• Pouvons-nous nous habiller avec la conscience tranquille ? La réponse est non. Ces vêtements bon marché que nous portons coûtent une fortune à ceux qui les produisent.

    Pas le temps de traduire et résumer le reste mais le papier est fort bien fait, je l’archive ici pour plus tard.

    http://gfx.nrk.no/EaP77B8GuJhI48KELBp70AvCUjIfmBSPZe_TbzR4VudQ.jpg

    elle coud tes vêtements pour un salaire de misère

    Våre billige klær koster andre dyrt - Norge - NRK Nyheter
    http://www.nrk.no/nyheter/norge/1.11001923

    http://gfx.nrk.no/v4RWtCh_fr5ar-F0ore9DQF8X06gAv4AWm-jJbANUeAw.jpg

    Du kan kjøpe boxershorts fra Pants to poverty eller Fairtrade-svamp fra Guatemala i en av Norges få butikker for rettferdig handel. Men hvis du er bekymret over elendige arbeidsforhold for syerskene i klesfabrikkene i Bangladesh, er det ikke bare-bare å kle seg opp med etisk forsvarlig produserte klær.

    #sweatshops #confection #mondialisation #travail


  • #Tunisie #Tunisia : le #système #scolaire proie des " #salafistes "
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1716
    De l’ #école des #sciences à celle des fous d’ #Allah

    Il ne se passe plus un jour en Tunisie sans que la #pression des #islamistes ne devienne plus imposante et menaçante. Malgré que ce diktat soit contraire à l’ #intérêt #général ou nocif au bon #fonctionnement des #institutions , il prend de l’ #ampleur et dégénère en une #dictature plus insoutenable que la précédente. Depuis le renversement de Ben Ali en Janvier 2011, la Tunisie vit la contrainte prescrite par les « salafistes ».
    De bonne #mémoire, le #Ministère de l’éducation tunisien avait décidé l’année dernière de (...)


  • #Israel : Le #Mossad et son #prisonnier « #X » ?
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1630
    La #nationalité australienne au service du Mossad !

    L’opacité des pratiques dont font montre les #institutions i#sraéliennes n’ont pas d’égal. Et ce ne sont pas les #médias, jouant le rôle de garde-fous dans certains #pays , qui tiennent la #mission ou l’ #autorité de révéler les #actes #criminels. Si les #délits #économiques et #mafieux, commis à l’étranger par les #israéliens, restent impunis, une fois leurs auteurs rentrés au bercail, les #affaires de la #guerre dites « contre les ennemis » sont inaccessibles à toutes #expressions ou transparences.


  • #Initiative #Citoyenne, #innovation #démocratique majeure.

    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1241

    Depuis le 1er avril 2012, les #pétitions des #habitants de l’ #UE (Union Européenne) peuvent ouvrir des #projets de #lois #continentales.

    La #décision de créer des lois revient habituellement aux #élus du #peuple, à travers des #institutions comme l’ #Assemblée #Nationale . L’UE européenne n’est effective que si elle est source de nouvelles #législations , ce qui lui arroge vraiment d’encadrer et de gérer l’ensemble de la #communauté humaine du continent.


  • [infokiosques.net] - Quelques archives de la lutte pour la défense libre
    http://infokiosques.net/lire.php?id_article=972

