• J’ai lu le bouquin, je trouve intelligentes les dotations en accès à (logement, transports, etc.) et les variations régionales (ne serait-ce que sur le chauffage). Mais ça a un côté W ou le souvenir d’enfance, un peu flippant quand tout la vie est organisée côté consommateurices pour offrir ci et ça. Ok, c’est démocratique, mais j’ai l’impression qu’on parle toujours d’un État auquel abandonner la souveraineté.

    • Les dotations sont des usines à gaz qui présupposent que quelques-uns décident pour tous les autres de qui leur est nécessaire.
      Or, pour avoir assez observé mes congénères, j’ai compris que nous n’avons pas les mêmes besoins, priorités ou mode de vie.

      Exemple d’une dotation simple : les logements sociaux. Ils sont attribués en fonction de la taille de la famille à l’instant t. Il s’agit d’une formule qui attribue des m² par personne. Il s’agit d’un modèle nucléaire où il est considéré comme normal qu’un couple dorme dans la même pièce. C’est aussi un modèle où les télétravailleurs n’existent pas. Et où on ne reçoit pas d’amis. Et la dotation ne fonctionne pas tout au long de la vie : les gens divorcent, les enfants naissent et partent, ça ne prévoit pas de pièce en plus si on désire soigner un parent... Bref, c’est un cadre contraignant et normatif.

      Pour la nourriture, autre exemple vital, on ne prend, là non plus, guère en compte les nombreuses variations culturelles et familiales : dans mon coin du Gers, par exemple, les gens considèrent souvent que la viande, ça donne des forces et c’est surtout du bœuf et du porc. Le canard et le poulet ne sont pas vraiment considérés comme de la viande. Les restaurants exotiques ne durent pas longtemps, car les gens sont conservateurs dans leurs habitudes alimentaires. Du coup, il est difficile de trouver des ingrédients seulement même d’autres régions de France dans les points de vente. Dans un système de dotation alimentaire décidé collectivement, la tendance serait à l’uniformisation. Je pense qu’obtenir du simple beurre salé serait une aventure...

      Et ça fait un peu soviétique, tout ça : la contrainte extérieure et non l’adhésion, le libre choix réel.

      Je crois plus à des structures simples et lisibles qui autorisent l’autonomie comportementale. Dans tout système complexe, comme une société humaine, par exemple, la modification des conditions du choix permet l’émergence de nouveaux comportements, de nouvelles tendances par les acteurs eux-mêmes, très loin du dirigisme.

      Dans notre structure actuelle, les comportements égoïstes, prédateurs et compétitifs sont valorisés et récompensés : on obtient donc des structures sociales où émergent les comportements individualistes, tout simplement.

      C’est cela, pour moi, le grand avantage d’un Revenu universel garanti : chacun sait qu’il pourra subvenir à ses besoins, indépendamment de tous ses autres choix. Un seul levier. Mais d’infinies possibilités émergentes : les choix que chacun fera en étant libéré de la nécessité vont créer de nouvelles tendances, dont la plupart sont à peu près imprévisibles aujourd’hui.

      Je parlais avec un gars qui trouvait l’idée irréaliste vue de Paris, où la vie est tellement chère qu’il lui faut 3000 €/mois, pour vivre correctement.
      Là, je lui demande si, ayant sa subsistance assurée de toute manière, il aurait choisi le même métier, déjà, et si ensuite, il aurait été obligé de l’exercer à Paris.
      Et bien sûr, la réponse est non.
      Donc sa contrainte principale saute parce qu’elle n’a plus lieu d’exister en dehors de la contrainte économique du marché de l’emploi et des talents.

      Maintenant, on recule d’un pas... si cet homme n’a plus besoin de vivre à Paris où tout est si cher, combien n’ont plus besoin non plus d’aller à Paris où il y a les bons salaires et où tout est si cher parce que tout le monde doit y aller ?
      Du coup, est-ce que Paris reste un endroit désirable où tout le monde doit aller parce que tout le monde y est ?
      Et alors, est-ce que Paris continue à avoir vocation à être aussi cher, si ce n’est plus le passage obligé de la concentration économique ?

      Et ainsi de suite...

    • Parallèle avec #Marinaleda : chacun y est pourvu en matos pour faire sa maison, s’engage à participer à sa construction, et y vit quasi gratos (15 euros par mois).
      En même temps, comme il faut bouffer, tout le monde bosse à la coopérative agricole (6h30/jour aux champs ou 8h/jour à la conserverie de légumes).
      Il y a donc à la fois une dotation en ressources (dont logement) et un revenu assurés, mais pas entièrement inconditonnels car obligation de participer au maintien des ressources (et je vois mal comment ça serait possible autrement tout en restant autonomes).
      ça reste ce faisant un modèle municipal (non étatique) et non industriel (si on fait exception de la stérilisation à la chaîne des bocaux de légumes).

    • Bref, c’est un cadre contraignant et normatif.

      C’est l’effet W. C’est très sympa parce que tu penses que ton idée est la meilleure alors naturellement tout le monde va tendre vers ça, mais d’imaginer que tout le monde va décider des conditions de la vie matérielle de tout le monde, tu y repenses une deuxième fois et le caractère démocratique ne suffit pas à ne pas faire flipper.

    • Je suis trop anar pour la démocratie qui n’est jamais que la dictature de la majorité et l’écrasement des minorités. C’est pour cela que je crois à des règles générales très simples et peu nombreuses, qui créent donc facilement le consensus et l’intériorisation (rouge, tu t’arrêtes, vert, tu passes, ça marche, ça marche pas, tout est OK, attention danger) et à des applications locales. Des structures et des rapports de force émergent forcément à partir du substrat réglementaire de départ, mais elles seront diverses et foisonnantes selon les communautés humaines où elles se développeront. Dans un phénomène d’ émergence , l’autonomie locale permet le foisonnement de solutions... tout l’inverse de la mondialisation au forceps où des milliards de gens sont invités (fermement) à tous adopter le même mode de vie.

      Le foisonnement revient à ce que j’appelais : la démocratie avec ses pieds. Sur l’ensemble des configurations sociales émergentes, il y en aura forcément quelques-unes qui vont mieux te convenir... pas forcément chez toi.
      En fait, chez toi devient moins le bout de terre sur lequel tu es vissé comme une bernacle que l’endroit où tu peux vivre d’une manière qui te convient... ce qui est fort pratique pour diluer ce fâcheux esprit de propriété, en passant.

    • Oui, une démocratie qui ne se pose pas la question de la minorité (exemple : on est 30 et il y en a 29 qui sont d’accord pour bouffer le trentième), des intérêts divergents et irréconciliables qui questionnent la pertinence même du projet politique dans la communauté en question... pardon, sur le territoire en question, c’est une gestion du compromis politique.
      J’y consacre un petit mot à la fin de ma conf mais il faudrait faire plus : c’est question d’échelle. L’idée étant de trouver celle à laquelle il y a interconnaissance (donc on espère respect pour ce que vit l’autre) et intérêts communs qui ne font pas désespérer de trouver des solutions consensuelles.

    • L’échelle était la commune, dans un sens assez large. Mais le bled s’est dilué sous l’effet de l’individualisme de masse, magma anonyme qui sécrète étonnemment une grande conformité de comportements.
      Le problème du bled, c’est que c’est aussi la dimension parfaite du ressentiment, des guerres de clans et des règlements de compte.

      En gros, sur ma commune de 200 péquins, c’est plutôt le côté poissonnier du village d’Astérix qui ressort alors qu’à l’échelle du bassin d’habitation, environ 5000 habitants, on a une assez bonne masse critique pour avoir une diversité de public et de points de vue, avec des groupes émergents mais fluides qui se créent et se défont au gré des projets communs.
      Finalement, les cantons, les communautés de commune avaient la bonne dimension, mais c’est déjà en train d’être noyé dans une obligation de fusion pour arriver à une masse critique de plus de 10 000 habitants où le vivre-ensemble disparait.

      Je vois que dans mon bled, les élections ont ravivé des guerres de clans qui se creusent avec les mois au lieu de s’apaiser, et que la nouvelle majorité profite de son pouvoir pour écraser et nier la minorité.
      Je vois aussi qu’il est bien chiant d’être proprio dans cette configuration, parce que tu te retrouves piégé comme un connard dans un environnement hostile, au lieu d’être libre de rejoindre une communauté plus conforme à ton mode de vie et ta pensée.

      Il y a moins de passions à vif quand tu sais que tu as toujours une porte de sortie.

    • On avait commandé un article dans @lan02 sur la ville de 10.000 habitant-e-s, compromis entre la vie sociale (voisinage, culture, amitiés, etc.) plus variée et plus riche et la possibilité d’encore s’entendre. L’auteur nous avait fait faux bond, grosse déception. On cherchait un optimum, sans penser que « small is beautiful ». Visiblement, quand c’est trop petit tu t’emmerdes. Et quand tu t’emmerdes...

      J’y pense, en fait, à la question de l’ajustement entre désirs individuels et envies collectives, à propos de cet article posté ce matin dans le fil de @reka.

      Des indicateurs composites de développement humain et de santé sociale : un enjeu de démocratie ? - Revue critique d’écologie politique
      http://ecorev.org/spip.php?article795

      Dans le vaste champ de la quantification du social, la modalité privilégiée est celle du tableau de bord, ou du rapport rassemblant de larges indications sociales, souvent à visée territoriale. [...] La vision du progrès ou du développement humain durable derrière ces initiatives est diverse. Le plus souvent, ce qui est retenu, c’est une vision de bien-être pour tous, qui dépasse, voire parfois s’oppose, à une vision individualiste de la qualité de vie envisagée sous l’angle de la révélation des préférences individuelles.

