• Rythmes scolaires : couacs en coulisse (L’instit’humeurs)
    http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2013/06/16/rythmes-scolaires-couacs-en-coulisse.html

    Si tout le monde cherche de l’argent pour le péri-éducatif, certaines grandes multinationales en déficit d’image auprès du grand public et soucieuses de financer leurs bonnes œuvres ont pris la balle au bond. Ainsi TOTAL, qui a signé la semaine dernière un accord-cadre avec l’Etat pour un montant de 16,7 millions d’euros. Trois domaines d’action pour la jeunesse sont décrits, dont le péri-éducatif des nouveaux rythmes scolaires, à hauteur de 4 millions d’euros.

    #éducation #privatisation #périscolaire #réforme_rythmes_scolaires

    • http://www.jeunes.gouv.fr/IMG/pdf/Fej_DP_130531_M4.pdf

      Ce partenariat entre Total et l’État, initié en 2009, prend aujourd’hui un nouveau tournant au service d’une ambition partagée : améliorer significativement et durablement l’insertion socioprofessionnelle des jeunes en France.

      En devenant le premier partenaire privé du Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse (FEJ, voir page 12), avec
      un engagement de 50 millions € sur six ans, Total a donné une nouvelle dimension à ses actions de solidarité en
      France pour renforcer son ancrage social et contribuer à la construction de nouvelles politiques innovantes pour
      la jeunesse.
      Ce partenariat répond à la volonté de Total et de sa Fondation d’entreprise de
      travailler en coordination avec les autres acteurs de l’insertion et d’intervenir auprès des jeunes tout au long de la chaîne éducative jusqu’à leur entrée dans la vie active.

      Flippant ...


  • Conférence de François Elie : Quelle école pour la société de l’information ? - Framablog
    http://www.framablog.org/index.php/post/2013/06/11/francois-elie-education-conference

    « On peut difficilement enseigner la liberté avec des outils qui cherchent à dominer. Ça va être compliqué d’utiliser des outils qui sont faits pour ne pas être partagés pour apprendre à des élèves à partager. Ça va être compliqué d’enseigner à des élèves comment il faut protéger ses données en utilisant des réseaux sociaux qui sont faits pour justement les capturer. Bref apprendre l’ouverture avec ce qui est fait pour fermer, c’est compliqué. » François Elie. Tags : internetactu (...)

    #école #éducation


  • Vive l’#éducation comestible ! | Le ventre libre
    http://gastronomie.blog.lemonde.fr/2013/06/11/vive-leducation-comestible

    Mais c’est là qu’on apprend, à travers une étude récemment menée par l’Asef (Association Santé Environnement France) que la majorité de nos chères têtes blondes n’y comprennent que pouic à la nourriture. La betterave ? Quasiment neuf enfants sur dix ne savent pas ce que c’est. Un écolier sur trois ne sait pas identifier poireau, courgette, figue ou artichaut. Aujourd’hui, les mangeurs en culottes courtes mettent du ketchup à toutes les sauces et beaucoup n’ont aucune idée de ce qui compose les pâtes, le steak haché ou le jambon… Certes, Jamie Oliver a déjà fait l’expérience auprès de petits Américains en 2010, c’était atterrant :

    Comment remédier aux problèmes de malbouffe et d’obésité si les générations futures n’ont plus aucune idée, connaissance ou conscience de qu’elles mangent ? Ne savent plus faire la différence entre ce qui est naturel et industriel ? Pensent que les coquillettes poussent dans les arbres et les bonbons dans les buissons ? Ou pire, ne pensent plus rien du tout ? Nos enfants sont les premières victimes des ogres évoqués plus haut, coincés entre la publicité et les étals de supermarché.

