• Pour faire du graphène, ce matériau révolutionnaire, il suffit d’un mixeur
    http://www.slate.fr/life/86265/graphene-materiau-revolutionnaire-mixeur

    Le plus fort, le plus mince, le plus conducteur mais aussi l’un des plus souples : on ne manque pas de qualificatifs élogieux pour le graphène, ce matériau révolutionnaire à base de carbone qui a valu un prix Nobel de physique en 2010 à ceux qui ont enfin réussi à l’isoler de manière un peu incongrue, à l’aide (notamment) d’un simple bout d’adhésif.Fidèle à son histoire, le graphène refait parler de lui de manière surprenante : des chercheurs irlandais du Trinity College à Dublin auraient cette fois-ci trouvé une façon toute prosaïque de le produire, potentiellement en grande quantité. Et pour y parvenir, ils ont utilisé... un simple mixeur !

    #DIY #Graphène #Science #Électronique


  • Netmundial ou comment l’Internet doit-il être gouverné ?
    http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-netmundial-ou-comment-l-inter

    Dates/Horaires de Diffusion : 24 Avril, 2014 - 08:45 - 08:50

    S’achève aujourd’hui le NetMundial, soit la «  réunion multipartite mondiale sur la gouvernance de l’Internet  », qui se déroule depuis hier à Sao Paulo, au Brésil. Cette réunion a rassemblé environ 700 personnes provenant plus de 80 pays et d’horizons divers : de représentants des gouvernements, des membres de la société civile, d’instances techniques, d’opérateurs privés, tout le monde ...

    date de remontée fiction : Jeudi 24 Avril (...)

    #Information #Débat #Idées #Innovation #Institution #Internet #Politique #Technique #Direct


  • La municipalité de Kigali veut la destruction du centre culturel français - France - RFI

    http://www.rfi.fr/afrique/20140424-france-rwanda-municipalite-kigali-veut-detruire-le-centre-culturel-francais/?amp%3Bns_fee=0&amp%3Bns_linkname=lire-5&amp%3Bns_mchannel=newsletter&amp%3Bns_s

    Depuis le 16 avril, le centre culturel français de Kigali est fermé. La municipalité l’a exproprié du terrain qu’il occupait, officiellement en raison du non-respect du plan d’urbanisme. Pour rappel, entre 2006 et 2010, période de rupture des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda, l’institut français avait été fermé.

    http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/000_Par7861837_0.jpg

    Le bâtiment blanc de plain pied de l’Institut français au Rwanda est désormais vide. Sur le portail fermé, une feuille de papier blanc indique en kinyarwanda, français et anglais qu’il est interdit de pénétrer dans l’enceinte. Depuis le 16 avril, l’ensemble du matériel et du mobilier du centre culturel a été déménagé dans une résidence appartenant à l’ambassade. Pour l’heure, faute d’une solution de relogement toutes les activités qui se déroulaient à l’intérieur du centre sont suspendues.

    #rwanda #diplomatie #france


  • Modifier un objectif Canon pour l’utiliser en macro-photographie

    http://tibounise.com/articles/canon-ef-macro-mod.html

    Pour faire de la macrophotographie, il est possible d’avoir recours à plusieurs techniques : l’ajout d’une lentille grossissante en amont de l’objectif, utiliser un objectif inversé, d’utiliser une bague pour allonger la distance objectif-capteur ou tout simplement d’utiliser un objectif conçu pour la macrophotographie.

    La technique que je vais vous montrer ici requiert un objectif Canon EF 35-80mm qui peut se trouver à très bas prix dans certaines brocantes, ou sinon à sur eBay, en général à un prix élevé.

    http://tibounise.com/img/canon-ef-macro-mod/example1-1280.jpg

    #diy #canon #photographie #macrophotographie


  • #Internet et l’Islam post-moderne
    http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-internet-et-l-islam-post-mode

    Dates/Horaires de Diffusion : 23 Avril, 2014 - 08:45 - 08:50

    C’est quoi l’Islam sur les réseaux ? Si l’on s’en tient à ce qu’on entend et ce qu’on lit tous les jours, il y a de quoi s’inquiéter. Tout à l’heure, le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve annoncera un plan de lutte contre les filières jihadistes dont on sait déjà qu’une partie concernera Internet. Même si Internet n’est jamais la seule cause - et rarement le seul médium - d’un ...

    date de remontée fiction : Mercredi 23 Avril (...)

