• Sur le piratage d’#iCloud et la fuite de nombreuses photos de célébrités dans le plus simple appareil :

    En français :

    http://www.numerama.com/magazine/30399-des-photos-de-femmes-celebres-nues-piratees-sur-icloud.html

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/09/01/97001-20140901FILWWW00022-des-photos-piratees-de-stars-sur-internet.php

    In english :

    http://mashable.com/2014/08/31/celebrity-nude-photo-hack (le plus détaillé)

    http://www.dailylife.com.au/news-and-views/dl-opinion/this-is-why-you-shouldnt-click-on-the-naked-photos-of-jennifer-lawrenc (appel à ne pas distribuer ces photos « Sending a photograph of your breasts to one person isn’t consenting to having the whole world see those breasts » et analyse de l’incident)


  • Pourquoi #Diaspora* interdit de modifier ses posts
    https://wiki.diasporafoundation.org/Current_and_future_development#Editing_posts

    there are some good reasons not to allow editing of posts once the post has been made. One of these is that if someone comments on a post and it is then changed, that is unfair on the commenter, as it may make their comment look irrelevant, ridiculous or offensive. Another is that, in a distributed network, it can lead to different versions of a post existing on different pods. For these reasons, it’s unlikely that editing of posts will be allowed in diaspora* until such hurdles can be overcome.

    (vive #seenthis !)

    À part ça la version 0.4 de diaspora commence à ressembler à quelque chose d’utilisable ; je teste chez frama : https://framasphere.org/u/fil .

    • je pense que la meilleure façon de faire c’est d’autoriser la modification du message tant qu’un message/commentaire n’ pas été posté à la suite. Ça permet de garder la cohérence des messages tout en permettant les modifs qui interviennent juste après, en général la correction de fautes.

    • J’ai déjà viré un commentaire pour ces raisons : j’avais mieux tourné ma phrase et précisé ma critique, le commentaire (agressif mais féminin) était tombé à côté de la plaque. Mais fonctionner sur le web comme en print ? Jamais je ne me contraindrais à garder les coquilles, assumer des erreurs ou des tâtonnements, alors que j’ai moyen techniquement d’offrir mieux que mon premier essai. Au mieux c’est ridicule, façon je suis frustréE de ne pas faire du print alors je me console en prenant ses défauts, au pire c’est un déni de liberté. On ne va pas fouiller dans les mémoires avec un laser pour faire oublier quand tu as dit une connerie, mais merde, tu n’as pas à la porter en sautoir toute ta vie !
      Et merci seenthis de nous donner autant de liberté d’édition.
      #transparence #totalitaire
      Voir http://seenthis.net/messages/288201.
      Edit ;-) : les commentateurices aviséEs citent la partie du discours sur laquelle illes s’expriment et évitent cet écueil.

    • Un petit extrait de la traduction en cours du livre de danah boyd (C’est compliqué, parution bientôt chez C&F éditions) qui offre une tout autre perspective sur la possiblité de modifier :

      À Washington DC, j’ai rencontré une jeune afro-américaine de dix-sept ans dénommée Shamika qui avait trouvé que ses camarades adoraient utiliser de vieux statuts et les ressortir dans un nouveau contexte pour « faire des histoires ». Elle trouve cela exaspérant parce que les posts envoyés il y a un mois n’ont jamais été fait pour servir de combustible aux échanges présents. Pour éviter ça, Shamika a pris des mesures radicales en effaçant les contenus du passé. Chaque jour, quand elle se connecte à Facebook, elle lit les commentaires qu’elle a reçu puis les efface. Elle regarde les commentaires qu’elle a laissé sur les posts de ses amis ou sur leurs photos et les efface. Elle nettoie systématiquement sa présence sur Facebook, une pratique appelée le « blanchissement de mur - whitewalling » par laquelle elle est certaine que sa page personnelle sur Facebook, appelée à l’origine « le mur », est rendue blanche, à l’image de la couleur de fond du mur. Quand j’ai fait remarquer à Shamika que n’importe qui pouvait copier et coller les contenus et les faire ressurgir après, elle hocha la tête en réfléchissant avant de me dire que faire ça serait vraiment « louche ». En d’autres termes, en utilisant la technologie pour signaler ce qu’elle attendait, elle faisait passer le poids d’une question d’accès technologique à une question de violation des normes sociales.

    • je me demande si, pour lutter contre l’effet « ridiculous » (!!), il ne suffirait pas d’une mention « modifié le … » quand le post initial a été modifié (après une certaine période). Est-ce que sur seenthis ça serait un ajout utile ?

    • Hum, je suis pas sûr que ça aide vu que je pense que bcp de modifications sont pour de l’orthographe ?

      Trucs qui me viennent en vrac sur le sujet, mais ça introduit des problèmes donc ce n’est pas à prendre pour des suggestions :

      – Renvoyer un mail aux personnes qui ont reçu le message original (abonnement, citation...) si plus de X caractères ou % du message a changé

      – Indiquer dans les commentaires quand ils ont été écrit avant une modification du message de départ

      Mais je trouve que ça roule bien comme ça en fait :)

    • Ca correspond, donc, à la fonctionnalité « supersedes » du protocole NNTP. Possibilité de remplacer un post par un autre, à condition d’avoir la même identité (sachant qu’une identité en NNTP ce n’est pas grand chose).

      A notre époque, nous pourrions sans doute imaginer des fonctionnalités de type « révision », « à la » MantisBT, ce qui permettrait de lire les différentes versions du même post. Mais ça ne répondrait pas au besoin de faire disparaître une information qui ne devait pas être divulguée publiquement (coordonnées personnelles, formule de magie noire, ...).

    • Je suis pour une fonctionnalité qui marque automatiquement comme édité, juste pour ceusses qui craignent d’avoir la berlue et parce que j’aimerais le signaler mais n’en prends pas la peine.
      Après, il nous arrive aussi de raconter des trucs perso et de les détruire immédiatement pour ne pas les laisser en accès public mais uniquement aux personnes qui suivent la discussion... et les no life qui reçoivent tout, mais y en a-t-il et quelqu’unE veut témoigner ;-) ?



  • Seabed mining - from science fiction to reality
    http://www.smh.com.au/environment/seabed-mining--from-science-fiction-to-reality-20140822-106sto.html

    On an engineering works floor in Britain stands a 250 tonne machine that promises to change the way we think about the seabed.
    It’s built to mine the deep.
     On the front of the track-mounted “bulk cutter” is a formidable toothed drum designed to chew through heavily mineralised volcanic vents, 1600 metres below the surface of the Bismarck Sea off Papua New Guinea. (...)