    Il y a pourtant une solution très simple, évidente. Il faut jardiner et cuisiner avec les enfants. Tout reprendre depuis le début, rembobiner le fil de l’histoire de la vie et de l’alimentation, commencer à la graine…

    #alimentation #jardinage #goût #vie

    • Avant d’aller plus loin, une anecdote. Au printemps dernier, ma fille (5 ans à l’époque) a planté un haricot dans un pot, sur un rebord de fenêtre. Elle l’a enfoncé avec le doigt dans la terre, c’était fait en deux minutes. Puis elle l’a arrosé, beaucoup, parce qu’elle aimait bien jouer avec le petit arrosoir rouge. Et hop, la graine a germé, poussé, grandi. La plante est devenue presque aussi haute qu’elle. Elle a fleuri, mûri et produit trois cosses, qui contenaient chacune cinq haricots. Lorsqu’elle a cueilli et ouvert les cosses, ma fille est d’abord restée bouche-bée, puis elle a dit simplement : « c’est incroyable, la vie ! ». Elle a beaucoup compris ce jour là.

    • Hihi, je raconte la même histoire en disant aux enfants qu’il existe un jeu merveilleux (et gratuit ) ou il suffit de choisir des petits objets de couleurs, avec des tas de formes différentes qui vont se transformer presque tout seuls. Il faut par contre être très patients pour apprécier ces petites choses vivantes et comestibles au gout délicieux.


  • The Most Basic Freedom Is Freedom to Quit | Psychology Today
    http://www.psychologytoday.com/blog/freedom-learn/201304/the-most-basic-freedom-is-freedom-quit

    But now I want to turn to the violence we do to our children by forcing them into schools. When schooling is compulsory, schools are, by definition, prisons.  A prison is a place where one is forced to be and within which people are not free to choose their own activities, spaces, or associates. Children cannot walk away from school, and within the school children cannot walk away from mean teachers, oppressive and pointless assignments, or cruel classmates.  For some children, the only out—the only real way to quit—is suicide.

    #école #éducation


  • La compétition pour les riches, la coopération pour les pauvres ? (Les Cahiers pédagogiques)
    http://www.cahiers-pedagogiques.com/La-competition-pour-les-riches-la-cooperation-pour-les-pauvres

    L’enjeu principal pour la lutte contre les inégalités est de faire dépasser le plaisir d’agir à plusieurs dans la coopération pour aller vers les apprentissages. Ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.
    C’est la raison pour laquelle la pédagogie a toute sa place avec la coopération, justement pour autoriser chaque élève à progresser, qu’importent ses aptitudes scolaires.
    […]
    En somme, si l’on souhaite faire de la coopération un outil pour lutter efficacement contre le fléau des inégalités scolaires, on ne peut pas faire l’impasse de deux précautions pédagogiques : la formation de tous les élèves aux gestes coopératifs […] et la valorisation des talents, pas seulement ceux en maths et en français. Plus largement, pas seulement ceux traditionnellement mis en valeur par l’école et ses programmes.

    […]

    Pour moi, la coopération, c’est surtout indispensable dans l’adversité, qui est un lit pour les inégalités sociales et scolaires ensuite. Ensemble, on est plus fort que seul.

    […]

    Non, parce que la coopération gagne à favoriser la compétition entre les élèves, si celle-ci s’oppose au culte de la première place, niant ainsi les efforts de tous les seconds. Elle prend alors forme d’émulation, son principe étant surtout d’apprendre à dépasser ses propres limites en s’appuyant sur les performances de ses pairs.

    #éducation #coopération #compétition #émulation


  • Libres enfants sur FaceBook. Mon chien est mort. (Le blog de Bernard Collot)
    http://education3.canalblog.com/archives/2013/06/10/27370164.html

    Les enfants sur FaceBook, mais qu’est-ce qu’ils peuvent bien y faire, y dire ? Nous, les adultes, sommes tour à tour perplexes, inquiets, parfois à juste titre quand on connaît la jungle. Mais aussi nous n’avons pas trop d’idée de ce que pourrait être leur communication avec cet outil. Quoique, avec les SMS, nous savons bien qu’ils s’emparent sans problème et à leur façon des ces outils du XXIème siècle. A leur façon ! C’est peut-être cela qui nous dérange ou qui nous déstabilise le plus. Ils créent un monde avec ses codes que nous ne comprenons pas toujours ou que nous ne voulons pas comprendre. Mais c’est un monde de l’interrelation.

