• L’expérience urbaine du monde
    http://www.laviedesidees.fr/L-experience-urbaine-du-monde.html

    L’écrasante majorité des hommes vivent aujourd’hui dans des villes qui ne cessent de se transformer : les flux qui la constituent font souvent face à des démarcations sociales de plus en plus figées. Notre condition urbaine, explique O. Mongin, se réinvente dans ces lieux de la mondialisation.

    Livres & études

    / #ville, #internet, #métropole

    #Livres_&_études


  • Des #livres, des lecteurs, des lectures

    #Anne_Mangen, chercheuse de l’université de Stavanger, a mené une expérience pour évaluer la manière dont un lecteur appréhende un texte lu sur support #papier, comparativement à la manière dont est reçu le même texte lu sur #liseuse #Kindle. Chaque sujet devait lire la même nouvelle de vingt-huit pages1 puis répondre à des questions sur différents aspects du texte : personnages, intrigue, lieux, objets. Les résultats obtenus tendent surtout à indiquer une confusion significative, chez les lecteurs qui utilisent un Kindle, dans la reconstitution de l’enchaînement des événements du récit. La réponse émotionnelle au texte de chacun des groupes n’était, en revanche, pas différente. Les lecteurs sur Kindle avaient légèrement mieux mémorisé les objets mentionnés dans le texte.

    http://hyperbate.fr/dernier/?p=31255#identifier_0_31255




  • Rouge commando
    http://cqfd-journal.org/Rouge-commando

    L’insomniaque éditeur vient de publier Quatre cents contre un, Un hors-la-loi brésilien raconte la véritable histoire du Comando Vermelho, un livre « qui parle du Brésil et du ballon, de cages et de gardiens : de ce Mundial 2014 ? Non !, précise l’éditeur. Il ne s’agit pas ici d’un jeu mais d’une guerre, tout aussi mondiale, où les défenseurs d’un monde, celui du fric et des puissants, cherchent à mettre en cage ceux qui y résistent, surtout quand ils s’organisent en équipes d’attaquants ».

    Il s’agit du récit de vie de William da Silva Lima, l’un des derniers survivants du Comando vermelho (« Commando rouge »), cette équipe, formée dans les favelas de Rio de Janeiro, dont l’ennemi était l’injustice sociale, et qui deviendra le premier gang des favelas. Depuis les années 1960, William a payé de près de quarante années de prison la lutte incessante qu’il a livrée contre le système. Aujourd’hui âgé de 72 ans, assigné à résidence à Rio avec bracelet électronique, William poursuit son combat pour être enfin réellement libre.

    #Brésil #livre #édition



  • Theses on Communist Morality in the Sphere of Marital Relations, by Alexandra Kollontai, 1921
    http://www.american-buddha.com/NAZIS.thesescommmorality.htm
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/23/Alexandra_Kollontai.jpg

    As regards sexual relations, communist morality demands first of all an end to all relations based on financial or other economic considerations. The buying and selling of caresses destroys the sense of equality between the sexes, and thus undermines the basis of solidarity without which communist society cannot exist. Moral censure is consequently directed at prostitution in all its forms and at all types of marriage of convenience, even when recognised by Soviet law.

    Ce texte de la grande féministe soviétique Alexandra Kollontaï se trouve dans une collection de livres, texte est images et électroniques pour le moins éclectique pour ne pas l’appeller conspirationniste.
    http://www.american-buddha.com/paul-levyfinal2.gif

    L’ American Buddha contient des oeuvres remarquables (Brave New World, ...) et bizarrres (The True Men in Black, SECRET RITUALS OF THE MEN IN BLACK, ...).
    A éviter si on cherche des informations cohérentes mais un vrai plaisir si on a l’intention de passer une après midi de libre en plongeant dans un monde de fous raisonnables.

    http://www.american-buddha.com/site.map.htm

    #livres #art


  • Détruire les femmes pour construire le capitalisme : un ouvrage essentiel de S.Federici
    https://www.ensemble-fdg.org/content/dtruire-les-femmes-pour-construire-le-capitalisme-un-ouvrage-essentiel

    Le travail remarquable de Silvia Federici Caliban et la Sorcière. Femmes, Corps et Accumulation primitive bat en brèche cette lecture superficielle et propose une analyse stimulante à la confluence du marxisme et du féminisme radical : en lien avec l’esclavagisme, la « chasse aux sorcières » apparaît comme le paroxysme d’un processus d’avilissement et de dépossession des femmes dans le cadre de l’accumulation primitive du capital. Nous retrouvons ici les différents éléments du titre et du sous-titre de l’ouvrage : Caliban est le personnage d’un esclave monstrueux dans une pièce de Shakespeare (La Tempête) mais réapproprié par les critiques de la colonisation (notamment Aimé Césaire dans Une Tempête), la sorcière, figure féminine honnie (et mère de Caliban dans la pièce), « Femmes, Corps et Accumulation primitive » précisant les principaux éléments de l’analyse de S.Federici.

