currency:chf

  • Chom’du surtout ne tombez jamais malade !
    http://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/220513/chomdu-surtout-ne-tombez-jamais-malade

    #santé #droits_sociaux

    #Pôle_Emploi me réclame 4500 euros d’#indu ... alors que je vis sous le seuil de #pauvreté
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/869326-pole-emploi-me-reclame-4500-euros-d-indus-alors-que-je-vis-

    Tout d’abord, il faut savoir que je ne suis pas un « #chômeur » au sens le plus répandu. Je suis enseignant, salarié à temps partiel dans un lycée privé. Parallèlement, j’ai une activité d’#auto_entrepreneur depuis 2009 qui est pour l’instant au point mort mais que je garde pour pouvoir répondre à d’éventuelles demandes. Ne touchant pas de salaire l’été, je travaille également en tant que #saisonnier estival.

    1 650 000 chômeurs « en #activité_à_temps_réduit » :

    En comptant ceux qui ont travaillé moins de 78 heures dans le mois (catégorie B) et ceux qui ont travaillé plus de 78 heures (catégorie C), on arrive à 4 917 500 personnes. Un chiffre jamais atteint jusqu’ici.

    cf : http://emploi.blog.lemonde.fr/2013/02/26/les-chiffres-du-chomage-mode-demploi

    Petits rats d’opérette en retraite trop anticipée, formateurs mercenaires de mercenaires formateurs, colleurs d’affiches sauvages, graffitistes de murs aveugles, esclaves compressibles d’ateliers clandestins, figurants en SITuation COMique, Bac+9 sans #emploi avouable, buralistes itinérants en rupture de stocks d’opiacés, nègres pour littérateurs en mal d’inspiration, plagistes pour aoûtiens, aides soignantes à domicile non-fixe, vacataires sans Faculté particulière, goals volants, plongeurs éphémères d’arrière-cuisine Mac-Donald, athlètes jetables dès trente ans, malfaiteurs à l’occasion associés, Minie travestie à Marne-la-vallée, ex-TUC à toute heure, standardistes en attendant mieux, pions de l’échec scolaire, vendangeurs à la petite semaine, pupilles de la DDASS sur-employés à demeure, vidéastes d’interludes déprogrammés, déménageurs à fréquence modérée, vigiles fièvreux du samedi soir, sondeurs porte à porte d’opinions, #CDD aujourd’hui ou DCD demain, videurs hebdomadaires de greniers, ex-psychiatrisés en rééducation taylorienne, retourneurs de crêpes en plein air, cracheurs de white-spirit, fleuristes sans vitrine, licenciés en sociologie du #licenciement, précepteurs de yoga à #flexibilité horaire et articulaire maximale, #pigistes pigeons anonymement sous-traités, télé-mateurs en formation cathodique, maîtres très auxilliaires, C.A.Pistes en stages illimités, apprentis briseurs de grèves malgré eux, ouvreuses de cinéma le week-end, sculpteurs sans statut, caissières de flux tendus, peintres de Papa-Noël sur vitrines, applaudimètristes de jeux télévisés, projectionnistes lampistes d’Art et d’Essai, bidasses en soldes monstres, lumpen-prolétaires agricoles, DEUGuistes sous contrat bénévole, sous-fifres à l’opéra-comique, énième assistant du metteur en scène, serveuses en surnombre provisoire, traducteurs pour deux francs six sous, crieurs badgés de journaux, acteurs de complément, petites mains dégriffées du prêt-à-porter, taulards corvéables à mi-temps, mannequins pour catalogues de vente par correspondance, interprètes pour messageries vocales, gardiens de phare mal loti, internes d’urgences hospitalières, couchettistes d’aller sans retour, cobayes pharmaceutiques, funambules en sursis, liftiers d’ascenseur social, meneuses surmenées de revues légères, accordeurs de demi-queue, titulaires suppléants perpétuels, veilleurs d’une nuit sur deux, agents de surface illimitée, juristes en fin de droits, poètes à compte d’auteur, saisonniers petits fruits, stars à durée déterminée, doublures lumière.

    nous sommes tous des inter-mutants du spectacle !
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=19


  • 8 femmes, créatures et créateurs | Le cinéma est politique
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/8-femmes-creatures-createurs

    Ce film me semble être un sommet de misogynie. Pour bien expliciter ce fait, je vais développer cette critique en trois parties. D’abord une analyse de chacune des 8 femmes et des clichés sexistes qui sont associés à chacune de ces femmes, puis une attention particulière sur les deux hommes invisibles du film Marcel et Jacques Farnoux, que j’appelle Dieu et le Diable, vous verrez pourquoi. Enfin puisqu’il s’agit d’une comédie, donc d’humour, on peut se dire qu’il y a plusieurs niveaux de lectures. Je montrerai qu‘a tous (tous ceux que j’ai trouvé) les niveaux et degrés, ce film est une horreur sexiste.

    #ozon #femmes #cinéma #misogynie


  • « 8 femmes », créatures et créateurs
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/8-femmes-creatures-createurs

    uite à un débat avec des commentateurs du site, je me colle à la critique politique d’un film de François Ozon. Film qui est l’adaptation cinématographique d’une pièce de théâtre de Robert Thomas. Robert Thomas en plus d’écrire des pièces de boulevard était le réalisateur de « Mon curée chez les nudistes » et « Les brésiliennes du bois de Boulogne »[1]. Je préviens celleux qui n’ont pas encore vu le film que toute l’intrigue sera dévoilée dans cette critique. Si vous voulez garder le suspense ne lisez pas la (...)


  • CANNES • Le Festival international des prostituées de luxe | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/2013/05/21/le-festival-international-des-prostituees-de-luxe

    Sur les 20 films en compétition pour la Palme d’or cette année, un seul a été réalisé par une femme (Un château en Espagne de Valeria Bruni Tedeschi). C’est peu. Mais c’est mieux que l’année dernière où il n’y en avait aucun. Chaque année ou presque la question de la place des femmes au festival de Cannes est posée...puis oubliée.

    Pourtant, en marge du plus prestigieux festival international de cinéma du monde, une place est bien réservée aux femmes : celle de prostituée.


  • « FRANCE | Grands Magasins »
    http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.fr/2013/05/france-grands-magasins.html

    Historique très documenté du « #grand_magasin » depuis son émergence au XIXe siècle.