    #éducation #TICE #écrits


  • J’enseigne le genre. Et je continuerai à le faire. (Une heure de peine...)
    http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2013/06/jenseigne-le-genre-et-je-continuerais.html

    De quelque façon qu’on le prenne, « la construction sociale des rôles associés au sexe », c’est le genre. Toute l’idée est là, même si la notion n’est pas mobilisée, sans doute pour éviter aux imbéciles de venir s’exciter à nouveau sur l’enseignement de SES. […]
    J’enseigne le genre parce que c’est un fait. Pas une théorie. Pas une position philosophique. Pas un choix politique. Le genre existe, que cela vous plaise ou non. Si vous pensez qu’il n’existe pas, c’est que vous êtes un crétin. […]
    Enfin, et peut-être surtout, j’enseigne le genre parce que mes élèves en ont besoin. Ils ont un droit à connaître les avancées de la recherche sociologique et plus généralement scientifique. Ils ont un droit à se confronter aux problèmes qu’elle pose. Ils ont besoin de s’interroger sur les modèles qu’on leur propose.
    […]
    Ici, on attaque évidemment la science. Mais attention, on n’attaque pas la science parce que celle-ci serait porteuse de certitudes trop ancrées, on n’attaque pas la dimension prométhéenne de la science. Non : on attaque précisément la science pour ce qu’elle est porteuse de doute. La notion de genre, l’identification d’une dimension relationnelle distincte de l’ordre biologique, impose en effet à chacun de réfléchir : elle ne nous apporte pas de solution, mais elle nous fait problème. Car oui, parler de genre pose problème : cela remet en cause notre allant-de-soi, cela nous oblige à réinterroger notre rapport au monde et aux autres, cela nous oblige à nous poser de nouvelles questions.
    […]
    Comment le ministre peut-il se laisser aller à cette crétinerie de confondre travaux sur le genre et négation des différences biologiques ? Tout le monde s’accorde à dire que certains individus ont un utérus et d’autres des testicules et un pénis. La notion de genre n’a jamais remis cela en question. Elle vient simplement rappeler qu’il n’a jamais été possible d’établir un lien biologique entre cette donnée physique et le reste des différences entre les hommes et les femmes.

    #éducation #genre


  • A quoi servent les tablettes à l’école ? - LeMonde.fr
    http://abonnes.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/article/2013/06/05/a-quoi-servent-les-tablettes-a-l-ecole_3424237_1473688.html

    « Alors que Vincent Peillon tentera une nouvelle fois, le 10 juin, de convaincre qu’il lance bien plus que le énième “plan numérique”, les conseils généraux, eux, continuent leur distribution de machines aux collégiens. Comme hier ils offraient un dictionnaire ou une calculatrice ! » Mais, rappellent les études internationales, équiper un enfant d’un ordinateur personnel n’augmente pas sa réussite scolaire estime une étude du National Bureau of Economic Research américain : (...)

    #éducation #école



  • Le porno sur Internet influence-t-il la sexualité des jeunes ? | Slate.fr
    http://www.slate.fr/life/73451/porno-internet-influence-sexualite-jeunes

    Dans quelle mesure l’omniprésence de la pornographie en ligne affecte-t-elle le développement sexuel des enfants et des adolescents ? Les scientifiques sont unanimes : on n’en a pas la moindre idée. Peut-on conduire des recherches sur ces causalités, questionnent les chercheurs. Ou doit-on poser les questions différemment ? Qu’est-ce que la pornographie pour eux ? Nos préjugés nous conduisent à la trouver intrinsèquement plus dangereuse que celle des générations précédentes (qui étaient pourtant (...)

    #enfance #Éducation

    • Ahlala, quel grand #tabou que le sexe !
      Si seulement ça pouvait permettre aux adultes de parler avec le.eur.s enfants, mais c’est interdit d’aborder le sujet dans nombre de lieu. Pourtant les questions seraient simples : cette représentation là est une représentation d’une des sexualités des adultes ou c’est le seul moyen d’aimer ? Filmer les caresses, les bisoux que l’on s’échange pour que d’autres se masturbent dessus est-il nécessaire ? Est-il normal que les femmes soient maltraitées dans la plupart de ces films ? Rappeler que les enfants ont leur propre sexualité, et que cela ne regarde pas les adultes. Si à l’inverse les enfants s’intéressent à la sexualité adulte, qu’ils sachent que le porno n’est pas le meilleur chemin pour apprendre, car chaque adulte invente aussi ses propres gestes dans l’intimité. Bref, que le sexe n’est pas le porno, et que les adultes ne le font pas forcément comme d’aller à la boucherie acheter de la viande…