    #histoire #féminisme


  • Trailer « Le mur et la peur », #Gael_Turine

    Annonce de la sortie du #livre « Le #mur et la #peur », édité dans la collection Photo Poche Société chez Actes Sud, Septembre 2014

    http://www.actes-sud.fr/sites/default/files/imagecache/c_visuel_cat_w120px/couv_jpg/9782330034795.jpg
    https://www.youtube.com/watch?v=_Jw8x3nDg4k&feature=youtu.be

    Pour ce travail inédit portant sur le mur de séparation édifié en 1993 entre l’Inde et le Bangladesh, le photographe belge Gaël Turine a reçu en 2013 le Prix spécial du meilleur #reportage_photo de l’Agence française de développement.

    #Inde #Bangladesh #barrière_frontalière
    cc @albertocampiphoto


  • Mollat dans le paysage des #librairies bordelaises - Rue89 Bordeaux
    http://rue89bordeaux.com/2014/08/mollat-paysage-librairies-bordelaises

    Mollat, une grande surface ?

    Car, et la critique revient souvent, Mollat, ses milliers de livres et ses 2700 m2 de surface, se rapproche de plus en plus de la grande surface que de la librairie dans l’esprit de beaucoup de Bordelais.« Flux commercial de grande surface », « impression d’être à la Fnac », « vision consumériste du livre », les clients interrogés l’admettent : Mollat n’a pas l’ambiance feutrée des librairies où il fait bon feuilleter quelques pages et échanger avec le libraire. Même si beaucoup le reconnaissent : Mollat c’est pratique. Tout d’abord en raison de sa situation : en plein centre et avec un arrêt de tram, à ses portes. Mais aussi en raison d’un fonds très important et d’une présence forte des 55 libraires répartis dans les 15 rayons.

    Cet article me rappelle une anecdote récente. J’avais rapidement besoin d’infos particulières et je connaissais l’ouvrage qui m’aiderait dans ma tâche. Je regarde sur les sites des libraires du Mans et sans surprise, aucune ne l’a en rayon. Je décide alors d’aller voir sur place si d’autres bouquins sont susceptibles de me faire avancer. Je commence par la première de mon itinéraire, la librairie Doucet, la seule à avoir résister à l’arrivée de la fnac, les autres s’étant installées après. Je ne la visite que rarement, je fréquente deux autres adresses. Donc, je vais au rayon qui m’intéresse, celle des atlas. Je feuillette un ou deux bouquins et les repose. J’en vise un sous cellophane, qui pourrait m’aider, je le dépiote pour voir comment il est foutu. A ce moment, un grand mec d’un certain âge m’interpelle et me dit
    – "ah mais il y a le prix sur l’emballage, c’est pour sa qu’il y en a un
    – euh non, j’ai regardé avant de l’enlever, le prix est imprimé
    le mec vérifie
    – ah oui
    et reprend sa place à quelques pas
    Je ne trouve rien dans le bouquin qui puisse me servir, je le repose et poursuit mon exploration. Quelques minutes plus tard, je sors un bouquin emballé du rayon et commence à retirer la cellophane. Le mec alors me crie dessus :
    ah mais non, on déballe pas les livres, c’est pas comme ça que ça passe
    – Ah, mais j’ai besoin de voir ce qu’il y a dedans !!!
    – Il faut demander, vous chercher quoi ?
    j’explique.
    – Ah. Bon. Euh... répond-il en rangeant le bouquin.
    – ...
    – en effet, euh
    – ...
    J’ai tourné les talons sans un mot et je suis allée chez mon libraire habituel où les bouquins sont rarement emballés, s’ils le sont, on peut les dépioter sans se faire agresser, et en plus il y a des pouf où on peut s’asseoir pour les feuilleter.


  • À propos de la pensée démocratique
    https://collectiflieuxcommuns.fr/spip/745-a-propos-de-la-pensee-democratique

    Épilogue du livre de Gérard David, « LA démocratie. Mémoire et perspectives d’un projet politique », Editions du temps, 1998, pp.159-199. Voir la partie précédente : L’exigence démocratique aujourd’hui C’est le moment de revenir sur la question de la pensée démocratique. Qu’est ce que la pensée démocratique ? Pour reprendre une distinction esquissée dans l’introduction, elle est d’abord pensée de la démocratie, réflexion sur la démocratie. Mais démocratique, elle l’est aussi en elle-même : elle est pensée de (...)

