• La perspective d’un piéton... En Norvégien, mais je crois que vous pouvez comprendre

    Très intéressant et original

    Et fotgjengerperspektiv | ronrostad
    http://ronrostad.wordpress.com/2013/05/05/et-fotgjengerperspektiv

    Jeg bestemte meg for å gå til Jekta fra Sentrum, via Workinnmarka. Så snart jeg var ute fra Workinnmarka, møtte jeg denne pussigheten. Fortauet skifter side. Det finnes ikke gangfelt her, slik at jeg må smette frem og tilbake over veien og håpe på bilistenes hyggelighet.

    #visualisation #image #représentation #imaginaire
    #photographie #géographie #urban-matter #piéton-contre-bagnole # #cartographie-radicale


  • + Create your worldmap + www.worldmapgenerator.com +

    The “Viewpoints” project explores the aesthetic question whether there is a parameter-based method for generating unconventional maps of the world that do justice to the thematic context in which they appear. A project-specific software is developed that combines parameters of descriptive geometry and map graphics in an explorative process to bring forth the desired effects in world maps. So far, map production by means of projection has been governed by certain rules that determine the geographical area depicted at the centre of the map. With conventional world maps, the horizontal centre is usually made up by the equator.

    The project software enables the generation and design of wholly new and unconventional varieties of world maps in simple and structured ways.

    Unconventional world maps – varying perspectives, alternative angles – shifts in point of view – viewpoints.


  • Nikolaus Gansterer | Drawing a Hypothesis : The Bottom Line « The Drawing Center »

    http://thebottomline.drawingcenter.org/2013/05/02/nikolaus-gansterer

    Un projet carto-artistique ouf mais super auquel j’ai (modestement) participé

    In advance of the third program in The Drawing Center’s Drafts series, Curatorial Assistant Nova Benway speaks with Vienna-based artist Nikolaus Gansterer about the generative potential of diagrams.

    http://thebottomline.drawingcenter.org/wp-content/uploads/2013/05/Gansterer_Drawing-a-Hypothe.jpg

    For years I have had a strong fascination with diagrams (in German “Schaubilder”) and I was questioning how these relational visual artifacts—graphic forms visualizing complex associations—could be comprehended from an artistic point of view. In an intensive exchange with artists and scientists, I developed new forms of narratives and hypotheses by tracing the speculative potential of diagrams. Based on a discursive process, I sent my drawings to various interpreters with a request for a written interpretation (which I call “micrology”), so that in return I could react to their texts with diagrammatic drawings and models. In 2011 a publication resulted from this five-year exchange of figures of thought and figures of speech, describing, from various angles, the reflexive and dynamic character of diagrams.

    http://thebottomline.drawingcenter.org/wp-content/uploads/2013/05/Gansterer_Figures-of-Though.jpg

    #visualisation #art #représentation-graphique #cartographie-radicale #perception #imaginaire


  • La perception du centre de gravité de l’Europe, reflet de la réalité ou expression d’une volonté d’élargissement ?

    http://espacepolitique.revues.org/index2602.html

    La perception du centre de gravité de l’Europe, reflet de la réalité ou expression d’une volonté d’élargissement ?

    Françoise Bahoken

    Nous proposons une analyse de la perception de l’influence européenne dans le monde fondée, non pas sur l’examen classique de la position de ses limites par rapport à celles d’autres régions, mais plutôt sur la position de son centre de gravité géométrique. Celui-ci est déduit du périmètre européen retranscrit à main levée, par des étudiants en Sciences Politiques (SPO) et en Sciences Pour l’Ingénieur (SPI) qui résident au sein de l’Europe des 27 (en France) et en dehors (au Cameroun). L’objectif est de tester l’hypothèse selon laquelle les étudiants enquêtés en SPO, à l’inverse des SPI, ont une perception de la localisation du centre de gravité européen proche de la référence calculée par l’Institut de l’Information Géographique et Forestière National (IGN) français et ce, quel que soit leur lieu de résidence. L’analyse centrographique comparée des cartes mentales des étudiants enquêtés au Cameroun et en France a révélé deux enseignements notables. Le premier pointe la proximité spatiale des résultats obtenus pour les deux groupes qui révèle, dans l’ensemble, un décalage systématique vers l’est du centre de gravité européen. Ce décalage témoigne d’une bonne connaissance des faits géopolitiques européens. Le second résultat, qui découle du premier, porte sur la perception de l’extension du périmètre européen : les étudiants en SPO enquêtés au Cameroun ont intégré l’idée d’un élargissement effectif de l’Union européenne vers l’est et vers le sud tandis que les mêmes étudiants enquêtés en France ont une perception de cette extension plutôt orientée vers le nord. Ces différences morphologiques sont le reflet d’une réalité des échanges, ils expriment probablement une volonté d’élargissement de l’Union européenne aux pays situés dans son voisinage.