    After protracted negotiation, Nautilus agreed to sell a 30 per cent share of the business  to the Papua New Guinea Government for $120 million this year.
    The company, whose main shareholders also include Omani and Cypriot interests, will next commission a purpose-built ship in a project expected to be ready to mine after 2016, and costing more than $450 million.
    This is cheap, Mr Johnston says.  “A similar size project on land, Ozminerals’ Prominent Hill in South Australia, was built at a cost of $1.8 billion.”

    http://images.essentialbaby.com.au/2014/08/23/5701533/Dan-20140823194759135999-620x349.jpg

    #néocolonialisme #mer_profonde #mine


  • Baltique. Une mer en péril

    par Céline Bayou

    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/pages-europe/d000732-baltique.-une-mer-en-peril-par-celine-bayou/article

    Baltique. Une mer en péril

    Céline Bayou*

    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/ezflow_site/storage/images/docfr7/pages-europe/d000732-baltique.-une-mer-en-peril-par-celine-bayou/9841561-2-fre-FR/Baltique.-Une-mer-en-peril-par-Celine-Bayou_medium_dossiers.jpg

    La prise de conscience ne suffit pas toujours à améliorer les situations. Les peuples riverains de la mer Baltique, leurs gouvernements et les instances internationales n’ont pas attendu la fin de la Guerre froide pour attirer l’attention sur son état écologique alarmant. Pourtant, la pollution continue de progresser. Même si les retrouvailles entre les peuples qui ont cette mer en partage favorisent évidemment sa protection grâce à la multiplication des coopérations, paradoxalement cette dynamique est aussi synonyme de nouveaux dangers. Il n’est que de prendre l’exemple de l’intensification du trafic maritime et de ses conséquences néfastes sur l’environnement. En apparence, tout va bien : les côtes de la Baltique sont réputées, ses plages prisées, bordées de villas agréables, et l’industrie de la pêche y est importante. Néanmoins, sorte de concentré en modèle réduit des processus à l’œuvre dans le reste du monde, cette mer est désormais considérée comme en péril. On peut même se demander si le point de non-retour n’est pas atteint.

    –—

    Lire aussi le dossier de Géoconfluence

    La mer Baltique, mer en péril — Géoconfluences

    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/actualites/veille/la-mer-baltique-mer-en-peril

    La mer Baltique, mer en péril

    #pays_baltes #mer_baltique


  • Transclasses, l’ascension sociale n’est pas une aventure solitaire - Regards.fr
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/95987265551

    Regards revient sur le livre de la philosophe Chantal Jacquet sur Les Transclasses ou la non-reproduction, qui explore les trajectoires de ceux qui s’arrachent à leur milieu social d’origine et dresse le contrepoint des héritiers de Bourdieu. Dans l’interview qu’elle offre à Regards, elle explique que l’ascension sociale a peu à voir avec la volonté ou le mérite. Il n’y a jamais de cause unique à l’ascension sociale, et l’ambition, contrairement à ce que cherche à nous faire croire le discours méritocratique, n’est pas un facteur explicatif. L’ambition est plus une conséquence qu’une cause : “L’ascension sociale n’est pas une aventure individuelle, on ne part jamais tout seul : on est mis à la porte ou on est porté par son milieu. Il n’y a pas de self-made man. On se fait toujours avec le concours des autres : (...)

    #méritocratie #sociologie



  • Battle for Ukraine’s southeast coast heats up
    http://bigstory.ap.org/article/government-held-ukraine-town-hit-rebel-shells

    Pushing west in a new offensive along Ukraine’s strategic coastline, heavily armed Russian-backed separatist forces captured new territory Wednesday far from their previous battles with government troops.

    The bold offensive along a new southeastern front raised the prospect that the separatists are seeking to create a land link between Russia and Crimea, which also would give them control over the entire Azov Sea.

    After a third day of heavy shelling that sent many residents fleeing, rebel fighters with dozens of tanks and armored vehicles entered Novoazovsk, a resort town of 40,000 on the Azov Sea, the mayor told The Associated Press.
    (…)
    The separatist attack appears to have caught government forces off guard, and they were scrambling Wednesday to build up defenses. The offensive also adds to growing evidence that the rebels receive Russian support.

    Oleg Sidorkin, the mayor of Novoazovsk, told the AP by telephone that the rebel forces had rolled into town from positions near Ukraine’s southernmost border with Russia.
    (…)
    In Mariupol, a city of 450,000 about 30 kilometers (20 miles) to the west, defenses were being built up. A brigade of Ukrainian forces arrived at the airport on Wednesday afternoon, while deep trenches were dug a day earlier on the city’s edge. Other troops were blocking traffic from leaving the port heading east.

    Ukraine has already lost more than 750 kilometers (450 miles) of coastline in Crimea, along with a major naval port and significant mineral rights in the Black Sea.

    If the separatists were to seize a land bridge to Crimea that would be a further loss of more than 250 kilometers (150 miles) of coastline. This would also give them or Russia control over the entire Azov Sea and any offshore oil and gas reserves.

    This would leave Ukraine with about 450 kilometers (270 miles) of coastline to the west of Crimea.

    Offensive le long de la mer d’Azov, lien terrestre avec la Crimée, contrôle de la mer d’Azov et de ses gisements.

    Et le gouvernement ukrainien (et ses conseillers) est surpris.


  • L’utopie libérale du service sexuel, par @Mona Chollet (septembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/CHOLLET/50750

    Les « travailleurs du sexe » qui militent pour la légalisation de leur activité insistent souvent sur le fait qu’ils sont indépendants et n’ont pas de proxénète. Ce discours tend à faire oublier les profits colossaux engendrés, dont les intéressées sont souvent les dernières à voir la couleur — quand elles la voient. Agences de voyages, sociétés de transport, hôtels et autres intermédiaires, sans même parler des trafiquants, en bénéficient largement. Dans le monde économique français, la pratique de la « chambre garnie » permet de conclure un grand nombre d’affaires. Les grandes entreprises du secteur de l’eau, par exemple, ont abondamment utilisé les services de call-girls pour tenter de remporter les marchés auprès des élus. La Belgique, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont décidé il y a peu d’inclure la prostitution, en même temps que le trafic de drogue, dans le calcul de leur produit intérieur brut (PIB), indicateur stratégique s’il en est. La France, pour le moment, s’y refuse ; un choix que certains qualifient de « stupide ».

    Lire aussi, de la même auteure et dans le même numéro mais derrière un #paywall, « Surprenante convergence sur la #prostitution » : http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/CHOLLET/50782



  • Le mercenaire : premier produit d’exportation des Balkans - Le Courrier des Balkans

    http://balkans.courriers.info/article25429.html

    via @cdb_77

    http://balkans.courriers.info/IMG/jpg/serbian-ultra-nationalists-flock-to-crimea-to-support-russia.jpg

    Ils viennent de Bosnie-Herzégovine, du Kosovo ou de Serbie. On les retrouve en Irak, en Syrie ou en Ukraine. Les mercenaires des Balkans s’exportent de plus en plus dans les zones de conflit. Déçus par les années de « transition », ces jeunes hommes adhèrent au radicalisme et à l’extrémisme, au risque de représenter une menace dans leur propre pays à leur retour.

    #balkans #syrie #irak #isil #mercenaires



  • Sur la chaîne d’informations en continu polonaise TVN 24, 4 courts sujets montrant des convois russes (artillerie et APC), dont 2 nocturnes (avec amplificateur de lumière), impossibles à localiser (« vers la frontière ukrainienne »).

    Artyleria, wozy opancerzone i broń przeciwlotnicza. Ruchy Rosjan przed kamerą TVN24
    http://www.tvn24.pl/wiadomosci-ze-swiata,2/artyleria-wozy-opancerzone-i-bron-przeciwlotnicza-ruchy-rosjan-przed-kamera-tv

    Artyleria, wozy opancerzone i broń przeciwlotnicza. Ruchy Rosjan przed kamerą TVN24

    Dans la dernière vidéo, on entrevoit un bout de plaque routière sans pouvoir la découvrir.
    https://dl.dropbox.com/s/5ktb51gzztkd95l/20140825%20TVN24.jpg


  • Dernier numéro de #Belgeo :

    Nick Schuermans
    Geography textbooks and the reproduction of a racist and ethnocentric world view among young people in Flanders [Texte intégral]
    #racisme #Flandres #ethnocentrisme

    Handboeken aardrijkskunde en de reproductie van een racistisch en etnocentrisch wereldbeeld bij Vlaamse jongeren

    Henri Nicolaï
    Le #Congo et l’#huile_de_palme. Un siècle. Un cycle ? [Texte intégral]
    The Congo and palm oil. A century. A cycle ?