    « Ne laissons donc pas les économistes prétendre que le fonctionnement des Grands Magasins est démocratique, qu’il sert les intérêts du plus grand nombre, qu’il joue le rôle bienfaisant de la machine à vapeur dans l’industrie en augmentant la production et en diminuant les frais généraux, bref qu’il fait les affaires de la masse contre une minorité d’intermédiaires parasites. »

    Brochure d’une ligue syndicale | 1892

    https://lh3.ggpht.com/-eWzwDN-d9EQ/UZc1UTd--ZI/AAAAAAAADUE/DHaLKMKQDDc/s640/au+bon+march%25C3%25A9+galerie+des+soiries.jpg

    #histoire #urbanisme #architecture #capitalisme #concentration #commerce


  • Les « nouvelles cellules » de la prison de la Santé en 1899
    http://prisons-cherche-midi-mauzac.com/des-prisons/les-nouvelles-cellules-de-la-prison-de-la-sante-a-la-fi

    « Ces cellules nouvelles, qui sont formées par la réunion de deux des anciennes, constituent des chambres relativement spacieuses mesurant 4 mètres de longueur sur 3 m,60 de largeur et 3 mètres de hauteur. Elles sont parquetées et cirées ; les murs sont recouverts d’une peinture laquée qui permet de fréquents lavages. Un double système de canalisation y amène de l’eau de source pour les besoins du détenu et de l’eau de rivière pour le tout à l’égout. Des ventilateurs, mus par l’électricité, y assurent une ventilation parfaite ; l’éclairage est fourni par la lumière électrique à incandescence, et le chauffage se fait par un calorifère à vapeur d’eau. De larges fenêtres, descendant jusqu’à un mètre du sol, répandent de la lumière à profusion.

    Le mobilier se compose d’un lit de fer scellé dans le mur, avec matelas et traversin ; des charnières permettent de le relever pendant le jour où on le tient appliqué contre la muraille. Une tablette, fixée au mur, peut également se relever ou s’abaisser ; une chaise est retenue par une chaîne assez longue pour permettre son déplacement, mais retirant au prisonnier la possibilité de s’en servir pour frapper son gardien. Dans un coin, on voit le meuble indispensable à tout être humain. Enfin, près de la porte est placée le bouton électrique qui sert au prisonnier pour appeler le surveillant. C’est dans une de ces cellules (dans la septième division) qu’habite depuis lundi le lieutenant-colonel Picquart [qui joua un rôle important dans l’affaire Dreyfus]. »

    #prison


  • Petit à petit, la photographe est ton amie – 5 raisons de chérir vos camarades photographes
    http://www.photo-tuto.fr/interlude-photographique/les-qualites-d-un-photographe

    Nous Photographes sommes des êtres incompris (nous avons d’ailleurs vu la semaine dernière 10 attitudes pour lesquelles nos proches auraient envie de nous enterrer 6 pieds sous terre, notre appareil photo avec les Ingrats !). Des êtres incompris par nos proches… mais comment leur en tenir rigueur ? Car les malheureux ne mesurent pas la chance [...]

    #Interlude_photographique #autre_photographe #interview_photographe


  • Le CRAN veut poursuivre la Caisse des dépôts pour avoir « profité de l’esclavage »
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/10/le-cran-va-poursuivre-la-caisse-des-depots-pour-recuperer-la-rancon-payee-pa

    Pour tenter de faire monter la pression sur la question des réparations financières consécutives à la traite des Noirs, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) a déposé une plainte, vendredi 10 mai, contre la Caisse des dépôts et consignations (CDC), pour complicité de crime contre l’humanité, devant le tribunal de grande instance de Paris. Selon le CRAN, l’institution publique, qui n’est autre que le bras armé financier de l’Etat, aurait tiré un profit indu, au XIXe siècle, de l’abolition de l’esclavage en Haïti.

    Plouf ! Un pavé dans la mare à Hollande qui prône « la paix des mémoires réconciliées .../...face à l’impossible réparations ».

    Le 10 mai est la date retenue pour la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, célébrée depuis 2006 et issue de la loi Taubira de reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme crime contre l’humanité (2 001).

    Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Esclavage.-Hollande-prone-la-memoire-face-a-l-impossible-repar

    « Haïti continue à payer, au prix fort, les conséquences de sa naissance, écrivait Christophe Wargny dans Le Monde diplomatique en février 2010, après le tremblement de terre du 12 janvier qui a fait plus de 220 000 victimes (« Haïti, la tectonique de la misère »). Le moins qu’on puisse dire est que son avènement, entre 1802 et 1804, n’était pas souhaité. Faute de tuer le nouveau-né, les pays occidentaux, la France de Napoléon Bonaparte en tête, ont tenté d’étouffer l’enfant adultérin de la Révolution française. Le pays connut alors la pire saignée de son histoire, pire encore que celle de 2010 : celle de la guerre d’indépendance. Haïti, seule révolte d’esclaves qui ait accouché d’un Etat, est né du rejet du colonisateur français. Crime de lèse-majesté du Nord. »

    lisait-on dans un article du Monde Diplomatique du 17 août 2010
    http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-08-17-Haiti


  • Offrir 2500 francs par mois à chaque Suisse, c’est possible
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f5fd3d70-b664-11e2-b4df-1bc3aefe6ed6|0

    Les Verts vaudois ont décidé de soutenir l’initiative populaire « Pour un #revenu_inconditionnel ». L’idée consiste à allouer à chaque habitant du pays, quels que soient ses revenus, une somme permettant de vivre. Elle a été caressée par les Verts suisses à l’époque de leur fondation, puis rangée dans le tiroir des utopies en réserve. Elle revient en force aujourd’hui, en Suisse, par le biais d’une initiative populaire. Elle représente une issue possible à la crise de l’Etat providence, et fait actuellement l’objet d’études approfondies, notamment au Conseil de l’Europe.


  • DOSSIER : LES ESCLAVES NOIRS D’ITALIE
    http://lesbrindherbes.org/2013/05/06/dossier-les-esclaves-noirs-ditalie

    Les fraises du Péloponnèse - et les oranges de Calabre...Retour à Rosarno.

    Ici, les orangers s‘étendent sur plus de 7000 hectares. Les 5000 agriculteurs, qui vendaient autrefois leurs oranges à la Russie ou aux Etats-Unis, doivent désormais accepter les prix fixés par de grosses firmes telles que Coca-Cola par exemple.

    Sans ces travailleurs migrants, la seule alternative est de laisser les fruits pourir à même le sol. Ce qui arrive déjà bien sourvent.

