• Blog de Paul Jorion » TODD OU#_Stiegler, OU LES DEUX ?, par zébu
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=52662

    Annotations :

    la question, centrale, du besoin, de la volonté de croire, et ce quelles qu’en soient les idées, n’est pas traitée dans la version ‘optimiste’ de Todd quand Stiegler en fait son angle d’attaque : la question n’est pas d’étudier les idées du #FN (leurs cohérences, leurs natures, leurs origines, …) pour dessiner son avenir mais bien plutôt ce que celles-ci masquent, à savoir l’idéologie, soit le système qui porte ces idées. C’est d’ailleurs, (...)

    #_Emmanuel_Todd #Politique


  • #FN et discours social : de l’#ultralibéralisme des années 1980 au #populisme social d’aujourd’hui - La Horde
    http://lahorde.samizdat.net/?p=1885

    Après avoir incarné la mue plastique du Front national (qui serait, grâce à la blondeur et au charisme de sa nouvelle présidente, désormais « dédiabolisé » comme on dit dans les journaux), Marine Le Pen s’attaque à cette vieille lune du FN qui consiste à faire croire à son électorat populaire qu’il défend ses intérêts. Ainsi, la fille Le Pen promet une fois de plus de faire bouger les lignes à l’intérieur du parti de papa, alors que le FN, depuis sa création, se pose objectivement, en particulier lors des conflits sociaux, comme le plus farouche défenseur des intérêts capitalistes. Revoilà donc le « nouveau » virage social du parti nationaliste, qui serait le gage de son aptitude à répondre aux angoisses socio-économiques dont il se nourrit depuis sa création. Cette situation n’est en effet pas sans rappeler celle des années 1990, « l’âge d’or » du FN en terme d’organisation militante et de résultats électoraux, période durant laquelle le FN s’était essayé à apparaître (déjà !) comme « le parti des travailleurs »…

    Quand l’extrême droite tient un discours social, c’est forcément débarrassé de la notion de lutte des classes, et son projet repose toujours sur la réconciliation entre patrons et salariés, au nom de l’intérêt supérieur de la nation. Dans ce sens, sa référence est généralement le modèle de la corporation, à la fois en raison de son côté nostalgique (celui de l’époque pré-industrielle) et de l’ordre « naturel » qu’elle représenterait, au même titre que la famille ou la nation.

    #LePen #extrêmedroite #discours


  • Interview de Bernard Stiegler pour Atlantico
    http://www.atlantico.fr/decryptage/voila-pourquoi-marine-pen-sera-probablement-au-gouvernement-en-2017-bernar

    Quant à la gauche, sa responsabilité est grande. Mais avant d’être celle des hommes politiques, c’est d’abord la responsabilité des « intellectuels de gauche ». Cela fait 30 ans que le monde intellectuel a cessé de penser et de critiquer tout cela. Une sorte de complicité moite et parfois même poisseuse s’est installée.

    Un parti de gauche, en principe, s’appuie sur « l’héritage des Lumières ». Sauf que cet héritage a été remis en cause – par exemple par Adorno et Horkheimer dans La dialectique de la raison, puis par une époque fastueuse de la pensée française entre 1950 à 1980, avec des gens comme Michel Foucault, Gilles Deleuze, Jacques Derrida, etc. Cette époque a remis en question nombre d’idées des Lumières. Le problème est que cette tâche n’a été menée qu’à moitié, et c’est ainsi que toute la critique du pouvoir d’Etat conduite par Michel Foucault a été récupérée par les néo-libéraux, est devenue une critique de l’action publique, et a empêché de penser et de critiquer le nouveau pouvoir véritable, qui n’est plus l’Etat depuis bien longtemps, mais le pouvoir économique des multinationales qui ont remplacé l’action publique par le marketing – sous la houlette de Milton Friedman. Cela ne pourra pas durer : même les multinaitonales deviendront impuissantes quand elles auront tout à fait détruit la société. « Il faut défendre la société » comme disait Foucault, mais il faut le faire contre le nouveau pouvoir, et par un nouveau savoir.

    #Bernard_Stiegler #FN #politique #France


  • Trois choses à savoir sur Laurent Obertone, le journaliste fétiche du FN - francetv info
    http://www.francetvinfo.fr/trois-choses-a-savoir-sur-laurent-obertone-le-journaliste-fetiche-du-fn

    Sa thèse : « certaines communautés » – comprenez « communautés africaines » – ne sont pas « adaptées », par « leur culture et leur histoire », « au mode de vie occidental ».Laurent Obertone déteste d’ailleurs le principe de « diversité » et envie la Norvège, la Finlande ou le Japon, des pays « homogènes » qui « se caractérisent par un chômage bas, un taux de pauvreté bas (…) et surtout une criminalité très basse ».

    Sans surprise, Laurent Obertone abhorre aussi le multiculturalisme, le droit-de-l’hommisme et l’antiracisme. Et déplore le fait qu’à ses yeux, la France attache plus d’importance aux agressions commises à l’encontre des musulmans ou des juifs qu’aux actes de violence contre des « Français de souche ».

