• Au bas de l’échelle sociale, la dette menace de rebasculer | La Chronique Agora
    http://la-chronique-agora.com/echelle-sociale-dette

    Nous voyons douleur et souffrance. Au bas de l’échelle financière, jour après jour, les gens rament.

    Ce phénomène est masqué par les statistiques. Les chiffres moyens — pour les salaires, les revenus et la richesse des ménages — sont gonflés de gaz. Grâce à la hausse des cours, ceux qui ont des actifs substantiels sont devenus substantiellement plus riches… faisant grimper les moyennes avec eux.

    Mais qu’en est-il de ceux tout en bas ? Nous ne parlons pas de la classe moyenne, mais ceux encore au-dessous. Comment vivent-ils ? Que mangent-ils ? Comment font-ils pour joindre les deux bouts ? Non que nous soyons tout à coup devenu charitable. Nous ne nous soucions pas d’"équité" non plus. De telles préoccupations sont bien trop généreuses et socialement responsables pour nous.

    Non, nous nous inquiétons simplement, égoïstement, de ce qui arrive aux passagers des cabines de première classe quand la vie sur le pont inférieur devient intolérable.
    Une partie croissante de l’économie imbibée de crédit dépend des marginaux qui sont dans la soute. En 2007, c’est la dette immobilière subprime marginale qui a fait basculer le monde financier dans la crise. A présent, il existe aussi des prêts automobile subprime… des prêts étudiants subprime… des obligations d’entreprises subprime… des dettes gouvernementales subprime (le Sénégal… la Grèce !)....

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    Nous avons entendu parler des « courses de minuit », par exemple. Les programmes gouvernementaux d’aide alimentaire créditent leurs cartes à minuit. Des consommateurs désespérés font déjà la queue dans les magasins discount ouverts 24 heures sur 24… et les ventes augmentent au milieu de la nuit.

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    #économie
    #finance
    #dette
    #consommation
    #emploi


  • Jean GADREY » Blog Archive » La grosse dette qui monte qui monte… Vers un « défaut » partiel ?
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2014/06/19/la-grosse-dette-qui-monte-qui-monte%E2%80%A6-vers-un-%C2%AB-defaut-%C2%BB-partiel/#more-752

    ...Voici les dernières prévisions de l’OCDE pour 2014. Il ne s’agit pas de la notion européenne de « dette au sens de Maastricht », qui est un peu inférieure, mais c’est tout comme. Pour tous les pays dont la dette dépassait 100 % du PIB en 2013, dont la France et tous les pays du sud de l’Europe, ainsi que les Etats-Unis et le Japon (record toutes catégories), le poids de la dette devrait progresser à nouveau en 2014. Cela concerne aussi bien les pays soumis à la chape de plomb de l’austérité que des pays (Etats-Unis, Japon) ayant suivi d’autres voies, aussi bien ceux de la zone euro que les autres. Ce qui tend à confirmer une de mes hypothèses déjà émise : ni la monnaie unique, ni la politique monétaire, ni même le choix ou non de l’austérité ne sont les facteurs premiers de la crise de la dette et de la crise en général. Le facteur premier est la finance dérégulée au pouvoir.

    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/files/tableaudettes.jpg

    Cela va s’arrêter quand ? En 2015 bien entendu, nous disent-ils. Vous les croyez ? Moi pas. Tant que la finance dérégulée et les marchés ne seront pas mis sous contrôle, cela va continuer, et pas de façon progressive : au prix d’une nouvelle « crise », ou plutôt, comme nous sommes en crise permanente, au prix d’un nouvel effondrement boursier et économique qui semble probable (voir plus loin). Pas seulement en Europe, et PAS PRINCIPALEMENT A CAUSE DES DETTES PUBLIQUES, mais parce que ce sont toujours les banques et les marchés financiers qui font la loi et qui, relayés par des politiques plus ou moins à leur service, ont provoqué l’explosion des dettes publiques et la montée des risques systémiques privés. Et parce qu’ils continuent comme avant, ou presque. Et parce que, pour toutes ces raisons, nous sommes probablement déjà dans une bulle financière très gonflée.....

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    Depuis 2010, nous avons eu droit chaque année à des prévisions officielles qui annonçaient le bout du tunnel à une échéance de deux ou trois ans : grâce aux politiques lancées de 2008 à 2010, la dette des pays les plus endettés (du fait de la crise) allait se réduire après 2012 ou 2013. Loupé.

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    #dette


  • UMP : coup de projecteur sur les comptes et la dette abyssale - Yahoo Actualités France
    https://fr.news.yahoo.com/ump-coup-projecteur-comptes-dette-abyssale-074912760.html;_ylt=Ajea1V
    https://s3.yimg.com/bt/api/res/1.2/q6nU_aiVURxVNecSkpUpMw--/YXBwaWQ9eW5ld3M7Y2g9MzQxO2NyPTE7Y3c9NTEyO2R4PTA7ZHk9MDtmaT11bGNyb3A7aD0zNDE7cT04NTt3PTUxMg--/http://media.zenfs.com/fr_FR/News/AFP/15351aa97db38afeb2227948017640adc762ce75.jpg

    Une dette abyssale de plusieurs dizaines de millions d’euros : les grandes lignes d’un audit financier commandé par la nouvelle direction de l’UMP seront dévoilées mardi, en pleine guerre des ambitions à quelques mois de l’élection du nouveau président.

    Les principaux cadres de l’UMP, réunis dans le huis clos du siège du parti fondé en 2002, s’apprêtent à vivre mardi à partir de 18H00 un nouvel épisode de la crise financière et morale traversée depuis 2012.

    En proie à de graves difficultés de trésorerie depuis plusieurs années, l’UMP est désormais au bord du gouffre.

    D’après des documents que l’AFP a pu consulter, la dette était de 76 millions d’euros à la fin de l’année 2013, contre 96 millions à la fin de l’année 2012.

    D’après ces documents, la ligne « propagande et communication » de l’année électorale 2012 affiche à elle seule 33,329 millions d’euros. Il s’agit de l’année où l’UMP aurait pris en charge des dépenses de campagne, notamment des meetings, du candidat Nicolas Sarkozy, selon les affirmations de la société Bygmalion et de l’ex-directeur adjoint de campagne, Jérôme Lavrilleux (10 à 11 millions selon Bygmalion).