    Apports théoriques : Imaginaire, culture, création

    / Anéantissement , Livre , Apathie , Culture , Démocratie directe , Revolution , Philosophie , Politique , (...)

    #Apports_théoriques_:_Imaginaire,_culture,_création
    #Anéantissement
    #Livre
    #Apathie
    #Culture
    #Démocratie_directe
    #Revolution
    #Philosophie
    #Politique
    #Histoire


  • « L’aménagement du territoire », ou quand Dumas rencontre Houellebecq - Transport - Logistique
    http://www.usinenouvelle.com/article/l-amenagement-du-territoire-ou-quand-dumas-rencontre-houellebecq.N279
    http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/1/6/7/000230761_5.jpg

    Pour son deuxième roman, « L’aménagement du territoire », Aurélien Bellanger prend prétexte dela construction d’une ligne du TGV Ouest pour réfléchir sur la question politique essentielle : la répartition de l’espace entre les hommes. Pour cela, il mêle politique et sciences, créant un univers où se croisent marquis et ingénieurs, hommes d’influence et d’affaires. Un texte parfois ardu où l’auteur confirme qu’il est aussi un styliste.

    Avec ce sens du titre qui l’a fait connaître il y a deux ans avec « La théorie de l’information », le trentenaire Aurélien Bellanger revient avec « L’aménagement du territoire », un gros roman qui devrait réjouir notamment les ingénieurs ferroviaires et les amateurs de fictions paranoïaques. Car il y est question de la ligne de TGV Ouest entre Paris et Le Mans. Ou quand la construction de ce qu’il est convenu d’appeler un fleuron de la technologie française entre en collision avec des forces telluriques historiques qu’on aurait pu croire endormies... Car le chantier du TGV va découvrir des ruines archéologiques, remuant des pans d’Histoire oubliées des contemporains.. mais qui pourtant ont continué à agir de façon souterraine.

    Bellanger, c’est l’hybridation réussie d’Alexandre Dumas et de Michel Houellebecq. Du premier, il pourrait reprendre la fameuse citation selon laquelle « il est possible de violer l’Histoire, si c’est pour lui faire de beaux enfants ». Mélangeant personnages réels (Jacques Foccart, l’homme des missions opaques et Monsieur Afrique du Général de Gaulle) et imaginaires, données historiques et invention, il crée une fiction où l’histoire officielle cohabite avec d’hypothétiques complots ourdis par des sociétés secrètes. « Il avait le sentiment de descendre de plus en plus profondément au cœur d’un complot historique de vaste ampleur que son père lui-même n’aurait pas connu en totalité. » Au roman de cape et d’épée, Bellanger substitue un roman de truelle et de locomotive, où la cote de l’ouvrier deviendrait la lointaine successeuse de la cote de maille des chevaliers d’antan. Ce faisant, il dessine une galerie de portraits, allant de l’ingénieur à l’homme de pouvoir, de l’archéologue à l’homme d’affaires accompli qui rappellera par certains détails un homme bien réel, patron du béton devenu homme de médias…

    http://www.dailymotion.com/video/x22le07_aurelien-bellanger-l-amenagement-du-territoire_news

    #littérature
    #Aurélien_Bellanger ( L’aménagement du territoire )
    #librairie_Mollat



  • Book Review : ’A Spy Among Friends’ by Ben Macintyre - WSJ
    http://online.wsj.com/articles/book-review-a-spy-among-friends-by-ben-macintyre-1407533655
    http://si.wsj.net/public/resources/images/RV-AO063_BKRVPh_G_20140808105829.jpg

    Plus que l’histoire de l’espion du KGB Kim Philby, qui faillit être nommé chef du MI6 britannique, ce livre raconte l’histoire de ses amitiés, réelles bien que trahies au nom du #communisme.

    http://bookpeopleblog.files.wordpress.com/2014/07/a-spy-among-friends.jpg

    Le WSJ a moins aimé :

    “A Spy Among Friends” is a rollicking book. Mr. Macintyre is full of pep and never falters in the headlong rush of his narrative. He makes sweeping generalizations (“Englishmen are naturally reticent”) and peppers his text with clichés: a military attaché is “a whiskery old war-horse,” a German diplomat is “a luxury-loving aristocrat and a flamboyant homosexual,” and an Oxford don is inevitably “eccentric.”

    The chief defect of Mr. Macintyre’s book, however, is that he unwittingly treats English society, and particularly its secret service, in Marxist terms.

