• Le Clavier Cannibale : Le vent de l’œuvre vient (sur Claude Simon)
    http://towardgrace.blogspot.fr/2013/06/le-vent-de-luvre-vient-sur-claude-simon.html

    La lecture est toujours plus feuilletée qu’on se l’imagine. Parce que nous venons souvent du futur de l’œuvre, nous la visitons parfois en archéologue fébrile, et tel paragraphe est pour nous comme le tesson d’une urne à laquelle nous nous sommes abreuvés avant même que son artisan ait eu une idée précise de la soif.

    #lecture #littérature


  • Les parents déstabilisés par les nouvelles pédagogies
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/05/29/01016-20130529ARTFIG00718-les-parents-destabilises-par-les-nouvelles-pedago

    Rappelons que les « nouvelles » pédagogies sont vieilles d’au moins un siècle…

    Une étude internationale constate que les familles, notamment en France, ne comprennent pas pourquoi à l’école on ne fait plus de lecture syllabique et de « par cœur », conformément à l’enseignement traditionnel.
    […]
    Auparavant, selon la sociologue Séverine Kakpo, les parents d’origine populaire accusaient le caractère jugé inutile, trop intellectuel de certains enseignements. Désormais l’école est considérée comme insuffisamment exigeante.
    […]
    L’enseignement de la lecture est emblématique. Il n’est plus question de subordonner à la parfaite maîtrise du déchiffrage, la compréhension, la syntaxe, etc. Les enseignants s’efforcent de développer toutes ces compétences simultanément, au grand dam des parents qui s’étonnent de voir leurs enfants confrontés à des textes avant de savoir complètement déchiffrer.
    […]
    Sur vingt familles françaises interrogées, sept apprennent à lire elles-mêmes à leurs enfants grâce à des méthodes anciennes syllabiques comme la méthode françaiseBoscher ou la méthode africaine Mamadou et Bineta qui date des années 1950.
    […] Selon le sociologue Christophe Delay, cette préférence pour les méthodes anciennes pourrait s’expliquer par le fait qu’elles « sont moins exigeantes que les nouvelles ». Elles font davantage appel « à la bonne volonté et au travail » qu’à un développement intellectuel progressif de l’enfant, et sont donc accessibles au plus grand nombre.

    #éducation #parents #pédagogies_nouvelles #lecture

    • Quelles gogolitudes de pédagogistes prétentieux...

      Si un nombre très élevé de parents (ayant le patrimoine culturel/temps/argent/etc) passent du temps à apprendre eux-mêmes la lecture à leurs enfants, c’est surtout qu’ils ont bien vu les ravages des méthodes « on fait un peu de tout en même temps » (donc surtout n’importe quoi !) distillées depuis les dernières décennies (allez, 30 ans quoi).

      Comme si la méthode syllabique se résumait obligatoirement à des manuels vieux de 50 ans (autrement dit forcément périmés). Il est pourtant très facile de citer de multiples manuels et méthodes parfaitement récentes et actuelles, se basant uniquement sur du syllabique. Ne serait-ce que Léo et Léa quoi... Syllamots... et bien d’autres...

      Jamais vu un gosse se plaindre du manque de sens en syllabique, à partir du moment où il trouve ce sens autre part (les gens qui prétendent le contraire ont-ils réellement essayé ?). Ce dernier se fait avant tout par la lecture riche de l’adulte, de textes non-niais, complexes, et éventuellement compatibles avec les goûts de l’enfant (s’il est passionné par tel ou tel domaine). La chose la plus essentielle qui fera que les enfants aiment lire c’est d’abord de leur lire (nous, adultes, donc) des choses, avec enthousiasme (cf la « haute langue orale » http://www.sauv.net/montelle2.php).


  • Comment raconter la vie vécue via les ordinateurs ?
    http://www.internetactu.net/2013/05/27/comment-raconter-la-vie-vecue-via-les-ordinateurs

    La #lecture de la semaine provient du quotidien britannique The Guardian. On la doit à Damien Walter qui est écrivain. Ce texte rejoint quelques-uns des problèmes posés dans l’émission de la semaine dernière consacrée aux ordinateurs au cinéma, mais déplacés dans le champ littéraire : “Comment raconter la vie quand elle est vécue dans les ordinateurs ?” “Nous vivons de…

    #écriture #humanités_numériques #industries_culturelles #pdlt



  • Le chiffre du jour : les jeunes anglais préfèrent lire sur tablette
    http://fr.myeurop.info/2013/05/24/le-chiffre-du-jour-les-jeunes-anglais-preferent-lire-sur-tablette-9032

    Ludovic Clerima

    La tablette numérique est l’outil de #lecture préféré des petits anglais. La moitié des #enfants interrogés préfèrent lire sur écran que sur un document imprimé. Une pratique qui aurait des conséquences sur leur niveau de lecture.