    #FN

    • Et c’est encore Xavier Raufer qu’on retrouve dans ces parages polluants :
      « Quant à la préface du livre ( de L. Obertone), elle est signée par Xavier Raufer : cité à de multiples reprises dans l’ouvrage, ce criminologue a milité dans les mouvements d’extrême droite Occident et Ordre nouveau. »
      Raufer, prof de droit à Panthéon, a surtout veillé à devenir fréquentable : d’abord pesamment évoqué lors de l’assassinat de G. Lebovici, producteur et créateur des Editions Champs Libre, Le Monde lui a laissé ensuite toute la place dans ses colonnes lorsqu’il causait des communistes, puis des dealers et des Loups gris, puis des terroristes, en compagnie de Bauer son élève et depuis, conseiller de Valls.



  • La directive européenne #nitrates, entrée en vigueur le 12 décembre 1991, a pour but de protéger les réserves d’#eau en surface et en sous-sol en limitant l’usage des nitrates, présents dans les engrais #agricoles et les déjections animales, et en imposant des périodes d’interdiction d’épandre ces engrais qui doivent être dûment stockés.

    Elle impose aussi aux États membres de surveiller leurs eaux et de définir celles atteintes, ou susceptibles de l’être, par la pollution par les nitrates. Mais selon la Commission, vingt ans après, la France ne s’y conforme toujours pas totalement. La Commission européenne a alors poursuivi Paris, le 27 février 2012, devant la Cour de justice de l’Union pour n’avoir pas pris des mesures suffisamment efficaces et rapides contre cette pollution.

    Bruxelles avait déjà adressé une mise en garde à la France le 26 octobre 2011, à la suite de quoi Paris avait modifié sa réglementation. « Mais la lenteur des progrès et l’insuffisance des changements proposés ont conduit la Commission à transférer le dossier » à la Cour de justice, a souligné la Commission.

    « L’#agronomie ne se décide pas depuis un bureau », explique Dominique Barrau, secrétaire général du premier syndicat des agriculteurs en France. Selon lui, au nom du principe de précaution, la France s’est fixé des objectifs intenables de teneurs en nitrates, sur lesquels l’Europe demande aujourd’hui des comptes. Producteur de #lait dans l’Aveyron, il dénonce en particulier la disposition qui interdirait tout épandage de #fumier sur les terrains d’une pente supérieure à 7 % pour protéger les points de captage d’eau. Ou la capacité obligatoire de stockage du lisier et de fumier, qui vient subitement de doubler.

    Le président de la fédération d’Ile-de-France, Damien Greffin, traduit aussi l’exaspération des adhérents : « On nous a contraints à des investissements très lourds, en dizaines de milliers d’euros. Puis un nouveau ministre arrive et les règles changent : il n’y a aucune logique de continuité d’un ministre à l’autre », dénonce-t-il. Pour lui, « les nouvelles mesures édictées à l’emporte-pièce sur la protection des captages reviendraient à sortir 3 millions d’hectares de la production agricole. »

    La fédération #France nature #environnement, pour qui « l’intérêt général prévaut sur quelques agriculteurs », rappelle que « de nombreux assouplissements ont déjà été mis en œuvre ces dernières années : relèvement des seuils d’autorisation pour les élevages intensifs, suppression des enquêtes publiques pour les regroupements d’installation, augmentation des plafonds d’épandage de lisier ».
    La Fédération indique en outre qu’"un millier de captages ont été abandonnés en France ces dernières années et qu’une quinzaine de départements sont touchés par les marées vertes", concluant qu’il est « indispensable que l’État protège l’eau et applique enfin la directive européenne de 1991 ».

    Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/16/qu-est-ce-que-la-directive-nitrates-denoncee-par-les-agriculteurs_1817648_32

    #FNSEA #FNE #Agriculture


  • #France #FR la #Droite décomplexée détourne l’ #UMP

    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1533

    L’héritage #Sarkozy : l’amour des électeurs du #FN où la trahison de la tradition

    Pour la droite française l’imitation des #Xénophobes #Européens est un raccourci, voire une imitation trouvée par le #Populisme épris de perpétuer la France conservatrice. Le maintien des #Dogmes reconduisant un #Libéralisme infériorisé par la marche inexorable de l’ #Histoire, celle qui ouvre son nouveau cycle : la droite française à l’épreuve d’une nouvelle #Identité ! Telle est le fond du débat que cache la dualité #CopéFillon au sein de l’UMP.


  • Le financement de la #FNSEA en procès à Toulouse - Yahoo ! Actualités France
    http://fr.news.yahoo.com/le-financement-la-fnsea-en-proc%C3%A8s-%C3%A0-toulouse-172608992.html

    « C’est un système de racket », estime Christian Roqueirol, secrétaire national de la Confédération Paysanne. « C’est un prélèvement automatique sur les produits vendus sans avoir jamais demandé l’avis de personne. »

    Selon ce syndicaliste, le système mis en place au bénéfice de la Fédération Nationale des #Syndicats d’Exploitants Agricoles via ses filières date de 1945, à l’époque ou le syndicat majoritaire était le seul reconnu à vocation générale.

