• Lâchez prise !
    http://gasteroprod.com/blog/lachez-prise

    Le Firefox de mon MacBook Pro HD est configuré avec une taille de texte par défaut de 18px. Sur mon Mac mini branché à la TV de mon salon, c’est 24px. Si votre site m’impose une taille de texte illisible de 11px ou son design est complètement cassé bien que respectant ma préférence de taille de texte, ne comptez pas sur moi pour y rester… J’ai la chance d’avoir un superbe écran sur mon MacBook Pro, un ancien modèle avec une résolution « HD » de 1680x1050 pixels dans 15 pouces de diagonale. C’est très (...)

    #Blog #ergonomie #web
    http://romy.tetue.net/stop-arial-11px
    https://twitter.com/tetue
    http://www.bookeen.com/fr/cybook-odyssey-2013-edition
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    http://blog.temesis.com/post/2009/09/21/lacher-prise
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  • Dans la catégorie faux scoop : l’UFC révèle que l’état du réseau EDF se dégrade de manière préoccupante : Forcément, pour préparer la #privatisation de l’entreprise, la direction d’EDF a diminué les investissements sur le réseau et s’est développée à l’étranger.

    #Électricité - Pourquoi les coupures se multiplient - UFC Que Choisir
    http://www.quechoisir.org/environnement-energie/energie/electricite-gaz/enquete-electricite-pourquoi-les-coupures-se-multiplient

    #ERDF a reversé 307 millions d’euros à #EDF. Conséquent, mais pas essentiel. La filiale de distribution permet, en fait, à l’électricien d’emprunter à bon compte. Elle n’a pas de dettes, sa trésorerie est plantureuse… La garder sous contrôle améliore nettement les comptes du groupe, qui peut ainsi négocier au mieux ses emprunts. «  Si on sort ERDF du bilan, les ratios d’endettement d’EDF sont catastrophiques  », estime Christian Escallier. De là à dire qu’EDF a sacrifié l’entretien des réseaux français, ces dernières années, pour financer son développement international (en Amérique latine, en Italie, au Royaume-Uni…), il n’y a qu’un pas. Certains salariés d’ERDF le franchissent sans hésiter. «  Beaucoup demeurent attachés au service public. En “off”, ils déplorent les choix de la direction du groupe  », souligne Jean Gaubert. Dans son rapport 2013, la Cour des comptes relève d’ailleurs que la baisse des investissements d’ERDF intervient à une «  période correspondant au développement international du groupe EDF  ».
    Des collectivités dispersées face à ERDF
    Electricité

    Ce sont les consommateurs des zones rurales qui font les frais de la dégradation du réseau, avec des coupures de courant de plus en plus fréquentes, y compris des #microcoupures aux effets sous-estimés .

    (lien lisible seulement sur abonnement).

    • On assiste au même phénomène qu’entre la SNCF et RFF : les trains roulent moins vite que dans les années 80, car les voies sont moins bien entretenues.
      Ici ce n’est pas purement à cause d’une privatisation, mais par la « rigueur budgétaire » imposée à RFF, et aussi à cause de la complexité administrative que le découplage propriétaire/exploitant a induit. Les équipes SNCF pourraient entretenir les voies, ils sont d’ailleurs les seuls habilités à le faire, mais pour le faire ils doivent obtenir une autorisation de travaux du propriétaire (et les sous aussi), résultat ça s’enlise..

    • Tiens tiens, j’ai eu la naïveté de croire que le mauvais bilan de cette séparation entre la gestion et l’exploitation du réseau allait aboutir à la remise en cause de la séparation et ainsi amorcer une nouvelle fusion de #RFF et de la #SNCF. D’ailleurs, quelques effet d’annonce avaient plaidé dans ce sens :
      http://www.lemoniteur.fr/147-transport-et-infrastructures/article/actualite/19333934-la-fusion-sncf-rff-sur-les-rails
      http://www.sudouest.fr/2012/10/30/le-train-retrouve-les-rails-864932-4803.php

      Et il n’y avait pas besoin d’être bolchévique pour espérer que cette fusion allait s’opérer, il suffisait de citer l’exemple Allemand : La #Deutschebahn assure à la fois la gestion et l’exploitation du réseau. Elle va même plus loin signant des partenariat avec les constructeur Allemand pour la conception des véhicules qui y circule. Tout cela se passe dans un contexte de concurrence (faussée ?) où #Véolia dispose du droit de circuler sur le réseau.

      Mais j’apprends aujourd’hui en te lisant que nos chers technocrates ont encore manqué de courage...

      Par ailleurs quand tu écris :

      Ici ce n’est pas purement à cause d’une privatisation, mais par la « rigueur budgétaire » imposée à RFF

      Dans un contexte où il existe encore des entreprises publiques, la #rigueur_budgétaire entraine forcément des #privatisations.

    • Dans un contexte où il existe encore des entreprises publiques, la #rigueur_budgétaire entraine forcément des #privatisations.

      La privatisation de la SNCF a été décidée en haut lieu bien avant la rigueur chez RFF, je pense. C’est un projet global, mené en concertation avec l’UE pour libéraliser les transports, c’est à dire favoriser les transports routiers privés, et plus tard privatiser le ferroviaire quand les coûts du pétroles le justifieront (et quand les cheminots seront trop faibles pour bloquer le pays). L’Etat Français a mis en évidence la dette « astronomique » de la SNCF pour arrêter de subventionner le transport ferroviaire et préparer le démantèlement progressif de la SNCF avec l’apparition de RFF.
      Question : parle-t-on de dette « astronomique » du réseau routier français vis à vis de l’Etat ? Non, parce qu’idéologiquement l’UE considère que c’est à l’Etat de payer les routes.
      Pas les rails.
      La rigueur imposée à RFF, mécaniquement, c’était un « dégraissage », comme dans n’importe quelle entreprise capitaliste, fermetures massive de lignes et abandons de trafics de toutes sortes (le Fret en particulier) pour que l’activité ferroviaire de France devienne rentable (et donc privatisable)

    • Je suis d’accord avec toi. J’insinuai juste que rigueur et privatisations sont liés. évidement, bon nombre de privatisations sont effectuées « hors #rigueur ».

