• #USA : l’état de #Georgie autorise les #armes dans les aéroports et les bars
    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/usa-l-etat-de-georgie-va-autoriser-le-port-d-armes-dans-les-aeroports-et-le

    Les responsables religieux auront également la possibilité d’autoriser les armes dans les lieux de culte, s’ils le souhaitent.

    Le projet de loi initial soutenu par le gouverneur républicain Nathan Deal prévoyait même que le port d’armes soit autorisé sur les campus... Mais ce dernier point a finalement été amendé pour faciliter l’adoption de la loi -finalement, seuls les enseignants, sous certaines conditions, pourront porter leur arme en cours.

    A l’annonce de cette décision, la #National_Rifle_Association (NRA) a salué « une victoire historique pour le #deuxième_amendement » -le deuxième amendement de la constitution américaine garantit depuis 1791 à tout citoyen américain le droit de porter une arme. A l’inverse, la députée de l’Arizona Gabrielle Giffords, elle-même victime d’une fusillade en 2011, a dénoncé ce projet de loi, tout comme Colin Goddard, survivant de la fusillade survenue en 2007 sur le campus de Virginia Tech.

    La nouvelle #loi élimine également la nécessité de laisser ses empreintes digitales pour renouveler sa licence de port d’armes, ainsi que la possibilité de poursuivre des criminels qui utiliseraient des armes à feu illégales en situation de légitime défense.

    Et ce n’est pas tout,
    http://www.washingtonpost.com/blogs/govbeat/wp/2014/04/23/what-georgias-expansive-new-pro-gun-law-does

    Firearms dealers no longer need to maintain records of sales and purchases.

    No one is allowed to maintain a database of information on license holders that spans multiple jurisdictions.

    #Etats-Unis #lobbying


  • Minnesota renewable energy law overturned by North Dakota coal company lawsuit - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2014/04/24/coal-a24.html

    Minnesota renewable energy law overturned by North Dakota coal company lawsuit
    By Gabriel Black
    24 April 2014

    On Friday, a federal judge struck down the essential parts of Minnesota’s 2007 coal law, which effectively barred Minnesota from building new coal plants and importing new sources of coal-based electricity. The lawsuit, brought by a variety of powerful corporate energy groups, demonstrates the colossal power large corporations have over public policy.

    The 2007 Next Generation Energy Act was an attempt at phasing out CO2 emissions in Minnesota. The law allowed new coal plants to be built, but only if all of its emissions were offset in some way (e.g., through “carbon trading”). The law also prevented the state from forging new deals on the purchase of electricity that was generated by coal, threatening nearby coal industries.

    #états-unis #énergie #énergie_renouvelable #charbon #crapules


  • Does Washington want war with Russia? - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2014/04/24/pers-a24.html

    Does Washington want war with Russia?
    24 April 2014

    Does Washington want a war with Russia? A review of recent US actions surrounding the crisis in Ukraine clearly poses what would have once seemed an unthinkable question. The Obama administration is playing a very dangerous game of Russian Roulette.

    In the last 48 hours, the Pentagon has announced the deployment of US paratrooper units to Poland and the three former Baltic republics of the Soviet Union—Estonia, Latvia and Lithuania—bringing US troops to Russia’s very border. Another American warship has been dispatched to the Black Sea and more US forces are slated to deploy to Ukraine itself this summer under an exercise known as Operation Rapid Trident.

    #russie #états-unis #pays_baltes #géopoliique


  • The American Middle Class Is No Longer the World’s Richest - NYTimes.com

    http://www.nytimes.com/2014/04/23/upshot/the-american-middle-class-is-no-longer-the-worlds-richest.html?rref=upshot&

    avec une superbe série infographique dynamique

    The American middle class, long the most affluent in the world, has lost that distinction.

     https://dl.dropbox.com/s/p3cezpv15cwmrbp/nytmedianincome.png

    While the wealthiest Americans are outpacing many of their global peers, a New York Times analysis shows that across the lower- and middle-income tiers, citizens of other advanced countries have received considerably larger raises over the last three decades.

    #états-unis #revenu #riches #pauvres


  • Dis-moi quelles études tu fais, je te dirai combien tu gagnes… | Olivier Bouba-Olga
    http://blogs.univ-poitiers.fr/o-bouba-olga/2014/04/21/dis-moi-quelles-etudes-tu-fais-je-te-dirais-combien-tu-gagnes

    Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a publié les résultats de l’enquête à 30 mois des diplômés de 2010. D’où mon précédent post commentant un article de Challenge sur la comparaison Grandes Ecoles / Universités.

    Les tableaux du ministère étant assez indigestes, et comme je vous imagine avachis sur votre canapé, repus de chocolat et autre joyeuseté pascale, je vous livre quelques graphiques synthétisant les principaux résultats.

    Sur le taux d’insertion, d’abord, avec une distinction selon le niveau d’études (DUT, Licence professionnelle, Master) et le domaine d’étude (DEG = Droit, économie, gestion ; LLA = Lettres et Langues et Arts ; SHS = Sciences Humaines et Sociales ; STS = Sciences, Technologies, Santé), qui montre que les taux sont assez hétérogènes selon les niveaux et les domaines, mais globalement plutôt bons : 82% pour le score le plus faible.

    http://blogs.univ-poitiers.fr/o-bouba-olga/files/2014/04/ti.png

    Comme je le dis souvent aux lycéens que j’accueille : les études dans l’enseignement supérieur protègent bien contre le risque de chômage, pas de différences très fortes sur ce point entre études courtes et études longues.

    Deuxième graphique, sur la part des cadres et professions intermédiaires dans l’ensemble des emplois occupés.

    http://blogs.univ-poitiers.fr/o-bouba-olga/files/2014/04/cpi.png

    Pour tous les domaines, cette part augmente avec le niveau d’étude. Les écarts sont assez faibles en STS, plutôt forts en DEG. Il faudrait des statistiques plus précises pour discriminer entre professions intermédiaires et cadres, voire cadres supérieurs, mais les données ne sont pas disponibles.

