• La Grèce ne veut pas mourir guérie
    http://blogs.mediapart.fr/blog/gabriel-colletis/160414/la-grece-ne-veut-pas-mourir-guerie
    http://static.mediapart.fr/files/imagecache/150_pixels/media_64525/Capture_decran_2014-04-16_a_16.17.57.png

    « L’Amour médecin », Acte 2

    Une pièce de Molière, 1734

    Dialogue entre deux personnages…

    SGANARELLE.- Est-ce que les médecins font mourir ?

    LISETTE.- Sans doute : et j’ai connu un homme qui prouvait, par bonnes raisons, qu’il ne faut jamais dire : "Une telle personne est morte d’une fièvre et d’une fluxion sur la poitrine" : mais "Elle est morte de quatre médecins, et de deux apothicaires."

    SGANARELLE.- Chut, n’offensez pas ces messieurs-là.

    Comme toujours en pareille circonstance, toute ressemblance avec des personnages ayant existé…

    Avec un peu d’imagination toutefois :

    Dans le rôle du malade guéri qui meurt : La Grèce et les Grecs

    Dans le rôle des quatre médecins : La Banque centrale européenne, la Commission européenne, le FMI et l’Allemagne

    Dans le rôle des deux apothicaires : Goldman Sachs et JP Morgan

    Emporté par sa joie d’affronter bientôt les élections, le gouvernement grec raconte désormais une success story qui trouve de nombreux échos ravis dans plusieurs capitales européennes :

    – le déficit public a laissé la place à un excédent

    – le déficit des échanges extérieurs se réduit, signe que l’économie grecque aurait retrouvé une part de sa compétitivité

    – le chômage recule

    – la croissance serait sur le point de revenir après six années de dépression économique

    – enfin, la Grèce ferait son grand retour sur les marchés financiers et pourrait donc désormais se passer des financements décidés par la Troïka.

    D’où la représentation triomphale d’un gouvernement qui, à force d’efforts, aurait vaincu la crise et aurait le bonheur d’annoncer à son peuple harassé la fin de l’austérité.

    Cette success story est une narration trompeuse dont le premier destinataire est le peuple grec qui doit s’exprimer bientôt dans le cadre d’élections municipales et européennes.

    Nous proposons en lieu et place de cette narration fallacieuse un bilan démythifié de plus de quatre années d’austérité.

    Le déficit public aurait laissé la place à un excédent…

    L’excédent qu’évoque le gouvernement est celui du solde budgétaire hors intérêts liés à la dette. Si l’on tient compte de ces intérêts, le solde budgétaire reste négatif.

    Surtout, l’amélioration apparente des comptes publics a été obtenue au prix d’un écrasement de la dépense publique. Les grands sacrifiés sont l’éducation et la santé dont les budgets ont reculé de 30%.

    Par ailleurs, comme cela a souvent été souligné, la baisse de la dépense publique a amplifié le recul de la demande et a constitué un puissant facteur récessif pour l’ensemble de l’économie.

    Le déficit des échanges extérieurs se serait réduit, signe que l’économie grecque aurait retrouvé une part de sa compétitivité…

    La réalité est moins une reprise des exportations que la forte contraction de la consommation intérieure et, par conséquent, des importations.

    La baisse de la demande publique, de la demande privée des ménages (dont les revenus se sont effondrés), de l’investissement des entreprises comme de l’Etat ont provoqué une récession économique et une forte baisse des importations.

    Contrairement au mythe de la compétitivité, la baisse des salaires n’a pas relancé les exportations mais a eu pour effet de réduire la consommation et les achats de produits importés.

    Le déficit de la balance commerciale s’est donc en partie résorbé mais de la pire des façons.

    La croissance serait sur le point de revenir après six années de dépression….....

    #économie
    #Grèce
    #dette
    #AUSTÉRITÉ


  • CADTM - L’illégitimité de la #dette est encore plus criante lorsqu’on est une femme !
    http://cadtm.org/L-illegitimite-de-la-dette-est
    http://cadtm.org/local/cache-vignettes/L300xH201/arton10134-28ead.jpg

    La dette et les mesures d’austérité ne sont nullement neutres du point de vue du genre. Toute analyse quelque peu approfondie de la crise de la dette démontre sans ambiguïté qu’elle est sexuée tant dans ses caractéristiques que dans ses effets. De fait, elle touche les populations les plus fragilisées, les plus précaires et donc encore malheureusement majoritairement les femmes, et plus particulièrement celles qui sont les plus vulnérables (les mères célibataires, les femmes jeunes, âgées, migrantes, les femmes provenant d’une minorité ethnique, du milieu rural…). Privatisations, libéralisations, restrictions budgétaires au menu de l’austérité sabrent les acquis sociaux des femmes, accentuent leur pauvreté, durcissent et aggravent les inégalités entre les sexes.

    #sexisme


  • Acteurs publics
    http://www.acteurspublics.com/2014/04/09/les-finances-des-grands-hopitaux-se-degradent

    Après quatre ans de redressement continu, les finances des grands hôpitaux se sont détériorées en 2013, selon une étude de la Conférence des directeurs généraux de CHU. En cause : l’augmentation des charges d’exploitation.

    La situation financière des centres hospitaliers universitaires demeure “tendue”, souligne la Conférence des directeurs généraux de CHU dans un communiqué publié le 8 avril. Les raisons qui expliquent ce dérapage sont assez simples. L’activité a connu une dynamique plus faible en 2013. Elle a augmenté de 1,7 % par rapport à 2012. “L’activité ambulatoire, à l’instar de l’hospitalisation classique, connaît un fléchissement”, constate la Conférence des directeurs.

    Dans le même temps, par un effet de ciseaux, les charges d’exploitation – paiement des jours de RTT, augmentation des cotisations retraites, augmentation du numerus clausus – ont progressé de 2,9 %. À cela s’ajoute le coût des médicaments qui a crû de 3,1 %, contre 4,8 % par rapport à 2012. Au total, le bilan financier de l’ensemble des CHU est négatif en 2013, à - 162 millions d’euros, contre - 116 millions en 2012, soit une différence de près de 50 millions d’euros.

    Baisse de l’investissement

    L’État a bien tenté de venir en aide aux hôpitaux en dégelant une partie des crédits mis en réserve. Cela a été insuffisant tout comme l’augmentation des dotations forfaitaires – 83 millions d’euros – allouées par l’État. Cette augmentation est jugée “insuffisante pour compenser l’écart entre l’évolution des charges et des produits issus de l’activité pour permettre de faire face à des obligations de plus en plus lourdes”, estiment les directeurs de CHU. Résultat : du fait de cette augmentation des charges mal compensée par les recettes, c’est la capacité d’autofinancement des hôpitaux qui s’en ressent, passant de 1,5 milliard à 1,3 milliard d’euros environ.