    Bon peut-être que ce n’est qu’un point de vue, je ne suis pas spécialiste ; en tout cas j’ai dévoré ce #livre d’#histoire d’#espionnage de la #guerre_d'Espagne à la #guerre_froide, qui nous fait aussi visiter Instanbul, Vienne, Berne, Beyrouth… on y croise Graham Greene, Ian Fleming, et quantité d’autres personnages hauts en couleur et adorant la fête, les blagues, l’aventure, et surtout, l’alcool.

    • Rappelons que son père St John Philby, agent anglais au Moyen-orient - moisn connu que Lawrence d’Arabie mais peut-être aussi important, avait déjà trahi l’Angleterre puisqu’il s’était fait l’entremetteur entre les al-Saoud et les USA aussi bien en termes politiques que bien évidemment pour l’exploitation du pétrole.
      C’était d’ailleurs le sujet de l’ouvrage de Cave Brown « Philby père et fils - La trahison dans le sang »


  • Un algorithme français pour prédire la qualité littéraire d’un livre
    https://www.actualitte.com/usages/un-algorithme-francais-pour-predire-la-qualite-litteraire-d-un-livre-515

    Quentin Pleplé, cofondateur et responsable technique de la maison insiste rigoureusement : « Il ne s’agit pas de remplacer notre Comité éditorial par une machine : plutôt que cette dernière serve de filtrage-assistant, dans une détection, moins de la qualité littéraire, que de l’absence de qualités. » En somme, l’ordinateur va pointer, dans les textes qu’on lui fera découvrir, des séries de critères, qui seront alors confirmés par un cerveau humain, « là où, aujourd’hui, nous faisons lire les livres reçus par cinq à dix personnes ». Un gain de temps, pour chacun.

    Non mais sans déconner...

    #Algorithme #Automatisation #Chômage #Littérature #Livre #Numérique #Robot #Travail #Éditeur_(métier)

    • Entendu hier la réponse d’un gars de l’Oulipo dont j’ai retenu ça : l’ordi filtre les écrits avec force répétitions et un vocabulaire pauvre, mais on peut faire de la bonne littérature avec ce genre de caractéristiques, il n’y a pas de critère quantitatif de la mauvaise littérature et de la bonne.

    • Je suis sûr qu’@archiloque va nous pondre un algorithme qui prend un texte défaillant et remplace aléatoirement les mots trop simples par un vocabulaire plus varié.

    • A contrario, on pourrait imaginer qu’un livre truffé de fautes d’orthographe ou de grammaire il faille déjà le faire corriger avant de le donner à lire à un critique. Détecter ce genre de choses, et peut-être un peu au-delà les erreurs grossières qui feront qu’un critique en aura marre de lire le bouquin au bout de 30 pages, c’est peut-être aussi lui donner une seconde chance, une fois corrigé.
      En matière « artistique » (c’est-à-dire les productions protégées par des droits d’inventeurs spécifiques ? :)), je comprends que ça paraisse « dur » d’être filtré par un « algorithme », ou plus « inhumain » que si c’était fait par un abruti bien humain éventuellement peu sensible aux charmes d’un style exotique, mais ça me semble un peu la direction générale prise pour pas mal de productions « humaines » => check de base par des outils automatiques puis éventuelle analyse de plus haut niveau par des réseaux neurologiques censés être plus adaptables à l’imprévu (i.e. le cerveau humain, enfin pour l’instant)... Tiens, d’ailleurs c’est pas exactement ce qui se passe quand on débug un programme ? => si on a du bol y’a un outil qui nous dit ce qui plante, sinon faut le faire avec plus ... d’intelligence ?

      En tout cas, il me semble que c’est ce qui nous guettent un peu tous, au plus tard d’ici deux/trois générations, que de voir des pans entiers de nos productions, artistiques ou pas, gérées (produites, analysées, notées, etc.) au moins en partie par des systèmes automatiques.

      Non ?

    • oui ; les copies d’étudiants sont souvent traitées par des #algorithmes anti-copier-coller (pour ne pas parler de plagiat qui est à mon avis un autre sujet)

    • Il est vrai qu’on a d^u faire un deuil de l’orthographe pourvu que l’essence du texte soit important. Mais il se discute déjà à un certain niveau scolaire sur l’utilité de l’apprentissage de l’écriture, les petits micros sur google et autres logiciels permettant de retranscrire ce que nous disons.
      Ce qui est dommage, car l’écriture fait quand m^eme partie de la mobilité fine au niveau neurologique et ne plus savoir faire quelque chose de ses dix doigts prévoit le pire.
      Un homo sapiens devenu gros avec un gros cul et juste un grand doigt...

