Le truc, c’est que quand tu commences ta vie sexuelle, le gynéco te file la pilule et c’est tout. Tu ne connais que ça, on ne te parle que de ça, comme si c’était un synonyme de contraception. Quand aux avertissements quant aux effets secondaires, ça se résume à : « faut pas fumer avec la pilule, sinon, faut pas vous plaindre ».
La pilule, c’est le médoc auquel tu dois tout le temps penser, quand il faut le prendre, quand il faut l’arrêter, ne pas être en rupture de stock, prévoir avant de bouger, voyager, toujours sur soi, comme si ta vie en dépendait alors que justement, on n’est pas malade.
En plus ça coûte cher (comprendre ça rapporte un max aux labos) et ça rend très dépendante du toubib.
Le DIU, faut le demander, sinon, on ne te le propose jamais et je ne parle même pas des nanas qui n’ont jamais eu de gosses. Tu le fais poser, un anti-inflammatoire pour que ça ne fasse pas mal ensuite (mais y a encore des toubibs qui ne te filent rien et te laisse souffrir pour rien, ça coûte que dalle et surtout, après... tu l’oublies !
Tu peux te casser au bout du monde, tu peux te faire enlever (ce qui n’est pas souhaitable, mais bon), une guerre nucléaire peut ravager toutes les pharmacies de la terre, tu es à l’abri d’une grossesse pendant 10 ans. Et surtout, tu l’oublies, putain !