    Ce marasme financier vient encore noircir un tableau judiciaire déjà bien sombre.

    S’est encore ouvert lundi un nouveau front avec l’ouverture d’une enquête pour « abus de confiance » concernant le paiement par l’UMP des pénalités infligées à Nicolas Sarkozy - plus de 300.000 euros - après l’invalidation de ses comptes de campagne. François Fillon s’était récemment interrogé sur « la légalité » de ce paiement par le parti.

    D’après une source judiciaire, l’alerte a été donnée début juillet par les commissaires qui ont par ailleurs certifié les comptes de l’UMP fin juin.........

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    D’après des documents que l’AFP a pu consulter, la dette était de 76 millions d’euros à la fin de l’année 2013, contre 96 millions à la fin de l’année 2012.

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    #UMP
    #Dette qui explose
    #audit_financier
    #CNCCFP Commission nationale des comptes de campagne et du financement de la vie politique
    #emprunts
    #banques

    #financement_public


  • Voyage dans la comptabilité de l’UMP
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/07/07/la-derive-des-comptes-de-l-ump-en-neuf-graphiques_4452547_4355770.html

    Ce sont des fichiers Excel quelque peu austères, mais qui ont le mérite d’exister : la Commission nationale des comptes de campagne et du financement de la vie politique (CNCCFP) donne désormais accès aux comptes des partis politiques français.

    Et alors que l’UMP demeure dans la tourmente financière, en attente d’un audit financier qui s’annonce dévastateur, il n’est pas inintéressant de regarder de plus près ce que racontent ses comptes (notre tableur est disponible ici en intégralité)
    Qui dirigeait à quelle période ? L’UMP, créée en 2002, était présidée par Nicolas Sarkozy jusqu’en 2007. De cette date à janvier 2009, plusieurs personnes ont assuré une direction intérimaire. Entre janvier 2009 et novembre 2010, c’est Xavier Bertrand qui a pris la tête du parti, comme secrétaire général. Et le 17 novembre 2010, Jean-François Copé l’a remplacé, jusqu’à son élection controversée comme président du mouvement, en novembre 2012. Il en a démissionné le 27 mai 2014. Depuis, une direction collégiale a été mise en place, avec Luc Chatel comme secrétaire général......

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    un parti gravement endetté

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    #UMP
    #Dette qui explose
    #CNCCFP Commission nationale des comptes de campagne et du financement de la vie politique
    #emprunts
    #banques
    #financement_public


  • #Croatie : l’heure n’est plus à la fête
    http://fr.myeurop.info/2014/07/03/croatie-heure-plus-fete-14104

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/Croatie_0.jpg

    Camille Selosse

    Il y a un an, l’entrée de la #Croatie dans l’Union européenne était fêtée en fanfare. Aujourd’hui, le pays est en proie à de sérieuses difficultés économiques et l’anniversaire est plutôt passé sous silence, à #Bruxelles comme à #Zagreb.

    Un an après avoir intégré l’Union européenne, la Croatie est toujours dans une impasse économique. lire la suite

    #INFO #Politique #Économie #adhésion #anniversaire #austérité #chomage #Commission #corruption #crise #déficit #dette #Economie #Europe #intégration #integration #politique #privatisation #réforme #Serbie #union_européenne


  • L’État livré aux financiers ? - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/L-Etat-livre-aux-financiers.html

    Votée il y a plus de quarante-et-un ans, la loi du 3 janvier 1973 sur la Banque de France, qui modifiait les statuts de la banque centrale et précisait les modalités de financement du gouvernement par cette dernière, continue d’alimenter de sa présence le débat public, alors même qu’elle n’est plus en vigueur depuis 1993, date à laquelle une nouvelle loi conférant notamment à la Banque de France son indépendance l’a rendue caduque. Par quel miracle expliquer ce phénomène ? Du fait de la contagion de la crise financière à l’économie réelle et, depuis au moins 2009, à sa mutation en une crise des dettes souveraines au sein de la zone euro, la loi de 1973 est parfois présentée, principalement à l’extrême droite et à l’extrême gauche de l’échiquier politique français, comme le point de départ de l’asservissement de l’État à la domination du capitalisme financier. Elle était ainsi présente, à l’occasion de la campagne présidentielle française de 2012, dans les programmes diffusés par trois candidats : Nicolas Dupont-Aignan [1], Marine Le Pen [2] et Jean-Luc Mélenchon [3]. À la faveur du relais de cette thématique par la blogosphère à tendance plus ou moins conspirationniste, cette loi s’est ainsi parfois vue rebaptisée par ses détracteurs « loi Pompidou », du nom du président de la République qui la promulgua ; ou encore « loi Pompidou-Rothschild », insinuant l’idée d’un complot ourdi par les banques d’affaires et rappelant opportunément l’expérience de banquier de Georges Pompidou, précisément au sein de la Banque Rothschild.

    #économie #finance #dette

    • C’est donc l’objet de la polémique, puisque la loi du 3 janvier 1973 sur la Banque de France allait entériner la transformation du mode de financement de l’État proposée dès 1969 par le rapport MSW. L’article 25 supprimait en effet la possibilité pour le Trésor de présenter ses effets à l’escompte de la Banque de France. Autrement dit, la Banque de France ne pouvait plus financer directement le Trésor par un achat direct de bons du Trésor. Ce qui ne signifie pas qu’elle ne pouvait pas financer le Trésor d’une autre manière. Cela ne signifiait pas non plus que la Banque ne pouvait participer indirectement au financement de l’État en réescomptant les bons du Trésor achetés par les banques commerciales, qui pour une large part étaient du reste publiques ! (..)
      Aux termes de la loi du 3 janvier 1973, le Trésor français ne pouvait donc plus se refinancer directement à court terme auprès de la Banque de France.
      (..)
      Ainsi, la nouvelle loi permettait de corriger les défauts et remédier à la complexité extrême du système précédent, sans pour autant n’apporter de grand changement à la capacité de financement de l’État par la Banque de France. Ni sans immédiatement modifier profondément, du reste, l’esprit du financement de la dette en France. Ainsi, la loi de 1973 était davantage le signe d’une rationalisation du système que d’un changement de paradigme.

