• Classes d’accueil : la fin d’un modèle qui fonctionne (Libération)
    http://www.liberation.fr/societe/2014/05/12/classes-d-accueil-la-fin-d-un-modele-qui-fonctionne_1015689

    Ironie du sort : peu de temps après la sortie du documentaire remarqué de Julie Bertuccelli, la Cour de Babel, l’application d’une circulaire transforme ces classes d’accueil en Unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants (UPE2A), supprime la notion de groupe classe pour proposer une intégration directe des élèves en classe ordinaire. […]
    Ces élèves nouvellement arrivés sont entre deux pays, deux langues, seraient maintenant entre deux classes : une classe ordinaire et une unité pédagogique. […]
    Avec « l’unité pédagogique », plus de classe, donc plus de professeur principal dont le rôle auprès des élèves et leur famille était déterminant. Plus personne ne pourra prendre le temps d’échanger sur un quotidien souvent difficile et douloureux. Ce n’est pas en naviguant entre deux classes, deux équipes pédagogiques que les élèves tisseront le lien de confiance nécessaire pour confier les angoisses inhérentes à l’exil, et parfois leur situation personnelle complexe. […]
    Plus de possibilités non plus de mener des projets pédagogiques spécifiques, comme des sorties scolaires ou des partenariats culturels. […]
    Dans certaines académies, cette circulaire a déjà été mise en place et plusieurs enseignants ont pu livrer leur expérience sur les conséquences pour les élèves : dans un collège de Nice, les élèves allophones ont été noyés au milieu de centaines d’enfants qui ne les ménagent pas. […] En résulte chez ces élèves un refus d’apprendre et de s’intégrer.

    #éducation #collège #classe_d'accueil #UPE2A #élèves_non_francophones


  • A Puteaux, les cartables, c’est bleu pour les garçons et rose pour les filles (Libération)
    http://www.liberation.fr/societe/2014/09/01/a-puteaux-les-cartables-c-est-bleu-pour-les-garcons-et-rose-pour-les-fill

    Chaque année la municipalité UMP de Puteaux organise une fête à la mairie avant la rentrée scolaire pour distribuer stylos, compas ou cartables aux 4 500 élèves de la ville. Un geste, au départ social, mais qui n’est pas du goût de certains cette année avec une distribution pour le moins stéréotypée.

    […] « Cartable rose avec un lot de bijoux pour les filles et cartable bleu avec un petit robot à construire pour les garçons… Il s’agit de ne pas se tromper de genre.[…] Cette fête a coûté 300 000 euros prélevés sur la caisse des écoles, autrement dit de l’argent versé par l’Etat. »

    Rappelons que la maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été condamnée en 2006 pour diffamation homophobe.

    #éducation #genre #sexisme #homophobie #stéréotypes #mépris



  • L’#éducation à la finlandaise - Kaizen magazine
    http://www.kaizen-magazine.com/les-secrets-de-leducation-a-la-finlandaise-chaque-eleve-est-importa

    Il y aurait beaucoup à dire sur le modèle finlandais, ses pratiques, sa structure et ses modes d’#évaluation, mais ce qui fait le secret de son étonnante réussite réside peut être dans le choix du pays de replacer l’élève, et non les savoirs, au cœur du système scolaire. Chaque élève est important et c’est l’#école qui doit s’adapter à cette singularité, plus que l’élève à un système rigide.

    Comme le dit Paul Robert, « l’idée qu’un élève heureux, épanoui, libre de se développer à son rythme, acquerra plus aisément les savoirs fondamentaux n’a rien d’une utopie de pédagogue illuminé en Finlande : c’est tout simplement ce qui oriente l’action de tous : Etat, municipalités, chefs d’établissement, professeurs… ». M. Hannu Naumanen, principal du collège Pielisjoki, précise : « on ne peut forcer les élèves ; il faut leur donner des possibilités différentes d’apprendre, d’acquérir des compétences. »

    @heautontimoroumenos @caro

    • Vive la rentrée ! Si tu as autour de toi un enfant entre 5 et 15 ans, je te conseille le jeu « dragonbox » (sur tablette), venu des pays nordique, qui est un très bel exemple de ce qu’on peut faire quand on cesse de croire que les apprentissages doivent se faire forcément dans l’académisme, parce que s’amuser en apprenant c’est suspect.

    • en Suède aussi c’est pas mal : pas de notes ; tous les enfants sont ensemble de 1 à 7 ans à la crèche ; le matin on commence par se réveiller en douceur lors d’un {sammling}, ensuite, on fait des trucs un peu à la carte ; et l’après-midi on fait de la luge, du ski, de la randonnée… quelle que soit la météo

    • Vas-y @reka, fais-nous mal.
      Demain la gosse rentre dans le collège de la zone à côté de la nôtre. Ça me fait chier d’avoir dû demander une dérogation pour qu’elle ait accès à une éducation légèrement moins rigide.
      Petit collège de 200 gosses avec une politique principale : rendre les enfants le plus autonomes possible. C’est le seul collège de France avec une galerie d’art dans ses couloirs. Après, c’est un collège public, juste une équipe pédagogique qui a adhéré, il y a longtemps, à l’idée qu’on pouvait faire mieux. Pas de notes jusqu’en 4e depuis plusieurs années. Pour gérer les conflits, ce sont des médiateurs de 3e, élus et formés, qui tentent d’abord de trouver des solutions. Le collège n’est pas fermé à clé, comme celui de notre bled, parce qu’en moyenne, les gosses n’ont pas envie de s’enfuir, racontait le principal en rigolant. L’idée, c’est de commencer par faire confiance aux enfants.

