée de vouloir favoriser le déplacement forcé de 160 000 personnes (des réfugiés burundais en Tanzanie) pour un projet industriel

    Iowa Firm Accused of Displacing Tanzanians for Profit

    http://www.globalpolicy.org/social-and-economic-policy/world-hunger/land-ownership-and-hunger/51777-iowa-firm-accused-of-displacing-tanzanians-for-profit.html?itemi

    By Ethan Freedman
    IPS
    July 11, 2012

    According to the Oakland Institute, a project by AgriSol Energy, a major U.S energy company, would displace more than 160,000 Burundian refugees in Tanzania, many of whom are subsistence farmers. The Tanzanian government supports the AgriSol project under an initiative that claims to “promote agricultural development through public-private partnerships.” This partnership is contingent on the government leasing the land to the company for just 25 cents per acre. While AgriSol is expecting to earn approximately 300 million dollars a year from the project, thousands of refugees in Tanzania are losing their lands and livelihoods.

    A major U.S. energy company, AgriSol Energy, is accused of engaging in land grabs in Tanzania that would displace more than 160,000 Burundian refugees who have lived there for decades, according to a report by the Oakland Institute, an organisation focused on environmental issues.

    An ethics complaint from the Iowa Citizens for Community Improvement (CCI) states that AgriSol is benefiting from the forcible eviction of the refugees, many of whom are subsistence farmers, and leasing the land — as much as 800,000 acres — from the Tanzanian government for 25 cents per acre. “All duty and tax free,” the Iowa CCI adds.

    The project could net AgriSol, led by co-founder Bruce Rastetter, as much as 300 million dollars a year, according to the Iowa Ethics and Campaign Disclosure Board.



  • Pétrole : Le détroit d’Ormuz, sous contrôle iranien, n’est plus un passage obligé
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20120716trib000709176/petrole-le-detroit-d-ormuz-sous-controle-iranien-n-est-plus-un-passage-obl

    « Sans faire de bruit et de manière très stratégique, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont ouvert des oléoducs qui permettent de contourner le détroit d’Ormuz, qui servait jusqu’à présent de carte maîtresse à l’Iran dans ses négociations avec l’Occident » à propos de son programme nucléaire, soulignent les anaystes de IG Markets dans une note. "Ces nouveaux moyens de passage devraient affaiblir les risques de perturbation de l’offre par l’Iran, ce qui fait baisser les cours, ont-ils ajouté.


  • Lives on hold
    http://farmlandgrab.org/post/view/20763

    A new report by the Oakland Institute, Lives on Hold, exposes the consequences of Iowa-based AgriSol Energy LLC’s plans to lease more than 800,000 acres in Tanzania. The project initiated in 2007-2008 has moved forward without public debate or consent, and will evict more than 160,000 long-term residents of Katumba and Mishamo, who remain in the dark over compensation and relocation plans. The AgriSol land deal is a part of Kilimo Kwanza, or Agriculture First, the Tanzanian government’s scheme to promote agricultural development through public-private partnerships.

    In June 2011, the Oakland Institute revealed how Iowa-based Bruce Rastetter, CEO of AgriSol Energy, leveraged the involvement of Iowa State University’s College of Agriculture and Life Sciences to provide legitimacy to this deal. Initially masquerading the project as responsible agricultural investment, the university completely withdrew any support or association with it in February 2012 under growing public pressure. While AgriSol claims to have halted operations in Katumba and Mishamo until the refugees have been relocated, Lives on Hold depicts how the relocation is to be accomplished.

    #terres #Tanzanie #agrobusiness #réfugiés