• Ruée vers le pétrole de schiste dans le Dakota du nord
    http://www.lemonde.fr/ameriques/visuel/2013/05/12/ruee-vers-le-gaz-de-schiste-dans-le-dakota-du-nord_3175426_3222.html

    A Williston, la fièvre de l’or noir a tout décuplé : la population, les salaires, les prix, les accidents de la circulation et du travail, le nombre d’hommes sans femme, les agressions sexuelles et la délinquance en général. Cette bourgade agricole sans âme était moribonde voici encore cinq ans. Elle étend désormais chaque jour plus loin ses tentacules de hangars, de préfabriqués, de fast foods et d’hôtels, vers l’immense prairie qui l’entoure, elle-même transformée en un gruyère de puits de pétrole et d’argent rapide. Les jets internationaux survolent désormais la ville qui a avalé son aéroport, autrefois simple hangar de campagne. Partout, les silos à céréales rouillent tandis que les derricks et les pompes à balancier prennent possession de ce qui fut, aux confins du Canada, l’immense territoire des Indiens sioux.

    La bataille désormais se joue à trois kilomètres sous terre, dans le Bakken, ces formations schisteuses du Dakota du nord, ultra-profondes et gorgées de pétrole que la technique de fracturation hydraulique des roches, le fracking, interdite en France, rend accessibles depuis 2006. Moyennant l’injection à haute pression d’énormes quantités d’eau, de sable et de produits toxiques, le Bakken a transformé les « badlands » du Nord-ouest de l’Etat en eldorado sur une superficie équivalente à trois fois l’Ile-de-France.

    #gaz_de_schiste


  • Quand les investisseurs s’estiment « expropriés » par les réglementations environnementales et sociales - Loi néolibérale - Basta !
    http://www.bastamag.net/article3074.html

    En droit néolibéral, toute opposition au gaz de schiste – et pourquoi pas demain aux OGM, aux pesticides ou aux perturbateurs endocriniens – pourraient donc être considérée comme un « caprice ».

    En vertu de l’accord entre l’Europe et le Canada, une société canadienne pourrait donc contester ce type de moratoire ou d’interdiction dans un des États de l’Union européenne [3]. Selon le Conseil des Canadiens, « il est alarmant que les traités d’investissement puissent entraver le droit d’une communauté à dire non à la fracturation hydraulique ou à d’autres méga projets qui taxent la terre et l’eau pour le bien du profit, et non pour le bien public ».

    Les investissements mieux protégés que les citoyens ?

    L’Accord UE-Canada prévoit également d’intégrer une disposition de « protection des investissements ». Celle-ci inclut un mécanisme d’arbitrage permettant à une entreprise de poursuivre directement un État ou une collectivité locale en Europe ou au Canada, si une réglementation la prive des bénéfices escomptés. Seule condition : disposer d’une filiale au Canada si l’on souhaite poursuivre un pays européen. Total, possédant une filiale au Canada et ayant investi dans l’exploration des gaz de schiste en France, pourrait donc poursuivre la France. Chevron, ExxonMobil ou Shell, qui détiennent et exploitent des concessions de gaz de schiste en Europe, pourraient eux-aussi assigner un État européen devant les tribunaux.

    Et quels sont ces tribunaux ? Qui est habilité à juger d’une « expropriation indirecte » ou d’un traitement « injuste et inéquitable » ? Les litiges sont enregistrés auprès du CIRDI, un organe de la Banque Mondiale qui administre ces différends. Ces derniers sont ensuite jugés par des tribunaux d’arbitrage internationaux privés. Peu connue du grand public, cette véritable « industrie juridique » enrichit un petit cercle de cabinets juridiques, d’arbitres, d’avocats et de bailleurs de litiges qui profitent grassement des poursuites juridiques entamées contre les gouvernements. Certains cabinet font payer leurs prestations 1000 dollars (US$) par heure et par avocat ! [4]. Peu étonnant, dans ces conditions, que les « arbitres » adoptent en permanence une interprétation de la notion d’investissement favorable au plaignant (la multinationale), comme le montre un rapport. Une compagnie comme Total pourrait ainsi obtenir le versement de millions d’euros à titre de dédommagement.

    #gaz_de_schiste #néolibéralisme

    • pour le bien du profit, et non pour le bien public

      c’est un concept qu’on a déjà expérimenté par chez nous : l’Etat français, garant de l’intérêt général, agissant sous mandat à peu près démocratique, doit régulièrement se plier à l’autorité européenne ou aux accords commerciaux internationaux et renoncer à ses propres décisions, voir se faire imposer des sanctions pour dédommager le manque à gagner des investisseurs..
      Un exemple hallucinant était la « réparation fiscale » de l’Etat français pour des investisseurs étrangers il y a peu de temps : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/22/20002-20120622ARTFIG00682-une-facture-de-42milliards-pour-les-francais.php ?