    “Les agriculteurs doivent accepter les prix fixés par l’industrie qui ne veut pas payer plus et c’est ce qui est l’origine de l’exploitation des travailleurs étrangers. Ces travailleurs sont exploités depuis 50 ans, et ils le sont encore aujourd’hui. Avant ils étaient de la région, maintenant ce sont des étrangers”, explique Fabio Mostaccio, sociologue à l’Université de Messine.

    Un coût du travail si faible représente une bouffée d’oxygène pour l‘économie locale, mais rien n’est prévu pour accueillir décemment ces travailleurs étrangers. Aucune politique d’encadrement n’est mise en place. Ils sont comme invisibles.

    Alors, ils tentent de survivre. En février, le camp construit par le gouvernement, a rapidement doublé de volume. Ils étaient plus de 700 à vivre sous des bâches en plastique. Après un violent orage, le maire a quand même dû réagir.

    “J’ai immédiatement demandé de l’aide. J’ai écrit au préfet, au président de la région Calabre. J’ai aussi contacté d’autres institutions. Personne n’a répondu alors je n’ai pas eu d’autre choix que de fermer le camp”, explique Domenico Madafferi, le maire de San Ferdinando.

    Malgré l’urgence humanitaire, il aura fallu deux mois avant que suffisamment de fonds et de ressources soient réunis pour établir un nouveau camp.

    “Nous ne pouvions pas rester dans cette situation cet hiver. Ces tentes ne sont pas adaptées à la météo. Alors nous avons fait un effort supplémentaire et avons décidé de nous servir de tentes utilisées normalement après une catastrophe naturelle”, dit Vittorio Piscitelli, préfet de la région de Calabre.

    Pourtant, deux semaines après cet entretien, le nouveau camp était toujours vide. Le transfert avait bien commencé mais faute d’argent les autorités ont finalement hésité.

    #saisonniers #agriculture #Calabre #mafia #migrants


  • Le village breton qui boit l’eau de son puits pour 25 euros par an…
    http://www.eauxglacees.com/Le-village-breton-qui-boit-l-eau

    À Langolen, au nord de Quimper, près d’une centaine d’habitants sont autonomes et indépendants du réseau d’eau communal. Ils sont constitués en association. Leur facture annuelle ne dépasse pas les 25 euros... À l’heure des multinationales et des rapports sur les comptes de gestion de l’eau, quatre quartiers de Langolen (Douar ar Zant, Pont-Névez, Koat-Goën et Poulpry) sont depuis cinquante ans autonomes et indépendants du réseau communal en eau. Vingt et un foyers sont concernés. Ils n’utilisent que (...)


  • Trigon film propose des films online pour 7-9 CHF...

    https://www.trigon-film.org/fr/vod

    A propos de Trigon-film :
    Depuis 1988, l’engagement de trigon-film, pour la diffusion en Suisse d’oeuvres de qualité du Sud et de l’Est, est reconnu et largement apprécié dans le monde du cinéma. L’association de soutien a ouvert le chemin en 1986 et la Fondation l’a suivie en 1988. trigon-film a depuis distribué dans les salles et rendu accessibles plus de 300 films en salle et sur DVD.

    #film #video_on_demande #cinémathèque #Trigon_film


  • Cette motion proposée par Darbelley (président du PDC, parti démocrate-chrétien) vient d’être acceptée par le Conseil national en #Suisse :

    Effectuer un test ADN sur certains requérants d’asile pour lutter contre la criminalité

    « L’auteur de la motion propose de procéder à l’établissement de profils d’ADN, non pas sur des individus suspectés d’un crime ou d’un délit, mais à titre préventif et de manière systématique sur certaines catégories de requérants d’asile, au motif qu’ils pourraient commettre des actes de délinquance après leur arrivée en Suisse. »

    http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20123909

    La honte !

    #suisse #asile #ADN #fichage #criminalité #délit #pdc #Darbelley


  • Les Inrocks - « Les inégalités n’ont pas disparu, elles ont juste été repoussées plus loin dans le cursus scolaire. »
    http://www.lesinrocks.com/2013/04/10/actualite/des-destins-tres-francais-11383786

    La France reste donc une société de classes ?

    La période des Trente Glorieuses a fait croire à certains que les classes sociales étaient mortes, enterrées par le développement des classes moyennes. Or, depuis une quinzaine d’années, les inégalités augmentent à nouveau, en termes de revenus ou de patrimoine. Ce que montre également la persistance d’une si forte reproduction sociale, c’est que l’émergence d’une vaste société “moyenne” relève du mirage. Les destins à ce point contrastés des enfants des classes populaires et des enfants mieux nés soulignent à quel point il subsiste des univers de vie différents dans la société française.

    #Camille_Peugny #sociologie #mobilité_sociale

    • En vrai, le titre est trompeur les inégalités n’ont pas « été repoussées plus loin dans le cursus scolaire », leurs effets visibles peut-être, et encore…
      (Ne serait-ce que du point de vue institutionnel-financier, pour ne pas parler du reste, les budgets des écoles, qui dépendent des mairies, varient de plus de 1 à 10.)

      L’élitisme de l’école n’est-il pas son principal vice ?

      Bin oui, on en revient toujours là.

      Pour cela, il n’y a pas de miracle : il faut plus de moyens – la France dépense 20 % de moins pour l’enseignement primaire que la moyenne des pays de l’OCDE -, des classes moins chargées, des changements dans les pratiques éducatives.

      Le vrai miracle serait une vraie volonté politique pour coordonner augmentation des moyens ET un changement des pratiques éducatives. Le trou noir de la réflexion éducative de la gauche de gauche est que le second n’est absolument pas une conséquence de la première.

    • Enfin, moins visible pour les classes moyennes, qui sont effectivement discriminées plus tard dans le cursus scolaire. Par contre, pour les classes populaires, je peux te dire que le couperet tombe de plus en plus tôt. Dès la maternelle, tu vois déjà comment les petits _cassos" comme on les appelle délicieusement sont traités différemment des autres et combien cette mise à l’écart va s’intensifier tranquillement pendant le primaire pour un direct to CLIS ou Segpa à l’arrivée au collège. Les classes moyennes à fort capital culturel et faible capital financier verront le couperet lors de l’accès aux études supérieures où l’argent fait immanquablement la différence plus que la connaissance des cursus ou les aptitudes des étudiants.