    Dans ces conditions, l’impact sur l’investissement se fait sentir. Il connaît une “décélération”, même s’il faut y voir, au-delà des difficultés conjoncturelles, une conséquence de la fin des grands chantiers lancés dans le cadre des plans d’investissements des années passées. Vu la conjoncture, les hôpitaux estiment néanmoins “avoir limité les conséquences de cet exercice budgétaire très difficile”. Mais le plus dur reste peut-être à venir, alors que l’État cherche à faire 10 milliards d’euros d’économies sur l’assurance maladie.

    #hôpital
    #dette
    #investissement


  • Le CADTM et Survie exigent du nouveau gouvernement français d’arrêter d’instrumentaliser l’ « aide » au #Mali
    http://survie.org/francafrique/mali/article/le-cadtm-et-survie-exigent-du-4670

    Lors de la Conférence « Ensemble pour le Renouveau du #Mali », réunie à Bruxelles le 15 mai 2013, la France s’était engagée officiellement à aider le Mali à relancer son économie et favoriser l’emploi des jeunes. Or, la réalité est bien différente. Le gouvernement français sert, avant tout, les intérêts privés des multinationales françaises. La diplomatie française a, en effet, obtenu la signature de cinq contrats au profit des entreprises privées françaises opérant au Mali dans le cadre de la Mission des (...)

    Mali

    / #Dette, Mali, #Communiqués_de_presse, #Aide_Publique_au_Développement


  • CADTM - Dettes illégitimes en Belgique : la politique fiscale
    http://cadtm.org/Dettes-illegitimes-en-Belgique-la

    En Belgique, on le sait, le capital est beaucoup moins taxé que le travail. Via une succession de contre-réformes néolibérales, celui-ci s’est vu libéré de l’impôt censé jouer un rôle redistributif dans notre société capitaliste. Les grosses entreprises et les ménages très (très) riches ne paient aujourd’hui que peu, voire pas, d’impôts. Cela représente des dizaines de milliards d’euros que l’État se refuse chaque année, et autant qu’il doit emprunter sur les marchés pour combler son déficit. Cette politique fiscale, passée et actuelle, est le fruit d’un rapport de force et participe aujourd’hui des intérêts d’une minorité de la population détentrice de capitaux. Si l’on veut se diriger vers une sortie de crise il est primordial, d’une part de remettre en cause la dette résultant de cette politique fiscale socialement injuste et, d’autre part de changer notre système de répartition des richesses.

    1) Les cadeaux fiscaux que l’État a fait aux plus riches ont été compensés par une augmentation de la dette publique

    Comme un peu partout en Europe, l’impôt sur les sociétés n’a fait que diminuer depuis les années 1980 en Belgique. Il est passé de 48 % avant les contre-réformes néolibérales à 33,99 % aujourd’hui. Pire, le taux que les entreprises paient réellement – après s’être octroyés tous les mécanismes de déductions fiscales disponibles chez nous – est en moyenne de 12,5 % (2010).

    Derrière cette moyenne se cachent de grandes disparités entre les petites et moyennes entreprises (PME) et les (très) grosses entreprises. En 2010 toujours, les 1000 entreprises qui ont déclaré le plus de bénéfices ont payé un taux moyen de 5,75 % |1|... Tous ces impôts non payés par les entreprises constituent une perte annuelle pour l’État de plus ou moins 20 milliards d’euros |2|.

    http://cadtm.org/local/cache-vignettes/L580xH390/salve-1-stickers-audit-1-4-91129.jpg

    Comme un peu partout en Europe de nouveau, l’impôt sur les plus grosses fortunes a également fondu comme neige au soleil sous le poids de gouvernements réformistes. Il est passé de plus de 70 % en 1986 à 50 % aujourd’hui |3|. Il est difficile d’évaluer précisément le manque à gagner que cela a pu représenter pour les finances publiques, mais on sait par exemple qu’un maigre impôt de 1 % à 3 % sur les millionnaires en fonction de leurs revenus rapporterait aujourd’hui près de 8 milliards d’euros...

    À cela peuvent s’ajouter les plus-values sur actions non taxées, la non-globalisation des revenus, les exonérations de cotisations sociales (7 milliards d’euros en 2011), etc. Le SPF Finances estime que, en 2011, l’État a perdu pour 61 milliards d’euros en exonérations et autres réductions fiscales |4|.

    Le SPF Finances estime que, en 2011, l’État a perdu pour 61 milliards d’euros en exonérations et autres réductions fiscales

    Au total, le service d’étude du PTB a calculé que, pour la période 2002-2011, les différents cadeaux fiscaux et parafiscaux faits aux entreprises et revenus du capital s’élèvent à 255 milliards d’euros |5|, soit plus ou moins deux tiers de la dette publique actuelle.

    Enfin, à tous ces montants s’ajoutent ceux, colossaux, de l’évasion fiscale illégale. Celle-ci est évaluée entre 20 et 45 milliards d’euros en Belgique |6| (et à 2.000 milliards en Europe, selon la Commission européenne). Malgré les montants en jeu, notre pays – qui est lui-même un paradis fiscal – est loin de faire de l’excès de zèle en matière de lutte contre la fraude fiscale à grande échelle (à l’inverse de sa politique envers la soi-disant « fraude sociale » |7|). Et notre gouvernement nous le démontre sans cesse : l’État a perdu plus de 100 millions d’euros en deux ans dans des affaires de fraudes fiscales graves prescrites – il ne s’agit que de 10 dossiers et uniquement pour la région bruxelloise ; les moyens alloués aux services de lutte contre la fraude fiscale sont lamentables et le personnel a diminué de plus de 10% (soit plus de 3.000 agents) ces trois dernières années ; les diamantaires anversois continuent leur business as usual et les entreprises belges en général, dont la banque « nationalisée » Belfius, ont toujours massivement recours aux paradis fiscaux (plus de 100 milliards d’euros y ont transité en 2012, selon le fisc) ; le fisc va rembourser 265 millions d’euros à la multinationale GDF-Suez dans une affaire d’évasion fiscale ; la plupart des évadés fiscaux belges peuvent éviter la justice en payant des arrangements ; etc.

    Tout cela représente donc un manque à gagner immense en termes de recettes que l’État a dû, et doit, compenser par un financement sur les marchés. Or, si elles ont aggravé le poids de la dette publique en Belgique, ces mesures n’ont pas du tout profité à la majorité de la population qui en paie chaque jour le prix....