      Typiquement : moi ce que je voudrais pour moi, c’est un pavillon. Mais ce que j’aime en matière d’urbanisme, ce sont des villes/villages vivants et denses. Ben tiens ! Je trouve que le collectif à petite échelle, il permet de ne sombrer ni dans l’un ou l’autre écueil de la planification par en-haut ou de la libération des désirs individuels. Clairement, l’État fait un peu des deux, mais jamais rien qu’un compromis entre ceux deux visions-là.

    • Déjà, le bled de 2000 habitants, ce n’est pas trop mal : tout le monde se connait au moins de vue et on peut toujours changer de trottoir pour ne pas croiser les cons. Disons que tu as facilement accès aux gens intéressants sans devoir forcément te cogner les boulets... bon équilibre.

      Après, les désirs sont très formatés actuellement par la TV et la pub. Lesquelles nous vendent en permanence la petite maison avec le ligne qui sèche au soleil. Mais dans les pratiques et les vécus, nous n’aimons pas tous la même chose. À l’usage, je ne supporte pas du tout l’habitat dense, mais la maison à la cambrousse n’a pas d’intérêt pour moi (pas très potagère, malgré mes efforts). Une maison de village assez insonorisée avec une terrasse serait plus adaptée, au final, à mon mode de vie.

    • J’avais un copain urbaniste qui avait montré que les maisons lilloises à deux façades et jardin derrière était finalement un modèle assez dense. J’ai jamais eu de jardin, je ne sais pas comment je réagirais (a priori par procrastination) mais je suis pour le droit à vivre sans jardin, avec une terrasse et des pots. Si c’est pas un plaisir, c’est une galère.

    • @aude_v Je pense qu’on devrait combiner ça avec un droit à cultiver le lopin de ceux qui n’utilisent pas le leur, à équilibrer avec d’autres types de #bricole pour que personne ne se sente lésé.
      Pour a part j’ai tendance à penser que tout terrain proche d’une habitation et non cultivé est « gâché », si on le met en perspective avec la tension mondiale sur le foncier agricole et l’#accaparement.

    • Tiens, un autre copain : il avait posé des annonces dans les boulangeries de quartier pour proposer de s’occuper d’un jardin délaissé et en échange partager les légumes. Il a trouvé une mamie qui lui donnait des conseils, était contente de le voir passer et ne mangeait pas beaucoup. Mais c’est pas donné à tout le monde, d’avoir la gentillesse qui s’exprime sur le visage et de donner confiance à des personnes qui ont autant besoin de se protéger. En tout cas c’était du gagnant-gagnant, et du gaspillage de terres évité.


  • De l’absolue nécessité d’un revenu universel
    http://blog.monolecte.fr/post/2014/08/12/de-labsolue-necessite-dun-revenu-universel
    https://www.flickr.com/photos/monolecte/3455858616

    Flickr

    Comme dirait Coluche : il parait qu’il y a cinq-millions de personnes qui veulent du #travail. C’est pas vrai, de l’argent leur suffirait ! Je crois bien, mais je ne suis pas sure, que nous n’avons jamais été aussi riches qu’en ce…Lire la suite →

    #Pol-éthique #économie #inégalités #libéralisme #liberté #pauvreté #politique #RdB

    • C’est marrant, tout le monde t’explique le mot du chef Cri qui dit que « l’argent ne se mange pas » et pourtant la revendication du revenu garanti continue à penser que l’argent donne accès à ce qui est nécessaire pour vivre. Le matériel et l’immatériel (les ami-e-s qui vivent sur le même rythme que toi, la reconnaissance, de quoi ne pas se foutre en l’air).

      http://seenthis.net/messages/284206
      Et ici : http://www.lecourrier.ch/111821/le_minimum_vital_inconditionnel.

    • Comment, dans cette société qui est la nôtre (je rappelle : caractère extrêmement sélectif du marché du travail et monde associatif offrant peu de gratifications), promouvoir le revenu garanti sans même se poser la question de ses possibles effets secondaires ?

      Un an après l’interpellation que je faisais, force est de constater que la seule personne qui a pris la peine de m’engueuler était un chômeur de longue durée, engagé dans des collectifs de chômeurs et précaires. Les autres, les inclu-e-s qui rêvent de revenu garanti mais n’abandonneraient peut-être pas leur boulot, n’avaient-ils et elles donc pas le temps de se pencher sur les questions que je posais ?

      Le problème, c’est que emploi = travail + revenu.
      Mais que déjà, la majorité du travail se fait sans revenu.

      Et pour les

      Dix ans de « malgré tout l’intérêt que présente votre candidature »

      Nous sommes jumelles, comme tu le sais.

      Tu sais que tu travailles sans relâche depuis 10 ans, je ne vois pas pourquoi tu devrais te passer de revenu !

    • Dans l’exemple que je donne de La nuit des temps , ils sont passés à l’étape suivante, qui est l’abolition de l’argent. Tout comme dans le modèle de civilisation intergalactique de La Culture, présentée tout au long de l’œuvre de Iain M. Banks. À partir du moment où tu as un droit de tirage sur les biens et services produits par la collectivité, l’argent devient vachement moins important.
      Pour moi, le Revenu universel n’est qu’un outil de transition sociale, rien d’autre.
      Une transition de civilisation qui élimine le concept même de surnuméraires.

      Bien sûr, il nous reste l’épineux problème des ressources limitées, mais si la plupart des gens qui gâchent leur talent dans les circuits économiques actuels d’exploitation se mettent à y penser sérieusement, je pense que ce ne devrait pas rester un problème très longtemps.

    • J’ai un frangin qui a refusé le statut d’intermittent pour aller trimer à l’usine monter des conneries dès 6-7h du mat’. Le type même de boulot pas épanouissant, et entre deux des contrats de technicien du spectacle. Un jour que je lui demandais pourquoi, il m’a répondu « pour pas m’emmerder », point barre parce qu’il est un peu bourru et ne lit pas de livres. C’était le plus malin de nous deux.

    • Effectivement, on ne devrait pas parler d’un revenu de base, mais des revenus universels . Déjà, de base , je n’aime pas trop, ça modère tout de suite les ambitions.
      Ensuite, il y a un fort consensus autour de l’idée principale : un revenu pour tous, mais absolument aucun autour des modalités d’application.

      Il y a un courant libéral assez fort qui voit le revenu de base comme une sorte d’ aumône automatique qui remplacerait tous les autres revenus sociaux et qui serait ainsi moins onéreuse à gérer, qui dédouanerait le corps social de toute responsabilité envers les pauvres (" fais pas chier, coco, tu as le revenu de base "), qui serait suffisamment peu élevé pour que tout le monde soit obligé de continuer à travailler, mais dont la seule existence permettrait de rogner encore plus sur les salaires.
      C’est une version de socialisation supplémentaire des bas salaires , tout bénef pour les patrons.

      Tu as une autre version, plus centre-gauche, d’un montant un peu plus élevé, mais pas trop, pour éviter d’avoir la honte collective d’avoir des miséreux, tout en étant bien certain de ne pas « dé-inciter » au sacrosaint travail , parce que la gauche productiviste reste, quelque part, le bras armé du patronat.

      Et puis, il y a la version « hard », la mienne, celle de Barjavel que je cite dès le début : le fait que l’argent cesse de créer artificiellement la pénurie dans un monde d’abondance , que chacun puisse couvrir à sa convenance et selon son mode de vie l’ensemble de ses besoins, celle où le travail retourne à sa vraie place, c’est à dire très périphérique dans un monde dominé par les machines qui nous affranchissent de l’effort.
      Dans cette version, l’émancipation de la nécessité change forcément profondément les rapports sociaux . Si, dans un premier temps, tu as l’impression que les riches vont rester riches, même si la pauvreté de privations disparait, assez rapidement, on devrait se rendre compte que ce qui rend les riches aussi riches, c’est le pouvoir de coercition que leur argent exerce sur les « nécessiteux » , c’est à dire ceux dont l’existence est subordonnée à la nécessitée de la survie.
      Dans cette version (assez minoritaire, je le conçois), le revenu de base n’est que l’instrument du changement, pas une fin en soi.

    • Et un contre-exemple pour bien avoir à l’esprit que le revenu universel, ce n’est pas ce qu’on en retient chez latribune.fr

      http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20140827tribf44e00996/l-allocation-universelle-europeenne-une-idee-pas-si-saugrenue.html

      Une réponse : la politique budgétaire contra-cyclique, via l’allocation universelle

      Face à cette politique monétaire pro-cyclique au niveau national, il faut que la zone euro réponde par une politique budgétaire contra-cyclique (qui freine l’économie en période de surchauffe et l’aide en période de contraction) adaptée à chaque pays. L’allocation universelle européenne mérite en cela d’être observée.
      Un outil simple, efficace, et stabilisateur

      Il est très facile d’imaginer une allocation universelle européenne, ou du moins de la zone euro, qui ne serait pas redistributive l’année de sa création, mais qui ensuite le serait en cas de choc économique touchant une ou plusieurs économies de la zone euro. Une telle allocation doit être fondée sur le Produit Intérieur Brut, ou plutôt sur sa variation d’une année à l’autre, qui est la seule mesure totalement transparente et unifiée au sein des pays membres de l’eurozone.

