• « la dialectique peut-elle casser des briques ? »
    Un film (1973) de #René_Viénet
    https://www.youtube.com/watch?v=Anr2d_Tuakg

    http://fr.wikipedia.org/wiki/La_dialectique_peut-elle_casser_des_briques_%3F

    La dialectique peut-elle casser des briques est un film se rattachant au mouvement situationniste initié entre autres par Guy Debord. Il s’agit du détournement d’un film de kung-fu chinois (唐手跆拳道, 1972) dans lequel des pratiquants de taekwondo coréens s’opposent à des oppresseurs japonais. Le détournement cinématographique est une pratique visant à récupérer un film déjà réalisé et commercialisé en changeant le discours des personnages (post-doublage). Le dialogue original est remplacé par un autre dialogue, généralement à portée humoristique.
    Le scénario détourné relate comment des prolétaires tentent de venir à bout de bureaucrates violents et corrompus grâce à la dialectique et à la subjectivité radicale. La violence est finalement choisie du fait de l’incapacité des bureaucrates à suivre un argument logique.
    Le dialogue contient de nombreuses allusions à des révolutionnaires anticapitalistes (#Marx, #Bakounine, #Wilhelm_Reich), et évoque au passage des thèmes contemporains : conflits syndicaux, égalité des sexes, mai 68, gauche française et les situationnistes eux-mêmes

    #Détournement #Cinéma #Film #Dialectique #Anarchisme #Prolétariat #Bureaucratie #Communisme #Marxisme #Capitalisme #Domination #Luttes #Debord #Situationnisme #Situationnistes #Humour #Vidéo


  • Theodor W. Adorno et « l’industrie culturelle ».
    Une analyse d’une actualité stupéfiante !
    https://www.youtube.com/watch?v=DAyNnXV2WLs

    http://la-philosophie.com/adorno-horkheimer-industrie-culturelle

    La Théorie Critique et les médias

    La charge menée contre les médias est en effet lourde : ils leur reprochent de faire du public un “jouet passif”, réduit à opiner, à absorber toute la matière qu’on lui présente. Les médias transformeraient les citoyens en consommateurs abêtis, objectivés, #déshumanisés. Le #spectateur serait une sorte d’homme générique, comme l’était l’ouvrier aliéné chez #Marx, dont l’unité de condition consiste dans le fait qu’il a perdu toute fonction, et même toute capacité critique. Sa #conscience devient à l’ère des mass media une machine qui effectuent des « opérations standardisées ». Le schématisme de l’entendement aurait disparu : les médiations entre les catégories et les phénomènes ne sont plus du ressort du sujet, mais de la « conscience des équipes de production » qui tracent pour les consommateurs, à leur place, les cadres leur permettant de saisir le réel. Même le moi au cœur de l’identité, qui se construit d’abord au sein de sphère d’intimité, est gangrenée par l’univers médiatique, ne serait plus qu’un « un produit breveté déterminé par la société », il se conforme à être ce que l’industrie culturelle lui impose. L’individu est intégré de force au système, il devient un maillon, une pièce d’une immense machine qu’il ne contrôle pas, il n’est plus qu’un « appareil ».

    Pour ces deux penseurs, les médias sont la chute de l’homme moderne, la défaite du sujet pensant. Les médias semblent, selon eux, achever le mouvement d’ « autodestruction de la raison » prenant sa source chez les Lumières. Contre #Kant, ils estiment que ce n’est pas le sujet qui est devenu majeur, mais c’est la domination qui est devenue adulte. Et cette défaite de la pensée est d’autant plus grande qu’elle semble, si l’on suit leur diagnostic, sans chance de rémission puisque « l’attachement funeste du peuple pour le mal qu’on lui fait va même au-devant de l’astuce des autorités ».

    Présentation du livre coécrit avec le philosophe et sociologue allemand #Max_Horkheimer « la #dialectique de la raison » ou est développé le système d’industrie culturelle.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Dialectique_de_la_Raison

    Selon le livre, le monde entier est structuré par l’industrie culturelle (la culture de masse), laquelle est un système formé par le film, la radio, la presse écrite. L’industrie culturelle tend non pas à l’émancipation ou à la libération de l’individu, mais au contraire à une uniformisation de ses modes de vie et à la domination d’une logique économique et d’un pouvoir autoritaire. C’est en cela que l’industrie culturelle participe d’une anti-Aufklärung. Le phénomène ne concerne pas seulement les pays totalitaires, mais également les autres pays, à commencer par les sociétés libérales.
    Il y a une unité de la civilisation de masse, qui est dirigée d’en haut par un pouvoir économique qui dépasse celui de l’industrie culturelle et exerce sur elle son emprise. Il n’y a pas de différence de nature entre la propagande et l’industrie culturelle : la technique est la même. Le consommateur est considéré seulement comme client et comme employé, soit comme matériel statistique (comme un moyen et non comme une fin).
    La « culture » propagée par l’industrie culturelle n’est pas quelque chose d’extérieur à l’existence de l’individu. Elle semble concerner uniquement ce qui relève du loisir ou du divertissement, mais c’est là qu’elle exerce en réalité son emprise la plus forte. On croit échapper dans le divertissement au processus de travail, mais en réalité, c’est dans le divertissement que l’individu est préparé et discipliné par l’industrie culturelle pour l’affronter. Les carrières des professions libérales sont déterminées par l’appartenance à la "culture" plus encore que par les savoirs techniques, car c’est dans la "culture" que se manifeste l’allégeance au pouvoir et à la hiérarchie sociale. S’amuser, c’est donc être en accord avec la société.
    Le système de l’industrie culturelle marginalise, au contraire, ceux qui refusent cette uniformisation. Le pauvre est l’exclu par excellence du système. Bien que l’art se trouve également en dehors du système a priori, il n’échappe pas en fait à la logique de l’industrie culturelle, et se reconnaît même en elle comme un objet de consommation. En réalité, les individus sont imprégnés jusque dans leur langage, dans leurs gestes, dans leurs émotions les plus intimes par le pouvoir de l’industrie culturelle. Les consommateurs sont contraints de devenir non des sujets mais des produits.