      Les parents sont sollicités pour faire partie du projet éducatif. le taux de participation aux réunions est de 99%. D’après le principal, le fait que les parents se sentent concernés aide beaucoup au bien-être des gosses.

      Bref, demain, on découvre ce nouvel univers, même si nous avons déjà eu le droit à plusieurs réunions préparatoires l’année dernière.

    • Ohlala, pas pleurer… quelle chance vous avez.
      Pas mal de copains ont quitté la france pour leurs enfants, pour qu’ils ne subissent pas un enseignement pourri, d’autres, fuyant Thatcher, se désolent de l’enseignement ici.
      En tant que parent, je vais à toutes les réunions que veulent bien organiser les équipes d’enseignement, faudrait-il encore qu’elles existent.
      En primaire, lorsque c’était la FCPE qui regroupait les parents, les réunions étaient tellement chiantes que seuls les parents qui la dirigeaient étaient présents ce qui en dit long sur l’intérêt d’écouter ceux au pouvoir, copie des représentants politiques servant leurs intérêts.

    • Pourquoi est-ce que ça reste aussi exceptionnel en France ? Les raisons ne manquent pas, mais aucune vraiment n’est ni convaincante ni satisfaisante…
      Question corollaire, des enfants éduqués si différemment font-ils société différemment ? Parce que sorti de tous les attraits du « modèle scandinave », ce qui est perceptible de loin dans les résultats des élections ou dans certains films d’auteur :), la réalité sociale ne semble pas si différente de celle par chez nous… vu de loin.


  • Comment bâtir une école de la confiance dans une société de la défiance ? (L’Express)
    http://www.lexpress.fr/education/comment-batir-une-ecole-de-la-confiance-dans-une-societe-de-la-defiance_154

    Que penser, dans ce contexte, des chances de la volonté d’instiller plus de bienveillance à l’école, au collège et au lycée ? […] Elle s’appuie autant sur le bon sens que sur les travaux des chercheurs en psychologie : on apprend mieux par l’encouragement que sous la contrainte ; on s’épanouit plus dans la confiance que dans la défiance. Cette approche n’exclut nullement l’existence de règles, de sanctions ou de punitions : la confiance de l’élève ne se nourrit pas de complaisance ou de démagogie mais de justesse et de justice. Elle s’ancre en revanche dans la conviction que les destins ne sont pas écrits d’avance, que les rythmes d’apprentissage peuvent varier, que les voies d’épanouissement social ne se résument aux voies de l’excellence scolaire dans les disciplines reines des lycées et des classes préparatoires. En somme elle engage un regard singulier sur l’école, sur sa fonction, autant si ce n’est plus qu’un regard « bienveillant » sur l’enfant ou l’adolescent.

    #éducation #bienveillance #relations_enseignants_élèves #différenciation


  • Pourquoi la question des droits des enfants dans nos écoles est-elle absolument centrale pour l’ensemble de nos systèmes éducatifs et pour l’avenir de nos sociétés ? (Bernard Defrance)
    http://www.bernard-defrance.net/archives/artic/index.php?textesperso=144