    1- Évitons d’abord le problème ressassé du #réformisme et de l’anti-réformisme. Nous n’avons pas à prendre en charge les #institutions qui ont besoin d’être transformées. Nous avons à nous #défendre tant et si bien que les institutions soient contraintes de se réformer. L’initiative doit donc venir de nous, non pas sous forme de programme mais sous forme de mise en question et sous forme d’action.
    2- Ce n’est pas parce qu’il y a des #lois, ce n’est pas parce que j’ai des #droits que je suis habilité à me défendre ; c’est dans la mesure où je me défends que mes droits existent et que la loi me respecte. C’est donc avant tout la dynamique de la défense qui peut donner aux lois et aux droits une valeur pour nous indispensable. Le droit n’est rien s’il ne prend vie dans la défense qui le provoque ; et seule la défense donne, valablement, force à la loi.
    3- Dans l’expression « Se défendre », le pronom réfléchi est capital. Il s’agit en effet d’inscrire la vie, l’existence, la subjectivité et la réalité même de l’individu dans la pratique du droit.
    A) Se défendre ne veut pas dire s’auto-défendre. L’auto-défense, c’est vouloir se faire justice soi-même, c’est-à-dire s’identifier à une instance de pouvoir et prolonger de son propre chef leurs actions. Se défendre, au contraire, c’est refuser de jouer le jeu des instances de pouvoir et se servir du droit pour limiter leurs actions.
    B) Ainsi entendue, la défense a valeur absolue. Elle ne saurait être limitée ou désarmée par le fait que la situation était pire autrefois ou pourrait être meilleure plus tard. On ne se défend qu’au présent : l’inacceptable n’est pas relatif.
    4- Se défendre demande donc à la fois une activité, des instruments et une réflexion.
    Une activité : il ne s’agit pas de prendre en charge la veuve et l’orphelin mais de faire en sorte que les volontés existantes de se défendre puissent venir au jour.
    De la réflexion : se défendre est un travail qui demande analyse pratique et théorique. Il lui faut en effet la connaissance d’une réalité souvent complexe qu’aucun volontarisme ne peut dissoudre. Il lui faut ensuite un retour sur les actions entreprises, une mémoire qui les conserve, une information qui les communique et un point de vue qui les mettent en relation avec d’autres. Nous laisserons bien sûr à d’autres le soin de dénoncer les « intellectuels ».
    Des instruments : on ne va pas les trouver tout faits dans les lois, les droits et les institutions existantes mais dans une utilisation de ces données que la dynamique de la défense rendra novatrice.


  • #Libye #Libya : série d’ #Assassinats des chefs de la #Police

    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1539

    Ni la #Sécurité, ni les #Juges n’ont le mot devant les #Milices

    Huit mois de sédition révolutionnaire en 2011 ont brisé la #Tyrannie d’un psychopathe dont l’accoutrement, la posture, le comportement et les discours « tartarinesques » justifiaient grandement qu’il soit destitué. Après 42 années sous #Kadhafi, la Libye, à l’instar de pays livrés à l’instabilité, les #Meurtres de personnes liées #Institutions civiques ont emprunté une dérive nouvelle en cette fin d’année 2012.

    Voir en ligne : Notre #Dossier : Libye.


  • Economistes, institutions, pouvoirs - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2012-11-21-Economistes-institutions-pouvoirs

    Sur un sujet à haute teneur polémique comme celui d’aujourd’hui, il est peut-être utile de ne pas céder immédiatement à l’envie (pourtant fort légitime) de la castagne et, au moins au début, de maintenir quelques exigences analytiques, conceptuelles même. Pour commencer donc, et dût la chose vous surprendre, voici ce que dit la proposition 12 de la partie III de l’Ethique : « L’esprit s’efforce autant qu’il le peut d’imaginer ce qui augmente la puissance d’agir de son corps. » La chose ne vous paraîtra sans doute pas aller de soi à la première lecture, mais cette proposition livre ni plus ni moins que le principe de l’idéologie, à savoir que la pensée est gouvernée par des intérêts à penser, mais de toutes sortes bien sûr, très généralement les intérêts du conatus, c’est-à-dire tout ce qui peut lui être occasion de joie (c’est-à-dire d’augmentation de la puissance d’agir de son corps).

    Derrière la pensée donc il y a toujours des désirs particuliers de penser, déterminés bien sûr par les propriétés idiosyncratiques de l’individu pensant, mais aussi — et en fait surtout — par sa position sociale dans des milieux institutionnels. C’est cette position sociale qui conforme ses intérêts à penser, je veux dire à penser ceci plutôt que cela, à avoir envie de penser, de s’efforcer de penser dans telle direction plutôt que dans telle autre. La question est donc celle des profits ou des intérêts à penser ce qu’on pense, et dont il faut redire qu’ils peuvent être de toutes natures : monétaires bien sûr, mais aussi, et évidemment surtout, institutionnels, sociaux, symboliques, psychiques, et à tous les degrés de conscience — ce qui, par parenthèses, devrait suffire à écarter les lectures catastrophiquement béckeriennes [1] de ce propos…

