• 1,000 pupils and rising – primary schools go supersize | Education | The Guardian
    http://www.guardian.co.uk/education/2013/may/17/primary-schools-supersize

    The number of supersize primary schools – some of which have more than 1,000 pupils – has soared by 60% in three years, triggering a fierce debate among educationists about whether tens of thousands of young children are getting the attention they need.

    Department for Education statistics show that the number of schools with 700 or more pupils amounts to 130 today compared with 80 three years ago. Barclay primary school in Leyton, east London, already one of the largest with 1,200 pupils, is expanding to 1,600 from September 2014.

    #école #éducation


  • #BD collective repérée via un article du @cqfd de ce mois-ci : Désobéisseurs du service public (éditions Vide Cocagne, mars 2013)
    http://videcocagne.fr/boutique/soudain/48-service-public.html

    Huit auteurs de bande dessinée ont rencontré des salariés en résistance de l’#éducation_nationale, de #pôle_emploi, de la #SNCF, d’#EDF, de l’#ONF, de #la_poste, un #infirmier_psychatrique et des #travailleurs_sociaux.

    A travers leurs portraits, ils constatent de multiples attaques contre les services publics qui ne peuvent plus remplir leur mission, mais cherchent également à montrer que des #alternatives restent possibles.

    Avec : Benjamin Adam, Damien Roudeau, Nicolas de la Casiniere, Don pedro de la Vega, Fabien Grolleau, Terreur Graphique, Pat Ryu et Camille Burger.

    A feuilleter sur
    http://issuu.com/videcocagne/docs/desobeisseursliseuseweb?mode=embed&layout=http%3A%2F%2Fskin.issuu.com%2Fv%2Fl

    #service_public #management


  • How #China is #educating #Africa – and what it means for the west
    In an extract from a new book, China’s aspirational approach to #education and #investment in Africa is distinguished from the west’s focus on basic needs

    Les nouvelles relations #Chine <-> #Afrique seraient-elles si éloignées que celles nouées par les anciennes colonies #européennes ? (Article en anglais)

    http://www.guardian.co.uk/global-development/poverty-matters/2013/may/13/china-educating-africa-what-means-west

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 13/05/2013


  • L’informatique à l’école, préconisée par l’Académie des Sciences
    http://neosting.net/actualite/linformatique-a-lecole-preconisee-par-lacademie-des-sciences.html

    Voilà enfin une bonne nouvelle, enfin du moins du moins dans l’expectative que cela se concrétise réellement par un suivi du ministère de l’Éducation. L’Académie des Sciences préconise dans son rapport, l’enseignement de l’informatique dans le cursus scolaire et ce, de la ... #éducation #enseignement #illectronisme #informatique


  • Le moment #mooc et la fin de la réforme – The New Inquiry
    http://thenewinquiry.com/blogs/zunguzungu/the-mooc-moment-and-the-end-of-reform

    Pour Aaron Bady, la moocification de l’enseignement supérieur n’est ni une très bonne chose ni une très mauvaise. Les moocs sont plus une fin qu’un commencement. Certes, ils ne coutent pas cher, parce qu’on enregistre une fois les cours et qu’on peut les réutiliser... Leur risque est de solidifier les hiérarchies et le panthéon académique, réifier la connaissance en marchandise. La méthode scientifique est tout l’inverse. Tags : internetactu (...)

    #Éducation


  • L’Art en Question | ARTPOL | Scoop.it
    http://www.scoop.it/t/artpol/p/4001700341/l-art-en-question?hash=0ae698db-7c50-48e4-9059-1fb217acfe28

    « L’Art en Question est une web-série documentaire de 10 épisodes de 12 min en moyenne née de la volonté de cultiver un regard plus interrogateur et plus démocratique sur les oeuvres d’art... » ...

    #art #éducation #culture #démocratie #pédagogie #société



  • La science informatique bientôt enseignée en primaire
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/05/15/01016-20130515ARTFIG00406-la-science-informatique-bientot-enseignee-en-prim

    Le ministère de l’Éducation nationale travaille sur l’instauration d’une initiation aux grandes notions de l’informatique dès le plus jeune âge, afin de donner à tous une culture générale sur le fonctionnement des outils numériques.