    Or jusqu’à présent l’éducation était pensée sur le mode de la transmission des savoirs, des savoir-faire, des générations précédentes aux générations suivantes. Le défi de l’école aujourd’hui c’est de proposer aux enfants de découvrir, d’inventer des solutions à un certain nombre de problèmes que nous avons été nous-mêmes incapables de résoudre. Il suffit de regarder le développement des technologies dans tous les domaines, de la biologie, de l’informatique, dans la physique également, dans l’agriculture, dans tous nos modes de vie habituels. Quand on regarde les prévisions des futurologues d’il y a une trentaine d’années, toutes ces prévisions se sont révélées fausses.
    […]
    Et c’est d’autant plus important que nous sortons d’un siècle où nous avons découvert ceci : que l’école est devenue l’alliée des pires violences, que les auteurs des crimes et des génocides de ce siècle étaient tous d’anciens bons élèves […].
    Comment articuler la construction des savoirs et l’institution de la loi ? Comment l’apprentissage des savoirs et des savoir-faire, l’accès à la culture, peut-il s’articuler à l’institution de la loi, c’est à dire non pas l’enseignement de la loi au sens où on l’enseignerait comme une discipline à côté des autres, mais par une mise en pratique de la loi et du droit dans les fonctionnements institutionnels même de l’école.
    […]
    Il y a en effet cinq grandes lignes de travail, de mise à l’action, qui se dessinent pour nous dans nos systèmes éducatifs. […]
    D’abord instituer dans les établissements scolaires une instance de médiation et de jugement. […] Ce n’est pas la violence, ce n’est pas l’agressivité chez les jeunes qui est inquiétante, c’est leur immense capacité de résignation et de passivité à l’égard de situations qui sont institutionnellement intolérables. […]
    Deuxième proposition : distinguer, tous les moyens sont à inventer, l’évaluation pédagogique interne au travail de la classe et la validation externe des compétences, des savoirs, des savoir-faire acquis. Séparer donc les rôles d’entraîneur et de juge, inventer donc les moyens institutionnels de cette séparation des pouvoirs. […]
    Troisième proposition : la réorganisation des cursus. Aujourd’hui nous savons bien quels sont les enjeux scientifiques et techniques des développements de notre monde et donc ça impose une réorganisation complète des cursus. Aujourd’hui à chaque étape, l’enfant est obligé de renoncer à une part de ses potentialités […].
    Quatrième proposition : à propos du débat entre services publics et institutions privées, avec à l’horizon la menace que fait peser la marchandisation des savoirs et la commercialisation de l’école. Je crois qu’il serait du rôle de l’État, des États que de définir des « cahiers des charges » extrêmement précis, garantissant par exemple l’égalité des ressources financières entre les établissements, par élève et selon les filières, par exemple aussi garantissant le statut des enseignants, les programmes et surtout les méthodes pédagogiques qui permettent aux enfants de s’approprier les significations données au monde et à l’histoire par les générations qui ont précédé, d’entrer à leur tour dans la construction des savoirs, la création culturelle et l’institution de la loi. […]
    Cinquième proposition : je fais, probablement comme un bon nombre d’entre vous, un métier absolument impossible. […] Il faut absolument en effet qu’il y ait ces moments de contrôle, au sens anglais du terme, qui me permettent de me contrôler, de reconnaître mes erreurs et d’en assumer les conséquences. Groupe de formation réciproque et de soutien, formation continue dans le temps de travail même des enseignants, pour assumer l’impossibilité de cette tâche. […]
    Pour conclure, je crois qu’il y a deux enjeux majeurs qui ne se séparent pas l’un de l’autre :
    Le premier : les savoirs, la culture. À quoi sert l’école ? […] Je crois que, d’une part, l’école invite les enfants à s’approprier, je l’ai dit, les significations données au monde et à l’histoire par les générations qui ont précédé, rôle essentiel de conservation (l’école est conservatrice, oui, d’une certaine manière), à s’inscrire dans des filiations culturelles, historiques et universelles et, d’autre part, […] si l’école est essentiellement conservatrice, elle est aussi essentiellement révolutionnaire c’est à dire qu’elle doit habituer les enfants à s’affronter à l’imprévisible du monde qui les attend, à ne pas se soumettre aux prétendues fatalités de la guerre et de la violence. […]
    Deuxième enjeu, la loi. Comment l’école peut-elle permettre aux enfants de découvrir que la loi est l’outil de la liberté ? La loi est l’outil de ma liberté et non pas limite à ma liberté parce que ma liberté peut s’articuler à celle de l’autre. Et donc je crois que le défi est de permettre aux enfants dans le quotidien de l’école le plus à ras de terre de découvrir que ma liberté – contrairement à ce qu’on dit très souvent – ne s’arrête pas là où commence celle de l’autre mais qu’elle commence là où commence celle de l’autre […]. Et si j’arrive à ne pas confondre ces deux comportements contradictoires que sont l’exercice du pouvoir sur et l’autorité dans, peut être alors les élèves vont-ils comprendre qu’il y a une contradiction essentielle entre se soumettre à quelqu’un et obéir, d’une part à la loi et d’autre part aux exigences extraordinairement complexes de la construction des savoirs. […]
    Et donc, à l’école, on peut (on doit !) découvrir ceci : je ne peux réellement m’approprier que ce que je donne. […] Et alors vous voyez ici l’exigence radicale de résistance qui est la nôtre dans l’école, par rapport à toutes les logiques extérieures de la prédation, de l’appropriation, du « moi d’abord et les autres après », des jeux meurtriers de prestance, de rivalités, de concurrence et de guerre. Si on est fidèle aux finalités de l’école, alors nous heurtons de front toutes les logiques économiques et institutionnelles actuelles, y compris celles de l’école telle qu’elle fonctionne encore, qui oblige l’élève à réussir contre les autres et non pas avec les autres. Et nous prenons alors conscience des enjeux éthiques et politiques de notre travail pour que l’école soit l’école.

    #éducation #droit_de_l'enfant #loi #transmission #savoirs #système_éducatif #pédagogie #pédagogie_coopérative


  • Freinet, Montessori, Steiner : ces écoles qui changent la vie des élèves et des profs (Basta !)
    http://www.bastamag.net/Freinet-Montessori-Steiner-ces

    Développer son autonomie et son esprit critique, apprendre à apprendre : c’est le credo des écoles alternatives. En France, 20 000 élèves expérimentent les pédagogies alternatives – Freinet, Montessori ou Steiner – dans une centaine d’établissements. Des méthodes d’apprentissage qui ont fait leurs preuves depuis plus d’un siècle, mais peinent à se diffuser dans l’Éducation Nationale. Vincent Peillon saura-t-il s’en inspirer pour son projet de refondation de l’école ? Petit tour d’horizon de ces pédagogies qui pourraient ré-enchanter l’école.
    […]
    Ces pédagogies alternatives ne sont pas similaires. « Il y a des différences pédagogiques, bien sûr, mais aussi politiques », remarque Marie-Laure Viaud. « En proposant une autre façon d’apprendre, qui permette aux enfants de développer leur esprit critique et d’agir collectivement, Freinet avait comme idée d’émanciper les classes populaires. » De nombreuses écoles Freinet (toujours publiques) sont encore aujourd’hui implantées dans des quartiers populaires. A la différence des écoles Montessori et Steiner : « Elles ont un statut d’écoles privées : seuls les enfants des classes privilégiées peuvent les fréquenter », précise l’universitaire.