  • Philadelphia schools to lay off nearly 4,000 teachers - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2013/06/11/phil-j11.html

    Philadelphia schools to lay off nearly 4,000 teachers
    By Nick Barrickman
    11 June 2013

    On Friday, the superintendent of the Philadelphia School District (SDP), William Hite, Jr., announced plans to lay off nearly 4,000 educators in the coming months. The destruction of teachers’ jobs comes as part of a “doomsday” austerity budget in the public school system that was passed several weeks ago by the School Reform Commission (SRC), which is appointed dually by the state and the city to oversee its public schools.

    #états-unis #éducation #école #philadelphie


  • « L’éducation en questions : Que doivent savoir les Maîtres ? »
    Un entretien avec le philosophe #Jacques_Rancière auteur de l’indispensable « le maitre ignorant »

    http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-l-education-en-questi

    Qu’elle soit sentimentale ou spécialisée, l’éducation a pour vocation première de faire sortir l’homme, comme la plante sort de terre et comme Hamlet sort de ses gonds. Ex ducere, conduire à l’extérieur, se libérer, oui mais par qui ? et vers où ? Si l’éducation est le modelage du matériau brut qu’est l’homme, la sculpture d’un donné naturel, alors qui est l’artiste, et quel modèle copie-t-il ? Même dans les cas d’écoles les plus libertaires, l’éducateur crée des hommes à son image, guide, endigue, hisse, pousse, martèle, encourage, contraint et libère, mais toujours en vue d’un but, d’une idée, d’une direction à suivre et d’une autre à éviter. Comment alors l’éducation, déterminée à la fois par le contenu et par la forme, c’est-à-dire par la nature des connaissances qui sont transmises et par la méthode choisie pour enseigner, peut-elle vraiment accroitre la liberté ?
    Comment enseigner des connaissances, des méthodes, des valeurs, tout en transmettant les outils qui permettent de les critiquer en retour ? et dès lors qu’elle est nationale, l’éducation peut-elle ne pas être normative ?

    Page Wikipédia consacré à #Joseph_Jacotot personnage central du livre de Rancière
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Jacotot

    #Education #Pédagogie #Emancipation #Egalité #Transmission #hiérarchie #Savoir_empirique #philosophie #Ecole #Radio #Audio #Livre


  • Les évêques reprennent en main l’école catholique
    http://www.lemonde.fr/education/article/2013/04/19/les-eveques-reprennent-en-main-l-ecole-catholique_3162833_1473685.html

    L’école privée sera-t-elle « plus catho » demain ? L’adoption du nouveau statut de l’enseignement catholique par la Conférence des évêques de France, jeudi 18 avril, ouvre une série de questions pour les 2 millions d’enfants qui la fréquentent de la maternelle au lycée.
    […]
    Cela fait quelques années déjà que les autorités religieuses veulent réinvestir ces terres un peu perdues. L’école privée sous contrat – à 94 % catholique – est devenue une école sous contrat d’association avec l’Etat, avant d’être un lieu de transmission de la religion. Elle s’est peu à peu laïcisée au fil du XXe siècle en accueillant un public de plus en plus varié.

    Et en bonus :

    L’entretien d’inscription, une spécificité de l’enseignement catholique (La Croix)
    http://www.la-croix.com/Actualite/France/L-entretien-d-inscription-une-specificite-de-l-enseignement-catholique-201

    L’entretien, qui dure une vingtaine de minutes, permet d’abord d’apprécier dans quelle mesure l’élève est désireux de rejoindre l’établissement.
    […] Quand le directeur reçoit un élève issu de l’enseignement public, il évoque avec sa famille l’éveil à la culture chrétienne prodigué au lycée.
    Reste que la forte demande pesant sur le lycée, liée en partie à la présence du plus grand collège du département dans son bassin de recrutement, met une certaine pression sur les familles. D’autant que les bulletins scolaires de l’année de quatrième et du premier trimestre de la troisième sont passés au crible lors de l’entretien.

