• Les banques bloquent l’économie mondiale : il est temps de transférer l’argent directement aux citoyens !!! | Le Blog de la Résistance
    http://resistanceauthentique.wordpress.com/2014/08/29/les-banques-bloquent-leconomie-mondiale-il-est-temp
    http://media2.express.be/pictures/lowres/bank/eurorain.jpg

    Le magazine conservateur prestigieux Foreign Affairs, qui a des liens avec l’élite politique américaine, publie dans son numéro de Septembre / Octobre une étude réalisée par des économistes Mark Blyth et Eric Lonergan, sous le titre « Print Less but Transfer More, Why Central Banks Should Give Money Directly to the People » (‘Imprimer moins mais transférer davantage, pourquoi les banques centrales devraient donner de l’argent directement aux gens’).

    Les deux économistes ont une idée radicale : pour stopper le creusement croissant des inégalités entre les riches et les pauvres et mettre fin une fois pour toutes à la crise financière, les banques centrales devraient transférer de l’argent directement aux citoyens.

    En effet, ils observent que la politique monétaire telle qu’elle a été appliquée jusqu’à présent, c’est à dire basée sur des stimuli fiscaux et des taux d’intérêt faibles, a surtout profité aux plus riches, mais elle n’a pas fait grand chose pour l’économie en général.

    Selon ces deux économistes, donner de l’argent directement aux ménages, en particulier aux plus défavorisés, aurait pour effet de relancer la demande de biens et services et de réduire le chômage en conséquence. Ils affirment en outre que cette mesure ne provoquerait pas une inflation importante, et qu’elle permettrait de remettre en cause la dépendance à l’égard du système bancaire pour la croissance, et la hausse continue des inégalités.

    L’ex-président de la Fed, Ben Bernanke, avait déjà proposé cette approche de distribution d’argent aux ménages afin de relancer la consommation en 1998 pour sortir le Japon du marasme dans lequel il était tombé. Le pays souffrait d’une demande anémique, bien que les taux d’intérêt étaient au plus bas. Les consommateurs n’achetaient pas, donc les entreprises n’empruntaient pas, et les investisseurs n’investissaient plus. Le pessimisme ambiant concernant les perspectives de reprise avait précisément pour effet de tuer celle-ci dans l’œuf. Entre 1993 et ​​2003, le taux de croissance moyen de l’économie japonaise s’est fixé à moins de 1% par an.

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    En Europe, par exemple, au cours des dernières années, les banques ont eu tendance à utiliser les liquidités à bon marché qu’elles obtenaient de la BCE pour acheter de la dette souveraine, jugée non risquée, plutôt que de prêter aux ménages et aux entreprises et de stimuler de ce fait la croissance économique.

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  • stamen design | A new Knight Grant! New Toner! New Infrastructure!
    http://content.stamen.com/new_knight_grant_new_toner_new_infrastructure

    In 2010, Stamen was awarded a Knight News Grant to build tools that help people tell better stories about cities. I’m pleased to announce that we’ve been awarded another grant from Knight to extend and support this project, as follows: Terrain layers, at all zoom levels, outside the US :)

    The new Toner also contains some significant design updates. The repo is open source as usual, at https://github.com/stamen/toner-carto

    http://content.stamen.com/files/Tokyo_15_35.7100_139.7742.jpg

    #map #tiles #styles


  • Comment les banques centrales provoquent les crises financières
    http://www.economiematin.fr/news-crise-financiere-cause-banque-centrale

    Nous disons et écrivons très souvent que l’économie est largement financiarisée depuis plus de 15 ans. Nous vivons dans une économie de bulles d’actifs financiers. En fait, lorsqu’une bulle éclate sur un actif, on assiste généralement à la naissance d’une nouvelle bulle sur un autre actif car l’argent abondamment créé par les banques centrales ne peut, en général, être repris sous peine de provoquer d’énormes pertes en patrimoine chez les investisseurs privés ou de créer une crise bancaire.

    Nous sommes donc en plein aléa moral puisque certains acteurs financiers ne sont pas assez rigoureux dans l’analyse du risque de leurs investissements ; ils se reposent sur le fait qu’ils ont une capacité de nuisance systémique et qu’en conséquence il y aura toujours un prêteur/sauveur en dernier ressort (en l’occurrence la banque centrale de sa zone monétaire).

    C’est l’une des principales origines des crises financières que nous connaissons depuis les années 2000 : des politiques monétaires trop accommodantes pour ne pas dire laxistes avec un environnement de taux « anormalement » bas et donc de coûts de financement très avantageux (taux emprunts d’Etat de plus en plus ridicules, écarts de taux vis-à-vis des taux de swap ne rémunérant que très peu ou même pas du tout le risque bancaire ou d’entreprise)

    La crise financière est inévitable lorsque l’investisseur va chercher du rendement sur des classes d’actifs de plus en plus risquées parce que les actifs prétendus les plus sûrs — comme les emprunts d’Etat (Etats-Unis, Royaume-Uni et grands Etats de la Zone euro) — rapportent de moins en moins.

    La crise financière peut devenir particulièrement violente — comme en 2007-2008 — lorsque de surcroît les produits de placement classiques (y compris les plus risqués) rapportent moins alors même que les exigences de rentabilité restent inchangées ; d’où l’innovation financière pour fabriquer des produits structurés sophistiqués et complexes censés procurer du rendement avec un risque maîtrisé......

