• A Typographic Carousel | I love typography, the typography and fonts blog
    http://ilovetypography.com/2013/06/06/a-typographic-carousel

    Today’s graphic design students are completely immersed in technology, which makes it a challenge for them to relate to pre-digital typography. In order to make pre-digital or analog typographic and printing techniques and processes more luring, relevant, understandable, and tangible, a collaborative and integrated experience called the “Typographic Carousel” was developed. To date, each year the Type Carousel event has been held on the campus of Rochester Institute of Technology at the Innovation Center, where undergraduate and graduate students, along with faculty members from across campus have participated. The range of disciplines represented at the Type Carousel include graphic, interior, industrial, and new media design, photography and print media, and illustration, studio art, and business and engineering.

    #typographie #enseignement


  • Les évêques reprennent en main l’école catholique
    http://www.lemonde.fr/education/article/2013/04/19/les-eveques-reprennent-en-main-l-ecole-catholique_3162833_1473685.html

    L’école privée sera-t-elle « plus catho » demain ? L’adoption du nouveau statut de l’enseignement catholique par la Conférence des évêques de France, jeudi 18 avril, ouvre une série de questions pour les 2 millions d’enfants qui la fréquentent de la maternelle au lycée.
    […]
    Cela fait quelques années déjà que les autorités religieuses veulent réinvestir ces terres un peu perdues. L’école privée sous contrat – à 94 % catholique – est devenue une école sous contrat d’association avec l’Etat, avant d’être un lieu de transmission de la religion. Elle s’est peu à peu laïcisée au fil du XXe siècle en accueillant un public de plus en plus varié.

    Et en bonus :

    L’entretien d’inscription, une spécificité de l’enseignement catholique (La Croix)
    http://www.la-croix.com/Actualite/France/L-entretien-d-inscription-une-specificite-de-l-enseignement-catholique-201

    L’entretien, qui dure une vingtaine de minutes, permet d’abord d’apprécier dans quelle mesure l’élève est désireux de rejoindre l’établissement.
    […] Quand le directeur reçoit un élève issu de l’enseignement public, il évoque avec sa famille l’éveil à la culture chrétienne prodigué au lycée.
    Reste que la forte demande pesant sur le lycée, liée en partie à la présence du plus grand collège du département dans son bassin de recrutement, met une certaine pression sur les familles. D’autant que les bulletins scolaires de l’année de quatrième et du premier trimestre de la troisième sont passés au crible lors de l’entretien.

    #éducation #enseignement_privé_catholique #Àbaslacalotte


  • Hier soir peu avant minuit, le gouvernement a fait passer son amendement visant à ne plus faire du libre, une priorité dans le service public éducatif numérique. Le vote a été acquis avec les voix du PS et de l’UMP, malgré l’opposition des écologistes et des radicaux.
    https://www.pcinpact.com/news/80222-le-gouvernement-et-deputes-suppriment-priorite-libre-a-l-ecole.htm #enseignement #école #libre #logiciel


  • L’école démocratique : Danemark : les profs jetés à la rue
    http://www.skolo.org/spip.php?page=article&id_article=1554

    au Danemark une réforme du statut des enseignants qui se passe très mal...
    Ca ressemble furieusement à ce que le gouvernement Hollande est en train de mettre en route, en particulier avec le rapport de la cour des comptes, et la pseudo-consultation nationale de 2012.

    #grève #statut #enseignement #prof #Danemark #libéral #régionalisation


  • Excerpt from: Uncounted and Unacknowledged: Syria’s Refugee University Students and Academics in Jordan | Watenpaugh | Syrian Studies Association Bulletin
    https://ojcs.siue.edu/ojs/index.php/ssa/article/view/2874/841

    During our interviews, it became apparent that asking if a university remains open is the wrong question; rather the more important question is: can students come and go safely from the university? Throughout the areas under its control, the Syrian military has established a vast network of checkpoints. At these checkpoints civilians and their vehicles are searched and their papers examined, and students and faculty can be detained or arrested at the discretion of soldiers, secret policemen and militiamen. Similar checkpoints exist in rebel held areas. Students reported having to pass through multiple checkpoints on their way to the university, adding hours to their journey. Women students in particular expressed concern about personal safety when encountering the soldiers manning the checkpoints. In what appears to be a very recent development, the Syrian government is no longer consistently honoring military deferments and is simply seizing young men when stopped and sending them to conscript induction centers.

    Although Syrias universities themselves have largely escaped the violence of the civil conflict in Syria, there are notable examples to the contrary, as discussed above. Nevertheless, the infrastructure of the universities remains largely intact. Classrooms, libraries, research facilities have not been the target of violence or looting – and certainly not on the scale of what happened to universities in Iraq in 2003. The collapse is more a problem of human capacity, safety and trust, at least for the moment.

    In many important ways, Syrias universities served as the place where a modern Syrian citizenship could be conceived and enacted. On campus, Syrians of diverse religious and ethnic backgrounds — admittedly almost all middle class — could mix, establish friendships and imagine belonging to a Syrian polity in ways that even many of their parents and certainly grandparents could not. A striking feature of the collapse of the social role played by Syrian universities was illustrated in our conversations with Sunni Muslim students from al-Baath University just outside the Syrian city of Homs. Located at the intersection of Sunni Muslim and Alawite communities, al-Baath University is one of the few social spaces outside of the military where members of these two religious communities meet. For the Sunni Muslim refugee students we spoke with, they could recall a moment in the conflict, corresponding to the fierce Spring 2012 Battle of Baba Amru, when they became more conscious and aware of the importance of the difference between themselves and their Alawite classmates. This awareness was accompanied by fear and distrust. It is unclear if Syrian universities can recover their former role of providing a space where different groups can interact, though the hope certainly remains that they can serve as a platform for reimagining post-conflict Syrian society.

    #Syrie
    #enseignement_supérieur
    #université
    #réfugiés


  • Goldbach Variations
    http://blogs.scientificamerican.com/roots-of-unity/2013/05/15/goldbach-variations

    On Monday, Harald Helfgott of the École Normale Supéri[e]ure in Paris posted a proof of one of the oldest open problems in number theory to the preprint repository arxiv. The ternary Goldbach conjecture, like so many questions in number theory, is easy to state but hard to prove. Every odd number greater than 5 can be written as the sum of three prime numbers. (Prime numbers have no factors other than themselves and the number 1.) For example, 7=2+2+3 and 91=7+41+43.