    #éducation #enseignement_privé_catholique #Àbaslacalotte


  • Illinois governor proposes 70 percent cut to school transportation budget - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2013/06/07/illi-j07.html

    Illinois governor proposes 70 percent cut to school transportation budget
    By Shane Feratu
    7 June 2013

    As school districts in Illinois brace for another year of deep budget cuts, Democratic governor Pat Quinn has proposed a 3 percent cut in classroom funds and a 70 percent—or $60 million—cut to the student transportation budget. Rural districts will be the worst affected, although the safety of children in urban and suburban areas is also jeopardized.

    #états-unis #éducation #école


  • Unemployment, lack of education lead to higher US mortality rate - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2013/06/06/mort-j06.html

    Unemployment, lack of education lead to higher US mortality rate
    By Jake Dean
    6 June 2013

    A new report published last Thursday in the Journal of Health and Social Behavior found that unemployment is one of the leading factors behind the growing gap in mortality rates between educated and non-educated white women.

    #états-unis #développement #inégalité #santé #mortalité #éducation #pauvreté


  • « Le travail est une invention du capitalisme » Par #André_Gorz.
    Une critique lumineuse et radicale du rapport au travail et sa transformation sociale et ses conséquences désastreuses sur l’organisation dans la « cité ».
    Première partie
    https://www.youtube.com/watch?v=R5BoVDcBpYY



    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/250912/penser-la-sortie-du-capitalisme-avec-andre-gorz

    Pour Gorz, il faut oser rompre avec cette société qui meurt et qui ne renaîtra plus. L’enjeu n’est pas la sortie de la crise. Pour lui, ce qui se joue désormais est bien la sortie du capitalisme lui-même. La crise financière actuelle, la crise du travail et la crise écologique forment un tout : elles traduisent l’épuisement du système économique dominant. Il n’est pas possible de les séparer ni de les hiérarchiser. Le capital semble avoir approché au plus près son rêve : celui de faire de l’argent avec de l’argent. Mais la menace d’effondrement du système est telle désormais que tout semble possible, le pire comme le meilleur. Il y a potentiellement, pour André Gorz, une “ sortie barbare ” ou une “ sortie civilisée ” du capitalisme. Seuls nos choix collectifs décideront de la forme qu’elle prendra et du rythme auquel elle s’opérera. « On a beau accuser la spéculation, les paradis fiscaux, l’opacité et le manque de contrôle de l’industrie financière, la menace de dépression, voire d’effondrement qui pèse sur l’économie mondiale, n’est pas due au manque de contrôle ; elle est due à l’incapacité du capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus précaires. Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles (spéculatives) précipiterait cela même que la crise financière cherche à éviter : la dévalorisation de masses gigantesques d’actifs financiers et la faillite du système bancaire. » (Revue EcoRev’, automne 2007).

    Deuxième partie
    https://www.youtube.com/watch?v=hB4EeTEqLfY

    Certes, envisager une autre économie, d’autres rapports sociaux, d’autres modes de production, et d’autres façons de vivre passe pour “ irréaliste ”, comme si la société de la marchandise, du salariat et de l’argent était indépassable. « En réalité, disait-il, une foule d’indices convergents suggère que ce dépassement est déjà amorcé. » Gorz ne disait pas que ces transformations se produiraient. Il disait seulement que, pour la première fois, nous pouvons vouloir qu’elles se réalisent. C’est la raison pour laquelle il soutenait depuis longtemps les initiatives de l’économie solidaire. C’est pourquoi aussi il suivait attentivement les actions des hackers et le développement des “ logiciels libres ”, capables, selon lui, de miner à la base le capitalisme en menaçant les monopoles. Pour Gorz d’ailleurs, « la lutte engagée entre les logiciels propriétaires et les logiciels libres a été le coup d’envoi du conflit central de notre époque. Il s’étend et se prolonge dans la lutte contre la marchandisation des richesses premières ».