    • La question de la maîtrise de la langue orale est discriminante dès la maternelle. Les écarts (et donc les inégalités) entre les classes de GS de la ville haute et du quartier populaire du #bled-en-chef sont vraiment criantes.
      Pour les classes populaires, il y a à la fois les inégalités de départ (sociales, culturelles) et pour ceux qui s’en sortent malgré tout un effondrement plus tard (au collège) faute d’étayage et aussi de possibilité de se projeter dans l’idée d’un cursus long. L’an dernier, nous avons organisé des séances communes entre un groupe de lycéens et nos CP. J’ai été frappé par le fait de devoir expliquer ce qu’était un lycéen, de fait mes élèves n’en ont pas autour d’eux. Ils connaissent le collège que les grands frères et sœurs fréquentent, mais pas le lycée car les orientations se font avant. Massivement. On retrouve là le tandem élitisme/reproduction sociale.
      Pour les cassos, tu as encore raison. Avant de rejoindre le quartier populaire du #bled-en-chef, j’étais en école rurale et le regard porté par les adultes, et parfois les prises de paroles que ces adultes s’autorisent avec les familles et les gamins, sont tout simplement effrayants. Je ne prétends pas être un bon instit et la question des bonnes pratiques pédagogiques est complexe et je fais mon chemin avec modestie mais il y a un truc dont je suis persuadé c’est que la #bienveillance est une clef pédagogique fondamentale. Une attitude bienveillante de la part des enseignants est une réforme applicable tout de suite, qui ne demande aucun moyen supplémentaire et qui pourrait modifier en profondeur notre système éducatif. L’#effet_Pygmalion est un levier incroyable, j’en ai tous les ans la preuve…

    • Les cassos sont les nouveaux bougnoules de la République. Je suis frappée par l’unanimité du rejet dont il font l’objet et par les attitudes et discours que les gens se croient permis à leur encontre. C’est d’une violence qui m’est assez intolérable et je suis dans cette configuration incroyablement minoritaire. La figure du cassos permet, semble-t-il, de cristalliser tout le besoin de haine et de distinction de l’ensemble du corps social. C’est un racisme anti-pauvres très violent et content de ne pas dire son nom.
      En gros, ils sont un défouloir collectif aux frustrations accumulées ces derniers années, les parfaits boucs émissaires d’un corps social qui se délite totalement.
      Je veux écrire là-dessus, mais quelque part, je n’y arrive pas... même pour moi, c’est trop gros.

    • J’avais mis ça de coté il y a quelque temps sur Diigo :
      http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=52

      On peut dire, pour résumer, que l’École française, bien loin d’être une institution « technique » (dont la théorie serait la « pédagogie ») destinée à mettre les générations montantes en possession de connaissances ou de compétences (on ne peut s’étendre ici sur cette distinction pourtant capitale), est au contraire une institution idéologico-politique de formation d’identités hiérarchisées en classes qui utilise la transmission, l’enseignement comme alibi ou masque de cette opération de reproduction, mais qui, en même temps, ne pouvant se passer de ce masque, effectue réellement, pour une part, cette transmission.

      Et, toujours de ce #Bertrand_Oglivie : http://www.revuedeslivres.fr/a-quoi-sert-lechec-scolaire-par-bertrand-ogilvie

      Or il est évident, contrairement à cette représentation de l’échec comme un « ratage », que cette institution a été conçue dès le départ pour qu’un tel ratage statistique important ait lieu, accompagné bien sûr d’un volant étroit de réussite, qui aboutit à ce résultat que l’école reproduit non pas simplement la société telle qu’elle est, mais le fait que les individus qui y vivent considèrent comme naturelles les normes et les hiérarchies dans lesquelles ils viennent se ranger quand ils entrent sur le marché du travail.

      [...1789] il fallait leur donner les moyens, dans tous les domaines possibles, d’être au niveau de ceux qui pensent, qui formulent conceptuellement les problèmes, et non de ceux qui les subissent. Il s’agissait de leur permettre de participer au débat public de plein pied dans le champ de réflexion et d’action de ce grand moment révolutionnaire de 1789. Il fallait donc inventer une institution spéciale dans laquelle on donnerait à toute la population française (avec évidemment, comme toujours, la question de ce qu’on entend par « tous ») la possibilité d’entrer dans la pensée du politique. Ce projet est politique depuis le départ, et l’est resté jusqu’au bout. Aujourd’hui, dans l’esprit des gens qui font fonctionner cette école, ce lieu reste associé – sur un mode assez lâche, qui est plutôt celui de l’association d’idées – à l’idée d’émancipation politique. [...]
      cette école politique ne pouvait pas non plus ne pas affronter la question de savoir ce qu’on fait d’une masse de scolarisés qui, éduqués à égalité, débarquent dans une société profondément inégalitaire, dans laquelle la question de la propriété a été tranchée dans le sens de la protection de l’inégalité, et doivent donc, d’une manière ou d’une autre, articuler, accepter cette injustice d’une formation égalitaire qui ne contrebalance pas la vie inégalitaire qu’ils vont inévitablement mener – la Révolution française n’ayant pas été une révolution communiste, comme on le sait.

      Sans vouloir lancer un #débat_interminable (quoique...), je suis depuis longtemps assez sidéré par la naiveté de l’exigence d’’#égalité_des_chances, et qui est assez marquée dans cet entretient des inrock : d’abord, la #mobilité_sociale ascendante suppose soit la disparition du travail non-qualifié, soit sa délocalisation, soit le recours à l’immigration, soit, enfin, une mobilité sociale descendante des enfants des classes bourgeoises et moyennes... Ensuite, pour poursuivre l’idée d’Oglivie, dans une société inégalitaire, l’idée d’égalité des chances semble revendiquer que les enfants de pauvres et les enfants de riches doivent avoir les mêmes chances de devenir... pauvres ou riches. Si l’on veut l’égalité des chances, comment ne pas vouloir l’égalité tout court ? : [ http://www.barbery.net/philo/chouette/salaire.htm ]

      il n’est pas vrai que des familles à revenus différents peuvent offrir les mêmes chances de développement à leurs enfants.
      Ce pourquoi, alors qu’il n’y a pas plus de justification rationnelle en faveur de l’égalité que de la hiérarchie des salaires, il faut à mon avis défendre l’égalité des revenus, c’est pour rendre effective et réelle l’égalité des chances des êtres humains.


  • Enquête du Courrier : MATIÈRES PREMIÈRES : LES ROUAGES D’UN MONDE OPAQUE

    ENJEUX • La Confédération, place forte du négoce mondial des matières premières, veut préserver sa position, malgré la pression des ONG. Réunies jusqu’à lundi à Lausanne, celles-ci critiquent un secteur parasitaire et spécultatif et pointent les dégâts humains et environnementaux. Pour la Suisse, le jeu en vaut-il la chandelle ?