    Un mathématicien péruvien démontre une conjecture de presque 300 ans
    http://fr.globalvoicesonline.org/2013/05/25/146925

    C’était en 1742 que la théorie du mathématicien prussien Christian Goldbach, connue comme la conjecture de Goldbach, affirma que “tout nombre entier supérieur à 5 peut être écrit comme la somme de trois nombres premiers”.

    #math #ens


  • Quelle justice pour l’accès à l’enseignement supérieur ?

    Les députés ont voté hier des mesures censés favoriser une plus grande justice dans l’accès aux filières sélectives de l’#enseignement supérieur que sont les classes #prépas et les #IUT
    http://www.lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2013/05/24/classes-prepas-des-droits-d-inscription-et-un-droit-d-acces-pour-les-meilleu

    http://www.lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2013/05/24/les-deputes-imposent-aux-iut-des-quotas-de-bacheliers-techno_3416678_1473692

    Ca semble a priori aller dans le bon sens (même si on peut craindre l’usine à gaz). Sur les IUT, on peut rappeler ce qu’avait mis en évidence l’économiste Olivier Bouba-Olga
    http://blogs.univ-poitiers.fr/o-bouba-olga/2013/03/09/au-fait-combien-de-lyceens-allons-nous-sacrifier-cette-annee

    Dans l’ensemble de leurs effectifs, les IUT ont accueillis 69% de bacs généraux, 28% de bacs technologiques et 3% de bacs professionnels. Tout va bien… Côté STS, les chiffres sont de 21%, 52% et 27%. C’est mieux quand même, mais bon…
    Le point essentiel de mon billet n’est cependant pas là : il est plutôt du côté des bacs technologiques et des bacs professionnels qui, encore une fois, ne sont pas retenus dans ces filières courtes qui leur sont destinées, qui vont se retrouver sur les bancs de la fac et vont échouer, avec une probabilité de 1, au mieux de 0,99. Autant de lycéens sacrifiés, donc.

    http://blogs.univ-poitiers.fr/o-bouba-olga/2013/03/10/la-reussite-des-bacs-professionnels-et-des-bacs-technologiques-a

    On y apprend également que dans l’ensemble des bacs professionnels ayant demandé d’entrer en STS en 1er voeu, seuls 43,3% ont été retenu. Soit près de 45000 bacs professionnels qui n’y accèdent pas. Pour les bacs technologiques souhaitant aller en IUT, les ratios sont un peu meilleurs : 61% de ceux ayant émis comme 1er voeu d’aller en IUT y accèdent. Cela fait cependant 7505 lycéens souhaitant y accéder mais n’y accédant pas. C’est pour une bonne part ces bacheliers que l’on retrouve à l’Université hors IUT.
    Dans son intervention, Geneviève Fioraso insiste sur la nécessité de donner la priorité aux bacs technologiques en IUT et aux bacs professionnels en STS. Je souhaite vivement qu’elle y parvienne. Très rapidement. Ce serait bien pour les dizaines de milliers de lycéens qui, sinon, vont échouer sur les bancs de la fac.

    J’ai malgré tout noté des réactions navrées sur Twitter
    https://twitter.com/adelaigue/status/337855861533863936
    https://twitter.com/adelaigue/status/337855989703405568
    https://twitter.com/RemiMathis/status/337862182345768960

    A suivre...

    #universités #égalité


  • Anglais à l’Université : les pour, les contre, les faits
    Sylvestre Huet rend compte sur son blog de l’étude que l’Ined vient de pré-publier (en raison du contexte !) sur les #langues de #recherche et d’#enseignement en France. Pas vraiment de surprises.
    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2013/05/loi-fioraso-les-vrai-chiffres-de-langlais-à-luniversité.ht

    Le principal résultat est que le français est totalement marginalisé dans les pratiques de recherche des #sciences de matière, de la nature et en mathématiques. Il atteint au mieux 5% comme langue dominante. L’anglais est exclusif dans des proportions allant de 50 à 69% et dominant de 85 à 98%. Le français ne surnage qu’en sciences humaines et sociales, avec une position dominante à 27% en sciences humaines et 15% en sciences sociales...

    9% des universitaires et chercheurs disent avoir donné des cours en anglais en 2007-2008 de manière régulière et 17% « à l’occasion », au total le quart des sondés

    S. Huet prend résolument le « parti de l’anglais », rejoignant globalement les arguments avancés par David Monniaux dans une tribune parue dans Libé et reprise sur son blog.
    http://david.monniaux.free.fr/dotclear/index.php/post/2013/05/22/Tribune-dans-Libération-sur-l-usage-des-langues-dans-la-recherch

    Personne ne propose d’enseigner en anglais dans toutes les #formations universitaires et à tous les niveaux — ce qui serait de toute façon impossible étant donné les capacités linguistiques des bacheliers. En revanche, ce dont nous avons besoin, c’est d’autoriser des formations spécialisées, de haut niveau, notamment les masters de recherche, les doctorats, à s’adapter aux langues effectivement pratiquées par nos partenaires étrangers, et ce officiellement et non par des tolérances honteuses.

    La #culture et la langue françaises sont des richesses dont le monde doit profiter. Leur rayonnement ne se fera pas par les tracasseries légales, mais par l’attrait de nos #universités et de notre pays.

    A l’opposé, le Parti de Gauche dit « Non à l’atlantisme linguistique de Geneviève Fioraso » (sic)
    http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/non-l-atlantisme-linguistique-genevieve-fioraso-23267

    Pour le PG, cette disposition

    est révélatrice de la vision purement – et faussement - utilitariste qu’a le gouvernement de l’Université et du travail scientifique.

    On ne peut expliquer un tel reniement que par des raisons idéologiques, par un atlantisme linguistique qui accompagne une aspiration à la servitude volontaire vis-à-vis du monde anglo-saxon, caractéristique notoire des « élites » françaises

    On se désole quand même d’un tel chauvinisme...