    #Information #Civilisation #Innovation #Religion #Direct



  • #Areva : la justice française se saisit de l’affaire UraMin
    http://multinationales.org/Areva-la-justice-francaise-se

    Saisie par la Cour des comptes, la justice française vient de lancer une enquête sur les conditions de rachat par Areva de la société minière canadienne UraMin en 2007. Une opération qui s’est révélée financièrement catastrophique pour le groupe nucléaire français : pas moins de 1,8 milliard d’euros pour obtenir accès à trois gisements d’uranium qui se sont rapidement révélés inexploitables. Aux soupçons de délits d’initiés et de conflits d’intérêts au sein d’Areva s’ajoutent aujourd’hui des allégations de (...)

    #Actualités

    / #Mediapart, #Afrique_du_Sud, #France, #Énergie, #Canada, #Industries_extractives, Areva, #Industries_extractives, #Énergie_nucléaire, #LAUVERGEON_Anne, #SAUCIER_Guylaine, #OURSEL_Luc, #DESMARAIS,_Jr,_Paul, #industries_extractives, #crimes_et_délits_économiques, #corruption, dirigeants (...)

    #dirigeants_d'entreprises #responsabilité_pénale_des_entreprises
    « http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2014/04/10/le-geant-du-nucleaire-areva-vise-par-une-enquete-judiciaire_4398748_ »
    « http://www.mediapart.fr/journal/france/100414/areva-la-justice-enquete-sur-le-dossier-uramin »


  • En #Inde, des #discriminations jusque dans les #écoles
    http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20140423-inde-discriminations-jusque-ecoles-intouchables

    Sur les 200 millions d’enfants actuellement scolarisés à l’école élémentaire, près de la moitié sont susceptibles de se décourager et ne pas aller au bout de leurs cursus. La faute aux discriminations que certains enseignants font subir à ces écoliers, pour la plupart issus des classes les plus défavorisées.

    « Les professeurs demandent à ces enfants de s’assoir au fond de la classe, ou les appellent de manière désobligeante par leurs noms de caste ou de tribus, déplore au micro de RFI Jayshree Bajoria, chercheuse à Human Rights Watch et co-auteure du rapport. Ils mangent souvent après les autres. Dans les formes les plus extrêmes, on leur demande souvent de s’acquitter de tâches considérées comme dégradantes, par exemple nettoyer les toilettes - ce qu’on ne demande jamais aux enfants privilégiés. Les professeurs peuvent aussi tout simplement ignorer ces enfants. Alors qu’il faut bien le comprendre : ils sont souvent les premiers dans leurs familles à mettre les pieds dans une école. »

    L’interdiction de toute discrimination est pourtant une des bases de la #loi sur l’#éducation votée il y a quatre ans, mais elle ne prévoit aucune sanction. De toute façon, explique Jayshree Bajoria, il faut avant tout sensibiliser, former les enseignants sur cette question, pour éviter que les enfants ne vivent dès l’école ces inégalités qui marginalisent déjà leurs parents, et qu’ils ne la quittent pour travailler ou pour des mariages arrangés.


  • Erekat plays down threat to dismantle PA | Maan News Agency
    http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=692052

    RAMALLAH (AFP) — The PLO on Tuesday played down a threat to dismantle the Palestinian Authority, which is Israel’s interlocutor, if US-sponsored peace talks remain deadlocked.

    “No Palestinian is speaking of an initiative to dismantle the Palestinian Authority,” chief negotiator Saeb Erekat told AFP.

    “But Israel’s actions have annulled all the legal, political, security, economic and operational aspects of the prerogatives of the Palestinian Authority.”

    #dissoudre_AP_ou_pas


  • Quand le ministère des droits des #femmes dépolitise les #discriminations salariales
    http://www.crepegeorgette.com/2014/04/21/ministere-droits-femmes-depolitise-les-discriminations-salariales

    Cette pensée a de nombreux avantages. Elle permet de faire d’un système politique - ce que sont le sexisme et le racisme par exemple - une affaire d’individus où le groupe dominé est presque autant responsable de son sort que celui qui le discrimine. Elle sert aussi à éviter à nos politiques d’engager une quelconque action collective puisqu’il suffit aux individus de se prendre en main.


  • Quand le Parlement Européen affirme la Neutralité de l’Internet
    http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-quand-le-parlement-europeen-a

    Dates/Horaires de Diffusion : 22 Avril, 2014 - 08:45 - 08:50

    Ce matin, nous allons nous réjouir de l’Europe, et notamment de son Parlement. Comme souvent en matière d’institutions européennes, il est difficile d’être lyrique. A défaut, j’essaierai d’être clair. Le 3 avril dernier, dans le cadre de la révision du «  Paquet Télécom  » (un ensemble de directives régulant le fonctionnement des Télécoms à l’échelle européenne et qu’il fallait réviser ...

    date de remontée fiction : Mardi 22 Avril (...)