      Sous la dictature des marchés, on abrège la vie des bonnes idées pour les recycler en merde infâme.

      Voir aussi :
      http://seenthis.net/messages/288102
      http://seenthis.net/messages/288007

    • Ça fait au moins quinze ans que traîne aussi l’idée d’un revenu garanti néolibéral, en échange de la « simplification » des prestations sociales notamment.
      Tiens, je découvre le décès cette semaine de Yoland Bresson, qui a une vision plus libérale je crois (au sens ou Van Parijs est un philosophe politique libéral) et fait une petite histoire de l’idée : http://owni.fr/2011/03/18/yoland-bresson-revenu-existence.

    • Les néolibéraux causent pas de revenu garanti mais de revenu de base, ou de revenu universel. Et, comme il se doit, la quantité se transforme en qualité. Et leur « revenu universel » est universellement bas, alors que l’exigence d’un revenu garanti vise à pouvoir (non seulement vivre mais aussi) refuser des emplois (quant à se flinger par manque d’estime de soi, c’est encore une autre affaire, surtout si l’estime de soi est si pauvrement liée à la « reconnaissance » de... nawak, la plus normopathe.).

      Nul hasard donc qu’en vertu des normes supposées en vigueur, cette revendication d’un revenu garanti situe son montant à un niveau au moins égal au SMIC mensuel (ou, tout comme l’ancien « nouveau » modèle des coordinations des intermittents et précaires dise Allocation Journalière minimum = *Smic/jour* , pour tenir compte de l’annualisation du temps de travail et lui opposer une garantie concrète, c’est à dire journalière).

      Oui, ce qui compte c’est qui cause et d’où. Depuis l’"expertise" et au nom d’un soit disant « intérêt général » (Boutin, revenu de base, salaire à vie à la Friot) ou depuis un point de vue de classe, depuis un point de vue de lutte, c’est à dire un point de vue qui se fonde sur des comportements de refus (des formes de révoltes et de ruse/contournement face à la logique du capital) et cherche, à partir de là, à organiser une lutte politique d’ensemble contre cette société.

      Mais qui ne veut pas le voir ne le voit pas.

      L’intermutin, matériaux pour le précariat - Précaires associés de Paris (PAP), 2003
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7333

    • L’Après Salariat a été publié en 1984 et a participé à une convergence étonnante. Philippe Van Parijs, spécialiste de philosophie politique à Louvain, concluait son analyse la nature de la société par la nécessité d’une allocation universelle ; en Allemagne, Claus Offee, sociologue, arrivait aussi à l’idée qu’il fallait un “basic income” ; en Angleterre, Keith Roberts, spécialiste de sécurité sociale, est parvenu à la nécessité d’un “citizen income” en cherchant une organisation optimale de sécurité sociale.

      En 1984 ! C’était il y a longtemps ça ! Où en est-on maintenant ?

      Je me souviens d’avoir fait une mini-histoire du BIEN en interviewant van Parijs (j’ai aussi suivi son séminaire sur la justice pendant une année) : Basic Income European Network puis Earth Network, et dans la biblio aussi les premiers bouquins de PVP datent des années 80. Le bouquin de Bresson, c’était une grosse référence il y a bientôt quinze ans.

    • Eh bien c’était du temps perdu. Ces gens du Bien sont d’un irénisme absolument hors de propos (on joue à gouverner « mieux » dans la paix et l’harmonie).

      La guerre est mère de toute chose et la richesse de tous n’a rien à voir avec le baratin habermassien sur le « débat démocratique », rien à voir non plus avec le soit disant bon sens, même élevé à la supposée dignité de la philosophie analytique. N’en déplaise à tous les bisounours (qui rationalisent l’impuissance qui leur est accordée de droit). Comme dit Warren Buffet : « il y a une lutte de classes et c’est la mienne qui est train de la gagner » et ceux qui passent leur temps à désarmer les précaires (honte, culpabilité, envie de se flinguer parce que pas reconnue, et qui plus est, selon les normes de cette société) sont soit des abrutis, soit des ennemis. Comme toute chose, rien de tout cela n’est immuable, camarade, encore un effort...

    • @colporteur tu es pour moi depuis quinze ans que je te connais le spécialiste de la question. Et voilà une réponse que tu as mis une heure à rédiger pour mettre à disposition ta connaissance extensive du sujet en partageant des éléments concrets de critique pour permettre aux personnes qui connaissent moins bien le versant libéral du revenu garanti de le découvrir avec ses embûches. J’en sais plus aussi sur moi-même et les tréfonds de mon besoin de reconnaissance, merci la psychanalyse express (moi qui croyais parler à la petite bourgeoisie, me voilà désarmant les précaires). C’est surtout pas le truc chié en cinq minutes comme on se regarde dans le miroir.
      Et si c’est une insulte pour traiter les non-marxistes productivistes (anti-indus, anti-étatistes et écolos radicaux) de bisounours et de néolibéraux, c’est bien vu.
      #didactique_militante #générosité #grande_classe




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  • Prenez le contrôle de votre blog !

    J’en peux plus de #Dotclear. La méthode de gestion du contenu a changé trois fois en 2013 et on est resté sur la pire : formatage d’après le texte de départ (ok, ça garde la mise en forme mais dès qu’il est un peu différent on n’a plus de police et de taille par défaut, on se retrouve aussi avec des interlignages fantaisistes) et plus moyen de travailler le code derrière dans un onglet, l’option a disparu. « Prenez le contrôle de votre blog ? » Marre de m’excuser pour des mises en page de merde dès que j’ai touché le mauvais bouton...

    • Franchement, le seul désagrément de tous les changements de l’an dernier, ça a été de ne pas savoir à quoi s’en tenir, de préparer hors ligne des textes avec le code, !!! par exemple et hop, le truc n’existait plus. Ça bougeait trop, mais ça allait. Depuis l’automne dernier, en revanche, je suis incapable d’avoir une mise en forme par défaut ou de toucher au code. Le non-beurre et le non-fric du beurre. Pas d’autonomie, mais pas de prémâché.

      Mon pire billet, tiens, c’est ça http://blog.ecologie-politique.eu/post/Do-it-yourself et c’est con parce que c’est un de mes plus visités. C’est pas l’interlignage qui bugge, en fait, c’est l’interlettrage (?) et c’est limite lisible sur les deux derniers paragraphes...

      Je m’arrache les cheveux, copie-colle dans tous les sens pour retrouver l’option par défaut, regarde avec désespoir le code s’afficher puis disparaître quand ma connexion est lente à l’ouverture de page, j’ai même tenté le billet parallèle et tout déménagé mais la mise en forme avait suivi et je suis passée d’une police zarbi à un texte minuscule (déjà que mes amiEs quadra faisaient la gueule).

      J’en ai encore plein. Tiens, il ne s’affiche pas pareil partout, moi j’ai pas les tags et une amie a l’option pour recevoir un mail à chaque parution de billet, introuvable chez moi. J’ai vu qu’une nouvelle version était sortie le 16, on verra quand Gandi travaillera avec.

    • en effet sous spip tu n’auras pas tous ces problèmes

      (mais je te rassure, tu en auras d’autres)

    • @monolecte elle, est passée sur Wordpress il n’y a pas longtemps.

      C’est vrai que SPIP ne te provoquerait pas ce genre d’erreur (mais oui aussi, rien n’est parfait). Après, tout dépend de la « liste des besoins » quoi…

      En tout cas le HTML directement dans un contenu est à peu près toujours une mauvaise idée pour la pérennité (transfert vers autre logiciel, changement du thème graphique, etc).

    • Pour l’instant, Wordpress te permet vraiment tous les niveaux de personnalisation (mais effectivement, plutôt en install perso !) : tu peux te contenter d’appliquer un des très nombreux thèmes développés. Certains sont vraiment très paramétrables sans mettre la main dans le code. La plupart te permettent d’ajouter tes CSS personnalisés par-dessus ceux du thème. Ce qui est fort pratique, même en cas de mise à jour, parce que tes CSS ne bougent pas. Il y a aussi des extensions pour créer tes boutons HTML qui vont bien (genre j’utilise beaucoup <q> et <cite> et ça me fait chier de me les palucher côté code chaque fois que j’en ai besoin) : donc, j’ai installé l’extension à te fabriquer les balises et les boutons qui vont avec que tu veux !

      Enfin, tu peux développer tes propres thèmes. Si tu trouves ça sioux, tu peux toujours commencer par prendre un thème qui te plait bien... mais pas tout à fait, en faire un thème enfant que tu modifies à ta guise. C’est le thème parent qui est mis à jour et tes modifications ne sont pas touchées.

      Bref, c’est assez plastique comme truc.

      Pour Le Monolecte, j’ai sorti un thème enfant d’un thème magazine que j’aime beaucoup. Je voulais passer le CSS en typo respectueuse grâce au modèle de @tetue, mais pour l’instant, j’ai la flemme... je me le garde sous le coude ;-)

      Eh oui, tu as toujours la fenêtre d’accès au code de ton billet. Sans dec’, ne plus accéder au code, pour moi, c’est rédhibitoire.

    • @aude_v : tu n’es ni la seule ni la première :
      http://www.milchior.fr/blog/?post/Je-vais-arr%C3%AAter-dotclear

      Ces retours sont intéressants en cela qu’ils coïncident avec d’autres retours utilisateurs d’autres systèmes (dont SPIP), dans leur difficulté à rédiger. Nul n’est parfait ! Mais cela me pousse à repenser l’interfaçage de la rédaction sur le Web.