    L’étude de l’Ined (réalisée par François Héran) est consultable ici http://www.ined.fr/fr/ressources_documentation/publications/pop_soc/bdd/publication/1645

    • Aucune objection à ce que cela se fasse dans les universités privées, non-financées par l’impôt.

      S’il s’agit de fournir à la machine capitaliste mondialisée une main d’oeuvre délocalisable, le minimum serait que les capitalistes en financent l’élevage et la formation.


  • L’#anglais à la fac : une polémique absurde
    http://fr.myeurop.info/2013/05/21/l-anglais-a-la-fac-une-polemique-absurde-8887

    Ludovic Clerima

    Vrai débat ou fausse polémique ? L’#enseignement de certains cours en anglais à l’université met le monde de l’éducation en émoi. Une pratique pourtant courante dans les autres pays de l’Union européenne.

    Geneviève #Fioraso tire les académiciens de leur léthargie. lire la (...)

    #Société #INFO #Politique #Europe #France #ministre_de_l'enseignement_supérieur #université


  • « Aimer l’entreprise n’est pas une compétence ! et ( encore moins un savoir...) » ►http://philippe-watrelot.blogspot.fr/2013/04/aimer-lentreprise-nest-pas-une.html

    Développer l’esprit d’entreprendre… ?
    Venons en à la proposition elle même. On en sait pas beaucoup plus que ce qui a été dit lors d’un discours. Il s’agit de « stimuler l’esprit d’entreprise dans notre pays » et pour cela de proposer un enseignement de l’entrepreneuriat de la sixième à la Terminale.
    Faisons d’abord un peu d’histoire de l’Éducation. Le socle commun de compétences et de connaissances, qui est un des éléments essentiels de la loi Fillon de 2006, comporte sept “piliers”. Ils sont inspirés d’une proposition du conseil de l’Europe de 2005 qui proposait huit “compétences clés”. On notera que la huitième compétence a disparu dans la transcription française, il s’agit d’“apprendre à apprendre”, ce n’est pas innocent mais ce n’est pas notre sujet. Une autre compétence européenne a changé de nom. En effet, l’“esprit d’entreprise” de la liste européenne est devenu “Autonomie et initiative” dans le socle français. Trop polémique…
    “Esprit d’entreprendre” ou “esprit d’entreprise”, selon les traductions c’est l’une ou l’autre des formules qui est retenue. Et cette ambigüité montre bien que le terme français est très connoté (d’où la référence à l’autonomie et l’initiative) alors qu’il a un sens différent dans d’autres langues et cultures.
    Et cela conduit à des polémiques sans fin sur la soumission ou non du socle à l’économie et au monde de l’entreprise. De nombreux essayistes ont prospéré sur cette crainte et l’idée d’un grand complot libéral.
    Que l’École contribue à construire des compétences qui permettent ensuite aux jeunes d’être autonomes, de faire preuve d’initiative et d’entreprendre dans de nombreux domaines n’est pas choquant en soi. Dès lors que cette démarche et ces compétences se situent dans un vaste ensemble et non pas dans une vision réductrice de l’entrepreneuriat liée uniquement à la vision de l’entreprise capitaliste. Quand des élèves montent une association, animent le foyer socio éducatif ou la maison des lycéens, nous sommes bien aussi dans la capacité à entreprendre. Est-il utile de rappeler aussi qu’il existe tout un pan de l’économie qui est celui de l’Économie Sociale et Solidaire qui aurait bien besoin d’être développé. Il y a même un ministère pour ça !

    "

    #Entreprise #Education #Enseignement #Utilitarisme


  • L’informatique à l’école, préconisée par l’Académie des Sciences
    http://neosting.net/actualite/linformatique-a-lecole-preconisee-par-lacademie-des-sciences.html

    Voilà enfin une bonne nouvelle, enfin du moins du moins dans l’expectative que cela se concrétise réellement par un suivi du ministère de l’Éducation. L’Académie des Sciences préconise dans son rapport, l’enseignement de l’informatique dans le cursus scolaire et ce, de la ... #éducation #enseignement #illectronisme #informatique


  • Non, chers parents d’élèves, vous ne m’emmerdez pas !
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/853174-non-chers-parents-d-eleves-vous-ne-m-emmerdez-pas.html

    Savez-vous, chère collègue, que dans nombre d’établissements de la maternelle au lycée, des enseignants voudraient se plaindre comme vous de l’hyper présence des parents dans la scolarité, voire dans la vie de leurs enfants ?
    Savez-vous combien nous sommes à espérer avoir plus de trois parents à une rencontre parents-profs ? À espérer voir une connexion sur le cahier de textes en ligne, pendant le weekend ? À réclamer un rendez-vous ou au moins un appel avec un parent ?
    Savez-vous combien nous sommes à ne plus souhaiter de « bonnes vacances » à des élèves qui ne sont jamais partis en vacances, qui ne quitteront pas leur quartier ou leur village ?

    « Vos » parents d’élèves sont hyper-protecteurs ? Quelle chance ont vos élèves, quelle chance ont ces enfants ! Parce que s’il y a bien une chose qu’un enseignant sait, c’est que sans sa famille, l’enfant a peu de chances d’y arriver seul. C’est le triangle d’or de la réussite scolaire et sociale : élève-parent(s)-enseignant. Quand l’un des sommets est défaillant, le triangle s’écroule. […]

    Nous avons une charge qui implique chacun dans la société. C’est à nous que pendant 15 ans, chaque matin, le parent confie son enfant pour espérer lui donner le meilleur avenir possible.

    […]

    Expliquons, ouvrons, déployons patience, réflexion… et surtout RESPECT. C’est épuisant ? Oui. Mais c’est aussi tellement valorisant d’exercer un métier avec une telle responsabilité. J’en tire une grande fierté. Je sais à quoi je sers chaque jour. Même si ce n’est pas simple.

    Le « nous » que vous avez employé dans ce billet, que bon nombre de médias ont déjà relayé, « nous » fait mal. Nous qui ne pensons pas comme vous, c’est nous qui allons le prendre en pleine figure : « Alors comme ça on vous emmerde, nous les parents ? ».