    #Capitalisme #Economie #Industrie #marchandise #Rationalité #Normalisation #Quantification #Sous_qualifications #polyvalence #Travail #Emancipation #Libération #Citoyenneté #Politique #Syndicats #Education #Temps_libre #Utopie #Vidéo

    • Amusant discours qui tendrait à laisser croire qu’il existerait un choix.

      Alors que le capitalisme n’existe que par la privatisation de l’ensemble des ressources nécessaires à la vie, contraignant chacun à accepter l’argent-dette émis par l’état organisation de la spoliation.

      Un autre rapport est certainement possible, mais ce n’est pas avec de belles idées qu’on le construira, mais en reprenant aux propriétaires leurs propriétés.

    • pour une fois @bp314, je suis à peu près d’accord avec toi. En visionnant ce document, j’ai réalisé à quel point l’analyse de Gorz me semble incomplète. Il n’évoque pas le capitalisme dans sa globalité, il ne parle que du productivisme et de la marchandisation du travail, ce qui n’est pour moi qu’un écueil annexe du capitalisme. Ce qu’il faut combattre pour sortir du capitalisme, c’est avant tout l’idée même de privatisation de toute forme de patrimoine autre que notre sphère vitale individuelle. En embarquant dans son code génétique la finalité de l’accumulation de propriété privée et de la captation des profits par le seul intérêt individuel, le capitalisme est voué à reproduire sous une autre forme (économique et parfois militaire) les pulsions ancestrales, dominatrices, impérialistes, obscurantistes et prédatrices des humains... Le capitalisme, ça reste le moyen âge. C’est cela qu’il faut abolir pour espérer faire bouger quoi que ce soit.
      Je ne crois pas à l’idée d’un monde qui aurait confiné les capitalistes dans un enclos de fauves dans lequel ils pourraient se bouffer entre eux, tout en comblant les besoins matériels de tous, pendant que le reste de la population pourrait lire des bouquins au soleil toute la journée...
      J’ai commencé à poser mes réflexions hier soir dans un billet, j’espère arriver à les énoncer clairement prochainement..

    • Le productivisme et la marchandisation, c’est bien là les fondements avec la propriété du capitalisme. André Gorz insiste surtout sur la transformation et la finalité du travail par le capitalisme. Il analyse ce processus en nous expliquant que la mise en concurrence entre le savoir-faire et la compétence des uns et des autres a créé les conditions de la mutation des rapports de l’homme à la marchandise. Ce que je crée je peux en tirer un bénéfice certain je vais donc mettre en place les structures qui vont me permettre d’en faire plus( le rendement).
      Pour cela nous passons par un rapport de normalisation des compétences (le salarié interchangeable) Plus de pièce unique, l’identique devient la norme pour faire croître la production.
      On peut noter aujourd’hui un retour à un mode artisanal qui se paye chère et n’est accessible qu’à une toute petite minorité.

      Ce que j’appelle L’anti-ethique, représente la part la plus négative du travail, aujourd’hui une grande part des emplois proposés sont ceux des services, Ceux qui ne valorisent rien et ne demandent aucune compétence si ce n’est celui de “la misère et du besoin de travailler”. La classe ouvrière compétente est train de disparaître, au profit de postes intérimaires, précaires, comme le nettoyage, la manutention, les emplois dits à domicile... Cette structure mise en place a détruit les compétences, baissés les salaires et mis en place un système de dépendance, dans notre relation voir d’identification à la production(la fétichisation de la marchandise).
      Nous ne sommes plus valorisé par ce que nous savons faire mais par ce que nous possédons.

      André Gorz est un maître à penser pour les décroissants, il rejette l’idée qu’il faut utiliser les moyens de production pour un rendement maximum et on peut le comprendre. Il faut produire ce dont nous avons besoin et rien de plus.
      Maintenant quel système peut ont mettre en place pour lutter contre la financiarisation de nos vies (la fameuse dette) et l’appropriation des biens communs(voir les propriétaires terriens au Brésil qui s’accaparent toutes les terres au détriment des petits paysans) je n’ai pas la réponse car je ne crois pas à l’idée de faire disparaître la notion de “propriété”
      « L’homme » à besoins de posséder c’est une réalité anthropologique. (c’est une conviction personnelle que peu de gens partagent avec moi) http://www.scienceshumaines.com/comment-classer-les-societes_fr_21696.html. Il faut juste lui rappeler la proportion de ce à quoi il a droit, c’est-à-dire une juste mesure des choses qui va dans l’intérêt de la collectivité. Un parc immobilier restreint, un nombre d’hectares limité, un plafonnement des salaires, la nationalisation des entreprises qui gèrent les matières premières... c’est un bon début ?