      Enfin, en ce qui concerne la #voirie, la privatisation des #autoroutes se développe depuis longtemps et bon nombre d’acteurs lorgnent sur #Londres pour suivre l’exemple du paiement de l’accès au centre-ville. Je fais totalement confiance au patronat pour imaginer un tas de systèmes pour rendre tout type de déplacement payant.

      Donc idéologiquement, je pense que l’UE (enfin, les technocrates qui monopolisent ses instances) n’exclut pas de marchandiser la voirie comme tous les espaces vitaux.

      Tiens en parlant de privatisation de tous les champs, un peu de science fiction fait toujours réfléchir :
      http://www.dailymotion.com/video/xyllhh_black-mirror-15-million-merits_shortfilms


  • (Pseudo) forum de la biologie de synthèse - Dissection et procès-verbal
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=419

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/squelettes-dist/puce.gif

    À tous ceux qui ne se trouvaient pas au pseudo-forum de la biologie de synthèse, au CNAM le 25 avril 2013 (c’est-à-dire tout le monde) et à tous ceux que l’interruption de la retransmission sur Internet, ordonnée par les organisateurs, a privé de l’événement (c’est-à-dire personne), nous offrons la transcription des principales interventions, précédée d’une analyse sur le vif de cette opération d’acceptabilité. Merci au service cinématographique des Chimpanzés du futur pour son enregistrement. Ne manquez (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/Dissection_et_proce_s-verbal.pdf

    • Nous pensons que la technologie est une question politique, qu’elle change le monde et qu’on ne change pas nos vies sans nous consulter. Et que faire des faux débats sur la biologie de synthèse, en se demandant « est-ce qu’elle existe ? » « est-ce qu’elle existe pas ? »... - Demandez à Total si elle existe la biologie de synthèse ! Demandez combien ils ont posé de brevets et ce qu’ils font avec Amyris au Brésil en ce moment sur les biocarburants ! Ça existe évidemment, et vous savez très bien que les programmes sont décidés, au niveau européen et au niveau français, et qu’en ce moment, ça carbure dans les labos. Et aujourd’hui, on va se demander « est ce que c’est nouveau ? », « est-ce que je fais des OGM dans mon intestin ou pas ? ». Je fais peut-être des OGM dans mon intestin, mais je ne les brevette pas, et ça fait toute la différence. On nous dit : « Ça n’existe pas, vous comprenez, ça a toujours existé, c’est naturel ». C’est tellement naturel qu’on pose des brevets dessus ! Donc, il y a un discours contradictoire.

      Mais surtout, on ne prend jamais le discours au bon niveau. On va faire un débat technicien, technique. On va vous dire « Du côté « plus », on peut peut-être faire des médicaments ; du côté « moins », évidemment, il y a peut-être des risques… » On en restera là. Ce dont on ne débattra jamais, c’est comment ça transforme le monde, quel monde on fabrique avec ça. Ça n’est pas pareil de vivre dans le nanomonde, dans le monde où on est tous incorporés à la machine, parce que c’est ça qui arrive, un monde où l’humain n’a plus d’importance. Regardez autour de vous, vous passez des journées entières dans lesquelles vous n’avez à faire qu’à des machines. Nous sommes en train de fabriquer un monde sans humains et nous n’en débattons jamais ! Parce que le débat ici, il n’allait évidemment jamais porter là-dessus. On va se poser des questions sur « ça existe / ça existe pas », les avantages et les inconvénients… La question n’est pas les avantages et les inconvénients de la biologie de synthèse, les bons et les mauvais usages. La question, c’est comment les technologies transforment nos vies, sommes-nous d’accord avec la direction qu’elles donnent à nos vies ? Et, à quel moment on nous pose la question ?

    • Bien sûr qu’il y a une différence entre technique et technologie, je suis un peu gêné de devoir l’expliquer à de grands scientifiques, mais puisqu’on en est là, allons-y. La technique est née avec l’homme (…). La technique est indissociable de l’homme puisqu’elle consiste à utiliser des outils. Il n’y a pas d’homme sans outils. Ce serait absurde de nier cet aspect-là. En quoi la technique se distingue de la technologie ? C’est que la technique, celui qui l’utilise la maîtrise ; son outil, il peut le réparer éventuellement, il peut même se le fabriquer, il a un lien direct avec lui. La technologie, c’est très différent, c’est un système. Si vous prenez aujourd’hui l’informatique, votre ordinateur n’est pas un outil que vous maîtrisez. Vous ne savez pas, pour la plupart d’entre vous, comment il marche, vous ne savez pas le réparer tout seul, et en plus pour qu’il fonctionne, il faut qu’il soit rattaché à des méta-systèmes très importants, à commencer par les centrales nucléaires, les réseaux Internet, etc. Et, vous voyez bien que vous n’avez pas d’autonomie, en tant qu’individu, face à la machine à partir de ce moment-là. Vous devez appliquer ses protocoles. Vous bidouillerez à la marge, mais en réalité, la technologie ne permet pas l’autonomie. Ces choses-là ont été expliquées depuis, mon dieu, des décennies, je vous renvoie à plein d’auteurs sur la question, on ne va pas refaire l’histoire ici.

    • Peut-être qu’il y a des gens ce soir, surtout parmi les lycéens, qui ont été choqués par notre intrusion, cette banderole, le bruit, etc. Je voudrais essayer de dire ce qui me donne le droit de faire cela.