    #éducation #science_informatique


  • Chez la fille de Pierre Rabhi, une école où l’adulte s’adapte à l’enfant | Rue89 Planète
    http://www.rue89.com/2013/01/11/chez-la-fille-de-pierre-rabhi-une-ecole-ou-ladulte-sadapte-lenfant-238499

    Je pense que le système éducatif français n’est pas favorable au développent intellectuel de chacun et place beaucoup de jeunes sur le côté, victimes collatérales d’un système qui favorise les meilleurs, prosélytes et très normé.(Permalink)

    ##Éducation


  • Parler pour que les enfants apprennent (à la maison et à l’école) d’Adele FABER et Elaine MAZLISH
    http://donnezdusens.fr/parler-pour-que-les-enfants-apprennent-a-la-maison-et-a-lecole-dadele-f

    Finalement, tous les ouvrages des deux auteurs s’organisent selon le même canevas : accueillir les émotions, favoriser la coopération, favoriser l’auto-discipline et éviter les punitions, résoudre les problèmes ensemble, complimenter sans écraser et critiquer sans blesser, aider à se dégager d’un rôle.
    […]
    1- Accueillir les émotions
    2- Favoriser la coopération
    3- Favoriser l’auto-discipline (et éviter la punition)
    4- Susciter la créativité et l’engagement pour résoudre les problèmes
    5- Complimenter sans écraser, critiquer sans blesser
    6- Aider un enfant à se dégager d’un rôle

    #éducation #communication
    via @monolecte


  • François Dubet : « L’école est en péril »
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130513trib000764314/francois-dubet-l-ecole-est-en-peril-.html

    « En panne de projet moral et éducatif ». Voilà, selon le sociologue spécialiste de l’enseignement, la principale explication à la déliquescence du système français. Un système perclus d’incohérences, sclérosé par la machine administrative, les revendications corporatistes et la rhétorique doctrinaire, ébranlé par les bouleversements sociétaux, scellé dans son immobilisme, son rejet de l’innovation, et l’indifférence pour ses meilleurs éléments. Un système que particularisent un intellectualisme inapproprié, l’abandon des devoirs, la reproduction des élites, un ostracisme inepte pour le capitalisme et l’entreprise, in fine la relégation au second rang de l’objet même de ce qui fut une vocation : donner aux jeunes les armes de se construire, de trouver une place dans la société, d’être acteurs de la démocratie.

    Une longue et très intéressante tribune de François Dubet. Même si on peut ne pas partager son positionnement politique très "gauche réformiste", ce texte incisif a le mérite de pointer clairement les questions essentielles, celles que la #Refondation aurait dû traiter en priorité et sur le long terme, loin des polémiques stériles sur l’#école qui nous passionnent tant…