    #Adorno #Philosophie #Sociologie #Politique #libéralisme #Critique #Médias #idéologie #Culture #Civilisation #Industrie #Arts #Littérature #Divertissement #Consommateur #Standardisation #Domination #Ordre #Esthétique #Ecole_de_Francfort #Audio #Livre


  • #Jacques_Rancière : « La démocratie est née d’une limitation du pouvoir de la propriété »
    http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article1494

    Quelle place tient la critique de la propriété dans votre théorie de la démocratie ?

    Jacques Rancière : La démocratie est née historiquement comme une limite mise au pouvoir de la propriété. C’est le sens des grandes réformes qui ont institué la démocratie dans la Grèce antique : la réforme de Clisthène qui, au VIe siècle av. J.-C., a institué la communauté politique sur la base d’une redistribution territoriale abstraite qui cassait le pouvoir local des riches propriétaires ; la réforme de Solon interdisant l’esclavage pour dettes.

    Le principe démocratique, c’est l’affirmation d’un pouvoir de tous et toutes, d’un pouvoir des êtres humains « sans qualités » venant contrarier le jeu normal de la distribution des pouvoirs entre les puissances sociales incarnant un titre à gouverner : la naissance, la richesse, la science, etc. La démocratie est donc liée à une limitation du pouvoir de la propriété. Et il est clair que la démocratie est vivante là où elle est capable d’exercer cette limitation. Cela dit, il est également clair que l’idée démocratique ne porte pas en elle-même le principe et les moyens d’une suppression de la propriété. C’est pourquoi elle a été accusée d’être son simple alibi formel, et la « démocratie réelle » a été identifiée à la possession collective des moyens de production. On sait quel a été le destin de la « démocratie réelle » pratiquée dans les Etats soviétiques. Même pour ceux et celles qui n’ont jamais identifié contrôle collectif et dictature d’un « parti de classe », le contre-exemple de la dictature soviétique rend plus difficile de concevoir, dans le contexte d’une économie mondialisée, la forme que pourrait prendre un contrôle collectif sur les moyens de production et d’échange. Cela nous rend relativement démunis au moment où le pouvoir économique atteint les formes les plus radicales de son illimitation, où il s’identifie toujours plus au pouvoir des États et des grandes organisations interétatiques qui est, plus que jamais aussi, un pouvoir anti-politique, un appareil destiné à confisquer et à détruire la capacité collective. La critique de la propriété passe d’abord aujourd’hui par la lutte contre cette illimitation et cette fusion.

    Extrait de "la haine de la démocratie" paru aux éditions #La_Fabrique

    Les démocraties libérales ont un rapport ambigu vis-à-vis de la notion de démocratie. D’un côté, la démocratie est une notion revendiquée. Mais il s’agit d’un usage idéologique de cette notion dans la mesure où aucun régime ne peut être en réalité une démocratie. D’un autre côté, la notion de démocratie est critiquée. Ce qui est critiqué, c’est l’anarchie démocratique, c’est à dire justement le fait que personne ne soit fondé à avoir plus de compétence qu’un autre en matière politique. Par conséquent, la haine de la démocratie est en réalité une haine de l’égalité.

    Si nous ne vivons pas dans des démocraties et si la démocratie est anarchique, qu’est ce qu’alors une réelle démocratie ? Elle ne peut s’incarner dans aucune forme politico-juridique. Par conséquent, le régime représentatif, les élections au suffrage universel ne caractérisent pas la démocratie en soi. D’ailleurs, on le voit bien dans notre société puisque ces instruments peuvent être utilisés à leurs profits par les régimes oligarchiques.

    Il existe certes des règles qui permettent de rendre plus démocratique le système représentatif : « mandats électoraux courts, non cumulables, non renouvelables ; monopole des représentants du peuple sur l’élaboration des lois ; interdiction au fonctionnaire du peuple d’être représentant du peuple […] » (p.80). Mais rendre un régime plus démocratique ne signifie pas qu’il incarne en soi la démocratie.