    #Arcelor-Mittal
    #Dettes-illégitimes
    #capital
    #taxes
    #impôts

    <> https://www.youtube.com/watch?v=YMi5gDl34NE

     ;-)


  • #Microcrédit, macro-arnaque
    http://www.lecourrier.ch/119903/microcredit_macro_arnaque

    De fait, ces prêts ont souvent été utilisés comme crédit à la #consommation – pour s’acheter une mobylette, assurer la rentrée scolaire des gosses, payer un frigo... – ou pour pallier des services publics devenus payants et inaccessibles, en ces temps de #néolibéralisme, aux secteurs les plus pauvres de la population  –notamment pour des soins de #santé. De surcroit, de nombreux crédits ont été contractés pour payer les précédents.

    Or, même si l’argent prêté provient de dons, de subventions ou de prêts à taux réduits, les taux d’intérêts que doivent payer les « bénéficiaires » de ces prêts sont exorbitants. Officiellement entre 14 et 18% – soi-disant pour financer des frais de gestion lourds en raison des petites sommes prêtées –, mais dans la pratique, les femmes de Ouarzazate citent des taux pouvant aller jusqu’à 40%.

    En outre, il n’y a pas de rééchelonnement des #dettes. Aucun des événements pouvant survenir dans la vie des personnes endettées n’est pris en compte et tout retard est sanctionné par une amende. Pire encore, un système de prêts solidaires a été mis en place, un groupe de femmes servant de caution pour chacune d’entre elles et les recouvrements peuvent être violents : pressions, chantages, agressions sont monnaie courante.

    Derrière le discours caritatif larmoyant de lutte contre la #pauvreté et la #précarité des #femmes, se cache donc une extrême #violence vis-à-vis des #pauvres. On profite de leur #analphabétisme pour leur faire signer des contrats qu’ils ne peuvent pas lire et ensuite, pas de pitié.


  • On avance. Lentement mais on avance

    L’idée d’une mutualisation des dettes publiques avance | EurActiv.fr
    http://www.euractiv.fr/sections/euro-finances/lidee-dune-mutualisation-des-dettes-publiques-avance-301297

    L’allègement du fardeau de la dette des pays européens permettrait de relancer la croissance, de l’avis général. Mais la création d’un fonds de rédemption et d’eurobligations, sur lequel planchent des experts, bute sur la notion de solidarité.

    Belle idée sur le papier, la mutualisation de la dette des pays européens alimente un vif débat. Faut-il tenter d’aller plus loin dans l’intégration économique en créant des obligations européennes et un fond pour abriter les dettes à risque ? Ou au contraire laisser les outils déjà en place être peu à peu mis en œuvre, comme le 2 pack, le 6 pack, qui permettent de surveiller les finances des États membres ?

    #UE #Dette #crise


  • Les restructurations de dettes en Question

    La France soutient l’Argentine contre les fonds «  vautours  », Actualités
    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0203402389806-la-france-soutient-l-argentine-contre-les-fonds-vautours-6602

    Paris persiste et signe. En dépit des critiques parues dans les médias français , la France a décidé de renouveler son soutien à l’Argentine dans la bataille qui l’oppose aux fonds «  vautours  », ces fonds spéculatifs qui ont acheté la dette du pays à prix cassé après la faillite de 2001 et qui réclament d’être remboursés pleinement.

    2 Interprétations clause pari passu
    http://convention-s.fr/decryptages/la-dette-argentine-la-clause-pari-passu-et-la-gestion-des-défauts-souve

    Stratégie soutien France
    http://www.lepoint.fr/monde/france-argentine-complaisance-ou-strategie-13-03-2014-1800390_24.php

    #argentine #dette


  • #ÉTATS-UNIS
    Mes très chères #études
    http://www.courrierinternational.com/article/2014/03/21/mes-tres-cheres-etudes

    1 000 milliards de dollars : c’est le montant que doivent rembourser les jeunes Américains pour payer leurs études, selon des données publiées fin février par la Federal Reserve Bank de New York.

    En dix ans, les dettes des étudiants et des diplômés ont augmenté de 300 % (de 253 milliards fin 2003 à 1 000 milliards fin 2013), s’étonne Time Magazine. Une hausse colossale qui s’explique par plusieurs facteurs : l’augmentation des coûts de la scolarité, celle du nombre d’étudiants et les intérêts de la dette.

    “Ces emprunts qui ruinent la vie de nos étudiants sont en passe de ruiner notre économie”, s’inquiète le journal, qui cite l’économiste de la banque fédérale : “Les étudiants fortement endettés dépenseront moins pour d’autres biens et services. Or la consommation est le moteur de l’#économie américaine.”

    #dettes


  • La #dette, ou comment hypothéquer l’avenir pour « l’ici et maintenant » | La Chronique Agora
    http://la-chronique-agora.com/dette-hypothequer-avenir

    Vous avez entendu dire, bien entendu, que le niveau de #chômage est en baisse — à 6,7% dans le cas des Etats-Unis. Une bonne partie de cette chute est attribuée au fait qu’un grand nombre de seniors ont simplement pris leur retraite. Ce n’est pas vrai. Au lieu de prendre leur retraite, les seniors se sont accrochés à leur #emploi comme des naufragés à leur bouée. Les chiffres en disent long. La tranche démographique qui a le plus contribué à la chute du taux de participation, ce sont les 25-54 ans. En revanche, les travailleurs âgés de plus de 55 ans, ont en fait augmenté leur participation dans le bassin d’emploi. Ils ont augmenté la main-d’oeuvre de 3%, tandis que le groupe plus jeune la réduisait de 4,7%.

    • @monolecte parallèlement la pauvreté à augmenté aux USA..., quid ?

      Les données brutes de la pauvreté aux USA montrent que la pauvreté n’a fait qu’augmenter depuis le début de la crise : de 39,8 Mn en 2006, le nombre des pauvres a atteint les 46,4 Md d’Américains fin 2012.

      Chaque année, les USA ont compté en moyenne 1,3 million de pauvres supplémentaire . Dans les faits , l’explosion de la pauvreté se limite aux années 2007-2008, le nombre de pauvres est stabilisé aux alentours de 46,3 Mn dès 2009.

      Il semble que la stabilité du nombre de pauvres après 2009 soit un phénomène durable tranchant avec les évolutions de la pauvreté consécutive aux récessions antérieures.

      > http://www.les-crises.fr/pauvrete-aux-usa


  • #Portugal : une #dette sur la sellette
    http://fr.myeurop.info/2014/03/12/manifeste-portugal-une-dette-sur-la-sellette-13371

    Marie-Line Darcy

    Au #Portugal, 70 influentes personnalités de droite comme de gauche demandent une #restructuration de la dette publique. Le premier ministre, néolibéral convaincu, en est tombé de sa chaise : ces « irréalistes » vont saboter ses efforts pour rétablir la confiance dans l’avenir du pays.