    L’école semble appartenir aux professionnels de l’école, attachés en premier lieu à défendre leur double sort professionnel et personnel. C’est sur ce mur que les grands élans réformistes du monde enseignant se sont épuisés ces dernières décennies.
    […]
    Mais l’incapacité à réformer n’est pas seule coupable. Le système éducatif est prisonnier d’un dogme : la société française confie sans limite à l’école la responsabilité de définir le destin social des individus. Presque nulle part ailleurs on observe une telle emprise scolaire, une telle indexation du devenir personnel sur l’envergure du diplôme. Dans ce contexte, la problématique des inégalités et des injustices scolaires devient un enjeu essentiel, et d’autant plus considérable que la situation ou l’opinion des vaincus sont reléguées.
    […]
    Pourquoi les grandes confédérations syndicales interprofessionnelles défendant la classe ouvrière et a priori tout à fait légitimes sur le sujet de l’école, se taisent, considérant que ce dernier « appartient » aux enseignants et donc relève des compétences des organisations corporatistes ? C’est incompréhensible, surtout quand l’école ne traite pas très bien les enfants de la classe ouvrière.
    […]
    Les causes de cette mutation sont multiples : l’autorité de l’institution s’est épuisée, on ne croit plus avec la même innocence ni à la nation ni au progrès ni à la science, le mécanisme de promotion sociale des catégories des élites populaires vers l’enseignement a décliné au profit de classes moyennes qui se « recasent » dans l’appareil éducatif. Résultat, l’enseignant ne se sent plus empli du même devoir et des mêmes investissements à l’égard de la société.
    […]
    Chacun revendique une école équitable, juste, productrice de bons professionnels, mais personne n’est en mesure de dessiner l’essentiel : le « type d’individu » que l’on souhaite faire éclore. La communauté juvénile est confrontée au monde des savoirs et des évaluations. Le corps enseignant dénonce avec raison la décomposition des liens familiaux, la bêtise médiatique, une anomie généralisée ; mais, dépourvu de projet éducatif, concentré sur la performance et l’apprentissage des enfants, il contribue in fine à ce qu’il dénonce !
    […]
    L’école a vocation à résister, mais aussi à former des résistants. Il ne s’agit, bien sûr, pas d’isoler les jeunes des désordres et des passions du monde, mais simplement de les rendre plus intelligents pour comprendre le monde et y trouver, à partir de raisonnements autonomes, une place. Que voulons-nous que nos enfants sachent et maîtrisent ? Savoir être et savoir penser : voilà à quoi l’école doit former en premier lieu. Il est capital d’apprendre aux enfants à devenir de futurs acteurs de la démocratie. Or comment y parvenir dans un système éducatif à ce point non démocratique et qui n’accorde ni droit ni leçon de vie collective aux apprentis ?
    […]
    Les parents attendent énormément de l’école, et notamment qu’elle soit capable de dire ce qu’elle fait. Et on ne peut qu’y souscrire. Parce qu’il paie des impôts qui financent l’éducation, chaque citoyen est en droit de savoir ce que le système produit, si les enfants progressent et ce qu’ils apprennent, etc. Le monde éducatif doit rendre des comptes, non seulement à l’institution qui l’héberge mais aussi aux citoyens qui le rétribuent et lui confient leurs enfants.
    […]
    Cette dimension permettrait aussi de développer une solidarité entre professeurs, trop souvent anémique. Comment ne pas me remémorer ces collègues rentrant en larmes d’un cours et qui s’isolaient au fond de la salle des professeurs sans que personne ne vienne les secourir... Le monde de l’enseignement est d’une solitude absolue au nom de l’autonomie de chaque enseignant. L’enseignant perfectible ou fragile ne sera jamais aidé ; ses collègues feront en sorte de ne pas placer leurs enfants dans sa classe. A toutes ces conditions, la fonction éducative pourrait être activée, et chacun pourrait se sentir pleinement « responsable ».
    […]
    Le monde enseignant ne manque pas, loin s’en faut, de sujets qui entreprennent. Malheureusement, l’administration constitue un obstacle, souvent rédhibitoire. Toute tentative d’innover, de proposer des modes alternatifs d’enseignement davantage adaptés au profil des enfants, est une épreuve. Enfin, n’oublions pas le dogme, si spécifique au système français et source de ses blocages : le faux conflit syndicats - administration. Tous deux forment en réalité un couple et se contrôlent mutuellement, dissuadant tout - et notamment les initiatives nouvelles et audacieuses - ce qui peut remettre en question les habitudes et les convictions, aussi dépassées ou inopérantes soient-elles. Ils s’accordent à maintenir le système dans la pesanteur et l’immobilisme. Et ainsi, toute expérimentation réussie est étouffée au lieu d’être essaimée.
    […]
    La rhétorique antilibérale et anti-entreprise au sein du corps enseignant est une réalité, parfois incohérente quand on sait combien l’univers de l’école, obsédé par les classements, soumis aux diktats de l’hyper sélection et de l’hyper compétition, opposé aux choix de carrière des élèves et capable de délaisser les plus vulnérables, est lui-même d’une extraordinaire brutalité ! […] Cet univers de l’école a, pendant longtemps, revendiqué une sorte de havre de paix, même une leçon de sagesse et d’exemplarité en riposte à la « brutalité » de la société, notamment économique. Ce temps est révolu parce que l’école elle-même est devenue brutale et dénonce la brutalité réelle du capitalisme pour cacher sa propre violence.
    […]
    Seules solutions : d’une part que l’école soit davantage éducative, c’est-à-dire qu’elle s’intéresse aux individus, à leur personnalité, à leurs champs singuliers, de réalisation ; d’autre part que les diplômes occupent une place moins importante dans la vie sociale.
    […]
    Pour l’essentiel, les inégalités scolaires sont le produit des inégalités sociales, et donc diminuent ou progressent proportionnellement à la réduction ou à l’accroissement de ces dernières. Or en France […] l’envergure des inégalités scolaires est bien supérieure à celles que laissent supposer les inégalités sociales. En cause : une culture scolaire sélective, et la perception qu’il n’existe aucune autre opportunité de réussite que l’école. Ce qui par ailleurs enjoint de taire définitivement les chimères dorées et récurrentes qui confèrent à l’école un levier d’ascenseur social ou la responsabilité de résoudre tous les maux de la société et de l’individu.
    […]
    La fiction du mérite est utile, mais elle ne doit pas devenir fantasme. La compétition méritocratique est la seule manière d’allouer des individus à des positions sociales inégalitaires. Mais ce mécanisme juste a priori peut engendrer de très grandes inégalités. Il faut donc être méritocratique sans aller au bout de cette logique et ce soucier surtout du sort de ceux qui n’ont pas de mérite.

    #éducation #système_scolaire #inégalités

    • Bravo : la plus grosse contradiction de l’école républicaine, ce « double-bind » qui la bloque et qui la mine, est ici pointée du doigt.