    Guillermo Ángel Velázquez et Juan Pablo Celemín
    Quality of life in Argentina : The environmental dimension at a departmental scale [Texte intégral]
    La #qualité_de_vie en #Argentine : dimension environnementale à l’échelle des départements

    Catherine Guéguen
    Les Coréens aux #Philippines, jeux d’échelles et #mobilités [Texte intégral]
    Koreans in The Philippines, effects of scale and mobilities

    Comptes rendus – Book review
    Mathieu Strale
    Geneviève Origer, Vingt ans de #politique_portuaire à #Bruxelles (1993-2012). I. Le contexte et les prémices [Texte intégral]
    #port

    Courrier hebdomadaire du CRiSP numéro 2177-2178

    Philippe Bourdeau
    Valentine van Gameren, Romain Weikmans et Edwin Zaccai, L’adaptation au #changement_climatique [Texte intégral]
    Editions La Découverte, collection Repères, Paris, 2014, 123 p.
    #climat

    http://belgeo.revues.org

    cc @reka


  • Daily chart: Depth change | The Economist

    http://www.economist.com/blogs/graphicdetail/2014/08/daily-chart-14?fsrc=rss

    http://cdn.static-economist.com/sites/default/files/imagecache/original-size/images/2014/08/blogs/graphic-detail/20140823_gdc555.png

    FOR the past few years, one of the biggest puzzles in climate science has been: where did all the global warming go? Many scientists have thought that, if average surface air temperatures have barely increased, the extra heat must be going into the oceans, especially the largest, the Pacific. A new paper published in Science shows they are mostly right. Sea-surface temperatures have risen (blue line, top chart).

    #climat #mer #ocean


  • Quatrepoint : « Il faudrait tenir tête à Angela Merkel »
    http://www.marianne.net/Quatrepoint-Il-faudrait-tenir-tete-a-Angela-Merkel_a240717.html

    Pour le journaliste Jean-Michel Quatrepoint, auteur du livre « Le Choc des empires. Etats-Unis, Chine, Allemagne : qui dominera l’économie-monde ? », la situation économique actuelle et notamment la « domination de notre grand voisin » outre-Rhin sont « le produit d’une faillite : celle de la classe dirigeante française qui a choisi de faire passer les intérêts de la construction européenne avant ceux de la France ».

    http://www.marianne.net/photo/art/default/984709-1167500.jpg?v=1408644105

    Jean-Michel Quatrepoint : Pour la petite histoire, j’avais également écrit que le triomphe de Merkel sera cette victoire au Brésil ! Mais soyons sérieux : tout est dans le « presque sans le vouloir ». La domination de notre grand voisin tire sa source de ses propres qualités mais aussi de nos défauts, en tout cas de notre expectative. Déjà à la fin des années 1980, la RFA d’alors accumule d’imposants excédents commerciaux. A la chute du mur, la réunification va contraindre l’Allemagne à renouveler une stratégie qui lui a tant réussi. Désormais intégrée, la RDA ne peut plus jouer les sous-traitants à bas coût (un rapport de 1 à 8 entre l’Ost mark et le Deutsche mark). Pour cela, Kohl va pousser son avantage politique en initiant l’élargissement de l’Union européenne vers la Mitteleuropa, l’espace naturel allemand : la Hongrie, la Tchéquie, les pays baltes et même la Pologne. On retrouve au passage la Germanie, le Saint-Empire romain germanique.
    Le chancelier met tous ses partenaires devant le fait accompli, au premier rang desquels, la France et la Grande-Bretagne. Quant à la Russie, Gorbatchev se fait acheter pour 12 milliards de marks, censés payer le rapatriement des soldats russes. A ce moment-là, l’Europe change de nature. D’une puissance qui se voulait à mi-chemin entre l’URSS et les Etats-Unis, elle devient une simple entité composante du grand marché mondial libre-échangiste.
    L’erreur de Mitterrand, inspiré par Jacques Delors, fut de croire que « voler le mark » à l’Allemagne via la mise en place de l’euro, compenserait notre soudain désavantage. Cruelle, Margaret Thatcher en donnera le vrai sens : « Ce n’est pas l’Allemagne qui s’arrime à l’Europe, mais le contraire ». Voilà la source de la domination Allemande. ...

    >>>

    La force de l’Allemagne est-elle d’avoir le siège de la Banque centrale européenne à Francfort ou d’abriter celui de Mercedes à Stuttgart et BMW à Munich ?

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    « Quand les Allemands ont investi dans l’appareil productif, nous avons construit des ronds-points » !

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    ..Nicolas Sarkozy, puis François Hollande ont cédé, tour à tour, face à la chancelière, et je ne vois aucun des dirigeants actuels capables de lui tenir tête. Pourtant notre situation intérieure est proche de celle de 1958. Le pays a perdu confiance en lui-même

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    >>>

    Les énergéticiens ont clairement fait comprendre à Merkel qu’une position trop anti-Russes pouvait s’avérer catastrophique pour le pays. A la France de s’appuyer sur eux. Sur eux, mais aussi sur les prémices d’un désamour allemand pour l’atlantisme

    <<<

    #Allemagne
    #industrie
    #Maastricht
    #Merkel
    #monnaie
    #RDA
    #RFA
    #réunification


  • Two maps that show the evolution of global shipping
    http://img.qz.com/2014/03/1980-to-1997-shipping-routes-web.png
    http://img.qz.com/2014/03/shipping-routes-1860.png

    An assistant professor of history at Northeastern University, Ben Schmidt, has put together a few rather cool-looking maps that display the world’s modern shipping routes. What’s interesting is that, viewed together, the routes create an inverted map of the world—a reminder of the broad reach of global trade.
    The map above displays shipping routes from 1980 to 1997, based on data from the National Oceanic and Atmospheric Administration. By contrast, the map below is based on shipping routes from the 19th century. It shows routes principally around North and South America, Europe, and Africa. Just a few routes, depicted by faint lines, run to Asia.

    http://qz.com/193847/two-maps-that-show-the-evolution-of-global-shipping

    #cartographie #visualisation #carte #mer #transport_maritime #commerce


  • Vessel finder, une #cartographie temps réel des navires
    http://www.vesselfinder.com
    Un peu flippant dans l’absolu, peut-être pratique à l’occasion… En tout cas je découvre cette géolocalisation des bateaux à travers les actions de solidarité avec la Palestine menées à Oakland. Qui surveillaient donc les mouvements d’un bateau israélien, le Zim Piraeus, avec cette carte :
    http://www.vesselfinder.com/?imo=9280847
    Sur cette histoire http://www.theguardian.com/world/2014/aug/18/picketers-oakland-california-port-israeli-ship-unloading

    Près de 50 000 navires sont recensés. Par exemple le Queen Mary 2, au large du Pas-de-Calais en ce moment :
    http://www.vesselfinder.com/?imo=9241061
    http://imgur.com/WRVUsUM.jpg

    On peut aussi ne sélectionner qu’un type de bateaux : les militaires, par exemple. Mais peu sont localisés, étrangement.

