• Alain Finkielkraut : la nouvelle doxa - France 24, Opinion, Gauthier Rybinski
    http://www.france24.com/fr/20140413-alain-finkielkraut-nouvelle-doxa-editorial-gauthier-rybinski

    Mara Goyet, enseignante, écrivain et admiratrice critique du philosophe, résume parfaitement la tromperie : « Stéphane Hessel dit : ‘Indignez-vous’ et ça ne fait pas une pensée. Finkielkraut dit : ‘Désolez-vous’, mais ça ne fait pas non plus une pensée ».

    #finkielkraut


  • Alain Ruscio sur l’essayiste réactionnaire élu à l’Académie française et grand admirateur, entre autres, du nauséabond Renaud Camus.

    « Contribution à l’édition future des œuvres complètes d’Alain Finkielkraut » - Par Alain Ruscio

    http://www.regards.fr/web/contribution-a-l-edition-future,7658

    L’historien Alain Ruscio revient sur la carrière très médiatique du philosophe présumé, irréconciliable avec la France d’aujourd’hui. Une carrière jalonnée d’éclats qui font de lui le digne héritier de certains de ses devanciers de l’Académie française.

    Texte repris en partie de Alain Ruscio, Y a bon les Colonies ? La France sarkozyste face à l’histoire coloniale, à l’identité nationale et à l’immigration, Éd. Le Temps des Cerises, 2011.

    Je ne croyais pas que cela fût possible (toujours commencer par un imparfait du subjonctif, quand il s’agit de l’Académie française). J’étais naïf : cette France rance, ce pays qui marine dans l’affront national, est désormais capable de tout. Alain Finkielkraut va donc venir s’asseoir dans un des fauteuils qui recueillit les postérieurs du monarchiste Charles Maurras, condamné à la libération à la dégradation nationale, de Philippe Pétain, de Louis Bertrand, qui naguère voulait « former un seul bloc » des Européens d’Algérie et « les lancer contre l’ennemi commun, le musulman qu’on a eu la sottise de laisser vivre, alors qu’il fallait l’exterminer sans pitié » [1], du maréchal Juin, ennemi intransigeant de l’indépendance du Maroc, de Michel Debré, qui resta "Algérie française" au-delà du raisonnable (gaulliste)… Tiens, en lisant la liste des "ex", on apprend que Finkielkraut va occuper le fauteuil 21, détenu naguère par le duc d’Aumale, qui s’illustra par la prise de la smala d’Abd el Kader, où il y avait d’ailleurs plus de femmes et d’enfants que de farouches guerriers. La boucle (coloniale) est bouclée.

    #Finkilekraut #idées #racisme #colonialisme #culture #France


  • FINKIELKRAUT ET LES «FRANCAIS DE SOUCHE» | Camp - Volant
    http://campvolant.wordpress.com/2014/02/11/finkielkraut-et-les-francais-de-souche

    Dans une récente émission de télé, on a pu entendre Finkielkraut demander au ministre Valls de « ne pas oublier les Français de souche », validant du même coup le slogan xénophobe selon laquelle « il n’y en a que pour les immigrés ». Se défendant avec énergie et une fois de plus de tout racisme après cette émission dans le Figaro, il eut cette phrase terriblement révélatrice : « « Mes parents sont nés en Pologne, j’ai été naturalisé en même temps qu’eux en 1950 à l’âge de un an, ce qui veut dire que je suis aussi Français que le général de Gaulle mais que je ne suis pas tout à fait Français comme lui. »(6)

    C’est tout simplement la vision de l’extrême-droite que s’applique à lui-même Finkielkraut. C’est la théorie de l’immonde Alain Soral, par exemple, selon lequel, puisque Français de Souche il y a, les autres ne sont que des « Français de branche ». Des Français de « papiers » seulement, comme on dit au FN ou à l’UMP. Il se l’applique à lui-même, mais on voit bien que c’est pour s’en prendre à d’autres.

    #racisme #xénophobie #antisémitisme #Finkielkraut #extrêmedroite #réaction

    • oui on en a parlé ici, http://seenthis.net/messages/226416, mais alors ce qui suit c’est tout aussi édifiant.. Franchement Dieudonné c’est un épouvantail bien pratique pour Zemmour et Finkielkraut...

      Si l’on veut bien débarrasser la pensée de Finkielkraut (..) de ses précautions de Sioux pour éviter l’accusation de xénophobie et de racisme, la thèse que défend le philosophe est en effet très simple et trop bien connue : l’immigration menace de mort l’ « identité française ». Une identité imaginaire qu’il s’arroge le droit de définir comme étant celle dont il regrette la « disparition ». Ce qui l’amène à comprendre, nous dit-il, « la France de Maurice Barrès et d’Amélie Poulain, la France qui regrette le bon vieux temps où les Français de souche ne croisaient que leurs pareils(sic), la France sépia qui pleure son homogénéité perdue (..)

    • Je laisse de côté, pour le moment, les mesures très nombreuses que nous avons prises ou qui sont déjà envisagées pour rouvrir à la France meurtrie les portes de l’avenir : épuration de nos administrations, parmi lesquelles se sont glissés trop de Français de fraîche date , répression de l’alcoolisme, qui était en train de détruire notre race ; encouragement à la famille, cellule essentielle de la société et de la patrie ; réforme de l’instruction publique, en vue de la ramener à sa fonction éducatrice et à son rôle national.

      Philippe Pétain, Appel du 13 août 1940




  • Misère de notre addiction numérique
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/01/02/misere-de-notre-addiction-numerique_4342308_3232.html
    Un tribune du groupe Marcuse, parue dans Le Monde du 03/01, sur l’après #Snowden et ses révélations sur la #NSA. Peut-être l’un des textes les plus cohérents que j’aie lu sur la question. via @s_surveillance.

    L’affaire Snowden, du nom de l’ex-consultant pour l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) à l’origine des fuites sur le programme de surveillance électronique, a révélé l’ampleur du contrôle des citoyens du monde entier. Que faire face à ce phénomène ?

    La cascade de « révélations » sur les programmes de surveillance électronique, déclenchée par Edward Snowden au mois de juillet, continue. Après les classes politiques européennes et la presse, ce sont maintenant des écrivains du monde entier qui s’indignent et réclament l’édiction par l’ONU d’une déclaration des droits de l’homme numérique (« Refusons la société de surveillance ! », Le Monde daté 11 décembre). (…)

    Pour tous ceux qui défendent le projet de « société de la connaissance », il n’y a là que des dérives. Les nouvelles technologies restent à leurs yeux un vecteur de libération sans précédent, une panacée économique, politique, sanitaire.

    Les nations démocratiques doivent simplement ériger des garde-fous légaux contre les possibilités de surveillance qui s’offrent aux services de renseignement policier (version pirate : des communautés d’internautes libres doivent s’organiser contre les géants du Net).

    Et surtout :

    Les Etats et les grandes entreprises devraient vraiment faire preuve d’une vertu surnaturelle pour ne pas être tentés de tirer profit du fait que nous vivons dans une société où tout est enregistré, mémorisé.

    #peur #Finkielkraut ;-) mais surtout #big_data

    • Bouclé aujourd’hui le scénario d’un reportage dessiné où interviennent ces auteurs. Impecc’, comme toujours ! Si vous n’aimez pas Le Cauchemar de don Quichotte, lisez au moins La Liberté dans le coma !

      « L’aspiration individuelle à ne dépendre de rien ni de personne conduit à de nouvelles servitudes, à une forme de collectivisme non moins implacable que les communautés étouffantes d’autrefois. »

      Groupe Marcuse, La Liberté dans le coma, La Lenteur, Paris, 2013.
      http://www.librairie-quilombo.org/La-liberte-dans-le-coma

    • Les copains d’Oblomoff et de Marcuse m’indiquent qu’il préfère que l’on relaye l’ancienne version de l’article dans laquelle tous les noms apparaissait clairement. Je vous relais leur préférence :

      Misère de notre addiction numérique
      LE MONDE | 02.01.2014 à 17h21 • Mis à jour le 03.01.2014 à 18h35 | Groupe Marcuse

      Comment combattre la tyrannie de la surveillance ? L’affaire Snowden, du nom de l’ex-consultant pour l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) à l’origine des fuites sur le programme de surveillance électronique, a révélé l’ampleur du contrôle
      des citoyens du monde entier. Que faire face à ce phénomène ?