      Ce qui me donne le droit de faire ça, à mes yeux, et vous verrez pour vous-même si mes raisons sont recevables, c’est que les questions qui sont débattues ne sont pas des questions scientifiques, ou technologiques, ou techniques. Avant que vous soyez nés, il n’y a pas si longtemps de ça, il n’y avait pas de #téléphone-portable. Et puis le portable est arrivé, et ça a changé nos vies, nos villes, nos sociétés. Est-ce que vous n’avez jamais voté sur la question du portable ? Est-ce qu’il n’y a jamais eu des débats politiques là-dessus ? Jamais. C’est une question, un élément de technologie parmi des dizaines. Alors vous pouvez dire, après tout, « Moi, je ne suis pas obligé d’avoir un #portable, il n’y a pas de loi qui m’oblige à avoir un portable ». Mais, dans la vie réelle, si vous voulez continuer à avoir une vie sociale, à discuter avec vos copains après le bahut, si vous cherchez du boulot, si vous voulez vous promener en ville, etc. Vous savez bien que vous avez besoin de ce portable. On vous l’a rendu nécessaire, qu’il y ait une loi ou non. Et, c’est pareil pour la voiture, pour l’ordinateur, pour tout un tas de choses. Officiellement,vous avez le choix. Mais dans la réalité, vous n’avez pas le choix. Et, quand on change votre vie, quand on change votre ville, quand on change les rapports sociaux entre nous... Ça n’est pas de la technique ou de la technologie. Ça s’appelle de la #politique !

      Et la politique, nous sommes tous égaux devant. C’est-à-dire que tous, nous avons le droit de voter, et tous, nous avons le droit de donner notre opinion. Et, quand on parle du nucléaire, des #nanotechnologies, de la biologie de synthèse, on ne parle pas de sujets techniques, ou de sujets techniciens qui devraient être réservés aux #experts qui viennent nous éclairer de leurs lumières. Oubliez ça ! C’est avec ça qu’on nous fait marrons depuis 150 ans. Et c’est comme ça qu’en 150 ans, la société industrielle a ravagé cette terre. Et c’est parce qu’elle a ravagé cette terre, qu’aujourd’hui on est obligé de faire un #ersatz de #biodiversité, une fausse biodiversité ! Pour compenser tous les pillages qu’on fait, toute l’Afrique qu’on a saignée, toutes les terres qu’on a saignées. Tout ce qu’on a détruit de nature, on est obligé de le refaire en #artificiel. Tout ce qu’on a détruit de nature, le fric se l’est approprié, les compagnies se le sont approprié, l’industrie se l’est approprié. Ils l’ont bouffé et ils nous l’ont revendu. Et, ils nous l’ont revendu très cher ! Alors qu’ils nous l’avaient pris gratos.

      Et maintenant, on recommence, parce qu’il n’y a plus de nature, ou plus beaucoup. Donc on fait une nature en laboratoire. Une nature en laboratoire, ça n’est pas une nature, c’est un artefact, c’est de l’artificiel. Et, c’est ça qu’on est en train de nous faire. Et ce bon apôtre est en train de nous dire « Ah, mais, la nature a toujours fait ça ». Mais, tout le temps on nous a fait le coup ! On nous a fait le coup pour la radioactivité, où on nous disait « La radioactivité, ça a toujours existé, il y en a dans les sols granitiques en Bretagne et dans le Limousin ». Pour les OGM, on nous a fait le coup, on nous a dit « La nature fait des OGM depuis le début du monde ». Non mais attendez, c’est du foutage de gueule !


  • Letters from Eritrea; Refugee Women tell their Story

    This booklet relays testimonies of Eritrean women which reflect grave violations in their country and beyond. The stories of nine women tell great risks they are exposed to and their experiences with traffickers who dehumanize them in every possible way.

    http://sihanet.org/index.php/sihas-published-work/reportspublications/file/43-letters-from-eritrea-refugee-women-tell-their-story

    #Erythrée #migration #asile #trafic_d'êtres_humains #femme #témoignages


  • Erythrée : Amnesty International publie un rapport alarmant - Erythrée - RFI

    http://www.rfi.fr/afrique/20130510-erythree-amnesty-international-publie-rapport-alarmant?ns_campaign=nl_A

    Rien qu’on ne savait déjà, mais toujours bon de le rappeler

    Opposition interdite, médias muselés, minorités religieuses persécutées... L’Erythrée compterait « au moins 10 000 » prisonniers politiques, vivant pour beaucoup dans « des conditions atroces, inimaginables ». C’est ce que dénonce l’ONG de défense des droits de l’homme Amnesty International dans un rapport publié ce jeudi 9 mai, à quelques jours du 20e anniversaire de l’indépendance de ce pays.

    #érythrée #dictature


  • Erythrée: Jeder Auswanderer ein Deserteur
    –-> „chaque émigré erythréen est un déserteur“

    Eritreas autokratischer Staatschef Isaias Afewerki verlangt von der Jugend seines Kleinstaats Kadavergehorsam. Paradoxerweise hält sich das Regime mit den Geldüberweisungen von Eritreern über Wasser, die vor der Diktatur geflüchtet sind.

    http://www.nzz.ch/aktuell/schweiz/jeder-auswanderer-ein-deserteur-1.18077065

    #Erythrée #désertion #réfugié #asile #migration #déserteur



  • Arrestation d’un homme des bois — aux cheveux courts et rasé de près… — vivant de rapines et de dons, n’ayant eu qu’un seul contact verbal en 27 ans.

    Maine hermit living in wild for 27 years arrested
    http://www.usatoday.com/story/news/nation/2013/04/10/maine-hermit-living-in-wild-for-27-years-arrested/2072505

    ROME, Maine (AP) — A man who lived like a hermit for decades in a makeshift camp in the woods and may be responsible for more than 1,000 burglaries for food and other staples has been caught in a surveillance trap at a camp he treated as a “Walmart,” authorities said Wednesday.

    Christopher Knight, 47, was arrested last week when he tripped a surveillance sensor set up by a game warden while stealing food from a camp for people with special needs in Rome, a town of about 1,000 whose population swells with the arrival of summer residents.

    Authorities on Tuesday found the campsite where they believed Knight, known as the North Pond Hermit in local lore, has lived for 27 years.