    La carte montre uniquement les bateaux près du bord (30 à 50 miles nautiques) d’après la FAQ, les positions sont mises à jour chaque minute. http://www.vesselfinder.com/fr/faq

    Monté par une boîte privée mais contributif

    At the beginning of 2012, Astra Paging started working over VesselFinder - a free web based vessel tracking service. VesselFinder is dedicated in providing real-time data on the positions and movements of over 60,000 vessels utilising a large network of terrestrial AIS receivers.

    Through the years, VesselFinder has evolved into an international digital brand and became the premier source of vessel tracking solutions and maritime news covering the world maritime industry.


  • Si pour meubler cette fin d’été pourrie vous aviez l’idée saugrenue d’aller voir la dernière expo du palais de Tokyo, sachez qu’elle est aussi sinistre que la météo :
    http://www.palaisdetokyo.com/fr/expositions

    La pièce de Didi Huberman et de Gisinger (à partir de Warburg), malgré tout le bien qui s’en dit, est aussi décevante qu’a priori attirante : là où l’on peut s’attendre à plonger dans un atlas vivant et un gigantesque montage mobile, on ne trouve qu’un monumental lexique thématique articulé à un énième travail -celui de Gisinger- sur l’art au réflexif (un -je cite- atlas d’atlas d’atlas, ad nauseam). Autant Didi-Huberman est un virtuose du montage textuel, autant en l’occurrence il est loin de son objet. Quand on voit par ailleurs l’arlequinade braillarde qui lui fait pendant dans la pièce d’à côté, (Bastards, de Ed Atkins, une sorte de zapping MTV en 3D geignard et prépubère), il faut commencer à se demander si le signifiant « Didi-H » ne joue pas pour les curators comme une marque plutôt que comme une signature : le palais de tokyo ne verrait-il dans son nom que ce qu’une dinde à la mode voir dans la griffe de Dior ?
    Malgré tout, le squelette théorique de cette tentative reste en soi passionnant, dommage qu’il soit si mal accompagné :
    https://www.youtube.com/watch?v=WFyCBhcdzGo

    Hormis une belle et courte vidéo au sous-sol, sur un rite apparemment tribal de saut à l’élastique et d’une auteure dont j’ai oublié le nom, le reste de l’expo est une plongée dans le coeur battant d’un cliché, et là-dedans il n’y a rien à dire.

    #Didi-Huberman



  • La Reproduction artificielle de l’humain - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/La-Reproduction-artificielle

    On appelle ça en anglais un smart ass, capable de tout tourner en dérision pour faire parler de lui : une blague sur les taureaux qui ne font pas la vaisselle (manière de discréditer les féministes qui le demandent), une autre sur les relations sexuelles virtuelles qui permettent à Roméo #46273 de continuer sa partie (pour info, la moitié des gamers sont des gameuses, est-ce un stéréotype de genre ou de l’androcentrisme ?), qu’est-ce qu’on se marre ! Était-ce le but du jeu ? Moi qui suis féministe mais aussi écolo radicale, critique de la technique, j’aurais été heureuse de résumer le bouquin, de faire apparaître les critiques les plus importantes sur la PMA, les usages possibles du DPI, les inégalités qui (se) nourrissent (de) la reproduction artificielle de l’humain, les lignes de fracture que cela crée politiquement (et non, je ne suis pas très fan du libéralisme, moi non plus) et je me retrouve à devoir expliquer le féminisme pour les nuls.

    Le bouquin est clivant, ce n’est pas là le problème, c’est qu’il clive au mauvais endroit. « Sans doute l’unanimité en faveur de la PMA n’est-elle que de façade et de nombreuses personnes à gauche ne se reconnaissent pas dans cette innovation. » Sans doute, mais beaucoup autour de moi, dans les milieux libertaires et féministes, sont également choquées par le mépris pour les femmes et les LGBT qui se dégage des positions anti-PMA les plus visibles. A quoi bon si bien informer, si c’est pour si mal poser la question politiquement ?

    http://blog.ecologie-politique.eu/public/.couv_rah_s.jpg

    Je n’aurais pas dû relire le bouquin sur papier. Je connaissais déjà les informations que j’avais lues en pdf, et j’ai dû me fader la réitération de propos anti-féministes... d’où une lecture qui porte principalement sur l’instrumentalisation du féminisme.

    Merci @tranbert, c’est chez toi que je suis allée chourer l’image.

    @rastapopoulos #pma #féminisme #essentialisme

    • Ce n’est pas un hasard si l’auteur de Nos limites, produit de « la France bien élevée » et fervent « patriote », initiateur des « Veilleurs » qui ont éclairé nos soirées anti-faf l’an dernier, le recommande dans le Figaro : « Il faut lire à cet égard les remarquables travaux de Pièces et main d’œuvre, un groupe anarchiste grenoblois, sur l’artificialisation de la reproduction. Décapant ! » (La Reproduction artificielle de l’humain a été pré-publiée sur le site de PMO.)

      Ce n’est pas un hasard, c’est parce que le livre d’Escudero revient sur ce que nous pensions être des fondamentaux en matière d’émancipation féminine : « Si l’objet [l’enfant] est livré mal à propos, la liberté du consommateur est de pouvoir le supprimer » (p.131). Les « féministes des années 1970 » n’auraient pas su mieux dire pour lutter contre la liberté d’avorter...

      C’est parce que le livre prend plutôt le parti des hommes, dans son refus d’interroger des questions graves concernant la paternité. « Un gamin de 15 ans n’a pas à rendre visite à ses parents à la maison de retraite » (p.169), on ne saurait mieux dire, mais la seule raison pour laquelle les enfants de vieux pères ne vont pas les visiter en maison de retraite, c’est qu’ils pratiquent la sénilité à la maison, à la charge d’une compagne qui a l’âge d’être leur fille. Quid des paternités à 60 ans, qui sont le plus souvent le fait de dominants, riches en plus d’être hommes ? Et quelle réflexion sur la paternité à la carte qu’exigent notamment les masculinistes, ne demandant, juchés sur des grues, la garde de leurs enfants que pour les confier à leur nouvelle compagne ou à leur mère (soit la grand-mère des enfants) ? Paternité à la carte, quand des pères qui se sont défaussés de leurs responsabilités deviennent parents quand ça leur chante, quand l’enfant est propre ou que sa conversation devient enfin intéressante ? « L’insémination pratiquée à domicile avec le sperme d’un proche […] soulève essentiellement la question de l’accès aux origines pour l’enfant ». Non ! Elle soumet un couple de femmes aux caprices d’un géniteur, qui pourrait devenir père quand ça le chanterait. Comment accepter cette situation, dans une société qui ne fait pas de différence entre géniteurs et pères ?