    #économie
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    #BCE
    #banques_centrales
    #crises_financières
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    #dette


  • CADTM - La FED éternue, les économies émergentes tombent malades…
    http://cadtm.org/La-FED-eternue-les-economies

    A partir de mai 2013, quand la Réserve fédérale des Etats-Unis (FED) a laissé entendre qu’elle allait progressivement commencer à modifier sa politique, les effets négatifs sur les économies des pays dits « émergents » se sont faits immédiatement sentir. Quels étaient les changements envisagés ?

    http://cadtm.org/local/cache-vignettes/L300xH167/arton10593-46422.jpg

    1. Réduire les achats de titres toxiques |1| qu’elle réalise auprès des banques des Etats-Unis afin de les décharger de ce fardeau ; 2. Réduire les acquisitions de bons du Trésor US qu’elle achète également aux mêmes banques afin de leur injecter des liquidités |2| ; 3. Commencer à augmenter les taux d’intérêt (jusqu’ici, le taux est égal à 0,25%). Cette seule annonce a amené les grandes sociétés financières des Etats-Unis et d’autres pays (les banques et leurs satellites du shadow banking, fonds de placement, etc.) à retirer des pays émergents une partie des liquidités qu’elles y avaient placées, ce qui a provoqué une déstabilisation de ces économies : chute des marchés boursiers et du cours de leur monnaie (Indonésie, Turquie, Brésil, Inde, Afrique du Sud…) |3|. En effet, les bas taux d’intérêts pratiqués aux Etats-Unis et en Europe combinés à l’injection massive par les banques centrales de liquidités dans l’économie ont amené les sociétés financières toujours à la recherche de rendement maximum à placer une partie de leurs moyens financiers dans les pays en développement qui offrent de meilleurs rendements que les pays du Nord. Le reflux des investissements financiers des pays en développement vers les économies les plus industrialisées s’explique notamment par le fait que les sociétés financières ont considéré qu’elles pourraient trouver des rendements intéressants au Nord au moment où la Fed allait augmenter les taux d’intérêt |4|. Ces sociétés financières ont pensé que les autres « investisseurs » allaient eux-mêmes retirer leurs capitaux de ces pays et qu’il valait mieux les précéder. Cela a provoqué un véritable mouvement moutonnier conduisant à en faire une prophétie autoréalisatrice.

    Finalement, la FED n’a pas augmenté les taux d’intérêts et a attendu la fin de l’année 2013 pour réduire les achats aux banques de produits structurés et de bons du Trésor. Un certain retour au calme s’est opéré.....

    #économie
    #finance
    #FED
    #États-Unis


  • Les aides massives des banques centrales aux grandes banques privées | Le Blog de la Résistance
    http://resistanceauthentique.wordpress.com/2014/08/27/les-aides-massives-des-banques-centrales-aux-grande

    Mais banques centrales et grandes banques privées ne sont qu’une seule et même entité , une seule et même banque, au final ; Ceux qui possèdent la FED par exemple (ses actionnaires), sont ceux qui possèdent les grandes banques privées qui la composent : c’est un faux paradigme, dans ce qui est un immense jeu de vases communicants ; dans lequel une poignée d’élus jouissent du privilège suprême : celui de la création monétaire ; Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance (spécial été )

    Résumé : Depuis l’éclatement de la crise bancaire en 2007, les banques centrales des pays les plus industrialisés prêtent massivement aux banques à des taux d’intérêt très bas afin d’éviter des faillites, permettant aux grandes banques qui en bénéficient d’économiser des sommes considérables en termes de remboursement des intérêts.

    La Fed achète massivement aux banques des États-Unis des produits structuréshypothécaires, la BCE n’achète pas jusqu’ici de produits structurés mais elle accepte que les banques les déposent comme collatéraux, autrement dit comme garantie, des prêts qu’elle leur octroie.

    Les gouvernements, quant à eux, apportent leurs garanties et injectent massivement des capitaux afin de recapitaliser les banques.

    Les banques systémiques savent qu’en cas de problème, du fait de leur taille et du risque que représenterait la faillite de l’une d’elles (« too big to fail »), elles pourront compter sur le soutien des États qui les renfloueront sans sourciller.

    Les gouvernements empruntent sur les marchés financiers en émettant des titres de la dettepublique souveraine. Ils confient la vente de ces titres aux grandes banques privées. Les banques bénéficient par ailleurs de baisse d’impôts sur les bénéfices.

    De plus, au sein de la zone euro, les banques jouissent du monopole du crédit destiné au secteur public........

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    Les prêts massifs des banques centrales aux banques privées

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  • CADTM - Les cadeaux et aides des gouvernements aux grandes banques privées
    http://cadtm.org/Les-cadeaux-et-aides-des
    http://cadtm.org/local/cache-vignettes/L300xH169/arton10572-6fbac.png

    Les aides des gouvernements consistent en garanties et en injections de capitaux afin de recapitaliser les banques. Pour la période d’octobre 2008 à décembre 2011, 1 174 milliards d’euros (soit 9,3 % du PIB de l’UE |1|) de garanties ont été accordées par les gouvernements de l’Union européenne pour assumer les dettes bancaires en cas de nécessité. Il faut y ajouter 442 milliards d’euros (3,5 % du PIB de l’UE) d’injections de capitaux publics dans le capital des banques. En 2012 et en 2013, les recapitalisations ont continué : environ 40 milliards d’euros en Espagne rien qu’en 2012, plus de 50 milliards d’euros en Grèce, une vingtaine de milliards d’euros à Chypre, 4 milliards d’euros supplémentaires pour Dexia en Belgique, 3,9 milliards d’euros pour Monte dei Paschi en Italie, 3,7 milliards d’euros aux Pays-Bas pour la banque SNS, 4,2 milliards d’euros au Portugal, sans oublier l’Irlande, la Slovénie, la Croatie. La quasi faillite de la principale banque portugaise Banco Esperito Santo en juillet 2014 a également un coût pour l’État portugais. Il faut préciser que ces aides directes apportées par les gouvernements l’ont généralement été sans que soit exigée en contrepartie l’entrée des représentants des États dans les conseils d’administration des banques en vue de contrôler l’utilisation des fonds mis à disposition |2|.