    Car le prix est parfois prohibitif. En région parisienne, les parents doivent débourser environ 600 euros par mois et par enfant. En province, les tarifs sont généralement moins élevés. Il faut compter de 85 à 276 euros par mois (en fonction des revenus de la famille) à l’école Montessori de Rennes, et entre 200 et 610 euros par mois pour l’école Steiner de Vern-sur-Seiche. « Mais, au-delà de ces questions de prix, il n’y a pas cette idée d’émancipation politique chez Steiner et Montessori. On est plus sur de l’épanouissement personnel », ajoute Marie-Laure Viaud.

    #éducation #école #pédagogies_alternatives #éducation_nouvelle #freinet #montessori #steiner #public_privé

    • Plus de 400 par mois sur Bordeaux, sans la cantine.

      Ça me rend triste et super énervé ce genre de truc, alors que Maria Montessori bossait avec des jeunes de quartiers populaires. Et maintenant sa pédagogie est associée à des écoles de #bourges.

      Quand bien même l’équipe est super gentille, motivée et à fond dans la pédagogie, la sélection par l’argent fait obligatoirement que…

      #énervant #argent

    • D’autre part, après plus de 50 ans d’activités probantes, ces quelques écoles font office de niches alternatives bien séparées du reste des écoles publiques.
      [HS, bien que] Sans parler de ceux dont les enfants ont été totalement dégoutés de la musique à cause des conservatoires !


  • Le niveau des CE2 a-t-il vraiment baissé en 14 ans ? Pas sûr. (L’instit’humeurs)
    http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2014/05/29/le-niveau-des-ce2-a-t-il-vraiment-baisse-en-14-ans.html

    Il n’en reste pas moins que la présente étude vient confirmer ce que d’autres études ont posé avant elle : les élèves français présentent notamment des lacunes en compréhension, en lecture. Les élèves savent « décoder » (ils connaissent le b-a ba), mais ne comprennent pas bien ce qu’ils décodent.

    #éducation #école #niveau_scolaire


  • Pratique de la danse de création en classe (OCCE32)
    http://www.occe32.net/annee_encours/thea09_casteraV.html

    Il semble donc que la pratique de la danse de création à l’école soit un moyen efficace d’amener les élèves à s’impliquer dans un projet collectif, et, par la même occasion, de se socialiser en développant des attitudes d’écoute, de respect et de tolérance.
    L’engagement de son propre corps, la collaboration avec le corps des autres, l’engagement de sa sensibilité, constituent des prises de risque qui participent au développement individuel.
    L’implication à la fois physique et mentale que nécessite cette pratique est sans doute ce qui la rend efficace.

    #éducation #école #éducation_artistique #danse #pratiques


  • Les vacances scolaires dans le grand chamboule-tout des régions (Peut mieux faire)
    http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2014/06/03/les-vacances-scolaires-dans-le-grand-chamboule-tout-des-re

    Quatorze régions trente académies, cherchez l’erreur... Est-ce que la modification de la carte des régions françaises décidée par le chef de l’Etat, va entraîner une refonte des académies, l’instance décisionnaire en termes éducatifs ? Les questions sont là et les réponses manquent. Sur le sujet, le ministère de l’éducation est aux abonnés absents.

    #éducation #réforme_territoriale


  • Le crétin, sa fabrique et ses racines (Blog)
    http://blogs.mediapart.fr/edition/aggiornamento-histoire-geo/article/100614/le-cretin-sa-fabrique-et-ses-racines

    De nombreux articles ces dernières semaines ont pointé la responsabilité de l’Ecole dans les récents succès électoraux du Front National. On y évoque la panne de l’ascenseur social, les défaillances du système qui nourrirait les désoeuvrements de jeunes privés d’horizon d’attente ; ou encore l’impuissance des programmes et des enseignants à lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Un aspect de cette quête indiciaire a cependant été laissé dans l’ombre. Il n’est pourtant pas anecdotique. Il est même sans doute l’un des maillons de la lepénisation des esprits et l’une des courroies de transmission les plus efficaces de ce que d’aucuns considèrent comme la transmutation républicaine du front National. Il s’agit de toute une nébuleuse d’intellectuels médiatiques qui bénéficient depuis des années des canaux journalistiques et éditoriaux pour déverser leur haine de l’Ecole phagocytée par les “pédagogistes”, ces êtres malfaisants progressant pas à pas dans un système qui s’est ouvert à leurs théories avec mai 1968 et subit depuis quarante ans leur vaste entreprise de démolition programmée. Derrière cette rhétorique complotiste bien huilée se niche toute une pensée réactionnaire, au mieux pleurnicheuse, au pire violente, méprisante, passant au crible de l’idéologie de la décadence tout ce que l’Ecole traverse depuis des décennies, à savoir la massification, la diversification sociale et culturelle des publics, les remaniements incontournables des programmes scolaires et les réflexions pédagogiques qui en découlent naturellement. Parmi ces tenants de la déploration permanente, Jean-Paul Brighelli, on le verra, tient une place de choix.