    • La propriété est un artifice qui nous donne la jouissance exclusive ou monnayable d’un patrimoine que l’on définit et qu’on s’octroie de façon plus ou moins concertée.
      Que l’individu dispose d’une sphère exclusive pour exister est une chose. Chaque individu a droit à un socle minimal de sécurité et de liberté qui s’arrête là où commence celui des autres.
      Qu’il cherche à étendre sa propriété aux dépens des autres pour la monnayer et se faire nourrir par le travail des autres est une démarche prédatrice.
      Ce n’est pas l’idée d’une superficie maximale, de quotas de propriété, qu’il faudrait mettre en place à mon sens, mais abolir le droit de monnayer l’usage de sa propriété quand cet usage concerne la sphère non vitale du propriétaire et les besoins vitaux de l’usager. Du coup la propriété ne donnerait plus de privilège, la question de sa superficie deviendrait secondaire. Elle ne donnerait que des responsabilités, à rétribuer normalement comme n’importe quel autre travail.
      La propriété n’aurait donc d’attrait que pour ceux qui veulent assumer une responsabilité sur un enjeu collectif, public, sur l’exploitation de cet espace.
      Je vois l’entreprise comme un patrimoine collectif à administrer, comme une commune par exemple.
      Le maire d’une ville n’est pas propriétaire de la ville, il ne prélève pas de rente sur l’usage de la superficie de sa ville, il est juste payé pour administrer, pour assumer une responsabilité.
      Pour moi il est là le travail, et sa rémunération associée : remplir une mission sociale et assumer les responsabilités rattachées à cette mission.
      C’est de cette façon que je procède en tous cas dans ma boite. On est propriétaire de la boite, mais on essaie de n’en tirer aucun privilège, on en a juste la responsabilité, On s’interdit de se considérer propriétaire des richesses dégagées par les gains de productivité obtenu par le travail des autres... Il faut qu’on bascule vers la scop, mais faut trouver le temps de faire cette bascule technique, et surtout s’assurer que les salariés sont mûrs pour cela, car tout le monde n’est pas prêt spontanément à assumer des responsabilités supplémentaires de façon quasi - désintéressée..


  • Améliorer le #langage des parents durant les premières années de l’enfant pour favoriser sa future réussite scolaire - L’instit’humeurs
    http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2013/05/22/ameliorer-le-langage-des-parents-durant-les-premieres-annees-de-le

    A Providence, aux Etats-Unis, la ville a décidé d’améliorer la qualité du langage entendu par les jeunes enfants, en se basant sur des recherches qui montrent son impact sur le développement cognitif des enfants. Comment ? Par un programme qui permet d’enregistrer les propos pour les mesurer. L’idée, aider les familles défavorisées à faire attention au langage. Pour Lucien Marboeuf, professeur des écoles, qui tient le blog l’Intit humeurs pour France Info, cette initiative publique fondée sur des (...)

    #éducation #cognition

    • Il faut donc redire l’importance de l’école maternelle dans le développement du langage : la langue orale doit être au cœur de tous les apprentissages entre 3 et 6 ans, c’est durant ces années que les bases de la langue vont se mettre en place, et de la qualité de cette structuration dépendra le passage à l’écrit. On insiste trop, à mon sens, sur l’écrit en maternelle (ah, la France et sa culture de l’écrit, qui fait aussi qu’on ne sait pas parler la langue étrangère qu’on sait à peu près lire…), alors qu’on devrait se consacrer d’abord et avant tout à la langue orale et tenter de réduire les écarts entre les enfants.