      Comme me disait un prof d’anglais au lycée sans se rendre compte de l’absurdité de son propos :
      « pour réussir il faut être dans la première moitié. Et ça, en bossant un peu, tout le monde peut y arriver ».
      Oui, mais pas en même temps. Ou bien il faut se serrer et partager les place que tout le monde dans la première moitié. Bref, que fait-on de la deuxième moitié ?

      L’école est empêtrée dans ses aspirations d’égalitarisme et d’élitisme, et ne s’en sort pas. A l’image de la société (capitaliste).
      Pour moi le problème, c’est notre attachement à la vision hiérarchique qui assurent les schémas de domination. Acceptons de sortir de l’élitisme sans pour autant renoncer à nos ambitions de performance sociale, technique, humaine. On verra que chaque individu pourra trouver une place utile et performante pour les autres, et gratifiante pour lui même..

      La rhétorique antilibérale et anti-entreprise au sein du corps enseignant est une réalité, parfois incohérente quand on sait combien l’univers de l’école, obsédé par les classements, soumis aux diktats de l’hyper sélection et de l’hyper compétition, opposé aux choix de carrière des élèves et capable de délaisser les plus vulnérables, est lui-même d’une extraordinaire brutalité ! […] Cet univers de l’école a, pendant longtemps, revendiqué une sorte de havre de paix, même une leçon de sagesse et d’exemplarité en riposte à la « brutalité » de la société, notamment économique. Ce temps est révolu parce que l’école elle-même est devenue brutale et dénonce la brutalité réelle du capitalisme pour cacher sa propre violence.

      […]

      La fiction du mérite est utile, mais elle ne doit pas devenir fantasme. La compétition méritocratique est la seule manière d’allouer des individus à des positions sociales inégalitaires.

      Et sinon ici aussi j’applaudis :

      Cette dimension permettrait aussi de développer une solidarité entre professeurs, trop souvent anémique. Comment ne pas me remémorer ces collègues rentrant en larmes d’un cours et qui s’isolaient au fond de la salle des professeurs sans que personne ne vienne les secourir... Le monde de l’enseignement est d’une solitude absolue au nom de l’autonomie de chaque enseignant. L’enseignant perfectible ou fragile ne sera jamais aidé ; ses collègues feront en sorte de ne pas placer leurs enfants dans sa classe. A toutes ces conditions, la fonction éducative pourrait être activée, et chacun pourrait se sentir pleinement « responsable ».

      #management


  • Grèce : le gouvernement interdit une grève des enseignants du secondaire
    http://fr.euronews.com/2013/05/13/grece-le-gouvernement-interdit-une-greve-des-enseignants-du-secondaire-

    Sous prétexte de garantir le « droit sacré » des étudiants à des examens, les autorités grecques ont menacé les enseignants du secondaire d’arrestation s’ils participaient à la grève prévue le 17 mai à Athènes.

    #éducation #Grèce #mouvement_social #droit_sacré


  • La poule n’aura pas raison face aux ravets !

    Le journal Rebelle ! ou la jeunesse guadeloupéenne en lutte.
    L’histoire d’un journal lycéen et étudiant de combat, aux prises à la répression étatique.

    http://www.cases-rebelles.org/wp-content/uploads/2013/05/Devant-tribunal-10-octobre-2012.jpg

    Les deux animateurs ont été récemment condamnés respectivement à 5 et 8 mois de prison avec sursis, et 8000 euros de dommages et intérêts pour l’un des deux.

    http://www.cases-rebelles.org/radio.png

    Le journal dénonce les conditions de vie de la jeunesse guadeloupéenne : harcèlement sexuel dans les établissements scolaires, manque d’info sur la sexualité, la contraception et le sida, indigence de la formation professionnelle et scolaire, difficultés d’accès au système scolaire pour les jeunes handicapés...

    version texte http://www.cases-rebelles.org/journal-rebelle
    version audio http://www.cases-rebelles.org/emission-n32

    #radio #jeunesse #politique #diasporas #afrique #caraibes #sexisme #éducation #femmes #guadeloupe



  • Il faut que les parents cèdent progressivement le pouvoir aux élèves (Rue89)
    http://www.rue89.com/2013/05/13/faut-les-parents-cedent-progressivement-pouvoir-eleves-242244

    Enfin, on constate que, dans cette affaire, ceux qui se présentent comme « progressistes » sont les conservateurs de fait. Le courant « pédago » est celui, qui, finalement, est le plus attaché au pouvoir des parents à l’école.