      La cascade de « révélations » sur les programmes de surveillance électronique, déclenchée par Edward Snowden au mois de juillet, continue. Après les classes politiques européennes et la presse, ce sont maintenant des écrivains du monde entier qui s’indignent et réclament l’édiction par l’ONU d’une déclaration des droits de l’homme numérique (« Refusons la société de surveillance ! », Le Monde daté 11 décembre).
      Les opinions publiques, qu’ils appellent à se soulever en défense de ces droits, semblent, elles, largement indifférentes.

      Dans cette affaire, ceux qui ne s’émeuvent point font preuve de plus de cohérence et de mémoire que ceux qui se montrent surpris et choqués. Car pour qui s’intéresse quelque peu au cours suivi par notre société-monde ces dernières décennies, l’ampleur des données aujourd’hui automatiquement à disposition des officines de surveillance politique et d’intelligence économique n’a rien d’étonnant.

      PAS DES RÉVÉLATIONS : UNE MISE À JOUR

      Face à l’ampleur des transformations de la vie quotidienne et du travail, face à la puissance du mouvement d’interconnexion de tous les réseaux de communication, des milliers d’articles de journaux, des dizaines d’ouvrages ont annoncé au fil des ans la situation où nous nous trouvons désormais.

      Pour ne citer que quelques livres très parlants : Tous fichés ! (Louisette Gouverne et Claude-Marie Vadrot, First, 1994), Surveillance électronique planétaire (Duncan Campbell, Allia, 2001), Sous l’oeil des puces (Michel Alberganti, Actes Sud, 2007),
      RFID : la police totale (collectif Pièces et main-d’oeuvre, L’Echappée, 2008), Surveillance globale (Eric Sadin, Climats, 2009).

      C’est dire à quel point les informations qui font régulièrement la « une » des journaux depuis cet été ne sont pas des révélations. Elles sont tout au plus une mise à jour : ça y est, ce n’est plus une projection ou une menace, nous sommes pour de bon dans ce monde-là.

      Un monde où toute une partie des libertés civiles conquises aux siècles passés s’évanouissent de facto dans les réseaux de fibre optique, les ondes émises par les antennes-relais et les serveurs des immenses datacenters. Où le souci de sa vie privée devient, selon le mot du journaliste Jean-Marc Manach, un « problème de vieux con ».

      Où le travail de renseignement de la police et le marketing des entreprises n’ont la plupart du temps pas besoin de se faire à l’insu des gens : avec les réseaux sociaux, on peut savoir sans violer l’intimité de personne qui préfère telle marchandise et pourquoi, qui professe telle opinion, etc.

      IL N’Y A LÀ QUE DES DÉRIVES

      Pour tous ceux qui défendent le projet de « société de la connaissance », il n’y a là que des dérives. Les nouvelles technologies restent à leurs yeux un vecteur de libération sans précédent, une panacée économique, politique, sanitaire.

      Les nations démocratiques doivent simplement ériger des garde-fous légaux contre les possibilités de surveillance qui s’offrent aux services de renseignement policier (version pirate : des communautés d’internautes libres doivent s’organiser contre
      les géants du Net).

      Or, considérer la surveillance comme un aspect négatif mais contingent est absurde.
      Il n’est pas possible, par exemple, d’opposer les avantages des cartes à puce RFID aux possibilités de contrôle à distance qu’elles recèlent, car la technologie de radio-identification repose sur la transmission automatisée de données d’une machine à une autre (de la puce au lecteur, du lecteur à l’ordinateur, etc.). La possibilité
      d’un contrôle instantané en découle directement.

      Plus globalement, à partir du moment où l’ensemble de nos activités sont informatisées, il y a beaucoup plus d’informations sur nous et elles ne peuvent jamais dans leur totalité être effacées, rendues anonymes ou inutilisables – que les logiciels soient libres ou pas.

      De même qu’il est impossible de bâtir une maison en amiante où personne ne serait jamais en contact avec de l’amiante, il est illusoire de penser que l’informatisation de toute la vie sociale pourrait ne pas générer des torrents d’informations sur toutes choses, à toutes fins utiles.

      Les Etats et les grandes entreprises devraient vraiment faire preuve d’une vertu surnaturelle pour ne pas être tentés de tirer profit du fait que nous vivons dans une société où tout est enregistré, mémorisé.

      UNE DES FORMES DE DOMINATION POLITIQUE

      Il est temps d’admettre que notre addiction aux écrans et aux réseaux est une des formes de domination politique qui s’exerce sur nous. L’affaire Snowden n’appelle pas des mises au point diplomatiques, des aménagements techniques ou juridiques –
      surtout pas une énième rénovation de la mal nommée Commission informatique et libertés.

      Elle est une mise en cause de notre mode de vie ultra-branché. Plutôt que de nous pousser à interpeller les puissants pour les supplier de ne pas abuser de leur pouvoir, elle devrait nous interpeller sur ce que notre époque entend par culture, amitié, amour ou gratuité.

      L’audace d’Edward Snowden restera vaine si elle ne répand pas l’idée que la nuit politique où nous sommes plongés est vouée à s’épaissir, tant que des aspirations à se détacher de nos machines intelligentes ne souffleront pas sur la société.

      Groupe Marcuse

      Signataires
      Cette tribune a été signée Matthieu Amiech, Aurélien Berlan, Julien Mattern et Nicolas Eyguesier qui sont des auteurs de La Liberté dans le coma. Essai sur l’identification électronique et les moyens de s’y opposer, paru en 2013 sous la signature du groupe Marcuse (Mouvement autonome de réflexion critique à l’usage des
      survivants de l’économie).

    • @bug_in : le mieux serait de publier leur tribune dans un média alternatif sur lequel ils garderaient un minimum de contrôle sur leur texte (d’ailleurs quand tu vois l’article à côté duquel ils ont été publiés, ça fait un peu mal : http://seenthis.net/messages/213141 ).

      Est-ce que tu pourrais leur demander si on peut publier leur texte sur paris-luttes.info ? Ou même s’ils peuvent l’envoyer eux-mêmes c’est encore mieux :)

    • Pas d’accord avec leur argumentaire technique que toute utilisation de l’informatique générant plein de données, l’ultra-surveillance est inévitable. On peut techniquement diminuer la quantité d’informations distribuée et les chercheurs ont plein d’idées pour cela, dont quelques unes sont mises en œuvre (Tor). On ne peut pas arriver au « zéro donnée » mais on peut diminuer le problème. C’est par exemple les travaux au sein du groupe perpass à l’IETF http://www.bortzmeyer.org/ietf-securite-espionnage-bis.html

    • Voila :

      Salut Florian,

      l interet de publier dans Le Monde, c est que ce soit lu par des personnes qui ne pensent pas ca, que ce genre de propos sorte des milieux ou ils sont couramment tenus, que des personnes improbables puissent avoir envie d acheter le livre. Bon, ça cest dans l ideal... Le fait qu ils mettent a cote un texte qui dise l inverse n est pas etonnant et a mon sens, pas grave, ca met meme en valeur ce qu’on dit dans ce cas, je trouve.

      C est une tentative, on n avait jamais fait ca, et on ne va pas se mettre le faire tous les jours quoi qu il arrive.