    #éducation #parents #enseignants

    • Bien vu !
      Le billet initial sur rue89 me dérangeait, je comprend mieux pourquoi en lisant ceci. Oui bcp de parents voient l’éducation nationale comme un prestataire de service à qui ils externalisent l’éducation de leur enfant, et beaucoup de parents se comportent comme des clients infantiles et capricieux. C’est un fait l’instituteur n’est plus une icône sacrée de la république, tout comme la république n’a plus rien de sacré dans le monde individualiste du client-roi actuel. C’est vrai, et c’est pas pour autant qu’il faut jouer les #chouineurs à son tour. Oui, il faut éduquer les enfants ET leurs parents, oui, c’est épuisant, mais c’est aussi la noblesse de cette mission et de ce métier..
      Voilà typiquement à quoi peut mener une organisation sans #management humain, dans l’EN comme dans d’autres secteurs de la fonction publique. Quel que soit son salaire et les attraits du métier, quand on perd le sens de sa mission, quand on ne voit plus la noblesse de son métier, on souffre au boulot, on subit, on se plaint, et on s’enfonce..

    • Le billet original suintait l’aigreur, la réaction et l’approche « pédagogique » hyper-traditionnelle. Lecture énervante à la fin de laquelle on avait surtout envie de conseiller à l’auteure une reconversion professionnelle le plus tôt possible pour le bien de tou(te)s.
      Ce type de témoignage pose aussi la question du travail éditorial (! ?) de la rédaction de Rue89. Un média en ligne doit-il publier n’importe quelle poussée de bile sous forme de « témoignage ». Une telle tribune donne une résonance et une portée à des propos sans pensée. Et c’est dommageable pour tout le monde…

    • J’interviens assez peu dans le processus scolaire pour deux raisons :
      la première, c’est que j’ai confiance dans le personnel éducatif, mais c’est facile, vu que dans le bled, tout le monde se connait et que nos instits sont très bien cotées.
      la seconde, c’est que la participation aux parents d’élèves pendant 2 ans m’a dégoûtée à vie de ce genre de démarche. Là où je pensais trouver un organe collectif de facilitation de la vie scolaire, j’ai trouvé des trajectoires hyper-individualistes de valorisation de sa progéniture.

      Cela dit, je prends généralement le temps de discuter une fois par trimestre avec la maîtresse, laquelle m’a expliqué qu’en fait, le problème, c’est qu’elle voit toujours trop les parents des bons élèves et pas assez ceux des enfants qui sont à la peine.

    • Dire merde aux parents, c’est dire merde à l’école
      http://www.rue89.com/2013/05/09/dire-merde-parents-cest-dire-merde-a-lecole-242187

      On le prendra comme on veut, et Lulu C. aura beau s’en désoler ou s’en énerver, enseigner à nos élèves, c’est aussi tenter de faire équipe avec les parents pour donner du sens à ce qui est enseigné, et amener leur enfant vers la curiosité, la connaissance, l’envie de comprendre le monde dans sa complexité et d’y participer. Le savoir et les règles de vie enseignés à l’école n’ont de sens que mis en relation avec ce que l’enfant vit au dehors.
      […]
      Cette « ingérence pédagogique » dénoncée par Lulu C., on peut la lire plutôt comme la frustration de ne pas parvenir à aider son enfant dans la réalisation des tâches scolaires, avec l’angoisse qui y est forcément associée.
      […]
      Leur enfant s’ennuie, disent des parents à Lulu C.. C’est bon à savoir, peut-être pourrait-elle discuter avec lui, varier sa pédagogie, lui trouver une façon de s’intéresser au cours ? Parce que décider de ne pas entendre cette parole-là c’est aussi se priver de la possibilité de réparer un peu de ce qui dysfonctionne dans la classe.
      […]
      Publié sur un site très fréquenté, un témoignage qui oppose de manière aussi caricaturale deux acteurs essentiels du système éducatif n’améliorera pas l’ambiance au sein des établissements scolaires, ni n’incitera les parents à « cesser de nous casser les pieds ». Il semble plutôt de nature à construire une « société de la défiance » […]. Car ce témoignage, dans sa forme plus que dans son contenu, construit une image d’Epinal du prof à laquelle les parents ne peuvent que s’opposer avec une violence au moins égale.
      […]
      Par ce billet, nous ne souhaitons pas nous poser en donneurs de leçon, ni dispenser des conseils qui ne fonctionneraient que dans le monde merveilleux d’une école fantasmée. Nous souhaitons seulement rappeler une éthique de l’enseignant, quelques principes essentiels qu’il convient de continuer à respecter contre vents et marées, malgré la fatigue d’un métier qui est, nous en convenons, un métier souvent difficile.

    • On peut décider de voir l’école comme une boite noire bourdieusienne, en observant ce qui y entre et ce qui en sort. De ce point de vue-là, il s’agit effectivement d’une entreprise de formatage et de tri des enfants. Ceux qui se soumettront aux règles internes sortiront avec des trajectoires d’intégration dans le corps social. Les autres seront éjectés ou devront s’agglutiner autour des quelques strapontins que l’on voudra bien leur concéder.

      Du coup, on peut voir l’école comme une formalité sociale, de la même manière qu’à une époque, il convenait de se montrer à la messe le dimanche pour que le corps social nous foute la paix le reste de la semaine. Une sorte de mal nécessaire dont on doit intégrer les règles et les finalités pour s’en servir au mieux de ses objectifs réels.