    Un petit calcul approximatif peut donner une idée de l’importance des injections de capitaux si on compare le volume de celles-ci au capital dur des banques. Les 20 plus grandes banques européennes ont en 2012 des actifs de l’ordre de 23 000 milliards d’euros, si on considère qu’en moyenne leur capital dur représente 3 % des actifs, le capital dur total s’élève grosso modo à 700 milliards d’euros. Si on prend en compte que les pouvoirs publics européens ont réalisé en quelques années des injections de capitaux dans ces 20 grandes banques pour 200 milliards d’euros (il faudrait faire un calcul précis prenant en compte les injections dans des banques comme Fortis qui ont été rachetées par BNP Paribas), on se rend compte que l’apport est tout à fait impressionnant.

    Par ailleurs, se référant aux garanties octroyées par les États aux grandes banques trop grandes pour faire faillite, certains auteurs parlent de subsides implicites aux grandes banques et en dénoncent les effets pervers (voir encadré).....

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    La baisse des impôts sur les bénéfices effectivement payés par les banques. Elles ont déclaré des pertes en 2008 et 2009 (parfois pour d’autres années) qui leur permettent d’éviter de payer des impôts pendant plusieurs années

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    #économie
    #finance
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  • La Suisse, Mecque du bitcoin pour les start-up
    http://www.bilan.ch/argent-finances-plus-de-redaction/bitcoin-scene-suisse-start-effervescence

    La Mecque de la cryptomonnaie : voilà ce qu’est la Confédération selon le Wall Street Journal. Tandis qu’à Zoug émerge une Crypto Valley peuplée d’expatriés, les projets liés à la monnaie virtuelle pullulent dans le pays.

    En effet, ça bouge pas mal...

    #Banque #Bitcoin #Crypto-monnaie #Finance #Innovation #Monnaie #Numérique #Startup #Suisse #Économie


  • Coopératives et financement participatif : un remède à la crise ?
    http://www.marianne.net/Cooperatives-et-financement-participatif-un-remede-a-la-crise_a240701.html

    Si l’exécutif manque cruellement d’imagination pour redresser le pays, les salariés français, eux, regorgent de créativité. Pour préserver leurs emplois ou retrouver une activité professionnelle après un licenciement, ils sont de plus en plus nombreux à se lancer dans la création de Sociétés coopératives et participatives (Scop). Certains vont jusqu’à actionner, dans le même temps, un autre levier : le financement participatif. Mais est-ce vraiment efficace ?

    http://www.marianne.net/photo/art/default/984689-1167458.jpg?v=1408367687

    Née des combats ouvriers du XIXe siècle, la Scop, anciennement Société coopérative ouvrière de production, se porte bien. Selon les chiffres publiés par la Confédération générale des Scop, association nationale qui anime et coordonne le réseau des sociétés coopératives, l’année 2013 a même été un très bon cru. « La meilleure depuis six ans » selon Patrick Lenancker, président de la confédération. Un peu plus de 260 Scop et Scic (les Sociétés coopératives d’intérêt collectif) ont été créées. Au total, le réseau comptabilise, aux dernières nouvelles, 2 252 coopératives adhérentes, ce qui représenterait 45 000 salariés et un chiffre d’affaires consolidé de 3,9 milliards d’euros.

    Une belle croissance sans doute due, en partie, à des cas très médiatiques. En effet, la coopérative a refait parler d’elle — et en bien — en 2012 lors de la mise en liquidation judiciaire de la compagnie maritime SeaFrance et le projet de la CFDT de reprise de l’entreprise sous la forme d’un Scop, une initiative alors soutenue par le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Les ex de SeaFrance ont fini par se lancer à l’eau, en créant leur compagnie maritime, MyFerryLink, sous cette forme, pour continuer leur activité. ....

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    D’abord, ce type de société résiste mieux à la crise que les entreprises traditionnelles. Selon l’Insee, le taux de pérennité à trois ans des Scop est de 76 % contre 65 % pour l’ensemble des entreprises françaises

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    #économie
    #coopératives
    #correia
    #crowdfunding
    #financement_participatif
    #scop


  • CADTM - L’annulation de la dette allemande en 1953 versus le traitement réservé au Tiers Monde et à la Grèce
    http://cadtm.org/L-annulation-de-la-dette-allemande
    http://cadtm.org/local/cache-vignettes/L300xH178/arton10545-83b97.jpg

    Les États-Unis procèdent à des annulations de dettes à l’égard de certains de leurs alliés. L’opération la plus évidente dans ce contexte est le traitement de la dette allemande réglementé par l’Accord de Londres de 1953. Pour s’assurer que l’économie de l’Allemagne occidentale est relancée et constitue un élément stable et central dans le bloc atlantique, les Alliés créanciers, États-Unis en tête, font des concessions très importantes aux autorités et aux entreprises allemandes endettées qui vont bien au-delà d’une réduction de dette. Une comparaison entre le traitement accordé à l’Allemagne occidentale d’après-guerre et les PED ou la Grèce d’aujourd’hui est édifiant.

    L’allègement radical de la dette de la République fédérale d’Allemagne (RFA) et sa reconstruction rapide après la seconde guerre mondiale ont été rendus possibles grâce à la volonté politique de ses créanciers, c’est-à-dire les États-Unis et leurs principaux alliés occidentaux (Royaume-Uni, France). En octobre 1950, ces trois alliés formulent un projet dans lequel le gouvernement fédéral allemand reconnaît l’existence des dettes des périodes précédant et suivant la guerre. Les alliés y joignent une déclaration signifiant que « les trois pays sont d’accord que le plan prévoit un règlement adéquat des exigences avec l’Allemagne dont l’effet final ne doit pas déséquilibrer la situation financière de l’économie allemande via des répercussions indésirables ni affecter excessivement les réserves potentielles de devises. Les trois pays sont convaincus que le gouvernement fédéral allemand partage leur position et que la restauration de la solvabilité allemande est assortie d’un règlement adéquat de la dette allemande qui assure à tous les participants une négociation juste en prenant en compte les problèmes économiques de l’Allemagne » |1| .....