    Le hussard bleu-marine : coming-out d’un réac publicain antipédago par Grégory Chambat

    #éducation #déploration #réaction

    • Face à la « résistible ascension » de l’extrême-droite, l’école doit prendre ses responsabilités (CRAP-Cahiers pédagogiques)
      http://www.cahiers-pedagogiques.com/Face-a-la-resistible-ascension-de-l-extreme-droite-l-ecole-doi

      En tant que pédagogues, enseignants, participant à la formation de la citoyenneté, de l’esprit critique, nous avons à nous exprimer. D’autant que certains enseignants font honte à la profession, en soutenant ces conceptions rétrogrades et liberticides : ceux du collectif Racine qui se veut un appui actif à l’idéologie « bleu marine » ou encore ce nouveau maire appartenant au Front national et qui enseigne en lycée.

      Mais comment faire ? Tout n’a certainement pas été dit, et encore moins fait. Sur le plan de l’école, il nous semble urgent de renoncer aux corporatismes qui bloquent toute avancée, pour avancer, dans un esprit de responsabilité, sur au moins trois chantiers :

      – la mise en place effective d’un socle commun qui permette de ne pas abandonner les plus fragiles. En effet, la corrélation entre le vote un peu désespéré pour le Front national (ou le refuge dans l’abstention) et le déclassement social est à chaque fois en grande partie vérifiée.
      – le développement de pratiques coopératives, dans des classes hétérogènes, pour combler les fractures sociales et culturelles
      – un vrai développement de pratiques visant à promouvoir la citoyenneté, mais aussi à valoriser l’action politique si discréditée.

      #éducation #pédagogie #collectif_Racine #Front_National

    • Victoire du FN : Le poids de l’école (C’est classe !)
      http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2014/05/victoire-du-fn-le-poids-de-l%C3%A9cole.html

      Une école inégalitaire qui fait réussir les plus favorisés et laisse tomber les plus pauvres et les plus « éloignés » du système scolaire, habitants des quartiers-ghettos, des territoires ruraux et néo ruraux en déclin : le constat n’est pas nouveau. Les études le démontrent, année après année. Mais rien ne change, ou si peu. Une telle injustice a très probablement pesé dans l’inexorable montée du FN.


  • François Dubet : « Recruter les profs à bac+5, c’est une erreur » (Le nouvel Observateur)
    http://rue89.nouvelobs.com/2014/06/18/francois-dubet-recruter-les-profs-a-bac5-cest-erreur-252636

    Avec un chômage de 25 %, une telle profession dans la fonction publique devrait attirer. Ce n’est plus le cas et c’est une énigme. […] Mon sentiment, c’est donc que le salaire n’est pas fondamental dans l’explication de la désaffection que nous constatons aujourd’hui.[…] Les profs n’ont jamais été bien payés, mais la profession avait un prestige indiscutable.
    Dans un monde du travail bien plus dur qu’il ne l’est aujourd’hui – avec un chômage qui vous plongeait dans la misère, des accidents de travail... –, cette profession, même mal rémunérée, vous donnait un prestige social et une forte stabilité de l’emploi. Mais les profs vivaient modestement, même si certains avaient un logement de fonction. […]

    Si le niveau de vie n’est pas une des explications importantes de cette crise du recrutement, quelles sont-elles  ?
    Il y en a deux. D’une part, un problème d’image. L’image, c’est celle d’un métier difficile. Celle d’un enseignant qui souffre, face à des élèves qui ne veulent pas apprendre, à des parents d’élèves qui l’enquiquinent, à une administration qui lui gâche la vie...
    Le discours que produisent les enseignants sur eux-mêmes est celui de la plainte. […]

    Dans l’Education nationale, les enjeux symboliques sont toujours plus importants que les enjeux matériels.

    Les deux peuvent se rejoindre  : si les profs étaient mieux payés, le regard de la société sur eux changerait...

    Possible, mais ce n’est pas un facteur décisif.

    Si le niveau de vie n’est pas une des explications importantes de cette crise du recrutement, quelles sont-elles  ?

    Il y en a deux. D’une part, un problème d’image. L’image, c’est celle d’un métier difficile. Celle d’un enseignant qui souffre, face à des élèves qui ne veulent pas apprendre, à des parents d’élèves qui l’enquiquinent, à une administration qui lui gâche la vie...

    Le discours que produisent les enseignants sur eux-mêmes est celui de la plainte. Autrefois, c’était un discours sur la grandeur de la profession, le plaisir d’enseigner, de faire la classe... Il y avait une mise en scène positive, une représentation du métier qui pouvait donner envie de l’exercer.