    Chaque année, les agriculteurs qui se voient dans l’obligation de stocker leur production dans certaines coopératives sont automatiquement débités d’une somme fixée à la tonne, et destinée au financement de la FNSEA, que ces exploitants agricoles soient adhérents ou non.

    • "La #FNSEA se sert dans vos poches”, dénonce le syndicat #ELB

      Le syndicat agricole ELB (affilié à la #Confédération_paysanne) livre son analyse sur le procès qui s’est déroulé au tribunal correctionnel de Toulouse ces trois derniers jours, suite à un dépôt de plainte de la Confédération paysanne de Midi-Pyrénées en 2003.

      Pour ELB c’est le recel de discrimination qui a été jugé à Toulouse. “En termes juridiques, il s’agit de la perception et l’usage de sommes d’argent par les sections spécialisées de la FNSEA et prélevées par les sociétés coopératives en l’espèce, sans l’accord explicite des producteurs concernés” précise ELB. En clair, le syndicat estime que les sociétés coopératives prélèvent systématiquement au moment où les paysans livrent leur récolte 0,16 euro par tonne de céréales et le double pour les protéagineux, “sans même en informer les producteurs” ajoute le syndicat.

      http://www.lejpb.com/paperezkoa/20121115/372580/fr/%E2%80%9CLa-FNSEA-sert-dans-vos-poches%E2%80%9D-denonce-le-syndicat-ELB---



  • Les Inrocks - « Le #FN synthétise les crispations de notre société »
    http://www.lesinrocks.com/2012/10/09/actualite/le-fn-synthetise-les-crispations-de-notre-societe-11310096

    Parce que ce que vous évoquez, ce sont les causes du chômage, et que ce qu’aimeraient les gens, ce sont des solutions au chômage. Et ils se disent que la préférence nationale pourrait trouver sa place dans le cadre d’un néoprotectionnisme. Par ailleurs, cette question n’est plus solitaire mais s’intègre à un cadre global. L’atomisation et la précarisation du travail, la guerre de tous contre tous entretenue par le chômage de masse, la fragmentation de l’histoire nationale au bénéfice de mémoires communautarisées, etc. : notre société laisse les individus telles des particules flottant les unes à côté des autres. Une part de nos citoyens a pour représentation sociale une fiction dans laquelle les populations d’origine arabomusulmane représenteraient quant à elles un corps unifié socialement, culturellement et religieusement. Cette cristallisation entre la représentation d’un “nous” composé d’individus épars en concurrence et un “eux” imaginé comme solidaire entraîne dans l’imaginaire des populations une coagulation des #insécurités (physique, économique, culturelle), déplaçant ainsi sur une critique des populations d’origine arabomusulmane le rapport entre les transformations de l’économie et des technologies et nos modes de vie.


  • Les commentaires en or du #Google ebookstore | Claire Berthelemy
    http://owni.fr/2012/10/02/les-commentaires-en-or-du-google-ebookstore

    La librairie en ligne de Google a débarqué aux côtés d’#Amazon et d’Apple. Et reprend discrètement les commentaires des lecteurs d’autres sites marchands. Une pratique normale ou une anecdote qui cache un petit abus de position dominante ? #Enquête.

    #Pouvoirs #édition_numérique #fnac #fnac.com #google_play #librairie_en_ligne


  • #Racisme-anti-Blanc” : #Copé conforme ! | Causeur
    http://www.causeur.fr/racisme-anti-blanc-cope-conforme,19287

    Mais ces remous n’en seraient pas ou du moins relèveraient de l’intensité contradictoire d’une vie démocratique si derrière JFC, ne se profilait pas le FN et ses mots, ses maux.
    Je me demande à ce sujet si nous n’avons pas atteint le comble du grotesque. Plus la réalité du monde et de notre pays est complexe, contrastée, violente, menaçante, plus la tendance est de se détourner sur des chemins buissonniers et des querelles de dérivation. Cela n’a pas manqué avec ce “racisme anti-Blanc”. L’important n’était pas de s’interroger sur ce phénomène, qu’on l’estime exact, exagéré ou faux. Mais de s’indigner parce que les mots appartenaient au vocabulaire du #FN et à son langage. A nouveau, ce parti se voyait paradoxalement gratifié d’être le propriétaire d’un vocabulaire qui cependant indivis était à la disposition de tous les citoyens. Le FN, en quelque sorte, exploitant certains concepts, aurait le pouvoir de privatiser les mots et interdirait l’emploi de ceux-ci par ses adversaires politiques même mitigés. “Racisme anti-Blanc” serait donc une expression à ostraciser et, pourquoi pas, immigration, insécurité, délinquance, laxisme, national, préférence ou patrie ? Tellement incapables de prendre de plein fouet une France qui nous fait peur, parfois, en même temps qu’on l’aime, on s’échine à jouer absurdement sur les mots.