    • @geneghys ça me paraît idiot, en tout cas pour l’instant, qu’on arrête l’écriture, d’ailleurs non pas tant pour écrire que pour lire.
      Je trouve qu’on perd beaucoup de temps à avoir une restitution vocale d’un texte écrit par rapport à le lire (ou alors va falloir se mettre en la lecture vitesse x4 et ça développera d’autres capacités neurologiques ;)), d’autant qu’on a pas obligatoirement une lecture linéaire d’un texte (la fameuse lecture diagonale ;)).

    • @matthrog. Perso ça me fait même soucis, car si je savais lire avant de savoir écrire, il en fallait aligner des « a » et des « b » sur les cahiers avant de savoir écrire. C’est de la mobilité fine et je crois que seules les personnes qui sont atteintes neurologiquement savent la difficulté et la frustration que ne plus pouvoir écrire correctement engendre. Alors, c’est peut-être un pas en avant, mais cela veut aussi dire que l’on prépare une génération qui s’appuiera sur la technologie de pointe pour effectuer ne serait-ce qu’un bricolage.

      Plus savoir écrire, ce n’est plus savoir dessiner, etc...alors on peut lire en diagonale, mais la question va aussi se poser pour lire, puisque la machine va pouvoir lire les textes qui nous intéressent. Va falloir développer l’écoute et l’imaginaire...Purée ! Heureusement que je suis une vieille geek ;)

    • @matthrog @geneghys Ça rejoint un peu cette idée finalement :

      L’expérience Ergo Robots qui se tenait à la Fondation Cartier, a prolongé cette expérience sur comment le corps apprend d’une expérience sur l’apprentissage du langage. Dans cette installation, les robots interagissaient entre eux et avec les visiteurs pour négocier des mots pour désigner leurs environnements. Ils jouaient entre eux à des jeux de langage consistant à montrer des objets et leur donner un nom. Chaque robot agissant de la même manière, ils mettent ensuite à jour entre eux leurs modèles de vocabulaire en pair à pair… De nouvelles conventions linguistiques se forment entre eux, se cristallisent, qui leur sont propres (vidéo). Si on ajoute d’autres robots au dispositif, ils inventent d’autres conventions… En fait, comme l’explique Pierre-Yves Oudeyer dans son dernier livre, Aux sources de la parole, le corps joue un rôle central dans l’acquisition de la parole. Et on s’en rend compte grâce aux robots, qui permettent de faire du corps une variable expérimentale et de poser la question : “qu’elle est l’influence de la forme du corps dans l’acquisition du langage ?”

      http://seenthis.net/messages/190185

    • @geneghys @homlett Merci pour les réflexions et informations, c’est intéressant tout cela, je trouve.

      Sur la question de l’acquisition de la mobilité fine, je ne pense pas qu’elle passe exclusivement par l’apprentissage de l’écriture, sinon elle serait réservée aux seuls peuples suffisamment « lettrés ». Il y’a d’autres moyens de l’acquérir, et rien ne dit que la situation actuelle, qui finalement est assez récente au regard de l’histoire humaine, doit prévaloir. Bien qu’on s’éloigne de l’article initial (my fault), pour ma part je trouverai dommage de perdre la lecture/écriture parce que c’est une interface pratique et qu’elle mobilise le cerveau d’une autre façon que l’écoute et la dictée. Si à titre perso j’ai beaucoup de mal à écrire sur papier (douleurs manuelles au bout de 3 ou 4 pages, faute d’habitude j’espère) je trouve utile de pouvoir écrire au clavier tout en maintenant une « autre » activité en parallèle : réflexion, écoute de musique, autre. que je peux réaliser avec mes interfaces restantes : dans une faible mesure la vue (quand je frappe à l’aveugle, mais pas trop longtemps) et surtout l’ouie et le parler. Si je devais dicter un texte et n’être capable de le vérifier que par une synthèse vocale (à défaut de pouvoir supposer qu’il est 100% saisi de façon correcte), ce serait une sacrée perte de temps du coup. Et la réflexion me paraît moins profonde quand on est dans l’action de parler plutôt qu’écrire (enfin, c’est une impression).
      Enfin, on sait dessiner sans savoir écrire, d’ailleurs ça pourrait également être un moyen d’acquérir la motricité fine, tout comme jouer aux lego ou même faire des headshots sur counterstrike peut-être ;) (bon, ok, je provoque peut-être un peu ;))

      Ce qui me paraît le plus difficile dans tout ça c’est le fait qu’on est dans une phase d’évolution technologique très rapide depuis environ 50 ans, sur des rythmes plus courts que l’écart générationnel, et que c’est difficile de tenir le rythme et de s’habituer aux révolutions successives que ça génère. Est-ce qu’on va dans le mur ou pas, grande question, pour ma part j’essaie de nous faire confiance.