      Si tu es parisienne, je te propose de participer à cet atelier (avec Dotclear) de réflexion sur les syntaxes de rédaction :
      http://ml.dotclear.org/pipermail/dev/2014-March/009092.html

    • @monolecte : l’ami Vincent Aniort, qui blogue sous WordPress a adopté #TinyTypo dès sa sortie. Si ça peut t’aider, voici comment : il a d’abord installé le thème « Accessible child » basé sur « TwentyTenFive » (toujours nécessaire), puis ajouté la feuille tinytypo.css, puis viré tous les font-size en pixel, fait quelques réglages de taille de class particulière, « et hop le tour est joué » dit-il, le tout en 30 minutes !

    • Hou, mais je suis bien en-deçà de vos préoccupations et de vos moyens ! Je suis la meuf qui perd ses voyelles à cause d’une miette sous le clavier, et le max de mes compétences, c’est d’utiliser un code de rédaction, {{pas plus}}.

      D’ailleurs

      Pire, si je vais dans l’édition du billet, j’ai « visuel » ou « source ». La vidéo apparait dans « visuel », mais disparait dans « source ». Je n’ai même plus accès au code html que j’y avais moi-même copié collé plus tôt. Ce qui rend difficile toute modification du billet pour corriger une éventuelle faute.

      Justement, il n’y a plus de choix entre visuel et source, et plus de !!! pour les retours à la ligne, ça a disparu au printemps 2013, en tout cas de ce que m’offre Gandi.

      Mon problème, sans entrer dans les détails, c’est de ne plus avoir la facilité d’utilisation qui permet d’utiliser sans réfléchir, avec tout qui est paramétré par défaut (interligne, police, taille), ce qui me va bien pour un blog. C’est limité, mais ça correspond aux besoins de base de qui ouvre un blog. Donc je n’ai plus les paramètres par défaut, je vais devoir bidouiller dans le code ? Non plus, et c’est là que plus aucune des demandes n’est satisfaite, ni l’évidence d’utilisation ni l’autonomie.

      Et je n’ai pas les moyens de changer, je me fade les choix de Gandi et je suis incapable d’installer un WP ou un site sous spip. Illettrisme parfait...


  • Le chômage de masse qui vient : une liste #collaborative d’idées et de questions au sujet de l’emploi et du chômage.

    – que faire de la masse de gens qu’on met au chômage et qui va se retrouver sans travail ?
    – peut-on anticiper un minimum le chômage de masse ?
    – utilité du travail productif (industriel et marchand) versus utilité du travail non-productif (non-industriel et non-marchand)
    – utilité sociale des personnes sans travail
    – travail contre-productif ou parasitaire
    – utilité du temps libre (l’oisiveté) pour soi et pour les autres
    – propositions politiques : revenu d’existence incondionnel / revenu de base
    – rareté du travail : comment est-ce possible ?
    – rareté du travail productif dans le cadre industriel
    – notion d’emploi et d’employabilité
    – plein emploi : est-ce encore possible ?
    – peut-on et comment voir plus loin que le concept d’emploi et de travail productif ?

    PS : ici « productif » fait référence à la production industrielle et marchande, à la société de consommation, et au clivage entre d’un côté les producteurs et de l’autres les consommateurs.

    #chômage #emploi #employabilité #travail #activité #revenu #existence #productivisme #temps-libre #oisiveté

    @aude_v

    •  :-) c’est très joliement résumé @monolecte.

      C’est clair, il y a une distinction nette à faire entre #travail et #emploi. Et effectivement, y a bien largement suffisamment de travail pour tout le monde dans la société. Mais il me semble que le mot « travail » est un terme d’une signification très large ; il suffit de penser aux professionnels du sport (joueurs de foot, pilotes de formule 1, ...) ou du monde des arts et du spectacle (les comédiens, les clowns, ...). J’aurais tendance à dire qu’il y a des formes de « travail » qui sont librement choisis (plus en rapport avec une passion) et d’autres qui relèvent plus de la nécessité ou de la contrainte.

    • +1 avec @monolecte, quand tu vois les besoins collectifs pas satisfaits, la course en continu pour les incluEs...

      Et je voudrais rajouter du post précédent que quand les techno-écolos parlent d’anti-productivisme et de renversement de la valeur travail, en fait c’est une vision jouisseuse et individualiste de la vie bonne (et moi aussi, perso je préfère manger des glaces que bêcher), pas une réponse aux défis que nous pose notre environnement naturel et que @koldobika rappelait en agriculture. La preuve, ça s’active dans Volem rien foutre al pais.

      Méda parle bien de toutes ces questions et fait le tour du problème de manière bien claire : http://seenthis.net/messages/254840.

      Et moi-même j’avais proposé une critique du revenu garanti : http://blog.ecologie-politique.eu/post/Le-revenu-garanti-en-ligne-de-mire.

      Et puis la réflexion d’Offensive sur travail, métier, échange, le tout hors capitalisme : http://offensive.samizdat.net/spip.php?article602. Sur tout ça, tant a été écrit et mûri qu’on ne va pas rien pouvoir bousculer ou réinventer, plutôt partager des références.

    • – que faire de la masse de gens qu’on met au chômage et qui va se retrouver sans travail ? —> réinvestir la #paysannerie, repeupler les zones rurales de moyenne montagnes dépeuplées qui ont moins subi l’industrialisation de l’#agriculture, reconvertir les exploitations géantes en fermes à taille humaine plus productives à l’hectare et faisant vivre plus de monde
      – peut-on anticiper un minimum le chômage de masse ? —> oui, avec une politique agricole adaptée
      – utilité du travail productif (industriel et marchand) versus utilité du travail non-productif (non-industriel et non-marchand) —> dans le travail productif il faut aussi ajouter la production de bouffe, le maintien du tissu social rural et de la biodiversité bocagère et pastorale
      – utilité sociale des personnes sans travail —> apprentis paysans (par exemple)
      – utilité du temps libre (l’oisiveté) pour soi et pour les autres —> fêtes, musique, écriture (combinaison de l’art et des rythmes sociaux et saisonniers, réancrés dans des réalités locales et connectés à leur dimension universelle)
      – propositions politiques : revenu d’existence incondionnel / revenu de base —> et réinvestissement des conditions de notre subsistance, plutôt que de les déléguer entièrement à l’industrie. En ce sens, une #dotation_inconditionnelle_d'autonomie comme droit de tirage dans des ressources me paraît déjà plus judicieuse qu’un revenu de base strictement monétaire.
      – rareté du travail : comment est-ce possible ? —> cette rareté va progressivement disparaître avec la raréfaction des #énergies_fossiles
      – rareté du travail productif dans le cadre industriel —> recréation de travail productif durable dans le secteur primaire
      – notion d’emploi et d’employabilité —> ha ha (pardon)
      – plein emploi : est-ce encore possible ? —> ça va peut-être le redevenir
      – peut-on et comment voir plus loin que le concept d’emploi et de travail productif ? —> en posant la question de la maîtrise, collective et locale, des conditions de notre subsistance

    • On tend à répèter que le travail est au centre de la société, et que la société s’organise autour du travail. Au point qu’on ne parle essentiellement que de valeur travail .

      Connaissez-vous la pièce de théâtre L’éloge de l’oisiveté interprétée par Dominique Rongvaux ?

      http://www.youtube.com/watch?v=7KpxsqwNF0o

      Cette pièce s’est inspirée de l’essai Éloge de l’oisiveté écrit en 1935 par Bertrand Russel, et dont voici un extrait :

      Autrefois, les gens étaient capables d’une gaieté et d’un esprit ludique qui ont été plus ou moins inhibés par le culte de l’efficacité. L’homme moderne pense que toute activité doit servir à autre chose, qu’aucune activité ne doit être une fin en soi.
      L’idée que les activités désirables sont celles qui engendrent des profits a tout mis à l’envers.

      La technique moderne a permis de diminuer considérablement la somme de travail requise pour procurer à chacun les choses indispensables à la vie.
      Si le salarié ordinaire travaillait quatre heures par jour, il y aurait assez de tout pour tout le monde, et pas de chômage (en supposant qu’on ait recours à un minimum d’organisation rationnelle).
      Quand je suggère qu’il faudrait réduire à quatre le nombre d’heures de travail, je ne veux pas laisser entendre qu’il faille dissiper en pure frivolité tout le temps qui reste. Je veux dire qu’en travaillant quatre heures par jour, un homme devrait avoir droit aux choses qui sont essentielles pour vivre dans un minimum de confort, et qu’il devrait pouvoir disposer du reste de son temps comme bon lui semble.

      Le bonheur et la joie de vivre prendront la place de la fatigue nerveuse, de la lassitude et de la dyspepsie. Il y aura assez de travail à accomplir pour rendre le loisir délicieux, mais pas assez pour conduire à l’épuisement.
      Les hommes et les femmes ordinaires, deviendront plus enclin à la bienveillance qu’à la persécution et à la suspicion. Le goût pour la guerre disparaîtra, parce que celle-ci exigera de tous un travail long et acharné. La bonté est, de toutes les qualités morales, celle dont le monde a le plus besoin, or la bonté est le produit de l’aisance et de la sécurité, non d’une vie de galériens. Les méthodes de production modernes nous ont donné la possibilité de permettre à tous de vivre dans l’aisance et la sécurité. Nous avons choisi, à la place, le surmenage pour les uns et la misère pour les autres : en cela, nous sommes montrés bien bête, mais il n’y a pas de raison pour persévérer dans notre bêtise indéfiniment.