    #Démocratie #République #Propriété #Sciences #Marxisme #Politique #Philosophie #Classes #Pouvoir #Etat #Domination #Capitalisme #Socialisme #Anarchisme #Bakounine #Livre


  • « Des tablettes offertes aux locataires des #HLM de Cergy »
    http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/des-tablettes-offertes-aux-locataires-des-hlm-de-cergy-16-06-2013-2900349

    Ils seront parmi les premiers en #Ile-de-France à bénéficier de #tablettes numériques, fixées au mur de leur appartement, à côté de l’interphone. Hier, les locataires de 52 logements sociaux qui seront livrés le mois prochain, dans le quartier reconstruit de la Croix Petit à Cergy, ont pu découvrir le fonctionnement de ce qui leur permettra de faire des économies.
    Ces écrans leur donneront les #consommations d’eau chaude et froide, d’électricité de leur appartement, comparées à l’ensemble de la résidence.

    On peut supposer que les heureux locataires ne seront pas les seuls à bénéficier de ces informations, et que cela préfigure une splendide centralisation de leurs données de consommation d’#énergie et par conséquent de leurs habitudes. Beau retournement : faire passer comme un #progrès-qu'on-n'arrête-pas (qui plus est généreusement octroyé aux #pauvres) ce qui a pu faire l’objet de virulentes protestations lorsque c’était présenté, par exemple, sous la forme d’un #compteur_intelligent (#Linky® by #EDF®), grand facilitateur d’économies aussi, et accessoirement mémorisateur des heures de douche ou du nombre de tartines passées dans le grille-pain.

    Reste à savoir si une étape ultérieure prévoit, comme dans toute entreprise benchmarkophile qui se respecte, un tableau d’honneur dans le hall du HLM, félicitant #Monsieur_Michu d’être un excellent citoyen énergétique, et encourageant #Madame_Nobody à mieux organiser ses cycles de lessives.

    Pour mémoire : « Pourquoi refuser l’installation de Linky » (par @rebellyon)
    http://rebellyon.info/Pourquoi-refuser-l-installation-de.html

    #domotique #technologie #benchmarking


  • Jacques Lacan, donna une conférence à l’université catholique de Louvain, le 13 octobre 1973. Il va s’ensuivre un événement politique, comme seul l’époque en connaissait. Un jeune étudiant va intervenir pour interrompre la conférence pour se substituer, au discours de Lacan et le retourner contre son propre langage en lui démontrant qu’il incarne et représente, le symbole d’une société bourgeoise, qui finalement ne s’intéresse qu’à une chose : établir l’ordre du discours qui maintient « les pères au pouvoir » ce à quoi répond Lacan : « c’est l’amour qui vous prêche ! »
    La messe est dite.
    https://www.youtube.com/watch?v=GTT8rpS8jhM

    Retranscription complète de l’échange entre le « non-dupe-ére » et le « maître »
    http://www.valas.fr/Jacques-Lacan-Conference-a-Louvain-le-13-octobre-1972,013

    X – Vous allez me brutaliser, mais je m’exprime à ma façon comme ce monsieur. Est-ce que vous me comprenez ?

    LACAN – Oui, je vous comprends.

    X – Voulez-vous jouer avec moi ?

    LACAN – Oui, tout à l’heure, vous voulez ?

    X – Mais n’avez-vous pas encore assez de ce monologue, non ?

    LACAN – Oui, ça c’est vrai !

    X – Est-ce que vous ne vous rendez pas compte que le public auquel vous vous adressez est par définition même le plus médiocre et le plus méprisable auquel on peut s’adresser, le public étudiant ?

    LACAN – Vous croyez ?

    X – Oui. Vous n’avez pas encore compris que historiquement il est temps maintenant de se rassembler pour autre chose que pour écouter quelqu’un qui parle de quelque chose qui l’intéresse. Au fond, moi, je viens parler maintenant de quelque chose qui m’intéresse, c’est-à-dire les gâteaux.

    PUBLIC – Laissez-le parler.

    X – Pardon. Qui m’invite ? Je m’invite au fond. La petite lubie de ce monsieur est de s’interroger sur le langage, et la mienne est de construire des petits châteaux avec de la pâtisserie (rires). Alors je voudrais encore ajouter que j’interviens au moment où j’ai envie d’intervenir, et que, disons que l’ensemble, ce qui jusqu’il y a environ 50 ans pouvait être appelé culture, c’est-à-dire, expression de gens qui dans un canal parcellaire, exprimaient ce qu’ils pouvaient ressentir, ne peut plus et est maintenant un mensonge, et ne peut plus être appelé que spectacle, et est au fond la toile de fond qui relie au fond, et qui sert de liaison entre toutes les activités personnelles aliénées. Au fond, si maintenant les gens qui sont (17a)ici se rassemblent à partir d’eux-mêmes, et authentiquement veulent communiquer, ce sera une toute autre base et avec une toute autre perspective ; il est évident que ce n’est pas une chose qu’il faut attendre des étudiants qui sont par définition, ceux qui d’un côté s’apprêtent à devenir le cadre du système avec toutes leurs justifications, et qui sont précisément le public qui, avec sa mauvaise conscience, va se repaître précisément des résidus des avant-gardes et du spectacle en décomposition. C’est pour ça que je choisis précisément ce moment pour m’amuser, quoi, parce que si je vois par exemple, des types qui s’expriment authentiquement quelque part, je vais précisément venir les ennuyer, mais j’ai choisi précisément ce moment-ci quoi !