      (...)

      Pourtant, alors qu’il avait la possibilité de demander la signature d’une nouvelle convention, le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy s’y est refusé. Au moment où celui-ci tentait, tant sur la scène nationale qu’internationale, de convaincre de ses capacités de gestion, le signal politique d’un débat nécessairement public devant le Parlement a sans douté été jugé néfaste. C’était en effet la seule condition d’une modification législative du plafond des avances : endosser politiquement la responsabilité d’un recours accru au financement monétaire.

      Cette période des années 1970-1980 est également, il est vrai, celle du développement du financement de l’État, et donc de la dette, par les marchés financiers. [12] Celui-ci avait des origines plus profondes que les modifications, on l’a vu mineures, apportées aux modalités de financement de l’État par la banque centrale. Dans le contexte d’une volonté politique, depuis le milieu des années 1970 et plus sûrement à partir de 1984, de maîtriser l’inflation qui excédait régulièrement les 10%, l’État et la Banque de France se fixaient chaque année, d’un commun accord, des objectifs chiffrés et contraignants d’inflation pour l’année suivante. Cette politique implicite de ciblage de l’inflation, ainsi que l’identification de la croissance monétaire comme source principale de l’inflation, signait le triomphe, en France, des idées monétaristes [13] inspirées par Milton Friedman. [14] Dans ce cadre, constatant que la création monétaire induite par le Trésor représentait une part importante de l’inflation française, l’État a été encouragé, non sans un certain enthousiasme de ses services , à se financer plus largement par le biais des marchés financiers, principalement via le marché obligataire dans un premier temps. Ce mouvement s’est très nettement accéléré à compter du second semestre 1979 et des répercussions du second choc pétrolier, qui accroissait les besoins de financement.

      où l’on voit que même si la loi « Pompidou » n’avait pas été signée, l’Etat aurait été inéluctablement ce zélé serviteur du pouvoir financier..

      #idéologie
      #monétarisme
      #masochisme ou #incompétence ou #servilité ou #corruption des pouvoirs publics ?


  • 292 – A-J Holbecq : interview | Plus loin que Jorion
    http://postjorion.wordpress.com/2014/06/30/292-a-j-holbecq-interview

    Croissance et dette : le retour nécessaire des Banques Centrales

    Par La Voix de la Russie | Quelle est l’origine de la dette des Etats ? A qui appartiennent la dette et la création monétaire ? Comment se sortir de la spirale de l’endettement des Etats et se réapproprier la création monétaire, permettant de financer l’avenir et les investissements ? Éléments de réponse avec André-Jacques Holbecq, économiste et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet de la dette et de la monnaie.

    La Voix de la Russie : André-Jacques Holbecq, bonjour. Vous êtes l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux questions monétaires et de dette des États. Pourquoi l’ancien pilote de Concorde que vous êtes a-t-il été amené à se spécialiser sur ces questions ? En quoi ces thématiques sont-elles importantes ?

    André-Jacques Holbecq : Les hasards de la vie ont fait qu’après deux années d’économie en fac et quelques autres activités, j’ai choisi de vivre professionnellement ma passion, l’aviation. J’ai eu la chance de gravir les échelons qui m’ont amené à piloter le Concorde. Un petit problème de santé, en 1993 m’a imposé une retraite anticipée après 25 ans à Air France. J’ai repris en autodidacte des études en économie ce qui m’a amené à poser un regard critique sur certains points de vue. Ils ont été développés dans mon premier livre
    « Un regard citoyen sur l’économie » et ensuite dans
    « Les 10 plus gros mensonges sur l’économie »
    , co-écrit avec Philippe Derudder. La thématique de la dette publique est venue ensuite avec
    « La dette publique, une affaire rentable ».
    Nous avons aussi écrit d’autres livres ensemble ou chacun de notre côté.

    La création de la monnaie et sa circulation ainsi que la dette publique qui en est une des conséquences directes sont des thématiques importantes car elles déterminent « l’économie » de la société et donc le bien vivre ou le mal vivre de la population.

    LVdlR : A quel moment et pour quelle raison le pouvoir de création monétaire est-il passé de la Banque de France (de l’État) aux banques privées ?

    A.-J. H. : Vers 1650, à Londres et à Amsterdam, les orfèvres comprennent qu’ils peuvent émettre plus de « certificats de dépôts » que les valeurs métalliques (or, argent) déposées par les marchands et les aristocrates dans leurs coffres, en faisant le pari que tous les déposants ne reviendront pas échanger en même temps ces bons au porteur. Ceux-ci circulent donc en règlement de dette entre les individus sans imposer l’obligation de venir retirer les valeurs métalliques pour assurer les paiements. Les orfèvres deviennent donc banquiers modernes par l’invention de la monnaie de crédit et des réserves fractionnaires que sont les valeurs métalliques qui ne représentaient plus la totalité de l’émission de « papier ».....

    #économie
    #finance
    #banques
    #dette_publique « La dette publique, une affaire rentable »
    #création_monétaire
    #Banques_Centrales


  • CADTM - La violence des riches
    http://cadtm.org/La-violence-des-riches

    La lutte de classes n’a pas disparu, elle s’aiguise et ce sont les riches qui sont à l’initiative. Comme le montrent Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, les riches ont réussi à faire payer la facture de leurs dettes privées par le peuple. La dette des riches et de leurs entreprises qui ont provoqué la crise de 2007-2008 a été transformée en dette publique illégitime par les gouvernants à leur service.

    ... / ...

    La richesse c’est avant tout une possibilité de vivre de son patrimoine. La profession que l’on a n’est pas essentielle, on peut s’en passer et on peut faire autre chose que des affaires ... / ... Ce qui caractérise ces riches -on devrait parler plutôt de grande bourgeoisie- c’est le fait que ce n’est pas leur activité professionnelle qui les définit mais bien le fait que leur patrimoine est très important.