    Quand on y réfléchit, cette redéfinition de la place de la jeunesse en France et dans le droit français est le dernier vrai chantier émancipateur à réaliser

    #éducation #parents #élèves #droits_des_enfants


  • On the Waiting List, Some College Applicants Try a Little Dazzle - NYTimes.com

    http://www.nytimes.com/2013/05/12/education/on-the-waiting-list-some-college-applicants-try-a-little-dazzle.html?nl=tod

    When Amanda Wolfbauer, a high school senior, received the admissions verdict from Hamilton College, in Clinton, N.Y., she posted on Twitter, “What does one do once they’re on a college waitlist? #frustrated #worsethanrejection.”

    #états-unis #éducation #université


  • Karine (1) est auxiliaire de vie scolaire. Elle a notamment accompagné un élève autiste, puis une malvoyante. Elle adore ce qu’elle fait et pourtant, on vient de la congédier. Motif : AVS, ce n’est pas un métier. Elle a atteint les six ans maximum de CDD dans la fonction publique. Alors, direction Pôle emploi.
    Karine, qui aurait voulu continuer, est découragée.

    [...]

    Depuis la loi du 11 février 2005, les enfants handicapés ont droit à être scolarisés dans l’établissement de leur quartier. Ils étaient ainsi 130 517 en primaire en 2011-2012.

    Mais alors que les effectifs gonflaient, l’Etat n’a pas investi les moyens suffisants pour former et recruter les personnes chargées de les accompagner - les auxiliaires de vie scolaire. Leur nom a varié au fil du temps. Mais ce sont toujours des contrats précaires, notamment réservés aux chômeurs de longue durée.

    « Aujourd’hui dans mon département, Pôle emploi publie 5 pages d’annonces recherchant des AVS », souligne Anne-Sophie, « on ne leur demande aucune qualification, ni bac ni rien. Or parfois des personnes se présentent uniquement pour garder leur droit aux allocations chômage, ce qui peut se comprendre. Mais cela veut dire qu’elles ne sont guère motivées et qu’elles n’appporteront pas grand-chose aux enfants. Alors que des AVS formées et passionnées doivent partir. On marche sur la tête ».

    Vincent Peillon, ainsi que sa ministre déléguée à la Réussite Educative George Pau-Langevin et la ministre en charge des personnes handicapées Marie-Arlette Carlotti assurent être conscients du problème. Ils ont promis d’améliorer les choses, notamment quant à la qualification de ces personnels. Mais ils rappellent aussi les budgets contraints...

    Sur les 6 770 postes supplémentaires à la rentrée, il est prévu 350 auxiliaires de vie scolaire. Mais on ne sait toujours pas s’il s’agira d’un « vrai » métier ou non.

    http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2013/05/auxiliaire-de-vie-scolaire-un-metier-qui-n-en-n-est-pas-un-

    #éducation #handicap #précarité #emploi #budget #avs


  • Une nouvelle base de données pour comparer la qualité des systèmes éducatifs (Slate.fr)
    http://www.slate.fr/lien/72113/qualite-systeme-educatif-classement

    Voici quels sont les résultats de la France entre 1964 et 2010 par rapport aux autres pays de sa catégorie (pays occidentaux d’Amérique et d’Europe) :
    – un niveau moyen en primaire au-dessus de la moyenne.
    – un niveau moyen en secondaire au-dessus de la moyenne.
    – un score global en baisse de 5% depuis 1980.
    – la différence de niveau entre filles et garçons en primaire est sensible en faveur des filles, mais avec un écart inférieur à la moyenne.
    – la différence de niveau entre filles et garçons en secondaire est flagrante en faveur des filles, avec un écart largement supérieur à la moyenne.
    – la différence de niveau entre milieux rural et urbain en primaire s’exerce en faveur des élèves de milieu rural, ce qui n’est pas la tendance de la catégorie
    – la différence de niveau entre milieux rural et urbain en secondaire est radicale, les élèves du milieu urbain réussissant nettement mieux que les élèves du milieu rural, avec un écart bien au-dessus de la moyenne de la catégorie.

    #éducation #évaluation #statistiques


  • Quels savoirs scolaires ? (Educavox)
    http://www.educavox.fr/editorial/article/quels-savoirs-scolaires

    On voit bien le poids que peut avoir encore la conception pourtant obsolète des programmes scolaires. Des savants les conçoivent depuis toujours en déclinant les disciplines universitaires anciennes, en découpant les savoirs selon une logique didactique rigoureuse, en les morcelant et en les décontextualisant, sur la base d’un principe aujourd’hui massivement condamné, du faux simple inventé par des adultes pour des élèves considérés comme incapables de comprendre, au vrai complexe que ces mêmes élèves perçoivent en permanence autour d’eux. Certains élèves resteront ainsi confinés dans le faux simple tant qu’ils n’auront pas ces bases qui leur permettraient d’aborder le vrai complexe.