      C’est parce qu’Escudero n’ouvre aucune porte aux couples lesbiens, quand bien même, de l’IA artisanale à la PMA avec DPI (que je récuse également, pour les mêmes raisons), il y aurait un véritable continuum où il s’agit de mettre des effets de seuil. Le DPI (diagnostic pré-implantatoire) et ses potentialités eugénistes en sont un. Même si pour l’instant il semble que les embryons soient choisis pour leur seule rapidité de multiplication, il est imaginable que le diagnostic se précise dans les années à venir et permettre d’éliminer ceux qui ne sont pas assez beaux, blonds et sains. Hélas, l’effet de seuil qui me semble retenu par l’auteur, celui qui est le plus marqué de tout l’ouvrage, c’est « la possibilité des personnes de même sexe de "faire" des enfants ». (De même sexe que qui ? Il manque à la phrase de préciser qu’il s’agit de faire des enfants ensemble, ce qui d’ailleurs correspond à un fantasme que l’on entend plus souvent dans des bouches homophobes que chez des lesbiennes ou des gays, puisque la revendication consiste à ce que l’un-e ou l’autre fasse un enfant qui sera élevé comme celui du couple.)

      On se pince en lisant le bouquin, on se désole que le manque de culture féministe ait produit de tels discours au sein d’un milieu qui prône l’émancipation de tous... et toutes.

    • Pourquoi donc, dans une aussi remarquable enquête sur la reproduction artificielle (que je recommande malgré tout, ne serait-ce que parce qu’il n’en existe pas encore d’autre et que le sujet mérite qu’on s’y intéresse),

      Ta critique de ce texte me confirme plutôt que je fais bien d’éviter ce pamphlet masculiniste emplit de conneries antiféministes et antilgbt, j’ai le malheureux sentiment que pmo, terre promise des révolutionnaires antitechno, ne sait que raconter pour défendre des positions de plus en plus réactionnaires.

    • Oui, c’est désolant parce que tout ça propose une vision des choses simpliste : ou bien tu es libérale cyber queer et tu vas te payer un gosse par GPA pour ne pas avoir de vergetures, ou bien tu acceptes l’ordre patriarcal et la différence des sexes étendue l’air de rien au social. Et le résultat, c’est qu’on ne se pose plus de questions mais on s’identifie à des camps qui les résolvent à la machette, j’observe ça de plus en plus, l’identification aux idées, aux groupes, et le refus de poser les questions dans leur complexité. Tout l’entre-deux entre les positions extrémistes est nié.

      [Sur le revenu garanti, je me suis pris sur mon blog tellement d’explications comme si je n’avais pas compris que j’ai décidé que les commentaires seraient paritaires (autant dire, si plus un mec ne peut poster avant que les meufs s’y mettent sur ces grandioses question macro-économiques, que les commentaires sont fermés !). Depuis que je suis hors-orga, après plus de dix ans à relayer les positions d’orga auxquelles j’appartenais, je m’aperçois que mes idées n’ont plus les mêmes caractéristiques, même si j’ai toujours des influences... Je crois que c’est la liberté de penser.]

      J’espère que notre ami d’ami Escudero ne prendra pas trop mal mon texte ;-) et qu’avant tout ça l’interrogera qu’une féministe comme moi soit plus que gênée par son propos. Moi aussi, le slogan de la Pride de Lyon (« droit des trans, PMA, IVG, GPA, prostitution : nos corps, nos choix ») me fait gerber de libéralisme, avec un pluriel qui cache mal « j’fais c’que j’veux ». (Note : je suis pour la moitié de ces revendications.) Mais ce n’est pas ou bien je suis à fond dans ces revendications ou bien je m’aligne sur des discours homophobes (voir http://seenthis.net/messages/272640, c’est gratiné).

      Et encore, Escudero refuse de voir l’IAD avec médiation sociale (pour un donneur anonyme, sinon c’est accepter qu’un homme s’incruste à sa convenance dans la vie d’un couples de femmes), qui implique faible médicalisation et est une revendication sur laquelle on peut s’entendre, mais il ne tombe pas dans la haine panique de l’homosexualité, plutôt du mépris pour les LGBT qui ne pensent pas comme lui. Mais quel manque de bienveillance et de culture.

    • @badoldworld, il me semble que c’est la définition minimale du genre, c’est difficile de faire plus simple, mais après je tente des explications concrètes.

      C’est-à-dire l’intrusion de tiers dans ce que ne devrait regarder au fond que la décision d’un couple qui souhaite avoir un enfant.

      C’est la question que pose l’idéologie libérale-libertaire : pourquoi devrait-on avoir droit de regard sur les agissements d’autres ? notamment dans la sphère intime ?

      Mais ce qu’explique bien Escudero, c’est qu’à partir du moment où on utilise la PMA pour avoir de plus beaux bébés, avec le diagnostic pré-implantatoire qui permet d’éliminer les plus faibles (sur des critères qui vont aller en s’affinant), les bébés qui sont nés du hasard, de couples qui ne se sont pas offert ce plus, vont être désavantagés. En clair, les bébés de pauvres vont se retrouver comme Ethan Hawke dans Gattaca, avec de moins bonnes chances dans la vie.

      C’est le même raisonnement qu’Illich sur la bagnole : à partir du moment où des riches prennent en bagnole ton petit chemin, tu te prends de la fumée et de la poussière dans la gueule, quand on te fait le plaisir de ne pas te rouler dessus (voir Paris-Dakar). Le rêve, pour la gauche, c’est de généraliser la bagnole, comme ça plus aucun pauvre n’aura à marcher sur le chemin. Mais on peut aimer marcher, trouver ça bon pour la santé, et à terme la bagnole on voit ses nuisances environnementales globales et l’impasse que ça représente. L’autre rêve, le mien et celui d’Escudero je crois, c’est d’arriver à faire usage du monde avec des objets techniques qui limitent la puissance et la capacité de nuisance...

      Sur la prostitution également, je trouve que l’acceptation sociale de la mise à disposition des corps de femmes et un peu d’hommes aux hommes dans des relations inégales est problématique pour l’ensemble de la classe des femmes. Il semblent que les viols ne baissent pas dans les sociétés prostitutionnelles, et qu’au contraire la culture du viol et de la baise sans désir féminin se renforcent. Ça fait des années que je pense que la morale c’est pas ce qu’on fait avec nos zizis, c’est pas à des églises de la dicter, mais on peut avoir une morale sur des principes philosophiques émancipateurs : ne fais pas ce qui dégrade les conditions de vie sur la planète où tu habites. En général à ce niveau de la conversation on n’utilise plus le mot latin mais le mot grec qui signifie exactement la même chose : éthique. Mais j’aime bien le latin, et marre de laisser la morale aux curés !

    • Clairement, aujourd’hui la PMA c’est la libération des appétits de la techno-science et d’une médecine pousse à l’acte... Les personnes qui s’engagent dans des PMA sont mal informées du taux de réussite pathétique de la démarche, et qu’elles vont devoir imaginer avant tout un échec, après des tentatives très lourdes (enfin, très lourdes pour les femmes, hein, c’est pas grave). D’ailleurs, aux lesbiennes qui se font faire des IAD simples en Espagne et Belgique, on vend... des PMA, avec traitement hormonal, DPI, etc. On pousse tout le monde à la PMA sans trop d’information : c’est de l’abus.

      Ensuite on a un diagnostic pré-implantatoire (DPI), qui pour l’instant est eugéniste avec des moyens ridicules et orientés vers la seule survie de l’embryon, et ensuite sera eugéniste avec des moyens inquiétants (et où sera le seuil, celui sur lequel les indignations vont éclater et on va décider collectivement que c’est dégueu ? la révolution sera douce, autant dire que c’est plié et qu’on est au bon vouloir de l’avancement pas trop rapide de la technoscience). Ah, et puis ensuite on garde les embryons pas retenus pour faire de la recherche avec, là encore sans trop en parler aux « personnes concernées », chouette !