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    La dette réclamée à l’Allemagne concernant l’avant-guerre s’élève à 22,6 milliards de marks si on comptabilise les intérêts. La dette de l’après-guerre est estimée à 16,2 milliards. Lors d’un accord conclu à Londres le 27 février 1953 |2|, ces montants sont ramenés à 7,5 milliards de marks pour la première et à 7 milliards de marks pour la seconde |3|. En pourcentage, cela représente une réduction de 62,6 %.

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    #finance
    #banques
    #Allemagne
    #annulation de la #dette #allemande en #1953 versus le traitement réservé au #Tiers_Monde et à la #Grèce


  • Catastrophe urbanistique au #Kosovo : le #chaos_urbain de #Pristina

    Connaissez-vous le « style classico-orientalo-américano-victorien improvisé » ? C’est lui qui caractérise les nouvelles constructions de la capitale du Kosovo. En 15 ans, 75% du bâti existant a été détruit, y compris les vieux quartiers, et la majorité des constructions nouvelles sont illégales.

    http://balkans.courriers.info/IMG/png/Overview_of_the_Pristina_center_from_the_hill-2.png
    http://balkans.courriers.info/article25337.html

    #urbanisme #géographie_urbaine #ville

    • [citation du lien donné]

      Pour Visar Geci, l’un des architectes fondateurs d’Archis Interventions, la cause majeure de cette situation invraisemblable fut la #corruption. « Un inspecteur du bâtiment tolérait le début de votre construction et s’arrangeait pour qu’il n’y ait aucune visite de contrôle. Puis, un autre inspecteur découvrait votre chantier non autorisé et empochait des ’frais’. Ce petit manège se répétait plusieurs fois au cours de la construction. Aucun de ces édifices n’a été terminé sans que leurs propriétaires ne déboursent des milliers d’euros en ’frais complémentaires’ »...

      Quand-même pas si étonnant que ça, vu que Kosovo ainsi que l’ #Albanie est classifié par la #OCDE [ #OECD ] comme pays du #tiers_monde

      Un peu plus sur des conditions en détail

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Kosovo

      [...]

      Les problèmes économiques sont nombreux :

      Un taux de #chômage officiel autour de 40 %, qui favorise l’économie souterraine au détriment des finances publiques, et peut encourager des dérives mafieuses. De fait, un développement mafieux de l’#économie, un fort #crime_organisé, trafic de #drogue, d’organes et des détournements des fonds d’aide internationale sont soulignés.
      Les tensions irrédentistes du nord du pays accroissent les difficultés du pays.
      Le pays doit faire face à la dégradation ou à l’insuffisance des infrastructures que la guerre de 1999 n’a fait qu’aggraver. La distribution d’#électricité est souvent interrompue faute de réseaux et de moyens de #production suffisants. La principale #centrale_électrique du pays, située à Obilić, alimentée par le lignite extrait à proximité, est partiellement inopérante malgré les aides reçues de l’’Union_européenne. Le manque de fiabilité du réseau électrique a des conséquences sur toute l’économie et en particulier l’#industrie.
      Le pays n’offre pas assez de protection pour les #investissements étrangers, qui s’avèrent peu ou pas rentables, et qui par ailleurs manquent cruellement de promotion par le jeune État pour réellement soutenir et développer leurs activités.
      Aujourd’hui le #secteur_privé se développe toutefois plus vite que le #secteur_public largement sous-financé au regard des missions qu’il devrait offrir à la population.
      Mais depuis le début de la Grande Récession en 2008, dont le centre s’est déplacé vers l’Europe, l’État kosovar souffre lourdement de difficultés à trouver des #financements, mais aussi à rentabiliser les investissements et dépôts réalisés auprès des #banques étrangères et normalement utilisés pour garantir la #solvabilité de ses #emprunts. Il peine par ailleurs du fait du ralentissement mondial de l’activité (surtout avec les pays européens voisins eux aussi en difficulté, qui constituent pourtant son principal débouché commercial) et de sa forte dépendance énergétique qui se facture entièrement en devises étrangères. Enfin les apports de #devises par les populations kosovares émigrées se sont raréfiés et les efforts pour développer le #tourisme depuis l’#Europe se sont avérés coûteux, peu efficaces sans les #infrastructures vitales qu’il peine à garder fonctionnelles, et donc trop peu rentables pour lui apporter des entrées de taxes supplémentaires.

      Le principal employeur du pays (et pourvoyeur de devises) reste encore la base américaine de #Camp_Bondsteel, la plus grande aux #Balkans, faisant du Kosovo un État très dépendant économiquement des #États_Unis. Ces derniers se servant de cette base stratégique comme point de contrôle de la région, et d’observation de la Fédération de #Russie.

      [...]

      #USA #militaire
      #migration


  • Swedish minister says migration from Syria, Iraq straining public finances

    (Reuters) - Asylum seekers fleeing Iraq and Syria are straining Sweden’s public finances just as the government is likely to cut its estimate for economic growth next year, Finance Minister Anders Borg said on Monday.

    http://uk.reuters.com/article/2014/08/11/uk-sweden-borg-immigration-idUKKBN0GB13T20140811

    #Suède #migration #asile #réfugiés #PolitiqueMigratoire #coût #finances_publiques


  • CADTM - Super Mario pour les banquiers
    http://cadtm.org/Super-Mario-pour-les-banquiers
    http://cadtm.org/local/cache-vignettes/L300xH201/arton10535-e4f9b.jpg

    La BCE a annoncé le jeudi 7 août 2014 qu’elle maintenait les mesures adoptées à la réunion du 5 juin 2014. Elle fait cela dans un contexte d’échec patent des politiques qu’elle applique depuis le début de la crise |1|. L’Italie est en récession : le PIB a reculé de 0,2 % au deuxième trimestre 2014, après une baisse de 0,1 % au précédent |2|. Au Portugal qu’on disait sorti d’affaire, la quasi banqueroute de la deuxième banque du pays, Banco Espirito Santo (un véritable empire économique à l’échelle de ce pays) entraîne un coût énorme pour le Trésor public qui une nouvelle fois socialise les pertes. En Allemagne, la production industrielle n’a augmenté que de 0,3 % en juin 2014, alors qu’on annonçait une hausse de 1,2 %. Sur un an, l’activité industrielle allemande s’est contractée de 0,5 % (+ 0,3 % attendu). L’inflation, est tombée à 0,4 % en juillet 2014 dans la zone euro alors que la BCE est selon ses statuts tenue de rapprocher le taux d’inflation de 2%. Dans la zone de la monnaie unique, le taux de chômage se maintient au niveau élevé de 12%. Malgré des résultats économiques mauvais, Mario Draghi reçoit les éloges des grands médias. Dans la suite de cet article sont analysées les mesures prises par la BCE depuis juin 2014. Cet article sera suivi d’une série intitulée : Les États au service des banques au prétexte du « Too big to fail » (elle comprendra 8 parties).........