    Cette pratique aboutit à une déperdition terrible d’énergie, à une absence de réinvestissement des savoirs scolaires dans la vie, sauf, au moins en partie, pour l’enseignement professionnel, et à une étonnante difficulté pour les élèves à comprendre le monde qui les entoure. On apprend à l’école pour être évalué et pour passer le bac, mais pas du tout pour être en capacité d’exercer sa responsabilité dans sa vie personnelle, professionnelle, sociale, dans son quartier ou son village. Le lien de ces savoirs avec les finalités de l’éducation est si ténu qu’on l’oublie systématiquement quand on fait cours. […]

    C’est ainsi que les grands principes définis dans les projets d’écoles sont rangés dans les tiroirs le soir même des réunions institutionnelles, et que l’on ne sait jamais clairement dire quand et comment on forme le citoyen de demain, quand et comment on développe l’intelligence et la capacité d’agir en dehors des contextes scolaires. En fait, on apprend ailleurs qu’à l’école, ce qui peut être une réussite pour certains, et un drame ou un danger pour d’autres. […]

    Force est de constater que les savoirs scolaires sont trop souvent désincarnés et que la majorité des élèves n’en comprennent pas le sens. C’est un facteur d’ennui, un élément important de la faiblesse de la rétention de ces savoirs, une perte culturelle grave. […]

    #éducation #savoirs #programmes_scolaires #didactique

    • J’applaudis des deux mains... Et si le fond du problème n’était pas justement de croire que les savants sont les plus compétents pour transmettre le savoir. C’est comme si on pensait que les aveugles devaient être guidés par ceux qui ont la meilleure acuité visuelle.
      L’évidence est ce qui est le plus dur à expliquer, voilà pourquoi les plus érudits sont souvent les plus mauvais pédagogues. Et par ailleurs en voyant le savoir comme un patrimoine à honorer, ce sont les plus mauvais pour définir les programmes scolaires. Ils ne voient pas le savoir au service des élèves, mais les élèves au service du savoir..


  • Les écoles alternatives, tout un programme? (Slate.fr)
    http://www.slate.fr/story/71349/ecoles-alternatives-montessori-steiner-freiner

    Système de notation particulier, rythme adapté à l’enfant, classes multi-âges... leur mode d’enseignement se présente comme centré sur l’épanouissement des élèves.
    […]
    Leçon n°1 : l’enfant au centre de la méthode […]
    Leçon n°2 : valoriser la réussite […]
    Leçon n°3 : former au métier d’enseignant […]

    #éducation #pédagogie_alternative #Montessori #Steiner #Freinet


  • Bras de fer entre les profs et le gouvernement espagnol
    http://fr.myeurop.info/2013/05/10/bras-de-fer-entre-les-profs-et-le-gouvernement-espagnol-8490

    Alexandre Sommer

    Le gouvernement espagnol est resté inflexible malgré la grêve générale des enseignants jeudi. Le projet de réforme du système éducatif a été entériné. Principaux points de conflits : l’adaptation de l’éducation au marché du travail, l’augmentation des frais universitaires, l’enseignement renforcé de (...)

    #Social #Espagne #austérité #Crise_budgétaire #éducation #Grève_générale #manifestation #Réforme_de_l'école

    • C’est vrai. On pourrait généraliser cette remarque pour le reste. On ne cesse de discutailler sur le modèle allemand, l’exception française, le système nordique, la particularisme anglais et le miracle irlandais. On pinaille pour savoir s’il ne faudrait pas une sixième république ou une réforme du « métier » de politique, mais au final toutes les nations européennes sont confrontées aux mêmes processus : montée du chômage et des inégalités, recul des droits des travailleurs, appauvrissement des classes moyennes, replis identitaires et succès de l’extrême-droite.
      Et ce, qu’elles votent à la proportionnelle ou à des élections majoritaires à un tour, que les politiques se renouvellent lorsqu’ils sont battus ou s’enracinent pour 30 ans, que leur culture soit latine ou saxonne, qu’elles aient le sens du consensus ou de la révolte, qu’elles roulent à vélos ou en 4x4, que l’organisation soit décentralisée, ou jacobine, ou locale, etc.
      Hmmm, ce n’est peut-être pas les folklorismes locaux du capitalisme qu’il faut ajuster :)


  • La place des femmes dans les manuels scolaires
    http://www.inegalites.fr/spip.php?article1754

    Sur près de 3 500 personnages sexués répertoriés dans les manuels scolaires, on décompte une femme pour cinq hommes, selon deux études menées par le Centre francilien de ressources pour l’égalité femmes-hommes Hubertine Auclert. Ces deux études font le même constat de la sous-représentation des femmes et de la persistance des représentations stéréotypées dans les manuels scolaires. L’Observatoire des inégalités propose des extraits de ces rapports. (...) Source : Observatoire des (...)