    • @Homlett, il est vrai qu’il y a le langage du corps qui est extrêmement important, mais on peut imaginer que le robot puisse aussi le montrer d’une façon ou d’une autre.
      @matthrog, l’évolution va de plus en plus vite et perso, j’ai de la peine à faire confiance en l’humain. Car il va y avoir un sacré problème à prendre à bras le corps, c’est quelle société ces avancées technologiques vont apporter à l’humanité et que vont devenir les non-riches qui n’auront pas les moyens d’avoir accès à cette nouvelle avancée. On va me rabâcher l’histoire de la première locomotive, mais là, il restait tout à faire. Mais avec la robotique partout, que vont devenir les 7 milliards de pingouins qui peuplent le monde ? Quel choix va-t-il être fait ? Sur la base de quoi ?
      C’est un problème de société majeur qui nous attend et dont nous n’avons pas encore de solution. Ou plutôt oui, il y a une solution : le revenu de base universel. Mais que d’embûches pour le faire accepter par celles et ceux qui ont du pognon....

    • Encore des robots qui nous remplacent ;) http://www.mediapost.com/publications/article/232710/tv-buying-and-selling-in-2020-science-fiction-or.html

      @geneghys A mon sens les enjeux vont au delà du revenu de base universel, qui peut être un outil (parmi d’autres). A titre perso je n’ai pas encore totalement fait mon opinion sur le sujet ;)
      Pour ce qui est de faire confiance en l’humain, en fait je pense qu’on n’a pas trop le choix, sinon il faut prévoir de rapidement mettre en place une « tyrannie » des lumières... Au final faudra bien qu’on s’en sorte. Et si ce n’est pas le cas, bin, y’aura plus grand monde pour s’en plaindre.


  • LES ARCHIVES DU FUTUR : DEBOUT LES MORTS !
    https://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2014/08/21/les-archives-du-futur-debout-les-morts

    Notre passion est la mémoire, elle est fondamentale dans notre vie, elle est partie intégrante de nos #LUTTES. Que serions-nous sans repère, sans ancien qui nous communique savoir et expériences ? Nous sommes, parce que nous nous inscrivons dans un … Continue reading →

    #JOURNAL #LIVRES #archives_autonomies #gauche_radical #pensé_critique #tract


  • LES ARCHIVES DU FUTUR : DEBOUT LES MORTS !
    http://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2014/08/21/les-archives-du-futur-debout-les-morts

    Notre passion est la mémoire, elle est fondamentale dans notre vie, elle est partie intégrante de nos #LUTTES. Que serions-nous sans repère, sans ancien qui nous communique savoir et expériences ? Nous sommes, parce que nous nous inscrivons dans un … Continue reading →

    #JOURNAL #LIVRES #archives_autonomies #gauche_radical #pensé_critique #tract


  • Aux Etats-Unis, le livre pour enfants qui glorifie le port d’armes à feu - Le nouvel Observateur
    http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/07/etats-unis-livre-enfants-glorifie-port-darmes-a-feu-254094

    Après les fusils Hello Kitty avec du rose et des paillettes, voici le livre qui veut sensibiliser les enfants américains aux vertus de l’affichage d’un gros flingue bien en évidence à la ceinture.

    A grand renfort d’illustrations – dont nous vous laissons juger la qualité –, les auteurs déroulent leur laïus en répondant à des questions posées naïvement par des enfants :

    « Le garçon demanda pourquoi ils portaient leurs pistolets avec eux. “C’est une bonne question”, dit Mrs. Strong. “Il y a plusieurs raisons : porter une arme en évidence permet de prévenir les crimes, cela permet de dégainer rapidement et c’est plus confortable l’été quand nous portons des vêtements légers [sic]. Cela permet aussi de banaliser le fait de porter une arme et de montrer que les bonnes personnes en ont une et la portent.” »

    Ils sont tarés #culture_des_armes #enfance


  • A Review of Asher Kaufman. Contested Frontiers in the Syria-Lebanon-Israel Region: Cartography, Sovereignty, and Conflict. Baltimore: Johns Hopkins University Press, 2013. xv + 281 pp. $65.00 (cloth), ISBN 978-1-4214-1167-5.