    La Suisse joue un rôle central dans le négoce des matières premières. Les chiffres donnent le tournis. Basées à Genève, à Zoug et au Tessin, les entreprises concernées gèrent des quantités de matériaux chiffrées à 763 milliards de francs, pour des recettes de 20 milliards de francs par an. Cette économie générerait, en Suisse, 10000 emplois, répartis en 500 entreprises.
    Vingt pour cent du grain en provenance de l’ex-URSS passerait entre les mains d’une seule société, Soyuz, implantée à Lausanne en 2011. Elle ne parvient toutefois pas à supplanter Glencore, le plus important vendeur de grain russe, avec 1,4 million de tonnes par an. Quant aux hydrocarbures, le tiers des échanges internationaux dépendent de décisions prises à Genève.

    http://www.lecourrier.ch/107726/matieres_premieres_les_rouages_d_un_monde_opaque

    En lien avec cette thématique, voir aussi ces rapports :
    – « Rapport de base : matières premières » du Conseil fédéral : http://www.efd.admin.ch/dokumentation/medieninformationen/00467/index.html?lang=fr&msg-id=48319

    – « Enfin davantage de transparence ? », une analyse de la Déclaration de Berne du rapport du conseil fédéral : http://www.evb.ch/cm_data/2013_Analyse_rapport-matires-premire_fr_v3.pdf

    – la position de SwissBanking : http://www.swissbanking.org/fr/podcasts.htm?podcast=2&checksum=3FED077075590B539CBB32D50E671771

    #matières_premières #Suisse #spéculation #grain #Soyuz #Glencore #pétrole #hydrocarbures #Genève #énergie #commerce #Zoug #Tessin #or #mines


  • Loi sur l’Assemblée fédérale du 13 décembre 2002 (Loi sur le Parlement)

    Art. 11 Obligation de signaler les intérêts

    1 Lorsqu’il entre en fonction et au début de chaque année civile, tout député indique par écrit au bureau :

    a. ses activités professionnelles ;

    b. les fonctions qu’il occupe au sein d’organes de direction, de surveillance, de conseil ou autres dans des sociétés, établissements ou fondations suisses ou étrangers, de droit privé ou de droit public ;

    c. les fonctions de conseil ou d’expert qu’il exerce pour le compte de services de la Confédération ;

    d. les fonctions permanentes de direction ou de conseil qu’il exerce pour le compte de groupes d’intérêts suisses ou étrangers ;

    e. les fonctions qu’il exerce au sein de commissions ou d’autres organes de la Confédération.

    2 Les Services du Parlement établissent un registre public des indications fournies par les députés.

    3 Tout député dont les intérêts personnels sont directement concernés par un objet en délibération est tenu de le signaler lorsqu’il s’exprime sur cet objet au conseil ou en commission.

    4 Le secret professionnel au sens du code pénal est réservé.

    • La loi en ligne http://www.admin.ch/ch/f/rs/171_10

      Le chapitre 1 du titre 2 de la loi, Droits et obligations (des membres de l’Assemblée fédérale) prévoit bien des sanctions dans son article 13 (et dernier), mais elles ne concernent que le comportement lors des débats et consistent par ordre croissant en retrait de la parole, expulsion, blâme, exclusion de commission.

      Le résultat de cette « sévérité » est assez prévisible.
      L’Hebdo - Archives
      http://www.hebdo.ch/les_petits_oublis_des_parlementaires_122147_.html

      Nous avons comparé les mandats annoncés par les membres de l’Assemblée fédérale et consignés dans le registre officiel du Parlement avec ceux figurant dans le registre du commerce. Tous les conseillers aux Etats ont été passés au crible, ainsi que les conseillers nationaux avec au moins 10 mandats, ceux qui n’en ont déclaré aucun et ceux qui sont proches de l’économie (lire en page 26). Au total, 116 élus sur les 246 que compte le Parlement ont été auscultés.

      Les résultats sont édifiants : 40 d’entre eux n’ont pas déclaré un ou plusieurs mandats, soit 34% de l’échantillon examiné. Parmi ces omissions, on trouve bon nombre d’organisations qui jouent un rôle important dans le processus législatif. Par exemple, l’UDC saint-gallois Thomas Müller n’a pas annoncé son mandat chez Gen Suisse, une fondation qui promeut le génie génétique et qui est financée par Interpharma, l’association des entreprises pharmaceutiques de Suisse.

      Interrogé par e-mail, comme tous les autres parlementaires concernés, le conseiller national répond qu’il a « tout simplement oublié » d’annoncer ce mandat qui l’amène à assister à « une ou deux séances par an » au cours desquelles il reçoit « essentiellement des informations scientifiques ».

      Suit une liste ratissant d’un bord à l’autre (UDC, démocrate-chrétien, vert, PS), une étude détaillée de 10 cas.

      Et cette conclusion d’un spécialiste de la maison,

      « La culture de la transparence est relativement faible chez les politiciens suisses, note John Clerc, véritable mémoire du Parlement fédéral dont il a été le secrétaire général adjoint durant trentequatre ans. Cela est lié au mythe de la sphère privée, très fort dans ce pays. Les mêmes arguments servent à justifier l’existence du secret bancaire. »


  • Nouveaux attentats contre la librairie Fédérop
    http://www.pressefederaliste.eu/Nouveaux-attentats-contre-la

    Dans la nuit du 23 au 24 juin, vers 4 heures, les vitrines de la Librairie Fédérop, 7 rue des Trois Maries à Lyon, ont été brisées à coups de pavés et 600 francs de livres ont été volés ; l’attentat était signé Ordre nouveau. C’était la cinquième fois que la librairie était ainsi attaquée. Les vitrines ayant été réparées elles ont de nouveau été brisées dans la nuit du 26 au 27. Fédérop diffuse toutes les publications relatives au mouvement ouvrier, ainsi que de nombreuses autres concernant le fédéralisme et les (...)

    #Numéro_158_-_décembre_2012 #Il_y_a_« 30_ans »_nous_avons_publié…


  • Chez le coiffeur, la discrimination hommes / femmes

    https://dl.dropbox.com/s/mc47taw6gjz96tu/P4050007.jpg

    Un des coiffeurs d’Arendal (Norvège) affiche les prix des coupes de base : 175 couronnes pour les hommes, 225 pour les femmes. Alors qu’il est parfaitement connu que les femmes en moyenne ont des salaires moins élevés. Cette discrimination est inacceptable !