  • Les tâches complexes : le plein de ressources ! (Le Web Pédagogique)
    http://lewebpedagogique.com/blog/taches-complexes-ressources

    Confronter à une situation-problème, l’élève doit relever un défi : au cours de la séance, l’élève essaye, se trompe, confronte sa vision avec les camarades de son groupe et finalise son travail par une production écrite ou orale. Pour y arriver, il faudra mobiliser “des ressources internes (culture, capacités, connaissances, vécu…) et externes (aides méthodologiques, protocoles, fiches techniques, ressources documentaires…)

    […]

    L’enseignant peut se trouver déstabilisé en constatant que les élèves n’utilisent pas les règles, formules, connaissance, etc. pourtant apprises il y a peu de temps, et ce même quand il s’agit d’élèves qui réussissaient bien les exercices d’application. Pourtant, c’est tout à fait normal ! Lorsqu’ils doivent résoudre une tâche complexe, les élèves sont facilement en surcharge cognitive. Ils reviennent spontanément à des procédures « sûres », « simples », « faciles » pour eux. Ce n’est que dans un deuxième temps, et parfois seulement grâce au guidage proposé par l’enseignant, qu’ils mobilisent des procédures plus complexes, des connaissances plus récemment acquises.

    Voir aussi :

    Situations/tâches complexes (Ac. Rennes)
    http://www.ia29.ac-rennes.fr/jahia/Jahia/site/ia29/Accueil/pedagogie-formation/socle-commun/pid/20256

    La tâche complexe est une tâche mobilisant des ressources internes (culture, capacités, connaissances, vécu...) et externes (aides méthodologiques, protocoles, fiches techniques, ressources documentaires...).
    Confronter les élèves à des tâches complexes permet de :
    – les former à gérer des situations concrètes, nouvelles de la vie réelle en mobilisant des connaissances, des capacités, des attitudes c’est-à-dire à exprimer de véritables compétences dans des situations nouvelles.
    – faire acquérir à chacun les mêmes connaissances, les mêmes méthodes mais en tenant compte des différences entre individus.
    – laisser à chacun le choix des procédures de base présentes dans le répertoire de ses ressources et de leur combinaison selon sa propre démarche intellectuelle.
    – les motiver tout en leur donnant le goût des sciences.

    Situations-problèmes (Le site francophone des situations-problèmes)
    http://situationsproblemes.com/francais/?page_id=278

    Les TaCos de Thucydide
    http://tacohgec.wordpress.com/2012/03/01/un-peu-de-theorie-pourquoi-enseigner-par-taches-complexes

    En effet, quand on travaille par tâche complexe, on suit le processus suivant :
    1. Proposition de la tâche complexe. Les élèves tentent de la résoudre sans aide de l’enseignant. Celui-ci observe (l’action des élèves et les productions) et repère ce qui fait obstacle.
    2. Proposition d’aides, de guidage, apport ou réactivation de connaissances pour résoudre la tâche complexe… autrement dit, on en arrive automatiquement à la différenciation, puisque certains élèves ont résolu la tâche sans aide, d’autres ont besoin d’aide, mais pas tous de la même aide…
    3. Proposition d’au moins une tâche complexe semblable ou légèrement différente pour que les élèves puissent réinvestir les procédures découvertes.

    Travailler par tâches complexes permet en outre de résoudre le problème souvent posé par les élèves les plus avancés – ceux qui sont trop rapides, ceux qui ont toujours tout juste, ceux qui s’ennuient en classe. En effet, ils seront motivés par la situation inédite en classe, par le besoin de chercher une procédure qui n’a pas été apprise d’avance. Si le travail se fait en équipe, ils seront moteurs.