    Parce que le langage a été touché par le FN, il serait souillé, et forcément les idées qui vont avec. C’est une attitude, une démarche puériles. J’entends déjà les réactions de ceux qui opposeraient que le langage n’est pas neutre mais il n’y a pas mille moyens pour exprimer une probabilité, voire une certitude, en tout cas un constat : on ne dispose que des mots qui renvoient le plus précisément possible à ce qu’on souhaite décrire et analyser. Aussi, le racisme anti-Blanc dénoncé par JFC, même si on le déclare fantasmé, est d’abord l’exercice de son droit d’écrire, avec SES mots et SON vocabulaire, ce qu’il pense et qui est hérité ou non du FN.
    Pour beaucoup de ses adversaires, il s’agit avant tout d’un Copé conforme !


  • *Enquête au coeur du nouveau #Front_National

    Son état major, son implantation locale, ses militants, sa stratégie

    par Sylvain Crépon

    Comme mouvement, le Front national a presque quarante ans. Comme phénomène politique, son éclosion date du milieu des années 1980. Le #FN constitue une des clefs des prochaines présidentielles et des législatives qui suivront. Or si les médias s’intéressent à sa nouvelle présidente, Marine #Le_Pen, ainsi qu’à son entourage, on n’y trouve pas trace d’une enquête en profondeur sur le mouvement en tant que tel : ses effectifs réels, ses militants, ses sympathisants, ses cadres locaux et nationaux, ses structures, son implantation géographique…
    Une telle enquête nécessite du temps. De plus en plus souvent sollicité par les médias comme spécialiste du sujet, l’auteur a élargi sa connaissance unique du mouvement des jeunes du FN à l’ensemble de ses structures.

    D’où un livre d’investigation clinique et critique, exhaustif et vivant, car nourri d’interviews recueillies aux quatre coins de la France par un enquêteur de terrain.Un livre qui aborde des aspects méconnus mais essentiels :
    • Le FN « Algérie française » de Marseille et le FN « fils de mineurs-CGT » du Nord-Pas-de-Calais
    • La montée en puissance dans l’appareil des anciens responsables du Front national de la jeunesse
    • La composition du noyau dirigeant
    • Les réseaux d’extrême droite (Œuvre française, « identitaires », mégrétistes)
    • Le profil des militants de base

    http://www.nouveau-monde.net/livre/?GCOI=84736100441160


  • #France #FR #FF : l’ #UMP sur le sillage du #FN

    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1306

    Les engagements approximativement républicains de #Sarkozy pour une France compactée !
    Les #élections #législatives après les présidentielles d’où François #Hollande est devenu président, révèlent que l’analyse écourtée, disant que l’extrême-droite est une fatalité de #crise, se vérifie.
    En effets les ingrédients historiques sont réunis pour que Marine le Pen, présidente du Front National (FN - extrême droite) et l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP - droite) soient unanimes pour le cas de la France : l’immigré serait responsable des difficultés économiques et sociales du pays, à savoir le déficit public et le chômage...


  • Tout est politique - Le blog de Seb Musset : En finir avec le FN ?
    http://sebmusset.blogspot.fr/2012/06/en-finir-avec-le-fn.html

    Le #FN a encore réussi son coup. Avec 13,7 % des voix au premier tour des législatives, il occupe 70% du débat politique dans les médias. Le débat de « Mots croisés » hier soir était à l’image de cette classique hystérie d’entre-deux tours dont au fond UMP, PS et FN s’arrangent bien selon les époques et la géométrie électorale. On y parlait que du FN, sans que son représentant sur le plateau Louis Alliot, ne prononce quasiment un mot.

    • Tout à fait d’accord. Seule, la réhabilitation sociale de toute une partie de la population fera reculer le vote FN. Et pour ce faire, une véritable politique de services publiques (éducation, santé, transports, aménagements des territoires ...) est à mettre en oeuvre. Au diable l’austérité et la rigueur budgétaire. La défaite de Mélenchon aux législatives illustre parfaitement la tendance de la gauchosphère bobo aux atermoiements à propos du vote FN. Aucune initiative intéressante à proposer sur le terrain, seulement des slogans qui sonnent creux et des commémorations symboliques dont le quidam moyen n’a plus rien à foutre.
      Et puis aussi, faire appliquer la loi contre les racistes mais aussi contre les islamistes fondamentalistes et les criminels.


  • Ils sont quand même tordus les fafs : ils ont bien trouvé comment on dit « votons » en arabe (تصويت), mais,
    – ils l’écrivent à l’envers (ainsi que le nom de l’intéressé)
    – et ils ne savent pas que les lettres se relient entre elles.

    Ça donne quelque chose comme :
    N-O-CH-N-Y-L-Y-M Z-E-T-O-V R-U-O-P !