    LACAN – Oui, vous ne voulez pas que j’essaye d’expliquer la suite ?

    X – Quelle suite ? Par rapport à ce que je viens de dire ? J’aimerais bien que vous me répondiez.

    LACAN – Mais oui, bien cher, mais je vais vous répondre. Mettez-vous là, je m’en vais vous répondre. Restez tranquille là où vous étiez. Peut-être que j’ai quelque chose à vous raconter pourquoi pas ?

    X – Vous voulez que je m’assieds ?

    LACAN – Oui c’est ça c’est une très bonne idée… Bon alors, nous en étions arrivés au langage, si vous vous êtes là comme ça exprimé devant ce public, qui en effet est tout prêt à entendre des déclarations insurrectionnelles, mais qu’est-ce que vous voulez faire ?

    X – Où je veux en venir ?

    LACAN – Oui voilà.

    X – C’est la question au fond que les parents, les curés, les idéologues, les bureaucrates et les flics, posent généralement aux gens comme moi, qui se multiplient quoi !, je peux vous répondre, je peux faire une chose, c’est la révolution.

    LACAN – Oui.

    X – Vous voyez et, bon il est clair, au moment où nous en sommes pour le moment, une de nos cibles préférées, ce sont ces moments précis où des gens comme vous, qui sont en train de venir, au fond, apporter à tous ces gens qui sont là, la justification de la misère quotidienne, au fond, c’est ça que vous faites vous !

    LACAN – Oh pas du tout ! (rires).

    X – Oui.

    LACAN – Il faut d’abord la leur montrer, leur misère quotidienne.

    X – Mais c’est justement ce que je voudrais ajouter, c’est qu’on est justement au moment où on n’a plus besoin de spécialistes qui doivent le montrer. Il est clair, que suffisamment de gens, et ça se manifeste pour le moment, la décomposition se manifeste à l’échelle planétaire avec suffisamment de force, pour qu’on voie qu’il règne pour le moment, un malaise, je veux bien concéder cette parenthèse…

    LACAN – Un malaise…

    X – Le public estudiantin est probablement à l’arrière-garde, bien que ce soit probablement de ce côté-là qu’il y ait le plus de troubles spectaculaires et superficiels. Bon, mais il est clair que le malaise et la conscience de son aliénation et de son refus, la familiarité de son aliénation grandit de plus en plus. Il reste maintenant à faire le pas décisif, de voir l’alternative possible. Vous n’êtes certainement pas là pour ça, quoique je ne méprise absolument pas ce que vous venez de faire mais euh… (rires applaudissements). Bon mais maintenant, au fond, je n’ai pas grand-chose à dire ; si tous ces gens ici, se rendent compte qu’au fond, la vie que nous sommes en train de mener en général, doit être changée, au fond, si ces gens là s’organisent entre eux, je voudrais dire encore quelque chose, parce que après, je m’en vais très vite, parce que…

    (17b)LACAN – Non non, pas du tout, il faut rester.

    X – Mais si ces gens-là s’organisent, parce qu’au fond, la seule chose qui est à l’heure actuelle nécessaire, c’est qu’il y ait une organisation, il feront autre chose que de venir écouter quelqu’un qui parle, et même qui puisse parler de politique, ou de n’importe quoi, et euh…

    LACAN – Et vous voyez, vous voilà dans l’organisation !

    X – Oui, oui.

    LACAN – Parce que le propre d’une organisation, c’est d’avoir des membres, et les membres, pour qu’ils tiennent ensemble, qu’est-ce qu’il faut ?

    X – de la cohésion.

    LACAN – Je ne vous le fais pas dire ! (rires). C’est là que j’en étais, parce que, figurez-vous que ce que vous êtes en train de raconter là, ça a comme ça un petit air de logique. Vous êtes un logicien.

    X – Vous faites là un grave saut, enfin, parce que ce n’est pas parce qu’on a de la logique, qu’on en fait, c’est un discours de spécialiste.

    LACAN – Pas du tout, votre organisation, qu’est-ce que c’est ? Vous venez de le dire, c’est de la cohésion, c’est de la logique.

    X – Non, ce n’est pas de la cohésion, ce n’est pas de la logique, je m’en fous de ce niveau-là. En partie de la volonté subjective de chacun, de moi, comme d’autres, et comme j’en suis sûr, tout plein dans cette salle probablement, malgré qu’ils soient ici, et qu’ils soient venus euh, vous écouter, mais j’en suis sûr que c’est de la volonté subjective de chacun qui a envie.

    LACAN – Pourquoi parlez-vous de subjective ?

    X – De subjective, c’est au fond, une chose que tout le monde comprend.

    LACAN – Ah, je ne vous le fais pas dire, tout le monde comprend ! (rires).

    X – Bon mais attendez, cette subjective qui, c’est ça le sens, au fond, de l’histoire maintenant, qui veut se lier avec les autres, pour euh…, ce n’est que là que l’alternative sociale, au fond, dans l’intersubjectivité, et c’est là au fond, la cohésion de, ce n’est même pas besoin d’être un logicien, comme vous dites.

    LACAN – Vous n’avez pas remarqué que les révolutions ont pour principe, comme le nom l’indique, de revenir au point de départ, c’est-à-dire de restaurer ce qui justement clochait.

    X – Oui, mais ça c’est un mythe journalistico-sociologique (rires), qu’au fond, il ne faut pas venir spécialement après les heures de cours, pour venir l’entendre dire, mais je suis sûr que tous les professeurs doivent le dire, et au fond, tous les journaux… Je vous dis que c’est une erreur, et que probablement que dans les années à venir, vous verrez l’erreur à vos dépens, probablement, comme aux dépens de tous les spécialistes, qui sont pour le moment comme vous, ici, en train de lécher les dernières miettes du spectacle et je vous en prie, profitez-en ! (rires).

    LACAN – Ça m’étonnerait, ça m’étonnerait que ça soit comme vous dites, la fin du spectacle.

    X – Mais écoutez, sur ce plan là je ne discute pas avec vous, on verra hein ! vous verrez !

    LACAN – Oui on verra, mais c’est pas couru, vous savez !

    X – Enfin oui, à la base, c’est une sale discussion parce que à la base, vous n’avez pas les mêmes intérêts que moi.

    LACAN – Vous ne savez pas. Vous avoueriez vos véritables intérêts ?

    X – Pardon ?

    LACAN – Quels sont vos véritables intérêts ?

    X – Non mais ça au fond, j’ai dit ce que j’avais à dire, je l’ai d’ailleurs dit…

    LACAN – Vous voyez comme vous aimez dire quelque chose !

    X – C’est la première chose que j’ai dite au fond.

    (18a)LACAN – Oui c’est aussi la dernière, parce que vous ne pouvez pas aller plus loin, vous ne pouvez pas aller plus loin que cette idée de volonté subjective, qui est une idée justement, qu’on trouvait, je viens de faire remarquer justement que le sujet n’est jamais pleinement d’accord avec lui-même, même vous qui… la preuve c’est que vous avez tout de suite commencé à parler d’organisation, au moment où…

    X – Là je peux dire quelque chose, peut-être que vous ne voyez pas très clair ?

    LACAN – Juste après le moment où vous avez fait la pagaille, vous voulez l’organisation ; avouez que quand même !

    X – Bon mais monsieur, est-ce que je pourrais vous répondre quelque chose ?

    LACAN – Je n’attends que ça !

    X – Il est aisé de voir que dans une certaine situation donnée, il faut à un moment donné, disons, capter ou plutôt casser ce qui est existant pour qu’à un moment donné, c’est au fond ça la dialectique, au fond.

    LACAN – Car vous en êtes encore là, vous en êtes encore à la dialectique ?

    X – Mais quand vous parliez de, quand vous parliez d’un semblant de contradictions entre la volonté subjective et l’organisation, ce n’est pas une contradiction ; l’organisation à un moment donné est une concession subjective à l’histoire.

    LACAN – Vous voyez que vous en êtes déjà aux concessions, mon Dieu.

    X – Il s’agit, monsieur, la survie dans laquelle nous vivons pour le moment, n’a fait que vivre sur les concessions infligées aux individus. Il s’agit pour le moment de trouver une organisation sociale qui dépasse le point où on en est pour le moment, et qui satisfasse au fond, satisfasse le mieux…

    LACAN – Vous voyez, maintenant, vous en êtes au mieux, qu’est-ce que c’est ce mieux, un superlatif ou un comparatif ?

    X – C’est un dépassement vous comprenez ? Il ne s’agit pas de Jésus ou Dieu ou bien d’une situation, il ne s’agit pas d’absolu ou de, non c’est un dépassement, c’est ça l’histoire.

    LACAN – Qu’est-ce qu’il vous faut quand vous veniez de dire le mieux, il semble bien que c’est un superlatif.

    X – Le plus mieux, enfin. (rires).

    LACAN – Ah voilà, écoutez, vous êtes exactement mon vieux, vous êtes un appui précieux à mon discours, c’est justement là que je voulais en venir, c’est au plus mieux.

    X – Mais je vous écoutais déjà depuis cinq minutes, mais il ne me semblait pas que c’est de ça que vous causiez.

    LACAN – Mais si, je parle de ça, c’est du plus mieux qu’il s’agit.

    X – Il y a ici 300 personnes, vous êtes au départ d’accord avec moi, vous êtes d’accord que au fond, l’université en soi n’est pas là, comme tout le reste d’ailleurs, comme la cigarette gauloise, comme le pain de campagne ou comme vous-même, en tant qu’objet hein (rires) ; vous n’êtes là au fond vous ne pouvez vous justifier que par le fait même que vous êtes là ; il n’y a plus au fond, on n’en peut plus à un moment donné trouver de justification, par exemple à l’université ? Est-ce que quand vous êtes venu causer ici, vous avez dit que l’université est à détruire, à supprimer de fond en comble ?

    LACAN – Je n’ai pas dit ça.

    X – Nous sommes ici 500 personnes qui chacune, du fait qu’on est dans des situations précises, qui a chacune des talents divers, des situations privilégiées, il serait possible, étant donné que l’on partirait du postulat que l’on aurait envie de changer quelque chose, il serait possible de trouver ensemble une forme d’organisation qui puisse être une forme efficace. Est-ce que quand vous venez causer vous parlez de ça, ou bien est-ce que vous parlez d’autre chose, qui à ce moment-là ne fait que… vous parlez 3 heures, puis après on rentre, puis après bon, hein…

    PUBLIC – Tais-toi maintenant.

    LACAN – Bon, alors on continue quand même !

    PUBLIC – Oui.

    #Lacan #Psychanalyse #Langage #Happening #Culture #Spectacle #Société #domination #Politique #Ordre_des_choses #Discours #Maîtres #Organisation #Héritiers #Jeunesse #Aspiration #Aliénation #Vidéo


  • Le #FMI viole les #femmes depuis 1945
    http://www.grain.org/fr/bulletin_board/entries/4417-le-fmi-viole-les-femmes-depuis-1945

    Le FMI et la banque mondiale ont été créés au lendemain de la deuxième guerre mondiale pour encourager et promouvoir le commerce international et la coopération monétaire en accordant des emprunts aux États en période de crises budgétaires graves. Bien que comptant 184 pays membres, cinq pays- la France, l’Allemagne, le Japon, la Grande-Bretagne, et les États-Unis- contrôlent à eux seuls 50 pour cent des voix, qui sont affectées selon la contribution de chaque pays.

    Le FMI s’est fait cette vilaine réputation dans les pays du sud parce qu’en échange des prêts, les gouvernements doivent accepter une gamme de mesures d’austérité connues sous le nom de Programmes d’Ajustement Structurels (PAS). Un programme d’aide typique du FMI encourage la promotion des produits extérieurs au détriment de la production locale pour la consommation. Il incite également les gouvernements à adopter des tarifs inférieurs et opère des coupes budgétaires dans des programmes gouvernementaux tels que le social et l’éducation. Au lieu de réduire la pauvreté, des milliers de milliard de dollars de prêts alloués par le FMI ont aggravé la pauvreté, particulièrement pour les femmes qui font 70 pour cent des pauvres du monde.

    #sexisme #pauvreté #inégalité #domination


  • La revue « Géographie et cultures » enfin en ligne
    http://gc.revues.org

    Géographie et cultures étudie la géographie culturelle, en centrant le propos sur le « tournant culturel » et plus largement les cultural studies. Depuis 1992, elle dresse un panorama actualisé en France et à l’étranger de l’état de la recherche dans ce domaine. La revue est conçue comme une plateforme d’idées, d’objets et de formats nouveaux, elle occupe une place originale dans son champ académique.
    Pour célébrer ses vingt ans, Géographie et cultures organise, du 22 au 27 septembre 2014, un colloque à Cerisy… - See more at : http://gc.revues.org/#sthash.5pcxgqIH.dpuf

    #Open_edition #Cultural_Studies

    • L’étude des #masculinités est récente dans les #sciences_sociales. Elle l’est encore plus en #géographie. Ce constat ne remet cependant pas en cause sa pertinence. Sa généalogie permet de tirer le fil qui est lié historiquement, épistémologiquement et politiquement à l’ensemble de ce que l’on appelle aujourd’hui « la géographie des sexes, genres et sexualités ». Le positionnement scientifique de cette géographie est simple : les lieux n’ont de sens que parce que des corps s’y trouvent. Or ces corps sont l’expression de personnes « genrées » et sexuées dont les relations sociales qui les font interagir incluent la sexualité, quand ce n’est pas cette dernière qui conditionnent les relations sociales. L’étude de la masculinité, puis des masculinités, partagent les débats et les enjeux qui traversent ces thématiques et ces méthodologies de recherche. Un de ces enjeux concerne la production même de la connaissance : la géographie est-elle masculine ? Un autre concerne la production même de la masculinité : elle n’est pas une mais pluriel et ne relève pas que d’un sexe, mais d’un rapport entre les sexes. Un troisième soulève la question du pouvoir et de la #domination, d’un #genre sur l’autre, d’un #sexe sur l’autre, d’une #sexualité sur l’autre, dans et par l’espace.



  • « 80 % des plages privées au Liban sont à moins de 15 000 livres » | À La Une | L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/818412/-80-des-plages-privees-au-liban-sont-a-moins-de-15-000-livres-.html

    15000 LL = 10 $
    30% de la population se trouve sous le seuil de pauvreté (moins de 4$ par jour, sf erreur)

    Comment expliquer le prix exorbitant des plages libanaises alors que le Liban est dans une situation économique difficile et que le portefeuille des ménages se fait de plus en plus léger ?
    Qui peut expliquer le paradoxe de ce pays ? Pourquoi les plages les plus chères sont les plus populaires ? Il existe 220 plages privées au Liban, 80 % d’entre elles sont à moins de 15 000 livres, ce qui est moins cher qu’un ticket de cinéma.

    #Liban
    #tourisme
    #privatisation
    #littoral
    #domaine_public
    #commons



  • Home Tweet Home - Technology Review
    http://www.technologyreview.com/news/514941/home-tweet-home-a-house-with-its-own-voice-on-twitter

    A San Francisco, Tom Coastes, fondateur d’une start-up de l’internet des objets, Product Club, a branché nombre de capteurs de sa maison sur Twitter : https://twitter.com/houseofcoates Selon lui, l’arrivée de produits connectés comme la serrure Lockitron - https://lockitron.com/preorder -, le thermostat Nest - http://nest.com - ou des objets comme Twine - http://www.supermechanical.com - ou WeMo - http://www.belkin.com/us/wemo - qui permettent d’ajouter une connectivité internet à la (...)

    #quantifiedself #citelabo #villelegere #iot #internetofthings #internetdesobjets #domotique



  • Page Speed
    http://code.google.com/speed/page-speed

    Serving static content from a cookieless domain is a standard performance best practice, one you’ve surely encountered if you’ve used a performance analysis tool like YSlow or Page Speed. The concept is simple—don’t serve static content like images and stylesheets from a domain that sets cookies—but exactly how to achieve this might not be clear to everyone. And for beginners, both the concept and the execution can be slightly confusing. So here is a brief explanation of the idea, followed by a few options for implementing it.

    #cookie #cookieless #serveur #performance #bonne-pratique #howto #domaine #configuration #statique


  • La Danse de PI : #domaine_public, #copyfraud, licences libres
    http://diffractions.info/2013-05-22-la-danse-de-pi-domaine-public-copyfraud-licences-libres

    Calimaq en avait parlé sur son excellent blog, S.C.I.Lex, de cet étrange histoire, où se baladait dans un autre monde une jeune oiselle partant à la rencontre d’un magicien. Cet...

    #numérique #société #droit_d'auteur #ladansedepi #propriété_intellectuelle



  • Why I release things into the public domain - Alex Cabal
    https://alexcabal.com/why-i-release-things-into-the-public-domain

    Recently I read a really interesting article by the author of Zen Habits, Leo Babauta, about something he calls Uncopyright. It’s his term for releasing something into the public domain.
    Leo’s rationale for releasing his work into the public domain really resonated with me. It resonated with me so much that I’m releasing my own writing in this blog, along with the content of a few other projects of mine, into the public domain as well.
    For those of you who’re interested, I’m going to lay out my reasoning for this decision. But Leo’s article, I think, does a much better job of explaining things than I can. You should read his take on it first.

    #droits_d'auteur #propriété_intellectuelle #copyright #domaine_public #communs


  • Escapados de Siria: refugiados sirios en el campo de Domiz, Irak

    Los campos de refugiados en la región autónoma del Kurdistán (Irak) están desbordados por el influjo de personas que escapan de Siria. Este trabajo documenta el campo de Domiz, con 55 mil personas a pesar de haber sido construido para 10 mil.

    http://premiorevela.com/2013/03/30/13034

    http://premiorevela.files.wordpress.com/2013/03/11-ir_fleeing-syria_8897.jpg?w=440

    #photo #reportage_photo #Syrie #asile #migration #Irak #Domiz #camps_de_réfugiés


  • « Mon gouvernement me paye pour faire du Libre toute la journée ! »
    http://www.framablog.org/index.php/post/2013/05/21/libre-sur-fonds-publics

    C’est ce qui arrive à un développeur britannique. Il s’en réjouit et nous avec ;) Le gouvernement britannique me paye pour faire de l’open source toute la journée The UK government pays me to write open source all day Jake Benilov - 17 mai 2013 - QuickPeopleBlog(Traduction : RyDroid, goofy, @zessx, Sylvain, MFolschette, Asta, Chuckman + anonymes) Je suis développeur. Voici le graphique récapitulant mes contributions open …

    #www.framablog.org

    • Point intéressant, ça s’est longtemps fait en France (prendre l’exemple de Rémy Card http://en.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9my_Card, auteur original du système de fichier ext de Linux).

      Mais, depuis Jospin et l’arrivée de la fosgauche au pouvoir, sasfépu, au nom de la valorisation du patrimoine immatériel de l’état, une énième foutaise de fosgauche pour empocher un peu plus de fric pour payer plus d’énarques.

    • De toute façon, que ce soit le code source, ou les données amassées dans des bases, tout ce qui est payé avec nos impôts devraient être accessibles à tous, entre autre par l’utilisation de telle ou telle licence qui le permet.

      C’est une demande que les citoyens (et quelques politiques qui en sont conscients) doivent pousser, en faisant pression en permanence.

      – Pour les données, c’est inadmissible que seules des boites privées y aient accès, en faisant des contrats avec les collectivités (notamment tous les trucs de BTP, de transports en commun, de gestion de l’eau), alors que c’est nous tous qui avons permis de créer tout ça.
      – Pour le code là ça reste même le plus souvent dans le service/la collectivité qui a fait le développement, et ce n’est réutilisé par personne. C’est bien ça fait de la croissance : après un autre ministère/une autre commune demande à développer la même chose, et ainsi de suite.

      Je ne sais pas c’est quoi le mieux... constituer des assocs, qui font pression au moins sur les collectivités locales et régionales (un peu plus simple que l’État, je suppose).

    • Il faut je crois expliquer et convaincre les administrations avant les élus. C’est à elles qu’il faut faire comprendre que ça permet souvent de réduire les coûts, d’obtenir de meilleurs « produits », une meilleure reconnaissance du public, une prise en compte souvent plus large des exigences, d’être innovant, de résoudre de nombreux problèmes qu’ils peuvent rencontrer, etc.
      Et pour ça il faut faire connaître les outils disponibles et la culture qui les accompagne, en adapter certains, mettre en lumière les exemples réussis dans le monde, pointer les opportunités, etc.
      Quand l’administration comprendra l’intérêt qu’elle peut y trouver, elle convaincra les élus qui eux seront sensibles aussi aux arguments plus politiques, d’égalité et de justice et y verront alors aussi sans doute de belles opportunités en terme de communication.

      Sinon c’est beaucoup de temps et de travail pour commencer à intéresser des élus politiques qui se heurteront de toute manière très rapidement à leurs administrations qui n’ont aujourd’hui ni la culture, ni la technique, ni le temps pour estimer la pertinence de ces propositions. Et devant l’inconnu, dans le doute, on s’abstient...




  • De la cosmologie à l’intelligence artificielle
    http://www.internetactu.net/2013/05/15/de-la-cosmologie-a-lintelligence-artificielle

    L’intelligence artificielle (IA) avance en général à coup de progrès locaux : on apprend à une machine à se déplacer, à jouer à Jeopardy, à repérer les occurrences d’un texte ou à reconnaître les visages. Mais jusqu’ici, l’idée d’une théorie générale de l’intelligence susceptible de prendre en compte l’ensemble des phénomènes mentaux nous a toujours échappé. Depuis quelques semaines circule…

    #Articles #Technologies



  • Habile stratège politique que notre Garde des s...
    https://joindiaspora.com/p/2615582

    Habile stratège politique que notre Garde des sceaux qui a attendu d’être au faite de sa popularité grâce à ses envolées lyriques en faveur du mariage pour tous pour exprimer ce point de vue audacieux. Sur le fond, elle a d’ailleurs tout à fait raison. Aux Antilles, on dit souvent qu’1% de la population (les Békés, descendants des colons blancs) possèdent 99% des terres. Dans la réalité, c’est à peine exagéré.**Plutôt que de l’argent, Taubira préfère donner des terres aux descendants d’esclaves - (...)

    #taubira #politique #foncier #esclavage #antilles #guyane #dom #réparation #mémoire #histoire


  • L’Etat escroque-t-il les écrivains ? - Bibliobs avec Le Nouvel Observateur
    http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20130506.OBS8311/relire-l-etat-escroque-t-il-les-ecrivains.html

    Cavanna l’a appris par une amie : douze de ses livres, parus dans les années 1980 et 1990 chez des éditeurs comme Belfond ou Albin Michel, pourront dès 2014 être commercialisés sous forme numérique, sans que personne lui demande son avis.

    Le web littéraire bruit de sinistres accusations proférées par des gens qui, eux, utilisent très bien internet. Il ne leur a pas échappé qu’on peut, depuis le 21 mars sur le site de la BnF, consulter par mots-clés une première liste de 60.000 livres « indisponibles ». Un collectif d’auteurs, le Droit du Serf, parle de « piratage officiel et général des oeuvres littéraires du XXe siècle ». Même Pierre Assouline, qui ironisait l’an passé sur les méfiants, a fini par les rejoindre : L’idée générale est louable, mais le principe du ’’Qui ne dit mot consent’’ est moralement inacceptable. »

    Le malaise est palpable. Le procédé contredit tous les canons du #droit_d'auteur. La loi offre des droits d’exploitation numérique à des éditeurs qui ne les possèdent pas, puisque leurs contrats datent d’avant les liseuses. Ceux-ci espèrent avoir mis la main sur un pactole. « Nous allons redécouvrir des livres passionnants, se réjouit Vincent Montagne. Imaginez par exemple tout ce qui est sorti sur la guerre d’Algérie dans les années 1960 ! On croit vraiment qu’on va trouver de l’or en barre, sinon on ne prendrait pas un tel risque financier. »

    La loi au service des éditeurs ?

    #édition #livre_numérique #indisponibles


  • « Le fleuve pour doctrine », chronique portuaire de Julia Zortea dans Article11 n°11
    http://www.article11.info/?Le-fleuve-pour-doctrine

    En introduction à une série de chroniques sur l’institution portuaire francilienne, l’équipage d’Alternat, centre socio-culturel embarqué, revient sur la progressive affirmation foncière d’un « pouvoir sédentaire marchand ». Ou comment le #Port autonome de #Paris tord tranquillement la notion de #domaine_public et élimine le #non-lucratif des abords de la #Seine.