    (extrait des paroles de Michel Pinçon dans l’émission de la FGTB Wallonne).

    #lutte_des_classes #Nous_ne_paierons_pas_leur_dette


  • CADTM - “Annuler la totalité de la dette jugée illégitime”
    http://cadtm.org/Annuler-la-totalite-de-la-dette

    .............

    Le discours de Manuel Valls est le même que celui tenu par ses prédécesseurs sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Or il s’agit d’un pur mensonge. En effet, en tendance, de 1978 à 2012, les dépenses ont diminué de 2 points de PIB (et de 3,5 points hors intérêts de la dette), alors que dans le même temps, les recettes ont chuté de 5,5 points de PIB. Les Français ne vivent donc pas au-dessus de leurs moyens  : en vérité, l’essentiel du problème provient d’une baisse des recettes fiscales et d’intérêts trop élevés versés aux banques.

    Vous mettez l’accent sur deux facteurs dans la hausse de la dette de l’État  : les baisses d’impôt et les taux d’intérêt. Peux-tu nous donner des ordres de grandeur  ?
    Selon nos estimations qui ne forcent pas le trait, ces trente dernières années, le manque à gagner du fait des cadeaux fiscaux (qui ont pour l’essentiel bénéficié aux grandes entreprises et aux ménages aisés) représente 488 milliards d’euros. Quant au surcoût de dépenses provenant des taux d’intérêt élevés payés aux banques sur les titres de la dette, on a chiffré à 589 milliards d’euros le total des intérêts excédant un taux d’intérêt réel de 2 %, un taux moyen auquel l’État aurait dû se financer sur la période........

    #économie
    #dette
    #dette jugée illégitime
    #transferts_de_charge_de_l’État
    #prêts_toxiques
    #PIB


  • Humeur de Loup du Mercredi 25 Juin 2014 : L’austérité, cela ne marche pas ! Par Bruno Bertez | Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances
    http://leblogalupus.com/2014/06/25/humeur-de-loup-du-mercredi-25-juin-2014-lausterite-cela-ne-marche-pas-
    https://pbs.twimg.com/media/Bq-IMY4IIAAd_mH.png

    Et nous sommes persuadés que le gouvernement Français et ses conseillers le savent ; ils le savent parce qu’ils le constatent dans les chiffres d’activité et dans ceux du chômage. Ils le savent parce qu’intellectuellement l’austérité face à la dette est une imbécillité sans nom. Ils le savent parce que les exemples de pays qui ont choisi de refuser l’austérité, comme les USA et la Grande Bretagne sont instructifs, ils s’en sortent plus vite au niveau de l’activité conjoncturelle que les pays à qui on impose l’austérité des peine-à-jouir allemands et autre pères fouettards du Nord. L’austérité fait monter les ratios de dettes en raison de la baisse ou de l’absence de progression des revenus. Point à la ligne.

    Nous avons écrit il y a peu un article semi-humoristique ou nous conseillions de renoncer à l’austérité et au contraire de faire mieux que les Anglo-Saxons, de s’endetter plus vite qu’eux.

    Nous avons stigmatisé ce vice, cette attitude du Bloc-Or, vieux vice européen et Français qui nous vient du Patronat qui trouve que le peuple jouit toujours trop des produits de son travail, ce Patronat qui veut lui imposer de se serrer la ceinture. Et puis il y a les usuriers, qui veulent faire le plein de leurs dettes à l’ancienne, c’est à dire faire vivre les zombies sur le dos des vivants.

    Relisez cet article, nous en profitons pour descendre par comparaison les autres peine-à-jouir que sont les malthusiens enfants gâtés-pourris-écolos.

    Celui qui s’en sort le mieux c’est celui qui se moque de toutes ces balivernes inspirées par les dominants dans la mesure où elles servent à tuer dans l’œuf les demandes des dominés de profiter un peu plus de la vie.

    L’austérité coûte directement des points de croissance et des pourcentages de chômage, ensuite elle produit un climat de morosité, de peur, de rétention. On fait le gros dos et on a le sentiment qu’il faut se préserver pour demain. En même temps on a un sentiment d’injustice en raison des hausses des confiscations fiscales. Tout cela fait que l’on a peur de l’avenir, on est frileux. C’est le contraire de ce qu’il faut pour obtenir de la croissance........

    #économie
    #austérité
    #ratios
    #dettes

    L’austérité, cela ne marche pas !


  • CADTM - Alors que la guerre continue au Mali, les créanciers réclament le remboursement des dettes et instrumentalisent l’« aide » pour leurs propres intérêts

    http://cadtm.org/Alors-que-la-guerre-continue-au

    http://cadtm.org/local/cache-vignettes/L300xH201/arton10379-586a6.jpg

    Alors que la guerre continue au Mali, les créanciers réclament le remboursement des dettes et instrumentalisent l’« aide » pour leurs propres intérêts

    #mali #dette #développement


  • Notes d’Alabama
    http://www.article11.info/?Notes-d-Alabama

    Système de santé en capilotade, gauche déserteuse, religion et complotisme en plein essor, etc... Le paysage politico-social du Sud des États-Unis, et plus particulièrement de l’Alabama, n’a rien de rieur. Zig-zaguant entre passé et présent, Curtis Price livre sur le sujet quelques notes de terrain éclairantes - même si on n’est pas forcément d’accord avec tout. (...) Source : Article11


  • Humeur de Loup du Mercredi 18 juin 2014 : Dette française- There is no alternative ! Par Bruno Bertez | Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances
    http://leblogalupus.com/2014/06/18/humeur-de-loup-du-mercredi-18-juin-2014-dette-francaise-there-is-no-al

    Migaud premier Président de la Cour des Comptes : « Il faut être attentif à la dette française, elle est supérieure à la dette des pays de la zone euro ».
    Passons sur la formulation maladroite voire trompeuse- la dette française n’est pas supérieure à celle des pays de la zone euro, cela est faux et en plus ne veut rien dire- mais attardons nous sur le sens de ses propos.

    Ce serait le montant ou le ratio de dette qui serait le critère pour juger de la dette !