    (le ل ا du début veut sans doute dire « pour », autre double erreur (si c’était bien cela, on devrait avoir un lam-alif, mais il faut un lam tout seul accolé au mim de « #Mélenchon »)

    https://fbcdn-sphotos-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn1/s320x320/601522_10150963487494497_296329000_n.jpg

    #FN


  • http://survie.org/billets-d-afrique/2012/213-mai-2012/article/combattre-le-fn-sans-oublier-de
    Combattre le FN, sans oublier de combattre ses idées...

    Les succès électoraux du Front national sont plutôt la conséquence d’un racisme plus diffus, plus répandu et bien plus ancien : le racisme vichyste et surtout colonial, dans lequel communiaient jadis des millions de Français. Ce racisme structurel et massif n’a pas disparu, comme le voudrait la pensée magique, avec la fin de la Seconde Guerre mondiale ou de l’Empire colonial.

    #racisme #fn #ump #ps
    @rezo


  • La souffrance du lepéniste
    Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/La-souffrance-du-lepeniste
    un texte excellent sur un site essentiel

    Ce que François Hollande devrait dire, mais ne dira sans doute pas
    par Pierre Tevanian, 30 avril

    C’est entendu : l’électeur lepéniste souffre. De Rachida Dati à Ségolène Royal, De Hollande à Sarkozy, tout le monde le dit, partout : la France qui vote FN, c’est la France qui souffre, et il faut entendre cette souffrance. Et en un sens c’est vrai...

    /.../

    #racisme #souffrance #Lepen #FN #lmsi #election


  • Pourquoi la stratégie de #Buisson n’est pas un échec - Page 3 | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/journal/france/070512/pourquoi-la-strategie-de-buisson-n-est-pas-un-echec?page_article=3

    Sarkozy a lui même droitisé la société française

    Une interrogation demeure : si Nicolas Sarkozy avait bénéficié de deux semaines supplémentaires de campagne, ne serait-il pas parvenu à prendre in extremis le dessus sur son adversaire ? Des ténors de la majorité se demandent aujourd’hui si leur candidat n’est pas entré en campagne trop tard - ce qui revient déjà à évacuer le débat de la droitisation. Autre question : compte tenu de l’importance du vote #FN, Nicolas #Sarkozy aurait-il terminé à quelque trois points de François Hollande s’il avait opté pour une autre stratégie, ou l’écart aurait-il été plus large ?

    Selon l’un de ses conseillers, une autre campagne a été envisagée jusque fin janvier, centrée sur la compétitivité, la baisse du coût du travail, le financement de la protection sociale par la TVA "anti-délocalisation", la mise en place d’un modèle économique inspiré de celui de l’Allemagne. « Effet dans les sondages : zéro, il ne gagne pas un point », raconte-t-il. Début février, la tactique de Buisson est donc validée avec le fameux entretien du candidat sur « (ses) valeurs pour la France » dans Le Figaro Magazine.

    Toute sa campagne sera ensuite axée sur l’idée de « redonner la parole au peuple » via des référendums, et une mise en avant des thèmes de l’immigration et de la fraude sociale. Selon le même conseiller, Nicolas Sarkozy pensait recentrer sa campagne entre les deux tours car « il croyait Marine Le Pen moins forte et François Bayrou plus haut ». Avec un Front national à plus de 18%, le président-candidat fait le cheminement inverse.

    Mais Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas lui-même une grande responsabilité dans la (re)montée du FN ? Nonna Mayer souligne ainsi la « droitisation de la droite depuis 2010 » avec la mise en avant de la « question de l’immigration, du droit de vote des étrangers, des racines chrétiennes de la France ». Le politologue Stéphane Rozès, directeur de la société CAP ("Conseils, Analyses et Perspectives") - et l’un des conseillers officieux d’Hollande -, estime sur France Culture que « depuis le discours de Grenoble, Nicolas Sarkozy a été l’acteur de cette stratégie de #droitisation ». Il note, depuis ce discours de juillet 2010, un changement « de l’attitude des électeurs de l’#UMP à l’égard du Front national ». « Avant le discours de Grenoble, un tiers d’entre eux voulait une alliance avec le FN. Entre le discours de Grenoble et la presidentielle, environ la moitié, au moment du premier tour jusque 60%, et aujourd’hui 66% ».

    La stratégie de Buisson aurait donc répondu à une d#roitisation de la société française que Sarkozy a lui-même provoquée. Début 2011, le politologue Pierre Martin, chercheur au CNRS et à l’Institut d’études politiques de Grenoble, démontrait, dans un article détaillé de la revue Commentaire, résultats électoraux à l’appui, que Nicolas Sarkozy s’était « enfermé dans un piège » avec les thèmes de l’immigration et de l’identité nationale. « Il est conduit à une surenchère à cause de l’image qu’il s’est donnée depuis 2002 », prédisait le chercheur dans un entretien à Mediapart.

    A moyen et long terme, à qui bénéficiera cette stratégie ? Selon Stéphane Rozès, jusqu’à présent « elle a plus profité au FN qu’a Nicolas Sarkozy. Mais Patrick Buisson a tout de même « fait en sorte que se profile l’image d’un parti de droite autoritaire ou un scénario a l’italienne », analyse-t-il.