    Troisième graphique, sur le salaire net médian des emplois à temps plein par domaine et niveau d’étude.

    http://blogs.univ-poitiers.fr/o-bouba-olga/files/2014/04/snm.png

    Là encore, la « hiérarchie » des niveaux de sortie est marquée. Le salaire net médian d’un DUT du domaine Droit, économie, gestion est de1390€, celui d’une licence professionnelle du même domaine est de 1 560€, pour un Master, c’est 2 000€. Différences non négligeables…

    On peut construire des graphiques plus précis par discipline. Je me limite à ce dernier indicateur, le salaire net médian pour les emplois à temps plein.

    http://blogs.univ-poitiers.fr/o-bouba-olga/files/2014/04/snm_detail.png

    Différences fortes selon la filière plus précise, entre moins de 1 500€ pour Archéologie/Ethnologie/Préhistoire ou Arts, d’un côté, et plus de 2 100€ pour mathématiques et Génie Civil. L’économie se situe plutôt bien, avec 2 000€, devancée seulement, dans le grand domaine DEG / SHS / LLA par les sciences de gestion de 60 euros mensuels.

    Je répète cependant ce que j’ai dit dans mon billet précédent : les différences observées ne sont pas seulement liées à la différence dans la qualité des formations, elles peuvent s’expliquer en partie, voire totalement, par les choix d’orientation des lycéens et leur niveau de base.

    #études
    #insertion
    #salaires
    #Université



  • Inequality Kills | Boston Review
    http://www.bostonreview.net/us/stephen-bezruchka-inequality-kills

    If the culprit of the decline in health is not health care, are individual health-related behaviors, often blamed for the high death rates in some groups, causing our low ranking in health?

    Apparently not. Americans smoke less than both men and women in the healthier countries, so tobacco, though important, is not a significant cause for our higher mortality. Diet and other similar individual behaviors prevalent in the United States also don’t account for our health disadvantage compared to other rich nations. When asked to identify solutions to our poor health status as a nation, many respond that we need more education. Many see education as the solution to a wide range of problems. But on average the U.S. population has more years of schooling than in any other country in the world. And while we spend a great deal of money on education, we don’t get much bang for those bucks.

    (...)

    There is growing evidence that the factor most responsible for the relatively poor health in the United States is the vast and rising inequality in wealth and income that we not only tolerate, but resist changing.

    http://www.bostonreview.net/sites/default/files/divided-web.jpg

    High Inequality Results in More US Deaths than Tobacco, Car Crashes and Guns Combined | Blog, Q&A | BillMoyers.com
    http://billmoyers.com/2014/04/19/high-inequality-results-in-more-us-deaths-than-tobacco-car-crashes-and-g

    #inégalités #santé #mortalité #Etats-Unis


  • How Americans Die

    http://www.bloomberg.com/dataview/2014-04-17/how-americans-die.html

    Encore une découverte de FlowingData qui décidément a du nez.

    http://flowingdata.com/2014/04/21/how-people-die-in-america

    Une très belle série de visualisation sur la mortalité aux Etats-Unis. Très très réussi. On y apprend beaucoup de choses et les figures peuvent servir de base pour un débat sur la question. Bravo.

    https://dl.dropbox.com/s/uwz5uzach0nwgwr/americandie1.png

     https://dl.dropbox.com/s/gb0jdclubmt6pdr/americandie2.png

    #états-unis #démographie #mortalité #visualisation #cartographie_dynamique


  • Quand les étudiantes chinoises réclament « à la Femen » l’égalité hommes-femmes - Le nouvel Observateur
    http://rue89.nouvelobs.com/2014/04/21/quand-les-etudiantes-chinoises-reclament-a-femen-legalite-hommes-fe

    C’est un événement suffisamment rare en Chine pour être signalé : six étudiantes chinoises ont manifesté seins nus, « à la Femen », ce lundi matin, pour réclamer l’égalité des chances entre hommes et femmes.

    #Chine #égalité_hommes_femmes #étudiantes #femen



  • Ethnic America, mapped : Your county’s biggest ancestral populations

    http://www.washingtonpost.com/blogs/govbeat/wp/2014/04/18/ethnic-america-mapped-your-countys-biggest-ancestral-populations

    Signalé par Cristina @cdb_77

    The history of European colonization of the Americas is still evident today in most of the United States. This very cool map shows which ancestries make up the largest population in each of the country’s 3,144 counties.

    http://www.washingtonpost.com/blogs/govbeat/files/2014/04/iNnIvPlVaiDKm.png

    http://www.washingtonpost.com/blogs/govbeat/files/2014/04/upinarms-map.jpg

    #états-unis #minorités #nationalités


  • Google et Facebook font-ils semblant de lutter contre la surveillance de la NSA ?
    http://www.vice.com/fr/read/google-et-facebook-font-ils-semblant-de-lutter-contre-la-surveillance-de-la-ns

    Ce qu’il s’est passé est en réalité bien plus subtil. L’industrie high-tech a exercé officieusement son influence grâce à deux lobbies afin de s’opposer à certaines restrictions en matière de surveillance d’Internet : l’ITAPS (The Information Technology Alliance for Public Sector) et la SPSC (State Privacy and Securtiy Coalition). Il suffit de jeter un œil à l’activité de ces deux groupes pour comprendre que les géants du web veulent des réformes, certes, mais seulement si elles n’affectent pas leurs affaires quotidiennes.

    #GAFA #NSA #Numérique #PRISM_(programme_de_surveillance) #Silicon_Valley #Surveillance_de_masse #Économie_numérique #États-Unis



  • 19 Reasons Latin Americans Come To The U.S. That Have Nothing To Do With The American Dream
    http://www.huffingtonpost.com/2014/04/18/immigration-latin-america_n_5168356.html

    Living on the northern side of the U.S.-Mexico border, it’s easy to view Latin America as another world, isolated from the United States. But the truth is that the U.S. government has historically made life in Latin America harder by overthrowing democratically elected governments, financing atrocities and pushing trade policies that undermine Latin American industries, dealing blows to local economies. Perhaps instead of building walls, the United States should focus on being a better neighbor.

    Here are 19 ways the U.S. government has helped spur immigration by making life harder in Latin America.