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    Accorder 400 milliards d’euros supplémentaires de crédits de longue durée aux banques

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    #finance
    #économie
    #Mario_Draghi ( #Super_Mario )
    #banques
    #banksters
    #BCE
    #PIB
    #LTRO


  • La gendarmerie démantèle une plateforme illégale d’échange de bitcoins
    http://www.nextinpact.com/news/88573-la-gendarmerie-demantele-plateforme-illegale-dechange-bitcoins.htm

    C’est une première en Europe, les gendarmes français de la section de recherches de la région Midi-Pyrénées ont démantelé une plateforme d’échange de bitcoins, considéré comme « illégale ».

    La nouvelle à quelques semaines maintenant, mais me semble significative de le fermeté qu’entendent avoir les autorités françaises vis à vis du bitcoin. Et ça n’a peut-être pas non plus rien à voir avec le fait que les places de marché « autorisées » ont maintenant leurs entrées dans les institutions...

    #Autorité_de_contrôle_prudentiel_et_de_résolution #Banque #Bitcoin #Finance #France #Gendarmerie_nationale_(France) #Illégalité #Monnaie


  • Tromperie sur la dette
    http://www.marianne.net/Tromperie-sur-la-dette_a240371.html
    http://www.marianne.net/photo/art/default/984328-1166974.jpg?v=1406813089

    La dette publique est aujourd’hui hissée au rang de fléau ultime. Un mot d’ordre est répété en boucle : pas de croissance sans désendettement, et pas de désendettement sans austérité. Pour renouer avec la prospérité, encore faudrait-il que les populations acceptent de se serrer la ceinture. C’est en tout cas, sur l’air de « There is no alternative », le message qui leur est envoyé. Et c’est le point de départ d’un essai qui défend une approche aussi radicale que différente......

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    « L’enjeu n’est pas l’équilibre budgétaire »

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    la crise permet de délivrer l’Etat « de l’emprise de la lutte des classes, de la pression des revendications sociales et de l’élargissement des droits sociaux »

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    ... d’imposer des prélèvements multiples : impôt, réduction du salaire nominal, coupe dans les dépenses sociales comme les retraites, augmentation des prix, privatisations...

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    #banques
    #banksters
    #dette
    #europe
    #finance
    #politique


  • Au bas de l’échelle sociale, la dette menace de rebasculer | La Chronique Agora
    http://la-chronique-agora.com/echelle-sociale-dette

    Nous voyons douleur et souffrance. Au bas de l’échelle financière, jour après jour, les gens rament.

    Ce phénomène est masqué par les statistiques. Les chiffres moyens — pour les salaires, les revenus et la richesse des ménages — sont gonflés de gaz. Grâce à la hausse des cours, ceux qui ont des actifs substantiels sont devenus substantiellement plus riches… faisant grimper les moyennes avec eux.

    Mais qu’en est-il de ceux tout en bas ? Nous ne parlons pas de la classe moyenne, mais ceux encore au-dessous. Comment vivent-ils ? Que mangent-ils ? Comment font-ils pour joindre les deux bouts ? Non que nous soyons tout à coup devenu charitable. Nous ne nous soucions pas d’"équité" non plus. De telles préoccupations sont bien trop généreuses et socialement responsables pour nous.

    Non, nous nous inquiétons simplement, égoïstement, de ce qui arrive aux passagers des cabines de première classe quand la vie sur le pont inférieur devient intolérable.
    Une partie croissante de l’économie imbibée de crédit dépend des marginaux qui sont dans la soute. En 2007, c’est la dette immobilière subprime marginale qui a fait basculer le monde financier dans la crise. A présent, il existe aussi des prêts automobile subprime… des prêts étudiants subprime… des obligations d’entreprises subprime… des dettes gouvernementales subprime (le Sénégal… la Grèce !)....

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    Nous avons entendu parler des « courses de minuit », par exemple. Les programmes gouvernementaux d’aide alimentaire créditent leurs cartes à minuit. Des consommateurs désespérés font déjà la queue dans les magasins discount ouverts 24 heures sur 24… et les ventes augmentent au milieu de la nuit.

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    #économie
    #finance
    #dette
    #consommation
    #emploi


  • CADTM - Les fonds vautours qui dépècent l’Argentine se jettent sur l’Espagne
    http://cadtm.org/Les-fonds-vautours-qui-depecent-l
    http://cadtm.org/local/cache-vignettes/L300xH199/arton10516-bb688.jpg

    Le fonds vautour NML Capital, qui avec d’autres, maintient l’Argentine au bord de la suspension de paiement, est déjà en train de dévorer la charogne sur le marché espagnol. Elliott Management, fonds opportuniste du multi-spéculateur étatsunien Paul Singer, a déjà récupéré un milliard d’euros en crédits défaillants de Bankia et 300 millions d’euros de Santander. Selon Auraree.com, il aurait payé à peine 50 millions pour les deux portefeuilles.