    Some residents say they’ve been aware of the hermit for years, often in connection with break-ins that have occurred. He was so well known to some summer cottage owners that they left food out for him so he wouldn’t break in during the colder months, state Trooper Diane Vance said.



  • « Qu’avons-nous à gagner à envoyer ces migrants derrière les barreaux ? » - Journal Numérique - Articles locaux - www.lavoixdunord.fr
    http://www.lavoixdunord.fr/region/qu-avons-nous-a-gagner-a-envoyer-ces-migrants-ia30b0n1152208

    Dans le box, trois migrants érythréens. Deux hommes de 34 et 23 ans et, pour la première fois, une femme de 27 ans. Tous trois interpellés dans la nuit du 26 au 27 mars par la police aux frontières sur l’aire de Saint-Hilaire, sur l’A26. Un lieu privilégié pour les migrants implantés à Norrent-Fontes et qui rêvent d’Angleterre. Les policiers n’ont aucun doute : ces trois-là (plus un mineur, aussi interpellé et placé en foyer) ont aidé les migrants en ouvrant et en fermant les portes de camions, l’un d’eux était même le donneur d’ordre. Pourtant lui, Anday Hayle, a déjà été condamné en 2012 pour des faits similaires et sait qu’il risque gros. Mais comme les deux autres prévenus, il a nié être un passeur. Les trois ont répété « être là pour monter et partir ». Leur rêve ? L’Angleterre pour laquelle ils ont tout quitté à l’image de la jeune femme qui a laissé, en 2004, son enfant né un an plus tôt et qui a vu son mari être enrôlé dans l’armée et ne plus jamais avoir de nouvelles. Ou d’un des hommes qui a fui un régime qui l’a obligé à servir l’armée durant 8 ans. S’ils ne nient pas la présence de passeurs, ils ont réfuté toute participation dans le but d’obtenir un avantage quelconque.
    « Naufragés du Tiers-monde »

    Le procureur est conscient de leur situation : « Il est difficile de les juger parce qu’on n’ignore pas la situation en Érythrée, la guerre, la famine, l’un des pires régimes en matière de liberté de la presse, où l’enrôlement dans l’armée n’a pas de limite... ». S’il reconnaît que ce sont surtout « des naufragés du Tiers-monde », il répète qu’il y a « une organisation et une traite d’être humains organisée avec des passeurs qui en tirent profit. Il serait illusoire de penser que le camp de Norrent-Fontes est autogéré, sans passeurs ». Ces trois-là sont « au bas de l’échelle des passeurs, mais ils y contribuent ». Il a requis 8 mois de prison ferme pour le récidiviste, 4 mois pour les deux autres.

    Revenant à son tour sur la situation de ses clients forcés à l’exil pour fuir un pays qu’il qualifie de « Corée du Nord africaine », M e Dennetière a demandé aux juges de ne pas rester insensibles face à leur misère. Oui ils ont aidé d’autres migrants à monter dans les camions, comme d’autres les auraient aidés plus tard. Pour lui, « l’entraide sur le camp ne s’arrête pas en arrivant sur l’aire de Saint-Hilaire ». Regrettant qu’on ne voit jamais les passeurs qui sont à l’échelon juste au-dessus devant le tribunal de Béthune, il s’est adressé aux juges avant leur délibéré : « Qu’avons-nous à gagner à envoyer ces migrants derrière les barreaux ? ». Une plaidoirie entendue par les juges qui ont condamné Anday Hayle, récidiviste à 8 mois de prison ferme (la peine plancher a été écartée). O. M. et S. M. ont écopé d’une peine de six mois avec sursis. Eux ont pu quitter le tribunal avec la quinzaine de migrants présents dans la salle d’audience au côté de membres de l’association Terre d’errance.

    #migrations #Erythrée #Pas_de_Calais #A26


  • Yves Vilagines, Les Echos : « Sur le web, les journalistes sont confrontés à l’audience réelle de leur article. »
    http://plumeinteractive.canalblog.com/archives/2013/03/12/26628784.html

    Yves Vilagines dirige la rubrique Business sur le site web des Echos. Ce serial créateur de magazines a lancé neosapiens.fr, média novateur sur l’environnement et les solidarités. Il a dirigé l’excellent trimestriel Influx consacré aux nouvelles technologies. Il nous livre sa réflexion sur les facteurs de succès d’un article sur le web …

    Source : Plume Interactive : écriture web et ergonomie éditoriale par Eve Demange - evedemange

    #conception_redaction #Internet #ergonomie_éditoriale #contenu_web #rédaction_référencement



  • The myth of the cowboy
    http://www.guardian.co.uk/books/2013/mar/20/myth-of-the-cowboy

    How did the lone cowboy hero become such a potent figure in American culture? In an extract from his final book Fractured Times, the late Eric Hobsbawm follows a trail from cheap novels and B-westerns to Ronald Reagan

    There is thus no shortage of potential cowboy myths in the western world. And, in fact, practically all the groups I have mentioned have generated macho and heroic semi-barbarian myths of one kind or another in their own countries and sometimes even beyond. But none of them has generated a myth with serious international popularity, let alone one that can compare, even faintly, with the fortunes of the North American cowboy. Why?

    #histoire #eric_hobsbawm


  • Les successeurs de Google Reader font le plein de nouveaux utilisateurs - LExpansion.com
    http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/les-successeurs-de-google-reader-font-le-plein-de-nouveaux-utili

    Qui se soucie du nombre d’articles non lus ? J’aime l’idée d’une rivière de news à lire, et j’ai de nombreux flux qui m’apportent informations et podcasts. [...] La prochaine fois, payez à un prix raisonnable les services dont vous dépendez. Ceux-là ont plus de chance de survivre aux ’bulles’."

    • Les ressources en #ergonomie ?

      Il y a beaucoup de dons de code ou de morceaux de code, mais peu de dons en ergo et graphisme. Il y en a, mais immensément moins. Donc pour la plupart des logiciels libres, l’ergo n’est pas toujours super.