    1- Took over almost half of Mexico
    http://i.huffpost.com/gadgets/slideshows/345888/slide_345888_3627765_free.jpg


  • « Alimentation, énergie, production, emplois,... quelle souveraineté pour faire face à la crise ? » | Enbata
    http://www.enbata.info/articles/alimentation-energie-production-emplois-quelle-souverainete-pour-faire-face

    Quand on évoque la notion de « #souveraineté », quelles sont les premières définitions ?
    Ici c’est une conception centrée sur la notion d’#Etat qui domine ou une approche politico-juridique qui caractérise le terme souveraineté.
    Pour ne prendre que l’exemple d’une communauté linguistique, il est clair que dans le cas de la #langue_basque, pour en assurer la survie, il faut des outils politico-juridiques apportant plus de protection que ceux en vigueur actuellement. Et il faut il faut aussi plus d’outils pour pouvoir prendre des mesures socio-économiques et assurer un développement durable. Mais avec un Etat, on n’a pas de garantie sur la pérennité de la communauté linguistique, ni sur celui d’un modèle de développement social, écologique et démocratique.
    En effet, les Etats actuels sont aussi dépossédés de leur pouvoir. Ils doivent récupérer le pouvoir politique pour leur territoire, car ils sont dépendants de l’oligarchie financière.
    Il me semble qu’au Pays Basque on a des difficultés pour repenser et enrichir la notion de souveraineté. L’Aitaren Etxea (la maison de nos ancêtres), ou la forme politico-administrative-territoriale de notre pays a marqué l’agenda de la gauche basque, qui n’a pas eu suffisamment de force pour mettre en place des organisations sociales alternatives ou construire ici et maintenant d’autres modes de vie en commun, en commençant de la base pour aller au sommet. Souvent, le modèle de développement n’occupe que les deux derniers paragraphes dans les projets de société.

    Les initiatives populaires changent-elles ce point de vue sur la « souveraineté » ?
    Quoiqu’il arrive au niveau du cadre politico-juridique, et tout en avançant dans la lutte politique en sa faveur, nous devons en tant que citoyens aller de l’avant. Et cela, en tenant compte de l’aptitude montrée par les initiatives populaires dans l’histoire de ce pays à créer des structures indispensables dans des domaines propres à la vie en société (langue, économie, éducation, etc. ). Selon toutes les apparences, il nous faudra, dans un premier temps, gérer sans Etat cette période qui ne pourra compter sur la « #croissance », et pour cette nouvelle phase, nous devrons mettre en place de nouvelles stratégies, ainsi que de nouveaux outils, par nos propres moyens.

    Comment votre parcours a-t-il façonné votre point de vue sur la « souveraineté » ?
    Les deux sujets de recherche que sont l’économie solidaire et la #transition éco-sociale m’ont amené à penser la question de la souveraineté au-delà des sentiers battus. L’économie solidaire, de par ses formes nombreuses et variées, provoque de petites ruptures dans les failles du système, en faisant vivre une #économie au quotidien selon d’autres logiques. Le risque c’est qu’elle devienne un palliatif du système et une économie permettant la propre subsistance du système. Son enjeu est de faire grandir ces petites ruptures et de se positionner dans un projet politique plus grand, qui ait comme objectif d’accroître la capacité d’#autodétermination des personnes, des peuples et des territoires.

    Par conséquent, qu’ajoutez-vous au concept de « souveraineté » ?
    Pour ce qui est de la question éco-sociale, il suffit de prendre quelques minutes pour comprendre le fait que le modèle de civilisation qui est aujourd’hui hégémonique est condamné. Pendant quatre décennies nous avons dit que nous nous dirigions vers la collision et nous vivons désormais un moment de collision.
    Les ressources matérielles et énergétiques vont en s’amenuisant, et les #déchets (dont les émissions de gaz à l’origine du réchauffement global) en augmentant, ainsi que les stocks d’armes. Et, paradoxalement, la machine ne donne aucun signal qu’elle s’arrêtera, ni même qu’elle ralentira son allure. Elle a comme unique solution la “fuite en avant” et cela aura assurément de terribles conséquences. Avec ce choix, l’#effondrement n’est plus une probabilité lointaine, il devient un événement certain.
    Il est assez clair que des changements énormes nous attendent. Essentiellement du fait de la #crise_énergétique globale, il sera très difficile de maintenir le métabolisme social actuel, l’échelle qu’a l’économie actuelle, et la complexité de la société. Le #changement_climatique nous dit que nous devrions changer si nous ne voulons pas vivre ses terribles conséquences, et la crise énergétique nous dit que nous devons changer. Ceci veut dire que la contraction sera le mouvement réellement important : dans l’utilisation de l’énergie, dans la production, dans la mobilité géographique, dans la consommation, dans la démographie, dans le narcissisme… Il s’agit de voir à quel rythme et dans quelle mesure. De toute façon, l’exigence physique est de vivre avec moins. Mieux vivre avec moins est le scénario politique que nous avons à mettre en oeuvre.

    Pourquoi ces éléments sont-ils indispensables et donnent-ils sens au concept habituel de « souveraineté » ?
    L’avenir sera principalement marqué par une phase de contraction. Pour y faire face en s’appuyant sur des bases solides, il sera essentiel de renforcer les #communautés de petite et moyenne taille, d’effectuer un saut qualitatif et quantitatif dans l’organisation de la société, de créer des structures plus petites et auto-gérées, d’améliorer les taux d’auto-suffisance tant au niveau de l’énergie que de l’alimentation. En un mot, de faire progresser la souveraineté des territoires.
    Vu ainsi, la réflexion autour de la souveraineté prend un tour très sensible. Le concept cesse d’être une vaine « entéléchie » (idéal suprême), et sa « praxis » (mise en pratique) cesse d’être sous l’emprise de la volonté de l’ennemi…
    Il se remplit de contenu en portant pour une fois la question du modèle de développement au cœur du débat politique. Et il nous emmène de la logique de la protestation, de la dénonciation ou de la résistance à la logique de la construction.
    Il suffit de revendiquer la souveraineté avec la même force et dans toutes les directions, y compris pour l’alimentation et l’énergie. Et nous pouvons dès à présent commencer à créer les structures et les stratégies pour cela. Nous avons déjà commencé.