    C’est une première en Europe. lire la (...)

    #Société #INFO #Royaume-Uni #Angleterre #étude #tablettes_numériques



  • Lire aujourd’hui - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Lire-aujourd-hui.html

    Un livre collectif aborde, dans une perspective ouvertement conservatrice, les pratiques de lecture contemporaines. Modifié par une nouvelle donne technologique et scolaire, le rapport au texte change, et les manières de lire aujourd’hui révèlent non seulement de nouvelles formes d’appropriation mais aussi un rôle différent des prescripteurs.

    http://www.laviedesidees.fr/local/cache-vignettes/L308xH435/arton2241-82078.jpg
    #pratiques #numérique #lecture #livre


  • Les nouvelles technos ne détruisent pas le cerveau, elles s’y adaptent !
    http://www.internetactu.net/2013/02/28/les-nouvelles-technos-ne-detruisent-pas-le-cerveau-elles-sy-adaptent

    Sebastian Dieguez (@twieguez) est chercheur en neuroscience à l’université de Fribourg. Lorsqu’on parle des nouvelles technologies et du cerveau, le plus souvent on évoque les effets des technologies sur le cerveau plutôt que l’inverse, estime le neuroscientifique sur la scène de #lift (vidéo). De nombreuses publications récentes nous mettent en garde contre les dangers des nouvelles technologies. Panique, psychose, (...)

    #cognition #complexité #culture #lecture #lift13 #neurosciences #psychologie


  • Notre cerveau à l’heure des nouvelles lectures (InternetActu.net)
    http://www.internetactu.net/2013/01/04/notre-cerveau-a-lheure-des-nouvelles-lectures

    Les caractéristiques cognitives de la lecture en ligne ne sont pas les mêmes que celle de la lecture profonde […]. Avec le numérique, notre attention et notre concentration sont partielles, moins soutenues. Notre capacité de lecture se fixe sur l’immédiateté et la vitesse de traitement. Nous privilégions une forme de lecture qui nous permet de faire plusieurs tâches en même temps dans des larges ensembles d’information. Les supports numériques ont tendance à rendre notre lecture physique (tactile, interactions sensorielles…) tandis que le lire nous plonge plutôt dans un processus cognitif profond. Pour la spécialiste, il semble impossible de s’immerger dans l’hypertexte. […] “Avec le numérique, on scanne, on navigue, on rebondit, on repère. Nous avons tendance à bouger, à cliquer et cela réduit notre attention profonde, notre capacité à avoir une lecture concentrée. […]”
    Les travaux d’imagerie cérébrale sur les effets cognitifs du multitâche montrent que même si on peut apprendre en étant distraits cela modifie notre façon d’apprendre rendant l’apprentissage moins efficace et utile estime le professeur de psychologie et neurobiologie Russ Poldrack. […] Mais peut-être faudrait-il nuancer les propos de Maryanne Wolf et souligner, comme nous l’avions déjà rappelé lors de la publication de la charge de Nicholas Carr que les les protocoles d’expérimentation des neuroscientifiques défendent souvent des thèses. La science et l’imagerie médicale semblent convoquées pour apporter des preuves. Alors que les différences de protocoles entre une étude l’autre, la petitesse des populations étudiées, nécessiterait beaucoup de prudence dans les conclusions.
    Reste que pour comprendre cette différence entre papier et électronique, estime Maryanne Wolf, il nous faut comprendre comment se forme notre capacité de lecture profonde. Est-ce que la lecture superficielle et notre attente continue d’informations externes seront les nouvelles menaces des lectures numériques ?
    […]
    Le numérique a bien un défaut majeur, celui d’introduire dans notre rapport culturel même des modalités de distraction infinies. Comme nous le confiait déjà Laurent Cohen en 2009, l’écran ou le papier ne changent rien à la capacité de lecture. Mais c’est le réseau qui pose problème et ce d’autant plus quand il apporte une distraction permanente, permettant toujours de faire autre chose que ce que l’on compte faire.
    Si la lecture profonde peut se faire tout autant sur papier qu’à travers le réseau, le principal problème qu’induit le numérique, c’est la possibilité de distraction induite par l’outil lui-même, qui demande, pour y faire face, un contrôle de soi plus exigeant.

    #lecture #numérique #neurosciences #procrastination


  • The Technium: I’ll Pay You to Read My Book
    http://www.kk.org/thetechnium/archives/2013/01/ill_pay_you_to.php

    http://www.kk.org/thetechnium//Pay%20To%20Read.jpg

    If a reader is given credit for reading the book, then he/she would earn more than they paid for the book. For example, if they paid $5 for the ebook, they would get back $6, thus earning $1 for reading the book. Not only did the book not cost them anything, but they made money reading the book. If they read it.