      Pour le site paris-luttes, je propose de leur envoyer un texte plus long dans quelques jours (je ne l ai pas sous la main, suis en voyage famille ces jours ci), le texte qu on avait ecrit au depart pour cette tribune ; on l a ensuite taille pour donner une chance a son pssage dans un gros quotidien, et par ailleurs ces rigolos en ont chnge le titre sans nous le dire ; donc je te fais passer tres prochainement un texte un peu plus long intitule « informatique ou liberte ? » dont ils pourront dire (ou pas) sur leur ste que c est une version longue de la tribune « Misere de nos addicitions... »

      Ca irait ?

      Merci pour les relais, passages de messages, etc. et a bientot.

      Matthieu

      J’ai répondu qu’évidemment, il n’y avait aucun problème :)

    • @stephane, on a quand même un gros problème d’inflation des données. Ça fait plaisir de savoir qu’il y a un peu de monde qui s’en préoccupe, mais concrètement la technophilie ambiante interdit de penser dans ces termes, et on crée des données jusque dans les bergeries, avec puces obligatoires (obligatoires !) et lecteurs RFID fortement conseillés. L’ #évaluation explose, appuyée sur l’explosion des données, des services sociaux à l’enseignement. Et c’est fait pour surveiller, contrôler, administrer, virer la mauvaise graisse et ce genre de saloperie néolibérale, pas pour améliorer la qualité des services et des rapports humains qui se dégradent dans le même temps.
      http://www.monde-diplomatique.fr/2013/12/BALAZS/49963

      Le problème n’est pas juste technique, de les recueillir et stocker à moindre coût, de les rendre moins vulnérables à la surveillance non-désirée (rien à dire contre le fait qu’il y a du monde qui s’y colle), mais d’accepter qu’on restreigne le champ de la collecte de données informatiques pour restreindre la violence sociale qui consiste à ficher les gamins et les moutons, combien de fois tu quittes ton ordi pour aller pisser tous les jours et nous administrer le plus efficacement possible.

      Le fait que de très beaux projets (clap, clap, c’est très bien) avec des outils similaires coexistent ne change rien au problème. Et même ça brouille les cartes entre nous.

    • Bon. Voici le copier coller du texte librement diffusable. C’est la version longue de la tribune publiée le 3 janvier par le journal Le
      Monde, sous le titre « Misère de notre addiction numérique » (titre qu’ils n’avaient pas choisi). Les signatures individuelles exigées par le quotidien du soir sont supprimées, puisque qu’elles ne leur apparaissaient pas nécessaires de leur point de vue.

      J’ai hébergé le fichier word original (pouah) et un fichier pdf que j’ai crée a partir de lui, ici : https://www.mediafire.com/folder/dz8jwl744ta3t/Marcuse

      Informatique ou liberté ?
      par le groupe MARCUSE

      La cascade de « révélations » sur les programmes de surveillance électronique, déclenchée par Edward Snowden au mois de juillet dernier, continue ces jours-ci. Après les classes politiques européennes et la presse, ce sont maintenant des écrivains du monde entier qui s’indignent et réclament l’édiction par l’ONU d’une déclaration des droits de l’homme numérique (cf. la tribune « Refusons la société de surveillance ! » dans Le Monde du 11 décembre). Les opinions publiques, qu’ils appellent à se soulever en défense de ces droits, semblent, elles, largement indifférentes.
      Dans cette affaire, ceux qui ne s’émeuvent point font sans doute preuve de plus de sagesse et de mémoire que ceux qui se montrent surpris et choqués. Car pour qui s’intéresse quelque peu au cours suivi par notre société-monde ces dernières décennies, l’ampleur des données aujourd’hui automatiquement à disposition des officines de surveillance politique et d’intelligence économique n’a rien d’étonnant. Face à l’ampleur des transformations de la vie quotidienne et du travail, face à la puissance du mouvement d’interconnexion de tous les réseaux de communication modernes, des milliers d’articles de journaux, des dizaines d’ouvrages sont parus au fil des ans pour annoncer la situation où nous nous trouvons désormais. Pour ne citer que quelques titres de livres très parlants : Tous fichés ! (Louisette Gouverne et Claude-Marie Vadrot, journaliste à Politis, 1994), Surveillance électronique planétaire (Duncan Campbell, 2001, à propos du projet Échelon), Sous l’œil des puces. Les RFID et la démocratie (Michel Alberganti, journaliste au Monde, 2007), RFID : la police totale (collectif Pièces et Main d’œuvre, 2008), Surveillance globale (Éric Sadin, 2009), L’œil absolu (Gérard Wajcman, psychanalyste, 2010), La Vie privée en péril. Des citoyens sous contrôle (Alex Türk, sénateur UMP longtemps président de la CNIL, 2011).
      C’est dire à quel point les informations qui font régulièrement la une des journaux depuis cet été ne sont pas des révélations. Elles sont au plus une mise à jour : ça y est, ce n’est plus une projection ou une menace, nous sommes pour de bon dans ce monde-là. Un monde où toute une partie des libertés civiles conquises aux siècles passés s’évanouissent de facto dans les réseaux de fibre optique, les ondes émises par les antennes-relais et les serveurs des immenses datacenters. Un monde où le souci de sa vie privée devient, selon le mot du cyber-journaliste Jean-Marc Manach, un « problème de vieux con ». Un monde où le travail de renseignement de la police et le marketing des entreprises n’ont la plupart du temps pas besoin de se faire à l’insu des gens : avec les « réseaux sociaux », on peut savoir sans violer l’intimité de millions de personnes qui préfère telle marchandise et pourquoi ; voire, quels actes seront commis au nom de telle conviction politique ou religieuse.
      Dans ce monde-là, qui menace le plus notre liberté, de la NSA ou de Facebook ? D’Obama ou d’Amazon ? De François Hollande le chef d’État, qui se porte garant des programmes de surveillance menés par la Direction du Renseignement Intérieur, ou de François Hollande le président du Conseil Général de Corrèze, qui distribuait gratuitement en 2010 des ordinateurs portables à tous les collégiens de son département pour les rendre addicts à la vie.com dès l’âge de 12 ans ? Bien sûr, tout cela va de pair : il n’y a pas de sens à opposer les aspects commerciaux et culturels de l’emprise numérique à ses aspects directement policiers.
      Pourtant, seul le versant policier pose problème de temps à autres, et encore est-ce apparemment aux yeux d’une minorité. A tous les étages de la société, les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication sont célébrées depuis leur émergence comme un vecteur de libération sans précédent, une panacée économique, sociale, culturelle et sanitaire : les écrans sont censés éveiller les enfants en soulageant les parents des soins à leur prodiguer ; la numérisation de tous les textes met à disposition de chacun une bibliothèque universitaire (voire universelle) sans sortir de son salon ; les technologies médicales rendent possible d’opérer un malade du cœur à 5 000 kilomètres de l’endroit où il se trouve ; les sites de rencontre permettent de trouver l’amour même quand on est timide, puis de tromper son conjoint dès qu’on s’en est lassé ; la robotique est en passe de créer des automates pour tenir compagnie aux vieux, etc. Il se trouve que dans ce merveilleux monde connecté de toutes parts, à peu près tout va mal mais il serait indélicat de se demander si cela n’a pas directement à voir – si l’informatisation n’est pas d’abord vecteur de chômage, d’abus de pouvoir managérial, de solitude, d’impuissance politique, de perte de mémoire... Et en prime, on s’aperçoit maintenant que les libertés fondamentales qui rendaient l’air des démocraties libérales malgré tout respirable, ces libertés sont en partie liquidées par les traces que nous laissons constamment sur internet, dans les bases de données des opérateurs téléphoniques, dans les lecteurs de puces RFID qui se multiplient dans l’espace public ou encore dans les bornes biométriques (au travail ou à l’aéroport).
      Pour tous ceux qui défendent avec ardeur le projet de « société de la connaissance », il n’y a là que des dérives, un mauvais côté des Nouvelles Technologies contre lequel les nations démocratiques doivent absolument ériger des garde-fous légaux et éthiques (version pirate : contre lequel des communautés d’internautes libres doivent s’auto-organiser). Or, considérer la surveillance comme un aspect négatif mais contingent des NTIC est absurde. Il n’est pas possible, par exemple, d’opposer les prétendus avantages des cartes à puce RFID aux possibilités de contrôle à distance qu’elles recèlent, car la technologie RFID repose sur la transmission automatisée de données d’une machine à une autre (de la puce au lecteur, du lecteur à l’ordinateur, etc.). La possibilité d’un contrôle instantané en découle donc directement. Plus globalement, à partir du moment où l’ensemble de nos activités sont informatisées, il y a beaucoup plus d’informations sur nous et elles ne peuvent jamais dans leur totalité être effacées, rendues anonymes ou inutilisables – que les logiciels soient libres ou pas. De même qu’il est impossible de bâtir une maison en amiante où personne ne serait jamais en contact avec de l’amiante, il est illusoire de penser que l’informatisation de toute la vie sociale pourrait ne pas générer des torrents d’informations sur toutes choses, à toutes fins utiles.
      Les États et les grandes entreprises dont nous sommes étroitement dépendants, matériellement et moralement, devraient vraiment faire preuve d’une vertu surnaturelle pour ne pas être tentés de tirer profit du fait que nous vivons actuellement dans une société où tout est enregistré, tracé, mémorisé. De cette vertu surnaturelle il n’est question dans aucun traité de philosophie politique, dans aucun manuel d’économie-gestion. Il est donc temps d’admettre que notre addiction aux écrans et aux réseaux est la forme que prend à notre époque la domination qui s’exerce sur nous. L’affaire Snowden n’appelle pas à notre sens des mises au point diplomatiques, des aménagements techniques ou juridiques – surtout pas une énième rénovation de la mal nommée Commission Informatique et Libertés. Elle est une mise en cause de notre mode de vie ultra branché. Plutôt que de nous pousser à interpeller les puissants pour les supplier de ne pas abuser de leur pouvoir, elle devrait nous interpeller sur ce que notre époque entend par « culture », « amitié », « amour » ou « gratuité ». L’audace d’Edward Snowden restera vaine si elle ne répand pas l’idée que la nuit politique où nous sommes plongés est vouée à s’épaissir, tant que des aspirations à se détacher de nos machines intelligentes ne souffleront pas sur la société.