    Quelles sont les conséquences de cette manière de voir dans le cas d’Euskal Herri ?
    Le projet de souveraineté a le potentiel d’attirer des personnes non abertzale. Le mouvement de construction national d’Euskal Herri avait en son temps intégré le principal conflit de la société moderne industrielle, en mettant côte à côte la « nation » et la « classe ».
    Nous avons besoin aujourd’hui d’une opération d’envergure sur les plans idéologique, politique et pratique en intégrant la question fondamentale de la nouvelle ère : la #transition socio-écologique (qu’elle soit contrainte ou volontairement organisée) aura des conséquences extraordinaires sur la vie de tous les citoyens et dans tous les domaines de la société.
    Cela nous amènera à repenser la globalité : comment organiser la société sans croissance.
    Et l’abertzalisme doit réfléchir à des solutions face à l’aggravation de la crise socio-écologique.
    Le renouvellement peut être profitable puisque nous disons que la gestion de la vie se fera à une échelle plus petite que celle des Etats. Il s’agit là de renforcer les muscles des régions ou des #bio-régions, et de constituer des communautés plus souveraines. Le projet de construction d’un territoire comme Euskal Herria va de pair avec l’idée de répondre avec sérieux aux enjeux d’un monde durable qui passe par le renforcement de l’échelle territoriale.

    Cette réflexion nous amène à la contradiction entre la croissance illimitée et un monde durable…
    Le projet d’avenir ne peut être la croissance, la stimulation de l’économie et l’augmentation du #pouvoir_d’achat selon la doctrine keynésienne. La politique #néolibérale comme la vision sociale-démocrate sont toutes les deux accrochées à la religion de la croissance, comme s’il n’y avait pas de limite bio-physique.
    L’Etat-providence n’est pas la panacée. Celui-ci a été mis en place par l’apport des matières premières et des flux énergétiques fondamentaux des pays les plus pauvres vers les pays les plus riches.
    Et d’un point de vue écologique, on peut difficilement trouver de période historique plus destructrice : à travers toute l’histoire de l’humanité, elle a produit l’interférence la plus grande dans toutes les infrastructures nécessaires à la vie.

    Qu’est ce que le concept de la #relocalisation ?
    Les produits de consommation font environ 1.600 kilomètres de l’endroit de production jusqu’au consommateur. C’est absurde et inefficient. Ce système n’est possible que parce qu’il n’inclut pas les coûts sociaux et écologiques.
    Le projet viable peut être la relocalisation, de prendre conscience de comment se font les choses. Selon toute apparence, la crise civilisationnelle va nous apporter de plus en plus de souffrance, mais en même temps cela peut être une occasion incomparable pour repenser le monde, le réécrire, le concevoir différemment.
    Certains disent que cela sera difficile de résister pour des macro-structures économiques et politiques comme l’Europe. Pour beaucoup, les Etats-nations eux-mêmes auront du mal à résister, un certain nombre pouvant disparaître (surtout ceux qui ont une grande dépendance énergétique).
    Les territoires qui ont un projet stratégique et une activité endogène se comporteront beaucoup mieux.
    Nous sommes en train de dire que le défi est de récupérer le pouvoir social, d’accentuer la capacité de contrôler les processus économiques et politiques des citoyens. Au mieux, pour surmonter la crise, les institutions en fonction aujourd’hui seront remplacées au fur et à mesure pour mettre à leurs places celles créées par les citoyens.

    Et est-ce que la relocalisation peut se concrétiser à l’échelle du Pays Basque ?
    Le processus de relocalisation est déjà en marche. Non seulement au Pays Basque mais aussi à travers le monde. Comme le dit le mexicain Victor M. Toledo, en lieu et place des entreprises géantes ayant le monopole, des #coopératives, des micro-entreprises ou des entreprises familiales naîtront. Plutôt que d’avoir des grandes banques, on aura des caisses d’épargne, des banques populaires ou du crédit coopératif. Pour remplacer des chaînes commerciales toujours plus grandes, le commerce équitable, l’#agriculture locale et écologique et les échanges directs entre producteurs et consommateurs se renforceront. Au lieu d’une gestion privée des énergies fossiles, c’est l’énergie solaire et renouvelable qui va croître par une production communautaire décentralisée…
    C’est le renforcement de ce monde qui est le grand défi, les autres options étant sans issue.
    Et comme je le disais, le processus est aussi en marche au Pays Basque. Ces dernières années, les groupes de consommation responsable ont connu une croissance exponentielle, les banques éthiques sont apparues (Fiare et Coop57), ainsi que les coopératives dans le domaine de l’énergie renouvelable (Goiener), le mouvement Bizi ! au Pays Basque nord, le mouvement en faveur de la souveraineté alimentaire (Etxalde), etc.
    De nos jours, il est difficile de dire qu’il n’y a pas d’alternative car une constellation de petites alternatives et bel et bien vivante, et c’est le renforcement de cette dernière qui est le défi.
    L’avenir se construira en grande partie avec les ingrédients et solutions qui sont actuellement en marche.



  • Géographie du vide, géographie du plein : c’est le nom d’un des projets de recherche cartographique sur lequel je travaille en ce moment, et l’exemple ci-dessous pourrait bien être une belle illustration de ce qu’on veut montrer (que le vide, le rien, peut avoir une signification aussi importante sinon plus que le plein).

    Personne n’habite ici...

    http://mapsbynik.tumblr.com/post/82791188950/nobody-lives-here-the-nearly-5-million-census

    Nobody lives here: The nearly 5 million Census Blocks with zero population

    http://24.media.tumblr.com/3e66b380e4f92b3f37869f1f8e4315eb/tumblr_n42t5sFIeE1sisl6fo1_1280.jpg

    A Block is the smallest area unit used by the U.S. Census Bureau for tabulating statistics. As of the 2010 census, the United States consists of 11,078,300 Census Blocks. Of them, 4,871,270 blocks totaling 4.61 million square kilometers were reported to have no population living inside them. Despite having a population of more than 310 million people, 47 percent of the USA remains unoccupied.

    ...ce qui veut dire que tout le monde habite là

    http://flowingdata.com/2012/12/31/map-of-every-person-counted-in-2010-us-census

    In the 2010 United States Census, 308,745,538 were counted, and Brandon Martin-Anderson from the MIT Media Lab mapped almost all of them (308,450,225 points to be exact). I like the flow-like pattern in the east, which you can see matches the terrain by comparing against a geographic map.

    http://i2.wp.com/flowingdata.com/wp-content/uploads/2012/12/Census-Dotmap.png?fit=954%2C6000

    Un autre exemple de cette « géographie du vide et géographie du plein » :

    Il s’agit d’une comparaison du revenu moyen par habitant d’une part des quinze pays le plus riches de la planète, d’autre part des quinze pays les plus pauvres de la planète.

    https://dl.dropbox.com/s/vxf3vc4fd2mldyj/geoduvidegeoduplein.png

    #géographie_du_plein #géographie_du_vide #états-unis #population #démographie #désert_démographique



  • Crise ukrainienne, crise de l’Europe
    http://www.chevenement.fr/Crise-ukrainienne-crise-de-l-Europe_a1616.html
    http://www.chevenement.fr/photo/art/default/6541088-9865321.jpg?v=1397741405

    Il serait tout à fait erroné de présenter la crise ukrainienne comme une « surprise stratégique ».