    #ebook #lecture #modèle_économique_marrant


  • L’avenir de la #lecture (Future Reading) par Grandin Donovan et Claudio Vandi - #parisweb
    http://www.dailymotion.com/video/xx8b7p_future-reading-par-grandin-donovan-et-claudio-vandi_tech

    une conf très riche sur les #ebooks et la lecture sur #mobile

    ils évoquent en passant cet article de @iA sur la manière dont on tourne les pages sur un #ipad :

    iPad : Scroll or Card ? | Information Architects
    http://informationarchitects.net/blog/ipad-scroll-or-card

    How do you navigate content on the iPad? Scroll or flip?

    http://www.informationarchitects.net/wp-content/uploads/2010/10/iPad-flip-scroll-typography.gif



  • Entretien : « Nous sommes à un tournant majeur de l’histoire de l’édition » (François Gèze)
    http://blogs.mediapart.fr/blog/francois-geze/100113/nous-sommes-un-tournant-majeur-de-l-histoire-de-l-edition

    L’environnement, lui, a changé. Il y a d’abord une évolution du lectorat, marquée par une forte chute des très grands lecteurs (ceux qui lisent plus de 25 livres par an). Les enquêtes du ministère de la Culture montrent que ces grands lecteurs, qui représentaient 22 % des plus de quinze ans en 1973, n’étaient plus que 11 % en 2009. C’est une évolution préoccupante, révélant que, dès les années 1980, les pratiques de lecture des jeunes générations, des étudiants, ont changé de façon très significative. On l’a vu notamment dans le champ des sciences humaines et sociales. À partir de cette époque, le public étudiant s’est de plus en plus détourné du livre comme support privilégié de connaissance. La lecture de curiosité a beaucoup décliné au profit des seules lectures utilitaristes, permettant de décrocher ses examens. (...) Source : François Gèze


  • L’insoutenable médiocrité de la lecture à l’école
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/12/12/l-insoutenable-mediocrite-de-la-lecture-a-l-ecole_1805093_3232.html

    Si la France veut sérieusement refonder son école, il est donc urgent qu’elle sorte de ses vieilles querelles (entre méthode syllabique et globale, par exemple), qu’elle adopte une approche plus scientifique et tire profit des expériences convaincantes mises en oeuvre à l’étranger. Le chef de l’Etat a fait de l’éducation, et en particulier de l’école, une priorité nationale : au-delà des moyens, indispensables, cela suppose des méthodes, efficaces.

    Scientisation de l’apprentissage de la lecture à l’école : on prend les mêmes et on recommence. les méthodes miracles n’existent pas sinon il y a longtemps que ça se saurait. Il serait temps de reconsidérer le facture « humain d’abord » et donner sens à un apprentissage qui n’a rien d’évident pour bon nombre de nos gamins : en vrac, faire de la correspondance scolaire (avec une vraie rencontre en fin d’année) ou encore éditer un journal de classe ... Internet a ouvert un réel univers d’échange : il serait grand temps que l’institution encourage l’innovation et permette aux enseignants de prendre des initiatives.

    • Ben ya des manières de s’y prendre qui marche mieux que d’autres à grande échelle (càd pas pour tel ou tel élève précis mais pour tous, surtout ceux dont les parents ne peuvent pas les aider), mais il parait que c’est trop fasciste.

      Mais c’est certainement pas scientifisable. :)
      La pédagogie est un art, pas une science.

      Enfin bon, la priorité c’est d’abord de lire énormément d’histoires de toutes sortes longtemps avant l’apprentissage de la lecture, contes, légendes (grecques, africaines, ...), des documentaires, des livres sans images aussi, même tôt. Et tout ça avec une langue riche, pas mimicrara pinpon ouaoua ou que des mots soi-disant « à leur portée ».

      Tant qu’ils ne sont pas abrutis par le zapping (et à 4 ans yen a c’est déjà chaud), les enfants adorent écouter des histoires, et si on leur parle en faisant le pari qu’ils vont comprendre ou demander lorsqu’ils ne savent pas, et bien très vite ils n’attendent qu’une chose : savoir lire eux-mêmes !

      C’est quand même le principal à faire : avoir déjà envie de lire seul avant même que ce soit l’âge d’apprendre. Une fois cette étape faite, peu importe la méthode exacte (enfin ce dernier point dépend du contexte familial quand même).

      #lecture #éducation #école #égalité

    • Sauf que plutôt que de se faire chier à lire un bout d’histoire, les parents modernes préfèrent leur coller une TV dans la chambre.
      L’autre jour, j’ai vu l’instit de ma fille :

      notre plus gros problème, c’est que nous avons des enfants en classe à qui personne ne parle. C’est à dire que depuis tous petits, personne ne prend le temps de parler avec eux. Ils peuvent passer des journées entières sans que personne chez eux ne leur adresse directement la parole.

      Donc là, on est carrément super loin du problème de la lecture du soir. Et c’est bien plus profond qu’un simple problème de lecture. Les mômes ont carrément des retards de langage et leur vocabulaire, c’est celui de la télé...