    #europe #représentation #imaginaire #élargissement #visualisation


  • Gilles A. Tiberghien, Finis terrae : Imaginaires et imaginations cartographiques, 2007.

    http://test.espacestemps.net/articles/represente-t-on-le-monde-par-des-symboles-ou-par-des-images

    Représente-t-on le monde par des symboles ou par des images ?
    Gilles A. Tiberghien, Finis terrae : Imaginaires et imaginations cartographiques, 2007.
    Hervé Regnauld

    Ce livre aborde les cartes selon une problématique originale : il tente de les différencier les unes des autres à partir de l’écart qu’elles révèlent entre la représentation du monde par des symboles et la représentation du territoire comme image.

    Gilles A. Tiberghien est professeur d’esthétique à l’Université de Paris I et a consacré une part significative de son travail au Land Art. Il a donc une grande expérience de l’étude des relations entre un travail plastique et le site où il est vu et une connaissance précise des principaux acteurs de ce mouvement artistique des années 1970. Il prolonge aujourd’hui sa réflexion avec un ouvrage court sur l’imaginaire et l’imagination cartographiques. Sa démarche est organisée comme une méditation. Elle débute avec une réflexion sur la cartographie qu’il envisage comme une activité qui sert de prétexte à l’imagination, ou à la rêverie. Elle se termine sur une évocation de l’imaginaire dont la carte permet une suspension dans l’espace, presque comme si l’on adoptait un point de vue céleste. Entre ces deux extrêmes, Tiberghien fait passer le lecteur par un chemin assez classique.

    #bibliographie #livre #cartographie #vision #représentation #manipulation #imaginaire


  • Un livre en norvégien non traduit en anglais et c’est très dommage : le titre en est « l’image qu’on a du monde se forge à la maison » et le livre explique comment la couverture médiatique du monde non occidental souvent faussée, biaisée, incomplète, est pratiquement la seule disponible pour nous faire une idée de ce à quoi ressemble ce lointain. Et c’est en partie sur cette image que l’on se fait « des autres » que l’on construit une partie de notre identité - par comparaison.

    Une analyse très critique sur la société norvégienne et la manière dont elle s’engage dans l’aide au développement.

    Verden skapes hjemmefra

    Hvordan har pressedekningen av den ikke-vestlige verden bidratt til Norges kollektive identitet ? I hvilken grad fungerer pressen som en arena for å forstå « oss » og « de andre » ? Slike spørsmål tas opp i boka "Verden skapes hjemmefra", som bl.a. ser på påvirkningen fra misjon og bistand.

    "Verdens skapes hjemmefra" er en av flere bøker i de senere årene som har sett kritisk på våre bilder av "de andre", så vel som våre selvbilder, i vårt møte med verden for øvrig (spesielt i tilknytning misjon og bistand).

    I boka viser forfatterne, Elisabeth Eide (universitetet i Oslo) og Anne Hege Simonsen (Høgskolen i Oslo), bl.a. til kritikk fra historiker Terje Tvedt. I sin bok "Utviklingshjelp, utenrikspolitikk og makt. Den norske modellen" i 2003 skrev han om "godhetsregimet" knyttet til norsk bistand og utviklingspolitikk (les mer <http://www.rorg.no/Artikler/646.html>her ). Han hevdet bl.a. at journalistene hadde glemt sin forpliktelse til kritisk journalistikk og at pressenes "uvanlige og oppsiktsvekkende rolle på dette svært sentrale feltet" nesten ikke hadde blitt undersøkt. - "Verden skapes hjemmefra" er et forsøk på å endre på dette ved å avdekke så vel typiske som atypiske trekk, skriver Elisabeth Eide i innledningskapittelet "En ung nasjon skaper sitt univers".

