Les Indiens, petites mains du #luxe
http://www.lemonde.fr/style/article/2012/09/07/les-indiens-petites-mains-du-luxe_1756515_1575563.html
Regard un tantinet colonialiste sur les ateliers de broderie indiens
On les appelle les ari ou les zardozi, selon qu’ils manient le crochet ou l’aiguille. Ils travaillent en silence, bercés par le bruit des ventilateurs. Ils cousent à plusieurs, sur des modèles tracés à la craie, des millions de paillettes, perles, sequins, rubans, strass avec des fils de coton ou parfois d’or. Mumbai compte 100 000 brodeurs. Des hommes exclusivement, musulmans, dans un pays dominé par l’hindouisme. On les rencontre au cœur de la ville, à deux pas de la gare centrale : le quartier de Grant Road abrite 600 ateliers – les kharkanas – sur un kilomètre carré. Là, sont réalisées des merveilles destinées à des maisons de luxe dont les brodeurs ignorent souvent l’existence. Malgré leur savoir-faire extraordinaire applaudi dans les défilés des collections de haute couture ou de prêt-à-porter haut de gamme, ces légions d’ouvriers, qui viennent surtout du Bengale ou d’Uttar Pradesh, sont considérées comme la lie de la société. Situés au plus bas de l’échelle sociale, ils rêvent, pour leurs enfants, d’un autre avenir.
Pas en creux du tout, pour l’auteure, entre 13 et 16 ans on n’est pas un enfant
Le plus jeune dans son atelier vient de fêter ses 16 ans. Il a démarré voici trois ans. [...] C’est surtout parce que ce métier nécessite une grande concentration et une extrême précision que les apprentis ne démarrent pas ce métier avant 13 ans, ce qui explique, en creux, pourquoi il n’y a pas d’enfants dans ces ateliers.
#travail #travail_des_enfants #haute_couture