    Une transition avec l’ère soviétique peu coopérative.
    Déjà en 2006, alors que Georges W. Bush était au milieu de son deuxième mandat, la question de l’entrée dans l’OTAN de l’Ukraine (et de la Géorgie) avait provoqué une mini-crise au sein même de l’Organisation entre l’Allemagne et la France, qui y étaient hostiles, et les Etats-Unis qui, en fin de compte, n’avaient pas trop insisté.

    C’est que l’Ukraine est le « gros morceau » d’un problème plus vaste, celui des ex Républiques soviétiques qui se sont détachées politiquement de la Russie, en décembre 1991, mais dont les liens de tous ordres avec elle demeurent étroits (minorités russes – étroitesse des relations économiques…)

    Le cas des Pays Baltes a été réglé par le retour au statut qui était le leur avant 1939 et leur inclusion dans l’Union européenne et dans l’OTAN. Mais partout ailleurs, une situation nouvelle s’est créée : en Ukraine, en Biélorussie, en Moldavie, dans le Caucase, en Asie centrale, ces pays anciennement soviétiques ont plus ou moins admis le principe de l’économie de marche, privatisé de larges pans de leur appareil productif, au bénéfice de quelques oligarques, eu recours à des élections plus ou moins transparentes pour désigner leurs dirigeants. De tous ces nouveaux pays, l’Ukraine est évidemment celui que la Russie considère comme lui étant le plus proche par l’Histoire (elle a fait partie de l’Empire russe depuis 1657), l’intensité des relations économiques, en particulier dans les régions industrielles de l’Est de l’Ukraine et enfin la culture (proximité linguistique-orthodoxie sauf dans la partie galicienne, catholique uniate, et tournée vers l’Europe Centrale, hier la Pologne, avant-hier l’Autriche-Hongrie).

    La Russie depuis 1991 a vu avec inquiétude l’inclusion des PECOs dans l’Union européenne et surtout l’extension de l’OTAN à l’Est, contrairement aux engagements pris en 1990 au moment de la réunification de l’Allemagne. La persistance à l’Ouest d’un schéma binaire Europe-Russie, alors que l’URSS avait disparu, a peu à peu réveillé en Russie un nationalisme obsidional qui a culminé au moment de la guerre du Kosovo et de son détachement de la Serbie (1999). C’est à ce moment là que le premier Président de la Russie, Boris Eltsine a appelé comme Premier ministre Vladimir Poutine. Celui-ci, élu Président en 2000, en 2004, puis réélu en 2012, après le mandat de D. Medvedev, s’est acquis une certaine popularité dans l’opinion publique russe en rétablissant l’ordre, la croissance économique (+7% par an dans la décennie 2000-2010) et en donnant le sentiment d’interrompre le déclassement stratégique de la Russie (deuxième guerre de Tchétchénie, conflit géorgien (2008), accord New Start avec les Etats-Unis (2010)).

    C’est peu dire que la Russie n’a pas vu d’un bon œil les « révolutions de couleur » soutenues par les Etats-Unis dans les pays qu’elle considère comme faisant partie de son « étranger proche », c’est-à-dire de sa zone d’influence traditionnelle. Les pays de la CEI sont ainsi devenus un enjeu entre l’Union européenne et la Russie avec, en arrière-plan, l’OTAN et les Etats-Unis, peu désireux d’atténuer les tensions.

    La réélection de Vladimir Poutine, en 2012, et l’effacement de M. Medvedev qui incarnait un certain « soft power » russe, mais dont l’image avait été atteinte par le « feu vert » qu’il avait donné, en 2011, à l’intervention de l’OTAN en Libye, ont ressuscité les tensions (affaire Magnitski - tentation russe d’idéologiser l’opposition entre un Occident hyperindividualiste et décadent et une Russie restée fidèle aux valeurs traditionnelles, à quoi répond un retour de russophobie dans les pays occidentaux).

    Ces remugles de guerre froide correspondent-ils à quelque chose de profond ?
    Pour ma part, j’en doute. En effet, les bases matérielles et idéologiques qui opposaient deux systèmes économiques et politiques et deux visions du monde incompatibles n’existent plus. L’URSS a disparu, ce dont nos médias en général tardent à s’aviser. La Russie est certes un vaste pays, grand comme trente quatre fois la France, mais son étendue même et la rigueur de son climat sont source d’innombrables difficultés. La démographie russe est stagnante. Avec 140 millions d’habitants, la Russie d’aujourd’hui est deux fois moins peuplée que l’URSS il y a vingt-deux ans. Sa population est au niveau de celle l’Empire tsariste en 1914. Le peuple russe est un grand peuple européen. 20% de sa population est de tradition musulmane (Tatars, Bachkirs de la Volga, Caucase du Nord, Sibérie méridionale) ou allogène (Sibérie du Nord, extrême Orient russe).

    Entre l’Europe et l’Asie la Fédération de Russie (plus de 80 « sujets » c’est-à-dire entités constitutives) est un gigantesque « Etat-tampon » entre l’Europe et l’Asie ; elle est à cet égard indispensable et incontournable, comme elle l’est également par sa qualité de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, par sa puissance nucléaire, par ses richesses énergétiques et par l’attrait de sa culture.

    Economiquement, le PNB russe se situe au 8ème rang mondial. La Russie réalise près de la moitié de son commerce extérieur avec l’Union européenne principalement l’Allemagne (total des échanges de 74 Milliards d’euros), l’Italie (30 milliards) et la France (23 milliards).