    Ils ont pris tout le monde de court au Portugal. lire la suite

    #Économie #manifeste_des_70 #Pedro_Passos_Coelho #plan_de_sauvetage


  • L’encours de dette mondiale franchit le cap des 100.000 milliards de dollars | Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie
    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/03/10/lencours-de-dette-mondiale-franchit-le-cap-des-100-00

    00.000 milliards de dollars : le montant astronomique de la dette dépasse largement le niveau du PIB mondial, estimé autour de 75.000 milliards. Cette dette inclut les obligations des Etats et les dettes cotées des entreprises et des sociétés financières, mais pas celle des ménages. Une dette mondiale qui s’est envolée ces dernières années. Mi- 2007, avant la crise, elle était de 70.000 milliards de dollars. Elle n’était que de 40.000 milliards en 2000, selon les chiffres dévoilés ce matin par la Banque des règlements internationaux (BRI).

    ————————————–

    La zone euro fait caler les prêts entre banques

    ————————————-

    L’explication  ? «   C’est une conséquence d u ralentissement économique et de la façon dont il a été compensé, explique l’économiste Jean-Paul Betbèze. Il y a d’abord eu les aides à la finance aux Etats-Unis pour éviter l’effondrement du système après la crise des “subprimes”. Ensuite, c’est lié à la montée de la dette publique. Il y a eu moins de croissance, moins de rentrées fiscales et, à l’inverse, beaucoup plus de mesures d’aide et de soutien à l’économie et plus de déficit. La montée de la dette mondiale, c’est le prix de la crise.  » Ce que confirme le rapport de la BRI. L’encours des titres de dette souveraine a bondi de 80 % en six ans, à 43.000 milliards de dollars en juin 2013. Autrement dit, la dette publique de chaque humain se monte à 6.142 dollars. Un exemple parmi d’autres, l’endettement public espagnol est passé de 36 % du PIB à 84,1 % entre 2006 et 2012....

    #encours
    #dette mondiale franchit le cap des 100.000 milliards de dollars


  • CADTM - Systèmes de pensions et dettes publiques en Europe
    http://cadtm.org/Systemes-de-pensions-et-dettes
    http://cadtm.org/local/cache-vignettes/L580xH263/adad-876d9.png

    Les systèmes de pensions actuels en Europe émanent de diverses traditions et se différencient énormément quant à leurs régimes de financement, de prestations, de conditions d’accès et de modes de gestion. Cependant, nous pouvons voir que depuis les années 1990 et le début d’une longue série de contre-réformes libérales, ces régimes vont suivre une trajectoire toujours plus semblable et soutenue par la politique communautaire de l’Union Européenne : recul de l’âge légal de départ à la retraite et développement des deuxième et troisième piliers, avec la Suède comme exemple de success story à suivre. La crise et le creusement des déficits publics ont servi d’opportunité pour accélérer ces contre-réformes. Les liens avec la dette publique sont nombreux et il est nécessaire de s’arrêter sur cette thématique pour retourner le discours dominant et poser la question qui dérange : celle de la répartition des richesses dans une société qui n’en a jamais produites autant.....

    #économie
    #Europe
    #pensions
    #dette-publique


  • 2014 : Mon épargne en danger ! (Delamarche-Berruyer-Herlin-Lecoq Vallon-Ferron Poloni ) | Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie
    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/02/12/2014-mon-epargne-en-danger-delamarche-berruyer-herlin
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=dXruQqAOgWA

    Débat intéressant, qui fait suite à celui-ci, avec Olivier Berruyer en invité supplémentaire. Sur la question de savoir si l’on peut parler ou non de spoliation des épargnants, en ce qui me concerne je réponds oui, naturellement. Les peuples ont été trahis par leurs dirigeants, qui non seulement sont à l’origine des dérives criminelles du secteur bancaire et financier, mais n’ont cessé de mentir ensuite pour dissimuler la profondeur de la « crise », à laquelle ils n’ont apporté aucun remède et qui par conséquent n’a fait que s’aggraver depuis 2008. Le pire est à venir !

    #assurance-vie
    #épargnants
    #épargne
    #banques
    #crise-monétaire
    #défaut-de-paiement
    #déficits
    #dépôts
    #dette
    #spoliation


  • La #dette est-elle une institution dangereuse ? - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/La-dette-est-elle-une-institution.html

    Dans son dernier livre, désormais bestseller international, l’anthropologue #David-Graeber analyse le rôle de la dette dans l’évolution de l’histoire humaine. Il s’intéresse tout particulièrement aux aspects moraux de la dette, et signale un retour des positions anarchistes, qui reflète une frustration grandissante par rapport à l’État et au marché.


  • La #dette est-elle une institution dangereuse ?
    http://www.laviedesidees.fr/La-dette-est-elle-une-institution.html

    Dans son dernier livre, désormais bestseller international, l’anthropologiste David Graeber analyse le rôle de la dette dans l’évolution de l’histoire humaine. Il s’intéresse tout particulièrement aux aspects moraux de la dette, et signale un retour des positions anarchistes, qui reflète une frustration grandissante par rapport à l’État et au marché.

    Livres & études

    / dette, #crise, #histoire

    #Livres_&_études

    • (…)
      Dans le capitalisme moderne, l’inégalité formelle la plus pertinente est celle qui existe entre personnes physiques et personnes légales, c’est-à-dire entre individus et sociétés ; ces dernières bénéficient généralement de nombreux privilèges, notamment en termes de responsabilité limitée, de dispositions prises en cas de faillite, de taux d’imposition et d’accès aux législateurs et au système judiciaire [15]. Les récentes crises des subprimes aux États-Unis, en Irlande ou en Espagne peuvent servir d’exemples contemporains, puisque les propriétaires immobiliers lourdement endettés furent soumis à une saisie forcée de leur bien alors que les entreprises financières qui s’étaient servies des hypothèques pour spéculer furent sauvées par l’État. L’argument officiel selon lequel certaines entreprises sont essentielles à la survie du système économique, qui implique de manière plus officieuse que le peuple, lui, ne l’est pas, montre bien qu’il ne s’agit pas là d’échanges entre égaux basés sur un principe de réciprocité.