      Mais ces clauses protégeant les investisseurs au frais des contribuables ne datent pas d’hier. Je crois me souvenir qu’on les dénonçait déjà au temps des grandes messes de l’OMC fin des 90’s.

      Tiens je viens de retrouver cela, le caricatural AMI qu’on a réussi à à l’époque à foutre à la porte, mais qui est revenu ensuite par la fenêtre...
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_multilat%C3%A9ral_sur_l'investissement

      Ci-dessous, la liste non-exhaustive des critiques faites à ce projet qui permettait :
      à une multinationale d’assigner en justice des gouvernements pratiquant le protectionnisme ou la préférence nationale, établissant des différences de traitement suivant la nationalité de l’investisseur ou créant des conditions de concurrence déloyale ;
      à une entreprise de tenir le gouvernement pour responsable de toute entrave à son activité (ex : manifestations, grèves…) ; l’État se retrouve donc le responsable légal et est obligé d’indemniser l’entreprise.[réf. nécessaire]


  • Gaz de schiste: Genève prié de jouer la carte de la transparence

    http://www.lecourrier.ch/107934/gaz_de_schiste_geneve_prie_de_jouer_la_carte_de_la_transparence

    signalé par Cristina Del Biaggio

    Gaz de schiste : Genève prié de jouer la carte de la transparence
    LUNDI 22 AVRIL 2013

    Philippe BachPostez un commentaire
    GRAND CONSEIL • Une motion des Verts, qui a trouvé en commission le soutien de tous les partis, demande que le canton renonce formellement au gaz de schiste.

    Le canton de Genève pourrait s’engager plus activement contre l’exploitation et la consommation des gaz de schiste. En commission de l’énergie et des Services industriels du Grand Conseil, c’est en tous les cas à l’unanimité qu’a été votée une motion déposée par les Verts et qui s’inquiète des conséquences très dommageables pour l’environnement du recours à cette énergie.

    #énergie #gaz-de-schiste


  • Gaz de #schiste : les dommages collatéraux | Mondialisation
    http://www.mondialisation.ca/gaz-de-schiste-les-dommages-collateraux/5329724

    Les problèmes de santé font aussi partie de ces « dommages collatéraux » tardifs. Le professeur Ingraffea et ses collègues de l’Université Cornell nous disent que l’enjeu des gaz de schiste peut se résumer par la phrase lapidaire « The wealth of a few versus the health of many » « La richesse de quelques-uns contre la santé de plusieurs ».

    http://www.globalresearch.ca/wp-content/uploads/2013/03/gaz-de-schiste-400x260.jpg

    De même, la fracturation hydraulique des gazières est responsable de « dommages collatéraux » à des personnes qui ont le malheur de vivre à proximité d’une tour de forage mais aussi à ceux et celles qui vivent de l’agriculture, du tourisme, ou qui s’adonnent à la pêche sportive. Pour les premiers, les effets collatéraux sont immédiats ; pour les seconds, on ne les voit pas dans la même image, car reportés dans le temps mais avec celui-ci, ils deviennent de plus en plus visibles…

    #gaz_de_schiste


  • Schiste happens
    http://blog.monolecte.fr/post/2013/04/02/Schiste-happens

    http://blog.monolecte.fr/public/.schiste0001_m.jpg

    Les plus confiants d’entre nous en étaient restés à l’idée rassurante et confortable que le nouveau président en exercice avait interdit pour toute la durée de son quinquennat l’exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique, ce qui nous laisserait largement le temps de voir si ce nouvel eldorado énergétique tenait vraiment toutes ses promesses dans les autres coins du monde où il tourne à plein régime. C’était bien, cette idée que la mobilisation citoyenne fait reculer les hyènes (...)

    #Poil_à_gratter #bled #catastrophe #confiscation_démocratique #débat #Les_Affabulateurs #lutte #écologie #économie #gaz_de_schiste

    • En fait de médias de masse, nous avons surtout hérité de propagande massive où le mensonge est le mode d’expression par défaut. J’ai vu la plupart des reportages sur les gaz de schiste et ils ont tous en commun de rapporter comment des salariés des groupes qui opèrent dans ce secteur sont venus raconter aux populations concernées que les gaz de schiste, c’était juste la solution à tous les problèmes et qu’il n’y avait aucun danger afférent. Sauf que, nous disposons de suffisamment de sources différentes et convergentes pour savoir que l’exploitation des gaz de schiste, c’est forcément dégueulasse pour l’environnement, les populations alentour et, à terme, via la contamination des nappes phréatiques (les gaz remontent pendant des années à la surface, traversant toutes les couches supérieures du sol, sans compter les liquides pollués et non traitables qu’on va forcément retrouver un peu partout par la suite !), pour de très grandes régions.