  • Nicolas Sarkozy a mésestimé la symbolique politique du pays". Entretien avec Stéphane Rozès - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
    http://www.nonfiction.fr/article-5775-p3-nicolas_sarkozy_a_mesestime_la_symbolique_politique_du_pa

    Nonfiction.fr- Une thèse développée par Laurent Bouvet par exemple est que le legs de Nicolas Sarkozy sera la réintégration dans le système politique français de l’électorat du Front national. Cet électorat, congelé pendant une vingtaine d’années en raison d’un Front national anti-système et infréquentable, sous la houlette de Jean-Marie Le Pen, pourra, du fait de la stratégie de dédiabolisation du Front national par Marine Le Pen et de la droitisation de l’UMP, réintégrer le jeu politique français et donc faire peser sur la politique gouvernementale et législative ses thématiques. La France peut-elle voir arriver au pouvoir, dans le cadre d’une coalition gouvernementale, le Front national, comme c’est le cas pour d’autres partis #populistes en #Europe ?

    Stéphane Rozès- S’il y a un point commun aux populismes européens, dont l’origine est à chercher dans la tension entre la promesse européenne à laquelle les dirigeants s’indexent et la réalité des politiques de libre-échange et de libre-concurrence, c’est l’idée que les élites, par définition, ne seraient pas capables de représenter le peuple. En France, l’articulation entre la question sociale et la question nationale encadre les représentations et les conduites électorales. Je serais effectivement étonné que le paysage politique français change fondamentalement. Dans l’hypothèse d’une forte victoire de François Hollande et d’une forte défaite de Nicolas Sarkozy, #l’UMP éclaterait, l’UDF vivrait par elle-même, et le FN pourrait devenir la première force politique à droite. Qu’est-ce qui serait le plus fort : les dirigeants du #FN ou un segment du pays qui constitue l’électorat du FN ? Je crois que c’est le segment du pays qui vote pour le FN. C’est le pays dans sa diversité qui se forge des représentations. Le FN peut recomposer à droite mais s’il le fait vraiment, que sera t-il devenu ?

    N’oublions pas que c’est l’élection présidentielle qui va déterminer les législatives et la suite. Le FN peut avoir quelques députés, surtout dans l’hypothèse où Nicolas Sarkozy est battu et quitte la vie politique. Les thématiques du parti de Marine Le Pen vont peser. Il y aura une vraie pression sur la politique européenne de la France. Le vrai sujet, c’est ce qui va se passer à Bruxelles. Le populisme n’existe que comme conséquence des politiques qui sont menées. J’aime bien cette phrase de #Bossuet : « Dieu s’amuse de ceux qui s’accablent des effets dont ils chérissent les causes. » Elle s’applique très bien à ce qui se passe en Europe. Dans le cours du monde actuel, qu’est-ce que l’Europe ? Est-ce que c’est une puissance qui pèse sur la globalisation ou est-ce qu’elle est un relais de la globalisation ? Soit l’Europe existe et se protège, soit les herses nationales monteront partout en Europe. Il faut choisir entre un protectionnisme européen ou des #protectionnismes nationaux ainsi que la montée des populismes. Je pense que le débat ne porte pas sur l’opposition entre une France ouverte et une France fermée. Il porte sur l’intériorisation ou la projection de ce que nous voulons faire ensemble. C’est ce qui m’inspire une prudence vis-à-vis du score du FN.


  • Le pistolet à un coup de Nicolas Sarkozy | Causeur
    http://www.causeur.fr/le-pistolet-a-un-coup-de-nicolas#sarkozy,17280

    Mais comment un président élu, à la tête du « système », peut-il espérer satisfaire un vote #protestataire ? Si les électeurs protestent, c’est évidemment contre lui, contre le président élu, contre une situation actuelle dont le président est jugé comptable, un système dont il est le premier représentant. Ce qui a pu fonctionner en 2007 ne pouvait pas se reproduire dès lors que Nicolas Sarkozy a exercé le pouvoir. C’est bien évidemment l’une des meilleures raisons pour lesquelles le FN a toujours prospéré : il n’exerce pas le pouvoir.

    Cette stratégie disait-elle vraiment son objectif ? S’agissait-il vraiment de ramener les électeurs du #FN ? Nos brillants stratèges Buisson et Peltier – tous deux issus de l’extrême droite ne veulent-ils pas plutôt droitiser #l’UMP sous couvert de siphonner l’électorat frontiste ?


  • « La guerre des deux Fronts », par Françoise Fressoz, 27 avril 2012.

    http://fressoz.blog.lemonde.fr/2012/04/27/la-guerre-des-deux-fronts

    La campagne de Jean-Luc Mélenchon visait les perdants de la mondialisation. Le candidat promettait de rompre avec l’Europe libérale mais refusait toute stigmatisation de l’étranger. Son projet était d’abord social : la réforme fiscale, le smic à 1 700 euros, la fin de l’emploi précaire, l’accès au logement pour tous, la restauration des services publics…

    Ses troupes agitaient les drapeaux rouges comme aux grandes heures du communisme. La révolution, c’était lui ! Et bien non. Dans l’électorat populaire, Jean-Luc Mélenchon arrive très loin derrière Marine Le Pen.