      Graeber semble en avoir conscience lorsqu’il écrit à la dernière page de Debt : « Il semble donc que nous n’ayons pas tous besoin de payer nos dettes. Ce n’est obligatoire que pour certains d’entre nous » (p. 391). Tout au début de son ouvrage, il raconte également comment dans les années 1720 en Grande Bretagne, les prisons des personnes endettées « comportaient en général deux sections » (p. 7), l’une « tout confort » pour les aristocrates, et l’autre, invivable, pour le bas peuple. Mais au lieu de pousser plus loin son analyse de l’institutionnalisation de l’inégalité entre acteurs économiques, l’auteur en reste à sa conviction que c’est la quantification des obligations et la froide logique des échanges entre égaux qui rend la dette néfaste. On dirait presque que Graeber prend les revendications fondamentales du libéralisme au pied de la lettre, alors que dans le monde réel, elles se voient perverties depuis leur début : rappelons que John Locke lui-même eut aussi sa part dans le système de enclosure en Angleterre, de l’esclavage aux États-Unis et du colonialisme. [16]


  • Le Grec Alexis Tsipras, candidat à la présidence de la Commission européenne au nom de la gauche européenne, a proposé vendredi à Rome la tenue d’une « grande conférence destinée à annuler une grande partie de la dette, notamment dans les pays du Sud ».
    « Ce n’est pas une proposition révolutionnaire, c’est l’unique solution réaliste à laquelle nous sommes parvenus », a expliqué le chef du principal parti grec d’opposition Syriza (gauche radicale), lors d’une conférence de presse, avançant le chiffre de « 60% » pour la réduction souhaitée de la dette.
    « Nous ne souhaitons pas que la crise humaine que subit la Grèce depuis trois ans - pauvreté, chômage, insécurité - soit vécue par d’autres pays en Europe », a-t-il ajouté.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp-00582360-le-chef-de-la-gauche-radicale-grecque-propose-une-conference-e

    #ue #dette


  • Tout est politique - Le blog de Seb Musset : Sociétal-libéral, tu perds ton sang-froid
    http://sebmusset.blogspot.fr/2014/02/social-liberal-societal.html
    http://1.bp.blogspot.com/-peCT63VNt1I/UvD9G4HAqKI/AAAAAAAAIOU/KornhXA51b0/s1600/ban_prot.jpg

    Le social-démocrate est un gars sympa, un peu austère, un peu rigoureux, mais pas complètement foutu. On peut encore discuter. Il est juste obsédé par des impossibilités : le remboursement de la dette et la croissance. Un jour, peut-être, il comprendra (il lui faudra le temps) qu’on ne remboursera jamais la dette et que du boulot, il y en aura de moins en moins (et que ce n’est pas une mauvaise nouvelle à moins de repenser la société de fond en comble). D’ici là, tant qu’il peut faire carrière, il appliquera encore et toujours, les recettes d’hier à la situation d’aujourd’hui avec le même échec pour demain.

    Quid du « social-libéral » ?

    Bon là c’est plus grave. On est dans l’imposture intellectuelle à fort potentiel marketing. Rapport qu’il y a un mot de trop à la base, social (protéger le plus faible) étant l’oxymore économique du libéralisme (que le plus fort gagne).

    En fait, le vrai terme pour qualifier le gouvernement en place serait plutôt « sociétal-libéral ». Là c’est plus cohérent : une politique économique orientée à droite enrobée de réformes sociétales fortement marquées à gauche (mais compatibles avec le libéralisme, chacune créant potentiellement de nouveaux marchés). Le mariage pour tous, le droit à l’euthanasie, l’égalité homme-femme, la dépénalisation du cannabis (si si vous verrez)… Autant de combats nobles, que je partage, parfois urgents, mais qui ne sont pas considérés comme prioritaires pour les Français et ne répondant pas à la mesure du pessimisme et de la détresse sociale rongeant ce pays : chômage, précarisation du salariat (en fait, ce libéralisme mal assumé accélérera ce mouvement au nom du principe de « compétitivité ») et mal-logement (la fondation Abbé Pierre publie son rapport annuel, une fois de plus accablant)...

    #sociétal-libéral
    #dette
    #croissance
    #finance
    #économie


  • « Comment je #contrôle que les #chômeurs cherchent bien du travail » | En quête d’#emploi
    http://emploi.blog.lemonde.fr/2014/01/27/comment-je-controle-que-les-chomeurs-cherchent-bien-du-travail

    Allant voir cet article publié en pleine "négociations" Unedic histoire de dire que l’argent va ic aussi être bien géré, vous serez éventuellement en mesure de dire par des post sur le site du journal ce que vous pensez de quelques saloperies ("Ce matin, j’ai radié une personne qui était à deux ans de la retraite... ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de travail qu’il ne faut pas chercher"), ce que vous savez, ce que la presse ne dira pas…

    En supplément, un #papier_piqué :

    Pôle emploi renforce le contrôle des chômeurs

    L’organisme multiplie, en toute discrétion, les dispositifs pour lutter contre la #fraude

    Comme souvent à #Pôle_emploi, l’organisme a choisi de ne pas communiquer sur le sujet. Mais depuis plusieurs mois, la direction renforce, en toute discrétion, le contrôle des chômeurs. Depuis le 20 janvier, tous les conseillers Pôle emploi peuvent par exemple savoir automatiquement et de façon quasi immédiate si les chômeurs de leur « portefeuille » ont retrouvé un emploi. Jusqu’ici, ils devaient se contenter des déclarations spontanées des chômeurs, forcément imprécises. Désormais, les Urssaf envoient chaque jour à Pôle emploi les déclarations préalables à l’embauche (DPAE) qui sont remplies obligatoirement par tout employeur.

    Pôle emploi affirme sur son site que cette transmission permet « de mesurer l’impact de son offre de service sur le chômage et l’emploi ». Mais plusieurs documents internes, consultés par Le Monde, indiquent que les DPAE permettront également « d’identifier des fraudes ou des #indus potentiels ». Les « indus » désignent les trop-perçus qui découlent généralement d’oubli ou de décalage de déclaration des chômeurs qui reprennent un emploi. Chaque année, 800 millions d’euros versés par erreur doivent être récupérés par l’organisme. Avec la déclaration #automatique, Pôle emploi espère éviter de verser a priori ces sommes.

    Si les documents internes précisent bien que la DPAE « ne permet pas de suspendre l’indemnisation des demandeurs d’emploi », un chômeur pourra être sanctionné s’il s’avère qu’il n’a délibérément pas déclaré qu’il reprenait un emploi. Comme les DPAE ne sont pas totalement fiables – seules 90 % d’entre elles débouchent sur une embauche effective –, la CNIL a imposé à Pôle emploi qu’un conseiller intervienne avant toute demande de remboursement ou sanction. « Les DPAE serviront à instruire des procédures pour soupçon de fraude, mais en aucun cas ne pourront servir à suspendre les allocs sur cette simple information. Pôle emploi marche sur des œufs », explique un conseiller.

    Un autre projet, mené dans le plus grand secret, est encore plus sensible. Depuis mars 2012, dans douze agences un peu partout en France (Fécamp, Besançon, Evreux, Toulon...), des conseillers consacrent la totalité de leur temps à contrôler que les chô- meurs cherchent bien du travail. Si la direction juge cette #expérimentation concluante, elle pourrait être étendue à l’ensemble du territoire à partir de juin. Cette mission de contrôle était exercée par l’inspection du travail et les Assedic, mais elle avait été abandonnée avec la fusion de ces dernières avec les ANPE et la création de Pôle emploi.