      Vous pouvez interroger les spécialistes de l’eau qui vous expliqueront que les nappes phréatiques du Sud-Ouest communiquent entre elles sur tout le territoire et que donc, la pollution de l’une sera la pollution définitive et irréversible de toutes. Je pense qu’on peut tout à fait se passer de gaz, mais se passer d’eau potable n’est absolument pas possible.

      Nous savons et il est public que les liquides injectés pour la fracturation hydropique sont particulièrement nocifs et pourtant, dans l’un des reportages (celui qui est passé sur Arte pour la soirée spéciale, il y a un mois ou deux), on entend un salarié d’un groupe minier annoncer aux gens qui vivent sur place qu’il n’y a aucun danger et que ça revient à injecter de la limonade. Ce mec ment. Il ment effrontément en regardant les futures victimes dans les yeux. Il ment en toute tranquillité parce qu’il est payé pour mentir et probablement bien payé. Il est absolument impossible que ce mec ignore ce qu’il est en train de faire. Il est absolument impossible que les groupes qui jouent la cavalerie financière sur les gaz de schiste ignorent ce qu’ils font réellement. Leurs responsables et nombre de leurs salariés choisissent délibérément de faire ce qu’ils font pour de l’argent, tout en se sentant totalement irresponsables des conséquences de leur comportement.

      Cette impunité doit cesser. Il ne doit plus être possible de prendre délibérément des décisions et de participer en toute connaissance de cause à ce genre de décision sans porter la responsabilité des conséquences de ces actes. Je pense que si chaque personne physique impliquée dans des empoisonnements industriels était pénalement responsable de ces empoisonnements, il y aurait beaucoup moins de salopards qui toucheraient de l’argent pour déclarer aux gens que l’exploitation des gaz de schiste se fait avec des la limonade...

    • Tout à fait d’accord avec toi.. et ça me rappelle que je voulais réfléchir à l’occasion manquée liée à l’instauration du principe de précaution.
      Les mots sont importants comme diraient l’autre : le principe de précaution joue sur le registre de la sécurité, donc de la peur. Résultat ses détracteurs s’en donnent à coeur joie pour démonter ce qu’ils qualifient de « principe de frilosité », pour binariser le débat entre obscurantisme et progrès. Il leur suffit de nous rassurer avec n’importe quelle étude scientifique bidon ou en discréditant telle autre étude, et hop, cela leur offre un grand boulevard pour se lancer dans les actions les plus irresponsables.

      Au lieu de cela, nous aurions mis en place un « principe de responsabilité », je pense que cela aurait été plus efficace. Il s’agirait d’interdire toute introduction technologique dont le bénéficiaire ne peut assumer seul les conséquences civiles et environnementales.
      Ou bien l’obliger à provisionner financièrement les risques liés à son exploitation, si tant est qu’ils soient estimables et que cette exploitation soit réversible. On verrait que bien des ruées vers l’or s’avéreraient moins alléchantes du coup.

      L’aspirant-exploitant devrait prouver que les risques sont réparables. Ce qui n’est pas le cas d’une exploitation se soldant par un décès humain, une modification biologique immaitrisable, ou une pollution irréversible à l’échelle humaine (par exemple qui dure sur plus d’une génération ?), et exclue de facto les OGM, et le nucléaire, et sans doute le gaz de schiste...
      Vu qu’on est incapable de moraliser le monde économique, tentons au moins de le responsabiliser en rendant mécaniquement non rentables les perspectives qui nous font prendre des risques forcément inutiles...

      Les capitalistes sont des pitbulls pas si difficiles à neutraliser finalement, ils ne s’attaquent qu’à ce qui est rentable.
      Ce n’est pas un hasard si la première mission de l’OMC a été de désarmer les Etats pour les empêcher de garantir l’intérêt général et leur interdire de peser sur la rentabilité des marchés, au nom de la lutte contre le protectionnisme...

      La ficelle est si grosse qu’elle nous bouche les yeux. Il suffirait juste de rétablir la souveraineté politique des peuples... Vaste programme....

    • Nous savons tous, je pense, que l’appétit salarial du journaliste de média de masse ne se contente ni des revenus de vente des journaux, ni du statut fiscal sur mesure de la profession.

      Ne lui suffit pas davantage les revenus annexes des ménages ou même la publicité officielle dans la presse. Il lui faut de plus monnayer l’influence (réelle ou supposée) de sa plume. Au point qu’on en vient à se demander s’il a jamais eu d’autre ambition pour elle que s’en nourrir.