    • De la subjectivité du lecteur (qui rejoint votre propos à l’un et à l’autre) :

      Quand je lis "le facture « humain d’abord »", moi qui suis un maniaque à qui souvent échappe la lecture globale, mon cerveau ne corrige pas la coquille en "le facteur humain"’ mais je lis "la facture", qui rejoint une autre préoccupation : l’enseignement plus précis, ciblé, "centré sur l’apprenant" comme on disait quand j’étais jeune (le dit-on encore) coûte plus cher, et le gouvernement précédent avait fait le choix de la macro-comptabilité : N profs pour N élèves, ça va dans l’école de ma fille, bourgeoise et favorisée où les parents accompagnent énormément les enfants, pas dans l’école de ma douce, une ZEP avec énormément de primo-arrivants qui ne devraient pas (ne peuvent pas) être 30 par classe.

    • @rastapopoulos :

      leur parler avec une langue riche, et de faire le pari qu’ils comprendront l’essentiel (ou qu’ils demanderont)

      La tête des gens quand mes enfants disent « se carapater », ou « c’est cocasse ». Ça n’a pas de prix.

      Accessoirement, il y a aussi une question d’apprentissage par osmose : à la maison il y a des bouquins partout et papa et maman ne font pas secret du plaisir qu’ils ont à lire. Nos enfants sont, en quelque sorte, jaloux de ce plaisir, et ont envie de ça aussi. donc ils lisent, ils écoutent la poésie quotidienne (au sens large) qu’on veut bien leur faire entendre.

      (Après, c’est sans doute une question de ce qu’on aime et qu’on transmet à ses enfants avec plus ou moins de bonheur : les gens qui mettent des télés dans les chambres des enfants ne leur parlent pas, mais eux-mêmes aiment souvent la télé au détriment du reste, le foutebôle, les infos de TF1, etc.)

    • Sûr que le robinet à images, notre sainte télé nourricière ne nourrit pas vraiment l’esprit, sinon pour squatter le « temps de cerveau disponible », le cerveau reptilien en fait. Rien qu’à voir la teneur langagière des émissions pour les mômes (onomatopés, bruitages, langage stéréotypé « djeun » ...), je n’étais même plus étonné de lire des « rédacs » aussi nulles, où le gosse s’exprime comme à la téloche.
      Un des objectifs de l’école maternelle version Darcos (celui qui prétendait qu’on n’avait pas besoin de Bac+5 pour torcher les fesses des bambins, ceci-dit, ça c’est plutôt du ressort de l’ATSEM, sans aucun mépris de ma part envers ces personnes, elles sont indispensables à ce niveau de scolarité) était de donner aux enfants la maîtrise du langage. Avec des effectifs de 35 voire plus par classe, c’est pas gagné. Si j’étais parent d’élève à l’heure actuelle, je pense que je ne scolariserais pas mes enfants dans des conditions aussi infâmes.


  • Quand les livres auront des dents... : La crise peut-elle épargner le livre jeunesse ?
    http://quandleslivres.blogspot.fr/2012/12/la-crise-peut-elle-epargner-le-livre.html

    Pour Philippe Meirieu,

    il est important pour maintenir la littérature jeunesse de pratiquer :
    – La désidération : les enfants vivent dans la sidération, c’est-à-dire ce qui tétanise et empêche de réfléchir, les écrans, la brièveté, la surenchère des effets visuels. On passe son temps à se regarder soi-même. Il faut entrer dans la réflexion.
    – La décélération : il faut sortir du culte de l’immédiateté. C’est la responsabilité de l’école de prendre le temps de se confronter aux autres et aux œuvres, de tâtonner.
    – La défragmentation : la vision en « cœur de cible » fait qu’on ne regarde même plus le journal de vingt heures ensemble : il y a différentes chaînes pour différents publics. On vit dans des tubes juxtaposés, on ne communique plus. Nous sommes dans une société de tuyaux d’orgues. Le livre (et le livre de jeunesse en particulier) est un outil de transgression. Les grands-parents achètent et lisent avec leurs petits enfants. Ceux-ci veulent que l’on relise, car il ne s’agit plus d’une lecture mécanique et fonctionnelle, mais d’une redécouverte intergénérationnelle de l’ordre du symbolique. Tout le monde s’y retrouve, on n’est pas seul, mais on est dans le dialogue. C’est l’inverse du face à face solitaire avec l’écran, qui est un comportement compulsif et pulsionnel qui empêche de faire société.

    #lecture #apprentissage


  • Patriotisme et internationalisme : discours de Jean Jaurès (Discours prononcé à la tribune de l’Assemblée nationale, lors de la séance du 7 avril 1895 portant sur le vote du budget militaire).