      On est loin du désir d’enfant... c’est une industrie qui est en train d’échapper à tout critère démocratique, c’est pour ça que je suis pour des actes plus simples : IAD avec donneur anonyme pour toutes, pas de fécondation in vitro qui laisse la place à trop de manips. C’est l’effet de seuil que je vois pour que l’exploitation de désir d’enfant de couples infertiles n’ouvre pas la porte au cauchemar. En fait, dans le débat, il faudrait dire exactement quel effet de seuil on voit et si c’est faisable. Mais la politique qui colle aux désirs de certaines personnes, un peu comme elle colle aux faits divers... je suis anti-libérale et opposée à ça. La seule manière de mener des politiques humaines si on pose ça, c’est de les poser dans des communautés humaines à taille humaine, ce que ne sont pas nos sociétés.

      Après, ce qui est dégueu c’est que le truc existe depuis aussi longtemps et que ça éclate en exploitant les réflexes homophobes, puisque l’extension de la PMA aux couples hétéros fertiles ne fera jamais autant de foin et n’ouvrirait pas un débat aussi virulent...

      Sur la morale, on pourrait dire que moralisateur c’est quand c’est l’autre qui met à l’usage des arguments moraux ;-).

    • Comme on parlait de liberté individuelle, je me suis réveillée ce matin en pensant que les questions que pose la PMA, d’articulation entre désir individuel et cadre collectif, étaient assez proches de celles de l’épilation intégrale du pubis : des normes qui se diffusent et dont on paye le prix collectivement.

      L’épilation intégrale du pubis et le sens de la vie - Mon blog sur l’écologie politique
      http://blog.ecologie-politique.eu/post/L-epilation-integrale-du-maillot

      Comment osé-je parler de non-choix, dans une société qui valorise à l’excès la notion de liberté individuelle ? D’abord, ce ne sont pas des choix informés : les poils pubiens ne sont pas là pour nous ennuyer, ils sont là pour nous protéger, le saviez-vous ? Les gynécologues avertissent que cette barrière de poils est la première protection d’un écosystème très fragile. Si vous n’aimez pas la barbe, choisissez la moustache, et laissez-en au moins de quoi faire cette barrière naturelle !

      Ensuite qui suis-je pour vous imposer mes vues, alors que tous les goûts sont dans la nature et se valent ? Comme nous constituons ce que tout le monde à l’exception de Margaret Thatcher (paix à son âme) appelle une société, je suis celle qui contribue (modestement, hélas) au financement de cette sécurité sociale qui remboursera vos prochaines consultations gynéco. Et je suis aussi cette femme (rappelez-vous le début de cet article, il ne s’agissait pas que d’une introduction plaisante) qui va devoir faire avec un regard social qui considérera bientôt son sexe comme un animal à fourrure en voie de putréfaction – puisque personne n’a jamais été très complaisant avec le sexe des femmes, dans un mépris largement documenté et qui a interdit aux femmes elles-mêmes de se regarder (les unes les autres également) avec un peu plus de bienveillance.

    • – oui ça m’arrive de vivre en couple, nul n’est parfait –

      Il se trouve que c’est la normalité et on paye cher –à tout point de vue– de s’y soustraire. Dans tout ce que j’ai lu au sujet de la PMA et de ses critiques, pour ou contre, il n’est question que de couple. Et le mariage pour tous (je n’ai rien contre) a porté à son paroxysme le couple comme norme.

    • Dans le texte avec Lavignotte, on avait tenté de mettre à mal une autre norme, selon laquelle un couple doit avoir des gosses pour s’accomplir. Déjà. Toucher au couple, c’est tellement hors de portée... Le jour où j’ai fait le tour de mon répertoire tel et ou j’y ai vu une seule autre célibataire, je me suis dit que c’était mort. Et c’est un vrai problème pour la diversité des modes de vie.

      @badoldworld, je comprends ce que tu dis, mais je n’envisage pas le refus de la PMA comme une démarche de couples (c’est souvent les hommes qui sont infertiles, alors les meufs célibataires ont besoin d’une simple IAD) qui décident de ne pas céder à la tentation pendant qu’autour d’illes on n’a pas ces scrupules, façon alterconso et pureté perso. Mais comme un refus collectif, si on décide que la technique est nocive socialement, on l’interdit. Et le choix ne se pose pas au niveau individuel. On ne peut pas poser la question à ce niveau, quand bien même on serait touché par des parcours perso, sinon c’est la mort du politique au profit de la libération des désirs individuels. Tiens, moi une grossesse c’est hors de question et les GPA c’est possible. Why not ? Il y a des femmes pauvres qui « démocratisent » l’accès à la GPA. On peut discuter de ou est le seuil, le DPI actuel pas encore nocif, mais on ne peut pas faire de la politique à hauteur d’individu. C’est ce qui se passe partout au final... L’anarchie doit être dans le sens du vent, ou on n’a pas la même définition.

    • Encore une fois, la principale critique que vous faites de ce texte est d’avoir été écrit par un homme. Lequel - oh scandale ! - se réfère aussi aux travaux d’autres hommes et ne s’en excuse pas.

      A partir du moment où certaines féministes (ici les cyborgs et féministes libérales-libertaires) prennent des positions politiques qui impliquent l’ensemble de la société (comme vous le répétez si bien, la PMA n’est pas une décision individuelle, mais un choix politique), il est normal et légitime qu’elle puissent être critiquées par chacune des personnes de cette société : hommes, femmes, homos, hétéros etc... Et comme toutes les féministes ne soutiennent pas ces positions, il est normal et inévitable de désigner celles qui les portent. Sous votre clavier : « décider qui sont les bonnes et les mauvaises féministes ». C’est faire le contraire et mettre tout le monde dans le même sac qui serait malhonnête etanti-féministe.

      Je défends la possibilité pour chaque citoyen de s’exprimer sur toutes les affaires de la cité. C’est la base de tout débat politique. Le reste tient de la dictature intellectuelle.

      Ceci étant dit, les critiques que vous formulez sont d’une incroyable mauvaise foi. Vous avez relu ce texte en cherchant désespéremment la petite bête, celle qui vous permettrait de le disqualifier.
      Vous ne critiquez jamais sur la base de citation complètes, ou en démontant méthodiquement l’argumentaire de l’auteur. Vous sortez (sciemment ?) les citations de leur contexte, transformant le sens des propos de l’auteur (sur l’adoption, sur l’infanticide par exemple).
      Vous employez des arguments ad personam.
      Vous multipliez les procès d’intention : l’auteur ne remet jamais en cause le concept de genre et ne prend jamais position contre l’avortement. Il est trop facile d’attaquer quelqu’un sur ce qu’il n’a pas dit, et de lui reprocher de ne pas l’avoir dit.
      Escudero a été soutenu par les veilleurs ? Ces derniers ont lu Debord, Michéa, Illich, Ellul, Pasolini... Faut-il condamner aussi ces auteurs ?
      Vous multipliez également les incompréhensions : l’auteur n’a jamais promu un quelconque essentialisme. Il critique un anti-essentialisme primaire qui « jette la nature avec l’eau du bain ». Nuance. Quant aux agriculteurs : combien d’exploitations continueraient aujourd’hui de tourner sans les aides de la PAC ? Ajoutons que le principal « effet de seuil » retenu par l’auteur est la FIV, « plaçant l’embryon à portée de main du biologiste », et non pas la reproduction homosexuelle, abordée en passant pour démontrer que la technologie commande aux revendications égalitaires, et non l’inverse.