      Or pour un lecteur de flux en masse (suivre 5 flux c’est facile, en suivre 500...), c’est vraiment l’ergo qui fait que ça va attirer du monde.

    • Il y a beaucoup de dons de code ou de morceaux de code, mais peu de dons en ergo et graphisme.

      Peut être parce que c’est beaucoup plus difficile à faire ?

      Une problématique d’ergo ou de graphisme se « découpe » beaucoup moins facilement en sous-problèmes que le code. Pour que ça marche, il faut avoir une vision holistique du sujet, et ne pas la perdre lorsqu’on s’occupe des détails.

      Ce sont 2 disciplines (ergonomie et graphisme) qui nécessitent à la fois une approche très cadrée, du recul et du temps.

      C’est plus facile avec des projets commerciaux :
      – où « le public cible » et le « périmètre fonctionnel » sont bien circonscrits (désolé pour les gros raccourcis affreux)
      – où le graphiste et/ou l’ergonome ont les moyens (temps, légitimité, responsabilité, rémunération) de travailler à plein temps et en profondeur sur leurs sujets.
      – Les projets commerciaux sont en général moins « gros », moins complexes, avec moins d’intervenants (une part non négligeable du boulot de graphiste ou d’ergo est aussi d’écouter, communiquer, expliquer et ajuster en fonction des retours).

      Je ne dis pas que c’est impossible dans le domaine du libre, mais juste beaucoup plus difficile... Et donc beaucoup plus intéressant. :)

    • J’ai le sentiment que sur le graphisme, toute personne peut donner son avis, alors tout le monde se lâche pour dire tout et n’importe quoi. C’est très fatiguant et très dévalorisant pour ceux dont c’est le métier. Comprenez que je n’exclus en rien les amateurs, au contraire, je ne suis pas en train de défendre la profession, je parle de passion et d’expérience, de culture visuelle nourrie et de recherches personnelles sur plusieurs années, bref du métier, ça oui. Certains clients font intervenir leur mari sur le logo, et en phase final de préférence (sisi, vrai de vrai), pourtant ils ne remettront jamais en cause le code. Ils sont persuadés que le graphisme c’est facile et pinaillent comme bon leur semble, quand à payer à sa valeur, c’est difficile. Les collectivités offrent souvent des formations d’une semaine à photoshop à leur secrétaire qui doit ensuite faire les affiches et la com. Ils n’ont aucune idée de ce qu’est le travail d’un typographe, d’un imprimeur ou d’un graphiste. C’est vraiment une catastrophe de bosser avec eux. Tout se perd mamemichu.

    • je comprends la problématique vis-à-vis des clients, mais là on parlait de logiciels libres… à priori y a pas la petite nièce du client qui s’implique en phase finale…

      à mon sens un des problèmes est que les « devs » ont les clés, et en général ne savent pas ne pas s’ingérer (alors que, à l’extrême inverse, les designers refusent parfois totalement de penser qu’ils ont éventuellement le droit de toucher au code)

    • Ouais peut-être... mais je reste persuadé qu’un des points les plus importants qui différencie les deux reste le problème du temps, et donc souvent de l’argent.

      Dans un projet d’une entreprise, payé par un client, un grand nombre de morceaux de code, s’ils sont génériques, peuvent être extraits du projet et redistribués en licence libre. Ainsi, de nombreuses entreprises privées peuvent contribuer au code. Autrement dit : les développeurs peuvent contribuer au libre sur leur temps de travail, et non pas juste chez eux sur leur temps libre.

      Cela n’est pas, ou très rarement, le cas en ce qui concerne la conception d’interfaces et le graphisme, qui la plupart du temps sont propre à l’application du client, et ne peuvent pas être reversés en libre.

      De plus, regardez les logiciels libres ayant des interfaces conçues par des gens dont c’est le métier : l’énorme majorité ce sont des choses payées par des entreprises (Canonical pour Unity, Acquia pour Drupal 7, etc), ou des grosses fondations ayant assez pour payer des ergo et graphistes à plein temps (Mozilla, etc). Et ce qu’ils redistribuent en libre, c’est quand ils savent qu’il y a un retour sur investissement pour eux (vendre et maintenir des Ubuntu, vendre des sites en Drupal). Bref : c’est de l’argent que ces compagnies investissent et non du bénévolat de gentils ergonomes dans leur grotte.

      Pour revenir au lecteur de flux, on peut avoir facilement du code bien pour gérer des flux, lier des tags, etc, venant d’un mélange de devs faisant ça sur leur temps de travail et leur temps libre. Mais pour ce qui est de l’ergonomie (ce qui va faire que ça va être adopté pas beaucoup), si une compagnie ou une grosse fondation ne voit pas l’intérêt de payer une équipe pour concevoir une super interface... Ou alors il faut copier l’existant (copier l’interface de google, copier l’interface de tel service propriétaire).

      Ouais je suis un peu pessimiste, et je n’ai pas de solution magique pour arriver à « financer du temps » pour des ergonomes, assez long pour concevoir des interfaces bien faites (et oui je pense que ça se fait moins facilement en une soirée à l’arrache que du code fonctionnel, ne serait-ce que parce qu’il y a plus d’échanges avec les utilisateurs). Mais je ressens cela quand je regarde qui participe (et comment) aux logiciels libres dont je suis un peu la communauté.

      Et c’est un problème intéressant à résoudre pour d’autres logiciels libres évidemment, en premier lieu #SPIP en ce qui me concerne (ergo de l’admin, graphisme des sites officiels).

    • @rastapopoulos, je pense que l’argent peut être un problème dans la mesure ou on cherche encore un équivalent symbolique pour dire « ce que tu fais à de la valeur ». Oui, parfois, c’est dur de ne pas trouver d’autre mode de paiement :)

      Et donc @fil je ne voulais pas mettre les pieds dans le plat en choisissant de parler plutôt de clients que d’utilisateurs de logiciels libres, mais franchement je ne vois pas la différence.
      Il te suffit de remplacer la petite nièce par tous ceux qui savent aujourd’hui comment faire un logo pour SPIP… voila, les pieds dans le plat, c’est malin !