    Nous dirons à Migaud qu’il se trompe de monde, il en est resté à l’époque de Raymond Barre.

    http://s.tf1.fr/mmdia/i/70/3/2295703.jpg

    Au Japon, la dette est de 222% du GDP et le taux est de 0.6% soit la moitié du taux français ! La dette française est de moins de 100% du GDP. Le monde n’apprécie pas la dette en fonction des critères d’antan Monsieur Migaud, la valeur intrinsèque de la dette est passée au second voire au troisième plan, ce qui compte ce sont les différentiels de taux. Et la dette française est attractive. Nous sommes dans le relatif, nous sommes dans un monde carry.Au Japon, la dette est de 222% du GDP et le taux est de 0.6% soit la moitié du taux français ! La dette française est de moins de 100% du GDP. Le monde n’apprécie pas la dette en fonction des critères d’antan Monsieur Migaud, la valeur intrinsèque de la dette est passée au second voire au troisième plan, ce qui compte ce sont les différentiels de taux. Et la dette française est attractive. Nous sommes dans le relatif, nous sommes dans un monde carry........

    #économie
    #dette
    #France
    #Migaud premier Président de la Cour des Comptes

    => «  la dette française n’est pas supérieure à celle des pays de la zone euro, cela est faux et en plus ne veut rien dire .... »


  • L’Ukraine et l’Europe peuvent-elles se passer du #gaz russe ?
    http://fr.myeurop.info/2014/06/16/ukraine-europe-peuvent-elles-se-passer-du-gaz-russe-14018

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/gaz.jpg

    Julie Biet

    La #guerre du gaz est déclarée. La société russe #Gazprom, décide de couper le gaz à l’Ukraine tant qu’elle ne paiera pas ses #dettes. Une décision lourde de conséquences pour tous les #Européens.

    Le torchon brûle entre #Moscou et #Kiev. lire la suite

    #INFO #Politique #Environnement #Europe #Russie #Ukraine #coût #Economie #énergie #indépendance_énergétique #industrie #Iran #Téhéran


  • Les lourdes conséquences des prêts étudiants aux Etats-unis
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20140610trib000834453/les-lourdes-consequences-des-prets-etudiants-aux-etats-unis.html

    Toutefois, les deux situations ne sont pas complètement comparables. Trois éléments viennent tempérer ces craintes :

    1) Tout d’abord, si le montant des crédits étudiants est élevé (environ 1’000 milliards de dollars), il reste inférieur au montant des crédits immobiliers, et surtout il reste dix fois inférieur au niveau des crédits immobiliers avant la crise.

    2) Ensuite, alors que la dette immobilière est détenue par des banques, les crédits étudiants sont majoritairement détenus par l’Etat. En effet, 80% des crédits étudiants sont garantis par l’Etat. Dans ce cadre, même en cas de défaut, cela ne serait pas susceptible de mettre en faillite un établissement bancaire comme cela avait été le cas en 2008, avec les répercussions en chaîne qui ont suivi.

    3) Enfin, en cas de non-remboursement des prêts, le « prix » des études et la valeur des diplômes ne vont pas chuter, contrairement à la même situation dans le secteur immobilier. Autrement dit, dans le cas d’une vague de défauts sur les crédits étudiants, ce n’est pas cela qui constituerait une raison pour que les diplômes perdent de leur valeur sur le marché du travail. Ainsi, les étudiants auront toujours la capacité à trouver un emploi, qui pourra ensuite permettre de rembourser l’emprunt contracté. La situation est différente dans le cas du marché immobilier. En effet, une vague généralisée de défaut entraîne mécaniquement la chute de la valeur des biens, et donc une diminution parallèle du patrimoine et de la capacité de remboursement des personnes qui détiennent ces biens.

    Ben voilà, on n’a plus qu’à tous emprunter aux banques avec une garantie de l’état. CQFD. Pourquoi on ne l’a pas trouvé plus tôt ce truc ? Ça nous aurait évité bien des simagrées en 2008...

    • La hausse des taux d’intérêts sur ces prêts a récemment augmenté. En effet, alors qu’auparavant le taux de crédit garanti par l’Etat fédéral pour les étudiants remplissant certaines conditions de ressources était de 3,4%, ce taux a été doublé depuis le 1er juillet 2013 pour s’élever dorénavant à 6,8%. La hausse du taux de crédit pour ces étudiants entraîne un surcoût moyen de 4,600 dollars par étudiant.

      Le défaut de paiement atteint des niveaux inquiétants. En effet, le nombre des crédits contractés au titre du financement des études augmente progressivement année après année pour s’élever à 11% en 2012. Autrement dit, un crédit étudiant sur dix ne peut actuellement pas rembourser correctement.

      (..)

      Le poids de la dette limite l’indépendance économique des jeunes générations. En effet, avec la charge financière liée au remboursement de leurs crédits, les jeunes diplômés doivent reporter leurs divers projets qu’ils soient économiques (achat automobile, de logement...) ou personnels (mariage, fonder une famille...). Les possibilités personnelles d’évolution sociale sont mécaniquement bridées, ainsi que le potentiel de consommation.

      Ça fait du bien de lire un papier qui met tout ça en évidence.
      Nos compatriotes libéraux pro-capitalistes ne parlent pas trop de tout ça quand ils nous vendent les miracles de la culture outre-atlantique.
      Sans doute n’ont-ils pas conscience des biais de leur esprit sur leur raisonnement.
      Un mec qui paie des cotisations sociales et impôts pour financer la retraite des autres (et donc la sienne à terme) on dit qu’il est pris à la gorge, racketté, écrasé par les charges.
      Par contre un mec qui engraisse une banque toute sa vie pour rembourser ses études, ça n’a rien de choquant. Le transfert de richesses est comparable, sauf que ça ne va pas dans la même caisse.

      Décidément les libéraux pro-capitalistes peuvent dire ce qu’ils veulent à coup de démonstration économiques, tout n’est que question d’orientation idéologique. Même débat que retraite par répartition vs capitalisation.
      Ils préfèrent le secteur privé aux administrations publiques, ils préfèrent les banques à l’Etat. Ils sont naturellement plus enclins à servir l’intérêt particulier que l’intérêt général. Pas sûr qu’ils soient (tous) (financièrement) gagnants, mais l’idéologie nuit souvent au raisonnement et au rationalisme pécunier que cette idéologie prône pourtant..