    Il ne recueille que 12 % du vote ouvrier alors qu’elle en attire 29 %. Chez les employés, il fait dix points de moins qu’elle (12 % contre 22 %) et ne la rattrape que dans les professions intermédiaires où il prend un léger avantage (15 % contre 12 %).

    La conclusion est dérangeante. Pour l’électorat populaire, ce n’est pas le vote Mélenchon qui est révolutionnaire mais le vote Le Pen, autrement dit l’extrême droite et non plus l’extrême gauche.

    #Mélenchon #Le_Pen #Front_de_gauche #Front_national #FN

    • Cet article que tu cites est effectivement intéressant. Notamment :

      A l’opposition “travailleurs/capitalistes”, qui permet une pensée politique et une mobilisation en termes de lutte des classes, Le Front National substitue ainsi l’opposition entre “travailleurs/assistés”, qui divise la classe populaire. Pour accentuer le trait, le discours stigmatisant mobilise d’autres caractéristiques, qui cette fois-ci s’appuient sur le schème d’enveloppe. Pour Marine Le Pen, ce sont d’abord les étrangers qui “viennent profiter” de l’Etat social français.

      Et Françoise Fressoz a effectivement un point de vue personnel.

      Cependant, deux mouvement politiques sont apparus comme anti-système lors de cette élection : le Front de gauche et le Front national. Et c’est le FN qui a le plus convaincu les électeurs.

      C’est à partir de ce constat que l’on peut affronter un programme et proposer quelque chose de mieux.

    • Un autre point de vue : https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/280412/la-souffrance-du-lepeniste

      les catégories sociales sur-représentées dans cet électorat ne sont pas tant les chômeurs ou les ouvriers que les fonctionnaires de police et les artisans-commerçants-chefs d’entreprise (les scores impressionnants du FN chez les ouvriers et les chômeurs n’étant qu’un effet d’optique trompeur lié à l’abstention : les ouvriers et les chômeurs ne votent pas plus que la moyenne pour le FN, mais ils votent moins que la moyenne pour les autres candidats, et sont sur-représentés chez les abstentionnistes et les non-inscrits)



  • Les grands principes

    Le soir du premier tour de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a appelé ses électeurs à voter pour Hollande sans condition :

    « Ne demandez rien en échange.»

    On apprend cependant que le Front de gauche et le Parti socialiste discutent actuellement d’un accord électoral sur des circonscriptions.

    Cet accord est justifié publiquement par l’argument de la lutte contre le Front national. Le candidat du Front de gauche ajoute un autre argument, celui d’une "proportionnelle de gauche" :

    Jean-Luc Mélenchon a aussi appelé à une « proportionnelle de gauche », mettant en garde contre une élimination du Front de gauche de l’Assemblée nationale. « Les socialistes disent qu’ils veulent changer la Constitution pour mettre de la proportionnelle, c’est le moment d’en mettre maintenant », a-t-il lancé, ajoutant : "le FN qui n’est pas républicain n’y est pas, ça ne manque à personne".

    http://www.europe1.fr/Politique/Aubry-et-Melenchon-parlent-des-legislatives-1059299

    Il serait juste d’appliquer la proportionnelle pour les 4 millions d’électeurs du Front de gauche et de la refuser pour les 6 millions d’électeurs du Front national ?

    Lorsque l’on défend un principe, on le défend pour tout le monde. La proportionnelle est un principe qui vaut aussi bien lorsque cela nous arrange que lorsque cela arrange nos adversaires. Ou alors on n’y croit pas vraiment et on l’utilise seulement comme la justification d’autre chose.

    Une autre déclaration de Jean-Luc Mélenchon m’a beaucoup gêné. Elle concerne les médias :

    L’accès à une information de qualité exempte de manipulations et de volonté de nuire est un enjeu de démocratie. Je le dis après avoir reçu assez de messages de résistance de l’intérieur des médias d’une part et d’autre part, venant de l’extérieur, assez de demandes d’explications sur les calomnies qu’ils déversaient pour savoir quel enjeu c’est là. Ce système doit être détruit. Du moins son influence sur notre camp.

    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/04/28/le-vote-utile-a-favorise-lextreme-droite

    Les grands principes concernant les médias ne seraient donc à affirmer et défendre que lorsqu’ils servent nos intérêts ? Il ne faudrait pas détruire le système, mais seulement « son influence sur notre camp » ?