    • Parents et enseignants : loin des caricatures grossières
      http://www.rue89.com/2013/05/13/parents-enseignants-loin-caricatures-grossieres-242280

      D’une part, dans beaucoup de lieux, et notamment dans les zones les plus en difficulté, les parents sont trop éloignés de l’école. Alors que les discussions sont nécessaires, les contacts y sont rares, ce qui ne favorise guère la réussite des enfants.
      D’autre part, s’il existe certes des parents consuméristes – au même titre qu’il existe des enseignants renfermés, qui se vivent comme exerçant dans une citadelle assiégée –, aucune généralisation n’est possible. « Les » parents comme « les » enseignants, ça n’existe pas !
      […]
      Les enseignants doivent accepter (et beaucoup d’entre eux le font, sans problème) que les parents viennent les voir, leur posent des questions, quitte à les bousculer parfois dans leurs habitudes, quitte à ce que le dialogue dissipe peu à peu les malentendus et permette une meilleure compréhension dans l’écoute de la logique de chacun. Cela fait partie de leur mission.
      Les parents ne viennent pas, la plupart du temps, à l’école pour « emmerder » l’enseignant, mais bien pour le bien et la réussite de leur enfant. D’ailleurs, les relations que les parents entretiennent avec les enseignants ne sont pas – bizarrement – de même nature que les relations qu’ils peuvent entretenir avec leur garagiste et leur coiffeur.
      Ils leur confient leurs enfants tous les matins, pendant plus d’une dizaine d’années consécutives. Un enfant n’est pas une voiture ou une coupe de cheveux.


  • Chers parents d’élèves, vous nous emmerdez | Rue89

    http://www.rue89.com/2013/05/06/chers-parents-deleves-emmerdez-242098

    Pourquoi les profs n’ont-ils plus d’autorité intellectuelle ni morale ? Pourquoi les lettres au rectorat se multiplient-elles ? Pourquoi les élèves sont-ils de plus en plus arrogants et ignares ? Pourquoi suis-je de plus en plus lâche, moi, prof qui m’étais juré de ne jamais renoncer ?

    Les parents doutent de nous, se mettent à notre hauteur alors qu’il ne leur viendrait pas à l’idée d’en faire autant avec leur banquier ou leur garagiste ! Pourtant, ils savent changer une roue et rédiger un chèque ! Pourtant, nos chères mères d’élèves savent se teindre les cheveux en rouge ou noir quand elles vieillissent : sont-elles pour autant coiffeuses ?

    #enseignement #école

    • Il y a un mélange entre la critique de la technologie/communication qui soi-disant résoudrait moult problèmes (pour ceux qui poussent les profs à les utiliser absolument), et la critique de l’implication de tous dans l’éducation, et non plus d’une caste choisie et instruite pour ça.

      Tout comme il y a un mélange entre l’autorité intellectuelle (tel prof a un savoir que l’autre, élève ou parent, n’a pas, et qu’il peut donc transmettre), et l’autorité « tout court », qui ne veut rien dire et qui est surtout du pouvoir.

      Moi je suis pour qu’on apprenne plusieurs compétences, à la fois intellectuelle et manuelle. Non pas savoir tous tout faire, c’est impossible, mais avoir plusieurs compétences quand même.

      Donc oui on devrait tous potentiellement pouvoir s’occuper de réparation de voiture et de vélo, on devrait tous pouvoir apprendre à coiffer joliment, et encore plus : on devrait tous s’occuper d’économie et de finance !

      Corollairement, oui : on devrait tous s’occuper de comment doit-on au mieux éduquer nos enfants, et non laisser ça en « boite noire » à telle catégorie de la population.

    • commentaire sur une autre version du lien
      http://seenthis.net/messages/136404

      Particulièrement réac, la prof en question. Par ailleurs, méconnait ou fait une présentation biaisée de ses obligations en matière numérique etc. Si le cahier de texte numérique est obligatoire, rien ne dit ce qu’il doit contenir, pas besoin de donner ses mél et tél non plus. Le couplet les élèves et les parents m’embêtent pour transformer une souffrance perso en généralités. Un peu comme pour les bêtisiers des élèves, si on compile toutes les horreurs sur un certain temps, on obtient nécessairement un tableau apocalyptique. Surprenant de voir ça sur Rue89 et pas Causeur ou Atlantico.


  • Le Dictionnaire des femmes créatrices

    Quarante siècles de création des femmes à travers le monde dans tous les domaines de l’histoire humaine, des arts, de la culture, de la science.

    Au terme de six années de travail, auquel vous avez pris une grande part - et nous vous en remercions - , la publication du Dictionnaire des femmes créatrices par les éditions des femmes-Antoinette Fouque est maintenant proche : elle doit intervenir en novembre prochain.

    Né de la volonté de mettre en lumière les créations des femmes et de rendre visibles leurs apports à la civilisation, cet ouvrage unique, dirigé par Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber, et appelé à faire référence, sera ainsi proposé au plus grand nombre.

    Pour commencer dès maintenant à le faire connaître, et pour favoriser sa diffusion, nous avons lancé une souscription avec notre partenaire les éditions Belin. Jusqu’au 30 septembre prochain, celle-ci permet aux personnes et aux institutions d’acquérir à un prix préférentiel l’édition « papier » du Dictionnaire, présentée en trois volumes sous un coffret cartonné.

    Cette offre est détaillée dans la plaquette d’information que nous vous adressons en pièce jointe.

    Sûres que vous aurez à cœur de contribuer au succès de cette démarche, en faisant très largement circuler ce document auprès de vos ami-es et réseaux, nous vous prions de croire, chère amie, à notre sincère considération.

    Télécharger le bon de souscription là :

    https://www.dropbox.com/s/ojtb1tacwnsp30t/dicofemmessouscriptions.pdf

    #géographie #femmes #savoir #enseignement #connaissance


  • L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (n°6 - février 2013)

    La 6e édition de l’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche présente un état des lieux annuel et chiffré du système français d’enseignement supérieur et de recherche, ses évolutions, les moyens mis en oeuvre et leurs résultats. Ces données sont issues des services statistiques ministériels de différents ministères (M.E.S.R., MEN, MEFI...) mais aussi d’autres organismes comme le CEREQ, l’O.V.E., l’INSEE, l’O.S.T. ou l’O.C.D.E.