      Après un premier livre contre la publicité en 2004, le groupe MARCUSE a publié en 2013 La Liberté dans le coma. Essai sur l’identification électronique et les motifs de s’y opposer (éditions La Lenteur).


  • En rangeant mes papiers, je suis tombée ce matin sur cette citation du grand démocrate #technophile Bernard Stiegler dans « Français, encore un effort » :

    Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais de #démocratie directe. Et il n’y a pas d’opposition entre démocratie participative et démocratie représentative. L’opposition des deux conduit inévitablement à ce que l’on appelle le populisme, à des discours fusionnels sur ce qu’il en est du peuple, et qui ne sont jamais loin du fascisme, du totalitarisme ou de formes d’avilissement politique peut-être plus perverses encore, parce que plus insidieuses.

    Passons sur le déni de l’histoire (Bernard Manin, Principes du gouvernement représentatif)... et de la géographie (Amartya Sen, La Démocratie des autres) qui lui permet de désavouer la démocratie directe, à vrai dire la seule forme démocratique reconnue avant l’invention fin XVIIIe de l’aristocratie élective contre la démocratie. Et la seule qui puisse se réclamer de ce nom. Ce qui est effarant, c’est que dans les milieux progressistes ce type puisse encore passer pour un démocrate en proposant des usages d’Internet qui permettent à l’élu-e d’arbitrer en toute majesté entre les nécessités de l’action publique et les désirs exprimés par le menu peuple (chacun sa place, et les vaches seront bien gardées). Le débat a fait rage ici http://seenthis.net/messages/212377 sur les techno-critiques réac et travaillé-e-s par la peur, mais c’est qui, le #finkielkraut dans l’histoire (suivre le tag subverti par @ari) ?

    3 questions à Bernard Stiegler : Dépasser l’opposition des producteurs et des (...) - Transversales
    http://grit-transversales.org/article.php3?id_article=170

    Ce réseau est l’infrastructure d’un nouveau monde industriel et forme un milieu technique qui rend possible de nouveaux types de relations entre les citoyens - permettant en l’occurrence de dépasser l’opposition producteur/consommateur.


  • Toutes les époques ont-elles eu peur de leur technologie ?
    http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-toutes-les-epoques-ont-elles-

    Patrick Boucheron, j’aimerais soumettre à l’historien que vous êtes quelques considérations tirées de diverses sources : « La condition intellectuelle contemporaine est caractérisée par un cerveau incapable de travailler normalement. Du dans une grande mesure à l’empressement et à l’excitation de la vie moderne, avec ses facilités pour la locomotion rapide et la communication presque instantanée entre des points très éloignées du globe ».

    #19e_siècle #Civilisation #Internet #Histoire #Idées #Informatique #Innovation #Technique



  • La tautologie

    (A propos d’Alain #Finkielkraut)

    "Oui, je sais, le mot n’est pas beau. Mais la chose est fort laide aussi. La tautologie est ce procédé verbal qui consiste à définir le même par le même (« Le théâtre, c’est le théâtre »). On peut voir en elle l’une de ces conduites magiques dont Sartre s’est occupé dans son Esquisse d’une théorie des émotions : on se réfugie dans la tautologie comme dans la peur, ou la colère, ou la tristesse, quand on est à court d’explication ; la carence accidentelle du langage s’identifie magiquement avec ce que l’on décide d’être une résistance naturelle de l’objet. Il y a dans la tautologie un double meurtre : on tue le rationnel parce qu’il vous résiste ; on tue le langage parce qu’il vous trahit. La tautologie est un évanouissement à point venu, une aphasie salutaire, elle est une mort, ou si l’on veut une comédie, la « représentation » indignée des droits du réel contre le langage. Magique, elle ne peut, bien entendu, acte de magie honteuse, qui fait le mouvement verbal du rationnel mais l’abandonne aussitôt, et croit en être quitte avec la causalité parce qu’elle en a proféré le mot introducteur. La tautologie atteste une profonde méfiance à l’égard du langage : on le rejette parce qu’il vous manque. Or tout refus du langage est une mort. La tautologie fonde un monde mort, un monde immobile."

    (Roland #Barthes, Mythologies )

    #Tautologie
    #Peur
    #penséeMagique


  • La France selon Finkielkraut - Bibliobs avec Le Nouvel Observateur
    http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20131023.OBS2243/la-france-selon-finkielkraut.html?xtor=RSS-15
    http://referentiel.nouvelobs.com/file/6568175-la-france-selon-finkielkraut.jpg

    Au début de l’année, Alain Finkielkraut a été invité dans les nouveaux bureaux de Nicolas Sarkozy, rue de Miromesnil. Dans un entretien au « Figaro », l’essayiste avait défendu le bilan du président sortant et formulé quelques réserves sur « son activisme brouillon et ses sincérités successives ». Les deux hommes se rencontraient pour la quatrième fois.

    Comme à son habitude, Sarkozy a monopolisé la parole. « Avec lui, il n’y a pas vraiment de dialogue », constate Finkielkraut dans un sourire mâtiné de dépit. Naïveté feinte ? Depuis le temps, n’a-t-il pas appris que pour un politique la philosophie est d’abord un faire-valoir ? Que la pensée n’a rien à gagner, et beaucoup à perdre, à s’approcher de trop près du pouvoir ?
    http://referentiel.nouvelobs.com/file/6560965.jpg
    Le nouveau livre d’Alain Finkielkraut s’appelle « l’Identité malheureuse ». Le premier chapitre s’ouvre ainsi : « Tout commence en octobre 1989 dans un collège de Creil, en banlieue. » Le foulard islamique, donc. Un point de rupture à partir de quoi tout s’enchaîne. Avant : la laïcité à la française, le respect des maîtres, l’amour de la littérature, le goût de l’effort, le port libre de la jupe. Après : le communautarisme, les incivilités, la fin de la belle langue, le nivellement des valeurs, le jogging pour les filles. Avant : la République. Après : le multiculturalisme. Entre les deux : l’immigration, cause de tout. Et pour seul remède : l’identité.