      On sait que les militants, surtout ceux qui ont une prétention intellectuelle, défendent leur pré-carré politique comme des animaux leur territoire. Le vôtre, si j’ai bien compris, se situe au croisement de la critique de la technique et des problématiques féministes. (Bien pensé pour faire carrière dans le milieu, il y a peu de concurrence). Le bouquin d’Escudero tape en plein dedans. Dur à digérer.

    • Encore une fois (huhu), @pacoo, de ton côté, tu as l’air de faire comme si la critique féministe de ce livre était un truc annexe, un truc à la marge, contrairement à une critique qui porterait sur les arguments autour de la PMA, de l’eugénisme, de la marchandisation, etc.

      Or sur ces derniers sujets, on le répète : Aude, et moi, et sûrement d’autres, on est d’accord avec ce que révèle et démontre le livre. Il est important et il y a plein de choses intéressantes dedans. Soit.

      Pour autant, doit-on en rester là et ne faire que le recommander ? Le fait qu’il y ait plein de passage flous, ironiques, peu inclusif pour qui ne serait pas déjà dans le même bain est problématique, et n’est pas anodin. Et après tu parles de pré-carré et tu sors une phrase mesquine sur la carrière dans le milieu : c’est un peu l’hôpital qui se fout la charité, quand même. Parce que ce livre parle à qui ? Mais surtout, un des points importants à mon avis : à qui donne-t-il envie de suivre le sujet, d’en parler en bien, et de lutter dans le même sens ? Concrètement ?

      Dans la guerre contre l’eugénisme et la marchandisation, et particulièrement dans les batailles du moment actuel, quel est le foutu intérêt de se mettre à dos la partie des féministes qui aurait pu être d’accord et qui aurait pu rejoindre/continuer la critique techno ?

      Moi je ne comprends pas trop.

    • Or sur ces derniers sujets, on le répète : Aude, et moi, et sûrement d’autres, on est d’accord avec ce que révèle et démontre le livre. Il est important et il y a plein de choses intéressantes dedans.

      Sauf que la lecture des divers commentaires du livre par Aude donne visiblement l’impression d’un « pamphlet masculiniste emplit de conneries antiféministes et antilgbt » (Cf message de Touti). Ce que ce livre n’est en aucun cas.

      Pour autant, doit-on en rester là et ne faire que le recommander ?

      Bien sûr que non. Un texte est publié pour être critiqué. Mais avec un peu d’honnêteté intellectuelle, s’il vous plait. Il y a une différence entre dire qu’un texte n’adopte pas un point de vue féministe, voire qu’il laisse de côté une partie de la critique, et le taxer d’antifémisme primaire.

      Quel est le foutu intérêt de se mettre à dos la partie des féministes qui aurait pu être d’accord et qui aurait pu rejoindre/continuer la critique techno ?

      Je le redis : je ne vois pas à quel moment le texte s’en prend à ces féministes-là, ou se les met à dos. Il ne s’attaque qu’à celles qui sont a priori en désaccord avec les idées défendues ici : cyber et libérales-libertaires.
      Surtout, le texte d’Escudero n’interdit en rien la publication de textes féministes ET hostiles à la PMA. Au contraire je crois qu’il donne des billes et des éléments de réflexion sur l’exploitation des femmes pauvres, l’appropriation du corps des femmes par l’institution médicale etc... qui mériteraient d’être approfondis. Il n’y a qu’à prendre la plume...

    • Je le redis : je ne vois pas à quel moment le texte s’en prend à ces féministes-là, ou se les met à dos. Il ne s’attaque qu’à celles qui sont a priori en désaccord avec les idées défendues ici : cyber et libérales-libertaires.

      http://blog.ecologie-politique.eu/post/La-Reproduction-artificielle#c17239957

      À partir du moment où aucun doute ne t’étreint au constat que je suis justement très loin de ce féminisme-là mais que je me sens aussi concernée avec tant d’autres qui ne comprennent pas les caricatures de non-essentialistes, le haro sur Delphy et son explication de la construction du genre, comment débattre ? C’est pour ça que je ne publierai plus tes textes sur mon blog et que je t’ai bloqué. Besoin de repos devant toutes les mecsplications des dernières semaines.

      « Il n’y a qu’à prendre la plume... » pour ouvrir ses espaces d’expression.

    • #troll_bête_et_méchant :

      On sait que les militants, surtout ceux qui ont une prétention intellectuelle, défendent leur pré-carré politique comme des animaux leur territoire. Le vôtre, si j’ai bien compris, se situe au croisement de la critique de la technique et des problématiques féministes. (Bien pensé pour faire carrière dans le milieu, il y a peu de concurrence). Le bouquin d’Escudero tape en plein dedans. Dur à digérer.

      http://www.uzine.net/article1032.html

    • Au cœur de la définition du troll, il y a cette attitude de gamin qui prend plaisir à faire enrager. Si tu es d’accord avec lui (la meilleure solution, et en rajouter façon Swift : oui, je suis d’accord avec vous, il y a trop de pauvres, qu’ils se mangent les uns les autres) il va changer d’avis, l’essentiel étant d’entretenir son activité parce que sinon on s’ennuie sur le net et je ne sais pas ce qu’ils font à côté.

      Mais est-ce qu’il ne faudrait pas trouver d’autre mot pour parler de ces débats militants qui se bloquent faute de continuer à faire des compromis ? J’ai l’impression que je suis quand même encore capable d’en faire, et sur ce bouquin c’est pas difficile vu l’abjection qui est décrite et la bêtise des accompagnateurs lili et technophiles du projet. Sur le revenu garanti également, comme réforme je ne peux décemment pas être contre. Comme rêve de société (étatiste, excluante, technophile, néocoloniale, etc.) je n’adhère pas du tout, j’y vois beaucoup de défauts, alors quitte à rêver de refaire le monde je ne veux pas de ce rêve là.

      Mais je ne sens aucune écoute de la part de les contradicteurs, aucune prise en compte des objections que je pose (je suis féministe et ça me défrise, le revenu garanti a facilité mon exclusion sociale en assurant l’intendance). Pire, des accusations de chercher à convertir mon retour d’expérience en expertise (monétisée ?) pour vivre de mon militantisme. J’aimerais mieux vivre de mon métier, vu la lassitude que j’ai à propos des mondes militants...

      le fait que tu te situes sur le marché des conférences sur la démocratie

      envie de se flinguer parce que pas reconnue, et qui plus est, selon les normes de cette société

      Ça c’est @colporteur qui fait allusion à la déception que j’ai exprimée de me faire inviter deux fois par an max à présenter ma conférence critique des élections. J’ai parlé pour exprimer ma critique des effets de notoriété d’un « marché » ou ma valeur était bien faiblarde et me voilà accusée de vouloir faire du bénef alors que je la présente gratos, évidemment. Et quel mal y a-t-il à vouloir que ma conf existe, d’autant que le public en sort plus armé et bien motivé et que c’est excitant politiquement, de faire comprendre des thématiques anars à un publi réformiste ? Pourquoi ne voudrais-je pas que ce que j’élabore, comme discours ou comme forme, existe aux yeux d’autrui et soit utile ? Heureusement c’est un peu le cas et on pense parfois à me le dire.

