Dans une start-up à Berlin, j’ai découvert le cynisme absolu | Rue89 Eco
http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/05/14/start-up-a-berlin-jai-decouvert-cynisme-absolu-242288
Stage non payé, pas de salaire minimum : expatriée en Allemagne, cette jeune diplômée raconte sa douloureuse expérience du système allemand.
Une grande et belle galerie d’art berlinoise, qui édite une revue de design et organise un festival annuel d’illustration, me propose un poste d’assistante et de graphiste en CDI, pour un salaire de 1 500 euros net, avec une période d’essai d’un mois. On me promet que j’aurai mes matinées libres pour mes cours d’allemand.
Je débute donc, enthousiaste et motivée, passant l’éponge sur le fait que je n’ai en réalité qu’un contrat de freelance d’un mois, pour la dite période d’essai, payée... 400 euros. Un contrat de freelance, cela signifie que l’employeur ne contribue pas aux charges sociales, et que la sécurité sociale revient donc à la charge du travailleur. Celle-ci coûte entre 150 et 600 euros par mois en Allemagne. Quand on est en bonne santé.
Une grande et belle galerie d’art berlinoise, qui édite une revue de design et organise un festival annuel d’illustration, me propose un poste d’assistante et de graphiste en CDI, pour un salaire de 1 500 euros net, avec une période d’essai d’un mois. On me promet que j’aurai mes matinées libres pour mes cours d’allemand.
Je débute donc, enthousiaste et motivée, passant l’éponge sur le fait que je n’ai en réalité qu’un contrat de freelance d’un mois, pour la dite période d’essai, payée... 400 euros. Un contrat de freelance, cela signifie que l’employeur ne contribue pas aux charges sociales, et que la sécurité sociale revient donc à la charge du travailleur. Celle-ci coûte entre 150 et 600 euros par mois en Allemagne. Quand on est en bonne santé. [...] Lors de la troisième semaine, alors que je commence à me demander quand je vais partir, malgré mon taux de réussite de 87,3%, le processus de « team building » monte encore d’un cran. Le CEO vient faire un tour dans l’open space. Loin de se souvenir de nos prénoms, il concentre son attention sur le tableau et commente nos scores. Il déclare la compétition officielle, ajoutant qu’à partir de maintenant, il offre au meilleur un bon d’achat Amazon d’une valeur de 100 euros.
Et de conclure
Je ne compte pas généraliser à partir de ma seule expérience. Mais il me semble qu’à mon âge, j’en ai vu assez pour me sentir triste, profondément atteinte, et affirmer que nous vivons une époque désenchantée.
#travail #exploitation #arnaque #désenchantement cc @myeurop




