    Raisonnons en cinétique : dans quelques années (vers 2020), le PNB chinois aura rattrapé celui des Etats-Unis. Les capacités financières et budgétaires de la Chine vont égaler voire dépasser celles des Etats-Unis dans la prochaine décennie. Dans un XXIe siècle que structurera toujours plus la bipolarité sino-américaine, la place de l’Europe va continuer à rétrécir à tous points de vue, démographique (Europe : 20 % de la population mondiale en 1900, 7 % aujourd’hui, 4 % en 2050), mais aussi économique et budgétaire.

    Dans de nombreux domaines, l’Union européenne ne pèsera plus assez lourd en 2050 pour exister face à la concurrence des Etats-Unis, de la Chine, voire d’autres pays émergents, à supposer qu’elle le veuille. Or, quelles que soient les tentations « eurasiatiques » de la Russie, il faut se persuader que celle-ci est d’abord « d’Europe ». Sa culture est européenne. Les aspirations de son peuple la tournent vers l’Europe, à commencer par celles des classes moyennes nombreuses qui s’y développent rapidement et offrent un marché aux produits européens. Cela ne l’empêche pas de chercher des débouchés en Asie pour son gaz, mais c’est une autre affaire… Si nous raisonnons toujours en cinétique, nous serons amenés à constater que l’Europe occidentale et la Russie, si elles ne coopèrent pas dans l’avenir, seront amenées à « sortir du jeu » dans un monde dont le centre de gravité se sera définitivement fixé au milieu de ce siècle dans le Pacifique.

    On comprend que les néoconservateurs américains ne voient pas d’un bon œil le resserrement de la coopération entre les deux parties de l’Europe. Pourtant d’anciens secrétaires d’Etat comme MM. Kissinger ou Breszinski à la vue moins myope en viennent à admettre ce qu’ils appellent « une finlandisation » de l’Ukraine (terme qui évoque quand même la guerre froide). Sans doute dans leur esprit le « problème russe » n’a-t-il pas la même ampleur que le « problème chinois ».

    La crise ukrainienne : distorsions et erreurs
    Ce détour par la Russie permet de relativiser l’ampleur de la crise ukrainienne de 2014. Celle-ci traduit l’incapacité à penser ce que Georges Nivat appelle « la troisième Europe », après la première et la seconde, celles d’avant et d’après la chute du mur de Berlin. L’implosion de l’URSS a créé un « espace post-soviétique » voué pour l’essentiel après 1991 aux « thérapies de choc » libérales. Les Etats-Unis, à l’époque des Présidents Bill Clinton et George W. Bush ont encouragé les « révolutions de couleur ». Si la Russie, humiliée, a voulu reprendre la main dans son « étranger proche », on ne peut pas dire que l’Union européenne ait fait preuve de beaucoup de perspicacité dans le traitement du problème « post-soviétique ».

    La principale erreur a été de vouloir traiter séparément le partenariat stratégique avec la Russie et le partenariat oriental avec les autres membres de la CEI. Le partenariat stratégique avec la Russie se trouvait en 2012 dans l’impasse (libéralisation non achevée des visas – « troisième paquet énergétique » en panne, etc.) quand les premiers accords d’association avec l’Ukraine, la Moldavie, l’Arménie, etc. commencèrent à être finalisés.

    Certes la politique de l’Union européenne porte la marque d’impulsions contradictoires, provenant les unes des pays voisins (Pologne et pays baltes), les autres de l’Allemagne, de l’Italie et de la France, les pays anglo-saxons cultivant, à l’enseigne des « Droits de l’Homme », une idéologie non exempte d’une certaine russophobie. L’exportation des standards de la démocratie occidentale et d’une économie de marché concurrentielle ne pouvait que se heurter à la réalité des économies et des régimes post-soviétiques. La Russie elle-même s’efforçait de promouvoir une zone de libre-échange eurasiatique dont l’Ukraine était le gros morceau. Ces deux projets de « libéralisation » auraient pu confluer sur le papier. Dans la réalité, il n’en a rien été. Le bras de fer engagé avant le sommet de Vilnius (28 novembre 2013) entre le projet d’accord d’association porté par l’Union européenne et l’accord financier et gazier russo-ukrainien, a tourné à l’avantage de la Russie, le Président ukrainien Yanoukovitch ayant fait monter les enchères pour céder aux offres, plus alléchantes, il est vrai, de la Russie (15 milliards de prêts et forte réduction des prix du gaz russe). C’était sans compter sur les « tropismes européens » de l’Ukraine, pays composite et fragile, et le soulèvement de Maïdan, encouragé par maints dirigeants européens et américains. La destitution et la fuite du Président Yakounovitch aboutissaient à la formation d’un nouveau gouvernement ukrainien dont la Russie conteste la légitimité.

    L’annexion de la Crimée a été la réplique apportée par la Russie à ce processus évidemment inconstitutionnel. Cette réplique viole évidemment la convention de Budapest de 1994 enlevant à l’Ukraine ses armes nucléaires mais garantissant en retour ses frontières de l’époque. Il est vrai que celles-ci étaient récentes, le décret rattachant une Crimée, historiquement russe, à l’Ukraine résultant d’un caprice de Khrouchtchev, lui-même ukrainien et désireux de commémorer, à sa façon, le trois-centième anniversaire du rattachement de l’Ukraine à la Russie. Ce transfert, à l’époque soviétique, ne changeait rien à la réalité du pouvoir. Il ne donna lieu à aucun référendum qui eût permis de connaître l’avis des Criméens.

    Le viol de la légalité internationale était cependant caractérisé. Il n’est guère douteux non plus que les « forces locales d’autodéfense » qui ont pris le pouvoir en Crimée, devaient être fortement noyautées par des forces spéciales russes … La Russie allègue le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes reconnu par l’ONU. Mais la Charte des Nations Unies reconnaît d’abord le principe de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats. Dans l’idéal, une négociation aurait pu permettre de concilier ces deux principes. Dans les faits, il n’en a rien été. La Russie a opéré une simple « prise de gage », Peut-être craignait-elle la remise en cause par le nouveau gouvernement ukrainien du contrat de concession du port de Sébastopol à la Russie jusqu’en 2042.