      En ce qui me concerne, j’ai pour habitude de fermer ma porte aux témoins de Jéhova et aux vendeurs d’aspirateurs. C’est donc fort logiquement que j’interdis à la presse papier, radio, ou télévisée d’entrer dans mon foyer. Car je refuse sous couvert d’information d’être désinformé, de devenir le cerveau disponible que cette engeance vend au premier industriel venu.

      Etant maintenant admis que le bourgeoisie continuera avec ou sans allocs plafonnées à fournir le capital en plumes mercenaires, nous pouvons être certains que tôt ou tard le gaz de schiste sera exploité en France comme partout. Nous pouvons également être certains que ce sera de la manière la moins sûre et la plus polluante, donc la plus économique pour l’exploitant. A la différence du nucléaire, nous pouvons espérer que les premiers accidents industriels ne tarderont pas à se produire. Et, là, on verra, comme d’habitude, sans que les institutions n’aient le moins du monde contribué à éviter un pire annoncé.


  • Quand le gaz de schiste fait trembler la terre
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/29/quand-le-gaz-de-schiste-fait-trembler-la-terre_3150329_3244.html

    ....

    Dans une étude publiée mardi 26 mars par la revue Geology, Katie Keranen (université de l’Oklahoma) et ses coauteurs de l’université Columbia à New York ont analysé la séquence d’évènements ayant précédé et suivi le séisme [à Prague, dans l’Oklahoma (Etats-Unis)]. Les auteurs concluent un lien causal entre l’injection de fluides de fracturation usés dans le sous-sol et la survenue du tremblement de terre. Non loin de Prague, un ancien gisement pétrolier, désormais épuisé, est en effet utilisé depuis plusieurs années comme site d’injection d’eaux souillées issues d’opérations de fracturation hydraulique – la technique d’exploitation du gaz de schiste.

    C’est la surpression induite dans la faille dite « de Wilzetta » qui a provoqué la cascade d’évènements sismiques. Les géologues notent que la quantité d’eaux usées injectée était faible. Mais la pratique, qui dure depuis plusieurs années, a suffi à déséquilibrer le sous-sol. Ils notent également que « les opérations d’injection se poursuivent et que des tremblements de terre de magnitudes supérieures à 3 continuent de se produire ».

    ELÉMENTS RADIOACTIFS

    La situation en Oklahoma n’est pas isolée. La récente ruée vers les gaz et huiles de schiste produit des quantités importantes d’eaux usées dont il faut bien se débarrasser. Une bonne part du fluide de fracturation (mélange d’eau, de sable et d’adjuvants chimiques) utilisé pour fissurer la roche-réservoir, loin sous la surface, est en effet régurgitée par les puits, après la fracturation de la roche. Ces eaux usées, inutilisables, chargées d’adjuvants chimiques, de métaux lourds ou d’éléments radioactifs présents dans la roche-mère, sont souvent réinjectées dans des vieux puits.

    En 2012, au congrès annuel de la Société géologique américaine, l’US Geological Survey (USGS) a présenté des travaux montrant qu’en Oklahoma le nombre annuel de séismes de magnitude supérieure à 3 a été multiplié par 20 entre 2009 et 2011, par rapport au demi-siècle précédent. Selon l’USGS, l’Arkansas, le Texas, l’Ohio et le Colorado, où se déroulent des opérations d’injection ou de fracturation, connaissent une situation comparable.

    Mais il y a toujours « quelques experts » pour essayer de semer le doute dans les esprits : http://news.nationalgeographic.com/news/energy/2013/03/130329-wastewater-injection-likely-caused-quake

    Despite the study’s findings, some experts remain skeptical that wastewater injection caused the Oklahoma earthquake. A statement released by the Oklahoma Geological Survey in advance of Tuesday’s study said its data show the earthquake was likely “the result of natural causes.”


  • Gaz de schiste : « Cinq emplois pour 1.000 cancers » - Tunisie - Basta !
    http://www.bastamag.net/article3004.html

    Dans un pays où le taux de chômage approche les 17 %, le gouvernement met en avant la manne d’emplois générée par cette activité. « C’est un leurre, rétorque le syndicaliste Mansour Cherni. 5 à 10 emplois seront créés pour un puits foré mais en contrepartie, 1 000 à 1 500 citoyens auront le cancer », estime-t-il. Car aucune règle ne protègera les habitants des pollutions engendrées par l’extraction. « Cela ne créera pas d’emplois locaux, ajoute Sabria Barka, présidente de l’Association environnementale Eco-conscience. Les compagnies étrangères viennent avec leurs propres techniciens et infrastructures, et les ramèneront avec eux. »


  • Gaz de #schiste : désormais, on ne fracture plus la roche, on la « masse » | #Novlang #foutage_de_gueule
    http://www.rue89.com/2013/03/28/gaz-schiste-desormais-fracture-plus-roche-masse-240894

    Rue89 a contacté Séverin Pistre, hydrogéologue et professeur à l’université Montpellier-II. Il est formel sur ces nouvelles dénominations :

    « La stimulation hydraulique, c’est un terme générique qui englobe la fracturation. Niveau concept et niveau recherche sur les huiles ou gaz de schiste, c’est la même chose.

