Modèles imposés ou modèles assumés ?
Anne Dafflon Novelle résume très bien les dimensions principales de ce sexisme primitif : parmi les rôles principaux, les personnages masculins sont plus nombreux que les personnages féminins, la tendance inverse s’observant pour les personnages secondaires. Les garçons apparaissent plus souvent dans les illustrations, sur les pages de couverture et dans les titres de livres. Figurées dans des attitudes plus passives, les filles et les femmes sont représentées dans des décors intérieurs et des lieux privés. Les femmes sont dans l’immense majorité des cas cantonnées à des fonctions familiales et domestiques et très rarement décrites dans un contexte professionnel. Quant elles le sont, elles sont représentées dans des rôles professionnels peu diversifiés et très stéréotypés. […] À l’opposé, les rôles attribués aux hommes sont plus nombreux et plus diversifiés ; majoritairement dépeints dans leur activité professionnelle et dotés de statuts sociaux souvent élevés, ils sont aussi évoqués dans leurs rôles parentaux et les activités récréatives qu’ils partagent avec leurs enfants. Des hommes complets !
– BAUDELOT Christian, ESTABLET Roger, Quoi de neuf chez les filles ? entre stéréotypes et libertés, éditions Nathan, 2007, pp. 56-57.
#éducation #sexisme #littérature_jeunesse