    Si les dirigeants européens voulaient bien, de leur côté, procéder à cet « examen de conscience » auquel les bons pères forment les élèves qui leur sont confiés, ils devraient reconnaître que le comportement de maints de leurs dirigeants a frôlé l’ingérence. Rien non plus n’autorisait le Commissaire Olli Rehn à affirmer que le but de l’accord d’association était l’adhésion pure et simple de l’Ukraine à l’Union européenne. Le Conseil européen n’avait rien décidé de tel. Quant aux déclarations faites en pleine crise par le Secrétaire général de l’OTAN, M. Rasmussen, elles n’étaient pas adroites. Si corrompu qu’il soit, le Président Yanoukovitch n’en était pas moins un Président élu. A un processus évidemment inconstitutionnel mais largement interne à l’Ukraine, la Russie quant à elle a apporté une réponse qui viole le droit international et dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’a pas péché par excès de subtilité. Il n’est cependant guère douteux que si la population criméenne devait être à nouveau consultée, sous l’égide des Nations Unies, elle confirmerait son choix en faveur de la Russie.

    Depuis l’échange téléphonique Poutine-Obama suivi de la rencontre entre les deux ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis et de la Russie, fin mars 2014, il semble bien, au moment où j’écris (9 avril 2014), que la Russie n’ait pas l’intention de pousser en Ukraine l’avantage qu’elle a sur le terrain même si la situation dans les villes de l’Est ukrainien peut évidemment déraper. Au plan économique, la Russie aurait beaucoup à y perdre mais les pertes, pour l’Allemagne, l’Italie, la France et d’autres ne seraient pas nulles.

    Comment rendre possible la troisième Europe ?
    Le moment est donc venu, dans l’intérêt de l’Europe tout entière, d’engager une désescalade et de ne pas céder aux sirènes des partisans d’une nouvelle « guerre froide ». Celle-ci serait contraire à l’intérêt de la France et de l’Europe tout entière. Les conditions dans lesquelles se dérouleront les élections prévues le 25 mai en Ukraine devraient permettre d’amorcer le retour à la légitimité démocratique. Leur liberté et leur transparence doivent être assurées. Ce sont ces garanties qu’il faut réunir.

    La fédéralisation à tout le moins ou une décentralisation poussée de l’Ukraine ne doit pas être un tabou. La seule vraie question est celle des compétences de l’Etat ukrainien et donc aussi celles des régions. La création, à brève échéance, d’une Commission impliquant les régions et visant à préparer cette transformation de l’organisation interne de l’Ukraine permettrait de détendre l’atmosphère. La garantie internationale de la neutralité de l’Ukraine entre les pays de l’OTAN et la Russie serait de bon sens. La Russie n’a ni les moyens ni la volonté d’une guerre avec l’OTAN et celle-ci n’a pas vocation à s’étendre plus à l’Est. A plus long terme, la libéralisation des échanges doit se faire progressivement de Brest à Vladivostok. Ce processus, inscrit dans les traités, doit se réaliser par étapes. La Russie fait aujourd’hui partie de l’OMC. Il n’y a aucune bonne raison de traiter séparément l’Ukraine et la Russie. L’intérêt bien compris de l’Europe n’est pas, encore une fois, de ranimer les brandons de la guerre froide.

    La crise ukrainienne de 2014 illustre surtout l’incapacité de penser le problème européen dans son ensemble, à l’échelle de la grande Europe, jadis évoquée par le général de Gaulle, celui d’une Europe vraiment européenne, qui ne recréerait pas en son sein la frontière qui séparait jadis l’Empire byzantin de l’Empire romain d’Occident. Dans l’immédiat, l’Union européenne et la Russie feraient bien de se concerter, sous l’égide du FMI, pour stabiliser l’Ukraine dont l’économie est au bord de la banqueroute. La guerre du gaz évoquée par les médias n’a pas de sens. Le gaz ne coulera pas d’Ouest en Est, pas plus que l’eau des fleuves ne remonte à sa source. Mais on peut attendre que dans l’intérêt européen commun, la Russie accorde un rabais sur le prix du gaz qu’elle vend à l’Ukraine. En ce sens, la crise ukrainienne de 2014 est bien une « crise européenne », celle de la « troisième Europe » qu’il nous faut aujourd’hui surmonter si nous voulons qu’à l’avenir notre continent cesse d’être un objet et redevienne un sujet des relations internationales.

    –------
    Le site internet de la Revue Défense Nationale

    –-------

    #allemagne,
    #diplomatie
    #états-unis
    #europe
    #france
    #libre-échange
    #onu
    #otan
    #politique-étrangère
    #russie
    #ukraine


  • Portland : 143 millions de litres d’eau potable perdus pour un pipi - France Info
    http://www.franceinfo.fr/monde/143-millions-de-litres-d-eau-potable-perdus-pour-un-pipi-1390007-2014-04-
    http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/2014/04/18/1390003/images/ressource/RTR3LQX6.jpg

    L’histoire aurait pu se résumer à un acte d’incivilité ordinaire. Un jeune homme qui urine à travers les barreaux d’un site interdit au public. Sauf que son méfait a atterri directement dans une réserve d’eau potable de la ville de Portland, aux Etats-Unis, et que la scène a été filmée. Résultat, la ville a vidé le réservoir et jeté les 143 millions de litres d’eau qu’il contenait.

    Un jeune homme de 19 ans, accompagné de deux de ses amis, a commis dans la nuit de mardi à mercredi l’irréparable en urinant dans le réservoir numéro 5 de la ville de Portland aux Etats-Unis. « Dès qu’une pollution d’origine humaine survient dans notre eau potable, nous fermons le réservoir, le vidons et le nettoyons », a indiqué le porte-parole des services de l’eau de la ville, Tim Hall. Et c’est donc le protocole qui a été appliqué après que les caméras de vidéosurveillance du site ont apporté la triste preuve du forfait du jeune homme.
    De l’eau en abondance

    La ville a donc évacué 143 millions de litres d’eau potable. Un gâchis qui ne devrait cependant pas avoir d’impact sur la ville, assure encore Tim Hall car Portland « est dans la situation enviable d’avoir de l’eau en abondance. Du coup, jeter cette eau n’aura aucun impact financier sur la ville ou pour nos clients », explique-t-il.

    La dernière fois qu’un réservoir d’eau potable a été pollué de la sorte à Portland, c’était en 2011. Le coupable, âgé de 21 ans, avait été arrêté et condamné à 24 heures de travaux généraux et à rembourser 35.000 dollars. Ces actes d’incivilité et le grand gâchis qu’ils génèrent ne devraient plus se produire à terme, un projet de loi au niveau fédéral prévoyant que les réservoirs d’eau potable soient tous recouverts d’ici 2020.