    Pour ceux que ça intéresse, via la liste [Belgrand]

    #enseignement #éducation #france


  • Le temps, l’espace, le passé, le présent : quelle combinatoire pour quel enseignement ? | aggiornamento hist-geo

    http://aggiornamento.hypotheses.org/1332

    La réforme et la contreréforme de l’enseignement de l’histoire-géo en série scientifique au lycée ont suscité de nombreuses protestations, quoique pas toujours médiatisées ni très convergentes, et ont abouti à une mesure régressive autant sur le plan des horaires que sur celui des programmes. Dont acte. Il est cependant un point particulier éclipsé par le débat général : pendant deux années scolaires, de la rentrée 2012 au bac 2014, aura été brièvement expérimenté un enseignement optionnel à la teneur inédite fusionnant histoire et géographie. Plus de programmes disjoints, juxtaposés, comme à l’accoutumé, mais une seule et unique liste de questions où s’entremêlent à des degrés divers l’histoire et la géographie : deux questions obligatoires portant sur la période allant du début du XXe siècle à nos jours, l’une sur la mondialisation, l’autre sur les enjeux et les recompositions géopolitiques du monde, et deux questions au choix, « représenter le monde » ou « innovations et sociétés », sans période précisée[1].

    #enseignement #éducation #savoir #connaissance #géographie


  • Le grand méchant MOOC ou la rupture en marche dans l’éducation supérieure - Le blog de Philippe Silberzahn
    http://philippesilberzahn.com/2013/04/15/grand-mechant-mooc-rupture-en-marche-dans-education-superieure

    Nous jugeons la nouvelle technologie à l’aune de l’ancienne, avec les mêmes critères, rappelle Philippe Silberzahn... et c’est ce qui se passe avec les #MOOCs. Le contact privilégié entre enseignants et étudiants tient largement du mythe, rappelle Silberzahn, d’autant que pour tout universitaire, il est plus une corvée qu’autre chose. « Et si les Moocs venaient piquer aux grandes écoles quelque chose dont, au fond, elles ne veulent plus ? » Les Moocs sont certainement beaucoup plus actifs et sociaux que (...)

    #enseignement #éducation


  • Fini le #français à l’école pour les petits espagnols ?
    http://fr.myeurop.info/2013/04/15/fini-le-francais-a-l-ecole-pour-les-petits-espagnols-7733

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/article_thumbnail/media/images/classe%20enfants%20espagne.jpg

    Christelle Granja

    Dans la région de Valence, l’enseignement du français est délaissé au profit de l’anglais. C’est la première cible des réductions et réorganisations d’effectifs annoncées par le ministère de l’Education. Repéré sur El Pais.

    Les jeunes espagnols auront-ils pour longtemps encore la (...)

    #REVUE_DU_WEB #crise #éducation #enseignants #francophonie #suppression_de_postes



  • Dix conseils pour bien gérer les relations parents-enseignants (Le Café Pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/11/08112012Article634879558935759373.aspx

    Nous sommes aujourd’hui dans une situation où aucun parent n’est assuré que son enfant vivra dans le futur mieux que lui. C’est une rupture profonde avec ce qui a existé depuis deux siècles où la notion mythifiée, fantasmée, de l’ascension sociale a été un moteur puissant de l’espoir dans le futur. Hier, on pouvait investir sur l’enfant, se projeter dans le futur en pensant que ses enfants allaient vivre toujours mieux que leurs parents.

    Cette perspective était un élément fondateur d’un projet collectif, d’une confiance dans l’école. L’école n’apparaît plus comme l’élément structurant d’un futur réussi quand ceux qui sont exclus précocement comme ceux qui ont mené leurs études jusqu’au bout se trouvent discriminés dans l’accès à l’emploi.

    Les parents sont souvent plus désemparés que démissionnaires. […]

    Nous sommes passés :
    – d’une société fondée sur des PROMESSES matérielles dans lesquelles l’école jouait un rôle clé en délivrant des diplômes reconnus sur le marché du travail
    – à une société pleine de MENACES matérielles où l’école joue souvent le rôle de bouc-émissaire.

    […] Depuis plus d’une génération, l’école apparaît en crise permanente de plus en plus incompréhensible. Qu’on se rappelle que depuis l’année 1974, il n’y a pas eu une année dans le système scolaire français où il n’y ait pas eu un ou deux niveaux connaissant une réforme des structures ou des programmes.
    […] Trop souvent, encore, c’est aux familles de tenter de décrypter les changements... Si les familles et notamment celles les plus éloignées de l’école ne sont pas accompagnées dans leur découverte du système scolaire actuel, il y a véritablement un risque que ces populations rejettent une école qu’elles ne comprennent pas et soient sensibles à toutes les campagnes visant à disqualifier l’école publique.

    1) Comment combattre et vaincre les peurs réciproques ?
    2) Comment gérer l’accueil des parents d’élèves ?
    3) Comment construire des relations de confiance entre parents et enseignants ?
    4) Comment aborder les différentes rencontres avec les familles ?
    5) Le jeune doit-il être présent lors des réunions parents-enseignants ?
    6) Comment se donner les moyens de réussir les réunions parents-enseignants ?
    7) Comment accueillir les parents non-francophones ?
    8) Comment permettre aux parents d’épauler, d’aider leurs enfants ?
    9) Comment annoncer une nouvelle « difficile » aux parents ?
    10) Comment montrer aux parents qu’il doit exister un « jardin secret » partagé dans la classe entre les enseignants et les élèves et que tout ne peut être dit aux familles ?

    #éducation #parents #enseignants


  • Geneviève #Fioraso, ministre de l’#enseignement_supérieur et de la #recherche (ESR) en bonne voie pour devenir la prochaine titulaire de la déshonorante carpette anglaise avec sa loi autorisant - systématisant- les cours en #anglais sous prétexte d’#internationalisation. On va vers une baisse des taux de réussite et une baisse encore plus importante du #français dans la recherche mais également de manière indirecte dans tous les autres secteurs (commerce par exemple). Cela montre le peu d’attachement à la #francophonie qui est pourtant dynamique démographiquement.

    Professeur au #collège_de_France, Antoine Compagnon, a aussitôt bondi : « Je l’invite à franchir les quelque deux ou trois cents mètres qui séparent son bunker ministériel des amphis du Quartier latin pour découvrir le monde réel, lui répond-il dans nos colonnes. En anglais, on parle de friendly fire pour désigner le genre d’action que vient de mener la ministre. Car Mme Fioraso nous tire dans le dos alors que nous montons au front. »

    [...]