    Si le code du travail impose aux chômeurs « d’accomplir des actes positifs et répétés de recherche d’emploi », la plupart des conseillers ont du mal à sanctionner ceux qu’ils suivent régulièrement pour ce motif. La direction de Pôle emploi refuse d’ouvrir à la presse les portes de ces cellules de contrôle, mais une conseillère a accepté de témoigner sous le couvert de l’anonymat. « Nous recevons tous les jours des listes de chômeurs à contrôler, sélectionnés de manière #aléatoire, explique-t-elle. Nous examinons d’abord si le chômeur a suivi tous les projets d’accompagnement, s’il a créé un espace personnel en ligne, s’est abonné aux offres. Il y a ensuite un entre- tien téléphonique . Si les éléments ne sont pas satisfaisants, nous lui envoyons un questionnaire en lui demandant des pièces justificatives, comme des mails de candidature ou une copie de son journal de bord de recherche d’emploi. En cas de non-réponse, ou pour ceux qui ne font aucune démarche ou qui nous mènent en bateau, nous pro- nonçons une #sanction de 15 jours de #radiation. »

    Les contrôleurs de Pôle emploi n’ont, pour l’instant, pas le droit de se rendre au domicile des chômeurs , ils ne peuvent que les convoquer ou les appeler aux horaires de bureau. Et cette conseillère assure agir avec bienveillance. « On tombe parfois sur des gens qui nous disent qu’ils sont au fond du trou et qui ont complètement baissé les bras. Je ne suis pas là pour les sanctionner et le fait de les contrôler va souvent les faire redémarrer. On leur laisse alors le temps de se relancer dans leur recherche en venant par exemple à un entretien avant de décider de sanctionner », assure-t-elle.

    A la direction générale, on refuse d’avancer un bilan. « Il sera fait en juin, nous regarderons à ce moment-là », se défend un dirigeant. Selon la conseillère, environ 10 % des chômeurs contrôlés dans son agence sont radiés pour deux semaines. Le directeur d’une autre agence assure radier environ 12 chômeurs par mois sur la base de ces contrôles.

    « Dans un Etat de droit, on doit appliquer le code du travail, et cela me semble plus intelligent de radier pour manque de recherche d’emploi que pour absence à un rendez-vous », assure ce cadre. Mais cette expérimentation suscite quelques remous syndicaux. « Si on était en plein-emploi, la question du contrôle se poserait peut- être, mais aujourd’hui on n’a pas d’offres d’emploi. On va encore appuyer sur la tête des chômeurs », s’inquiète Véronique Riesco, au nom de la CGT Pôle emploi Haute- Normandie, une des régions « tests ».

    Dernier élément dans la lutte tous azimuts contre la fraude, Pôle emploi va mettre en place d’ici au printemps des processus de détec- tion automatique des profils de chômeurs les plus susceptibles de frauder. Via des processus de « #data_mining » (exploration de données), déjà appliqués dans les #CAF, l’organisme va identifier les caractéristiques les plus fréquentes des fraudeurs et contrôler les chômeurs qui en sont les plus proches.

    Depuis cet automne, l’organisme dispose également de cartes montrant les types de fraudes les plus fréquentes selon les régions. Enfin, des réflexions ont actuellement lieu à la direction de la lutte contre la fraude autour du pistage des internautes via leur adresse IP . L’organisme pourrait ainsi repérer les chômeurs qui s’actualisent régulièrement depuis l’étranger. « Il n’y a aucun projet d’utilisation des adresses IP à des fins de contrôle », promet toutefois Thomas Cazenave, le numéro 2 de Pôle emploi.

    Jean-Baptiste Chastand

    http://www.cip-idf.org/IMG/mp3/02_Clefs_De_La_Prison.mp3

    #précarité #opacité #dette

    http://www.recours-radiation.fr


  • Les banques européennes et le jackpot des garanties d’Etat
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/27/les-banques-europeennes-et-le-jackpot-des-garanties-d-etat_4354966_3234.html
    http://s1.lemde.fr/image/2014/01/27/534x0/4354978_5_c43a_ill-4354978-5aa9-dessin-bmp_9109e1bd694aa271762ccd0749e9a86a.jpg

    Entre 200 et 300 milliards d’euros par an : c’est l’avantage financier que les banques européennes ont tiré des garanties implicites que leur ont fournies les Etats pendant la crise, selon une étude réalisée par l’expert financier indépendant Alexander Kloeck à la demande des eurodéputés du groupe écologiste. « C’est l’un des graves dysfonctionnements révélés par la crise et il n’a pas encore été traité », s’alarme le député européen belge (Groupe les Verts-Alliance libre européenne), Philippe Lamberts.

    Publiée lundi 27 janvier, cette étude pourrait relancer les débats sur le sujet, alors que Michel Barnier, le commissaire européen au marché intérieur, s’apprête à présenter, mercredi 29 janvier, son projet de séparation des activités bancaires, visant à mieux réguler le secteur.

    « TOO BIG TO FAIL »

    En 2010 et 2011, la question de ces garanties implicites agitait la classe politique européenne. Quand la banque Lehman Brothers a fait faillite, en 2008, les autorités ont réalisé que certains établissements étaient systémiques, ou « too big to fail » : « trop gros pour qu’on puisse les laisser faire faillite » sans provoquer des dégâts sur l’économie réelle. C’est le cas des grandes banques européennes universelles, mêlant récolte des dépôts des épargnants et activités sur les marchés : BNP Paribas, Deutsche Bank, UBS…

    « Les investisseurs sont persuadés qu’en cas de crise grave, les gouvernements agiront pour les empêcher de faire défaut », commente Laurence Scialom, spécialiste du sujet à l’université Paris-X - Nanterre. C’est ce que les économistes appellent la garantie ou subvention implicite des Etats.

    A priori, on pourrait juger que c’est une bonne chose, puisque cette garantie n’est quasiment jamais utilisée. L’ennui, c’est qu’elle a de nombreux effets pervers. D’abord, elle incite les banques à prendre plus de risques sur les marchés financiers. « C’est l’aléa moral : la certitude d’être aidé par l’Etat pousse à adopter des comportements moins prudents », explique Bruno Colmant, économiste à l’Université catholique de Louvain.

    Ensuite, la garantie implicite crée des distorsions de concurrence. Les banques qui en bénéficient profitent de conditions de financement plus favorables que les autres établissements sur les marchés, puisqu’elles sont jugées plus sûres...