    En mars 2013, la presse économique signalait qu’Elliott avait acquis 300 millions d’euros de crédits à la consommation en souffrance de Santander Consumer Finance, avec un rabais d’environ 96%. Le prix payé laisse songeur : près de 12 millions d’euros, selon la presse (Cinco Días).
    En août de la même année 2013, Bankia, l’entité nationalisée qui a le plus profité du sauvetage bancaire espagnol, ce qui a considérablement élevé la dette publique, informait qu’elle avait vendu 3 portefeuilles de crédits défaillants pour un volume total de 1,35 milliards d’euros de dette. Dans l’information communiquée à l’organisme chargé de la supervision des marchés financiers, la CNMV (Comisión Nacional del Mercado de Valores), Bankia n’indiquait ni à qui les prêts avaient été vendus, ni à quel prix. Malgré un manque flagrant de transparence, la presse économique a donné des détails de l’opération, pour laquelle elle estime que les acheteurs peuvent avoir bénéficié d’un rabais de 95 % : parmi ceux-ci figureraient le vautour Cerberus (conseillé par José María Aznar Jr., fils de l’ex-président du gouvernement), Elliott et l’entreprise de recouvrement norvégienne Lindorff. Selon l’information publiée par Finanzas.com, « le portefeuille est estimé à 1,35 milliards, mais ils ont seulement payé 68 millions ». Bankia, que nous avons contactée pour confirmer ces données, nous a répondu : « Pour des raisons de confidentialité, nous ne donnons jamais les chiffres et les acheteurs ne veulent pas être identifiés. ».....

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    Elliott spécule, entre autre, sur les dettes publiques, en violant toute souveraineté des États et de leurs peuples. Mais il spécule aussi sur les dettes privées et était entré en possession de 2 millions de dollars de celle de Lehman Brothers en 2011.

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    Ce qui se passe en Argentine est emblématique de ce que commence à vivre la Grèce, où opèrent des fonds vautours comme Dart Management, dont le siège se trouve aux îles Caïman et qui opère aussi en Argentine. Déjà en 1999, NML a obtenu, grâce à un jugement aux USA, le paiement de 58 millions de dollars du Pérou pour une dette que le fonds avait acheté 11 millions. Il a aussi fait des affaires avec la RDC.

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    #finance
    #Argentine
    #Espagne
    #fonds_vautours
    #fonds_opportuniste
    #multi_spéculateur #étatsunien #Paul_Singer


  • Intéressant article du Monde sur les relations entre les #Églises / #religions monothéistes par rapport à la #finance :

    La crise économique de 2008 a obligé les grandes religions monothéistes à préciser leur position par rapport à la finance, un point de vue pas toujours cohérent avec la façon dont elles gèrent leurs propres affaires.

    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/07/25/comment-les-religions-font-le-menage-dans-leurs-finances_4454671_4355770.htm

    #Vatican #Consistoire #juif #catholicisme #protestantisme #islam #oir #banque


  • Quand la terre devient refuge, elle vaut de l’or
    http://farmlandgrab.org/post/view/23759-quand-la-terre-devient-refuge-elle-vaut-de-lor

    Si en Belgique, le mouvement ne se mesure qu’en centaines d’hectares – environ 2.000 par an, selon certaines estimations – pour les défenseurs du monde agricole, c’est déjà trop. Aussi, à l’occasion de la foire de Libramont, une demi-douzaine d’associations a annoncé le lancement d’une plate-forme de sensibilisation.

    « Ils veulent 1 %, ça peut paraître peu mais c’est beaucoup plus élevé que le bail à ferme légal, dit Philippe Duvivier, président de la Fugea (Fédération unie de groupements d’éleveurs et d’agriculteurs). Lorsque la terre atteint 35.000 ou 40.000 euros l’hectare, 1 %, ça représente 350 à 400 euros de location par année alors que le bail à ferme légal fixe les montants à 200-250 euros ». Et d’aligner l’exemple récent d’une propriété de 100 hectares à vendre dans la région d’Ath. Les neuf agriculteurs locataires ont proposé 15.000 euros l’hectare… Alors que la procédure de vente n’est pas clôturée, un groupe d’investisseurs flamands a fait monter les enchères jusqu’à 50.000 euros… « C’est énorme pour la Wallonie mais c’est la moitié de la valeur de la terre agricole flamande, on comprend mieux dès lors leur intérêt ».

    #terres #spéculation #finance


  • Eric Larchevêque : « Le seul moyen d’arrêter Bitcoin, c’est d’éteindre Internet »
    http://usbek-et-rica.fr/eric-larcheveque-le-seul-moyen-darreter-bitcoin-cest-deteindre-interne

    Aujourd’hui, Bitcoin est très difficile d’accès, mais ça peut devenir mainstream si l’on crée des services qui permettent de simplifier cette technologie plutôt rude. Ce n’est pas une technologie élitiste. L’objectif du Bitcoin, c’est de redonner le pouvoir à tout le monde sur la monnaie.

    #Banque #Bitcoin #Finance #Innovation_disruptive #Monnaie #Économie

    • Pour ma part même si je comprends tout à fait ce que veut dire @rastapopoulos, je suis toujours gêné à l’idée de « diaboliser » les objets, car pour moi on se trompe de cible.

      Je m’explique.
      Ce n’est pas en interdisant la fabrication des couteaux qu’on a appris à l’homme à (normalement) ne pas tuer ses congénères. Aujourd’hui avec les couteaux de cuisine en vente libre, chacun a chez soi de quoi trucider ses voisins. Majoritairement on ne trucide pas ses voisins, parce qu’on a globalement bien assimilé un des commandements qui a dit qu’on ne « tuera point ».
      Pour moi l’argent est un couteau. On peut le faire disparaître, mais ça ne résoudra pas grand chose. Le problème c’est qu’aucun commandement ne nous dit « tu n’exploiteras point ». Pire avec le capitalisme néolibéral on a même réussi à faire un nouveau commandement qui dit « tu dois faire du profit » (et être assez malin pour te mettre en position d’exploiter les autres).
      Le combat est avant tout un combat moral, la technologie n’est qu’un écran de fumée.
      On n’a pas besoin d’argent pour exploiter, pour abuser du pouvoir qu’on s’octroie aux dépens des autres... Se passer de l’argent ne nous garantit pas de nous libérer de l’exploitation, et le fonctionnement de communautés sectaires et patriarcales nous l’indique clairement.
      Pour moi le vrai chantier de la gauche doit être de diaboliser les comportements immoraux, criminels, et non pas les outils qui apparaissent ça et là, même si les outils bénéficient d’abord à ceux qui ont déjà le pouvoir. Il me semble que c’est comme ça que la civilisation aide petit à petit l’humanité à se révéler...