    • @touti, je suis convaincu que l’argent est un problème pour à peu près tout. Mais là je parlais dans le cadre de la manière dont on vit actuellement, dans notre société capitaliste industrielle, et de la manière dont les développeurs, ergonomes, et graphistes vivent au quotidien. Et dans ce cadre là, et bien si on veut que des logiciels libres aient des interfaces bien faites et jolies, il faut que des ergonomes aient le temps (long) de les concevoir. Donc pas uniquement gratuitement sur leur temps de loisir et/ou familial !

      Pour que ça reste moins capitaliste (non-capitaliste étant exagéré), c’est-à-dire pas par appât du gain, il faudrait peut-être que ce soit dans des projets coopératifs et/ou publics. Soit financé par des collectivités (petites ou grosses), soit par du crowdfunding, soit un mélange des deux.

      Personnellement, je me sens plus à l’aise quand je développe une fonctionnalité pour un organisme public (qui a de l’argent et du temps à investir pour du bien commun), que quand c’est pour une entreprise. Ce n’est pas l’idéal, mais je suis plus serein.

      Après faut pas être dépend de politiques ou de bureaucraties (cf spip-agora). Mais je pense qu’il y a moyen de le faire en bonne coopération avec les communautés libres : ça dépend de l’état d’esprit de la collectivité qui participe (est-ce pour se l’approprier ou pour vraiment fournir un truc utile à tous).


  • Movable Type version 5.2.3, retour, un CMS en perl simple et bien.
    Rapidement survolé, voila surtout ce que j’ai noté pour booster les idées d’interface d’admin de mon CMS préféré…

    C’est très clair, 5 icones maxi, (un peu triste mais efficace je me demande si c’est normal d’ailleurs, comme j’ai pas mis imagick ni gd2 dans mon perl…) et bourré de js malins, 2 trucs nickel en exemple :
    – sauvegarde automatique quand on créé ou rédige
    – possibilité de zoomer seulement la fenêtre avec le textarea pour se consacrer à la rédaction.
    Une colonne toujours à gauche en menu déroulant avec un seul sous-niveau, exemple :
    – Elements >Gérer : affiche la liste des éléments (choix d’un élément) : affiche la page de modification de l’élément.

    Le menu horizontal haut est réduit à quelques boutons : publier, voir, rechercher et un login/deconnexion. Ajoutez à cela un tableau de bord, la vue d’ensemble et une typo aux corps biens proportionnés.
    Ah, et un truc important mais difficile : des labels courts et bien choisis.

    http://seenthis.io0oi.net/seenthis/Creer-une-page-Movable-Type.jpg





    • l’étroitisation de la mise en page pose de gros problèmes ergonomiques que des astuces de code ne peuvent pas forcément gérer

      - Les internautes en situation de mobilité utilisent des termes et équations de recherche très différentes de celles utilisées depuis un ordinateur fixe ;
      – Les mises en page adaptives ne permettent pas de diminuer les temps de chargement (les éléments de la page sont chargés, mais pas affichés) ;
      – La mise en page ne s’adapte qu’aux smartphones, les utilisateurs de feature phones sont donc mis de côté ;
      – Cela limite la créativité et les possibilités offertes par le rich media.

      En résumé : le Responsive Web Design est un compromis très intéressant pour toucher un maximum de mobinautes en limitant les coûts de développement, mais ce n’est pas une solution universelle, loin de là.

      #web #développement #intégration #ergonomie


  • Imprisoned Eritreans complain of being forced to leave Israel

    TEL AVIV, 11 March 2013 (IRIN) - Testimonies of jailed Eritrean migrants and asylum seekers (collected by a local NGO) say officials at Saharonim prison in Israel’s Southern Negev desert are coercing them to sign “voluntary repatriation” forms.

    In one of the many testimonies a 28-year-old Eritrean detainee reported being repeatedly visited by a translator telling her to accept deportation to a third country (Uganda).

    “He said we would not be free from the prison and we can only go to Uganda or Eritrea. I was frustrated and depressed. I do not want to go to Uganda. Today they called me and gave me a handwritten form in Tigrinya which said: `I came from Eritrea to Israel illegally and now I want to go to Uganda voluntarily. To do this I would like the Eritrean embassy to issue me a passport and all the necessary documents.’ They asked me to sign it and wanted to take my picture on video. I refused.”

    Israel is a signatory to the 1951 Refugee Convention but does not recognize Eritreans as refugees, although it does not officially deport Eritreans and allows them to stay in Israel under a group defence (temporary group protection).

    Staff at the Hotline for Migrant Workers, who collected the testimonies, say the government is forcibly trying to repatriate Eritreans: “These people have no access to a refugee status determination process, they are detained under the new amendment to the infiltration law that came into effect in June 2012, which allows detention of `infiltrators’ for an unlimited amount of time; now they are told they will never be allowed to leave the prison and their only option is to go back to Uganda/Eritrea. How can this be considered voluntary?” one staff member told IRIN.

    The UN Refugee Agency (UNHCR) representative in Israel, William Tall, told IRIN the Ministry of Interior made an attempt to offer relocation to some 23 Eritreans to Uganda but without any result so far.

    At the end of February he told Israeli newspaper Ha’aretz there was nothing voluntary about this process.

    One Eritrean, Tesfamihret Habtemariam, was reportedly deported from Israel earlier this month and is now in detention at Cairo airport after five years in Israel, and may be returned to Eritrea.

    UNHCR advises against repatriating Eritrean nationals because of the likelihood of their being punished on return to their country.

    Israel’s stance

    Under an updated Anti-Infiltration law passed in January 2012, all illegal border crossers are labelled “infiltrators” and can be detained for up to three years.