      En tout cas ce genre de débat est basé sur de mauvais procédés, dont le vouvoiement qui sur un réseau comme seenthis me semble trop hostile, le besoin existentiel de ne rien céder, les attaques perso (plus tu partages de choses et plus on en profite, alors que si tu les partages c’est pour dire que c’est sensible, que les idées ont des conséquences tangibles, parfois douloureuses), tout ce qui me rend les espaces militants insupportables. Je ne suis pas une guerrière, n’en déplaise à « La guerre est mère de toute chose », et je ne vais pas pouvoir continuer à interagir dans des espaces aussi virilistes et violents, sans compromis. Mais j’aimerais qu’on me signale quand je commence à être incapable moi aussi d’en faire aucun.

    • Le troll se nourrit des gens aptes à l’humilité de la remise en cause. Cependant, et malgré cette aptitude, toute tentative de discuter avec lui ne doit être entreprise qu’avec l’absolue certitude que cela ne sert à rien sinon éventuellement à :
      – continuer le débat avec les autres participants,
      – ou s’amuser à ses dépens.

      Là, les attaques que j’ai signalées, déjà présentes dans le premier message, ne laissaient aucun doute à mon sens sur la totale inanité de l’intervention de cette personne et sur la nécessité de lui envoyer en retour un mépris absolu ; ce qui est à mon sens la solution la plus productive dans de telles situations.

      Ceci dit, le débat que tu ouvres sur la difficulté à surmonter le mansplaining, est pertinent ; il est désolant que tant de débats se terminent d’une façon aussi nulle, par l’effacement des intervenantes au profit des intervenants, à fortiori dans les milieux jugés progressistes.

    • Oui, il ne s’agit pas de troll, c’est autre chose, et il est même très fortement possible qu’en ce qui concerne @pacoo il ne soit même pas un habitué de la joute sur internet et de passer plein de temps sur des forums. C’est du pamphlétisme. :D

      Quant à ça :

      Je le redis : je ne vois pas à quel moment le texte s’en prend à ces féministes-là, ou se les met à dos. Il ne s’attaque qu’à celles qui sont a priori en désaccord avec les idées défendues ici : cyber et libérales-libertaires.

      Je le redis donc comme Aude mais là en tant qu’homme : si justement des femmes féministes et des hommes pro-féministes qui sont critiques techno, anti-libéraux, etc, sont « gêné⋅e⋅s » (voire plus) par le ton ou la teneur de certains passages, alors il ne suffit pas de répéter « mais non ça ne s’attaque qu’à tels gens précis » : c’est pourtant bien qu’il y a un truc qui cloche.

      Quand je parlais de « se mettre à dos », je parlais tout autant du texte de départ, que du fait de ne pas prendre en compte ensuite les critiques féministes en disant qu’elles sont, en gros, nulles et non avenues, quand bien même elles viendraient d’une frange critique techno avec laquelle on peut s’attendre à discuter et à trouver un terrain d’entente (les compromis évoqués plus haut).

      La méthode Coué (« non le livre ne s’attaque que à telles féministes ») n’a pas l’air de très bien fonctionner, puisque justement plusieurs féministes non-cyper non-post non-lili prennent malgré tout la mouche ! Il y a forcément une ou plusieurs raisons valables, non mesquines. Il me parait plus intéressant d’entendre ce propos et de tenter de comprendre pourquoi.


  • Interactive Time-Lapse Map Shows How the U.S. Took More Than 1.5 Billion Acres From Native Americans

    This interactive map, produced by University of Georgia historian #Claudio_Saunt to accompany his new book West of the Revolution: An Uncommon History of 1776, offers a time-lapse vision of the transfer of Indian land between 1776 and 1887. As blue “Indian homelands” disappear, small red areas appear, indicating the establishment of reservations. (Above is a GIF of the map’s time-lapse display; visit the map’s page to play with its features.)

    http://www.slate.com/content/dam/slate/blogs/the_vault/2014/06/17/newmap.gif
    http://www.slate.com/blogs/the_vault/2014/06/17/interactive_map_loss_of_indian_land.html?wpsrc=sh_all_dt_tw_top

    #carte #cartographie #carte_interactive #timeline #USA #Etats-Unis #visualisation #peuples_autochtones #terres #réserves


  • Le thon se révèle dangereux pour la consommation humaine - lesoir.be
    http://www.lesoir.be/626373/article/demain-terre/2014-08-14/thon-se-revele-dangereux-pour-consommation-humaine

    La teneur en mercure dans les océans a triplé depuis la révolution industrielle. Les activités humaines sont la cause de cette pollution qui se retrouve en bout de course, dans nos assiettes.

    http://www.lesoir.be/sites/default/files/imagecache/475x317/2014/08/15/1919133741_B973346740Z.1_20140815173434_000_GQ32VBNAV.1-0.jpg

    Les océans sont de plus en plus chargés de mercure. Dans les eaux de surface, la concentration de ce métal a triplé depuis le début de la révolution industrielle. La cause ? Les activités humaines comme la pétrochimie et l’exploitation minière. Dans la revue Nature, des scientifiques indiquent également que les eaux profondes, particulièrement celles de l’Atlantique Nord, sont elles aussi polluées par ce métal. Ainsi, à 5000 mètres de profondeur, la pollution engendrée par l’homme il y a plus de 100 ans continue à s’accumuler dans la chaîne alimentaire océanique. Et à y contaminer la vie.......

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    Le thon dangereux pour la consommation humaine

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    #santé
    #thon
    #consommation #humaine


    • Et du meme auteur : #Saphir :

      ‘Saphir’ consists of a two-screen video projection, and a series of photographs, by the London-based French/Algerian artist Zineb Sedira, shot in and around the port of Algiers. The exhibition contrasts Sedira’s re-encounter with the sights and sounds of Algiers with an awareness that while she, like many other people from France, is enjoying her return to the city, some of its other residents, disenchanted young men in particular, often dream of escape across the water to Europe. The title ‘Saphir’ (French for sapphire) is reflective of this, evoking not only the pure maritime light that is typical of Algiers, but also those flickering glimmers on the horizon that symbolise people’s dreams and aspirations. In Arabic, the word ‘safir’ also means ambassador, a person who travels between different places, but who is also the representative of one country on the soil of another. 



      This play of meaning is extended through two central characters. The first of these is an Algerian man who walks across town, with no apparent purpose, and silently watches the daily ferries arrive and depart from the port. His image is counterposed by that of an older woman, a daughter of the pieds noirs (a term for European settlers who left Algeria after its Independence). She inhabits the Safir Hotel, one of the grand landmarks of French colonial Algiers whose imposing architecture is a powerful and resonant reminder of a past that still casts its light, and its shadow, over the city. Gazing out to sea from its balconies, before withdrawing to the faded grandeur of its lobbies and halls, the woman not only echoes the man’s restless movement but reinforces a wider sense of languor, inertia and enclosure. Although both characters circle within their own separate but parallel worlds, their paths often appear to intersect but without any denouement or conclusion.

      Confronting the contemporary life of the city with an older and more ambivalent legacy, ‘Saphir’ presents a portrait of Algiers at a transitional moment, its local character gradually becoming absorbed into the current of increasing globalisation.

      Commissioned by Film and Video Umbrella and The Photographers’ Gallery.

      Funded by Arts Council England and The Henry Moore Foundation.

      http://www.fvu.co.uk/projects/detail/commissions/saphir