    Version texte sur Wikisource et images du livre sur Gallica :
    http://fr.wikisource.org/wiki/Patriotisme_et_internationalisme
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5455269k/f2.image

    http://www.jean-jaures.fr/JeanJaures1.jpg

    [...]
    Partout ce sont ces grandes compétitions coloniales ou apparaît à nu les principes mêmes des grandes guerres entre les peuples européens, puisqu’il suffit incessamment de la rivalité déréglée de deux comptoirs ou de deux groupes de marchands pour menacer peut-être la paix de l’Europe.
    [...]
    Et il ne suffit pas aux nations de s’épuiser ainsi à entretenir les unes contre les autres des forces armées ; il faut encore – et ici je demande la permission de dire nettement ma pensée – que les classes privilégiées, possédantes de tous les pays, isolent le plus possible cette armée, par l’encasernement et par la discipline de l’obéissance passive, de la libre vie des démocraties. (Applaudissements à l’extrême gauche. Interruptions au centre).
    On ne nous a pas caché depuis vingt ans que c’était là aujourd’hui, en Europe, la conception des armées de métier.
    [...]
    Toujours votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l’état d’apparent repos, porte en elle la guerre, comme la nuée dormante porte l’orage.
    [...]
    Messieurs, il n’y a qu’un moyen d’abolir enfin la guerre entre les peuples, c’est d’abolir la guerre entre les individus, c’est d’abolir la guerre économique, le désordre de la société présente, c’est de substituer à la lutte universelle pour la vie — qui aboutit à la lutte universelle sur les champs de bataille — un régime de concorde sociale et d’unité.
    [...]
    Voilà pourquoi je tiens à le dire du haut de la tribune. Il n’y a pas dans la conscience socialiste du prolétariat universel une seule protestation contre le régime capitaliste qui ne condamne en même temps par une logique invincible les annexions violentes pratiquées sur des peuples qui n’acceptent pas l’autocratie militaire de l’étranger (Applaudissements à l’extrême gauche.)
    [...]
    Ah ! il n’y a aucun rapport entre l’Alsace-Lorraine qui sent battre à côté d’elle, comme un grand cœur qui ne s’arrêtera jamais, le peuple dont elle a été retranchée violemment, et cette Irlande qui n’a aucun point d’appui national hors d’elle-même, ou cette Pologne démembrée qui serait morte depuis longtemps si la vie profonde des peuples avait besoin d’un organisme visible pour subsister silencieusement.
    Et pourtant même pour ces absorbées, même pour ces démembrées, même pour ces dévorés se préparent à l’heure présente et s’accomplissent les lentes réparations, par le seul progrès des libertés générales.
    [...]
    Et puis, messieurs, ce n’est pas seulement le développement de la justice sociale qui abolira les iniquités de nation à nation, comme les iniquités d’individus à individus. De même qu’on ne réconcilie pas des individus en faisant simplement appel à la fraternité humaine, mais en les associant, s’il est possible, à une œuvre commune et noble, où, en s’oubliant eux-mêmes, ils oublient leur inimitié, de même les nations n’abjureront les vieilles jalousies, les vieilles querelles, les vieilles prétentions dominatrices, tout ce passé éclatant et triste d’orgueil et de haine, de gloire et de sang, que lorsqu’elles se seront proposé toutes ensemble un objet supérieur à elles, que quand elles auront compris la mission que leur assigne l’histoire, que Chateaubriand leur indiquait déjà il y a un siècle, c’est-à-dire la libération définitive de la race humaine qui, après avoir échappé à l’esclavage et au servage, veut et doit échapper au salariat. (Applaudissement à l’extrême gauche.)
    Dans l’ivresse, dans la joie de cette grande œuvre accomplie ou même préparée, quand il n’y aura plus domination politique ou économique de l’homme sur l’homme, quand il ne sera plus besoin de gouvernements armés pour maintenir les monopoles des classes accapareuses, quand la diversité des drapeaux égaiera sans la briser l’unité des hommes, qui donc alors, je vous le demande, aura intérêt à empêcher un groupe d’hommes de vivre d’une vie plus étroite, plus familière, plus intime, c’est à dire d’une vie nationale, avec le groupe historique auquel le rattachent de séculaires amitiés ? (Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs.)
    [...]
    On peut bien ici, dans les hypothèses de tribune, faire appel à un nouvel Alexandre ou a un nouveau César qui, avec quelques légions ou quelques phalanges, balayeraient de nouveau les grandes cohues des armées modernes. On peut bien rappeler le témoignage d’orgueil que se rendaient les Romains d’avoir vaincu, avec un petit nombre de combattants, paucitas romana, toutes les foules du globe ; mais vous ne referez pas le système des armées antiques ou des armées de métier, parce que, aujourd’hui, les nations, par le perfectionnement de leur administration et de leurs finances, sont en état de saisir et de mobiliser tous les citoyens, et qu’étant en état de les saisir et de les mobiliser tous, elles sont obligées de les saisir et de les mobiliser tous (Applaudissements à l’extrême-gauche). Toute ressource possible devient une ressource nécessaire (Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs). Et, dans des guerres où l’existence tout entière de la nation sera en jeu, chaque nation voudra mettre sa force tout entière.
    [...]
    Alors nous vous demandons si vous serez longtemps dupes de ces choses et si, sous prétexte d’éviter une politique qui se fait en réalité et qui se fait contre vous, vous allez arrêter la pénétration de l’armée par l’esprit national, par le véritable esprit de la démocratie et du peuple.
    [...]
    Il vous faut choisir entre la petite armée de métier livrée à la réaction, telle que M. Delafosse la définissait, et l’armée nationale confondue avec la nation vivant de sa vie, faisant corps avec elle et seule capable de sauver et la République et la patrie. (Vifs applaudissements à l’extrême gauche.)