    Aujourd’hui, quand les enseignants parlent d’eux-mêmes collectivement, c’est pour dire  : « Nous souffrons, nous ne sommes pas reconnus, nous sommes méprisés, nous avons un métier de chien, c’est extrêmement difficile, nous sommes soumis à la violence »... L’image qui s’est répandue, c’est que tous exercent dans des collèges de ZEP violents, ce qui est rarement le cas.

    L’image de l’école elle-même s’est renversée  : l’école qui intégrait la société, qui fabriquait des citoyens, qui les préparait à vivre quelque chose de commun a laissé place à l’image de la machine à diviser, à trier, à créer des inégalités. Les sociologues ne sont pas pour rien dans cette image, mais elle a peu à peu été intériorisée par les Français. […]

    Prônez-vous le rétablissement de filières précoces, à la manière des écoles d’ingénieur ou des facs de médecine  ?

    Je pense que les filières que choisissent les bons étudiants, ce sont des filières à sélection précoce, celles qui garantissent leur avenir. […]
    Il faudrait donc recruter les futurs enseignants à bac+1 ou bac+2  ; ensuite,on les formerait jusqu’au master. Pourquoi se bagarre-t-on pour devenir infirmière, alors qu’on n’arrive pas à recruter des enseignants  ? Les infirmières ne sont pourtant pas mieux payées que les enseignants... et leur métier n’est pas plus facile. Mais elles ne sont pas recrutées à bac+5  !

    On a commis une erreur. On est passé de l’idée, juste, qu’il faut que les enseignants aient un niveau bac+5 à l’idée, fausse, qu’il faut donc les recruter à bac+5. Ce sont deux choses qu’on a eu le tort de confondre.

    J’ajoute que si l’on recrutait à bac+1 ou bac+2, on aurait des chances de recruter de bons élèves d’origine populaire. Parce que des bons élèves d’origine populaire, on en trouve à bac+1, mais ils ont presque disparu à bac+4. Ils n’ont pas survécu dans le système : il faut tenir  ; quatre ans d’études, c’est long.

    #éducation #enseignants #formation #recrutement #rapprochement_primaire_collège


  • Évaluer pour (mieux) faire apprendre (Veille et Analyses de l’ifé)
    http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA/detailsDossier.php?parent=accueil

    L’idée que l’évaluation intervient de façon indépendante, après une phase d’enseignement, méconnait la réalité des processus scolaires. Les recherches convergent pour estimer qu’il serait plus pertinent de prendre en compte dès le départ qu’enseignement, apprentissage et évaluation forment un continuum. Dès lors, l’évaluation peut devenir un levier pour mieux faire apprendre. A partir d’analyses issues le plus souvent de la littérature scientifique récente ce dossier s’efforce de clarifier les termes du débat en revenant sur les définitions, les fonctions et les formes existantes de l’évaluation. Les pratiques de notation et les évaluations certificatives qui pèsent si lourd comme évaluation « pour contrôler » sont mises en examen et comparées dans une perspective internationale. Quelles peuvent être les implications d’une évaluation formative et/ou d’une évaluation formatrice pour les enseignants (évaluer pour former). Enfin, ce dossier présente quelques dispositifs et cadres d’évaluation, pour illustrer les possibles aller et retour entre les théories présentées et les pratiques de classe existantes ou envisageables.

    #éducation #ressources #évaluation


  • Profs peu préparés, mal évalués : une exception à la française (Le Nouvel Observateur)
    http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20140625.OBS1599/peu-prepare-mal-evalue-le-prof-francais-une-exception-dans-l-oc

    La deuxième enquête Talis (Enquête internationale sur l’enseignement et l’apprentissage), publiée ce mercredi 25 juin 2014, porte sur les conditions de travail et la perception du métier. Elle replace la réalité française dans un contexte mondial, et fait apparaître une conception et une pratique du métier d’enseignant surannées.

    #éducation #enseignants #formation #travail #mal_être_enseignant


  • Pourquoi les notes posent vraiment problèmes. (Peut mieux faire !)
    http://laurentfillion.wordpress.com/2014/06/26/pourquoi-les-notes-posent-vraiment-problemes

    Oui la notation pose problèmes ! Mais pas forcément ceux qu’on met le plus en avant. A en croire les journalistes, notre ministre et même quelques spécialistes, le principal problème posé par la note serait qu’elle suscite le découragement chez les élèves, voire qu’elle serait forcément malveillante. […]

    – La note induit le classement, la compétition, l’élitisme […]
    – La note induit les moyennes et donc la compensation. […]
    – La note se satisfait d’exigences minimales […]
    – La note renseigne très mal les élèves et les parents […]
    – La note ne permet pas au professeur de connaître finement ses élèves. […]
    – La note parasite les apprentissages. […]

    #éducation #évaluation #notation


  • L’ABC après l’ABCD (Claude Lelièvre)
    http://blogs.mediapart.fr/blog/claude-lelievre/300614/labc-apres-labcd