    Reviewed by James R. Stocker (Trinity Washington University)
    http://www.h-net.org/reviews/showrev.php?id=41302

    Atop a hill in Lebanon’s Iqlim al-Tuffah, a few miles north of the town of Nabatiyah, lies the Tourist Landmark of the Resistance, a Hizbullah-organized open-air museum that commemorates the Islamic resistance to Israel’s occupation. Visitors are shown a variety of exhibits, including a large pit called “The Abyss” containing remnants of Israeli tanks and weapons, and an underground cave hollowed out by the fighters for use as a bunker and command and control center. When this reviewer visited in late May 2014, a tour guide was on hand to provide commentary and answer questions. When asked why Hizbullah still retained its arms after Israel withdrew from Lebanon in 2000, he insisted that Israel had not yet completely withdrawn; it remained in the Shebaa Farms and seven other Lebanese villages. Once they do withdraw, he continued, the “Resistance” would have no reason to keep its arms. A tour guide is hardly an organizational spokesperson, but these comments underscore the continuing relevance of border disputes in the Lebanese-Israeli-Syrian imbroglio—the arena that between 1973 and 2006 arguably saw the heaviest fighting in the Arab-Israeli conflict.

    To understand the background of such claims, readers are advised to consult Asher Kaufman’s new book about the history of what he refers to as the “tri-border region,” approximately 100 km2 of rugged terrain at the intersections of contemporary Syria, Lebanon, and Israel. This region, a comparative backwater until the middle of the twentieth century, is largely mountainous, containing the Levant’s second highest peak, Mt. Hermon, as well as sources of the Hasbani and Jordan Rivers, and the rich farmland of the Huleh Valley. Previous works such as Frederic C. Hof’s Galilee Divided (1985) have examined the Lebanese-Israeli border dispute, and this book does not detract from their value; still, no other author has done more to look at the tri-border region itself. Indeed, part of the book’s content has been published in three journal articles in the Middle East Journal and one in the International Journal of Middle East Studies.[1] This work brings these insights and more into one volume.

    #Liban #Israël #Syrie #Shebaa #frontière



  • La Sociale - La grande dévalorisation
    http://la-sociale.viabloga.com/news/la-grande-devalorisation

    Trenkle démonte ainsi rigoureusement l’illusion du « #capitalisme des #services » qui ne produit pas de valeur mais la consomme ou ne produit que du « #capital #fictif », c’est-à-dire des titres de propriétés sur une valeur future. Mais c’est également la nature de la « troisième révolution industrielle » qui doit être mise en cause. Comme le note Trenkle, « contrairement à l’époque du boom fordiste, quand le pouvoir d’achat des masses, engendré par le #travail de masse, représentait un moteur pour l’élargissement de la base productive, la troisième révolution industrielle produit un nombre grandissant de gens précarisés, qui sont au fond superflus pour la valorisation du capital et ne jouent plus par là comme acheteurs un rôle central pour la dynamique capitaliste. » (88-89) La révolution de la #productivité est masquée ou au moins sous-estimée par la plupart des auteurs, soutiennent Lohoff et Trenkle. La fin de la première partie de leur livre est largement consacrée à montrer comment les statistiques officielles travestissent la réalité. D’une part la hausse des #prix est dissimulée. Prenons un exemple : supposons qu’un ordinateur personnel de base soit vendu 500€. L’année suivante son remplaçant, beaucoup plus puissant est vendu au même prix. Les statisticiens, considérant le gain d’utilité du nouveau modèle, reconstruisent pour l’ancien modèle un prix fictif – disons que l’ancien modèle ne vaudrait plus que 400€ par rapport au nouveau modèle, bien que l’acheteur n’ait effectivement pas le choix d’acheter l’ancien modèle qui a disparu du catalogue. Donc tout se passe comme si le prix de ce PC de base était passé de 500 à 400€ et donc on enregistrera non pas une stabilité des prix mais une baisse des prix de 20 %. Ces procédés de reconstruction d’indices fictifs des prix sont largement utilisés dans l’automobile : entre 1995 et 2001, l’indice officiel des prix n’a connu une hausse que de 5,2 % alors que les prix de vente ont augmenté dans le même temps de 17,5 %... Tout ceci permettrait peut-être de mieux comprendre la différence entre « l’inflation ressentie » par le consommateur et l’#inflation officielle...

    #économie #livre #crise #analyse



  • #livre #lecture Racisms: From the Crusades to the Twentieth Century
    #Francisco_Bethencourt

    Groundbeaking in its global and historical scope, Racisms is the first comprehensive history of racism, from the Crusades to the twentieth century. Demonstrating that there is not one continuous tradition of racism in the West, distinguished historian Francisco Bethencourt shows that racism preceded any theories of race and must be viewed within the prism and context of social hierarchies and local conditions. In this richly illustrated book, Bethencourt argues that in its various aspects, all racism has been triggered by political projects monopolizing specific economic and social resources.