    #France
    #Finkielkraut
    #immigration
    #école
    #identité-française
    #médias


  • #Packages pour #Mac #OS_X - ne pas confondre :

    #macports
    http://www.macports.org

    # port install truc
    s’installe dans /opt/

    #fink
    http://fink.thetis.ig42.org

    # apt-get install machin
    s’installe dans /sw/

    #brew
    http://brew.sh/index_fr.html

    Homebrew installe ce dont vous avez besoin et qu’Apple n’a pas installé.
    $ brew install wget
    #Homebrew installe les paquets dans leurs propres répertoires et crée des liens symboliques de leurs fichiers vers /usr/local.

    une discussion ici des avantages et inconvénients
    http://arstechnica.com/civis/viewtopic.php?f=19&t=1207907


  • La guerre aux pauvres commence à l’école

    http://thalasrum.over-blog.com/la-guerre-aux-pauvres-commence-à-l-école-ruwen-ogien-peillon-mo

    C’est un pamphlet de moins de deux cents pages comme on aimerait en lire plus souvent ! En partant de l’idée du ministre de l’Éducation Nationale, #Vincent Peillon de rétablir la morale laïque à l’école, l’auteur, #Ruwen Ogien déroule tous les maux affichés de l’Éducation en France en s’appuyant sur sa spécialité : la philosophie.

    Écrit dans une langue simple sans pour autant en devenir simpliste, l’auteur démonte les principes de la pensée réactionnaire, traditionaliste et élitiste qui inonde actuellement les médias français. Les #Finkielkraut, #Zemmour et autres #Pujadas sont renvoyés à leurs rengaines passéistes !

    Ce petit livre délibérément provocateur est un vrai bol d’air frais dans la pensée ambiante ! Un ouvrage au service des enfants, de tous les enfants, même ceux des classes populaires. Ogien démonte les mécanismes libéraux qui ont oeuvrés depuis presque vingt ans, contribuant à générer des inégalités chaque jour plus grandes.

    Au lieu d’accuser les élèves de leur propre échec, l’auteur interroge le système et les logiques à l’oeuvre sous différents gouvernements. La conclusion est attendue, mais sans appel. À lire et faire lire !

    #désinformation #fdg #reseaufdg


  • Bienvenue dans le #débilestream | c’est exactement ça : on vit dans #Idiocracy !
    http://www.technikart.com/6476-bienvenue-dans-le-debilestream

    Des chorégraphies chevalines de Psy au succès de Nabilla ou aux Atl Twins, l’époque a basculé la tête la première dans le débilestream. Auteur de « Pharmacologie du Front national » ou « De la misère symbolique », le philosophe Bernard Stiegler en décrypte les enjeux.

    • Les consommateurs ne sont plus heureux de consommer, ils ne le font plus que par pure addiction. Les gens finissent par se mépriser eux-mêmes. Quand on achète une 4x4 à 40 000 € plutôt que d’investir dans l’éducation de ses enfants, on en vient à détester ses gosses et vos gosses vous détestent. Tout ça s’inscrit également dans un contexte où l’expérience subjective a été progressivement remplacée par l’appareillage technique. Cette prolétarisation intellectuelle affecte désormais jusqu’à nos dirigeants – Hollande, Greenspan – qui ne comprennent plus rien au système.

    • Je trouve que ça ressemble à un discours, dans une forme un peu plus léchée, de « vieux con ». Bref, un « philosophe » qui au final ne « décrypte » pas grand chose mais nous dit simplement ce que certains aiment entendre, à savoir que les gens ont parfois des goûts douteux et que les nôtres sont bien mieux (ceci dit j’ai déjà dansé sur du Psy, on a vu pire comme production musicale :) ).

    • Non, justement. Tu peux te dire : il en faut pour tout les goûts, ne nous érigeons pas en défenseurs d’une culture élitiste, etc. Je connais le discours. Maintenant, le problème, c’est le quasi monopole de ce genre de productions dont le fond de commerce est de se vautrer toujours plus profond dans la débilité, mais pas seulement : c’est sexiste, souvent raciste et cela flatte réellement les plus bas instincts. Et il n’y a plus de place pour ceux qui n’aiment pas ce genre de choses. Dès que tu vas sur la télé mainstream (et aussi pas mal sur la radio), à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, tu tombes immanquablement sur un festival de beauferie brute sous couvert de faire « populaire » ou « impertinent ».
      Depuis quand c’est impertinent de servir la soupe à l’idéologie dominante ? De se foutre de la gueule des moches, des gros, des basanés, des blondes à gros nichons, des prolos, beaucoup des prolos ?
      C’est réac et c’est totalement dans l’air du temps et tout ce qui tente de s’extraire de cette fange abrutissante est impitoyablement sorti des grilles sous prétexte de petite audience.

      Je dis, qu’au contraire, être insolent, aujourd’hui, c’est exiger des contenus, des infos dont le ressort premier n’est pas de se foutre de la gueule des gens et de prendre ses spectateurs pour une brochette d’abrutis consanguins.

    • Ceci dit, la danse des canards, il est beau le bidet, et ça plane pour moi, c’était pas des monuments d’embourgeoisement (enrichissement, pardon, moi aussi je fais dans le lapsus de classe) intellectuelle.
      Est-il plus ou moins difficile aujourd’hui qu’hier de s’extraire de la production mainstream, complètement cadenassée par les transnationales d’aujourd’hui, qui existaient pour la plupart déjà hier ?
      Sans prétendre à la clairvoyance, je suis plus au fait des débats depuis... 2005. Je lisais pourtant déjà le Diplo dans les années 90, mais à l’époque, j’étais pleinement convaincu que le PS pouvait/avait changé le cours des choses, relativement à Maastricht par exemple. Je croyais vraiment que l’Europe était une opportunité, plutôt qu’un carcan... Et on était nombreux il me semble.
      Donc, oui, réflexion de vieux con. Mais avec tout de même cette remarque selon quoi nos « élites » sont finalement friandes de cette bêtise ambiante, que plus aucun cadre intellectuel de haut niveau ne vient les soutenir dans leur travail.

    • Je dis, qu’au contraire, être insolent, aujourd’hui, c’est exiger des contenus, des infos dont le ressort premier n’est pas de se foutre de la gueule des gens et de prendre ses spectateurs pour une brochette d’abrutis consanguins.

      Mais est-ce que ça n’a pas toujours été le cas depuis que les médias existent ? Certes la forme des bêtises proposées a changé mais le fond ? Les revues et émissions intellectuelles et intelligentes ont toujours été marginales. Il faut se rappeler que dans le premier tiers du 20ème siècle, avant la télé, les gens allaient se divertir dans des « zoos humains » et la lecture d’un seul numéro du petit journal (l’original, pas l’émission), l’un des quotidiens les plus vendus à l’époque, donnerait la gerbe à n’importe qui ici. C’est pour ça que je parle de discours de « vieux con », on voudrait nous faire croire que « c’était mieux avant » et pourtant j’ai bien du mal à en être convaincu. Bref, c’est de la « philosophie » facile, pour en revenir à Stiegler (faut dire que j’ai du mal avec lui aussi :) ). Ce qui ne veut pas dire que j’approuve le contenu des « Anges de la téléréalité » et autres âneries du genre...

    • Sous prétexte que toute culture est acceptable nous avons tout accepté, sans en mesurer les effets. Le discours actuel à tendance à lisser les pratiques culturelles, à dire qu’elles s’équivalent. La valorisation intellectuelle de la culture populaire rejoint le marketing des industries culturelles : tout désormais est culture ! Il me semble que la question du niveau culturel est devenu un tabou. Pourtant, tous les livres, tous les films, toutes les émissions ne s’équivalent pas. http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2010/09/10/du-niveau-culturel Mais nous restons toujours démuni à défendre une culture élitiste, surtout qu’on n’en connaît pas les bornes (l’élitisme des uns n’est pas celui des autres). Reste à savoir comment armer le constat, pour parvenir à le dépasser...