    Pour être direct, le “massage de la roche”, c’est quand même un peu du foutage de gueule. »

    Selon le scientifique, cette technique visant à augmenter la perméabilité de la roche pour extraire les ressources qu’elle renferme a toujours les mêmes conséquences :

    « On évacue le terme, mais pas les problèmes en surface et en profondeur.

    On mobilise toujours le méthane, lui-même polluant, qui va fuir dans les nappes d’eau ou en surface. »

    Son verdict est sans appel :

    « Si vous me demandez s’il existe une technique opérationnelle pour extraire le gaz sans fracturer, la réponse est non. »

    De nouvelles techniques sont en train d’être élaborées par les industriels. L’une des plus prometteuses est la fracturation au propane. La France mène également des recherches sur la fracturation hydraulique.

    #gaz_de_schiste


  • Premier contrat d’exportation de gaz de schiste américain vers la Grande-Bretagne - RFI

    Et c’est parti !

    http://www.rfi.fr/emission/20130327-premier-contrat-exportation-gaz-schiste-americain-vers-grande-bretagne?

    Par Claire Fages

    Le gaz de schiste américain traversera bientôt l’Atlantique sous forme liquéfiée, à bord de méthaniers. Le premier contrat d’exportation vient d’être signé avec un opérateur gazier britannique.

    #gaz-de-schistes #états-unis #royaume-uni


  • #Gaz_de_schiste : liaisons dangereuses entre l’industrie et les universités américaines - Sites et riverains - responsabilité sociale des entreprises
    http://www.novethic.fr/novethic/ecologie,energies,gaz_schiste_liaisons_dangereuses_entre_industrie_et_unive

    « Loi sur le développement des ressources minérales indigènes ». Contrairement à ce que son nom suggère, la loi votée par le gouverneur de Pennsylvanie Tom Corbett en octobre 2012 ne concerne pas les droits des communautés indiennes riveraines, mais certains propriétaires des sous-sols de l’Etat : précisément les 14 universités publiques de Pennsylvanie. Plusieurs d’entre elles sont en effet situées au-dessus du fameux « Marcellus shale », un des principaux gisements de gaz de schiste américains. Avec cette loi, les présidents d’Université ont désormais la possibilité d’autoriser le forage sur leurs campus, pour en extraire du gaz ou du pétrole. L’intérêt ? Leur permettre d’augmenter leurs ressources financières, sur fond de coupes dans les budgets de l’éducation publique.

    En West Virginia, la petite université (privée) de Bethanie a autorisé dès 2011 l’entreprise Chesapeake Energy à installer un forage de « fracking » sur ses terres, situées, il est vrai, à l’extérieur du campus. Dans l’Indiana, c’est l’université d’Etat qui a signé un accord pour étudier un forage de pétrole sur son campus. Dans ces deux exemples, une poignée d’étudiants se sont mobilisés contre ces projets, invoquant les risques sanitaires et l’impact environnemental. Mais le véritable enjeu, tant que le prix du gaz ne remonte pas, est plutôt celui des liens financiers entre les chercheurs universitaires et l’industrie du gaz, selon Bob Myers de l’Université de Loch Haven.


  • Le #gaz_de_schiste : bulle spéculative ou solution miracle ? | Mondialisation
    http://www.mondialisation.ca/le-gaz-de-schiste-bulle-speculative-ou-solution-miracle/5326228

    Il n’y a pas de débat sur le gaz de schiste ; s’agit-il d’un miracle de la technologie US, comme nous le crient sur tous les toits les médias anglo-saxons, ce qui relèverait d’un exploit prométhéen, ou bien d’une vulgaire bulle spéculative gonflée par les tenants de la gouvernance financière, thèse défendue par le centre de réflexion géostratégique DeDefensa.org, qui a son siège à Bruxelles ? [1]

    Or ce débat a tout lieu d’être, puisque c’est de sa conclusion que dépend la nouvelle place imprenable à laquelle aspirent les USA : puissance énergétique globale capable de rivaliser avec la Russie et l’OPEP, si la manne gazière se confirme, ou tentative publicitaire piteuse pour retarder la décadence de la jadis superpuissance unipolaire ?