    Les associations de défense de la langue française tempêtent avec leurs petits moyens. Régis Ravat, président de l’association Francophonie avenir, se désole de constater « l’anglicisation progressive de notre pays, encouragée par la droite comme la gauche. La ministre Fioraso dit "langue étrangère" dans sa loi mais c’est d’une totale hypocrisie. Tout le monde sait qu’elle veut dire "anglais". Maintenant, même pour un CAP de carrossier, on impose de parler anglais. Au nom, paraît-il, d’une ouverture vers le monde... Je dirais au contraire qu’on s’enferme. On se tourne vers le seul monde anglosaxon. »

    Même l’#Académie_française s’est offusquée de ce texte rédigé, dit-elle, en des termes trop vagues. « Il ne paraît ni opportun, ni même possible d’adopter pareille disposition de loi dont la valeur symbolique serait d’autant plus grande qu’elle serait plus vague et qui inaugurerait de véritables franchises linguistiques dans les universités françaises », jugent les membres de l’Académie dans une déclaration commune datée du 21 mars. L’article 2 de la loi Fioraso autorise l’enseignement en langue étrangère dans le cadre d’« un accord avec une institution étrangère » ou « d’un programme européen ». L’Académie alerte « sur les dangers d’une mesure qui se présente comme d’application technique, alors qu’en réalité elle favorise une marginalisation de notre langue ».

    Source : http://www.liberation.fr/societe/2013/04/12/l-universite-francaise-va-t-elle-parler-anglais_895729

    • Et dans le même genre avec l’absurdité du tout anglais à la #commission européenne :

      Une maîtrise imparfaite d’une langue peut donc déboucher sur une catastrophe, notamment dans le domaine financier où les marchés sont à l’affut, comme a pu le tester Dijsselbloem. Plus personne n’osant, à Bruxelles, reconnaître qu’il ne maitrise qu’imparfaitement cette langue, c’est un véritable règne de terreur linguistique qui s’est imposé. « Alors que des services entiers de la Commission ne comptent pas un seul anglophone de naissance, on parle et on écrit uniquement anglais, un anglais appauvri qui appauvrit la pensée », reconnaît un fonctionnaire européen. « Il faut voir ce qui sort de nos services », poursuit notre interlocuteur. Et ce, même si une majorité de fonctionnaires desdits services parlent mieux le français que l’anglais, par exemple : « il suffit qu’il y ait une seule personne qui ne parle pas français pour que l’on travaille tous en anglais ». Recourir à un interprète ou à un traducteur est presque devenu une marque de manque de savoir-vivre… Pourtant, les institutions communautaires devraient s’interroger : mal maitriser une langue, qui plus est comprise par une minorité de la population européenne, n’est-ce pas là un des facteurs de l’incapacité de l’Union à communiquer clairement ? N’y a-t-il pas un lien entre l’appauvrissement de la pensée européenne et la réduction à la portion congrue de son dictionnaire linguistique ?

      Au moins, à l’issue de cette chronique, vous aurez tous, moi y compris, appris un nouveau mot : « template ». Thank you, Luke !

      Source : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2013/04/template-jai-dit-template-comme-cest-template.html


  • #génération Y * Besoin d’un boulot ? Inventez-le ! - Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/2013/04/11/besoin-d-un-boulot-inventez-le

    Les membres de ma génération devaient trouver un #travail, les jeunes doivent désormais le créer, écrit cet éditorialiste américain. Il est urgent de réformer l’#enseignement pour mettre la capacité à innover au cœur du système, car « le système scolaire et universitaire américain n’arrive pas toujours à apporter ce qu’il faudrait et enseigner les compétences qui sont les plus cruciales pour s’insérer sur le marché du travail ». Tags : #tictravail (...)

    #comp←tence


  • Le parlement grec annule le droit à l’#enseignement gratuit pour tous
    http://www.wsws.org//fr/articles/2013/avr2013/ense-a03.shtml

    Jeudi 28 mars, le parlement grec a adopté une loi, nommée Plan Athéna, qui vise à démolir l’enseignement supérieur gratuit et fourni par l’Etat. La loi a été passée de force en violation flagrante de la constitution grecque qui ne permet pas l’abolition des universités.
    La loi a été adoptée avec 148 voix pour et 125 contre. Les députés de la Gauche démocratique, le plus petit des trois partis formant la coalition dirigeante qui comprend aussi le parti conservateur Nouvelle Démocratie et le PASOK social-démocrate, ont voté contre ces mesures. Leur démarche était entièrement fondée sur le fait qu’un soutien à cette loi aurait risqué de mettre en cause leur possibilité à servir de caution de « gauche » à la stratégie d’austérité du gouvernement.
    Athéna a pour conséquence la fermeture immédiate de quatre universités (soit dix pour cent des 40 restant). Il s’agit de l’université de Grèce-centrale, l’université de Grèce-occidentale, l’université internationale hellénique et l’université de Macédoine-Occidentale.
    Environ 20 pour cent des instituts supérieurs d’enseignement technologique de Grèce seront également abolis et un certain nombre d’autres fusionneront pour devenir des facultés privatisés. Actuellement, il existe un nombre total de 534 départements comprenant 289 départements universitaires et 245 départements d’instituts supérieurs d’enseignement technologique. Un total de 129 universités (AEI) et d’instituts supérieurs d’enseignement technologique (TEI) seront fermés immédiatement et 26 autres départements disparaîtront progressivement.

    • Se souvenir que l’enseignement supérieur est, en France comme en Grèce et dans toute l’Europe, un mécanisme anti-redistributif par lequel l’impôt finance la reproduction des élites.

      Il ne semble donc pas illogique, en Grèce comme en France, de cesser de le faire financer par la solidarité nationale et de chercher à le remplacer par de véritables bourses d’études pour les enfants des classes sociales défavorisées. Qui dès lors s’étonnera que ni l’UMP ni le PS ne prenne ce chemin ?


  • Au Royaume-Uni, les autorités sont-elles en train « d’externaliser » leur boulot en demandant aux universités de surveiller les étudiants étrangers ?

    Nick Megoran de l’université deNewcastle s’interroge :

    My university introduced an attendance monitoring programme last September. My understanding is that this was a response to demands from the UK Border Agency that universities should be able to confirm that non-EU students on student visas are actually participating and attending, and concern that failure to demonstrate this could make it hard to grant visas. For my department this has involved a paper register passed round all lectures and seminars. This information is then collated by administrative staff.