    Sans surprise en tout cas, Spinoza rejoint ici Bourdieu : dites moi à quel domaine institutionnel vous appartenez et quelle position particulière vous y occupez, et je vous dirai quelles sont vos inclinations passionnelles et désirantes, y compris celles qui vous déterminent à penser. Si donc on pense selon ses pentes, c’est-à-dire si l’on est d’abord enclin à penser ce que l’on aime à penser — et telle pourrait être une reformulation simple de (Eth., III, 12), ou plutôt pour lui donner la lecture structurale qui lui convient : si l’on est enclin à penser ce qu’on est institutionnellement déterminé à aimer penser —, alors c’est ce bonheur de penser ce qu’on pense, parce que cela procure toutes sortes de joie, qui est au principe pour chacun du sentiment de la parfaite bonne foi, du parfait accord avec soi-même, et de la complète indépendance, de la complète « liberté » de penser.

    #Lordon #Institutions #Pouvoir #Spinoza

    • #critique

      C’est le déséquilibre de nos institutions qui détruit les régulations de la décence et permet que soient à ce point foulées au pied les #valeurs intellectuelles les plus élémentaires. On peut donc dire à quelques années d’écart une chose et son contraire, mais sans un mot d’explication, ni le moindre embarras de conscience — et toujours au nom de la science !

      Ce ne sont pas des chartes qui nous délivreront de ça, voilà pourquoi il importe de construire autre chose. Autre chose qui affirme qu’une pensée vouée à la simple ratification de l’ordre établi ne mérite pas le nom de pensée. Autre chose qui élise la vertu contracyclique de la critique comme notre forme de la vertu. Autre chose, en somme, qui, par l’effet de sa force collective institutionnalisée — donc en extériorité — nous attache à cette vertu en nous déterminant à aimer penser autrement.


  • Mariage pour tous : « L’Eglise est à l’agonie » | Rue69
    http://www.rue89.com/rue69/2012/11/04/mariage-pour-tous-leglise-est-lagonie-236763

    L’institution catholique a pour ambition de quadriller les consciences et les mœurs.

    C’est ça l’anthropologie catholique, c’est une anthropologie qui, pour maîtriser les esprits, pour garantir le salut, va passer par le contrôle des corps. D’une manière très originale, ça ne passe pas par les armes car l’Eglise n’a pas d’armée.

    [...]

    Pour convoquer l’argument d’une certaine anthropologie, elle parle donc tout simplement de l’anthropologie. C’est la même chose qui s’est produite sur le débat sur le genre, il y a deux ans. En sociologie, il y a une trentaine de tendances, mais ces mouvements s’en fichent. Dans leurs discours, il n’y a qu’une seule sociologie du genre, comme il n y a qu’une seule anthropologie.

    Mais c’est un processus classique dans l’Eglise catholique : prendre l’argument qui fait autorité auprès des individus puis l’essentialiser, c’est-à-dire le retravailler avec sa propre culture, qui est une culture de la domination par l’uniformisation.

    [...]

    Et le fait qu’il n’y aurait aucune étude dans un sens ou dans l’autre permettant de résoudre vraiment la question du bien-être de l’enfant au sein d’un couple homosexuel. L’Eglise évoque le principe de précaution, ce qui est très drôle. Le principe de précaution, c’est un argument sociétal qui émerge depuis une quinzaine d’années et dont l’Eglise se saisit.

    Elle a cette capacité de se dire : « Il faut que j’utilise les arguments qui font autorité. » Donc les sciences humaines, donc le principe d’autorité. En tout cas, on s’éloigne de ce qui est écrit dans l’Evangile. Pierre, considéré comme le premier pape, est marié. On faire croire aux catholiques des choses extraordinaires. On parle même de la Sainte Famille. Mais c’est quoi la Sainte Famille ? C’est un homme pauvre qui s’appelle Joseph qui se remarie visiblement, qui a des enfants d’un premier mariage, qui est accordé en mariage et qui fuit la puissance politique. Elle est où la Sainte Famille ?

    [...]

    En résumé, vous avez d’un côté une anthropologie qui a pour ambition d’être l’institution qui contrôle le sentiment des individus, et de l’autre une anthropologie qui a pour ambition de séparer les sentiments des individus des institutions. Et bien voilà, c’est le choc.