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5455269k/f13.highres

    #Jean_Jaurès #Jaurès #socialisme #capitalisme #guerre #armée_de_métier #discours #lecture


  • A quoi sert la pagination sur le web ? | Xavier de la Porte
    http://www.internetactu.net/2012/10/22/a-quoi-sert-la-pagination-sur-le-web

    La #lecture de la semaine provient de la rubrique “technologies” du site d’information américain Slate (@slate), on la doit à Farhad Manjoo (@fmanjoo), qui tient cette rubrique, le texte s’intitule : “arrêtez tout de suite la pagination”. “La pagination”, écrit Farahad Manjoo, “est, en termes de design et d’usage, le pire péché sur le Web. Elle est la preuve d’un…

    #journalisme #pdlt


  • Le livre des espions
    http://www.editions-iconoclaste.fr/spip.php?article1720

    Plus de 1000 mots et expressions secrètes des espions d’hier et d’aujourd’hui. Les agents du monde entier usent d’un vocabulaire codé, technique, imagé, parfois pittoresque, souvent romanesque.
    Pour la première fois, il est rassemblé dans ce livre, inspiré des documents d’archives mais aussi des usages contemporains.

    Le livre, sous forme de lexique, présente aussi l’argot policier et les termes inventés par Ian Fleming ou employés par Le Carré. On y apprend par exemple la signification de « grinder » (n. m., endroit sûr pour recueillir les confidences d’un transfuge), de « tontonner » (verbe trans. et intrans., donner des informations, se dit surtout d’un indic), de « fleur » (n. f., matériel acheté en liquide pour ne laisser aucune trace).
    En fin d’ouvrage, 8 leçons d’espionnage (se créer une couverture, le recrutement, les principes du déguisement…).
    Un blog spécialisé trouve l’ensemble un peu daté mais intéressant.
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/10/04/les-1000-mots-et-les-techniques-secretes-des-espi
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/00/2780497918.png
    #lectures #sécurité #police #surveillance


  • Controverses sur l’apprentissage de la lecture, par Jean-Pierre Terrail (Le Monde diplomatique)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2011/09/TERRAIL/20955

