• L’apologie de Breivik par Richard Millet crée la polémique chez Gallimard
    http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/08/27/l-apologie-de-breivik-par-richard-millet-cree-la-polemique-chez-gallimard_17

    De quoi parle Millet, au juste ? Après avoir pris la précaution de dire qu’il n’approuve pas le geste de Breivik, l’auteur évoque la « perfection formelle » du crime et sa dimension « littéraire ». Le Norvégien serait, en quelque sorte, la pointe avancée du désespoir européen, face à une perte généralisée d’identité nationale et culturelle. En dix-huit pages, Richard Millet déroule avec rage la litanie des haines qu’il a déjà déversées dans d’autres écrits, notamment Opprobre, paru chez Gallimard en 2008. Inscrit dans une pensée d’extrême droite qui n’hésite pas à esthétiser la violence, Millet n’en est pas à ses débuts, en matière d’anathème.

    Un livre publié simultanément chez Pierre-Guillaume de Roux, De l’antiracisme comme terreur littéraire, cède lui aussi aux délices perverses du genre. L’homme déteste beaucoup, et dans un style raffiné, quoique souvent alambiqué. Suffisamment clair tout de même pour que les objets de sa vindicte apparaissent distinctement : la social-démocratie (et la démocratie tout court), l’immigration extra-européenne, les restes du marxisme, ainsi que leurs corollaires supposés, l’ignorance, le politiquement correct et l’affaiblissement de la langue. Le tout menant à l’effondrement de l’Europe, continent défait où « une guerre civile est en cours ».

    Voilà voilà... #multiculturalisme #racisme #extrême-droite #Gallimard (qui n’y est pour rien)


  • Entretien avec #Laurent_Bouvet, l’homme qui tirait sur les bobos
    http://ragemag.fr/entretien-avec-laurent-bouvet-lhomme-qui-tirait-sur-les-bobos

    Quel lien existe-t-il entre le #néolibéralisme et le #multiculturalisme ?
    Dans l’idée de l’individualisation générale, il y a l’idée que le sujet devient autonome, détaché de toute contrainte, de toute appartenance (religieuse, familiale), grâce à sa raison. Le problème c’est que nous ne somme pas cet individu libéral. Tout le monde a ses attaches (on a tous un sexe, une couleur de peau, une famille, une socialisation). Or, la continuité entre le libéralisme et le multiculturalisme, c’est la rencontre entre l’individualité autonome du sujet et la multiplicité des identités culturelles qui, dans nos sociétés, se retrouvent mêlées, ainsi qu’en compétition. L’individu ne peut échapper à l’impossibilité de sa construction totalement autonome (détaché des autres) qu’en choisissant et en mettant en avant un certain nombre d’identités. Dans la société libérale, l’individu existe par cette identité et non par la mise en commun des intérêts, ou d’une volonté de construire quelque chose qui le dépasse. Historiquement, on considère également que des ruptures épistémologique, économique et anthropologique, se sont produites dans les années 60, lors d’un double mouvement : démographique et géopolitique. Les velléités d’émancipation des baby-boomers, génération née après la guerre, qui n’a connue que la prospérité, et les évènements géopolitiques (décolonisation, fin de l’URSS), ont suscité une conjonction idéologique. Le jeune s’émancipait comme le colonisé et le colonisé comme le jeune. La démarche était la même.


  • Quand l’origine ethnique remplace l’origine de classe - Idées - France Culture
    http://www.franceculture.fr/emission-la-chronique-de-brice-couturier-la-chronique-de-brice-couturi

    La substitution de l’identité de genre ou d’ethnie à l’appartenance de classe témoigne d’une évolution idéologique d’une partie de la gauche. Celle pour laquelle le #multiculturalisme remplace le bon vieux #socialisme, la #diversité, la #justice_sociale.


  • Argument: Liberalism and Multiculturalism

    Paul Berman and Tim Stanley - April 28, 2011

    The following is a response by Paul Berman to Tim Stanley’s “Muscle-Flexing at Muslims.” Read Stanley’s reply below.

    IN A recent contribution to Dissent, Tim Stanley of the University of London has reminded us of a terrible danger just now, which is the rise of nativist bigotries against Muslim populations in Europe and the United States. And Stanley has reminded us that, in a peculiar twist, old-style nativism has, at times, lately adopted a language of enlightened progressivism, such that, in the name of tolerance and advanced views, we are called upon to adopt the most dismissive and retrograde of attitudes toward entire immigrant populations—a rhetorical oddity of our present age.