  • L’économie-politique du Liban à court terme (première partie) - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/871206/leconomie-politique-du-liban-a-court-terme-premiere-partie.html
    par Toufic Gaspard

    Cette dette est la résultante d’une accumulation de décisions politiques ainsi que d’un gaspillage soutenu depuis le début des années 90 dont sont responsables les deux camps dits du 8 et du 14 Mars réunis, ainsi que tous ceux qui ont participé au pouvoir au cours de cette période.
    Pour mesurer quelques-unes des conséquences de ces politiques, considérons les chiffres officiels suivants : les gouvernements qui se sont succédé entre 1993 et 2013, soit pendant 21 ans, ont dépensé l’équivalent d’environ 166 milliards de dollars, dont 9 % seulement en investissements. Et 6 à 7 % (10-11 milliards) seulement de ces investissements ont été dépensés en projets d’infrastructure exécutés dans le cadre de ce que l’on se complaît à appeler « la reconstruction » avec tout ce que l’on connaît de gaspillages à ce niveau aussi.
    Ces chiffres devraient mettre un terme une fois pour toutes à l’idée répandue selon laquelle c’est la « reconstruction » qui est à l’origine de la dette de l’État libanais. En réalité, les deux tiers des dépenses publiques servent à financer les intérêts de la dette, et les salaires et traitements de la fonction publique.

    On pourra discuter du partage des responsabilités entre le 8 et le 14 mars, une division qui n’a de sens de toute façon que depuis 2005 alors que le problème court depuis 1993.

    Le cout du clientélisme politique

    Le problème résulte plutôt des politiques irresponsables menées au cours de ces dernières années et qui ont fortement affecté la situation financière de l’État.
    Savez-vous, par exemple, que des professeurs retraités de l’Université libanaise perçoivent actuellement une pension annuelle de plus de 50 000 dollars, une somme bien supérieure à celle versée à leurs professeurs par les meilleures universités européennes et américaines ? [La somme est sans doute relativement élevée pour le Liban, et probablement supérieure à ce que touchent des retraités français - mais encore faut il sans défalquer des prestations qui ne sont pas au même niveau. Au total, je en suis pas certain que ce chiffre soit choquant]
    Savez-vous également que le nombre de contractuels dans l’enseignement public est passé de moins de cent personnes fin 2006 à près de 25 000 fin 2013, et ce en dépit du fait que le Liban se distinguait déjà par l’un des taux d’enseignants les plus élevés au monde par rapport au nombre d’élèves ? Quel est donc le responsable qui nous a conduits à cette situation ?
    L’État libanais, l’économie libanaise peuvent-ils s’accommoder de ces dépenses ?
    Le second argument sur lequel les enseignants fondent leurs réclamations tient au volume du gaspillage dans le secteur public et qui dépasserait les sommes que coûterait à l’État la nouvelle grille des échelons et des salaires. Cela aussi est vrai. Mais peut-on raisonnablement espérer que la classe politique responsable de ce gaspillage y mette fin d’elle-même ?
    Le gaspillage se pratique de manière systématique, presque organisée, dans la plupart des institutions publiques. Prenons l’exemple le plus coûteux pour le Trésor : Électricité du Liban (EDL) a reçu des transferts annuels de plus de deux milliards de dollars durant les trois dernières années (2011 à 2013), soit près de 60 % du déficit budgétaire annuel durant cette période. Ainsi, la situation financière d’une seule institution publique (dont la dernière comptabilité vérifiée remonte à 2007) met en péril la situation financière de tout l’État !
    Quant aux recettes douanières, de première importance dans le budget, il suffit de remarquer qu’elles n’ont augmenté que de 60 % au cours des dix dernières années, alors que, durant la même période, la valeur des marchandises importées s’est accrue de 140 % environ !

    #Liban #dette


  • La #dette perpétue l’#accaparement du monde et le #pillage des #ressources - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5964

    Si une partie des bouleversements écologiques l’ont été malgré les instigateurs de l’expansion européenne (pensons aux transferts de plantes, d’animaux et de maladies entre les différents continents) (1), la #colonisation, par l’imposition d’un modèle productiviste et #capitaliste, a été à la source d’un désastre écologique dont les conséquences se font sentir jusqu’à aujourd’hui.

    C’est en effet à cette époque qu’a débuté un processus de production sans limite, si ce n’est l’accumulation elle-même. Concrètement, cela s’est traduit par la subordination à un système de #monocultures impossibles à cultiver dans les régions tempérées du Nord ainsi que par l’exploitation jusqu’à épuisement des ressources minières et forestières des pays #colonisés.

    Cette exploitation, qui a été un des facteurs du décollage économique de l’Europe, a entraîné dans les régions concernées un épuisement des sols, la destruction de l’habitat et la disparition d’espèces, une déforestation massive ainsi qu’une vulnérabilité accrue aux aléas climatiques.

    On retrouve déjà cette constatation sous la plume d’#Eduardo_Galeano au sujet de la #canne_à_sucre : « Le #sucre a détruit le Nord-est du Brésil. Cette région de #forêt tropicale a été transformée en #savane. Naturellement propice à la production alimentaire, elle est devenue région de #famine. Là où tout avait poussé avec exubérance, le #latifundio destructeur et dominateur ne laissa que roc stérile, sol lessivé, terres érodées. […]

    Le feu utilisé afin de nettoyer le terrain pour les champs de canne dévasta la #faune en même temps que la #flore : le cerf, le sanglier, le tapir, le lapin, le paca et le tatou disparurent. Tout fut sacrifié sur l’autel de la monoculture de la canne ». (2)

    Par la suite, l’#industrialisation des régions du Centre a encore accru l’exploitation, celle des peuples colonisés mais également de leurs #écosystèmes. Les cinq derniers siècles de pillage portent ainsi en eux les germes de la crise écologique globale que nous connaissons.