    Un ami banquier haut placé qui demande à garder l’anonymat est d’avis que le fracking (la fracturation de la roche à 4 000 m de profondeur, grâce à une énorme quantité d’eau) est une autre opération d’intox, car ce n’est absolument pas viable. Il ajoute que les investissements en fracking sont un gouffre, et que les liquidités générées par la vente de pétrole ne suffisent pas à financer la croissance nécessaire à cette nouvelle industrie, parce que les puits ouverts par frackings’épuisent très vite ; pour une production soutenue à un certain niveau, il faut ouvrir constamment de nouveaux puits. C’est indispensable et ne suffira guère qu’à maintenir un niveau de production donné.


  • IPS – Across U.S., Health Concerns Vie with Fracking Profits | Inter Press Service
    http://www.ipsnews.net/2013/03/across-u-s-health-concerns-vie-with-fracking-profits

    Will Fracking Spread Internationally?

    When asked whether fracking will expand to the global south, Michael T. Klare – director of the Five College Program in Peace and World Security Studies at Hampshire College – told IPS, “It will happen, but they (currently) don’t have the capacity to do it on their own.

    “So countries, like China, are buying into (U.S.) companies to acquire the know how to do so,” he said.

    If shale gas projects were to expand into Poland and Ukraine, which are currently exploring the option, “(it) would be a blow to Russia, because Russia now is a major supplier of natural gas to Europe, and depends on that for income and for political influence,” he added.

    David G. Victor, a professor at the Graduate School of School of International Relations and Pacific Studies, told IPS, “Cheap natural gas will make it harder for countries (in the global south) to justify natural gas projects, because the price they’re going to get for the gas will be much lower.”

    “If you’re Nigeria or any of these countries that are exporting liquified natural gas, [it costs] 10 dollars or 12 dollars per BTU for your gas when you deliver it… that’s a ton of money.

    “There are a lot of places that could produce a lot of gas very quickly, but the problem is getting it to the markets. That’s the main difference between gas and oil,” he added.

    On the price of coal, Victor said, “While stock prices have come down a lot, the long-term contracts are more stable.”

    He cites a few reasons: the weak world economy has lowered demand for coal, which has driven down its prices; and coal burning is facing more regulations, due to the heavy pollution it causes.

    “The third reason is low natural gas prices here in the U.S.,” he said.

    In response to an IPS inquiry, Christopher Neal, a senior communications officer at the World Bank, stated, “The Bank is not financing shale gas exploration or projects involving hydraulic fracturing, and there are no planned projects of this nature.”


  • Sinkhole that engulfed Florida is filled up, more are sure to follow
    http://www.usatoday.com/story/news/nation/2013/03/05/sinkhole-florida-law/1965743

    experts say they expect to see more sinkhole sightings throughout the state in the coming years.

    Urban sprawl, well-water drilling and fluctuating weather patterns all lead to sinkhole collapses and could bring more of the phenomenon to populated areas, said Jonathan Arthur, Florida’s state geologist.

    http://i.usatoday.net/_common/_notches/49616804-3fb4-4214-9d9c-e8681c6fe79e-sinkmap-again-01.jpg

    #urbanisation #eau #géologie, mais est-ce lié au #fracking ?


  • Why You Don’t Frack With John Lennon’s Farm
    NationofChange
    http://www.nationofchange.org/why-you-don-t-frack-john-lennon-s-farm-1362495283

    At first Ruffalo was enthusiastic about the gas extraction rumors he heard in Callicoon. But that changed in June 2010 when he visited Dimock, Pa., just across the state border.

    #gaz_de_schiste #go_frack_yourselves ‡Œ


  • #Gaz_de_schiste : un débat biaisé par l’Académie des sciences ? - Climato-sceptique - Basta !
    http://www.bastamag.net/article2956.html

    L’Académie des sciences va remettre les clefs du débat sur les gaz de schiste à un... climato-sceptique. Ce 26 février, elle organise une conférence-débat intitulée « Les gaz de schiste », dont la préparation et l’animation ont notamment été confiées à Vincent Courtillot. Ce géophysicien, proche de Claude Allègre, est un des plus fameux climato-sceptiques français. Alors que le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) a établi que le réchauffement climatique planétaire actuellement observé est imputable à l’augmentation de la teneur de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, Vincent Courtillot considère encore, rapporte l’AFP, que c’est une « thèse stupide ».