    • – L’argent n’est pas un couteau, tu ne peux pas le fabriquer toi-même et l’utiliser dans ton coin. C’est un système.

      – « Un outil » ça ne veut rien dire. Le seuil de complexité impose ou pas des conséquences obligatoires suivant les outils. Impose un monde qui l’entoure obligatoirement pour y avoir accès (urbanisme, réseaux mondiaux, etc). Il faut vraiment arrêter de dire « un outil » dans le vague.

      – Une condition nécessaire n’est pas forcément suffisante. Dire « on n’a pas besoin d’argent pour exploiter » est donc une fausse argumentation. C’est tout à fait vrai mais dans le même temps cela n’implique pas que se passer au maximum de l’argent ne soit pas une des conditions nécessaires (mais non suffisante, donc). Tout comme une société sans racisme, ou une société sans sexisme n’est pas suffisante pour ne plus avoir d’exploitation, mais est pourtant nécessaire.

    • @rastapopoulos :

      « Un outil » ça ne veut rien dire. Le seuil de complexité impose ou pas des conséquences obligatoires suivant les outils. Impose un monde qui l’entoure obligatoirement pour y avoir accès (urbanisme, réseaux mondiaux, etc). Il faut vraiment arrêter de dire « un outil » dans le vague.

      Ça me rappelle un extrait de livre de Derrick jensen que j’aime toujours autant :

      Pointer le fait que la production de masse va à l’encontre de ce qui est nécessaire à une bonne culture et est incompatible avec notre survie à long terme ne veut pas dire que que je n’aime pas les douches chaudes, le baseball, les bons livres ou Beethoven. Je souhaiterais que les choses que nous produisons — les bonnes choses au moins — soient séparables du processus plus global : je souhaiterais que nous puissions avoir des douches chaudes sans construire de barrages ni de centrales nucléaires.

      Dans une certaine mesure ceci est possible. Ca ne prendrait pas longtemps pour mettre en place un système pour chauffer l’eau sur mon poele à bois, et la verser dans un réservoir qui fait couler l’eau lorsque je tire sur une corde. Mais où trouverais-je le métal et le verre pour le poele ? Où trouverais-je la corde, ou le réservoir ? Où trouverais-je le bois ? Il semble que nous nous soyons mis nous-mêmes dans une impasse.

      [...]
      Vous pouvez dire que je suis fou de suggérer que les douches chaudes se basent sur les barrages, les centrales nucléaires, les bombes à hydrogène et le napalm. Moi je pense qu’il est encore plus fou d’avoir construit toutes ces choses si on peut avoir des douches chaudes sans elles.

      — Derrick Jensen,A Language Older Than Words, p. 278-82

      #primitivisme #anticiv
      Et aussi un texte que j’aime bien :
      http://anarchieverte.ch40s.net/2009/02/technologie-est-ruine-de-la-planete

    • Dans mon raisonnement, un outil tel que le couteau est aussi le fruit d’un système (je suis personnellement incapable de fabriquer une lame métallique tout seul), et le fait que tout le monde possède un couteau a une influence sociale, dans la mesure où la structure de consommation alimentaire va se faire en présupposant que chacun dispose chez soi d’un couteau. Mais ok pour la nuance. Plutôt que « outil » on pourrait utiliser le mot « fonctionnalité » alors ?

      Je suis d’accord pour dire que les outils engendrent un impact « physique » sur le monde qui va au delà de leurs conditions d’accès. On a déjà parlé ici par exemple du fait qu’il est des infrastructures publiques qui interdisent le déplacement à pied dans l’espace public, et qui t’obligent à utiliser une voiture pour faire 400m car aucun trottoir n’est prévu au milieu des routes, sauf à faire un détour de 4km pour relier le point A et le point B sans te faire écraser.

      Je suis d’accord aussi que le bitcoin devrait non pas s’appeler monnaie électronique, mais monnaie électrique, pour rappeler qu’il faut une centrale nucléaire, thermique, solaire, éolienne ou autre pour qu’on puisse l’utiliser (électronique c’est un peu gentillet quand on y pense...)

      Je n’ai jamais dit que l’argument « on n’a pas besoin d’argent pour exploiter » était un argument imparable en faveur du bitcoin. J’ai dit qu’à mon sens on se trompait de cible en visant les outils plutôt que les comportements
      (à titre personnel je ne suis pas favorable au bitcoin : j’ai plus confiance en l’Etat, malgré tout son délabrement et sa perversion libérale généralisée, pour assurer un minimum d’intérêt général monétaire, que dans l’autorégulation spontanée des usagers d’un système qui, sauf erreur de ma part, ne peut empêcher les comportements spéculatifs malveillants).

      On a sans doute une approche stratégique divergente :
      – d’un côté fabriquer un outil concurrent de l’outil des puissants ressemble à une démarche qui légitime et donc renforce l’outil des puissants (vision pessimiste).
      – d’un autre côté fabriquer un outil concurrent de l’outil des puissants vise à diminuer le pouvoir relatif des puissants et donc gagner en influence pour infléchir les valeurs morales qui régentent l’économie (vision optimiste).

      Moi je le répète, ce qui m’importe, c’est que des préceptes moraux acceptés aujourd’hui (exploitation, prostitution, etc..) ne le soient plus demain, comme la civilisation a à peu près réussi à bannir officiellement le viol, la torture, l’esclavage.. indépendamment du contexte matériel et technologique...