    The university is currently devising a strategy for the next academic year.

    Elsewhere, How have your universities responded? Have you run registers of all students at all lectures, seminars? If not, what have you done? I for one would find this information useful as our university discusses how to move forwards.

    And I am also interested in what resistance and critical reflection there has been. Has there been open debate, boycotts by staff or students, genuine consultation, etc? Has the data been used in other ways, for example passed to tutors for pastoral care to spot students in difficulty?

    David Gibbs de l’université de Hull précise :

    This is fairly common, here the University asks all students to sign in once a week, but doesn’t check the detail for each and every seminar/lecture etc. I’m not certain how this plays with overseas students, but can’t imagine that it exactly makes you feel very welcome! The University had a UKBA visit last year and I think this system passed their scrutiny, but only just.

    Andrew Burridge de l’université de Durham :

    It’s something that needs to be critically addressed (and resisted!), but that seems to have been largely ignored (though I hope there are examples to prove me wrong on this).

    I found this article useful as background to what the UKBA expects:

    http://www.guardian.co.uk/higher-education-network/blog/2012/jul/16/ukba-student-inspections-university-preparation

    Walter Nicholls de l’université d’Amsterdam :

    So, academics in the UK are supposed to help play a role in enforcing national borders? What happens if a non-EU student drops from the program? Are you supposed to report them to the police? I think this sets a very bad precedence. It should be made an “issue” by critical members of staff.

    Eric Nolund de l’université de Sheffield

    At Sheffield the university set a certain number of ’contact points’ per semester and left it to individual departments to decide what they are and implement, then report back to the university. All students are monitored for this purpose, and the university administration sorts out who’s of interest to UKBA. This was in part due to concerns raised over singling out international students and student-teacher trust. There were lots of heated discussions in various quarters about every aspect of our being deputised by UKBA, but at the end of the day, no compliance in UKBA eyes, no international students at our institution.

    Marijn Nieuwenhuis de l’université de Warwick

    I do not think that it is purely a student issue, non-EU staff is also affected, e.g.:

    http://www.timeshighereducation.co.uk/story.asp?sectioncode=26&storycode=422529&c=1

    Jon Swords de l’university de Northumbria :

    It isn’t just UKBA who want attendance data.

    I spent three hours last week in attendance meetings with students the university deemed to have not engaged enough (e.g. Missed two consecutive lectures on a module which is monitored). I followed up with our support team about the reasons for this regime, and they said it wasn’t just UKBA who wanted the data, the Students Loan Company wante it too. Supposedly they can stop payments if a studens fails to properly engage with their degree.

    Siobhán McGrath de l’université de Lancaster :

    We have also been told that as of this year we need to take attendance at all lectures and that this is explicitly because of UKBA compliance. I am very uncomfortable with this practice for a number of reasons, not least because of the logical conclusion of the practice - that someone might get deported based partially on the fact that I reported their non-attendance. And, yes, it sends the message that students should turn up in order to be ’counted’ rather than because they think they might learn something, which I find damaging.

    Et enfin, Keith Spiller de l’Open University

    I have done some tentative work on this and have found for the most pressing issue is for universities to maintain their ‘Trusted partner’ status with the UK border agency. Bogus colleges and not wanting to be the next London Met. haunt a lot of this. In fact, my questions to some university administration staff were met with a frosty reception – it could jeopardize the ‘trusted’ status I was told!

    Of interest, to me at least, is the increasing pressure being applied to ‘watch’ students and others. Have a look the Prevent Strategy (2011) Universities, as well as City councils, schools, etc are encouraged to spot ‘risky’ behaviours and people. As mentioned by other contributors, this does put into question the pastoral role of teacher, tutors etc..

    If interested, I did a postcast relating to this and asked postgrad students about their feelings of having to report and be watched.

    http://www.open.ac.uk/researchcentres/osrc/podcasts/migration


  • « Ecrire des articles sur Wikipédia pour obtenir sa licence »
    http://etudiant.lefigaro.fr/le-labeducation/actualite/detail/article/ecrire-des-articles-sur-wikipedia-pour-obtenir-sa-licence-1506

    En Ukraine, les étudiants à polytechnique sont dispensés de devoirs, mais doivent publier des articles sur l’encyclopédie en ligne pour valider leurs diplômes.

    « Au lieu de copier Wikipédia, c’est mieux de le créer ! », fait remarquer un étudiant de polytechnique en Ukraine. Un accord a été signé entre la prestigieuse école et l’encyclopédie gratuite, le mois dernier. Plutôt que de rendre des devoirs à leurs professeurs, et de voir finir ces dissertations, exposés ou encore thèses, dans des classeurs, les étudiants pourront écrire des articles qui seront ensuite édités sur Wikipédia.

    (...) Polytechnique en Ukraine n’est pas la première à nouer des liens étroits avec Wikipédia. En Pologne, l’Université médicale de Poznan va plus loin et propose de remplacer les mémoires que les étudiants réalisent en licence par des apports à Wikipédia : il s’agit d’enrichir des articles existants ou d’en créer de nouveaux. « Nous voulons mettre un terme à l’écriture de mémoires en licence », explique le doyen Zbigniew Krasinski dans une gazette locale. Pour le moment l’université attend le feu vert de ses avocats. Si le projet est autorisé, cette nouvelle règle sera mise en place dès cette année, annonce l’université.

    Spéciale dédicace @moderne : bin voilà, celles et ceusses des encyclopédistes qui rêvent de reconnaissance vont se sentir rasséréné-e-s non ? En tous cas, toujours mieux que la position des grand-e-s sires et siresses d’université qui en France crachaient sur les prétentions du peuple à produire collectivement du savoir.

    Après, pourquoi un « partenariat », et qu’est-ce que ça implique dans le statut des articles ? Par exemple, est-ce que l’étudiant-e pourra voir sa prose remise en question par un-e autodidacte bien informé-e ? Est-ce que ce n’est pas une manière d’aller vers l’institutionnalisation qui avait été discutée à un moment, des articles sous patronage ou comité de lecture ?

    #wikipedia #encycopédie #enseignement #recherche