    • @BigGrizzly @petit_ecran_de_fumee Non, il n’y a pas confusion (ni lapsus) entre « paupérisation » et « #prolétarisation » dans la philosophie de Bernard Stiegler. Je vous invite à lire la définition qu’il en donne :
      http://www.arsindustrialis.org/vocabulaire-ars-industrialis/prol%C3%A9tarisation

      Je dis, qu’au contraire, être insolent, aujourd’hui, c’est exiger des contenus, des infos dont le ressort premier n’est pas de se foutre de la gueule des gens et de prendre ses spectateurs pour une brochette d’abrutis consanguins.

      Je plussoie abondamment !

      Sinon, #Finkielkraut vient de faire une bonne émission sur certaines des questions de ce débat, « L’esprit Canal » :
      http://www.franceculture.fr/emission-repliques-l-esprit-canal-2013-05-25 #ironie #dérision

      Enfin, il est certainement juste de dire que #Stiegler est rarement très bon dans son entreprise de vulgarisation de sa philosophie. Et il est évident que cet article n’y aide pas. Pourtant il est à mon avis l’un des intellectuels français le plus éclairé et le plus intéressant que l’on peut entendre aujourd’hui.

    • Ah oui, effectivement c’est passionnant, comme quoi les abus de langages nous désorientent et nous fourvoient...

      La prolétarisation est, d’une manière générale, ce qui consiste à priver un sujet (producteur, consommateur, concepteur) de ses savoirs (savoir-faire, savoir-vivre, savoir concevoir et théoriser).

      Rappelons tout d’abord que Marx ne dit pas que le prolétariat est la classe ouvrière : il dit que la classe ouvrière est la première classe à être touchée par la prolétarisation. Les prolétaires n’ont pas disparu : la prolétarisation, c’est à dire la perte des savoirs, a au contraire envahi « toutes les couches de la société ».


  • #Finkielkraut attaque encore Internet et dénonce la « stasi Internet »
    http://www.numerama.com/magazine/24922-finkielkraut-attaque-encore-internet-et-denonce-la-34stasi-internet3

    « On ne veut pas d’une police politique mais une Stasi médiatique ou une Stasi internet risque peu à peu de s’installer en France », redoute le philosophe, qui regrette que l’on « saura tout sur chacun et surtout sur les politiques ».

    On mais c’est affreux, ça, la transparence en politique... encore un peu et on va les obliger à être honnêtes les pauvres... Finkielcrotte alors !


  • Norman Finkelstein avait expliqué, il y a déjà quelques jours, pourquoi il n’y aurait pas d’invasion israélienne de Gaza :
    http://normanfinkelstein.com/2012/norman-finkelstein-i-still-say-no-invasion

    There are many reasons Israel can’t invade. The most obvious is, this time there are lots of foreign journalists in Gaza. The IDF is the most cowardly army on earth. They don’t attack without first destroying everything in front and to the sides of them, which of course means massive civilian casualties. This time they can’t do this because the operation was largely spontaneous, unlike OCL, so they weren’t able to seal the borders. There’s even a NY Times reporter in Gaza, and she’s plainly not happy with what she’s seeing. The Times even made an error yesterday and referred in the headline to the Israeli attack on “civilian buildings.” A few hours later they referred to “government buildings.” But today the led with the deaths of 11 people, five women, four children. Of course, Israel can’t be thrilled with this, and they know that in the event of a ground invasion, it’ll be scores of civilians killed, not just because they like to kill civilians (which they do) but also because that’s the only way the know to fight: destroy everything in your path for miles around. They can’t do that now, but also Netanyahu can’t risk significant IDF casualties. Disaster with an election looming. So, I still say, no invasion.


  • Une fois de plus Alain #Finkielkraut reçoit un invité d’ #extrême_droite, s’auto-déclarant #libéral, cette fois-ci c’est pour parler d’ #école :

    Répliques - L’école dans la cité
    http://www.franceculture.fr/emission-repliques-l-ecole-dans-la-cite-2012-09-08

    Invité(s) :
    Philippe #Meirieu, spécialiste de la pédagogie, Professeur des universités en Sciences de l’éducation, consacré à l’histoire et à l’actualité de la pédagogie
    Philippe #Nemo, philosophe, professeur de philosophie politique et sociale, et historien des idées politiques français à l’ESCP Europe

    Mettre en face de Philippe Nemo, Philippe Meirieu laisse penser qu’un pluralisme est respecté. C’est oublier le contexte et oublier qu’au milieu il y a Alain Finkielkraut et ses « interventions ».

    Déjà en juin 2011 Alain Finkielkraut avait reçut Richard #Millet dans une émission intitulée « Au coeur de la France ». L’apologiste d’Anders #Breivik n’était pas là pour ses qualités littéraires, mais pour étaler sa xénophobie. Ainsi il déclare, entre autre, devant l’ami Finki qui ne bronche pas :

    Quelqu’un qui au bout de la 3e génération continue à s’appeler Mohamed ne peut être français

    http://www.franceculture.fr/emission-repliques-au-coeur-de-la-france-2011-06-11.html
    http://download.od.tv-radio.com/france_culture_ondemand/sites/default/files/sons/2011/06/s23/RF_A8B38876-0115-49C1-B473-196A8F85F4AC_GENE.MP3

    Déjà certains avaient relever la vision raciste des compères :

    Chez Alain Finkielkraut, une certaine idée du rance.
    http://blogs.mediapart.fr/blog/yvan-najiels/110611/chez-alain-finkielkraut-une-certaine-idee-du-rance

    Mais revenons à notre mouton, voici quelques liens pour mieux connaitre Philippe Nemo :

    Démontage de Philippe Nemo en cinq lignes
    http://comite-de-salut-public.blogspot.fr/2010/11/demontage-de-philippe-nemo-en-cinq.html

    Le monde de Philippe Nemo et la France de Robert Ménard
    http://television.telerama.fr/television/le-monde-de-philippe-nemo-et-la-france-de-robert-menard,76935.ph

    Ou encore par ses interventions ou par les hommages reçus dans les milieux d’extrême droite :

    #Français_de_souche aime l’écouter parler de « l’Ayathola Vincent Peillon » et des illitrés de l’éducation nationale :
    http://www.fdesouche.com/304763-philippe-nemo-la-regression-intellectuelle-de-la-france-radio-cour

    Car #Radio_Courtoisie a la chance de compter Philippe Nemo parmi les membres de son équipe :
    http://radio-courtoisie.over-blog.com/article-11770526.html

    L’ #Action_Française, et les curés qui la composent, apprécie son travail :

    L’ACTION FRANÇAISE 2 0 0 0
    N° 2835 ❙ 66e année ❙ Du 1er au 14 mars 2012

    http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/numeros/af2012/af_2835.pdf

    Abbé G. de Tanoüarn
    L’athéisme est mort

    Philippe Nemo signe un petit livre passionnant.

    APRÈS AVOIR CRIÉ « Dieu est mort », les cultureux commencent à réaliser que l’athéisme ne tient pas la route. C’est ce que souligne Philippe Nemo dans un petit livre passionnant, La Belle Mort de l’athéisme moderne.

    [...]