    The Eritreans being held in detention camps in the south are generally not notified about their right to claim asylum or given the application forms needed to do this, report NGOs.

    On 18 February, official documents from the Israeli assembly, the Knesset, quote Interior Minister Eli Yishai saying deportations (by definition forced) were not yet taking place.

    He said more than a 1,000 nationals of northern Sudan and Eritrea had already left voluntarily and said he hoped a lot more would decide to leave.

    “And if it won’t be voluntary leave, it will be involuntary - to their country or to a different third country, and there is still no third country to sign an agreement with, but I hope we do find other third countries that we’ll have an agreement with, and we can transfer the infiltrators from here, from the Land of Israel, to their country or to another country, whether it is done willingly or not.”

    Last week the Israel’s Attorney-General Yehuda Weinstein sent a letter widely reported in the local press to the director of the Interior Ministry’s Population, Immigration and Border Authority, Amnon Ben Ami, saying that under no circumstances should Eritrean nationals in Israeli custody be sent “to any destination outside Israel’s borders” until he (Weinstein) further clarifies these legal issues.

    http://www.irinnews.org/Report/97623/Imprisoned-Eritreans-complain-of-being-forced-to-leave-Israel

    #migration #Israel #erythréens #asile #réfugiés #emprisonnement #prison


  • « Vue d’aujourd’hui, la #Révolution française est une immense leçon d’optimisme » - Entretien - Basta !
    http://www.bastamag.net/article2964.html

    Que peut nous enseigner aujourd’hui la Révolution française ? Une crise économique, des privilèges établis, une dette terrible, une aspiration du peuple à l’égalité et au bonheur... La situation de 1789 ferait-elle écho à la nôtre ? Entretien avec #Eric_Hazan, éditeur et écrivain, qui invite à garder vivante la mémoire de ces moments d’incandescence révolutionnaire, à en préserver l’inspiration, face à ceux qui ne voudraient y voir qu’un « trouble malencontreux venu bouleverser de façon sanglante le mouvement général vers le libéralisme ».

    • J’ai vraiment apprécié la lecture du livre et son auteur est réellement une figure intellectuelle impressionnante, mais je suis dubitatif sur le point suivant :

      C’est le principal enseignement de la Révolution : avoir eu lieu. Cela nous montre que les évènements qui semblent les plus improbables, voire impossibles, peuvent survenir. En cela, c’est un événement très encourageant pour aujourd’hui.

      J’ai vaguement l’impression qu’une espérance révolutionnaire formulée ainsi, réduite à « gardons espoir ça peut arriver » est surtout le marqueur d’un terrible échec idéologique de notre part.

      Ou pour le dire autrement en recopiant une note que j’ai publiée ailleurs lors du passage de l’auteur par chez nous :

      “La Révolution française est là pour nous rappeler que l’inimaginable est toujours possible.” disait l’autre soir, l’éditeur Éric Hazan à propos de son dernier livre consacré au sujet. Et de suggérer qu’il ne fallait pas l’oublier en ces temps de « There is no alternative ».
      Depuis, je ne peux m’empêcher de penser que peut-être, oui, nous en sommes là : en être réduits à espérer l’inimaginable faute d’être en capacité d’imaginer d’autres possibles où nous projeter.
      Aspirer à l’inimaginable : triste défaite de la pensée critique ?

    • J’avoue, j’ai un peu le même ressenti que l’auteur (mais je n’ai pas encore lu son livre). Dans le contexte actuel d’immobilisme intégral face à la main mise du secteur privé sur les biens publics, la désintégration des services sociaux, les dérives de la finances au frais des contribuables, je n’imagine pas d’issue équilibrée résultant d’un dialogue et d’un débat équitable entre le pouvoir et les citoyens. Simplement parce que ce dialogue n’existe pas. Alors oui, par dépit de vivre dans une démocratie qui n’entend pas la voix de sa population, la révolution est un espoir intime. Je ne sais pas si cette situation est un échec de notre part ou une défaite de la pensée critique, j’ai surtout le sentiment qu’on ne nous as pas entendu. Trop de bruits dans la presse traditionnelle qui embrasse, avec les socialos et une frange d’intellos médiatisés qui se réclament de la gauche, les prérogatives du néolibéralisme soutenues traditionnellement par la droite. Maintenant l’autre donnée que je trouve inquiétante et qui ne trouve pas de similarité avec la révolution, c’est la montée de l’extrême droite.

    • Je crois que c’est la penser collectivement qui l’a fait échouer. Il y a indéniablement des idées soutenues par certains, des combats pas si lointains menés par d’autres mais pas de passerelles pour les relier. C’est peut-être là un des effets les plus pervers (et souhaité ?) du cloisonnement des sciences humaines et plus généralement de tous les domaines qui touchent les activités humaines. Pour le dire vite, il serait nécessaire que des personnes comme Lordon tissent des liens avec des personnes comme Rabhi, etc...


    • #SPIP #interface #admin #ergonomie #CMS #édition

      Et je suis d’accord. Je pense avoir le courage, mais le temps ça, je ne sais pas...

      Après, que ce soit pour moi ou d’autres, je sais que quand c’est trop flou, trop énorme, on a du mal à s’y mettre. Alors que quand quelqu’un (ou un groupe) a déjà commencé à lister des choses à faire, à découper en morceaux, et bien c’est plus facile de s’insérer et de contribuer. Il faut un leadership quoi ! Haha.

      On est déjà censé faire tellement de choses... (dans notre travail, dans notre famille, dans notre assoc, dans d’autres parties de SPIP, comme la doc et e site officiel...)

    • @rastapopoulos :

      Il faut un leadership quoi !

      J’étais assez chaud après l’été dernier, au troglo. Et puis quand tu vois la foire d’empoigne pour tout, j’ai baissé les bras. Ce n’est pas « faire tellement de choses » qui me pèse (on en fait tous plein), c’est faire dans une telle ambiance.

      Enfin bref. Des énergies plus positives sont à l’œuvre ailleurs, c’est là que je regarde.