    Parmi les intervenants de la conférence sont attendus un porte-parole de Total, ainsi que l’un des rédacteurs du rapport qui a justifié la poursuite de l’exploitation des gaz de schiste sur le sol britannique. Aucun climatologue ne figure en revanche dans le programme. Deux récentes études américaines démontrent pourtant que les rejets de méthane au cours de l’exploitation des gaz et pétrole de schiste seraient pires que ceux du charbon, sur le plan du climat


  • The New Oil Landscape - Photo Gallery - Pictures, More From National Geographic Magazine
    http://ngm.nationalgeographic.com/2013/03/bakken-shale-oil/richards-photography

    Après Alec Soth il y a 2 semaines dans le NYT, Eugene Richards photographie le boom du gaz de schiste au Dakota du Nord.

    The New Oil Landscape
    The fracking frenzy in North Dakota has boosted the U.S. fuel supply—but at what cost?

    #gaz_de_schiste #fracturation_hydraulique #Dakota_du-Nord #Etats-Unis #photographie #forage_horizontal #écologie #environnement


  • #Gaz_de_schiste : des parlementaires pro-nucléaires relancent le débat sur l’exploitation - Politis
    http://www.politis.fr/Gaz-de-schiste-des-parlementaires,20840.html

    Plutôt discret, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a la faveur des médias depuis que certains parlementaires ont décidé de rouvrir, le 31 janvier, le dossier controversé de l’extraction des gaz de schistes. La commission des affaires économiques du Sénat a en effet demandé à l’Opecst de « conduire une étude » relative aux « techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures de schiste ». Il se trouve que le sénateur UMP et président de l’Opecst, Bruno Sido, est également secrétaire de la commission des affaires économiques du Sénat.

    Le même président de l’Office parlementaire a nommé deux rapporteurs qui auront la responsabilité de mener à bien un rapport visant à évaluer lesdites « alternatives » à la fracturation hydraulique. Cette lourde tâche a été confiée au sénateur UMP Jean-Claude Lenoir, lui aussi membre de la commission des affaires économiques, et au député socialiste Christian Bataille, grand spécialiste de l’énergie nucléaire, accusé par les mauvaises langues de se faire la voix des lobbies du nucléaire.

    Le socialiste et l’UMP écrivent que la saisine est l’occasion pour l’Office parlementaire d’étudier les hydrocarbures non conventionnels, « a surgi en France fin 2010, pour aboutir, quelque peu dans la précipitation, à la loi du 13 juillet 2011 ». Une loi interdit certes l’exploration et l’exploitation des gaz de schistes et prévoit l’abrogation des permis de recherches, mais qu’à cela ne tienne, « elle laisse toutefois une porte entrebâillée, puisqu’elle prévoit la création d’une commission chargée d’émettre des avis sur des expérimentations réalisées à seule fin de recherches scientifiques ».

    Nous y voilà : une brèche est ouverte et il faut s’y engouffrer, d’autant plus que les « auditions préliminaires confirment l’intérêt de cette saisine sur les techniques alternatives ». Qui sont les auditionnés ? Ils ne sont pas cités. Mais l’Institut français du pétrole et d’autres organismes, ainsi que Total, apparaissent dans le document.


  • North Dakota Went Boom - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2013/02/03/magazine/north-dakota-went-boom.html?_r=0

    Reportage au Dakota du Nord,- gaz de schiste, boom économique et désastre écologique. Avec un magnifique essai photographique d’Alec Soth.

    North Dakota has had oil booms before but never one so big, never one that rivaled the land rush precipitated more than a century ago by the transcontinental railroads, never one that so radically changed the subtext of the Dakota frontier from the Bitter Past That Was to the Better Future That May Yet Be.

    It’s hard to think of what oil hasn’t done to life in the small communities of western North Dakota, good and bad. It has minted millionaires, paid off mortgages, created businesses; it has raised rents, stressed roads, vexed planners and overwhelmed schools; it has polluted streams, spoiled fields and boosted crime. It has confounded kids running lemonade stands: 50 cents a cup but your customer has only hundreds in his payday wallet. Oil has financed multimillion-dollar recreation centers and new hospital wings. It has fitted highways with passing lanes and rumble strips. It has forced McDonald’s to offer bonuses and brought job seekers from all over the country — truck drivers, frack hands, pipe fitters, teachers, manicurists, strippers. It has ginned up an unreleased reality show called “Boomtown Girls,” which follows the lives of “five bold and brave sisters” in the formerly drowsy farm center of Williston, N.D. Williston, whose population has tripled in the past 10 years, lies in the middle of the 150,000-square-mile Williston Basin, a depression in the crust of the earth that geologists now believe contains one of the largest oil fields in the world.