    Si l’exploitation coloniale et ses conséquences environnementales sont aisément compréhensibles, on peut se demander pourquoi les indépendances n’ont pas mis fin à la situation. Or, le pillage mis en œuvre a perduré grâce à une arme aussi pernicieuse qu’efficace : la dette.


  • Il y a des philosophes qui vous font plus de bien qu’un bataillon de psychanalystes : http://vimeo.com/92958076


    Ne vous arrêtez pas au titre -l’inaudible, pour une politique du silence- qui pourrait évoquer de loin un brouet de phénoménologie molle et de Beckett mal digéré ; c’est au croisement de James, Bergson, Deleuze et Guattari (ça n’étonnera pas les lecteurs de Lapoujade). Une belle séance d’hypnose active.
    Une précision quand même : la conférence est en français malgré son titre portugais.


  • La #dette de la France résulte des cadeaux fiscaux fait aux #riches, révèle une étude | Comme je ne suis pas surprise !
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5947

    Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine était évidente : une croissance excessive des dépenses publiques.

    Mais ce discours ne résiste pas à l’examen des faits. Dans ce rapport nous montrons que l’augmentation de la dette de l’État – qui représente l’essentiel, soit 79 %, de la dette publique – ne peut s’expliquer par l’augmentation des dépenses, puisque leur part dans le #PIB a chuté de deux points en trente ans.

    Si la dette a augmenté, c’est d’abord parce que tout au long de ces années, l’État s’est systématiquement privé de recettes en exonérant les ménages aisés et les grandes entreprises : du fait de la multiplication des cadeaux fiscaux et des niches, la part des recettes de l’État dans le PIB a chuté de cinq points en trente ans.

    Si l’État, au lieu de se dépouiller lui-même, avait maintenu constante la part de ses recettes dans le PIB, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de vingt-quatre points de PIB (soit 488 milliards €) à son niveau actuel.


  • L’insoutenable #illégitimité de la #dette
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/05/30/l-insoutenable-illegitimite-de-la-dette_4429472_3232.html

    Le premier ministre, Manuel #Valls, en a fait un argument massue pour justifier le programme de stabilité et la réduction de 50 milliards d’euros de la #dépense_publique : « Depuis plus de trente ans, nous vivons au-dessus de nos moyens. » Le rapprochement qu’il effectue avec l’#endettement de la France sous-entend que la dépense publique est la cause première de la dette publique.

    Faux, répond le groupe d’économistes de gauche et de syndicalistes constitué au sein du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (#CAC), qui a publié, mardi 27 mai, une étude analysant les composantes de la dette publique.

    L’explication – ou plutôt les explications – réside ailleurs : des recettes dont s’est privé l’Etat « en multipliant les cadeaux fiscaux » depuis le début des années 2000 et des taux d’intérêt excessifs auxquels l’Etat s’est financé. Ces deux facteurs, à eux seuls, contribuent pour 59 % à l’actuelle dette publique.

    En trente ans, ont calculé ces économistes, la part des recettes de l’Etat dans le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 5,5 points. Si cette part était restée constante, la dette publique serait inférieure à son niveau actuel de 24 points de PIB, soit 488 milliards d’euros.

    Si l’Etat, parallèlement, avait emprunté au taux réel au lieu de recourir aux marchés financiers, le niveau de la dette serait inférieur de 29 points de PIB, soit 589 milliards. A cela s’ajoute celui de l’évasion fiscale, estimé à 20 % de la dette de l’Etat en 2012.

    « Il faut combattre l’idée que le déficit provient des dépenses excessives, assure Michel Husson, membre du conseil scientifique d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne), qui a coordonné ces travaux. Elles ont au contraire un peu baissé, de 2 points en trente ans, en proportion du PIB. Le problème vient des #recettes. En fait, en baissant les recettes, on fabrique du #déficit. »

    (...)

    Outre le déficit primaire – l’écart entre les recettes et les dépenses hors intérêts –, les #intérêts_de_la_dette sont la seconde source d’augmentation de la dette publique. De 1980 à 2013, la dette est passée de 20,7 % à 93,5 % du PIB. Pour les deux tiers (62 %), la hausse est imputable au cumul des déficits et, pour 38 %, à l’effet boule de neige déclenché à partir du moment où les taux d’intérêt auxquels l’Etat emprunte sont supérieurs au taux de croissance.


  • La grande dévalorisation. Pourquoi la #spéculation et la #dette de l’État ne sont pas les causes de la #crise
    http://www.autrefutur.net/La-grande-dévalorisation

    Les causes en sont bien plus profondes. Ils interprètent l’énorme gonflement des marchés financiers au cours des trente dernières années comme une conséquence de la crise structurelle fondamentale du mode de #production capitaliste, dont les prémices doivent être cherchées dans les années 1970. La troisième révolution industrielle qui se mit en place à ce moment-là entraîna une éviction accélérée de la force de #travail hors de la production, sapant ainsi les bases de la valorisation du #capital au sein de l’« #économie réelle ». La crise structurelle de la valorisation du capital ne put être ajournée qu’en ayant massivement recours, sous la forme du crédit et de la spéculation, à la saisie anticipée de valeur future. Mais l’accumulation de « capital fictif » parvient aujourd’hui à ses limites, parce que toujours plus de vieilles créances ont été amassées, qui ne peuvent plus être « honorées ».


  • Que faire de la dette ? Un audit de la dette publique de la France
    http://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports-37/article/que-faire-de-la-dette-un-audit-de

    Cette étude a été réalisée par un groupe de travail du Collectif pour un Audit citoyen de la dette publique. Elle se veut une contribution au nécessaire débat public sur des questions cruciales : d’où vient la dette ? A-t-elle été contractée dans l’intérêt général, ou bien au bénéfice de minorités déjà privilégiées ? Qui détient ses titres ? Peut-on alléger son fardeau autrement qu’en appauvrissant les populations ? Les réponses apportées à ces questions détermineront notre avenir. Source : Attac

    • la dette publique a été provoquée par des politiques économiques largement favorables aux intérêts des créanciers et des riches, alors que les sacrifices demandés aujourd’hui pour la réduire pèsent pour l’essentiel sur les salariés, les retraités et les usagers des services publics. Cela pose la question de sa légitimité.