    #Information #Droit #Economie #Industrie #Informatique #Innovation #Institution #Internet #Technique #Direct



  • National Security and Renewable Energy | Meanderings of a Second-Rate Mind

    http://golfsierra.org/blog/?p=216

    Cette carte, signalé par quelqu’un du réseau de @freakonometrics, de conception intéressante et qui a quelques ressemblances avec la carte de la sanctuarisation.

    National Security and Renewable Energy

    http://golfsierra.org/blog/wp-content/uploads/2010/01/pnm.jpg

    Or, a more specific way to describe where we’re going with this: this is how our energy policy in the immediate future can impact our national security in the distant future: i.e., environmentalism may be more important we typically think it is, but for reasons that we don’t typically associate with it.

    ***

    Back in 2004, the military geostrategist Thomas P. M. Barnett published The Pentagon’s New Map, a book about (among other things) America’s place in the world after the Cold War, and how globalization relates to issues of national security. This wasn’t Barnett’s first book, but it’s was the first one to present his overarching view of American foreign policy, and (as far as I can tell) is the first one that made Barnett a household name . . . at least at the Pentagon. Since then, Barnett has written a few more books – Blueprint for Action, a sequel to Pentagon’s New Map, and Great Powers: America and the World After Bush, which came out in 2009.

    #cartoghraphie #représentation #sanctuarisation #discrimination_géographique


  • Les écrans publicitaires d’Epinal en phase de devenir un enjeu national
    http://antonin.moulart.org/les-ecrans-publicitaires-depinal-en-phase-de-devenir-un-enjeu-natio

    La grogne contre les écrans publicitaires progresse de jour en jour à Epinal et partout en France. A l’initiative de Résistance à l’Agression Publicitaire un appel national a été lancé pour une mobilisation d’opposition aux écrans publicitaires. Les écrans sont de plus en plus nombreux dans nos villes et l’industrie publicitaire a dors et déjà […]

    #Divers


  • Les Palestiniens menacent de dissoudre l’Autorité en cas d’échec des pourparlers
    AFP / 20 avril 2014
    http://www.romandie.com/news/Les-Palestiniens-menacent-de-dissoudre-lAutorite-en-cas-dechec/469901.rom

    Ramallah (Territoires palestiniens) - Les Palestiniens n’excluent pas de dissoudre l’Autorité palestinienne en cas d’échec des négociations de paix avec Israël, a indiqué dimanche un haut responsable palestinien.

    L’équipe de négociateurs palestiniens a fait savoir au médiateur américain Martin Indyk que les Palestiniens pourraient décider de démanteler l’Autorité dirigée par le président Mahmoud Abbas afin de faire porter à Israël la responsabilité de la gestion de leur territoire en tant que puissance occupante, a précisé ce responsable.

    Les Palestiniens ont déjà évoqué ces dernières années la possibilité de dissoudre l’Autorité, créée à la suite des Accords d’Oslo (1993) pour administrer les zones autonomes des Territoires, mais c’est la première fois que la menace est brandie depuis la reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniens sous l’égide du secrétaire d’Etat américain John Kerry en juillet dernier.

    Ces négociations sont complètement bloquées et l’initiative de M. Kerry apparaît de plus en plus compromise.

    Les Palestiniens ont informé Indyk que si l’intransigeance israélienne continuait, ils ont plusieurs options, a expliqué à l’AFP le responsable palestinien sous couvert de l’anonymat, en faisant référence à la dernière rencontre entre l’émissaire américain et les négociateurs palestiniens vendredi.

    D’abord, il y a l’option de rendre les clés de l’Autorité aux Nations unis afin qu’elles prennent en charge le peuple palestinien et l’Etat de Palestine, qui est sous occupation - ou bien qu’Israël assume à nouveau l’entière responsabilité de son occupation, a-t-il souligné.

    L’Autorité du président Abbas, soutenue par la communauté internationale, est confrontée en permanence à d’importantes difficultés financières et dépend, pour survivre, de l’aide étrangère.

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    Official : PA could be dismantled if talks fail
    http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=691650

    #dissoudre_AP_ou_pas


  • « Think local act global », pourquoi #Internet nous aide (encore) peu à penser le changement climatique
    http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-think-local-act-global-pourqu

    Dates/Horaires de Diffusion : 21 Avril, 2014 - 08:45 - 08:50

    Parmi les grands mystères de l’Internet, l’un tient à un paradoxe indémêlable. Comment se fait-il que la Toile, qui nous donne l’impression de restreindre l’espace du monde, qui nous donne accès en quelques dixièmes de seconde, à ce qui se passe et se dit à l’autre côté du monde, comment se fait-il que la toile, qui nous permet de contempler presque chaque mètre carré du globe grâce à ...

    date de remontée fiction : Lundi 21 Avril (...)

    #Information #Environnement #Innovation #Technique #Direct


  • Fabriquer une machine pour fabriquer des fils d’ABS pour faire de l’impression 3D

    http://www.instructables.com/id/Build-your-own-3d-printing-filament-factory-Filame

    L’intêret est purement économique : l’ABS s’achète quelques euros le kilo, le filament dix fois plus !

    Reste à voir si on peut l’utiliser pour recycle du plastique (par exemple des bouchons de bouteille en plastique).

    #impression #3d #abs #plastique #diy



  • IsItBump.in : le capteur de foule - PSFK
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/83289470101

    https://31.media.tumblr.com/f2e8991ef8f3ef49c6d4c414f6dfd088/tumblr_inline_n4748tL2Ef1qz6b8d.jpg

    IsItBump.in est un capteur prototype développé par Matthew Pegula (@pegula), du studio d’innovation de Pittsburgh Deeplocal. Ce petit capteur infrarouge détecte le nombre de personnes présentent dans l’endroit où il est placé. L’idée de ce capteur lui est venu quand il s’est retrouvé dans une trop longue file d’attente à l’épicerie du coin… Est-ce qu’un capteur pourrait lui indiquer si c’est le bon moment pour aller au lavomatique, chercher une pizza ou chez le coiffeur ? Si des solutions existent déjà, celles-ci doivent être installées le plus souvent par le propriétaire des lieux (avec du matériel plus cher et imposant, à l’image des caméras de SceneTap, que nous évoquions ici) ou reposent sur des données issues des téléphones des clients et qui n’ont pas vocation nécessairement à être partagées par d’autres (...)

    #diy #innovation_ascendante #Internet_des_objets


  • > Soutien au secteur de #psychiatrie de #Blois (41) | Collectif des 39 Contre la Nuit Sécuritaire
    http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=7175

    Les dysfonctionnements du pôle de Psychiatrie générale de l’#hôpital de Blois sont à inscrire dans un contexte national de désintérêt qui ne cesse toujours de croître depuis des décennies (quels que soient les gouvernements en place) pour la psychiatrie publique, du non-respect des #budgets alloués à ce secteur, de la difficulté à recruter des psychiatres du fait de la pénurie, de la fin de la spécialisation au métier de l’infirmier psychiatrique et localement, dans une politique de recrutement menée par certains encadrants issus des services de soins somatiques donc non formés eux-mêmes à la spécificité des soins psychiatriques et, ne pouvant alors soutenir le travail des #soignants, et enfin, dans l’absence de mise en place du tutorat entre infirmiers alors que des professionnels y avaient été formés.

    Depuis dix-huit mois, le pôle de psychiatrie a été le théâtre de nombreux conflits en intra-hospitalier. Ceux-ci ont entraîné un problème de sous-effectif dans les équipes soignantes, encadrantes et médicales.
    Trois psychiatres sur les cinq du service ont été mis en #arrêt_maladie suite à un épuisement professionnel. Ce qui a provoqué la fermeture de 25 lits sur les 85 pour un secteur de 136 000 habitants, un redéploiement du personnel soignant et une #grève de ce dernier découragé et mis à mal.

    Des difficultés de communication avec la direction et la #politique_managériale ont aussi été à l’origine de la #disparition progressive de la cohésion entre les différents professionnels.

    #comment_soigner_les_institutions_ ?


  • WePromise.EU – when ethics, parties and electoral systems collide

    The problem is that as a voter I can only cast my vote for a party here, not an individual candidate.

    But the election system in many EU countries, where lists are closed, prevents pledges like this really working.

    Conversely, if we were to look at this from the point of view of a party or an individual candidate on such a closed list, why would I actually want to sign? Yes, if I actually believed in the cause it would be fine, but such a pledge binds the hands of a politician with little guaranteed benefit in return.

    http://www.jonworth.eu/wepromise-eu-when-ethics-parties-and-electoral-systems-collide

    #democracy #digitalrights #PE2014 #EU2014 #EP2014 #Europe


  • Crise ukrainienne, crise de l’Europe
    http://www.chevenement.fr/Crise-ukrainienne-crise-de-l-Europe_a1616.html
    http://www.chevenement.fr/photo/art/default/6541088-9865321.jpg?v=1397741405

    Il serait tout à fait erroné de présenter la crise ukrainienne comme une « surprise stratégique ».

    Une transition avec l’ère soviétique peu coopérative.
    Déjà en 2006, alors que Georges W. Bush était au milieu de son deuxième mandat, la question de l’entrée dans l’OTAN de l’Ukraine (et de la Géorgie) avait provoqué une mini-crise au sein même de l’Organisation entre l’Allemagne et la France, qui y étaient hostiles, et les Etats-Unis qui, en fin de compte, n’avaient pas trop insisté.

    C’est que l’Ukraine est le « gros morceau » d’un problème plus vaste, celui des ex Républiques soviétiques qui se sont détachées politiquement de la Russie, en décembre 1991, mais dont les liens de tous ordres avec elle demeurent étroits (minorités russes – étroitesse des relations économiques…)

    Le cas des Pays Baltes a été réglé par le retour au statut qui était le leur avant 1939 et leur inclusion dans l’Union européenne et dans l’OTAN. Mais partout ailleurs, une situation nouvelle s’est créée : en Ukraine, en Biélorussie, en Moldavie, dans le Caucase, en Asie centrale, ces pays anciennement soviétiques ont plus ou moins admis le principe de l’économie de marche, privatisé de larges pans de leur appareil productif, au bénéfice de quelques oligarques, eu recours à des élections plus ou moins transparentes pour désigner leurs dirigeants. De tous ces nouveaux pays, l’Ukraine est évidemment celui que la Russie considère comme lui étant le plus proche par l’Histoire (elle a fait partie de l’Empire russe depuis 1657), l’intensité des relations économiques, en particulier dans les régions industrielles de l’Est de l’Ukraine et enfin la culture (proximité linguistique-orthodoxie sauf dans la partie galicienne, catholique uniate, et tournée vers l’Europe Centrale, hier la Pologne, avant-hier l’Autriche-Hongrie).

    La Russie depuis 1991 a vu avec inquiétude l’inclusion des PECOs dans l’Union européenne et surtout l’extension de l’OTAN à l’Est, contrairement aux engagements pris en 1990 au moment de la réunification de l’Allemagne. La persistance à l’Ouest d’un schéma binaire Europe-Russie, alors que l’URSS avait disparu, a peu à peu réveillé en Russie un nationalisme obsidional qui a culminé au moment de la guerre du Kosovo et de son détachement de la Serbie (1999). C’est à ce moment là que le premier Président de la Russie, Boris Eltsine a appelé comme Premier ministre Vladimir Poutine. Celui-ci, élu Président en 2000, en 2004, puis réélu en 2012, après le mandat de D. Medvedev, s’est acquis une certaine popularité dans l’opinion publique russe en rétablissant l’ordre, la croissance économique (+7% par an dans la décennie 2000-2010) et en donnant le sentiment d’interrompre le déclassement stratégique de la Russie (deuxième guerre de Tchétchénie, conflit géorgien (2008), accord New Start avec les Etats-Unis (2010)).

    C’est peu dire que la Russie n’a pas vu d’un bon œil les « révolutions de couleur » soutenues par les Etats-Unis dans les pays qu’elle considère comme faisant partie de son « étranger proche », c’est-à-dire de sa zone d’influence traditionnelle. Les pays de la CEI sont ainsi devenus un enjeu entre l’Union européenne et la Russie avec, en arrière-plan, l’OTAN et les Etats-Unis, peu désireux d’atténuer les tensions.

    La réélection de Vladimir Poutine, en 2012, et l’effacement de M. Medvedev qui incarnait un certain « soft power » russe, mais dont l’image avait été atteinte par le « feu vert » qu’il avait donné, en 2011, à l’intervention de l’OTAN en Libye, ont ressuscité les tensions (affaire Magnitski - tentation russe d’idéologiser l’opposition entre un Occident hyperindividualiste et décadent et une Russie restée fidèle aux valeurs traditionnelles, à quoi répond un retour de russophobie dans les pays occidentaux).

    Ces remugles de guerre froide correspondent-ils à quelque chose de profond ?
    Pour ma part, j’en doute. En effet, les bases matérielles et idéologiques qui opposaient deux systèmes économiques et politiques et deux visions du monde incompatibles n’existent plus. L’URSS a disparu, ce dont nos médias en général tardent à s’aviser. La Russie est certes un vaste pays, grand comme trente quatre fois la France, mais son étendue même et la rigueur de son climat sont source d’innombrables difficultés. La démographie russe est stagnante. Avec 140 millions d’habitants, la Russie d’aujourd’hui est deux fois moins peuplée que l’URSS il y a vingt-deux ans. Sa population est au niveau de celle l’Empire tsariste en 1914. Le peuple russe est un grand peuple européen. 20% de sa population est de tradition musulmane (Tatars, Bachkirs de la Volga, Caucase du Nord, Sibérie méridionale) ou allogène (Sibérie du Nord, extrême Orient russe).

    Entre l’Europe et l’Asie la Fédération de Russie (plus de 80 « sujets » c’est-à-dire entités constitutives) est un gigantesque « Etat-tampon » entre l’Europe et l’Asie ; elle est à cet égard indispensable et incontournable, comme elle l’est également par sa qualité de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, par sa puissance nucléaire, par ses richesses énergétiques et par l’attrait de sa culture.

    Economiquement, le PNB russe se situe au 8ème rang mondial. La Russie réalise près de la moitié de son commerce extérieur avec l’Union européenne principalement l’Allemagne (total des échanges de 74 Milliards d’euros), l’Italie (30 milliards) et la France (23 milliards).

    Raisonnons en cinétique : dans quelques années (vers 2020), le PNB chinois aura rattrapé celui des Etats-Unis. Les capacités financières et budgétaires de la Chine vont égaler voire dépasser celles des Etats-Unis dans la prochaine décennie. Dans un XXIe siècle que structurera toujours plus la bipolarité sino-américaine, la place de l’Europe va continuer à rétrécir à tous points de vue, démographique (Europe : 20 % de la population mondiale en 1900, 7 % aujourd’hui, 4 % en 2050), mais aussi économique et budgétaire.

    Dans de nombreux domaines, l’Union européenne ne pèsera plus assez lourd en 2050 pour exister face à la concurrence des Etats-Unis, de la Chine, voire d’autres pays émergents, à supposer qu’elle le veuille. Or, quelles que soient les tentations « eurasiatiques » de la Russie, il faut se persuader que celle-ci est d’abord « d’Europe ». Sa culture est européenne. Les aspirations de son peuple la tournent vers l’Europe, à commencer par celles des classes moyennes nombreuses qui s’y développent rapidement et offrent un marché aux produits européens. Cela ne l’empêche pas de chercher des débouchés en Asie pour son gaz, mais c’est une autre affaire… Si nous raisonnons toujours en cinétique, nous serons amenés à constater que l’Europe occidentale et la Russie, si elles ne coopèrent pas dans l’avenir, seront amenées à « sortir du jeu » dans un monde dont le centre de gravité se sera définitivement fixé au milieu de ce siècle dans le Pacifique.

    On comprend que les néoconservateurs américains ne voient pas d’un bon œil le resserrement de la coopération entre les deux parties de l’Europe. Pourtant d’anciens secrétaires d’Etat comme MM. Kissinger ou Breszinski à la vue moins myope en viennent à admettre ce qu’ils appellent « une finlandisation » de l’Ukraine (terme qui évoque quand même la guerre froide). Sans doute dans leur esprit le « problème russe » n’a-t-il pas la même ampleur que le « problème chinois ».

    La crise ukrainienne : distorsions et erreurs
    Ce détour par la Russie permet de relativiser l’ampleur de la crise ukrainienne de 2014. Celle-ci traduit l’incapacité à penser ce que Georges Nivat appelle « la troisième Europe », après la première et la seconde, celles d’avant et d’après la chute du mur de Berlin. L’implosion de l’URSS a créé un « espace post-soviétique » voué pour l’essentiel après 1991 aux « thérapies de choc » libérales. Les Etats-Unis, à l’époque des Présidents Bill Clinton et George W. Bush ont encouragé les « révolutions de couleur ». Si la Russie, humiliée, a voulu reprendre la main dans son « étranger proche », on ne peut pas dire que l’Union européenne ait fait preuve de beaucoup de perspicacité dans le traitement du problème « post-soviétique ».

    La principale erreur a été de vouloir traiter séparément le partenariat stratégique avec la Russie et le partenariat oriental avec les autres membres de la CEI. Le partenariat stratégique avec la Russie se trouvait en 2012 dans l’impasse (libéralisation non achevée des visas – « troisième paquet énergétique » en panne, etc.) quand les premiers accords d’association avec l’Ukraine, la Moldavie, l’Arménie, etc. commencèrent à être finalisés.

    Certes la politique de l’Union européenne porte la marque d’impulsions contradictoires, provenant les unes des pays voisins (Pologne et pays baltes), les autres de l’Allemagne, de l’Italie et de la France, les pays anglo-saxons cultivant, à l’enseigne des « Droits de l’Homme », une idéologie non exempte d’une certaine russophobie. L’exportation des standards de la démocratie occidentale et d’une économie de marché concurrentielle ne pouvait que se heurter à la réalité des économies et des régimes post-soviétiques. La Russie elle-même s’efforçait de promouvoir une zone de libre-échange eurasiatique dont l’Ukraine était le gros morceau. Ces deux projets de « libéralisation » auraient pu confluer sur le papier. Dans la réalité, il n’en a rien été. Le bras de fer engagé avant le sommet de Vilnius (28 novembre 2013) entre le projet d’accord d’association porté par l’Union européenne et l’accord financier et gazier russo-ukrainien, a tourné à l’avantage de la Russie, le Président ukrainien Yanoukovitch ayant fait monter les enchères pour céder aux offres, plus alléchantes, il est vrai, de la Russie (15 milliards de prêts et forte réduction des prix du gaz russe). C’était sans compter sur les « tropismes européens » de l’Ukraine, pays composite et fragile, et le soulèvement de Maïdan, encouragé par maints dirigeants européens et américains. La destitution et la fuite du Président Yakounovitch aboutissaient à la formation d’un nouveau gouvernement ukrainien dont la Russie conteste la légitimité.

    L’annexion de la Crimée a été la réplique apportée par la Russie à ce processus évidemment inconstitutionnel. Cette réplique viole évidemment la convention de Budapest de 1994 enlevant à l’Ukraine ses armes nucléaires mais garantissant en retour ses frontières de l’époque. Il est vrai que celles-ci étaient récentes, le décret rattachant une Crimée, historiquement russe, à l’Ukraine résultant d’un caprice de Khrouchtchev, lui-même ukrainien et désireux de commémorer, à sa façon, le trois-centième anniversaire du rattachement de l’Ukraine à la Russie. Ce transfert, à l’époque soviétique, ne changeait rien à la réalité du pouvoir. Il ne donna lieu à aucun référendum qui eût permis de connaître l’avis des Criméens.

    Le viol de la légalité internationale était cependant caractérisé. Il n’est guère douteux non plus que les « forces locales d’autodéfense » qui ont pris le pouvoir en Crimée, devaient être fortement noyautées par des forces spéciales russes … La Russie allègue le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes reconnu par l’ONU. Mais la Charte des Nations Unies reconnaît d’abord le principe de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats. Dans l’idéal, une négociation aurait pu permettre de concilier ces deux principes. Dans les faits, il n’en a rien été. La Russie a opéré une simple « prise de gage », Peut-être craignait-elle la remise en cause par le nouveau gouvernement ukrainien du contrat de concession du port de Sébastopol à la Russie jusqu’en 2042.

    Si les dirigeants européens voulaient bien, de leur côté, procéder à cet « examen de conscience » auquel les bons pères forment les élèves qui leur sont confiés, ils devraient reconnaître que le comportement de maints de leurs dirigeants a frôlé l’ingérence. Rien non plus n’autorisait le Commissaire Olli Rehn à affirmer que le but de l’accord d’association était l’adhésion pure et simple de l’Ukraine à l’Union européenne. Le Conseil européen n’avait rien décidé de tel. Quant aux déclarations faites en pleine crise par le Secrétaire général de l’OTAN, M. Rasmussen, elles n’étaient pas adroites. Si corrompu qu’il soit, le Président Yanoukovitch n’en était pas moins un Président élu. A un processus évidemment inconstitutionnel mais largement interne à l’Ukraine, la Russie quant à elle a apporté une réponse qui viole le droit international et dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’a pas péché par excès de subtilité. Il n’est cependant guère douteux que si la population criméenne devait être à nouveau consultée, sous l’égide des Nations Unies, elle confirmerait son choix en faveur de la Russie.

    Depuis l’échange téléphonique Poutine-Obama suivi de la rencontre entre les deux ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis et de la Russie, fin mars 2014, il semble bien, au moment où j’écris (9 avril 2014), que la Russie n’ait pas l’intention de pousser en Ukraine l’avantage qu’elle a sur le terrain même si la situation dans les villes de l’Est ukrainien peut évidemment déraper. Au plan économique, la Russie aurait beaucoup à y perdre mais les pertes, pour l’Allemagne, l’Italie, la France et d’autres ne seraient pas nulles.

    Comment rendre possible la troisième Europe ?
    Le moment est donc venu, dans l’intérêt de l’Europe tout entière, d’engager une désescalade et de ne pas céder aux sirènes des partisans d’une nouvelle « guerre froide ». Celle-ci serait contraire à l’intérêt de la France et de l’Europe tout entière. Les conditions dans lesquelles se dérouleront les élections prévues le 25 mai en Ukraine devraient permettre d’amorcer le retour à la légitimité démocratique. Leur liberté et leur transparence doivent être assurées. Ce sont ces garanties qu’il faut réunir.

    La fédéralisation à tout le moins ou une décentralisation poussée de l’Ukraine ne doit pas être un tabou. La seule vraie question est celle des compétences de l’Etat ukrainien et donc aussi celles des régions. La création, à brève échéance, d’une Commission impliquant les régions et visant à préparer cette transformation de l’organisation interne de l’Ukraine permettrait de détendre l’atmosphère. La garantie internationale de la neutralité de l’Ukraine entre les pays de l’OTAN et la Russie serait de bon sens. La Russie n’a ni les moyens ni la volonté d’une guerre avec l’OTAN et celle-ci n’a pas vocation à s’étendre plus à l’Est. A plus long terme, la libéralisation des échanges doit se faire progressivement de Brest à Vladivostok. Ce processus, inscrit dans les traités, doit se réaliser par étapes. La Russie fait aujourd’hui partie de l’OMC. Il n’y a aucune bonne raison de traiter séparément l’Ukraine et la Russie. L’intérêt bien compris de l’Europe n’est pas, encore une fois, de ranimer les brandons de la guerre froide.

    La crise ukrainienne de 2014 illustre surtout l’incapacité de penser le problème européen dans son ensemble, à l’échelle de la grande Europe, jadis évoquée par le général de Gaulle, celui d’une Europe vraiment européenne, qui ne recréerait pas en son sein la frontière qui séparait jadis l’Empire byzantin de l’Empire romain d’Occident. Dans l’immédiat, l’Union européenne et la Russie feraient bien de se concerter, sous l’égide du FMI, pour stabiliser l’Ukraine dont l’économie est au bord de la banqueroute. La guerre du gaz évoquée par les médias n’a pas de sens. Le gaz ne coulera pas d’Ouest en Est, pas plus que l’eau des fleuves ne remonte à sa source. Mais on peut attendre que dans l’intérêt européen commun, la Russie accorde un rabais sur le prix du gaz qu’elle vend à l’Ukraine. En ce sens, la crise ukrainienne de 2014 est bien une « crise européenne », celle de la « troisième Europe » qu’il nous faut aujourd’hui surmonter si nous voulons qu’à l’avenir notre continent cesse d’être un objet et redevienne un sujet des relations internationales.

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  • Le PDG des éditions Axel Springer Mathias Döpfner publie une lettre ouverte à Eric Schmidt et l’apôtre de la technologie de rupture Jeff Jarvix lui fait la morale.

    Mathias Döpfner : Warum wir Google fürchten
    http://www.faz.net/aktuell/feuilleton/medien/mathias-doepfner-warum-wir-google-fuerchten-12897463.html?printPagedArticle=tru

    Offener Brief an Eric Schmidt Warum wir Google fürchten

    16.04.2014 · Zum ersten Mal bekennt hier ein deutscher Manager die totale Abhängigkeit seines Unternehmens von Google. Was heute die Verlage erleben, ist ein Vorbote: Bald gehören wir alle Google. Ein Offener Brief an Eric Schmidt.

    A German business model
    April 16, 2014 by Jeff Jarvis
    http://buzzmachine.com/2014/04/16/german-business-model

    The essence of that business model, as practiced especially by German and sometimes French legacy publishers, is to stomp their feet like pouty kindergartners missing a turn at kickball, whining “that’s not fair” and yelling that everything wrong on this playground is the fault of another kid, then running to hide behind the skirt of the teacher. That is what Döpfner does here, demonizing Google (and Mark Zuckerberg while he’s at it) for numerous perceived sins I’ll explore below and — here’s the real agenda — demanding that the European Commission rescue the dinosaurs (his word) with regulation.

    Au fond Google et Axel Springer se disputent la place de celui qui profite au maximum de nous.

    #disruption #allemagne


  • Sur le web, on s’emballe pour le vieil art de la typographie
    http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-sur-le-web-on-s-emballe-pour-

    Dates/Horaires de Diffusion : 18 Avril, 2014 - 08:45 - 08:50

     Parfois, pour qui n’a pas les codes, la culture geek recèle quelques mystères. Ainsi une nouvelle qui a fait la semaine dernière le tour des réseaux, qui a suscité maintes discussions et qui pourrait paraître assez secondaire aux yeux et oreilles des profanes. Cette nouvelle, c’est la sortie d’une nouvelle police de caractère, le «  comic neue  ». Le premier étonnement, c’est que ...

    date de remontée fiction : Vendredi 18 Avril (...)

    #Information #Innovation #Internet #Technique #Direct