    Je laisse à Philippe Nemo la conclusion de ce panorama : « Les deux siècles chez Lucifer ont fait passer le christianisme par la plus terrible épreuve du feu qu’il ait subi dans son histoire. Mille vieilleries - superstitions, croyances naïves, adhérences politiques, anthropologiques et sociologiques... ont été brûlées et ne reprendront plus jamais consistance. Mais ce qui a résisté au feu est l’or incorruptible de l’Évangile et de l’Église. La tâche du jour est donc de dégager intellectuellement cet or des scories auxquelles il est encore mêlé. » Ce feu auquel Philippe Nemo fait allusion, feu à travers lequel doit passer tout ce qui se déclare oeuvre de Dieu (I Cor. 3, 11-15), ce feu touchera d’abord - et il a déjà commencé à le faire - les adaptations les plus récentes, les "expériences" les plus contemporaines. Ne demeurera que la sainte Tradition, non pas comme une forme passéiste, mais la Tradition apostolique dans sa permanente actualité, dans sa persistante efficacité, dans son irritante affirmation d’elle-même.

    L’un et le multiple : Les mémoires contre la nation
    http://www.actionfrancaise.net/craf/?L-un-et-le-multiple-Les-memoires

    Il est frappant d’observer que la gauche intellectuelle et politique a remarquablement accompli sa tâche de prosélytisme des masses qu’elle s’est évertué à gauchir pour assurer la prééminence de son magistère moral, jetant les anathèmes, distribuant les satisfecit et, partout, répandant son prêchi-prêcha droit-de l’hommard et diversitaire. Dans La France aveuglée par le socialisme (François Bourin Editeur, 2011) le philosophe, Philippe Nemo décrit la contagion du socialisme idéologique, et sa colonisation totalitaire de l’espace public (via l’école et les media), autant que sa propension misérabiliste à niveler par le bas, sous prétexte de discrimination positive, d’égalité des chances et autres fariboles égalitaristes. Véritable assommoir intellectuel de « nature néoreligieuse qui fait que, chez nous, les politiques les plus raisonnables proposées par les esprits dotés de quelques clairvoyance ne sont pas reçues comme des hypothèses qu’on peut et doit discuter, mais comme des impiétés qu’on doit repousser sans même les examiner », le socialisme chimérique fait obstacle, depuis les années 1970 et singulièrement depuis 1981, à toute pensée libre sur des sujets qu’il a d’abord préemptés avant, soit de les sanctuariser (les mœurs, la famille), soit de les entourer d’une intenable odeur de soufre (l’immigration, l’Histoire).

    C’est donc assez « naturellement » que l’Action Française l’invite à une de ses conférences :

    http://www.sylm.info/?gid=0&fid=5393&c=n&o=0&pn=3&forum_fid_

    Action Française

    [Paris] Conférence avec Philippe Nemo

    A 19 h30, le vendredi 8 octobre, dans les locaux de l’Action française, 10, rue Croix de Petits Champs, 75001 Paris,

    conférence de Philippe Nemo, professeur de philosophie politique et sociale, et historien des idées politiques français, sur la « Crise économique ou crise de #civilisation »

    Philippe Nemo a aussi pour petit plaisir de participer à des conférences de de L’ #Institut_Thomas_More, tout comme son ami Finkielkraut :

    Qu’est-ce que l’Occident ? L’histoire, l’identité, l’avenir
    Mardi, 1 Février, 2005

    Rencontre du Comité France de l’Institut Thomas More, mardi 1er février 2005, 8h30-10h, Paris. Intervenant : Philippe NÉMO, professeur à l’ESCP-EAP, essayiste, auteur de Qu’est-ce que l’Occident ? (2004, ed. PUF).

    L’Occident existe. Nous en procédons et nous le vivons. Une ogive, une vigne, Michel-Ange et Louis Pasteur : quelque chose unit tout cela, nous le savons bien, mais pouvons-nous le définir ? Est-ce bien ce quelque chose qui a été attaqué le 11 septembre 2001 ? Si oui, alors il faut le défendre et le promouvoir, et pour cela : le connaître. L’identité est le socle de toute ambition. Que sera demain l’Europe si toujours elle fuit le moment de dire « je suis » ?

    Sur ces questions essentielles pour notre avenir, nous vous invitons à venir débattre en compagnie de Philippe NÉMO.

    Évidement, L’Institut Thomas More se pose actuellement de grave question face au danger socialiste :

    #Immigration, éducation, #mariage #homosexuel | La gauche contre le réel Vendredi, 7 Septembre, 2012

    Nouvelle Rencontre de l’Institut Thomas More | Mardi 25 septembre 2012, 8h30-10h | Restaurant Les Editeurs, Paris

    En découvrant la crise cinq mois après son installation à l’Élysée, peut-être François HOLLANDE va-t-il s’apercevoir des limites et des dangers de son programme économique...

    Mais il y a aussi fort à parier que, gêné dans la mise en œuvre de ses propositions sur le front de la croissance, de l’emploi ou de la compétitivité, la gauche sur-investisse le champ du « sociétal ».

    Immigration, violences urbaines, éducation, mariage homosexuel : la machine à déformer le réel et le refus de « nommer les choses » marchent à plein régime... Comment réagir ? Que dire ? Que faire ?

    Pour répondre à ces questions l’Institut Thomas More a le plaisir de vous inviter à venir débattre et participer à sa prochaine Rencontre autour de :

    #Élisabeth_LÉVY

    | Journaliste, fondatrice et directrice de Causeur, collaboratrice au Point

    | Dernier ouvrage paru : La gauche contre le réel (Fayard, 2012)

    Élisabeth LÉVY signera son livre à l’issue de la Rencontre.

    La Rencontre se déroulera au restaurant Les Editeurs (4, carrefour de l’Odéon – 75 006 Paris).

    Le nombre de places est limité. Réponse souhaitée avant le lundi 24 septembre 2012.



  • Finkelstein, le BDS et la destruction d’Israël

    http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11860

    Dans une récente interview, et extrêmement controversée, Norman Finkelstein, longtemps fléau d’Israël, a retourné son arme contre les Palestiniens et ceux qui les soutiennent. Il a accusé le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) d’être un « culte » , et prétendu que ses réussites, étaient pour la plupart, exagérées.

    Mais ce que voulait faire valoir Finkelstein surtout, c’est la conclusion à laquelle il dit être arrivé que si elles aboutissaient, les exigences de l’appel au BDS de la société civile palestinienne de 2005 équivaudraient à la « destruction d’Israël » .

    Finkelstein s’en prend aux trois « niveaux » de l’appel BDS : qu’Israël mette fin à son occupation des terres arabes conquises en 1967 ; qu’il mette fin à toutes formes de discriminations et garantisse l’égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël ; et qu’il respecte et soutienne les droits des réfugiés palestiniens, notamment leur droit au retour.

    « Ils ne veulent pas d’Israël » , a déclaré Finkelstein, « Ils se croient très intelligents. Ils appellent cela leurs trois niveaux... Nous voulons la fin de l’occupation, nous voulons le droit au retour, et nous voulons l’égalité des droits pour les Arabes en Israël. Et ils se croient très intelligents, parce que pour eux, la finalité de la réalisation de ces trois niveaux, c’est quoi ? Quelle est la finalité ? Vous le savez, et moi je sais quelle est la finalité : qu’il n’y ait pas d’Israël. »

    Finkelstein a exigé que les Palestiniens abandonnent ce programme, « parce que si nous mettons fin à l’occupation et si nous ramenons six millions de Palestiniens et que nous ayons des droits égaux pour les Arabes et pour les juifs, il n’y a pas d’Israël » . Et il insiste en disant qu’une « solution à deux États » était la seule issue soutenue par le droit international.

    Ce que moi je revendique, ce n’est pas la destruction d’Israël, c’est la prise de conscience que l’on ne traite pas des êtres humains comme le furent les juifs sous le régime nazi. Que chacun examine sa conscience.

    Si les israéliens et les palestiniens doivent se considérer comme ennemis, alors, en toute causalité, chacun récoltera ce qu’il a semé. Le droit des uns ne doit pas empiéter sur le droit des autres. Quand un conflit dure depuis plus de 60 ans, la mauvaise volonté est une évidence.