    #gaz_de_schiste #Dakota #Etats_Unis #fracturation_hydraulique


  • Gaz de schiste : scénario pour un gazage programmé
    http://infokiosques.net/spip.php?article870

    http://infokiosques.net/IMG/arton870.jpg

    Moins de six mois après le début de la contestation organisée contre l’exploitation des gaz de schiste, il semble déjà y avoir quelque chose comme une opposition « officielle ». Ce qui avait inquiété l’Etat au début de la mobilisation, à savoir son caractère populaire et donc imprévisible, est en train de s’étioler. Ça se bureaucratise. Il y a des colères qui se perdent. On parle d’un nouveau Larzac, puis on retourne au Parlement européen. On fait mollement des réunions d’information où on n’ose trop rien dire, de peur que ça ne soit pas dans la ligne…
    Et après tout, si ça pouvait se régler comme ça, pourquoi pas ? Tant que ça marche… Mais la question est que non seulement ça ne marche pas, mais que l’Etat est en train de retourner ses propres armes contre la contestation. Qu’encore une fois, ils vont faire servir la loi contre les gaz de schiste à l’acceptation des gaz de schiste. Créer des réglementations qui feront accepter ce qu’on réglemente, alors qu’on n’en voulait tout simplement pas. Et ainsi de suite : on connaît la chanson. C’est celle du Grenelle, du développement durable, du partenariat et de la cogestion sous toutes ses formes…

    #gaz_de_schiste



  • Le #gaspillage de #gaz brûlé par les compagnies pétrolières vu du ciel
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/29/le-gaspillage-de-gaz-brule-par-les-compagnies-petrolieres-vu-du-ciel_1824079

    En décembre, la NASA diffusait des images de la Terre plongée dans la nuit et constellée de points lumineux – traces des foyers de population parsemés sur la planète. Parmi tous ces îlots de lumière toutefois, l’un n’a pas manqué d’attirer l’attention aux Etats-Unis. Une large tache diffuse, située tout au nord, au milieu d’une zone sombre au centre du pays, que l’on peut voir aussi dans cette image du site Earth Observatory de la NASA, ou entourée dans cet article du média américain NPR. Pourtant, point de métropole ici. Simplement du gaz qui brûle.

    Dans cet Etat du Dakota du Nord, « les compagnies pétrolières, situées au cœur du boom du #gaz_de_schiste aux Etats-Unis, brûlent assez de gaz pour alimenter tous les foyers de Chicago et Washington », fait remarquer le Financial Times.

    le truc de fou

    Si le gaz naturel part ainsi en fumée, c’est que, du fait de son bas prix, il revient moins cher de le brûler que de construire les infrastructures nécessaires à son acheminement et à sa commercialisation.

    #pollution



  • La malédiction du #gaz_de_schiste | Gaz de schiste : une énergie qui divise | Comprendre le monde | fr - ARTE
    http://www.arte.tv/fr/gaz-de-schiste-une-energie-qui-divise/7258938.html

    Zamosc, en Pologne orientale : au hasard d’un tournage dans cette région rurale, Lech Kowalski rencontre en 2009 des paysans sur les terres desquels de grandes firmes américaines ont commencé à prospecter pour extraire du gaz de schiste. Fissures dans les murs des fermes, pollution des eaux, bulldozers investissant des champs à quelques dizaines de mètres des habitations… Les villageois sont inquiets. Or cette situation locale n’a rien d’anecdotique et témoigne d’un phénomène qui menace aujourd’hui toute la planète. Bradford County, aux États-Unis, est au gaz de schiste ce que l’Arabie Saoudite est au pétrole. Mais on est loin de l’image idyllique d’une « énergie non conventionnelle » propre et d’exploitation aisée que veulent donner les industriels. Dans ce petit comté du nord-est des États-Unis, le réalisateur filme des paysages dévastés et l’épuiseme

    demain sur arte


  • #Gaz_de_schiste : ne dites plus « fracturation », mais « massage de la roche »
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/22/gaz-de-schiste-ne-dites-plus-fracturation-mais-massage-de-la-roche_1820407_3

    Christophe de Margerie, le PDG de Total, se pose la question. « Je suis fasciné par la manière dont le terme de “fracturation” a cristallisé les clivages. Aux Etats-Unis, on parle de massaging de la roche. C’est peut-être une idée ? », s’interrogeait-il dans un entretien au Monde, le 11 janvier.

    « Le mot fracturation ne suffit pas à décrire toutes les technologies possibles, ajoutait quelques jours plus tard son homologue de GDF-Suez, Gérard Mestrallet, devant la presse. Parler de “stimulation” de la roche, c’est déjà moins violent. » Et de suggérer d’autres termes encore, comme “brumisation”, dans l’espoir que le dossier soit réouvert...

    En 2012, une étude publiée par l’université de Louisiane a effectivement montré que l’opposition à ces techniques était plus faible lorsque le mot “fracturation” était remplacé dans les sondages par des termes comme “injection à haute pression”.