  • ’La confiscation de l’épargne devient une tendance mondiale’
    http://www.express.be/business/fr/economy/la-confiscation-de-lepargne-devient-une-tendance-mondiale/196450.htm
    http://media2.express.be/pictures/lowres/afp-photos/photo_1363714097213-1-0.jpg

    Maintenant que le « bail-in » (c’est-à-dire le sauvetage d’une banque effectué en mettant les déposants à contribution, comme cela a été fait à Chypre, ndlr) est devenu une pratique acceptée tout autour de la planète, aucun compte bancaire et aucun fonds de pension ne sera plus jamais en sécurité à 100% », écrit Michael Snyder sur « The Economic collapse ». Il cite des exemples qui indiquent que cette pratique s’est en effet généralisée dans le monde au cours des derniers mois :

    ✔ Pologne : Reuters rapporte que le gouvernement polonais a annoncé mercredi dernier qu’il allait transférer à l’Etat plusieurs actifs détenus par des fonds de pension privés pour réduire la dette nationale. L’association des fonds de pension polonais a jugé que cette décision était inconstitutionnelle parce que le gouvernement s’est emparé de certains de leurs actifs privés sans leur proposer la moindre compensation......

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    « Cela signifie que les gouvernements du monde considèrent désormais que notre argent constitue une partie de la solution en cas de faillite future de grandes banques », écrit Snyder.

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    #banksters
    #économie
    #finance
    #confiscation
    #épargne
    #bail-in
    #Chypre
    #banques
    #ponction
    #prélèvement
    #contribution
    #déposant


  • Tout titulaire d’un compte en Espagne paye maintenant une taxe sur ses...
    http://www.express.be/business/fr/economy/tout-titulaire-dun-compte-en-espagne-paye-maintenant-une-taxe-sur-ses-depots/206545.htm
    http://media1.express.be/pictures/lowres/afp-photos/c32ccad2ed32c441981d2cf7b631c506df04085b.jpg

    Tout titulaire d’un compte bancaire en Espagne sera taxé à hauteur de 0,03% sur ses dépôts avec effet rétroactif à partir du 1er Janvier de cette année, rapporte 20 Minutos. Le gouvernement espagnol a décidé d’instituer cette contribution pour uniformiser les régimes fiscaux des différentes régions autonomes, et pour trouver des financements pour des mesures de stimulation de la croissance économique et de création d’emplois.

    La mesure avait déjà été approuvée en 2013, mais le gouvernement avait fixé un taux de taxation à zéro en indiquant qu’il se réservait la possibilité de l’augmenter par la suite. La taxe n’avait été appliquée que dans certaines provinces (Andalousie, îles Canaries et Estrémadure). Désormais, elle est donc étendue à l’ensemble du pays. Ce sont les banques qui seront chargées de procéder à la collecte pour le compte de l’État.......

    #économie
    #finance
    #Espagne
    #comptes
    #dépôts
    #taxes


  • Signalé par Pierre Ageron sur Twitter, cet article de Terraeco.net illustre une thématique qui sera abordée à la rentrée sur clio-carto dans le cadre du programme de seconde : « Nourrir les Hommes ». Peut-être @odilon a-t-elle déjà signalé le lien ; )

    Les champs français, nouveau placement financier - Terra eco
    http://www.terraeco.net/Nouveau-placement-financier-les,55993.html

    Dans la Somme, Michel Ramery, entrepreneur du BTP et 369e personnalité la plus riche de France, s’associe via un montage juridique et financier à des agriculteurs pour construire la fameuse ferme des Mille vaches. Dans le Bordelais, des holdings chinoises multiplient les investissements dans les vignobles. Dans le Pas-de-Calais, deux investisseurs belges se paient 250 hectares de terres convoitées par des jeunes agriculteurs du cru. En Camargue, la famille royale danoise rachète à une mutuelle la plus grande ferme du coin.

    Le point commun entre ces quatre affaires qui ont secoué ces dernières années le monde agricole français semble être un détail. Pourtant, il change tout. A la tête de ces exploitations on ne trouve plus des agriculteurs mais des sociétés, qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’agriculture.

    #accaparementdesterres #agriculture #agrobusiness #spéculation #multinationales


  • Comment l’aide au développement se privatise au profit des grandes #Multinationales
    http://www.bastamag.net/Comment-l-aide-au-developpement-se

    Un réseau d’ONG s’alarme de la montée en puissance des « institutions financières de développement » (IFD), mandatées pour soutenir les investissements du secteur privé dans les pays émergents. Peu contrôlées, bien que dépendant de l’argent que leur versent États ou organisations internationales, ces banques auraient une fâcheuse tendance à favoriser les multinationales des pays riches, voire à financer des projet privilégiant la rentabilité économique sur l’utilité sociale des investissements. Quitte à (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Finance, Multinationales, #Paradis_fiscaux, #Solidarités_internationales, L’Europe sous la coupe de (...)

    #L'Europe_sous_la_coupe_de_l'austérité



  • La Fed s’inquiète de la survalorisation des réseaux sociaux
    http://www.zdnet.fr/actualites/reseaux-sociaux-attention-bulle-speculative-en-formation-39803891.htm

    La Banque Centrale américaine vient de publier un rapport sur l’activité économique du pays, mais aussi à l’international.
    http://www.federalreserve.gov/monetarypolicy/files/20140715_mprfullreport.pdf (PDF)
    Et dans ce document, elle relève notamment des anomalies en ce qui concerne la valorisation de sociétés dans certains secteurs.

    Et parmi ces secteurs où la cotation en bourse interpelle la Fed figurent les #biotechnologies, mais aussi les petits acteurs des #réseaux_sociaux – même si la Banque constate une baisse notable du prix des actions de ces sociétés depuis le début d’année. Le rapport juge ainsi certaines valorisations exagérées.

    #tech_companies #finance #spéculation

    Cf. http://seenthis.net/messages/276400#message276506