    #discrimination #hommes #femmes

    • Il me semble que l’effort nécessaire est corrélé à la longueur des cheveux - ce qui pourrait expliquer la discrimination. Mais comme la longueur des cheveux est de plus en plus faiblement corrélée au sexe (même si elle le reste significativement) peut-être que la tarification devrait évoluer pour se fixer à ce paramètre objectif évitant la discrimination sexuelle.

    • Un homme se fait couper les cheveux, une femme se fait coiffer. La nuance coûte 20 euros (de plus).

      Permanentes, brushings, bigoudis, le tarif peut s’expliquer autant par le coût des consommables que la durée de la prestation. Il faudrait juste que les femmes aient le choix d’un tarif hommes lorsqu’il s’agit d’une simple coupe de cheveux (ce que font ma femme et ma fille, mais ça leur coute deux fois plus chers que les mâles de la maison)

      Faut souffrir pour être belle (et mettre la main au portefeuille).

      Il en va de même pour le budget cosmétique/maquillage, véritable discrimination homme-femme. Encore que les mecs peuvent dépenser beaucoup en rasoirs et after-shave s’ils le souhaitent..

      C’est pas ici qu’on parlait du marketing de la culpabilité et des diktats de la beauté féminine ?

    • C’est faux : le tarif est purement discriminatoire. Je ne fais en général que shampooing-coupe et le shampooing-coupe n’est pas au même prix pour les hommes et les femmes. En plus, dans les tarifs femmes, c’est plus cher quand tu as les cheveux longs, alors que le plus souvent, je n’y vais que pour faire enlever les pointes fourchues. Quant aux soins particuliers, ils sont facturés en plus.

    • J’en discutais hier avec ma mère, justement... En Suisse ça va du simple au double, les prix pour la coupe !
      Et il y a aussi une différence entre cheveux courts et longs. Pour les deuxième, il faut payer plus, alors qu’en général il y a quand même moins de travail car c’est tout droit !!
      Du coup, la dernière fois que j’ai coupé les cheveux ça a été en France, dans le quartier « maghrébin » de Bordeaux où je me suis faite couper les cheveux par un coiffeur qui normalement coupe que pour les hommes !
       ;o

    • Je paie la coiffeuse beaucoup plus cher que mes têtes blondes (et mâles)... puisqu’ils n’y mettent jamais les pieds. Mais payer plus cher parce qu’on a les cheveux longs ? D’après la femme de l’art et des ciseaux, une coupe sur cheveux courts, c’est plus long. Pourquoi ne pas rémunérer au temps de travail ? On fait ça dans de nombreux métiers...

      http://www.acontrario.net/2013/03/04/egalite-sexes-differences-discriminations

      La différence, alibi de l’inégalité

      Dans tous ces cas, la différence, quelle qu’elle soit, sert d’alibi à l’inégalité. Partant, défendre l’égalité reviendrait, aux yeux de cette logique, à nier les différences, pourtant constatables. Or, dès lors que l’on ne confond pas différences et inégalités, on ne conçoit pas l’égalité comme l’abolition des différences.

      Une femme n’a pas besoin d’être un homme pour être son égale. L’égalité s’entend en un sens juridique et au niveau de l’organisation sociale entre les membres d’une société donnée, différents à divers égards. Les blonds et les bruns sont différents, ils n’en peuvent pas moins avoir les mêmes droits.

    • Effectivement, un tarif « blondes » ou « brunes » chez le coiffeur passerait mal. Quant aux cheveux longs, j’ai bien remarqué que nous étions moins difficiles à coiffer que les courts, j’ai donc l’impression d’être punie de ne pas venir aussi souvent que les courts. Du coup, cette année, j’ai décidé de couper mes pointes moi-même, estimant - à juste titre - que des erreurs de débutante se verront moins sur des cheveux longs.

    • En plus je te dis pas, le tarif « blondes » ou « brunes », pour les colorations. "Mais enfin, puisque je vous dis que j’étais brune en entrant ! Oui mais maintenant vous payez comme une blonde puisque vous l’êtes devenue !". C’est pareil pour les cheveux longs d’ailleurs, si tu te les fais couper court, dans quelle catégorie es-tu ? #tetrapilectomie

    • Je me suis souvent posée la question mais je n’ai jamais penser la poser à mon coiffeur préféré, qui en l’occurrence m’applique le tarif enfant ou me coiffe gratos quand je suis très fauchée. Mais je viens de le lâcher parce qu’il est infoutu de faire de belles coupes très courtes aux femmes et que moi je ne supportais plus les cheveux courts mi-longs. Donc, la dernière fois, je suis allée ailleurs et j’ai payé le double, gloups. La prochaine fois, je demanderai pourquoi cette différence.
      Une idée comme ça me dit que cela n’a rien à voir avec le travail réellement accompli mais plutôt avec ce que les femmes et les hommes sont prêts à payer pour ça. Et d’ailleurs, je suis curieuse de connaître la fréquence de passage chez le coiffeur des hommes et des femmes...

    • Prenons donc l’hypothèse que la différence de tarification des coiffures pour hommes et femmes est entièrement arbitraire. Dans ce cas, pourquoi aucun coiffeur n’a détecté l’anomalie et proposé un tarif moins élevé qui lui apportera toutes les clientes ? Je sais bien que la magie de la main invisible n’a pas très bonne presse dans ces parages, mais il me semble qu’une telle aberration tarifaire devrait être rapidement exploitée. Le fait qu’elle ne le soit pas suggère qu’un facteur explicatif rationnel existe.

    • @liotier : parler d’explication rationnelle en invoquant la magie de la main invisible semble audacieux, sur seenthis ou ailleurs :-)

      Pour moi, l’explication rationnelle, c’est l’Oréal qui l’a trouvée, dans son slogan : « parce que je le vaux bien ». En jouant sur l’idée que ce que l’on dépense pour son look est directement lié à son estime de soi, l’Oréal a obtenu un laisser-passer pour aller se servir directement dans le portefeuille des dames.
      La main invisible est moins clémente avec les petits salons de coiffures des quartiers immigrés qui ont un rapport qualité prix défiant toute concurrence (cf @CDB_77) et dans lesquels pourtant les bourgeoises occidentales ne se ruent pas vraiment.
      Et un autre enseignement de l’affaire Cahuzac s’il en fallait, outre la fraude fiscale, c’est que pour détourner 600 000 euros sans éveiller les soupçons (15 millions selon une info du jour), ça en dit long sur le budget que nombre de nos concitoyen(ne)s sont prêts à mettre pour leur apparence physique. Parce que c’est une thématique parmi les plus exposées à la pression de conformité, la beauté n’est pas un secteur qui tolère la radinerie..