      Bertrand Russell, Éloge de l’oisiveté, 1935 (extraits)
      Mathématicien, logicien, philosophe, libre penseur britannique, prix Nobel de littérature en 1950.

      #oisiveté

    • Si vous avez déjà eu le temps de regarder L’éloge de l’oisiveté, cette pièce de Dominique Rongvaux - cf. vidéo youtube dans un commentaire plus haut - , pensez-vous maintenant que la question de l’oisiveté et du temps libre est au moins aussi importante que celle du travail ?

      Personnellement, je trouve que les discours académiques et institutionnels nous enferment généralement tous dans le cadre de la morale du travail : la morale du travail comme devoir , et la valeur travail.

      #morale #devoir #travail

    • @la_taupe, ce genre de texte est toujours intéressant bien sûr, mais il ne faut pas oublier de le replacer dans son contexte historique et matériel. Et entre autre qu’à ce moment il y avait abondance d’énergies et de matières fossiles, et beaucoup moins de pollutions (même si certains socialistes non-scientifiques avaient déjà critiqués la mocheté et la puanteur de l’industrialisme, ce n’était pas encore dans les proportions actuelles).

      Ce qui n’empêche pas d’être d’accord pour dire qu’on peut grandement réduire le temps de chacun nécessaire aux besoins de base (nourriture, habitat, vêtements, en gros). Pourtant, plus on avance dans le temps, plus tout est détruit partout (par ex, et non des moindre, la biomasse du sous-sol !), plus on va devoir passer du temps à réparer les choses pour arriver à se nourrir correctement.

      Le temps qu’il va falloir passer pour se nourrir ou se vêtir sans pétrole (ou plus précisément, avec immensément moins), n’est pas négligeable. Mais cela peut se faire sans que ce soit une corvée horrible suivant les conditions sociales dans lesquelles on organise ces activités (càd pas toutes les activités chiantes sur les mêmes personnes, en coopératives et pas en concurrence, etc).

      Et sinon, la glace au lait de brebis, produite localement, c’est excellent de temps en temps, @aude_v ! :D

    • @rastapopoulos , comme tu sembles l’expliquer, la clé serait la réappropriation du temps par chacun, pour mettre ce temps au service des besoins réels : par exemple consacré à l’intérêt général, à la réparation des impacts environnementaux, aux lien social, à la pratique de valeurs capable de pacifier une société.

      Certainement, la nécessité de préparer une transition à l’après-pétrole, celle écologique de restaurer et réparer ce qui a été détruit, comme la biomasse des sols, les activités de subsistance en général, exigent/exigeront une main d’oeuvre importante et un investissement en temps conséquent.

      Cela dit, les individus ont aussi besoin de temps pour eux-même, de temps libre, ou de temps oisif. Et c’est justement ce temps libre, qui à mon avis, est capable de nous reconnecter aux choses essentielles, à la nature et à nous-même. Ensuite, je pense que ce temps libre est capable de créer spontanément de la générosité, de la bonté, du lien, du partage, et de l’entre-aide.

      Finalement, si je devais répondre à la question de « que faire pour occuper utilement les gens (au chômage, etc) dans ce contexte de crise et de transition ? », je répondrais volontier par « commençons par leur offrir du temps libre, ensuite ils prendront le temps de décider par eux-même (la démocratie est faite en principe pour ça), comment ils peuvent se rendre utile à la société, simplement en mettant en oeuvre leur réflexion, leur sens critique, et leur bon sens ».

    • Ce n’est pas spécialement « utopique », ça me parait surtout très vague et déconnecté de la réalité concrète : pour vivre, il faut de la nourriture saine et un endroit décent où dormir, pas du « temps libre » ou de l’argent.

      Voilà pourquoi le principe de redistribuer des denrées (de qualité) ou des logements (décents) directement, plutôt qu’un revenu, me parait pour l’instant beaucoup plus subversif et générateur de libertés futures.

    • Ou à minima de permettre à celleux qui le veulent d’avoir accès à des ressources pour construire une maison ou habiter dans un habitat léger, ou de pouvoir produire de la nourriture (changement de réglementation, réappropriation du foncier, débetonnage, biorémédation de terrains en ville, etc, etc). Là on en est ou carrément on bloque la porte à des personnes qui ne demandent pas grand chose pour se prendre en charge.

    • Voilà pourquoi le principe de redistribuer des denrées (de qualité) ou des logements (décents) directement, plutôt qu’un revenu, me parait pour l’instant beaucoup plus subversif et générateur de libertés futures.

      @rastapopoulos, tu as raison, une fois ces besoins vitaux assurés, on est libre et disponible pour d’autres choses. Mais je ne crois pas qu’actuellement les travailleurs ou les gens en situation d’emploi puissent accepter brutalement tes propositions. En Suisse, « ils » viennent de se prononcer par référendum contre « le » revenu de base, un revenu, certes, très élevé, mais qui aurait permis d’assurer un logement et une alimentation de qualité pour tout le monde.

      Tant qu’il y aura suffisamment de gens inclus sur le marché du travail (et donc complètement absorbés par l’idéologie du « travail ») tes propositions auront du mal à passer auprès de l’opinon publique. Je serais curieux, parcontre, de savoir ce qu’en diraient les espagnols et les grecs, vu leur taux de précarité.

      En revanche, je pense que l’opinion publique accepterait plus facilement l’idée de travailler moins pour avoir plus de temps libre.
      Je pense aussi que le temps libre est un facteur important d’organisation collective, par exemple pour préparer la transition énergétique au niveau local, et expérimenter collectivement ou individuellement des utopies concrète.

    • @nicolasm, j’aime bien les idées d’expériences participatives, qui permettent de s’impliquer, pour la production locale de nourriture ou pour l’auto-construction d’habitats. Vraiment intéressant.

      Pour la production de nourriture, j’ai connaissance du mouvement Incredible edible ( Incroyables comestibles ), je suppose que tu connais - j’ai bien aimé la vidéo de présentation de François Rouillay.

      Pour le foncier, c’est clair, y aurait certainement bien des choses à revoir.

      –—
      PS : merci à tout le monde pour les commentaire, ça fait vraiment plaisir ! :-)

    • Moi aussi, d’accord avec @koldobika et @rastapopoulos, mais je vais devoir trouver un truc pour contribuer pendant que vous bechez...

      C’est un peu zarbi, comme discussion, parce que d’un cote on est dans le grand jeu des utopies concretes, et ensuite, @la_taupe, tu nous expliques qu’il faut penser strategique, ce que « les gens » accepteront ou pas. D’abord on a des surprises avec « les gens », il ne faut jurer de rien. Et puis il faut rester dans l’idee qu’on est quelques personnes qui discutent, hein, c’est pas agir politiquement que de papoter sur le net. Ca permet juste de preparer le terrain en diffusant des trucs bien reflechis par ailleurs, sans trop reinventer l’eau tiede.

      Ton enthousiasme me rappelle ma brochure « Perdre sa vie a la gagner », en 2003 pour le mouvement Chiche ! aujourd’hui disparu. Y’a pas de lien, on a brule les archives mais j’ai sauve ca : http://blog.ecologie-politique.eu/post/Revenu-d-autonomie-par-Chiche. Depuis, les contributeurices sont devenuEs precaires en surtravail ou incluEs en surtravail. Depuis, Marion Moustaki continue a jouer de la guitare mais a cote elle bosse comme une dingue, et c’est pas faute de chercher toutes les solutions raisonnables d’automatisation a la ferme de son compagnon. (...)

      Ca me semble vital, de trouver un truc a faire pendant que Koldobika et les autres bechent et pas moi parce que j’aime pas trop ;-). Deja pour pas s’emmerder, ensuite pour creer du collectif. Je ne crois pas que le collectif se cree en-dehors d’une communaute d’interets au moins aussi forts que ceux qu’on a pour sa pomme. Sinon c’est sa pomme qui revient sonner la fin de la recre, j’en ai eu plein d’exemples en milieu asso.

      C’est pas qu’on est devenu des vieilleux conNEs aigriEs (encore que) mais on se frotte a la realite, plus precisement a la complexite des echanges (du marche mondial de l’energie aux echanges entres camarades). Attention au solutionnisme ! http://blog.ecologie-politique.eu/post/Un-solutionnisme-ecolo-alternatif

      Depuis, aussi, on est quelques-unEs a se rendre compte que le travail a artificiellement disparu de nos vies pour les memes raisons qui font que ca pue : le petrole. Tout y etait, dans le texte de Russell, sauf qu’on peut aussi se demander si on a envie d’y rester, dans les choix techniques que nous impose la modernite...

      (Ah, et puis j’ai des soucis de tablette, je risque de ne plus etre tres active, ou alors sans les accents, je sais pas.)

      La technique moderne a permis de diminuer considérablement la somme de travail requise pour procurer à chacun les choses indispensables à la vie.
      Si le salarié ordinaire travaillait quatre heures par jour, il y aurait assez de tout pour tout le monde, et pas de chômage (en supposant qu’on ait recours à un minimum d’organisation rationnelle).
      Quand je suggère qu’il faudrait réduire à quatre le nombre d’heures de travail, je ne veux pas laisser entendre qu’il faille dissiper en pure frivolité tout le temps qui reste. Je veux dire qu’en travaillant quatre heures par jour, un homme devrait avoir droit aux choses qui sont essentielles pour vivre dans un minimum de confort, et qu’il devrait pouvoir disposer du reste de son temps comme bon lui semble.

    • Il existe une différence majeure entre la valeur « emploi », entendue comme la notion de salariat, et la valeur « travail », entendue comme la notion d’activité. En France, et en Europe en général, le concept de plein-emploi est un leurre. Les politiques successives contre le chômage n’ont jamais réussi à endiguer sa progression. Et quand bien même, si chacun pouvait finalement obtenir un emploi salarié, nous pensons que chaque citoyen doit être libre de choisir, et non contraint par un rapport de force continu qui l’oblige à être employé dans des conditions qui ne permettent pas son développement personnel. Le choix de l’activité doit être guidé par des motivations comme la confiance et l’épanouissement, et pas uniquement par la valeur financière. Avec l’instauration d’un revenu de base en Europe, le travail prendrait un essor inestimable, que ce soit en terme d’orientations économiques (nouveaux marchés, nouveaux métiers), d’emploi (création et multiplication de structures), mais aussi en terme de bénévolat, une valeur travail importante qui souffre actuellement d’une image ternie par la domination de l’employabilité.

      http://www.so-pirate.eu/blog/la-liste-so-pirate-introduit-le-revenu-de-base-dans-son-programme-europeen

    • @ La Taupe. Non, non, non. Attention à ne pas confondre entre revenu de base et salaire minimum. La Suisse à voté NON contre le « smic » de chez vous. Mais le peuple ne s’est pas encore prononcé sur l’initiative du « revenu de base » dont on cause ici. Et parti comme c’est, trop mal ficelé, trop mal expliqué...il va y avoir un raz de marée de NON. Je crois que c’est pour ça qu’on ne s’est encore pas prononcé là-dessus.
      Et 4’000 balles, c’est cher, d’accord, mais il faut voir ce que la vie coûte en Suisse aussi...Cette initiative a mal été emballée et c’est dommage.
      Va falloir se focaliser sur les conventions collectives de travail maintenant. Je crois que ça, c’est plus important, car nous avons beaucoup perdu ces dernières années et il va falloir remettre la pendule au milieu du village.
      Que les Helvètes arrêtent de voter avec leur porte-monnaie !!!
      Que bigre !

    • Je me disais aussi, quand on parle de grandes notions abstraites avec des majuscules et tout, la Fin du Travail par exemple, des fois il faut se retourner pour se rendre compte que les meufs du groupes sont allees faire la vaisselle. Les femmes sont en premiere ligne pour savoir qu’il y a de quoi faire, voir pas mal de posts de @monolecte et un chouette bouquin de Dominique Meda, Le Travail des femmes. Son propos, si j’ai bien compris, c’est que les femmes (en tout cas les pas riches) delocalisent relativement peu les exigences de leur vie quotidienne (sur une autre femme ou par achat de services) et pour pouvoir seulement reponre a ces exigences demandent un temps de travail un peu amenage, pas trop d’heures, pas trop d’incertitude sur la distribution de ces heures, plein de revendications qui en fait permettrait a tout le monde de vivre moins mal le travail... Les besoins des femmes, plus aigus, sont en fait les besoins de tout le monde qui essaie de se les cacher pour faire tourner la machine.

      http://www.lan02.org/2012/03/le-temps-des-femmes
      http://seenthis.net/messages/222990

      Ces dernières années, des enquêtes nombreuses ont mis en évidence la répartition encore fortement déséquilibrée des différents temps entre les hommes et les femmes, a fortiori lorsque ceux-ci sont parents. Grossièrement, les hommes passent plus de temps au travail et dans les loisirs, et les femmes dans les activités domestiques et familiales (1).

      Or, on ne peut pas ne pas faire le lien entre le peu d’intérêt accordé au traitement politique de cette question et le fait que les principales personnes concernées soient les femmes. On ne peut pas non plus faire fi des résistances au changement qui sont le fait, tant des détenteurs des emplois auxquels les femmes pourraient légitimement prétendre (le plus souvent des hommes), que des entreprises, des institutions et des groupes d’intérêt qui seraient nécessairement affectés par ces réorganisations d’ampleur. Car il s’agit de permettre à tous les hommes et toutes les femmes, de toutes conditions, de concilier réellement vie professionnelle, vie familiale et vie privée. C’est donc toute l’articulation du travail et du hors travail qui doit être repensée et notamment la possibilité d’une norme d’emploi à temps complet beaucoup plus courte et beaucoup mieux intégrée aux différents cycles de vie. Un tel changement ne serait pas qu’au seul avantage des mères mais bien évidemment aussi des pères (dont une partie revendique désormais la possibilité d’une paternité active et d’une déspécialisation des rôles), et beaucoup plus généralement de tous ceux qui souhaitent pouvoir concilier les différents rôles qui leur incombent : citoyens, travailleurs, parents…

      Mais helas, pour l’instant les activites civiques dont on parle tant, pour jutsifier revenu garanti et RTT, ne sont pas tres prisees par les gens qui ne sont pas dans les assos et les reseaux politiques ou on en parle...

      De même, alors que les démiurges de la société des loisirs voyaient dans l’engagement citoyen, ce fameux secteur quaternaire cher à Roger Sue mais également à Dumazedier, comme l’horizon de la société du temps libre, on observe que l’engagement dans la vie associative et civique se situe en queue de classement des moments agréables.

      http://www.metiseurope.eu/pics_bdd/image_visuel/1342083980_7_Boulin_graph_2.jpg

      C’etait passe ici : http://seenthis.net/messages/246918.

    • @geneghys, désolé pour cette confusion de ma part, et merci d’avoir rectifié l’erreur. En plus, il ne s’agissait pas d’un référendum mais d’une initiative populaire.

      http://www.liberation.fr/monde/2014/05/18/suisse-salaire-minimum-et-avions-de-combat-au-menu-des-votations_1020040

      Pour expliquer le résultat de ce vote, ils invoquent la peur des conséquences sur les petites entreprises, qu’elles soient obligées de réduire le temps de travail ou de mettre au chômage.

      @monolecte, merci pour ce texte du PP et pour le lien :)

      @aude_v, merci pour les pistes de réflexion que tu proposes, j’ai commencé à lire ton blog d’écologie politique. J’apprécie l’écologie politique pour son soucis de l’humain, de la solidarité (et je suppose donc la réciprocité ) , de la convivialité, et du respect des différents modes de vie. Et je comprends tout à fait que le « chômage » puisse aussi être un choix de vie, ce qui me rappelle effectivement les documentaire de Pierre Carles à ce sujet.

      Vous avez raison, penser au temps libre comme « la » solution fait déconnecté de la réalité, notamment dans le contexte de la transition à l’après-pétrole. Quoique dans le cadre actuel, choisir de ne rien faire - être au chômage volontaire et donc forcément un peu oisif - est probablement un acte autant politique que cultiver son jardin ...

    • @Taupe. C’est pas grave ! Tout le monde se fout dedans avec notre système politique. Et il ne faut pas croire que 22 frs/h soit un salaire décent...ici, c’est limite-limite.
      Mais cette initiative a au moins eu le mérite de secouer les patrons des entreprises qui ont rétabli une CCT ou convention collective qui défend un peu mieux les travailleurs. C’est une bonne chose.
      Et à défaut de reconnaître qui travaille au noir sur les chantiers pour un salaire de misère (mais légal en Europe), les ouvriers devront peut-être porter un badge que les inspecteurs pourront reconnaître de loin. Parce que ce sont surtout les frontaliers qui sont lésés, mais pas que. Cela entraîne aussi le dumping salarial. D’où la grogne de celles et ceux qui vivent sur sol helvète et qui ne touchent pas 4’000 balles par mois...
      Chez nous, on les appelle les woorking-poors, c’est dire comme la vie est chère, d’où un salaire « élevé » comme dit dans l’article du Libé.
      Le patronnat a encore joué avec la peur des travailleurs et a gagné ! Misère !

    • @geneghys, donc finalement c’est certainement une très bonne chose qu’il y ait eu un débat sur le salaire minimum avant la « prochaine » votation à propos du revenu de base inconditionnel.

      http://bien.ch/fr/story/actualites/chancellerie-federale-linitiative-formellement-abouti

      L’initiative populaire pour un revenu de base a été déclarée valable par la Chancellerie Fédérale.
      (...)
      Et maintenant, que va-t-il se passer ? Le Conseil Fédéral va se pencher sur le revenu de base et préparer un rapport sur le sujet. Il a un an pour cela. Ensuite le débat s’ouvrira au Parlement. Quant à la votation populaire, elle est prévue d’ici deux ou trois ans.

      La votation en Suisse serait donc pour dans 2 ou 3 ans... faut savoir garder patience, non ?

      Que Bigre ! :-)

    • @Taupe Déjà ?!!! Mais il est mal ficelé ce projet. En soi, il va de nouveau jamais passé, nom d’une pipe en bois de chêne ! Ils sont cons, ils font tout pour bousiller une bonne initiative !!
      Il faut voir la faisabilité et comment on peut trouver les subsides. C’est pourquoi, je propose que les salaires des robots soient reversés dans un pot commun et le chef d’entreprise aura droit au 10% pour l’entretien des machines, comme on le fait maintenant avec des emplois qui vont disparaître.
      Pourquoi personne veut lire ce que j’écris !!!
      Que Bigre ! Argggg
       :-)

    • le capitalisme est l’art et la manière de vendre ce qui est gratuit (la terre et la création monétaire), pour se rendre gratuit ce qui lui coûte.

      Et la seule chose qui coûte vraiment, c’est le temps de vie. Vous pouvez capitaliser du temps de vie dans l’espace, mais pas dans le temps lui même. C’est à dire, vous pouvez utiliser le temps de vie d’autrui à votre avantage, mais uniquement dans le temps de vie qui vous est imparti. Au delà, ce sera vos enfants... Ainsi, en capitalisant le temps de vie d’autrui, vous multipliez le votre et divisez celui d’autrui. Car sans cela, personne ne pourrait faire construire un château et dire « ceci est ma propriété ».


  • Rythmes scolaires : les mairies pourront utiliser l’argent pour... faire des ronds-points (LesÉchos.fr)
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0203492075675-rythmes-scolaires-les-mairies-pourront-utiliser-l-argent-pour

    L’aide de l’Etat destinée aux activités périscolaires est une dotation. A ce titre, les maires bénéficient d’une «  liberté constitutionnelle  » pour en faire l’usage qu’ils veulent.

    #éducation #école #périscolaire #dotation #réforme_rythmes_scolaires




  • Microsoft se transforme en corporation open source, alors on a droit à une version gratuite de Windows.
    http://www.dotnetfoundation.org/images/dotnet_logo.png
    Microsoft open sources more of its .Net technologies
    http://www.zdnet.com/microsoft-open-sources-more-of-its-net-technologies-7000028031

    Microsoft has open-sourced a number of its developer tools and technologies in recent years. The company has released under various open source licenses the bulk of ASP.NET, MVC, Web API, Entity Framework, SignalR, VS Web Essentials, the Azure software development kit and more.

    Microsoft also made available today an end-user preview of the .NET Compiler Platform project, previously known as “Roslyn.” Roslyn includes the next versions of the C# and VB compilers, as well as a compiler-as-a-service programming interface. And on April 2, Microsoft execs also announced the company is open sourcing WinJS, its Windows library for JavaScript.

    With Free Version of Windows, Microsoft Gives In to the Google Way
    http://www.wired.com/2014/03/microsoft-turns-into-google

    Google offers free OSes to computer and phone makers as a way of driving the use of its search engine and countless other web services, and now, Microsoft is at least experimenting with the idea.

    Microsoft Is Suddenly a New Company. But Is It Too Late ? | WIRED
    http://www.wired.com/2014/04/microsoft-new-company

    On Tuesday, at its annual developer conference in San Francisco, the software giant unveiled a free version of its Windows operating system — a seismic shift in strategy that never would have happened under ex-boss Steve Ballmer — and a day later, the company made an even more remarkable move in open sourcing many of its software development tools and programming languages, freely sharing the underlying code with the world at large.

    DotNetFoundation
    http://dotnetfoundation.org

    The .NET Foundation is starting with 24 .NET open source projects under its stewardship, including the newly announced .NET Compiler Platform (“Roslyn”) as well as the ASP.NET family of projects, both open sourced by Microsoft Open Technologies, Inc. (MS Open Tech). Xamarin contributed six open source .NET projects including the very popular Mailkit and Mimekit projects.

    The current project list includes:
    .NET API for Hadoop WebClient .NET Compiler Platform (“Roslyn”)
    .NET Map Reduce API for Hadoop .NET Micro Framework
    ASP.NET MVC ASP.NET SignalR
    ASP.NET Web API ASP.NET Web Pages
    Composition (MEF2) Entity Framework
    Linq to Hive MEF (Managed Extensibility Framework)
    OWIN Authentication Middleware Rx (Reactive Extensions)
    Web Protection Library Windows Azure .NET SDK
    Windows Phone Toolkit WnsRecipe
    Couchbase for .NET Mailkit
    Mimekit Xamarin.Auth
    Xamarin.Mobile System.Drawing

    Ils auraient dû faire ça en 1999, à l’époque il y avait encore des raisons pour s’intéresser à eux. Maintenant _#les_jeux_sont_faits_ .

    #microsoft #windows #DotNet #open_source





  • Markdown vs Wiki Dotclear - Open Time
    http://open-time.net/post/2014/01/09/Markdown-vs-Wiki-Dotclear?pub=1#c117908

    Wiki Dotclear vs Markdown

    Les deux syntaxes wiki, Dotclear et Markdown, sont disponibles pour écrire les billets (et les pages, commentaires, …). La première syntaxe est intégrée depuis quasiment le début de Dotclear 1, la seconde est utilisable en installant le plugin idoine.

    Ça fait un moment déjà que j’envisage de basculer sur Markdown parce que certaines applications tierces proposent cette syntaxe et me permettrait ainsi de faire un simple copié-collé pour alimenter ce blog. Par contre, ce qui me retient encore est que je ne sais si toutes les possibilités offertes par la syntaxe Wiki Dotclear sont également proposées par Markdown.

    En plein dans la discussion engagée par @tetue à Brest sur le comparatif des différentes syntaxes de raccourcis.

    via @nhoizey

    #markdown #syntaxe #spip #dotclear




  • ncat en deux mots
    http://namok.be/blog/?post/2013/11/20/5slides-ncat

    http://namok.be/public/images/divers/2013/Broken_Door_by_RitvikPandey.jpg

    Dans la série « souvent il est nécessaire de présenter un outil, un concept, le résultat d’une recherche, … brièvement », aujourd’hui, je fais quelques slides pour présenter netcat.

    Warning : parse_url(#fn:1) [function.parse-url] : Unable to parse URL in /homez.106/namok/www/blog/inc/libs/clearbricks/common/lib.html.php on line 168

    Warning : parse_url(#fn:2) [function.parse-url] : Unable to parse URL in /homez.106/namok/www/blog/inc/libs/clearbricks/common/lib.html.php on line 168

    Warning : (...)

    http://namok.be/public/documents/5slides/in5slides-netcat.pdf


  • Prostitution : « L’Etat n’a pas à légiférer sur l’activité sexuelle des individus »
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/11/19/prostitution-l-etat-n-a-pas-a-legiferer-sur-l-activite-sexuelle-des-individu

    L’interview est en #pay_wall et c’est tant mieux car l’accroche choisie par #le_monde est vraiment ahurissante

    Pour la philosophe féministe Elisabeth Badinter, punir les clients serait « une déclaration de haine à la sexualité masculine ».

    #prostitution #misandrie #feminisme_liberal #essentialisme

    • Houla, punir l’achat de plaisir sexuel serait une manifestation de haine à l’égard de la sexualité masculine ? C’est plutôt un tel raccourci qui est insultant pour la sexualité masculine... :-)

      Et donc plus sérieusement, sans avoir lu le reste du sujet, il semble que Badinter accepte la manifestation de mépris à l’égard de la sexualité féminine (la prostitution) pour éviter une manifestation de haine contre la sexualité masculine.
      Chacun ses priorités en effet...

      Je reste sur la conclusion d’un billet de Charlie Hebdo, citant Françoise Héritier, qui résume finalement bien dans quel camp se situe la haine
      http://seenthis.net/messages/196695

      L’anthropologue Françoise Héritier a parfaitement résumé le problème : « Dire que les femmes ont le droit de se vendre, c’est cacher que les hommes ont le droit de les acheter. »

    • J’ai pas encore lu l’article de Politis à ce sujet, mais partout, on découvre des articles « pénaliser les clients, c’est contre-productif », et c’est aussi l’accroche de Politis... J’ai peur de ce que je vais lire... Pas que j’ai un avis clairement en faveur de la pénalisation... mais peur des justifications que je vais découvrir à ce sujet dans ce journal précis...

    • Il y a pour le juriste quelque chose d’étrange : si l’acte de vente est légal, on ne peut pas pénaliser l’acte d’achat. On ne peut donc pénaliser le client que si la vente elle-même est illégale, pénalisable. Sinon, suis d’accord avec les remarques très pertinentes de @petit_ecran_de_fumee
      On retrouve le même type de remarque que la mienne chez Elisabeth Badinter :

      Je n’arrive pas à trouver normal qu’on autorise les femmes à se prostituer, mais qu’on interdise aux hommes de faire appel à elles. Ce n’est pas cohérent et c’est injuste.

      C’est clair que ce n’est pas cohérent du tout, sur ce point, elle a raison

    • @sylvain :
      pourquoi « injuste » ?
      Incohérent je suis d’accord, ça touche un argument que j’utilisais il y a quelques années à peine, quand j’étais plutôt contre la pénalisation du client quand ça commençait à être évoqué. J’étais contre parce que ça me semblait un pis-aller contre-productif, du genre le truc mal ficelé qui permet aux « bourreaux » (les prostituteurs) de se poser en victimes.

      Aujourd’hui je navigue mais c’est vrai que cette idée de pénaliser le client ne m’enchante guère d’un point de vue intellectuel, mais dans la pratique vu la réalité de la consommation prostitutionnelle, je ne veux pas faire la fine bouche.

      Pour revenir à l’incohérence, l’argument fallacieux était pour moi, dans cette idée de pénaliser le client, que cela flattait un peu trop à mon goût l’utopie néolibérale, où le consommateur est responsable de tout et le marchand responsable de rien, ce qui revient à dire au marchand que tant que le client achète, le vendeur a droit de tout vendre. C’est ainsi qu’on bouffe des steacks de vache folle, des frites à l’huile de vidange, des lasagnes au cheval, et des prestations sexuelles dans la rue, « parce qu’on trouvera toujours des clients pour consommer ça ».
      Non, tout ne se vend pas. Un acte de vente est une transaction économique, qui utilise un outil social, la monnaie, bref c’est un acte social, qui ne relève pas de l’espace privé, mais de l’espace public, où on doit assumer ses actes vis à vis de l’ensemble de la collectivité, et en premier lieu vis à vis de soi même.
      Un professionnel a une responsabilité civile. Ce doit être réglementé, car même entre deux adultes consentants, ils doivent garantir que leur transaction ne nuit à personne.

      Je crois que la meilleure solution pour moi, intellectuellement parlant, ça reste l’Etat proxénète, qui recrute les volontaires sur dossier (attention un vrai recrutement : les candidats à la prostitution ne doivent pas être là par hasard, ni par contrainte), qui administre également la clientèle sur un fichier public (si on « consomme », on assume), et tous ceux qui veulent malgré tout faire ça sous le manteau tomberont sous le coup d’une accusation de proxénétisme ou de complicité de proxénétisme. Dans ce schéma là tout le monde assume ses responsabilités il me semble.

    • @biggrizzly, je crois qu’on peut être sceptique sur la pénalisation ou sa mise en œuvre prévue ici, mais je pense que c’est compatible avec une position de refus de la reconnaissance sociale de la prostitution... Enfin, c’est ce que j’essaie de faire. Or, les approches #binaires fleurissent un peu partout : « si tu es contre la prostitution parce que c’est une des faces de la domination masculine, tu es pour la précarisation des prostituées ». Le débat n’est pas génial - sauf ici !

    • @petit_ecran_de_fumee, encore une drôle d’idée, très gourmande en contrôle social étatique. Et qui continue à mettre des meufs (volontaires) au service de mecs qui pourront choisir sur quel registre ils voudront avoir des relations sexuelles (tarifées ou impliquantes) avec des femmes. Mais leurs voisin-e-s pourront leur faire la morale ! Naaan. Mais j’ai pas de solution non plus, à part des campagnes pour dire et redire que les femmes ne sont pas à vendre et l’éradication des pubs sexistes, déjà.

    • Oui @aude_v, c’est une drôle d’idée, une solution par défaut, conditionnée par le fait que je ne sais pas quelle autorité peut dire à un individu masculin ou féminin ce qu’il a le droit ou non de vendre à un autre individu sans nier son libre-arbitre, si par ailleurs on ne peut pas prouver que la transgression a un impact socialement parlant (autre que le préjudice moral, la violence symbolique). Pour résumer plus simplement, je me dis que si j’interdis à quelqu’un de se prostituer sous prétexte que la violence symbolique de cette action nuit aux autres femmes, j’ai peur que du coup d’autres personnes puissent interdire à des femmes d’avorter en prétextant que la violence de l’acte leur nuit, à eux, leurs curés, leur conscience ou je ne sais quoi.

      Pour le contrôle étatique, oui, là aussi, moindre mal. Mais n’est-ce pas le rôle de l’Etat d’intervenir justement là où l’auto-organisation n’est pas possible (trop de prédation inter-humaine).
      Je parle en gestionnaire sans doute finalement très libéral, l’activité doit engendrer une collecte de ressources pour permettre à l’Etat d’administrer cette activité sans faire supporter cette tâche à l’ensemble des contribuables, sauf à considérer qu’on est dans le service public, et là à part pour le registre médical (cf film the sessions), c’est niet pour moi...

    • Une idée que j’entends trop peu souvent formulée, et qui pourrait mettre d’accord les abolitionnistes (en leur évitant les rigidités croissantes ce certain.e.s d’entre elleux) et les légalistes, c’est la #dotation_inconditionnelle_d'autonomie (ou #revenu_de_base) comme solution d’urgence. Bien qu’imparfaite comme l’a par ailleurs détaillé @aude_v, cette dotation aurait quand-même le mérite de mettre à l’abri toutes celles qui n’ont actuellement d’autre option que de se prostituer pour bouffer et y laissent leur intégrité physique et psychologique.
      EDIT : suppression du terme « sex-positive » inadéquat

    • oui @koldobika j’y ai pensé aussi mais c’est pas proposé dans la loi en discussion actuellement. Les prostituées ont le droit au RSA (quant elles ont 25 ans) et je ne sais pas si un #revenu_de_base serait suffisant pour faire baisser la prostitution car les sommes en jeu dans la prostitution sont très importantes et produisent un rapport particulier à l’argent (grosses sommes au quotidien mais difficulté à épargné et planifier ses dépenses). Les prostituées étrangères ont souvent de lourdes dettes à remboursé à leur passeurs/proxénètes et une #dotation_inconditionnelle_d'autonomie ne suffirait pas pour elles. Les prostituées transexuelles femmes ont aussi souvent de grosses sommes à réunir pour payer leur transition et le revenu de base n’est pas adapté. Cette dotation ne permettra pas non plus aux prostituées toxicomanes à payer leur drogue...
      Je ne rejette pas l’idée de la #dotation_inconditionnelle_d'autonomie mais il me semble qu’elle ne suffirait pas à reglé le problème.

      @sylvain, c’est plutot l’achat de l’accès a des orifices corporels qu’un service à proprement dit. C’est comme si je payait un SDF pour l’achat du service de lui cassé la gueule. Ca serait injuste de traiter le SDF « volontaire vendeur de service » de la même manière que l’acheteur de ce « service ».

    • @mad_meg on me souffle dans l’oreillette qu’un revenu de base pourrait ouvrir un droit au crédit bancaire pour les sommes à rembourser dans le cas de trans/immigrées.
      Salomée sur son blog y voit aussi un certain potentiel http://melange-instable.blogspot.fr/2013/10/prostitution-ces-campagnes.html

      Aucun ne semble décidé à l’instauration d’une revenu universel, qui mettrait pourtant fin à des milliers de situations d’abandons, de prise à la gorge, de désespoir, de pauvreté, de précarité et de misère, et ainsi directement, mettrait fin à des milliers de recours à la prostitution.

    • @koldobika, merci de rappeler mes doutes sur le #revenu_garanti, qui tiennent moins à son intérêt immédiat de protection des plus fragiles qu’au projet politique qu’il représente à plus longue échéance.
      http://blog.ecologie-politique.eu/post/Le-revenu-garanti-en-ligne-de-mire

      En revanche, il faut arrêter tout de suite de dire sex-positive, c’est une notion qui n’a aucun sens en France. Aux USA il y a plein de gens qui seraient outragé-e-s par les blagues de cul qu’on raconte en France, qui attendent le mariage pour baiser et qui ont une vision vraiment dégueu de la sexualité. Je ne connais personne comme ça chez nous, mêmes les curés invités par ma mère sont capables de raconter une blague de cul (enfin, non, ceux des plus jeunes générations sont vraiment gratinés !), et on a un patriarcat extrêmement sex-positive (voir le bouquin de Natacha Henry sur le « paternalisme lubrique » ou plus basiquement l’affaire DSK). C’est de la manipulation pure et simple, d’avoir réussi à imposer cette façon de décrire le clivage, alors que #libéral-libertaire est beaucoup plus adapté.
      http://www.monde-diplomatique.fr/2004/04/JURICIC/11216

      Et bonne réponse, @mad_meg, je saurai quoi dire la prochaine fois. La blogueuse de Mélange instable tient un discours super intéressant sur ces questions, c’est une meuf qui pense dans une grande indépendance d’esprit. Il faut que j’y retourne !

    • En fait, le revenu garanti pour éviter la misère, c’est un truc à proposer en amont la prostitution, pas pour sortir du métier...

      Et j’ai des fois comparé la prostitution à un système où les grosses boîtes que tout le monde déteste proposeraient des services clientèle-défouloirs, qui recruteraient 99 % de femmes (un hasard) pour proposer le service « crache-leur à la gueule pour te défouler des services/biens de merde qu’on te refile abusivement ». C’est pas facile tous les jours de se prendre des coups de fil énervés quand on bosse dans des call centers, mais il y aurait un effet de seuil entre les deux boulots.


  • Add by hands ou offrir le partage à la main
    http://namok.be/blog/?post/2013/11/10/add-by-hands

    http://namok.be/public/images/divers/2013/a_gift_for_you_by_Schokolein.jpg

    Lorsque l’on écrit un article, on aime bien qu’il soit partagé. C’est donc mieux de proposer un lien en fin d’article pour permettre facilement ce partage.

    Depuis peu, Franck propose un plugin permettant de partager via plein de réseaux sociaux en utilisant AddToAny.

    Pour ma part, j’utilisais les services de AddThis jusqu’à il y a peu. C’était configurable et … vénérable vu son âge. AddThis me permettait également d’avoir un retour sur les liens qui étaient partagés, une sorte de rapport (...)

    #Mes_doigts_dans_le_clavier #alternatives #blog #dotclear #facebook #flattr #geek #google #pratique #twitter


  • Imaginer un revenu garanti pour tous, par Mona Chollet (Le Monde diplomatique)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/05/CHOLLET/49054

    Inventer une autre vie, d’autres rapports sociaux, peut sembler hors de propos en période de crise. L’exercice n’a pourtant jamais été aussi nécessaire. En Europe, en Amérique latine, en Asie, l’idée d’un droit au revenu inconditionnel fait son chemin.

    #RevenuGarantiPourTous