    #éducation #pédagogie #tâches_complexes #situations_problèmes #cycle3 #collège


  • Questions bêtes (Questions de classe(s))
    http://www.questionsdeclasses.org/?Questions-betes

    En tant qu’adultes, est-ce que nous accepterions
    – de cohabiter six ou huit heures par jour avec d’autres adultes dans un environnement minuscule sans pouvoir bouger ni nous déplacer ?
    – de ne pouvoir nous rendre aux toilettes librement sans avoir à demander la permission à un supérieur hiérarchique ?
    – de passer nos temps de pause dans des cours à tout vent comme les prisonniers dans les cours de promenade ?
    – de manger quotidiennement dans des espaces bruyants et violents ?
    – d’être évalués, notés et classés systématiquement ?
    – que nos résultats d’évaluations au sein d’une entreprise soient renseignés dans un fichier centralisé et que ces données soient conservées pendant près de 25 ans sans que nous puissions agir dessus, sans garantie d’interconnexion avec d’autres fichiers centralisés et sans garantie que ces informations ne nous portent pas préjudices pour la suite de notre vie ?
    – d’être systématiquement dénigrés en cas d’erreur ou quand on ne comprendrait pas quelque chose ?
    – de ne pouvoir faire quotidiennement que ce qu’un emploi du temps a prévu ? Est-ce que nous accepterions de ne pouvoir prendre aucune initiative dans notre vie ?
    – de changer tous les ans d’environnement (fonctionnement, locaux, référents, collaborateurs, façon de travailler, outils...),
    – de ne pas nous sentir valorisés dans notre travail, reconnus par nos pairs, nos chefs ?
    – de ne pas être reconnus comme une personne à part entière, riche et singulière ?

    Est-ce que nous accepterions… ?

    #éducation #élèves #contraintes #vie_scolaire

    • Pour beaucoup de salariés, les horaires de bureau sont surtout souples quand tu dépasses...
      Dimanche soir, je me suis engueulée avec une cousine qui voulait résumer le monde du travail à son expérience de cadre en PME. Comme ça c’était passé comme cela pour elle, elle partait du principe que ceux qui se plaignaient de conditions de travail différentes mentaient... intéressant égocentrisme, non ?
      C’est pour cela que j’aime beaucoup discuter avec les gens de leur travail : beaucoup de réalités juxtaposées, y compris dans les mêmes boîtes.

      Exemple simple : les discriminations sexistes n’existent pas puisqu’elle, elle avait eu un bon poste dans une boîte où il y avaient des tas de femmes qui avaient de bons postes.
      « D’ailleurs, mon patron préférait embaucher des femmes, il les trouvait plus efficaces »
      Elle n’a pas supporté quand je lui ai fait remarqué que c’était sexiste comme démarche et qu’il y avait de fortes chances qu’il préfère les femmes parce qu’il devait penser qu’elles étaient plus faciles à dominer.


  • Violence scolaire : état des lieux (SciencesHumaines)
    http://www.scienceshumaines.com/violence-scolaire-etat-des-lieux_fr_30402.html

    Plus que de faits spectaculaires, la violence scolaire est faite de micro­événements qui se cumulent et détériorent le climat des classes. Sans surprise, 
ce sont les établissements des quartiers sensibles qui paient le plus lourd tribut.

    […]

    Or l’ensemble des recherches montre que ces intrusions représentent moins de 10 % des faits de violence considérés comme graves, et moins de 2 % des violences entre jeunes. En fait, la violence en milieu scolaire est un phénomène endogène. C’est le résultat d’un processus de dégradation du climat scolaire et en particulier de la qualité des relations entre les jeunes ou entre les jeunes et les adultes. Ces relations dépendent largement du sentiment de justice, de la cohérence de l’application des règles qui définissent la vie de l’établissement scolaire. La relation entre le climat scolaire, la qualité des apprentissages et la violence à l’école a été largement établie par l’ensemble des recherches internationales.


    […]

    Pour conclure, nous dirons qu’en ter­mes d’évolution, on constate une stabilité moyenne des violences scolaires, en même temps qu’un durcissement de ces violences dans certains établissements et certains quartiers. Même s’il faut préciser qu’il n’existe pas de fatalité et que nombre d’établissements scolaires situés en zone sensible réussissent, par un travail d’équipe constant et une vigilance particulière, à maintenir un climat scolaire positif. Lorsque les équipes travaillent collectivement, qu’elles sont stables et mobilisées, la situation est meilleure que ce que pourrait laisser penser le profil sociologique de l’établissement.


    Dans cette perspective, des expériences ont fait leurs preuves. Elles reposent sur un accompagnement renforcé des victimes, un partenariat plus important avec les collectivités locales et une formation initiale et continue permettant aux enseignants d’adopter les gestes pédagogiques d’un climat scolaire positif et d’assurer une plus grande stabilité des équipes éducatives. La violence à l’école étant surtout interne, on ne peut espérer régler le problème par une sécurisation excessive (portails de sécurité, caméras de surveillance) et sans s’interroger sur ce qui, au sein des établissements, peut faciliter ou générer l’émergence d’agressivité ou de violences.

    #éducation #violences