    se på http://www.unipub.no/utgivelse /2008/verden_skapes.htm

    "Fokus på Afrika, Asia, Latin-Amerika, Midtøsten og Oseania har i stor grad vært fraværende i norsk pressehistorie. Denne boka er den første systematiske gjennomgangen av norsk presses verdensbilder. Forfatterne har undersøkt sju norske aviser gjennom hundre år (1902–2002). Boka viser hvordan kolonitid, evolusjonslære og misjonstankegang er en vedvarende viktig del av vår mentale arv, og hvordan internasjonal geopolitikk preger vår oppfatning av ulike deler av verden."

    I en anmeldelse i Aftenposten skriver Ulf Andenæs http://www.unipub.no/pdf-filer/omtaler/verdenskapes/aftenposten_170208.pdf

    "Vår pressedekning av fjerne strøk blir forklart med Adresseavisens motto : ’Finn en trønder’. Her hjemme har vi naturlig nok vært opptatt av å fortelle leserne om hvilken innsats våre landsmenn gjør på post der ute. Det besværlige har vært at at vi er de gode hjelpere, i bistandens, i misjonens eller de fredsbevarende styrkers tjeneste, mens omtalen av de andre, i de fjerne land, helst retter søkelyset mot elendighet og nød. Gjennomgangsmotivet blir de andres underlegenhet."

    Et eget kapittel i boka har fått tittelen "Den gode hjelper - en ’humanitær stormakt’ tar form", der forfatterne ser nærmere på hvordan norsk bistand blir omtalt i pressen. Innledningsvis står det bl.a.

    http://www.rorg.no/noop/file.php?id=1747

    "Samlet sett er dette et dekningsområde på retur. Vi ser en topp i 1967 og 1976, men nedgangen etterpå er interessant i og med at det er i denne perioden Norge konsoliderer seg som « humanitær stormakt » gjennom innsatsen på freds- og forsoningsarenaen (Egeland 1988, Tvedt 2003). Nedgangen kan skyldes et profesjonelt oppgjør med « prosjektjournalistikk », etter at man i den redaksjonelle debatten på 1990-tallet ble mer opptatt av ikke å reise « på tur » med donorene og takke for reisen med velmente oppslag. På den annen side er utvalget vårt for lite til at vi kan konkludere sikkert."

    Forfatterne viser i dette kapittelet til den indiskfødte litteraturprofessoren

    http://en.wikipedia.org/wiki/Gayatri_Chakravorty_Spivak

    Gayatri Spivak, som mener at "kolonialismens paternalisme har blitt avløst av en form for nykolonialisme der det å definere andre lik oss selv, åpner for at vi må ’hjelpe dem til å bli mer lik oss selv’". Eide og Simonsen bekrefter her Tvedts kritikk om at "forestillinger om det moralsk høyverdige ved innsatsen" bidrar til "å lukke feltet for kritikk" og fortsetter :

    "Slik dannes et godhetsregime der norske journalister intervjuer norske eksperter (og misjonærer) uten særlig grad av kritisk filter, og der den politiske debatten som refereres i pressen, i hovedsak kretser rundt budsjettstørrelse og bistandstekniske spørsmål."

    I bokas avsluttende kapittel om "de lange linjer" skriver Anne Hege Simonsen bl.a. :

    "Geopolitisk plassering spiller (...) en viktig rolle for hvem som produserer kunnskap, og ikke minst for hva slags kunnskap som etableres som ’sann’. I vår studie ser vi hvordan geopolitiske forhold fra kolonitidens dager danner grunnlaget for seiglivete forestillinger om hvordan ulike deler av verden er, og hva vi kan forvente derfra. Vi ser også særdeles tydelig hvordan diskursen om modernitet brukes til å legitimere så vel dominans som solidaritet."

