On ne construira pas une #Europe prospère avec des mesures austères | Causeur
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Notre dette abyssale ne serait-elle donc qu’un « fantasme » ?
L’#endettement public pose problème. À un certain moment, on atteint un seuil qui interdit toute relance de l’économie. Mais la politique de rigueur ne fait qu’ajouter de l’austérité à l’austérité. Plus le gouvernement grec réduit ses dépenses publiques, plus il coupe dans les salaires, plus le déficit est abyssal. Le véritable pragmatisme serait de relancer les salaires et l’investissement pour casser le cycle de la récession. On nous explique qu’on va créer une Europe prospère en prenant des mesures austères. Serons-nous plus riches lorsque tous les Européens seront devenus pauvres ? Bien sûr que non.
Nous avons beaucoup parlé de croissance économique. Mais dans un monde fini où les ressources naturelles se raréfient, la croissance est-elle la solution ou le problème ?
La #croissance n’est pas LA solution. On ne peut plus continuer avec le modèle actuel. L’exploitation de l’homme, celle des ressources naturelles et celle de notre environnement sont liées. Plutôt que de décroissance, je préfère parler d’une autre croissance, sur des bases et avec des instruments d’évaluation totalement différents. Nous devons repenser notre manière de consommer, notre rapport aux objets, au monde qui nous entoure, à la publicité. Songez que les industries pharmaceutiques ont un budget publicitaire presque supérieur à leur budget de recherche !
La gauche doit-elle renoncer à l’idéologie du progrès ?
Nous devons réinterroger la notion de progrès entendu comme une croissance infinie de la consommation. À l’avenir, le progrès technologique devra être mis au service d’un vaste changement de mentalités. Le progrès social bien sûr, mais aussi le progrès intellectuel, moral et civique peuvent justement passer par de nouvelles formes de croissance. Nous avons du pain sur la planche !