    Sauf que l’une est en train de l’emporter tranquillement. Il n’y a que 2% de la population française qui pratique la religion catholique régulièrement. Il n’y a plus de prêtres. Voilà pourquoi l’Eglise est à l’agonie.

    #Eglise #société #institutions #mariage #anthropologie


  • #Mariam violée en #Tunisie réjouissance des croyant

    http://goo.gl/OXb8R

    #Etat, #islam #institutions de répression #femmes #Tunisia

    Il n’y a aucun doute les islamo-fascistes sont à l’affût, pour élargir leur règne. La nouvelle configuration « post-Printemps-Arabe » qui leur est favorable, sera plus hostile à l’émancipation de la gent féminine et d’autres récalcitrants à leur nouvelle dictature. D’autres musulmans, dits simples pratiquants, gardent eux un mutisme religieusement complice des réductions des libertés touchant artistes, journalistes et autres catégories ayant des droits non conformes aux préceptes de la tradition puriste (...)


  • Fragmentation of Information and Leadership

    http://www.umb.edu/gri/section_by_section_commentary/problems_in_global_governance_today/fragmentation_of_information_and_leadership

    Even as relevant sources of expertise and capacity have multiplied and global risks and challenges have become more interconnected, our methods for assessing and responding to them remain highly fragmented among different ministries, countries, industries, professional and academic disciplines, specialized international organizations, etc. This fragmentation makes it more difficult for all of these institutions to remain confident that the information on which they base decisions is comprehensive, consistent and current. It creates a bias within the international system for partial and reactive responses to global challenges that require a more integrated and proactive approach.

    #fragmentation #institutions #pouvoir #division #marketing


  • #Algérie : L’ #islamisme algérien, #oeuvre majeure du #nationalisme réactionnaire #tenant aux valeurs vétustes.

    https://sites.google.com/site/akhbardzaer/Ecrire-article/selection-analyses-et-pertinences/l-islamisme-algerien-oeuvre-majeure-du-nationalisme-reactionnaire-tena

    Titre original : Algérie : L’islamisme à la #conquête du #pouvoir 1962 -1992

    PAR RACHID OULEBSIR

    _Le pouvoir algérien est historiquement le générateur de l’islamisme politique dont la #barbarie terroriste représente le stade suprême d’évolution et d’expression. Par une longue série ininterrompue de concessions, d’abord formelles puis concrètes et fondamentales, les tenants du pouvoir ont fait le lit de l’intégrisme religieux dans les #institutions de la république et dans le corps de la société marquée par les traumatismes de 132 ans de #colonisation_


  • #InitiativeCitoyenne, #innovation démocratique majeure.

    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1241

    Depuis le #1eravril2012, les #pétitions des habitants de l’ #UE (Union Européenne) peuvent ouvrir des #projets de #lois continentales.

    La décision de créer des lois revient habituellement aux élus du peuple, à travers des #institutions comme l’ #AssembléeNationale. L’UE européenne n’est effective que si elle est source de nouvelles législations, ce qui lui arroge vraiment d’encadrer et de gérer l’ensemble de la #communauté humaine du continent.


  • #ALGERIE : #funérailles du 1er #Président, des atteintes à la #mémoire du défunt… #Benbella

    http://goo.gl/aEq26

    … comme une crasseuse couche tapissant le #prestige du #pays.

    Même les funérailles du premier président de la #république indépendante, Benbella, ont été émaillées de faiblesses à rappeler l’état de déliquescence des #institutions et de l’appareil administratif. L’Algérie vit sa plus sombre époque. Avec la détérioration des ressorts républicains, et la ruée effarouchée d’une rampante islamisation maladivement fanatique.

    SUITE Prochain sujet :

    Bouteflika : un bilan noir contrastant avec le faste…


  • La dégradation de la note américaine tient-elle au régime politique des États Unis ? | Diner’s Room
    http://dinersroom.eu/6278/la-degradation-de-la-note-americaine-tient-elle-au-regime-politique-des-e

    Certains observeront que Standard & Poors s’invite indûment dans le débat démocratique américain en dictant à un État souverain sa politique. Rien n’est plus faux. L’agence de notation ne se préoccupe pas de la politique à conduire. Que les États Unis réduisent leur déficit par la diminution des dépenses ou l’augmentation des recettes fiscales les indiffèrent, et pas davantage n’exigent-ils des États Unis qu’ils optent pour une réduction des déficits publics. Ils constatent cependant que leur évolution rend la dette plus risquée pour les prêteurs.

    D’autres estimeront que les élites politiques démontrent leur dédain pour l’intérêt général au profit de considérations mesquines. Mais il n’est pas interdit de juger, pour les uns, que l’accroissement de l’impôt constitue un risque plus grand que celui du renchérissement de la dette, et qu’il suffit du reste de couper parmi les dépenses publiques pour aplanir le déficit ; pour les autres, que l’accroissement de la charge de la dette est un prix à payer raisonnable pour ne pas laisser mourir les pauvres de maladie dans la première économie du Monde.

    D’autre, enfin, jugeront que le régime présidentiel américain montre ici ses failles et qu’un équilibre des pouvoirs est bien plus à même de répondre aux exigences de l’urgence. Il est certain qu’un tel système réclame un très haut degré de consensus sur certaines valeurs politiques primordiales. La démocratie, la défense nationale, les droits fondamentaux et l’économie de marché semblent être de ceux-ci. Mais il est certain que le défaut de consensus peut avoir un coût politique lourd. Il en va ainsi de la protection sociale et du financement des politiques publiques, dont on voit qu’ils creusent des sillons profonds. Autrement dit, les conséquences de moyen terme liées à la dégradation des finances publiques peuvent apparaître politiquement moins dangereuse que les enjeux de court terme. La question est politique et non pas morale7.

    #Dette_publique #institutions


  • Les Blogs de Politique - Des listes bilingues à Bruxelles ?
    http://blogs.politique.eu.org/Des-listes-bilingues-a-Bruxelles

    Faudra-t-il en revenir à la possibilité de listes bilingues, comme au temps de feu le conseil d’agglomération élu en 1971 ? Écolo et le PS le proposent. Mais le souvenir est amer pour les Flamands : le PRL-FDF de l’époque (sous le drapeau du Rassemblement bruxellois) en avait profité pour faire élire conseillers quelques Flamands incontestables selon l’état civil mais jugés suffisamment dociles pour le parti amarante et ses alliés. On avait oublié un principe démocratique élémentaire : les représentants de la minorité… ne doivent pas être choisis par les électeurs de la majorité. C’est là une difficulté intrinsèque de l’idée des listes bilingues dans le cadre d’un rapport 85%-15% entre francophones et Flamands. Or, l’existence d’une représentation politique qui soit reconnue comme son expression par la minorité flamande de Bruxelles n’est pas d’abord une exigence démocratique interne. (Les Bruxellois flamands – comme les autres Bruxellois – se déclarent de plus en plus indifférents à l’appartenance linguistique de leurs mandataires.) C’est surtout une condition de l’acceptation par les Flamands de Flandre de l’existence d’une Région bruxelloise « à part entière » qu’ils ont toujours du mal à digérer.

    Peut-on faire reculer l’apartheid à Bruxelles (c’est-à-dire favoriser la constitution d’une conscience urbaine et d’une opinion publique qui transgresse les clivages linguistiques) sans diminuer la qualité de la représentation flamande, laquelle passe par la possibilité pour les Flamands qui le souhaitent d’élire leurs propres représentants ? Les classiques de l’architecture institutionnelle proposent dans ce cas-là le recours au bi-caméralisme : une chambre pour assurer le principe majoritaire, un sénat pour protéger les groupes minoritaires. Mais on n’imagine pas la petite Région bruxelloise, qui comporte déjà autant de députés qu’une Wallonie trois fois plus peuplée, se doter d’une telle armada d’excellences.

    ll existe pourtant une solution originale beaucoup plus simple : la fusion des listes après l’élection et avant la répartition des sièges. On voterait donc toujours pour des listes unilingues. Mais les listes auraient la possibilité – à condition de l’avoir annoncé au moment de leur dépôt – de « fusionner » dès la clôture du scrutin. Les voix seraient additionnées et les candidats seraient « emboîtés » en fonction des résultats.

    #belgique #institutions #Région_de_Bruxelles-Capitale #élections #minorités #bilinguisme #système_électoral