    #économie
    #finance
    #dette
    #crise
    #états
    #banques
    #banksters
    #too-big-to-fail



  • Prise de dette sur la sortie de l’euro - Libération
    http://www.liberation.fr/politiques/2014/01/16/prise-de-dette-sur-la-sortie-de-l-euro_973376
    http://md1.libe.com/photo/612032-philippot-apparu-web.png

    « Demain matin nous sortons de l’euro. [...] Ça fait du jour au lendemain 400 milliards d’euros de dette ! »

    Benoist Apparu, député UMP, le 9 décembre sur France 2
    « Vous ne connaissez pas votre droit international. Il y a une lex monetae, une loi de la monnaie. Aujourd’hui, 85% de la dette publique est libellée en contrats de droit français. [...] L’augmentation de la dette sera minime, de l’ordre de trois points de PIB. »

    Florian Philippot, vice-président du Front national, répondant à Apparu dans la même émission

    INTOX. La sortie de l’euro (ainsi que son coût éventuel et ses conséquences) sera un des débats qui nourrira la campagne des élections européennes de mai. En décembre, sur France 2, les différents acteurs politiques ont commencé à roder les argumentaires. C’est Benoist Apparu (UMP) qui a ouvert les hostilités, face à Florian Philippot (FN) : « Faisons un petit calcul très simple. Demain matin, nous sortons de l’euro. Si je regarde le programme du Front national, on dévalue immédiatement de 20 à 25%. Quelle est la dette française aujourd’hui ? Deux mille milliards d’euros, dont je rappelle que les deux tiers sont détenus par des étrangers, soit 1 300 milliards. On les remboursera obligatoirement en euro. Or 25% de 1 300 milliards, ça fait du jour au lendemain 400 milliards d’euros de dette ! » A quoi Philippot répond : « Vous ne connaissez pas votre droit international. Il y a une lex monetae, une loi de la monnaie. Aujourd’hui, 85% de la dette publique est libellée en contrats de droit français. Et donc si on change de monnaie, on remboursera en monnaie française, monsieur Sapir l’explique très bien. Et donc l’augmentation de la dette sera minime, de l’ordre de trois points de PIB. »

    DESINTOX. Que deviendrait la dette publique française en cas de sortie de l’euro ? Devrait-elle être majoritairement remboursée en euros, comme le dit Benoist Apparu ? La France pourrait-elle, comme l’affirme Florian Philippot, s’appuyer sur la « loi monétaire » pour la rembourser en francs dévalués ? Le FN, après avoir longtemps partagé l’argument de ses adversaires (lire ci-contre), s’appuie désormais sur l’analyse de l’économiste Jacques Sapir, qui reprend lui-même l’étude d’une banque japonaise, Nomura, parue en janvier 2012. Celle-ci se proposait de mesurer les risques encourus par les investisseurs dans l’hypothèse d’une sortie de la zone euro de plusieurs pays. Elle pose le postulat juridique qu’un pays, selon la loi monétaire, pourrait rembourser sa dette publique dans une nouvelle monnaie, si les obligations ont été émises sous un contrat de droit local. L’étude estime que tel est le cas pour 85% de la dette publique française. D’où ce nouveau calcul, effectué d’abord par Jacques Sapir, puis repris par le FN : la France ne devrait donc plus rembourser en euros que 15% de sa dette. Soit, dans l’hypothèse d’un « nouveau franc » dévalué de 20%, un accroissement de la dette publique d’environ 60 milliards d’euros, c’est à dire 3% du PIB.

    Depuis, l’un des auteurs de l’étude de Nomura, l’économiste danois Jens Nordvig, a même poussé l’argument plus loin : joint par Libération, il explique que, selon ses dernières informations, la dette publique française est même désormais émise à 97% sous contrat français. Interrogée par Libération, une source du Trésor juge ce chiffre « plausible ». Mais cela permet-il d’affirmer que cette part ultramajoritaire de la dette pourrait être remboursée en francs ? Plusieurs experts interrogés estiment correcte « en théorie » l’analyse juridique de Nomura reprise par Philippot. A Bercy, une source estime ainsi « douteux » l’argument d’Apparu : « Au plan du droit, que le détenteur de la dette soit résident ou pas ne change rien. Si la dette devait être remboursée dans une autre monnaie que celle dans laquelle elle a été émise, tous les créanciers seraient fondés au nom de la rupture du contrat à attaquer en justice. »

    L’idée selon laquelle la part de la dette détenue à l’étranger serait automatiquement remboursée en euros et celle détenue en France remboursée en « nouveaux francs » paraît donc « peu fondée ». Rejoignant l’analyse de Nomura, un économiste d’une grande banque internationale créancière reconnaît que la juridiction du contrat serait un critère en cas de contentieux : « La dette émise en droit français serait attaquable dans la mesure où la dette n’est pas remboursée dans la devise d’émission. Mais devant des tribunaux français, je pense effectivement, si les clauses sont bien écrites, que les plaignants auraient peu de chances d’être entendus. »

    Mais le même insiste sur l’aspect « très virtuel » du débat. Ne serait-ce que parce qu’une sortie de la France de l’euro... impliquerait probablement la disparition de l’euro, et que les problèmes se poseraient alors dans d’autres termes. « C’est une approche théorique et de peu d’importance au regard des bouleversements qui interviendraient dans un pareil scénario », ajoute-on au Trésor. Une conversion forcée de la dette publique en nouveaux francs, possible juridiquement, ne peut être isolée de ses conséquences : défiance des investisseurs, explosion des taux d’intérêt (et donc potentiellement de la dette à venir). Jacques Sapir en convient. Ouvrant un autre débat, il estime que la France devrait alors trouver un moyen de ne plus faire appel aux marchés internationaux. Et tous de s’accorder que ce débat juridique, posé par Apparu et Philippot, n’éclaire que très partiellement les enjeux d’une sortie de l’euro.

    Une conversion récente

    En juin, sur son blog, l’économiste Jacques Sapir n’y allait pas de main morte : « manipulation », « mauvaise foi ». L’objet de son courroux ? L’affirmation par la revue économique du PCF qu’en cas d’abandon par la France de la monnaie unique européenne, la part extérieure de la dette (65 %) devrait être honorée en euros. La critique paraît véhémente sur un sujet où il y a encore un an, tout le monde disait la même chose. Lui compris. « Si on est dans le scénario d’une sortie isolée, alors la part de la dette détenue par les non-résidents augmentera, écrivait Jacques Sapir à l’époque. Comme on a 66 % de la dette détenue par des non-résidents, si le franc dévalue de 20 %, cela signifie un accroissement de 13,2 % de la dette publique. » Le Front national en convenait mot pour mot dans son programme de 2012. Ce n’est que récemment que Jacques Sapir (et le FN à sa suite) a viré de bord. L’explication étant la publication début 2012 - puis la lente diffusion - d’une étude de la banque japonaise Nomura, donnant une nouvelle approche juridique. Et un nouvel argument aux détracteurs de l’euro.