    Parmi les nombreux débats qui agitent l’école en France, celui des méthodes d’apprentissage de la lecture est l’un des plus épineux et des plus récurrents.
    […]
    [La réforme de 1972] a ouvert grand la porte à une autre méthode, dite « globale », alors que l’apprentissage de la lecture était régi jusque-là par les instructions officielles de 1923, qui recommandaient fermement l’emploi de la méthode syllabique.
    Cette réforme a placé la question de la lecture au cœur des discussions pédagogiques. Tout le monde se sent peu ou prou concerné, et les professionnels de la lecture, didacticiens et maîtres de cours préparatoire (CP) ne sont pas les seuls à affirmer leur choix. Bien au-delà de leurs rangs, dans le monde de l’enseignement et de la pédagogie, être moderne, intelligent et progressiste, c’est défendre la globale et les méthodes mixtes qui en dérivent — les partisans de la syllabique étant volontiers qualifiés de passéistes, voire de réactionnaires.
    […]
    Qu’on la dise syllabique, alphabétique ou encore graphémique, la méthode de lecture en vigueur jusqu’aux années 1970 propose un apprentissage progressif du déchiffrage des graphèmes.
    […] De son côté, la méthode globale pure prône une entrée dans la lecture qui contourne le déchiffrage des graphèmes. L’idée d’apprendre à identifier directement les mots eux-mêmes, saisis dans leur globalité, émerge dès le XVIIIe siècle. […] La globale, soutenue par Célestin Freinet (2), va vite devenir emblématique de ces dernières. Son usage restera toutefois marginal dans le système éducatif jusqu’aux instructions officielles de 1972 et 1985.
    Ces directives encouragent le passage à la globale au nom du principe selon lequel « lire, c’est comprendre », ce qui dévalorise implicitement la syllabique, renvoyée au déchiffrage de graphèmes et de syllabes dépourvus de signification. Le mot étant la plus petite unité de sens, un apprentissage de la lecture fondé sur la reconnaissance visuelle des mots offre en effet aux élèves la possibilité d’associer systématiquement déchiffrage et compréhension de l’écrit. […] À l’usage, il s’est toutefois avéré que, même en combinant mémorisation de mots — voire de phrases entières — et lecture devinette, les résultats étaient très peu concluants, parfois même catastrophiques. Au point que la globale a été accusée de l’extension des dyslexies et autres dysorthographies.
    […] Ce constat ne s’est pas traduit par un retour à la syllabique, mais par une montée en puissance des méthodes mixtes, plus respectueuses du principe « lire, c’est comprendre ».
    […] L’étude du code grapho-phonologique améliore sensiblement l’efficacité de la pédagogie. […] A la différence de la syllabique, l’étude dans les méthodes mixtes part en général non pas des graphèmes qu’on apprend à déchiffrer, mais des phonèmes dont on identifie les transcriptions possibles. Or prendre appui sur la langue parlée permet à l’apprenti lecteur de ne jamais quitter le registre du sens.
    […] Un apprentissage qui substitue le deviner au lire ne peut manquer d’avoir des effets à long terme. Il se prétend plus facile d’accès, mais risque d’installer l’élève dans une lecture imprécise, source inévitable de difficultés de compréhension, et dans une écriture floue. De fait, si les élèves des zones d’éducation prioritaires (ZEP) ont du mal à comprendre des textes simples au sortir du primaire, c’est qu’ils ne prêtent pas une attention suffisante à la matérialité du texte écrit (des signes graphiques menus comme la ponctuation ou les accords de conjugaison ne faisant pas sens pour eux).
    Les tenants du progressisme pédagogique s’opposent aux méthodes traditionnelles au nom de façons d’enseigner susceptibles de rendre l’enfant plus intelligent en le considérant d’emblée comme le sujet autonome de ses apprentissages. Leurs critiques se réclament, eux, d’une transmission plus efficace des savoirs. Ainsi s’opposent, dans une sorte de dialogue de sourds, deux modèles d’école. L’un, ancré dans le refus de toute forme d’inculcation autoritaire et mécanique, cherche à émanciper l’enfant par la qualité des façons d’enseigner. L’autre fait découler l’émancipation de l’acquisition du savoir.

    #éducation #école #lecture #apprentissage


  • Et maintenant, une belle histoire comme j’aime
    Brésil : Une bibliothèque pour les sans-abri, à bicyclette · Global Voices en Français
    http://fr.globalvoicesonline.org/2012/08/21/119123

    Il s’agit d’une façon innovante et dynamique d’encourager la lecture, notamment chez ceux qui vivent dans la rue, car les bibliothèques exigent en général une pièce d’identité et un justificatif d’adresse pour prêter des livres, ce que n’ont pas les sans domicile fixe.

    L’initiative de la Bicyclothèque est née de ce besoin même et s’est gagné le soutien des habitants, médias et entreprises de São Paulo. En août 2012, cela fait un an qu’elle distribue des livres et encourage la lecture.

    Un bibliothécaire de 61 ans, Robson Mendonça, qui a vécu dans les rues de São Paulo, enfourche la Bicyclothèque. La lecture du roman de George Orwell La ferme des animaux a été l’étincelle qui a tout changé, et fait basculer son horizon en prouvant que la lecture transforme la vie.

    #lecture #solidarité #internet #pauvreté #beau


  • Reading (Phil Gyford’s website)
    http://www.gyford.com/phil/reading

    Years of reading
    1980 1981 1986 1990 1991 1992 1993 1995 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 Current/unread
    No data is available for before 1980, 1982-1985, 1987-1989.
    Data is incomplete for 1980, 1981, 1986, 1990, 1991 and 1997.
    Specific dates (rather than just a year) only recorded in the 1980s and since 2005.
    Reading of periodicals only recorded since 2005.

    #lecture #personal #data #seenthis_avant_seenthis


  • Internet Réseaux sociaux Twitter Justice

    Les procureurs et la police décident de s’abattre sur les participants du mouvement « Occupy » à New York.

    Tribunaux américains : Twitter sommé de transmettre des données

    Twitter est sommé par un juge, ce lundi, de remettre trois mois de messages et de données d’utilisateurs à un tribunal de New York.

    Ordre a été donné de transmettre à la justice les messages twitter de Malcolm Harris, un activiste parmi des centaines d’autres du mouvement « Occupy » qui avaient manifesté sur le pont Brooklyn à New York en octobre 2011. Les procureurs veulent aujourd’hui traduire en justice les manifestants pour « trouble à l’ordre public » sur la base des déclarations de la police.