    #Finkelstein, #Israël, #Palestine


  • #Homebrew, un gestionnaire de paquet pour #Mac #OS_X
    http://phollow.fr/2011/11/homebrew-un-gestionnaire-de-paquet-pour-mac-osx

    Homebrew se veut plus simple que #Macports et dif­fère un peu dans sa manière de faire. Pour faire simple Homebrew va tou­jours essayer d’utiliser les librai­ries déjà sur le sys­tème pour com­pi­ler nos paquets. Cette manière de pro­cé­der pos­sède des avan­tages et des incon­vé­nients. L’avantage c’est que pour com­pi­ler un paquet, on ne va pas devoir com­pi­ler X librai­ries avant. L’inconvénient c’est que nos exé­cu­tables risquent gran­de­ment de plan­ter après une mise à jour de l’OS ; les librai­ries de Mac OS/X étant mises à jour.

    plus simple à installer que #fink† ou #macports :
    http://pastebin.com/gB2NjsGJ

    homepage : http://mxcl.github.com/homebrew via @alexndra


  • CrossTalk on Holocaust : Murder Revenues

    Sixty-five years ago, Auschwitz was liberated by Soviet troops. Peter Lavelle asks his guests what the legacy of the Holocaust is today. Is its memory being abused? Does Israel use Holocaust as a blackmail weapon? Norman Finkelstein and Israel W. Charny discuss the issue in a heated debate.

    Traduction :

    Il y a soixante ans, Auschwitz était libéré par les troupes soviétiques. Peter Lavelle demande à ses invités quel est le legs de l’Holocauste aujourd’hui. Est-ce que sa mémoire est maltraitée ? Norman Finkelstein et Israel W. Charny discute de la question dans un débat houleux. Vidéo en anglais :

    http://www.youtube.com/watch?v=TCKTKMFTprM

    Official website of Norman G. Finkelstein :

    http://www.normanfinkelstein.com

    #holocaust, #Shoa, #Genocide, #Israël, #Palestine

    • J’ai découvert Finkelstein dans une vidéo complètement surréaliste dans laquelle il élimine 40 ans de mensonges (lien plus bas).
      Le mec le dit : « j’ai ouvert ma gueule contre ceux qui rackettent la mémoire de mes parents et à cause de cela j’ai tout perdu » ==> t’imaginent ce que peuvent endurer les palestiniens...

      Le pire je crois dans ce débat c’est que le dénommé Israel Charny à l’air de bonne foi ! C’est attristant d’être aussi naz !!

      Je ne peux m’empêcher de taguer #Finkelstein pour l’histoire : #money_making_machine #goldstone #hitler #drums_of_war #ideological_weapon et le dernier, mais pour moi, #nakba

      http://www.dailymotion.com/video/xcs72q_dr-norman-finkelstein-la-carte-de-l_news

    • Si Israël était le gardien de la mémoire de l’holocauste, il n’agirait pas comme il le fait. Je me sens trahi par Israël au plus profond de la conscience que j’ai de ce génocide et que je porte en moi depuis l’enfance.

      Un jour, j’ai lu sur juif.org un commentaire qui disait que les juifs de la shoa étaient considérés comme des lâches parce qu’ils n’avaient pas résistés contre l’extermination. Israël pouvait être le témoin de ce qui c’est passé. Au lieu de cela, les israéliens sont devenus les héritiers du pire de leur bourreau.

      Est-ce que j’ai de la compassion pour les palestiniens ? Pour le peuple, oui. Pas pour les fauteurs de guerre qui valent bien les fauteurs de guerre israéliens. Ces israéliens qui cautionnent leur gouvernement sont majoritaire, puisque ce gouvernement d’extrême droite existe. Israël est-il une démocratie ? Oui, certainement. Le pire de la démocratie.

      Ce conflit dure depuis plus de 60 ans. Peut-il durer encore 60 ans ? Les Israéliens font tout pour conserver le rapport de force en leur faveur en exportant leur conflit dans le monde entier, dans l’esprit même d’Adolf Hitler : « la fin justifie les moyens ».

    • @pierre1 je te rassure, Israël n’est le gardien de rien et n’a pas à l’être. Aucun pays, personne ne doit être le gardien de quoi que ce soit. Nous sommes des êtres humains et à ce titre nous devons en permanence avoir en tête que la vie humaine a de la valeur.

      Une chose quand même, il n’y a pas de fauteurs de guerre palestiniens, il n’y a que des êtres humains que l’on chasse de chez eux. Si le fait qu’ils ne soient pas d’accord avec ça leur attribut le qualificatif de fauteurs de guerre, alors ... ils le sont peut-être.

      Finkelstein se trompe sur une chose : il prétend qu’il a tout perdu. Moi je prétends qu’il a tout gagné. Ce mec est devenu un mythe sur internet, un mythe parce qu’il considère que la vie humaine a de la valeur et ce malgré le bourrage de crâne permanent et malgré la média lobotomie.
      Suis pas étonné que ce genre de gars ne soit jamais visible car ils sont dangereux.

    • @butadaie, comme ce sont les juifs qui ont été les victimes de l’extermination nazie, l’humanité dans son entièreté et les Nations Unies, en particulier, ont pensé qu’Israël en tant que "pays des juifs" était le principal acteur de la conservation de la mémoire de la shoa.

      L’humanité, pas plus que l’ONU, ne pouvait prévoir que ce statut de témoins allait être instrumentalisé par Israël afin de faire taire ses détracteurs. Si on critique Israël, on est pas antisémite, on critique Israël. La Shoa est un crime contre l’humanité et non un crime contre Israël.

      Les palestiniens ont fauté quand il ont répondu à la violence par la violence. Devaient-ils se laisser spolier sans réagir ? Non, mais dès lors qu’ils utilisaient la violence, ils acceptaient aussi le sort de la guerre : "malheur aux vaincus".

      C’est bien comme cela qu’Israël se justifie des actes commis contre les palestiniens. Et c’est justement à cause de cela qu’Israël trahit son rôle de témoin de la shoa. Le "plus jamais cela" exigeait de la part d’Israël une autre politique que celle du pire bourreau des juifs.

      Je ne reproche pas aux palestiniens de n’être pas d’accord avec la politique d’Israël à leur égard, je reproche à certains d’entre eux de préférer la guerre à une solution de compromis honorable aux détriment du peuple palestinien qu’ils représentent.

      De la même manière que je ne confond pas le gouvernement israélien avec le peuple qu’il représente, je ne confond pas non plus le peuple palestinien avec ceux choisissent la guerre pour résoudre le problème du peuple palestinien.

      Dans ce conflit il y a le point de vue israélien et le point de vue palestinien. Si l’on prend parti pour un de ces deux points de vue, on est forcément pour la guerre et son corollaire : l’extermination des représentants de l’autre point de vue.

      En clair, c’est la justification de la shoa que l’on remet sur la table. L’holocauste n’est pas une propriété juive. On peut très bien postulé que "l’extermination programmée" peut concerné d’autres peuples et pourquoi pas le peuple palestinien.

      Ce qui est inadmissible de la part d’Israël, c’est la gestion d’une précarité dirigée du peuple palestinien, du vol des terres palestiniennes, de l’inégalité du rapport de force appliqué.

      Les opérations récurantes qui visent à détruire l’infrastructure palestinienne sont vraiment une honte pour Israël, et circonstance aggravante, d’autant plus qu’elles visent les investissement pacifiques étrangers qui viennent en aide au peuple palestiniens.

      Je ne prend parti que pour le peuple israélien et pour le peuple palestinien. Je suis contre ceux qui en Israël et en Palestine (ou dans le monde) prônent l’usage de la force pour la résolution de ce conflit.

      Les israéliens et les palestiniens sont des êtres humains, avant d’être ce qu’ils prétendent être par dessus tout. C’est en humaniste que je regarde ce conflit, et si ce conflit continue, ce ne sera pas seulement un échec pour les israéliens et les palestiniens, mais d’abord un échec pour toute l’humanité. C’est à chacun d’en prendre conscience.

      Je n’ai qu’un seul credo : l’article premier de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

      « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »