Revues SHS et Libre Accès
http://openaccess.inist.fr/?Revues-SHS-et-Libre-Acces
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Read/Write Book 2 - Pierre Mounier (dir.) - OpenEdition Press
http://press.openedition.org/226
Qu’est-ce que les #humanités_numériques ?
http://press.openedition.org/docannexe/file/239/readwritebook2-small350.jpg
Apparue en 2006, l’expression connaît depuis un véritable succès. Mais au-delà du slogan à la mode, quelle est la réalité des pratiques qu’il désigne ? Si tout le monde s’accorde sur une définition minimale à l’intersection des technologies numériques et des sciences humaines et sociales, les vues divergent lorsqu’on entre dans le vif du sujet. Les humanités numériques représentent-elles une véritable révolution des pratiques de recherche et des paradigmes intellectuels qui les fondent ou, plus simplement, une optimisation des méthodes existantes ? Constituent-elles un champ suffisamment structuré pour justifier une réforme des modes de financement de la recherche, des cursus de formation, des critères d’évaluation ? L’archive numérique offre-t-elle à la recherche suffisamment de garanties ? Quelle place la recherche « dirigée par les données » laisse-t-elle à l’interprétation ? Telles sont quelques-unes des questions abordées par ce deuxième opus de la collection « Read/Write Book ».
Tous les chapitres/articles du #livre sont dispo en ligne #digital_humanities
THATCamp Paris 2012
Non-actes de la non-conférence des humanités numériques
http://editionsmsh.revues.org/278
http://editionsmsh.revues.org/docannexe/file/409/tcp_couv-small350.jpg
Le diplomate de la Terre - La Vie des idées
http://www.laviedesidees.fr/Le-diplomate-de-la-Terre.html
Quelle place sur Terre pour les Modernes ? À l’occasion de la sortie de son Enquête sur les modes d’existence. Une anthropologie des Modernes, Bruno Latour s’entretient avec Arnaud Esquerre et Jeanne Lazarus sur la genèse et le dispositif de son ouvrage magistral qui, à partir de l’ensemble de ses précédents travaux, enquête sur quinze modes d’existence possibles qui permettraient aux Modernes de repenser leur place sur la Terre.
Ensuite j’ai été poussé par le fait stupéfiant du peu de pensées qui se sont développées sur les techniques, ce qui est quand même quelque chose d’incroyable quand on pense à la place des techniques dans l’histoire occidentale et l’importance que ça a maintenant dans les questions écologiques. Le peu de pensée sur l’activité technique, les auteurs qu’on cite sur les doigts d’une main, ça m’a beaucoup troublé . Et pourtant, il y a un type de véridiction technique qui est vraiment très différente des sciences. Alors quand je suis arrivé dans le droit, j’y ai détecté le même type de clef d’interprétation différente encore des trois autres, et ainsi de suite...
Ma question est de savoir si l’on peut entretenir un pluralisme ontologique — c’est le grand sujet de Souriau aussi — qui permette de compter au-delà de 3 ?
#data
La deuxième partie, celle à laquelle vous faites allusion, c’est d’avoir suffisamment intéressé de gens à la lecture pour qu’ils aient envie d’aller mettre le nez cette fois-ci dans les données. Soit pour ajouter des données quand moi je pose une question en disant : « Là, il y a vraiment un croisement passionnant, je n’ai pas d’enquête, je n’ai pas de terrain ou j’ai un mauvais terrain et des mauvais exemples, est-ce que vous, vous en avez des meilleurs ? » Et que certains puissent dire : « Oui, oui, moi j’ai un excellent film, une excellente vidéo, une alternative et je vais la mettre dans le site ». [...] Ça, c’est la deuxième couche, celle de la contribution critique, avec le problème d’éviter la blogosphère et toutes les mauvaises habitudes du commentaire idiot, anonyme et sans exigence de justification ou de preuve, ce qui suppose un système de monitoring assez sérieux, parce qu’on veut que les gens ne commentent pas librement mais commentent en fonction des questions qu’ils ont posées.
Notre but, c’est plutôt aller chercher dans le multimédia la capacité de faire des mouvements de pensée et pas simplement de l’illustration ou d’ajouter du bruit au bruit infini du web. Donc c’est en fait retourner complètement les méthodes du numérique . Celles-ci sont très bonnes pour établir des connexions indéfinies mais où il n’y a pas de pensée particulière, sauf le fait que ça fait clic clic clic. Mais nous nous voulons l’utiliser pour créer une atmosphère de méditation . C’est un site protégé, on rentre dedans en s’inscrivant . Nous voulons par le design utiliser le numérique pour reconstituer des techniques d’écriture et de pensée, pas seulement de navigation. Seulement en nous rappelant que tout ce que nous appelons « techniques de pensée », nous l’avons appris d’une technique particulière qui est le livre papier mais que ces techniques ne sont pas attachées définitivement à cette technique. Le livre est une technique particulière. C’est plutôt le montage de la comparaison entre les deux qui nous intéresse vraiment.
Mais évidemment c’est un projet à très haut risque, on va le rater 9 fois sur 10. C’est comme de faire une exposition, j’ai l’expérience, c’est affreusement difficile et ça rate souvent, c’est très difficile à faire. C’est vraiment l’enjeu du point de vue des « #humanités_numériques ». C’est d’ aller chercher dans le numérique la capacité de retrouver des équivalents de ce qu’on appelle un paragraphe, un argument, une idée, une contradiction, un accord. Le web n’est pas fait pour argumenter, il est fait pour naviguer. On ne sait pas ce que ça veut dire un web qui argumente, contre-argumente . On doit pouvoir sortir du commentaire anonyme et sans argumentation qui détériore considérablement — comme tout le monde en est d’accord —, les habitudes de pensée et de parole. Là il y a un enjeu qui nous intéresse beaucoup pour l’avenir des humanités mais je reconnais qu’il est très difficile.
Il faudrait surtout qu’il connaisse du Web autre chose que YouTube et hardware.fr... Même si Sa Suffisance ne l’a pas encore remarqué, des espaces sur le Web où il y a discussion, argumentation et production de contenu, il y en a des tas.
Ouais. Je sais pas quoi penser de lui @stephane, j’ai pas lu assez encore ;
http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/09/21/qui-a-peur-de-bruno-latour_1763066_3260.html
Lexique
Symétrie Principe exigeant d’abord de traiter de la même manière les succès scientifiques (les vérités établies) et les échecs (les théories réfutées), puis de traiter identiquement les humains et les non-humains.
Acteur-réseau Au lieu de sujets (humains) et d’objets (non-humains), imaginer des acteurs qui peuvent être également humains ou non humains et qui coopèrent pour se faire exister réciproquement. Le concept de réseau désigne une liaison entre des choses hétérogènes et permet de traiter de la même manière la relation que j’ai avec la chaise et celle que j’ai avec l’ami assis en face de moi.
Modernes Sont modernes ceux qui croient à la différence entre d’un côté le social, exclusivement humain, et la nature, forcément non humaine. Les modernes croient à la fois inventer entièrement le monde humain et découvrir un monde non humain intouché. La crise écologique les oblige à reconnaître qu’ils produisent effectivement la réalité dans laquelle ils vivent...
En fait ce qui est étrange, c’est que tout en se justifiant d’une démarche non académique, non dialectique ternaire etc. la personnalisation du projet reproduit les mêmes effets de concentration/déperdition de l’institution ; et semble ainsi ignorer ce qui se fait/se pratique/se réfléchit déjà en d’autres lieux ; son projet est autoritaire si j’en crois la définition par les liens du #tcp2012
Une autorité est un noeud avec bcp de liens entrants. Un hub est un noeud avec bcp de liens sortants.
https://twitter.com/piotrr70/status/250177018099007488
Depuis janvier, les chercheurs en rébellion ouverte contre leurs éditeurs
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4938
Le dernier coup de boutoir à la suprématie des éditeurs est venu du gouvernement britannique, qui a fini par se rendre compte qu’il était aberrant de financer des recherches avec l’argent public et de devoir ensuite payer de nouveau, via les bibliothèques, pour avoir accès à ces recherches. Le ministre de l’enseignement et de la recherche, David Willetts, a déclaré à l’Assemblée annuelle des éditeurs que le public a “besoin d’avoir beaucoup plus de documents de recherche disponibles gratuitement”. “Le gouvernement considère que les recherches financées par des fonds publics doivent être accessibles”, a-t-il ajouté.
C’est ici qu’entre en scène Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia. Willetts a fait appel à lui pour mettre en place un portail gratuit d’accès à tous les articles de recherches financées par des fonds publics. Et même aux données associées à ces recherches. Le projet s’appelle “Gateway to Research project”.
#wikipedia vs #elsevier ; même tendance côté SHS
Vers des médias numériques en sciences humaines et sociales
►http://homo-numericus.net/spip.php?article308
Si les SHS veulent pleinement jouer leur rôle dans l’interprétation et la compréhension de notre société, elles ne peuvent pas se permettre de le faire seulement dans le confort et l’isolement des murs de l’université. Elles ont intérêt à se doter de leur propre force de projection des idées, c’est-à-dire de leur propre média, au sens noble du terme de passeur entre deux mondes. En effet, la naissance du Web et son développement prodigieux constituent une opportunité historique et crédible pour un tel projet. Par provocation, mais également par conviction, je considèrerai Wikipédia comme un exemple et comme un levier permettant l’émergence de véritables contre-propositions médiatiques de la part des SHS. Celles-ci doivent se doter d’une stratégie particulièrement efficace pour ne pas rester à l’état de déclarations d’intentions ou d’initiatives isolées. Elles devront notamment s’appuyer sur le principe du libre accès aux résultats de la recherche, dans la droite ligne des déclarations de Budapest http://www.soros.org/openaccess et de Berlinhttp://oa.mpg.de/lang/en-uk/berlin-prozess/berliner-erklarung
Twitter humeurs -
Moods on #Twitter Follow Biological Rhythms, Study Finds - NYTimes.com
http://www.nytimes.com/2011/09/30/science/30twitter.html?_r=1&nl=todaysheadlines&emc=globaleua26
Comment ?! nous serions de meilleure humeur le matin, le soir et les we ?
This is a significant finding because one explanation out there for the pattern was just that people hate going to work,” Mr. Golder said. “But if that were the case, the pattern should be different on the weekends, and it’s not. That suggests that something more fundamental is driving this — that it’s due to biological or circadian factors.
Mais les facteurs biologiques sont peut-être eux-même déterminés par des facteurs sociaux
http://www.npr.org/2011/09/29/140927259/twitter-data-reveal-the-mood-of-the-planet
While the results might not be terribly surprising, they point to a new “social media” wave in academic research.
Que sont les digital humanities ?
Antonio Casilli (@bodyspacesoc sur twitter) m’oriente vers Patrick Svensson’s The Landscape of Digital Humanities (Digital Humanities Quarterly, 2010) http://digitalhumanities.org/dhq/vol/4/1/000080/000080.html
ainsi que vers son séminaire EHESS du 20 novembre 2009 : Digital scholarship : un nouvel horizon pour la recherche transdisciplinaire ? http://www.bodyspacesociety.eu/wp-content/uploads/2009/11/DigitalScholarshipBSS.pdf
Le manifeste des Digital Humanities
http://tcp.hypotheses.org/318
A Companion to Digital Humanities
http://www.digitalhumanities.org/companion
A Companion to Digital Humanities , ed. Susan Schreibman, Ray Siemens, John Unsworth. Oxford : Blackwell, 2004
This collection marks a turning point in the field of digital humanities: for the first time, a wide range of theorists and practitioners, those who have been active in the field for decades, and those recently involved, disciplinary experts, computer scientists, and library and information studies specialists, have been brought together to consider digital humanities as a discipline in its own right, as well as to reflect on how it relates to areas of traditional humanities scholarship [...]
Ultimately, in computer-assisted analysis of large amounts of material that has been encoded and processed according to a rigorous, well thought-out system of knowledge representation, one is afforded opportunities for perceiving and analyzing patterns, conjunctions, connections, and absences that a human being, unaided by the computer, would not be likely to find.
The process that one goes through in order to develop, apply, and compute these knowledge representations is unlike anything that humanities scholars, outside of philosophy, have ever been required to do. This method, or perhaps we should call it a heuristic, discovers a new horizon for humanities scholarship, a paradigm as powerful as any that has arisen in any humanities discipline in the past – and, indeed, maybe more powerful, because the rigor it requires will bring to our attention undocumented features of our own ideation. Coupled with enormous storage capacity and computational power, this heuristic presents us with patterns and connections in the human record that we would never otherwise have found or examined.
Pas du tout convaincu par cet article, qui me semble mélanger constitution possible d’un champ (« digital humanities ») et utilisation des outils numériques par des champs constitués (ici la sociologie, les études cinématographiques), mais bon, il y a quelques liens, et la question reste posée
Qu’apportent les digital humanities ? Quelques exemples (1/2) http://www.homo-numericus.net/spip.php?breve1011
La liste des projets soutenus par Google en dit déjà plus
http://googleblog.blogspot.com/2010/07/our-commitment-to-digital-humanities.html
Here are a few examples of inquiries that benefit from a computational approach. Shouldn’t we be able to characterize Victorian society by quantifying shifts in vocabulary—not just of a few leading writers, but of every book written during the era? Shouldn’t it be easy to locate electronic copies of the English and Latin editions of Hobbes’ Leviathan, compare them and annotate the differences? Shouldn’t a Spanish reader be able to locate every Spanish translation of “The Iliad”? Shouldn’t there be an electronic dictionary and grammar for the Yao language?
Homo Numericus : Qu’apportent les digital humanities ? Quelques exemples (2/2)
http://www.homo-numericus.net/spip.php?page=breve&id_breve=1012
De ce point de vue, elles ne peuvent être considérées comme une sorte de luxe optionnel pour les sciences humaines et sociales, car ces disciplines sont contraintes d’entrer dans le même mouvement que celui qui affecte l’ensemble de la société.