    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=JAcQnmSBojI

    #pipi
    #eau-potable
    #Portland
    #États-Unis


  • Media Stoke Our Terrorism Mindset - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/roomfordebate/2014/04/16/living-in-the-grip-of-vigilance/media-stokes-our-terrorism-mindset

    For more than 30 years, media and pop culture have used scare tactics and racial profiling to overwhelm Americans with fear of the dark-skinned terrorist.

    (...)

    ... a cultural-political mindset (...) has been cultivated over several decades. When a section of policy makers began to develop a vocabulary around Arab and Muslim terrorism in the 1970s, Hollywood stepped in to visualize this new enemy. Dozens of films about brown terrorists bent on attacking the U.S. and Americans, like “Black Sunday” (1977) and “True Lies” (1994), shaped our collective imaginations so effectively that when the Oklahoma bombing occurred in 1995, it was automatically assumed that Arabs were responsible.

    The real trauma of 9/11 elevated this mindset, creating fear and paranoia that terrorists are everywhere. Though we are twice as likely to die from a lightening strike than a terror plot, government campaigns such as “See Something, Say Something,” and popular television shows like “24” and “Homeland,” have inculcated a pervasive threat consciousness.

    This ritualistic and repetitive depiction of a vulnerable homeland is what has allowed for the emergence of a surveillance state that now sees fit to monitor all its citizens. Few politicians have challenged such invasive surveillance for fear of being cast as “soft on terrorism.”

    Thus, a “terrorism mindset” espoused by politicians and bolstered by the culture industry has justified the creation of a massive national security state that systematically violates our civil liberties.

    #terrorisme #surveillance #conditionnement #médias #Hollywood #cinéma #séries_TV #Etats-Unis


  • #États-Unis : les obligations de #transparence et d’étiquetage remises en cause au nom de la « liberté d’expression » des entreprises
    http://multinationales.org/Etats-Unis-les-obligations-de

    Un tribunal américain vient d’annuler une partie des nouvelles obligations de transparence récemment introduites aux États-Unis pour entraver le commerce des « minéraux de conflit ». Motif invoqué ? Ces règles porteraient atteinte à la « liberté d’expression » des entreprises concernées. Une décision surprenante qui illustre une tendance inquiétante de la jurisprudence américaine en matière de statut des entreprises. Un tribunal américain vient d’invalider partiellement les règles de transparence sur les « (...)

    #Actualités

    / États-Unis, #Industries_extractives, #Agroalimentaire, #Industries_extractives, #Lobbying, transparence, #industries_extractives, #normes_et_régulations, #reporting, #droits_humains, #chaîne_d'approvisionnement, (...)

    #Reuters
    "http://www.reuters.com/article/2014/04/14/us-court-sec-conflictminerals-idUSBREA3D13U20140414"
    "http://www.nytimes.com/2014/04/03/us/politics/supreme-court-ruling-on-campaign-contributions.html"
    "http://www.flickr.com/photos/angeloangelo/9754063341

    Flickr
    "
    "http://www.euractiv.fr/development-policy/le-projet-de-loi-europeen-sur-le-news-533917"


  • The Single Mother, Child Poverty Myth | Demos
    http://www.demos.org/blog/4/14/14/single-mother-child-poverty-myth

    I see it often claimed that the high rate of child poverty in the US is a function of family composition. According to this view, the reason childhood poverty is so high is that there are too many unmarried parents and single mothers, and those kinds of families face higher rates of poverty. The usual upshot of this claim is that we can’t really do much about high rates of childhood poverty, at least insofar as we can’t force people to marry and cohabitate and such.

    One big problem with this claim is that family composition in the US is not that much different from family compositions in the famed low-poverty social democracies of Northern Europe, but they don’t have anywhere near the rates of child poverty we have.

    http://www.demos.org/sites/default/files/imce/image%20%283%29.png

    http://www.demos.org/sites/default/files/imce/image%20%284%29.png

    Why the poverty rates differ so much is not mysterious: it’s almost entirely about transfers (i.e. welfare programs). You can see this by looking at the poverty rate of children in single parent homes prior to taxes and transfers compared to the same poverty rate after taxes and transfers:

    http://www.demos.org/sites/default/files/imce/image%20%286%29.png

    High poverty rates for children in single mother families is a policy choice. In the US, we decide in favor of it. In the Nordic social democracies, they decide against it.

    Of course, it’s not just children in single mother households that have elevated poverty rates in the US. The US has massively higher child poverty rates across all family types:

    http://www.demos.org/sites/default/files/imce/image%20%288%29.png

    We plunge more than 1 in 5 of our nation’s children into poverty because we choose to. It would be easy to dramatically cut that figure, but we’d rather not.

    #choix #politique #Etats-Unis #pauvreté #enfants


  • Washington Fights Fire With Fire in Libya
    http://www.informationclearinghouse.info/article38241.htm

    April 15, 2014 “ICH” - “TD” - Is the U.S. secretly training Libyan militiamen in the Canary Islands? And if not, are they planning to?
    That’s what I asked a spokesman for U.S. Africa Command (AFRICOM). “I am surprised by your mentioning the Canary Islands,” he responded by email.  “I have not heard this before, and wonder where you heard this.”

    As it happens, mention of this shadowy mission on the Spanish archipelago off the northwest coast of Africa was revealed in an official briefing prepared for #AFRICOM chief General David Rodriguez in the fall of 2013.  In the months since, the plan may have been permanently shelved in favor of a training mission carried out entirely in Bulgaria.  The document nonetheless highlights the U.S. military’s penchant for simple solutions to complex problems — with a well-documented potential for blowback in Africa and beyond.  It also raises serious questions about the recurring methods employed by the U.S. to stop the violence its actions helped spark in the first place.   

    Ever since the U.S. helped oust dictator Muammar Gaddafi, with air and missile strikes against regime targets and major logistical and surveillance support to coalition partners, Libya has been sliding into increasing chaos.  Militias, some of them jihadist, have sprung up across the country, carving out fiefdoms while carrying out increasing numbers of assassinations and other types of attacks.  The solution seized upon by the U.S. and its allies in response to the devolving situation there: introduce yet another armed group into a country already rife with them.

    #Libye Les #milices des #Etats-Unis