    #économie
    #dette
    #euro
    #sortie-de-l’euro


  • Ubu président et la dette - des pas perdus
    http://www.despasperdus.com/index.php?post%2F2014%2F01%2F23%2FUbu-dette

    Ubu président et la dette

    Le conseil supérieur de l’internet civilisé créé par Sarkozy et amélioré par Hollande ordonne au webmaster de publier cette interview en avant-première, conformément aux dispositions du décret relatif à la liberté d’expression et d’information dans l’internet civilisé :

    http://www.despasperdus.com/public/blog2014/hollande_ubu.jpg

    Président Ubu :

    « Ventrebleu, de par ma chandelle verte, les caisses de l’Etat sont vides ! »

    Le ministre des phynances

    « Bougre de con, la pompe à phynances est à sec ! »

    Les éditocrates :

    « Sapristi, mais que comptez-vous faire ? »

    Président Ubu :

    « De par ma chandelle verte, nous allons poursuivre la même politique ! »

    Le ministre des phynances

    « Cornegidouille, c’est la seule politique possible d’après le FMI, la Banque mondiale, l’OCDE, les médias dominants, le forum de Davos, la BCE, le G20, le MEDEF, l’UMP, le MoDem, le FN et le PS ! »

    Président Ubu :

    « De par ma chandelle verte, nous maintenons le cap tracé depuis 1983 par Jacques Delors ! »

    Les éditocrates :

    « Sapristi, ne pourriez-vous pas innover en imposant à la banque centrale de prêter directement à l’État plutôt qu’aux banques privées ? »

    Le ministre des phynances :

    « Cornegidouille, nous n’allons pas rompre avec la logique de 1973 et la loi Pompidou dite loi VGE dite loi Rothschild, l’aïeul du propriétaire du journal Libération, indépendant, objectif et à gauche ! »

    Président Ubu :

    « De par ma chandelle verte, les banquiers ne pourraient plus prêter à l’État ni spéculer sur la dette publique ! »

    Le ministre des phynances :

    « Vrout merdre, c’est l’évidence, nos amis de la finance ne pourraient plus réaliser de coquets profits ! Que deviendrait le capitalisme ? »

    Président Ubu :

    « De par ma chandelle verte, quand la finance va tout va ! »

    Les éditocrates :

    « Merdre, vous dites vrai, sans la finance nos médias objectifs et indépendants, pluralistes et neutres auraient mis la clé sous la porte malgré vos généreux subsides publics... »

    Le ministre des phynances :

    « Cornegidouille, comme dit président Ubu, la finance n’a pas de nom ! »

    Président Ubu :

    « De par ma chandelle verte, Moi candidat, j’ai enfumé les électeurs avec cette formule géniale ! »

    Le ministre des phynances :

    « Merdre, la politique de l’offre devrait essorer peuple et gaver la finance, comme convenu !’ ».......

    #Ubu #président et la #dette


  • RAGEMAG | Guillaume Duval : « L’Allemagne est une poule qui aurait trouvé un couteau »
    http://ragemag.fr/guillaume-duval-lallemagne-est-une-poule-qui-aurait-trouve-un-couteau-31276
    http://www.dailymotion.com/video/xzjkrq_guillaume-duval-angela-merkel-mene-une-politique-qui-est-contrai

    Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Économiques, dans son dernier livre, Made in Germany, démystifie scrupuleusement le modèle allemand tant vanté de ce côté-ci du Rhin. Non, la compétitivité de l’Allemagne n’est pas due aux réformes de l’ère Schröder, mais bien plutôt à sa démographie vieillissante et à son industrie idéalement positionnée sur l’échiquier de la mondialisation. Industrie qui profite de la main-d’œuvre bon marché que lui a fourni l’élargissement à l’Est de l’Union européenne dans les années 2000, et surtout du boom des pays émergents qui sont justement gourmands de ses machines-outils et de ses grosses berlines. Ce qui finalement semble le plus alarmant, c’est que, profitant d’une situation qui lui est très favorable, l’Allemagne n’assume pas son rôle de leader et mène toute l’Europe, elle y compris, droit dans le mur. Retour avec l’auteur sur les principaux points de ce réquisitoire mérité.

    http://ragemag.fr/wp-content/uploads/2013/06/duval-1-ragemag-1024x680.jpg

    Dans votre livre Made in Germany, consacré au modèle allemand, vous vous montrez très critique vis-à-vis des réformes du marché du travail réalisées par le prédécesseur d’Angela Merkel, le chancelier social-démocrate Schröder. Pourquoi ?

    C’est plutôt malgré Schröder que grâce à Schröder que l’Allemagne s’en sort plutôt bien aujourd’hui. Il faut bien comprendre qui fut Schröder. Nous, Français, avons tendance à considérer l’Allemagne comme un grand pays social-démocrate, sur le modèle scandinave. Cette vision est totalement fausse. L’Allemagne est un pays très conservateur, qui a été gouverné presque sans discontinuer par la droite. Le SPD est un parti puissant, mais qui a très peu exercé le pouvoir. Il l’a exercé, par exemple, avec Helmut Schmidt et Willy Brandt après la Seconde Guerre mondiale, mais toujours en association avec des partis de droite, CDU et FDP.

    « C’est plutôt malgré Schröder que grâce à Schröder que l’Allemagne s’en sort plutôt bien aujourd’hui. »

    Lorsque Schröder arrive au pouvoir, c’est donc la toute première fois que la gauche – SPD et Verts – est vraiment majoritaire. Mais paradoxalement, cette situation a surtout été l’occasion d’une politique très antisociale, comme n’en avait jamais connue l’Allemagne. Schröder a donc réussi une performance, en sept années d’exercice du pouvoir : il a fait de l’Allemagne un pays plus inégalitaire que la France, alors qu’elle l’était initialement moins.......

    #économie
    #Allemagne
    #Angela-Merkel
    #Balance-commerciale
    #cdu
    #déficit
    #dette
    #euro
    #Europe
    #Gerhard-Schröder
    #industrie
    #Made-in-Germany
    #ocde
    #Pays-de-l'Est
    #Union-Européenne


  • Le FN en ses mairies : endettement et préférence nationale | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/journal/france/120912/le-fn-en-ses-mairies-endettement-et-preference-nationale

    Alors que le Front national a fait son retour au Parlement et vise des mairies en 2014, Mediapart dresse le bilan de ses expériences municipales à Toulon, Orange, Marignane et Vitrolles à la fin des années 1990. Quatre gestions, quatre échecs. Troisième de notre série.

    #dette #économie #front_national #politique #xénophobie