    Dette er en observasjon som samstemmer godt med Terje Tvedts konklusjon i et lengre intervju om "nytt blikk på kolonihistorien" i Dagbladet 6. januar 2008 :

    http://www.dagbladet.no/tekstarkiv/artikkel.php?id=5001080032748&tag=item&words=terje%3Btvedt

    "Det internasjonale bistandssystemet oppsto ikke på kolonialismens ruiner, men som en nyorganisering av eksisterende maktrelasjoner mellom rike og fattige land."

    Boka får hederlig omtale av bl.a. journalistikkprofessor Guri Hjeltnes i VG
    http://www.vg.no/nyheter/meninge
    /artikkel.php ?artid=503863

    "Eide og Simonsens arbeid vil utvilsomt bli lærebok, men innholdet vil interessere enhver samfunnsengasjert. Her er spreke teoretiske ansatser med de to forskernes tverrfaglige tilnærming og ambisjon om å bidra til studiet av global journalistikk."

    Mer info om
    http://www.rorg.no/Artikler/1745.html

    #bibliographie #livre #aide #développement #imaginaire


  • La commission européenne publie une carte...

    Sur sa page facebook « Enlargement explained »
    http://www.facebook.com/EUenlargement

    On trouve cette carte de l’Europe en 1957 accompagné de ce commentaire :

    Enlargement explained: http://goo.gl/AtS7a

    It’s in the EU’s DNA to grow. In 1957, just six countries created what is now the EU; currently there are 27 members.

    https://dl.dropbox.com/s/pvfqf3r353lsag2/europe%201.jpg

    En effet, ils expliquent, mais Philippe Perchoc et ses amis, toujours sur Facebook, se moquent et ils ont raison, c’est vrai que la carte est un peu légèrement anachronique, on note qu’en 1957 :

    – l’Allemagne n’était pas réunifiée

    – que les Pays baltes étaient encore dans l’Union soviétique même si ça ne leur plaisait pas beaucoup

    – que la Tchécoslovaquie était encore une (et indivisible)

    – que la yougoslavie n’était pas encore éclatée

    Davide Denti signale aussi que l’Algérie à cette époque faisait entièrement partie du territoire français

    https://dl.dropbox.com/s/s1ualpsdrg3puzw/europe%202.png

    Salvus Sofia, outrée de la critique explique : « Mon dieu ! que tous ces "Euro-érudits pédents" nous emmerdent ! Ce n’est pas une carte de géographie historique, c’est une carte contemporaine de l’Europe ! ... Dont le sens est essentiellement politique. L’idée très simple est juste de montrer qui sont les membres fondateurs de l’UE... Selon ces mêmes critiques, vous auriez aussi pu dire que la région de Trieste ne devrait pas apparaître sur la carte parce que après tout, l’accord entre l’Italie et la Yougoslavie ne date que de 1975 »

    Oui d’accord, mais ils auraient du coup pu utiliser un fond de carte approprié à la date, non ?

    Davide Denti répond : « Trieste n’est pas une excuse, la frontière a été démarquée en 1947, l’accord de facto date de 1954 bien qu’il n’ait été signé qu’en 1975 »

    "EU enlargement explained" s’offusque : « qui a dit que c’était une carte de 1957 ? »

    Euh... c’est-à-dire que c’est en légende.

    Mais « EU enlargement explained » n’a pas du mettre ses lunettes et n’a pas vu. ce qui pour « expliquer » - puisque c’est le titre de la page - est un peu court, non ?

    Il fût un temps où la fondation Schuman persistait à mettre sur sa page Internet principale une carte d’Europe comme si c’était une île avec rien autour, un trou à la place de la Suisse, une morsure à la place de l’oblast de Kaliningrad et une Scandinavie amputée de sa Norvège...

    Snif.

    #europe #frontières #représentation-des-territoires #imaginaire #anachronisme




  • Cartographie sensible, émotions et imaginaire - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2011-09-11-Cartographie-sensible-emotions-et-imaginaire

    Organisation de l’espace - Habitat - Cartographie - Marrakech - Maroc
    Cartographie sensible, émotions et imaginaire
    Version imprimable

    lundi 19 septembre 2011, par Elise Olmedo

    Elise Olmedo a vécu plusieurs mois avec les femmes d’un quartier défavorisé de Marrakech, en les suivant dans leur vie quotidienne, lors de leurs déplacements dans l’espace domestique et dans la ville. En voulant représenter ces itinéraires sur une carte, elle s’est rendue compte que la cartographie classique ne donnait qu’une image très pâle de la richesse et de la subtilité de leurs pratiques spatiales. La carte conventionnelle ne dit hélas rien des émotions qui sont largement au centre de leur perception urbaine.

    Il fallait donc trouver un mode de représentation plus libre, capable de se fondre dans leurs visions, capable d’exprimer leurs affects et leurs perceptions de ces espaces familiers qu’elles sont contraintes de fréquenter. C’est ainsi qu’est née une « carte sensible ». Un mode de représentation peu commun, qui enfin allait permettre de figurer les « fragrances » de ces espaces vécus dans toute leurs dimensions.

    Elise Olmedo cerne ici les contours les contours théoriques et méthodologiques de cet outil, en décrit les étapes de création, et s’interroge sur les impacts, l’utilité et ses limites, à partir de l’expérimentation qu’elle en a été faite sur le terrain au Maroc, à Marrakech, au printemps 2010. Ce travail a été guidé par Marianne Blidon, Agnès Lambert et Béatrice Collignon.

    #cartographie #imaginaire #visualisation #perception


    • Le #web et le vertige du grand #nombre
      http://culturevisuelle.org/icones/1816

      Cette inquiétante invisibilité du chiffre illustre mieux qu’aucun discours le trait que je souhaitais voir interroger : la naturalisation produite par l’outil statistique. Par une heureuse coïncidence, Olivier Ertzscheid vient de publier sur son blog la forme achevée de la réflexion que j’appelais de mes vœux : « Le vertige des grands nombres, explique-t-il, est constitutif de la statistique du web, formidable écosystème facilitateur et multiplicateur de la moindre interaction, de la moindre navigation, de la moindre publication, de la moindre attention portée. (…) La mythologie de l’internet – au sens des Mythologies de Barthes – est construite sur ces chiffres renvoyant à une nouvelle Babel statistique. Une Babel à l’achèvement d’autant plus incertain qu’à l’exception notable des études du Pew Internet et de quelques autres, l’essentiel des infographies circulant sur le net et renvoyant à cet imaginaire numéraire, sont soit produites sur la base de données erronées, incomplètes ou non-vérifiables, soit produites par les sociétés propriétaires des sites ainsi “décomptés”.

      L’imaginaire numéraire du numérique
      http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2011/06/imaginaire-numeraire-numerique.html

      Article qui évoque l’infographie ci-dessus, d’ailleurs.

      « Il n’y a rien que l’homme soit capable de vraiment dominer : tout est tout de suite trop grand ou trop petit pour lui, trop mélangé ou composé de couches successives qui dissimulent au regard ce qu’il voudrait observer. Si ! Pourtant, une chose et une seule se domine du regard : c’est une feuille de papier étalée sur une table ou punaisée sur un mur. L’histoire des sciences et des techniques est pour une large part celle des ruses permettant d’amener le monde sur cette surface de papier. Alors, oui, l’esprit le domine et le voit. Rien ne peut se cacher, s’obscurcir, se dissimuler. » Bruno Latour, Culture technique, 14, 1985 (cit par Christian Jacob dans L’Empire des cartes, Albin Michel, 1992).

      #imaginaire_numérique

    • Le monde réel ne nous a pas habitués à de telles métriques. Peut-on comparer pourtant 300 000 exemplaires vendus d’un journal à son million de visiteurs quotidien ? Peut-on comparer 4 milliards d’exemplaires papiers vendus et 4 milliards de visites comme nous l’explique l’OJD (.pdf) ? Peut-on comparer les téléchargements d’un livre numérique à des ventes papiers quand leur prix est différent ? Peut-on comparer des ventes et des visites ? Des enregistrements et des acheteurs ? Des internautes et des gens qui ont une action sur le monde réel ? Cela ne veut pas dire que les internautes n’en ont pas, au contraire. Mais qu’on achoppe à comparer sans cesse des serviettes avec des torchons.

      Le vertige des métriques
      http://www.internetactu.net/2011/07/28/le-vertige-des-metriques