      Bref, oui la main invisible existe, et elle est terriblement manipulatrice pour te faire les poches...

    • Petite enquête à Genève, par promenade du dimanche... Où j’ai découvert que c’est la jungle des prix. Il s’agissait de salons de coiffure « modestes à modérés », dans des quartiers plutôt populaires (Pâquis ou Grottes ou Servette, pour ceux qui connaissent Genève), je n’ai pas regardé le centre-ville, là où se rendent les classes supérieures...

      En général : pour hommes moins cher que pour femme et cheveux longs plus cher que cheveux courts (mais là c’est un critère seulement féminin, comme si les hommes n’avaient pas de cheveux longs !).
      Et puis il y a une différence d’âge et de statut (étudiants et chômeurs paient moins)

      J’ai prie là une base coupe + shampoing pour le comparatif :

      http://i.imgur.com/Zhgc35M.jpg
      coupe madame entretient = 45 CHF
      coupe madame transformation = 50 CHF
      coupe monsieur =50

      http://i.imgur.com/JszJ3Ct.jpg
      femme = 111 à 151 CHF (mais on ne sait pas à quoi la différence est due)
      homme = 64 CHF

      http://i.imgur.com/OZuJcOi.jpg
      femme = 90 à 145 CHF (selon les 4 différentes longueurs)
      homme = 55 CHF

      http://i.imgur.com/O83WY7r.jpg
      femme = 73 à 95 CHF (j’imagine selon la longueur des cheveux)
      homme = 45 CHF

      http://cdb77.imgur.com/all
      femme = 45 à 50 CHF (selon la longueur)
      homme = 30 CHF

      http://i.imgur.com/jfzZHDN.jpg
      femme = de 55 à 65 CHF (selon longueur)
      homme = de 40 à 58 CHF (apparemment aussi selon la longueur)

      http://i.imgur.com/Cw5TBmq.jpg
      Que pour les femmes, mais de 49 à 60 selon longueur

      http://i.imgur.com/zOb31eU.jpg
      http://i.imgur.com/V1B5vBc.jpg
      Même salon et pour une fois...
      femme = 20 CHF
      homme = 25 CHF

      http://i.imgur.com/5YNrNXo.jpg
      femme = 43 CHF (avec séchage)
      mais... 20 CHF de supplément si cheveux plus long que les épaules...

      http://i.imgur.com/S7utC33.jpg
      femme = dès 40 CHF (prix modulable)
      homme = 30 CHF (prix fixe)

      http://i.imgur.com/B2iK2ny.jpg
      femme = 25 à 30 CHF, mais ce n’est pas marqué à quoi la différence est due...

      http://i.imgur.com/khR1Keq.jpg
      femme = 60 à 65 selon longueur
      homme = 25 CHF

      Une chose est sure, ces prix n’ont AUCUN sens ! Juste AUCUN !

      #absurdité #genre #gender_studies



  • LES PETITES REVUES
    http://petitesrevues.blogspot.fr

    Ceci est un blog bibliographique. On n’y lira aucun billet d’humeur, aucun article, aucune confidence de l’auteur. Rien de tout cela, mais de la sècheresse descriptive, sur laquelle poussera, parfois, un chétif arbuste informatif. Le principe : un billet, une description d’un numéro de « petite revue », parue entre 1880 et nos jours pluvieux.

    Via http://zamdatala.net

    #Revues


  • Historique, un livret de 1957 explique ce qu’est vraiment l’Algérie Française |

    Dreuz.info

    Un site qui célèbre le joli temps des colonies

    http://www.dreuz.info/2013/03/historique-un-livret-de-1957-explique-ce-quil-faut-savoir-sur-lalgerie-franc

    Il faut savoir :

    que l’Algérie n’est pas, comme certains le croient, une terre de richesses fabuleuses où quelques gros colons, vautre’s dans leur or, tiennent en esclavage une population d’indigènes faméliques,
    qu’en dehors d’une classe aisée qui comprend à peine 15 000 personnes, 1e revenu moyen de ces Français d’Algérie est inférieur de 20% à celui des Français de la métropole,
    que l’Algérie n’a que 11 millions d’hectares de terres cultivées,et que sur ces 11 millions d’hectares, 9 millions, plus des trois quarts, appartiennent à la population musulmane, 2 milÍions d’hectares seulement à des Européens,
    qu’en raison de leurs méthodes archaïques, les agriculteurs musulmans n’obtenaient, jusqu’à ces dernières années, dans la culture des céréales, que des rendements très inférieurs à ceux qu’enregistrent les agriculteurs européens,
    que la plus grande partie des terres européennes a été gagnée sur des steppes jadis incultes ou sur des marais jadis inhabités parce que mortellement insalubres,
    que le vignobie algérien, qui occupe 372 000 hectares, a été, dans sa presque totalité, créé de toute pièce par des Européens, et qu’il distribue, chaque année, près de vingt milliards de francs de salaires.
    Il faut savoir aussi :

    que le pays qui se nomme aujourd’hui Algérie n’était pas en 1830, à l’arrivée des Français, un Etat comme l’étaient le Maroc et la Tunisie,
    que ce pays se composait alors d’un ensemble de tribus sans aucun lien entre elles,
    que ces tribus étaient même animées les unes envers les autres d’une hostilité que 1’occupant turc avait pris bien soin d’entretenir, de crainte qu’une même haine pût les unir contre lui,
    que le sentiment de patrie était, chez ces populations, totalement ignoré,
    que ce pays n’avait même pas de nom.
    Il faut savoir que d’un point de vue démographique, sans la présence française, l’Algérie serait une terre quasi totalement désertifiée :

    qu’en ce pays régnait, à l’état endémique, ia peste, ia variole, 1e typhus, et que le chiffre de la population était en diminution constante depuis l’époque romaine,
    que ce chiffre de la population musulmane, qui était, en 1830, tombé à moins de deux millions, est aujourd’hui de huit millions trois cent mille,
    Il faut savoir encore :

    qu’un décret de mars 1956, tenant compte de ce que les jeunes Musulmans éprouvent souvent un retard dans leurs études, a reculé, pour ceux-ci, la limite d’âge dans tous les examens et concours,
    Il faut savoir enfin que la France a créé en Algérie :