    Bethencourt focuses on the Western world, but opens comparative views on ethnic discrimination and segregation in Asia and Africa. He looks at different forms of racism, particularly against New Christians and Moriscos in Iberia, black slaves and freedmen in colonial and postcolonial environments, Native Americans, Armenians in the Ottoman Empire, and Jews in modern Europe. Exploring instances of enslavement, forced migration, and ethnic cleansing, Bethencourt reflects on genocide and the persecution of ethnicities in twentieth-century Europe and Anatolia. These cases are compared to the genocide of the Herero and Tutsi in Africa, and ethnic discrimination in Japan, China, and India. Bethencourt analyzes how practices of discrimination and segregation from the sixteenth to the nineteenth centuries were defended, and he systematically integrates visual culture into his investigation.

    Moving away from ideas of linear or innate racism, this is a major interdisciplinary work that recasts our understanding of interethnic relations.

    http://press.princeton.edu/titles/10082.html

    #racisme


  • Palestinienne dans le livre des records | Imane Magazine
    http://www.imanemagazine.com/une-palestinienne-dans-le-livre-des-records

    « Je reviendrai en Palestine armée de science et non de munitions » : ce sont les mots d’Iqbal Mahmoud Al Assad, jeune palestinienne de 14 ans qui a été inscrite dans le Guiness des records pour être la plus jeune étudiante en médecine du monde.

    http://static-imanemagazine.com/2013/05/iqbal-palestinienne.jpg

    A seulement 14 ans, la jeune palestinienne née au Liban a intégré une université de médecine. « Lorsque l’occasion s’est présentée, je n’ai pas hésité à faire le choix d’étudier à la faculté de médecine Weil Cornell (au Qatar), l’une des meilleures universités du monde » déclare-t-elle.

    D’après ses déclarations elle aurait terminé la maternelle en 1 an et l’école primaire en 3ans quand cela prend habituellement 8 ans pour des personnes suivant le cycle normal. Par ailleurs, elle a terminé le collège et les études secondaires en seulement 4 ans (2 ans pour chaque cycle) !

    Iqbal a par ailleurs été honoré de recevoir et d’accepter le parrainage de Cheikha Mozah Bint Nasser al-Missned (présidente de la Fondation du Qatar pour l’Education, la Science, et le Développement communautaire). La jeune étudiante, est pleinement consciente de cette chance et est particulièrement motivée. Elle s’est engagée à mener sa carrière scientifique avec sérieux et assiduité.

    La jeune palestinienne Iqbal Al Assad qui, grâce à ses incroyables aptitudes, a de grandes chances de devenir le plus jeune médecin du monde restent profondément attachée à son pays d’origine et souhaite y revenir non pas armée de munitions mais bien de science afin d’aider le peuple palestinien.
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    Une #palestinienne dans le #livre des #records
    #médecine
    #monde


  • #livre #Dictionnaire des #inégalités

    Les inégalités n’ont cessé de s’accroître ces dernières années dans nos sociétés contemporaines. Perçue par une large part du public, cette tendance est confirmée par de nombreuses études scientifiques, si bien que la question des inégalités est devenue un objet de préoccupation majeure. Loin de se limiter à dresser un état des lieux, l’ambition de cet ouvrage est de fournir les clefs indispensables à la compréhension de cette dynamique.

    Riche de plus de cinq cents entrées, ce dictionnaire couvre l’ensemble des dimensions des inégalités sociales : inégalités entre #classes, entre #sexes, entre #âges et #générations, entre #nationalités et #groupes_ethniques, ou encore entre différents #espaces (#centres et #périphéries, villes et campagnes...). Afin de dépasser le seul cadre hexagonal, plusieurs entrées sont consacrées à des pays ou à des comparaisons internationales. Pour autant, ne sont négligés ni les débats et controverses ni les aspects méthodologiques relatifs à l’étude des inégalités et à leur mesure. Enfin, l’aspect systémique des inégalités est mis en évidence, en analysant comment celles-ci s’engendrent bien souvent conjointement.

    Fruit de la collaboration de sociologues, ethnologues, historiens, géographes, économistes, statisticiens, philosophes, médecins et juristes, ce dictionnaire pluridisciplinaire, premier du genre, apporte un éclairage inédit sur le fonctionnement de nos sociétés.

    http://lectures.revues.org/docannexe/image/14799/image002-small227.jpg
    http://lectures.revues.org/14799