    • C’est marrant cette idée de « foire d’empoigne pour tout », car il me semble que si tu regardes les choses avec objectivité, pour 1 projet sur lequel il y a des discussions qui partent en vrille, il y en a 100 qui avancent vite et en bonne coopération. Le troll comme miroir déformant ?

    • Oui, c’est vrai, mais il faut quand même avouer que les projets qui touche le graphisme et/ou l’ergonomie sont plus sujets aux controverses que ceux plus techniques de tâches de fond, de lien entre objets, etc.

      Peut-être que les modifications d’ergonomie sont un peu plus faciles à accepter (car un peu plus objectives) que l’identité graphique.

    • « tout ça c’est des excuses pour tirer sa flemme et critiquer ceux qui bossent » :-)
      je me mêle pas trop des discussions sur le graphisme, parce que j’ai des gros doigts, mais sur les autres sujets, je vois que ça avance de façon très constructive — même si ça veut pas dire qu’on est toujours d’accord sur tout !

    • Malgré cela, j’ai le sentiment (approche non scientifique et donc étayée par aucun chiffre, aucune preuve) que cette histoire reste un symptôme sans diagnostic d’un mal récurrent qui reste sans solution. (ouh ! L’abominable fataliste... )

      @notabene parle d’ambiance, on parle de graphisme. Il dit qu’il manque de courage, on lui parle de manque de temps. Il en va souvent de même sur les listes : « Je voudrais discuter d’un sujet » reçoit assez régulièrement comme réponse « paye ton code ! ». Quelque chose me fait craindre qu’il y a des mondes qui ne peuvent pas se rencontrer. :p

      Même si on essaie de traiter ça avec humour et tendresse, on continue, en tant que communauté, à mal accueillir certaines compétences, les points de vue originaux et les bonnes volontés dont le travail ne pourrait être perceptible en nombre de lignes de code reversées. Le « graphisme » n’est pas le problème. Le problème, c’est « notre » vision de l’hospitalité. :)

      Mais oui, c’est peut-être que des excuses, tout ça.

    • Oh, oh, bonhomme, j’ai dit que c’est MOI qui n’avait pas le temps.

      En ce qui me concerne, personnellement moi-même, je trouve que j’ai plutôt le soucis d’accueillir les non-codeurs (cf mon projet toujours pas abouti pour le site officiel).

      Mais je suis d’autant plus d’accord qu’actuellement, par le site officiel et les listes, ce n’est pas facile de contribuer pour quelqu’un qui n’est pas codeur. Donc pour tout ce qui ne concerne pas les morceaux où @fil trouve que ça avance. :)

      Alors bien sûr il manque peut-être un accueil plus chaleureux pour ces non-codeurs. Mais je crois aussi qu’il manque des outils. Parce que suivi des commits + liste mails, ça ne suffit pas et ce n’est à mon avis pas du tout adapté pour le travail collaboratif en conception, ergonomie, graphisme, etc.

    • Oh, oh, bonhomme, j’ai dit que c’est MOI qui n’avait pas le temps.

      J’avais donc bien lu. :)

      Mais à travers mon propos, je cherchai plus, en évitant toute argumentation ad hominem, à montrer que la communauté ne répondait pas souvent par des encouragements (parce que la question est : « Pourquoi des personnes ne trouvent pas le courage de contribuer, ou le perdent-elles en essayant ? »).

      Maintenant, des outils, oui, bien sûr, pourquoi pas.

    • @fil :

      C’est marrant cette idée de « foire d’empoigne pour tout », car il me semble que si tu regardes les choses avec objectivité, pour 1 projet sur lequel il y a des discussions qui partent en vrille, il y en a 100 qui avancent vite et en bonne coopération. Le troll comme miroir déformant ?

      J’ai quant à moi l’impression que les trucs sur le back avancent, chaque bout étant contrôlé/discuté par deux ou trois spécialistes.

      Dès que tu touches au front, blam, foire d’empoigne. Et moi je suis du côté du front. Tiens, regarde, récemment : le logo. Et puis régulièrement : le serpent de mer de l’interface d’admin qui finit toujours en grincements de dents. Sans compter les vieux de la vieille qui te disent « ouais tu peux toujours essayer, tu vas voir, ça va grincer ».

      À titre personnel je sais mettre plein d’énergie dans des trucs, mais pas pour du fritage et donc je n’ai pas/plus envie de tenter ça avec spip. C’est du mauvais karma. Donc je dis à qui veut m’entendre que j’adore spip en tant qu’outil, que je suis content de rencontrer les gens que je rencontre, voilà… pour le reste, bin ça se fera sans moi.

      Comme le dit @james la question est : « Pourquoi des personnes ne trouvent pas le courage de contribuer, ou le perdent-elles en essayant ? »

      Maintenant la question des outils vs. monde réel notamment est effectivement un rideau de fumée : evolt.org par exemple s’est monté à l’époque sans que personne ne se voie jamais, les gens étaient disséminés dans le monde entier. Les outils, on leur fait faire ce qu’on veut, ce n’est pas réellement là le point de blocage.

      J’aime bien tenter de chercher des solutions, mais pour spip je ne sais pas par quel bout prendre cette communauté, arc-boutée sans doute, justement, sur le code ; alors à la place je fais autre chose, et puis tant pis.

      #linge-sale-en-famille :)


  • #ERSCIA FRANCE s’appuiera sur un gisement forestier réparti sur huit régions françaises - ERSCIA FRANCE
    http://www.erscia-france.info/article-erscia-france-s-appuiera-sur-un-gisement-forestier-reparti-s

    Donc si je résume, 4 millions de m3 de grumes traités en 10 ans (de 2015 à 2025 d’après les données chiffrées fournies par ERSCIA. Combien de temps pour faire pousser 4 millions de m3 de grumes ? Energie renouvelable qu’ils disaient ... #enfumage #bois #ZAD_bois_de_tronçay