    D’abord ce rappel : les stéréotypes sexués ne sont pas seulement présents dans la société, ils ont été inscrits historiquement dans l’Ecole républicaine elle-même, ses représentations et matériaux pédagogiques. Et cela fait plus d’une génération que leur remise en cause a été programmée ...et que l’on piétine.
    […]
    Le très intéressant rapport de l’Inspection générale de mai 2013 sur « Les inégalités scolaires entre filles et garçons dans les écoles et les établissements » a indiqué fort opportunément que « la focalisation initialement portée sur l’orientation et principalement sur celle des filles a durablement marqué les politiques d’égalité entre filles et garçons [..]. L’effort a porté jusqu’ici sur la diversification des choix d’orientation. Mais cet effort a rencontré ses limites en intervenant assez tard dans le processus d’orientation, en fin de collège, au moment où les représentations stéréotypées sur les métiers et les formations qui y conduisent sont déjà construites. Enfin il a ciblé prioritairement sur les filles, envoyant un message ambigu. Est-il plus dérangeant que les filles n’aillent pas assez en séries scientifiques, ou que les garçons évitent les séries littéraires ? Que les filles désertent les séries industrielles, ou les garçons les services ? Qu’il n’y ait pas assez d’ingénieures ou de puériculteurs ? »

    #éducation #sexisme #inégalités #orientation_professionnelle #stéréotypes


  • Éducation : qu’est-ce qui décourage les élèves ? (Le Point)
    http://www.lepoint.fr/societe/education-qu-est-ce-qui-decourage-les-eleves-02-07-2014-1842491_23.php

    Mais l’étude de l’OCDE va plus loin : un système sélectif nuirait à la motivation et à la progression des élèves. Alors même que l’on pourrait imaginer que la multiplicité des filières qui s’offrent aux élèves leur permettrait d’effectuer un choix affiné qui correspondrait mieux à leurs attentes, et ainsi les encouragerait dans l’effort, il n’en est rien. Pisa montre que la motivation chute lorsque le système éducatif propose un grand nombre de filières, lorsqu’il favorise l’orientation dans des voies professionnelles et lorsque cette orientation se fait à un jeune âge. D’autant que cette sélection accentue les inégalités sociales et que les élèves le perçoivent parfaitement, les « perdants » de la sélection ayant le sentiment de ne pas bénéficier des mêmes chances de réussite.

    Conséquence : la motivation pâtit du tri, sur des critères académiques, avec les gagnants qui rejoignent des établissements sélectifs et les autres qui sont « orientés » dans d’autres filières ou établissements en raison de leurs faibles résultats, de problèmes de comportement ou de besoins éducatifs spécifiques. En somme, si l’on suit les conclusions de Pisa, ce qui motive les meilleurs élèves démotive les plus fragiles. Apparemment, c’est la quadrature du cercle.

    #éducation #système_scolaire #échec_scolaire #sélection


  • Pour une généralisation de l’égalité entre les filles et les garçons ! Oui, l’égalité s’apprend à l’école ! (Pour un avenir solidaire)
    http://avenirsolidaire.org/pour-une-generalisation-de-legalite-entre-les-filles-et-les-garcons

    Car, oui, c’est en transmettant une culture de l’égalité dès la petite enfance que l’on favorise la parité dans toute la société. C’est en brisant les stéréotypes liés à l’orientation professionnelle que l’on lutte contre les inégalités salariales. C’est en prévenant les propos sexistes que l’on combat les discriminations, les violences et il reste encore du chemin à faire. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de ce statu quo dans une démocratie où l’égalité des sexes et des droits est invoquée comme un principe constitutionnel.

    Aujourd’hui en France, seule une politique volontariste, qui se donne pour ambition d’agir en profondeur sur les représentations sociales et les mentalités, pourra venir à bout des inégalités femmes-hommes.

    #éducation #école #genre #stéréotype #égalité #discriminations #sexisme #ABCD_Égalité


  • Association Vers la pédagogie Institutionnelle (avpi-fo)
    http://avpi-fernand-oury.fr

    A la suite des travaux de Célestin Freinet et Fernand Oury, l’Association V.P.I – Fernand Oury poursuit la réflexion, l’information, la recherche et la formation pour une pratique de la classe coopérative institutionnelle.

    Nous produisons des écrits accessibles : Des monographies (d’écoliers, d’institutions, de classes) publiées puis regroupées dans les « Cahiers AVPI ». Des documents pédagogiques directement utilisables en classe publiés dans les « Dossiers techniques AVPI » : ceintures, emplois du temps, travail sur la phrase clé et sur le texte libre. Des livres présentant et analysant la nécessaire complexité d’une coopérative institutionnelle.

    #éducation #ressources #Freinet #Pédagogie_institutionnelle


  • Les élèves français doués pour résoudre les problèmes… non scolaires (LeMonde.fr)
    http://campus.lemonde.fr/societe/article/2014/04/01/les-eleves-francais-doues-pour-resoudre-les-problemes-non-scolaires_4

    La résolution de problème n’est pas une discipline scolaire. Elle ne fait appel à aucune connaissance spécifique en mathématiques ou sciences, mais requiert une réflexion et la mise en place de stratégies plus ou moins évoluées. Pour réussir, comme l’explique Mme Vayssettes, « les élèves doivent être ouverts à la nouveauté, accepter le doute et l’incertitude, et oser utiliser leur intuition pour s’orienter vers une solution ».
    […]
    Les résultats à cette épreuve sont moins corrélés à l’origine sociale que les scores en maths et en français.
    […]
    Difficile pour autant de conclure que l’école française serait moins inégalitaire qu’on ne le croyait puisque la résolution de problèmes n’est pas une discipline qui y est enseignée. […] c’est même dans cette direction qu’il faut chercher les raisons du succès à l’épreuve.