      #dette #fiscalité #inégalité


  • De la globalisation de l’économie à la crise de l’Euro et de la #dette : anatomie d’un système de domination
    http://diffractions.info/2014-05-20-de-la-globalisation-de-leconomie-a-la-crise-de-leuro-et-de

    L’avènement de la #mondialisation et le virage néo-libéral : quand le Capital se rebiffe Chômage, croissance en berne, perte de pouvoir d’achat, aggravation des inégalités,…les fléaux économiques de notre génération...

    #économie #politique #crise_économique #Euro #Europe #néo-libéralisme


  • La crise traversée par l’Equateur après la constitutionnalisation de l’indépendance de sa banque centrale en 1998 devrait sembler bien familière aux Européens. A une semaine des #élections dans l’Union, l’avertissement du président Rafael Correa s’adresse autant à la Banque centrale européenne qu’au Parlement et à la Commission qui surgiront du vote des citoyens des vingt-huit : une politique qui se donne pour priorité la stabilisation des prix doit savoir qu’elle renonce, « en pratique, [au] plein emploi des ressources dans l’économie ».

    « L’Europe endettée reproduit nos erreurs », par Rafael Correa (décembre 2013)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/12/CORREA/49902

    Equateur, 1998 http://www.monde-diplomatique.fr/2013/12/CORREA/49910

    Enquête dans le temple de l’euro http://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/DUMINI/46897

    • • Autre extrait :

      Les banques européennes ont prêté à la Grèce en prétendant ne pas voir que son déficit budgétaire était près de trois fois supérieur à celui déclaré par l’Etat. Se pose à nouveau le problème d’un surendettement dont on omet d’évoquer la contrepartie : l’excès de crédit. Comme si le capital financier n’avait jamais la moindre part de responsabilité.

      #dette #austérité #stabilité #économie #politique

      Gouverner par la dette, de Maurizio Lazzarato (Les prairies ordinaires)
      http://www.lesprairiesordinaires.com/gouverner-par-la-dette.html
      http://www.lesprairiesordinaires.com/uploads/2/1/0/6/21065838/1642223.jpg?145

      « Que devient l’homme endetté pendant la crise ? Quelle est sa principale activité ? La réponse est très simple : il paye. »

      Les 20 premières pages du #livre : http://www.lesprairiesordinaires.com/uploads/2/1/0/6/21065838/lazzarato.pdf

      • Bruxelles : trois fonctionnaires pour surveiller la France (Le Parisien)
      http://www.arretsurimages.net/breves/2014-05-19/Bruxelles-trois-fonctionnaires-pour-surveiller-la-France-Le-Parisien

      L’objectif est connu : la France doit ramener son déficit à 3% du PIB. Les moyens pour y parvenir sont également connus : ce sont les 50 milliards d’euros d’économies du plan Hollande/Valls. Mais quand on dit que la France est sous la surveillance de Bruxelles, de qui s’agit-il ? "D’une armée de technocrates diplômés jusqu’aux dents, intraitables et froids comme une ligne budgétaire ?", se demande Le Parisien. Pas vraiment : le journal a rencontré la cellule chargée du suivi. Celle-ci n’est composée que... de trois hauts fonctionnaires.

      (...)

      Le Parisien raconte : "La journée d’un analyste-prévisionniste de l’unité France débute la plupart du temps vers 9 heures, « par la lecture de la presse hexagonale ». La suite est généralement consacrée « à des réunions avec d’autres unités pour mutualiser les informations ». L’après-midi est occupée par le cœur du métier : l’analyse économique". Une après-midi pour analyser les comptes à partir de documents envoyés par Bercy ? "Je continue souvent à travailler chez moi, par mail", s’empresse de préciser l’un des fonctionnaires qui quitte le bureau vers 20h. Et avec la crise, ils ont même fait des heures supplémentaires : "Ces dernières années, je crois avoir explosé mon record d’heures travaillées", ajoute ce fonctionnaire.

      Et si ces hauts fonctionnaires passent leur temps à analyser des données chiffrées, ils vont aussi sur le terrain. "Trois fois par an, les technocrates bruxellois montent dans le Thalys pour un studieux voyage de deux-trois jours à Paris, raconte Le Parisien. Direction Bercy bien sûr, siège du ministère des Finances, mais aussi les locaux de la Banque de France, de l’OCDE, la Cour des comptes et différents instituts de recherche économique". Histoire de récupérer un peu de doc.


  • CIP-IDF > Gouverner par la dette, lexique introductif, #Maurizio_Lazzarato
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7089

    (…) la #dette, dans le système capitaliste, n’est pas d’abord une affaire comptable, une relation économique, mais un rapport politique d’assujettissement et d’asservissement. Elle devient infinie, inexpiable, impayable, et sert à discipliner les #populations, à imposer des réformes structurelles, à justifier des tours de vis autoritaires, voire à suspendre la démocratie au profit de « gouvernements techniques » subordonnés aux intérêts du #capital.

    La #crise économique de 2008 n’a fait qu’accélérer le rythme de formation d’un « nouveau capitalisme d’État », qui organise une gigantesque confiscation de la richesse sociale par le biais de l’impôt. Dans un inquiétant retour à la situation qui a précédé les deux guerres mondiales, l’ensemble du procès d’accumulation est tout entier gouverné par le capital financier, qui absorbe des secteurs qu’il avait jusqu’alors épargnés, comme l’éducation, et qui tend à s’identifier avec la vie même. Face à la catastrophe en cours et au désastre qui s’annonce, il est urgent de sortir de la valorisation capitaliste, de nous réapproprier nos existences, savoir-faire, technologies et de renouer avec le possible en composant, collectivement, un front du refus.

    Lexique introductif
    Austérité
    Dette publique
    Impôt
    Croissance
    Crise
    Capitalisme d’état
    Gouvernementalité
    Lutte de classe
    Finance
    Transversalité
    Capital humain
    Réformisme
    Refus du travail
    Rupture
    Destitution/Institution
    Représentation
    Possible
    Machines et signes
    Le capital est un opérateur sémiotique
    Force