Oui, il y a bel et bien un aveuglement, et un acharnement...
La finance n’est qu’une activité destinée à collecter et mettre à disposition des ressources pour atteindre un objectif économique, ressources calculées en fonction du risque et du retour sur investissement, pour garantir la pérennité globale de l’ensemble. C’est tout.
La finance n’invente rien, elle ne crée rien. Tout au plus si elle est performante, elle minimise le gâchis de richesses par optimisation des investissements. Ce devrait être un accessoire d’accompagnement, c’est devenu une machine folle d’asservissement et génératrice des pires gâchis. Tout simplement je crois parce que grisée par sa propre puissance, et corrompue par un aveuglement idéologique, la profession a perdu le sens de sa mission...
La prédation est devenu le terrain d’expansion du système pour maintenir l’illusion de croissance alors que tout est saturé. Comme si on devenait cannibale pour maintenir l’illusion qu’on dispose de plus de nourriture que la veille.
Sans parler de l’oligarchie financière institutionnelle dont on parle quotidiennement, on peut illustrer ce gâchis avec les sociétés de capital risque, promues par le système pour créer des entreprises et des emplois : les capitaux risqueurs sont des ambulanciers qui viennent aider les entrepreneurs sur des terrains où les banques n’osent pas aller. Quand l’entreprise survit, le capital risqueur garde les bijoux du convalescent pour se rémunérer. Plus il y a de mortalité infantile chez les entreprises, plus les capitaux risqueurs devront dépouiller les survivants pour se rémunérer. Au niveau économique, concret, matériel, il ne reste que les apparences d’un champ de bataille sans vie...
Voilà comment le système se maintient aujourd’hui. Des cycles perpétuels de création/destruction et une perpétuelle fuite en avant en espérant une stabilisation et une croissance illusoire..