  • LUTTE DES CLASSES – Le Livre de poche, un danger pour « l’aristocratie des lecteurs » | Big Browser
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/03/21/in-the-pocket-le-livre-de-poche-un-danger-pour-laristocratie

    « Ça fait lire un tas de gens qui n’avaient pas besoin de lire, finalement. [...] Avant ils lisaient Nous deux ou La Vie en fleurs, et d’un seul coup ils se sont retrouvés avec Sartre dans les mains, ce qui leur a donné une espèce de prétention intellectuelle qu’ils n’avaient pas. C’est-à-dire qu’avant les gens étaient humbles devant la littérature, alors que maintenant, ils se permettent de la prendre de haut. Les gens ont acquis le droit de mépris maintenant. »

    #mépris #culture #littérature

    • http://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Magnus_Enzensberger

      Hans Magnus Enzensberger (11 novembre 1929 à Kaufbeuren) est un poète, écrivain, traducteur et journaliste allemand, également connu sous le pseudonyme de Andreas Thalmayr, et qui vit actuellement à Munich-Schwabing.❞

      Il n’y avait pas que les faux aristos de la plume pour critiquer le livre de poche...
      Quelque part au milieu des années soixante, un type comme H M Enzensberger cognait lui aussi dessus.
      Dans le fond ces pros ( de droite et de gauche) détestaient le poche pour plusieurs raisons :
      c’était le signe avant-coureur de la perte progressive de statut -alors en marche- de l’écrivain ( comme celle du professeur ) ;
      c’était le signal de la mise en spectacle de la culture écrite ;
      et c’était- logiquement- la chute des revenus de l’auteur.
      On entrait dans la consommation de masse, la priorité passait à l’image.


  • Le #Livre de poche, un danger pour « l’aristocratie des lecteurs » | Big Browser
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/03/21/in-the-pocket-le-livre-de-poche-un-danger-pour-laristocratie

    En mettant au service de tous les grands textes classiques et modernes les techniques d’impression et de diffusion du roman populaire, Henri Filipacchi lance une révolution culturelle qui va marquer la seconde moitié du XXe siècle. Un débat a toutefois agité les sphères intellectuelles de l’époque. Alors que Jean Giono voyait dans le Livre de poche « le plus puissant instrument de culture de la civilisation moderne », Pierre Assouline rappelait dans « Le Monde des livres » que « la rentrée littéraire de 1964 fut marquée par une vive polémique. Engagé par la revue du Mercure de France, il était lancé par un philosophe, sémiologue et historien de l’art, Hubert Damisch, dans un article de seize pages intitulé ’La culture de poche’ ».

    L’Institut national de l’audiovisuel (INA) publie un témoignage édifiant illustrant parfaitement cette polémique. Dans cette vidéo extraite de l’émission de l’ORTF « L’avenir est à vous », un jeune étudiant en médecine critique, avec une pointe de mépris dans la voix, et une grosse dose de snobisme, les ravages du format poche, réaffirmant la nécessité d’une « aristocratie des lecteurs ».

    « Ça fait lire un tas de gens qui n’avaient pas besoin de lire, finalement. [...] Avant ils lisaient Nous deux ou La Vie en fleurs, et d’un seul coup ils se sont retrouvés avec Sartre dans les mains, ce qui leur a donné une espèce de prétention intellectuelle qu’ils n’avaient pas. C’est-à-dire qu’avant, les gens étaient humbles devant la littérature, alors que maintenant, ils se permettent de la prendre de haut. Les gens ont acquis le droit de mépris maintenant. »

    • Ça fait lire un tas de gens qui n’avaient pas besoin de lire, finalement. [...] Avant ils lisaient Nous deux ou La Vie en fleurs, et d’un seul coup ils se sont retrouvés avec Sartre dans les mains, ce qui leur a donné une espèce de prétention intellectuelle qu’ils n’avaient pas. C’est-à-dire qu’avant, les gens étaient humbles devant la littérature, alors que maintenant, ils se permettent de la prendre de haut. Les gens ont acquis le droit de mépris maintenant.

      Le mépris de classe contre le pseudo mépris de la littérature. L’article dit que ce « débat prête à sourire aujourd’hui ». J’en suis pas sur du tout, les conférences (In)culture de Franck Lepage me disent le contraire. Les polémiques sur les geeks en ce moment parlent de la même idée d’exclusion, d’élitisme autour de l’idée de fausse-fille-geek par exemple qui ne seraient pas assez calé sur starwar ou ce genre de sujets. Ou dans un autre registre, le mépris affiché dans l’expression « mom porn » qui montre un mépris de classe et un mépris de genre associé. La littérature, comme les arts sont toujours un enjeux l’appartenance, on fait encore la différence entre la littérature de gare, et la grande culture, celle sponsorisé par le ministère... Vaste sujet qui ne me fait pas sourire.


  • Une nouvelle loi pour appeler les étrangers à mieux s’intégrer

    La Confédération investira 20 millions de francs par année pour améliorer l’intégration des étrangers. Seuls ceux qui sont bien intégrés pourront obtenir un permis C

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e1506d7c-882c-11e2-9d94-19104cc21ce0/Une_nouvelle_loi_pour_appeler_les_%C3%A9trangers_%C3%A0_mieux_sint%C3%A9grer

    Voici le commentaire d’un ami, Aldo Brina, que je partage à 100% :
    Je lis avec stupéfaction dans le Temps du 9 mars au sujet du nouveau projet de loi sur les étrangers : « celui qui ne respecte pas l’égalité entre hommes et femmes ne pourra pas être considéré comme intégré. » Je propose qu’on reste dans la même logique et donc qu’on adopte aussi la possibilité de retirer la nationalité à ceux qui ne respecte pas l’égalité homme-femme... bon, par contre, il faudra peut-être songer à trouver quelques parlementaires de remplacement (sans parler du président de la Confédération). Sans rire, demander aux étrangers de faire ce que les Suisses ne font même pas, quelle hypocrisie...

    #nationalité #suisse #intégration


  • Voyage aux confins de Lausanne

    Véra Tchérémissinof, présidente d’Opre Rrom (Debout Rom), parcourt Lausanne du nord au sud pour venir en aide aux Roms de passage et leur redonner un peu de dignité.

    http://www.lecourrier.ch/sites/default/files/courrier/imagecache/article_full/images/articles/yves_leresche_01_cmjn.jpg

    http://www.lecourrier.ch/106921/voyage_aux_confins_de_lausanne

    #Roms #Suisse