    • J’ai toujours gueulé contre cette mode de bêtifier quand on s’adresse à un bébé. Déjà, parce que je trouve ça assez confondant de débilité, mais aussi parce que j’en étais arrivée à la conclusion que c’est déjà assez difficile d’apprendre un monde et un langage complet en partant de 0 et qu’il convenait de ne pas forcer un gosse a faire deux fois l’apprentissage de sa langue maternelle. Il semble que j’avais raison ;-)


  • Pourquoi les enfants de profs réussissent-ils mieux que les autres ? - L’instit’humeurs
    http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2013/05/12/5597.html

    Lucien Marboeuf revient sur la thèse d’Annie Da Costa-Lasnes qui explique pourquoi, effectivement, les enfants d’enseignants réussissent mieux à l’école que les autres. "Il y apparaît entre autres très clairement que la réussite scolaire n’est seulement fonction de l’école et de l’enseignement pratiqué (lequel ne doit en aucun cas se dédouaner) comme on voudrait trop souvent le faire croire, et de plus en plus, mais qu’elle relève essentiellement de l’éducation parentale et familiale au sens le plus (...)

    #éducation


  • Une autre école est possible - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/monde/une-autre-ecole-est-possible,98151.php

    Toute proportion gardée, de plus en plus de parents font sortir leurs enfants du système scolaire classique pour des écoles alternatives ou un enseignement à domicile. Les enfants acceptent de moins en moins ce qu’on leur impose, le décalage entre l’institution scolaire et eux s’accentue. Vers la fin de l’école ? Tags : internetactu2net fing internetactu éducation (...)

    #éducation #école


  • Pour des initiatives d’ ESS en milieu carcéral - Rencontres Sociales
    http://rencontres-sociales.org/spip/spip.php?rubrique153

    POUR DES INITIATIVES D’ESS EN MILIEU CARCERAL

    Des militants de l’Economie sociale et solidaires se mobilisent pour pouvoir répondre aux appels d’offre de l’Administration pénitentiaire et apporter ainsi des réponses aux besoins des détenus, des personnels et de l’ensemble des intervenants en milieu carcérale en se fondant sur les valeurs et principes de l’ESS en alternative à la marchandisation du secteur.

    #prison #ess #Economie_Sociale_et_Solidaire #Education_Populaire



  • If Employment Game Has Changed, Who’s Teaching The Rules?
    http://www.npr.org/2013/06/02/187865602/if-employment-game-has-changed-whos-teaching-the-rules

    “One [class] is the people who go through their entire post-secondary education with no debt — their parents pay,” Carnevale says. “And then we have a second class of students who are accruing enormous debt and also working.”

    #radio #education #usa #npr


  • Pour une école bienveillante et prévenante…
    http://www.appeldesappels.org/tam-tam/pour-une-ecole-bienveillante-et-prevenanter-1509.htm

    Nos 3 fédérations signataires de la « Charte pour une école humaniste », ne peuvent qu’adhérer à cette grande ambition. Elles demandent le respect de 5 principes éthiques pour l’école :
    – considérer l’enfant dans sa globalité et son histoire ;
    – avoir pour préoccupation première le développement de ses capacités d’apprentissage et de socialisation avec l’appui d’aides spécialisées chaque fois que nécessaire ;
    – placer l’enfant comme acteur dans la construction de ses savoirs ;
    – transmettre les principes républicains (liberté, égalité, fraternité) et promouvoir les valeurs de solidarité, de respect d’autrui et de soi-même ;
    – respecter la dignité de la personne des enseignants et le droit à l’autonomie des équipes pédagogiques.

    Ainsi nous pensons que pour atteindre ses buts, l’école refondée doit :
    – rompre avec les pratiques d’élitisme, de mise en concurrence des élèves et des établissements et favoriser les pratiques coopératives et d’entraide ;
    – revoir les systèmes d’évaluation et de notation obsolètes et mettre en place une évaluation formative et non sélective ;
    – donner le plus à ceux qui ont le moins et travailler en lien, en réseau avec les partenaires ;
    – veiller à un langage commun école/parents et à une écoute mutuelle ;
    – initier et développer les pratiques d’une prévention « prévenante » à l’intention des enfants, des familles dès les premières années de scolarité.

    #éducation #réformes