    #Mélenchon #Front_de_gauche #Front_national #FN #Le_Pen #médias


  • Sortir du piège

    Le 25 avril 2012, Jean-Luc Mélenchon dénonçait la mise en valeur des thèmes de l’extrême-droite dans l’entre-deux tours de l’élection présidentielle :

    « L’enjeu pour la bien-pensance est de détruire ce que nous avons essayé de construire : le retour de la question sociale et du partage des richesses qui se trouvent dans leurs poches. Rien n’est plus urgent pour les nantis et d’abord pour leur crieurs publics que d’en revenir aux bonnes grosses questions qui ne coûtent rien au portefeuille : la sécurité, l’immigration, les musulmans. »

    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/04/25/apres-le-premier-tour-un-moment-de-pause-clavier

    Il faut pousser le raisonnement. La mise en valeur de la question de l’immigration est effectivement une manière de masquer les autres sujets portés par cette campagne. C’est vrai pour le thème du partage des richesses, défendu par le Front de gauche. C’est vrai, aussi, pour les autres thèmes portés par le Front national.

    L’UMP réduit le vote Le Pen uniquement à la sécurité et à l’immigration et écarte tous les autres thèmes qui le mettraient en difficulté. Or ces autres sujets sont nombreux et ils ont au moins autant mobilisé les électeurs du Front national que celui de l’immigration.

    Un sondage publié récemment confirme que l’immigration n’est pas la principale priorité de la population française (sondage Viavoice pour France Info et Les Echos). Il indique que « les préoccupations des Français » sont l’emploi (31%) et le pouvoir d’achat (21%), largement devant l’insécurité (5%) et l’immigration (3%). Ce seraient donc 3% de la population qui placeraient l’immigration en avant. Pas 17,9% ! Les électeurs qui ont donné ce score à Marine Le Pen ont donc été convaincus par d’autres sujets que celui qui nous est rabâché.

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-francais-attendent-des-reponses-sur-l-emploi-plus-que-sur-l-immigration

    Les sondages valent ce qu’ils valent. Et Viavoice donne un autre sondage contradictoire dont lequel il affirme que la lutte contre l’immigration est « la principale préoccupation » de 50 % des électeurs de Marine Le Pen. Mais cela voudrait dire que pour la moitié ce n’est pas la principale préoccupation !

    http://www.institut-viavoice.com/viavoice/index.php/les-outils-viavoice/tous-nos-sondages/item/etude-post-electorale?category_id=2

    Le FN affirme, par exemple, avoir un programme social, défendre les services publics et même être anti-libéral. L’UMP feint de ne pas entendre. Pourtant, de très nombreux électeurs de Marine Le Pen ont été convaincus par ses déclarations sur ces sujets et se sont déplacés aux urnes avec cela en tête. S’il voulait amener ces électeurs à se porter sur son nom, Nicolas Sarkozy devrait reprendre ces questions. Il ne le fait pas. Non parce qu’il n’y pense pas. Il ne le fait pas car il ne le peut pas : son programme est en contradiction avec celui qu’affirme défendre le Front national.

    Un certain nombre d’électeurs du Front national ont aussi été convaincus par son programme en matière de politique internationale : le FN s’affirme comme anti-atlantiste et pour la sortie de la France de l’OTAN, contre l’Europe qui dissout les Etats présentés comme protecteurs, et reprend même à son compte la politique arabe de la France. A nouveau, s’il voulait convaincre les électeurs du FN de voter pour lui, Sarkozy devrait porter le débat sur ces questions. Il ne peut pas le faire car il propose une politique diamétralement opposée.

    Si l’UMP devait draguer le FN sur son programme social ou sa politique internationale, il n’y arriverait pas. Il a donc choisi de focaliser l’attention de tous sur le seul vrai point de convergence qu’ont aujourd’hui les deux partis : la sécurité, l’immigration, les musulmans.

    De cette focalisation, seuls l’UMP et le FN sortent gagnants.

    La gauche aurait tout à gagner à porter le débat là où il fait vraiment mal : en particulier sur le programme social et sur la politique internationale. L’ensemble de la gauche gagnerait à pointer les différences fondamentales entre l’UMP et le FN. Pour cela, elle doit refuser la focalisation du débat autour de l’immigration. Elle ne doit pas faire mine de croire que ce serait le seul thème porté par le parti de Marine Le Pen. La gravité de cette question ne doit pas l’aveugler sur toutes les autres questions qui ont aussi mobilisé les électeurs du Front national. En faisant surgir ces thèmes sur le devant de la scène, elle creusera la différence entre Sarkozy et Le Pen.

    Le Parti socialiste a des éléments à apporter sur certaines thématiques centrales pour une partie des électeurs du Front national. Les solutions qu’il propose dans le domaine social ont plus de consistance que celles de l’UMP. Les stratèges socialistes trouveront aussi, sans aucun doute, des éléments qui distinguent François Hollande de Nicolas Sarkozy sur les questions internationales.

    Mais, au-delà des petites stratégies du 6 mai, la lutte contre le Front national doit continuer sur ce même principe : sortir du piège du thème imposé. Il nous faut refuser de réduire le vote FN à la seule question de l’immigration et mettre en avant les autres thèmes sur lesquels la gauche a des réponses à apporter.

    #Front_national #FN #Le_Pen