    « Les élèves ne se retrouvent pas face à une discipline estampillée scolaire. Ce qui leur évite les a priori et les angoisses qu’on observe sur les mathématiques », observe [la directrice de la DEPP].

    Pour la directrice de la DEPP, l’autre facteur désinhibant reste le fait que cette épreuve se déroule sur écran. […]

    Ce bon classement serait donc moins celui de l’école française que celui de la capacité qu’a la jeunesse du pays à acquérir des compétences essentielles à la vie économique, en dehors de l’école…

    #éducation #évaluation #situations_problème #OCDE #PISA


  • L’OCDE note la gestion de l’argent de poche des élèves (LeMonde.fr)
    http://campus.lemonde.fr/campus/article/2014/07/09/l-ocde-note-la-gestion-de-l-argent-de-poche-des-eleves_4453697_440146

    L’organisation internationale avait pourtant bien fait les choses. En rendant gratuite la participation à la première session, elle espérait appâter. L’OCDE cherche à innover et à se diversifier dans ce secteur lucratif de l’évaluation des élèves, où elle s’est imposée.

    Outre cette envie de devenir évaluateur à tout-va, l’OCDE veut aussi faire passer sa vision du monde. En avril 2010, devant le comité directeur de PISA, le secrétariat général de l’OCDE rappelait que « la crise financière qu’a traversée le monde entier en 2009-2010 a montré la nécessité d’avoir des systèmes financiers bien gérés. Les pays dont les populations ont le plus de compétences financières pourront tirer parti de ces ressources pour mieux relever les défis financiers auxquels ils seront confrontés dans l’avenir ».

    Pour ceux qui n’auraient pas compris, la crise financière mondiale était moins due à la rapacité des banques et à la déréglementation des marchés financiers qu’au manque d’éducation des populations. Avec un tel raisonnement, il est urgent que chaque adolescent apprenne à gérer son argent de poche : il en va de l’avenir de la planète.

    #éducation #culture_financière #OCDE #argent_de_poche


  • Partage tes valeurs, coaching à l’éduc.nat (aggiornamento hist-geo)
    http://aggiornamento.hypotheses.org/2226

    En d’autres termes, à l’école comme ailleurs, les acteurs évoluent souvent dans l’ignorance des dispositifs insidieux à l’œuvre, et, de circulaires en réunions, s’acclimatent progressivement de normes éminemment contestables mais qui, à leurs yeux, ne posent pas (ou plus ?) problème. Les porosités entre les méthodes du privé et les règles du service public deviennent alors possibles. Il semble nécessaire de pointer ces diffusions horizontales, qui, subrepticement, permettent de dangereuses tentatives d’imprégnations. Et, ici, lorsqu’une mère d’élève[4] propose un « coaching systémique » sur les « valeurs en partage » à destination de fonctionnaires enseignant pour la plupart depuis des lustres, le chef d’établissement – loin de pointer le côté incongru ou déplacé – trouve cela pertinent et stimulant. A mon sens, ce cheminement hors des circuits hiérarchiques verticaux est plutôt inquiétant.

    #éducation #lycée #enseignants #coaching #management #infantilisation #détournement_de_consigne


  • Changer l’école (Politis)
    http://www.politis.fr/Changer-l-ecole,27680.html

    La généralisation des méthodes alternatives permettrait à tous les enfants d’accéder au savoir de ce socle commun qui aujourd’hui fait défaut à presque la moitié d’entre eux. Mais, entre soutien et méfiance, les expérimentations ont bien du mal à s’étendre.

    Quelques articles du dossier (#paywall) :
    – Face au mur de l’institution (http://www.politis.fr/Face-au-mur-de-l-institution,27681.html)
    – François Dubet : « L’argument de l’atteinte à l’égalité est loufoque » (http://www.politis.fr/L-argument-de-l-atteinte-a-l,27683.html)
    – Philippe Meirieu : « Sortir de la caricature » (http://www.politis.fr/Philippe-Meirieu-Sortir-de-la,27685.html)

    #éducation #école #pédagogie #méthodes_alternatives


  • « Fais pas genre ! » : des collégien.ne.s face au genre (Espaces réflexifs)
    http://reflexivites.hypotheses.org/6433
    http://reflexivites.hypotheses.org/6443

    De septembre 2013 à juin 2014, j’ai travaillé en tant qu’assistante d’éducation dans un collège des « beaux quartiers » parisiens. Cela m’a permis, à la fois en tant qu’apprentie anthropologue mais aussi en tant que militante féministe passionnée, de me confronter à un public tout à fait nouveau. Les adolescent.e.s en face de qui je me positionnais, dans leur grande majorité, étaient absolument pétri.e.s des impératifs de performances de genre très normées. À travers cet emploi, j’ai revisité ma propre expérience de collégienne, il y a plus de dix ans, et j’ai mieux compris et identifié certains malaises d’alors. Le collège, ou l’usine à fabriquer des garçons garçons et des filles filles

    #éducation #collège #genre #anthropologie #consentement