    L’action en justice contre Malcolm Harris a commencée comme beaucoup d’autre, mais elle a évoluée de manière très particulière quand les procureurs et la police - pour renforcer leurs accusations - ont demandé à avoir accès aux données publiées sur les réseaux sociaux.

    Selon les procureurs de New York, les messages Twitter peuvent montrer que Malcolm Harris était au courant des interdictions émises par la police, et qu’il est sciemment passé outre [ce qui permettrait de le « confondre » et donc de le condamner]

    Consulter cet article du Los Angeles pour plus d’information :
    http://www.latimes.com/business/la-fi-0702-occupy-tweet-subpoena-20120702,0,6058076.story

    Source : Aftenposten

    Domstol i USA : Twitter må utlevere data - Aftenposten

    http://www.aftenposten.no/digital/Domstol-i-USA-Twitter-ma-utlevere-data-6934458.html

    hans o. torgersen
    Publisert : 02.jul. 2012 23:07

    Twitter må overlevere tre måneders meldinger og brukerdata til en domstol i New York, avgjorde en dommer mandag.

    Pålegget om utleveringen gjelder twittermeldingene til Malcolm Harris, som er en av flere hundre Occupy-demonstranter som påtalemyndigheten i New York City vil reise sak mot etter en marsj over Brooklyn Brigde 1. oktober 2011.

    Politi og påtalemyndigheten mener demonstrantene gjorde seg skyldige i å forstyrre den offentlige ro og orden.

    Saken mot Harris begynte som en av mange, men har utviklet seg til å gjelde prinsipielle spørsmål om politiets og påtalemyndighetens adgang til materiale som er publisert på sosiale nettsteder, skriver nyhetsbyrået AP i en artikkel, som er publisert blant annet av Los Angeles Times.

    Ifølge påtalemyndigheten i bydelen Manhattan i New York kan twitter-meldingene vise om han var klar over politiets pålegg, som han er siktet for å ha unnlatt å følge.


  • Tuto : Rendre FBReader plus attrayant…
    http://numeriterature.com/2012/05/25/tuto-rendre-fbreader-plus-attrayant

    Je vous avais dernièrement présenté les diverses manières de lire un ePub sur ordinateur . Et parmi toutes celles-ci, FBReader avait emporté ma préférence. Je profite d’ailleurs de l’occasion, chers lecteurs, pour vous réinciter – si ce n’est déjà fait – à vite l’expérimenter… Ne soyez au reste pas rebutés par son site officiel (qui ne paie pas de mine), je garantis qu’il s’agit bien d’une application sûre et efficace…

    L’apparence, justement ! C’est peut-être ce qui – au premier abord – fait défaut à cet intéressant logiciel…

    Je vous propose donc de remédier un peu à ce caractère minimaliste et austère. Même mieux encore : nous allons donner à FBReader un authentique air de liseuse ! Et cette transformation ira jusqu’à modifier votre façon de lire, car vous serez ainsi au plus près d’une lecture véritablement numérique… Apparaîtra alors toute la différence entre l’ePub et le PDF. Votre document ne cherchera plus à mimer un quelconque objet préexistant, il assumera enfin sa pleine numéricité…

    #Lecture #Numérique #Liseuse #ePub #Ordinateur #FBReader


  • Diaporama : Qu’est-ce qu’une liseuse ?
    http://numeriterature.com/2012/04/18/diaporama-quest-ce-une-liseuse

    N’est-il pas dit qu’ un beau dessin vaudrait toujours mieux que de longs discours ? Dans cet esprit, Je me permets de relayer ici cette intéressante et efficace présentation . Laquelle s’adresse avant tout aux néophytes en lecture numérique… À ceux qui se demandent donc ce qu’est une liseuse, d’un point de vue concret ; et surtout, quels avantages elle offre , en comparaison du livre traditionnel… Je réponds : Cliquez , parcourez , admirez

    ...

    #Diaporama #Liseuse #Lecture #Numérique #Numéritérature


  • Voix de lecteur : « L’objet livre participe au plaisir de lecture ! »
    http://numeriterature.com/2012/04/16/voix-de-lecteur-lobjet-livre-participe-au-plaisir-de-lecture

    Après avoir pratiqué l’interview d’auteurs, et avant de m’entretenir encore avec d’autres professionnels de l’édition, j’ai eu le désir de me tourner vers un élément tout aussi incontournable du circuit littéraire : les lecteurs ! Ceux-là même qui, malgré leur importance capitale, ont si rarement la parole. Tout au moins sous cette forme… Et j’entends les rencontrer tels qu’ils sont : boulimiques ou fines bouches, adeptes du numérique ou non… La personne avec qui j’ai le plaisir d’inaugurer cette rubrique m’avait d’ailleurs prévenu : « Moi et le numérique, ce n’est pas trop ça… »

    ...
    #Interview, #VoixDeLecteur, #Lecture, #Littérature, #Numérique,