    #islamophobia, #multiculturalism

    http://www.dissentmagazine.org/online.php?id=475


  • Argument: Liberalism and Multiculturalism

    Paul Berman and Tim Stanley - April 28, 2011

    The following is a response by Paul Berman to Tim Stanley’s “Muscle-Flexing at Muslims.” Read Stanley’s reply below.

    IN A recent contribution to Dissent, Tim Stanley of the University of London has reminded us of a terrible danger just now, which is the rise of nativist bigotries against Muslim populations in Europe and the United States. And Stanley has reminded us that, in a peculiar twist, old-style nativism has, at times, lately adopted a language of enlightened progressivism, such that, in the name of tolerance and advanced views, we are called upon to adopt the most dismissive and retrograde of attitudes toward entire immigrant populations—a rhetorical oddity of our present age.

    #islamophobia, #multiculturalism

    http://www.dissentmagazine.org/online.php?id=475


  • #MohamedMerah, électron libre de la #nébuleuse qui escamote l’#Islam .
    http://goo.gl/HWjcS
    L’anodin #fait-divers qui a réveillé le solitaire du #multiculturalisme.

    #IMPORTANT : Selon l’agence #Reuters Mohamed Merah n’a jamais été arrêté ou emprisonné, aussi bien en #Afghanistan qu’au #Pakistan. Citant les avocats du #terroriste, Merah était emprisonné en France entre de décembre 2007 à septembre 2009, c’est-à-dire la même période que celle où il est censé avoir été à l’autre bout de l’Asie !

    IMPORTANT Le quotidien le Monde rajoute, dans son édition du 23 mars que le tueur de Toulouse, était un islamiste qui a voyagé partout jusqu’en #Israël par où il a tenté de rejoindre les territoires occupés palestiniens.


  • Dans cet article en norvégien (mais vous pourrez en avoir un bon aperçu malgré la très mauvaise traduction automatique de google trad) Thomas Hylland Eriksen explique qu’il a été violemment accusé, pendant des années de « haïr et détruire la société norvégienne » parce qu’il soutenait les valeurs multiculturelles, les mélanges et dénonçait vigoureusement les islamophobes. Cela fait penser aux israéliens radicaux qui accusent les juifs critiquant la colonisation et l’occupation de détester Israël et surtout de se détester eux même...

    Ses ennemis de la droite ultra conservatrice l’accuse d’avoir joué un rôle clé dans la « transformation de la société norvégienne homogène en un enfer multiculturel... » Ceux qui vivent en Norvège, norvégiens ou pas, pourraient bien rire de ce fantasme obscène si les circonstances n’étaient pas aussi tragiques.

    Une de ses réflexions sur le multiculturalisme est intéressante : Si le multiculturalisme est une sorte de doctrine selon laquelle les groupes culturels doivent être autorisés à vivre selon leurs propres valeurs, pourquoi pas, à condition que cette idéologie ne force pas l’individu à choisir obligatoirement une culture contre une autre, et que sa liberté de choisir l’intégration sociale "hors" groupe communautaire reste entière. La Norvège reste très en pointe sur la question de l’intégration des migrants bien que la situation se soit dégradée depuis 2009.

    Il fait une grande différence entre la diversité et le multiculturalisme, la règle de fond étant que soit préservée le droit des individus à choisir leur destin, dans les limites fixées par les normes communes. Ces normes sont toujours en négociation dans les sociétés complexes comme l’est la Norvège : il faut rappeler les violents combats idéologiques entre chrétiens conservateurs et laïque dans les années 1900, les conflits liés aux zones urbaines et rurales, ou encore à la "guerre linguistique" entre le bokmål (norvégien littéraire) et le nynorsk (néo-norvégien), autant d’événements qui ont construit la Norvège moderne.

    Pour finir, cette autre réflexion : « Nous ne vivons pas dans un siècle où un projet national visant à restaurer la pureté ethnique est particulièrement réaliste » dit-il dans une belle litote. « Nous n’avons pas d’autres choix que de vivre tous ensemble, frontières ouvertes, dans la diversité et en acceptant les différences. C’est ce qui enrichit une nation.

    Il est bien entendu possible de vivre dans cette diversité, sans pour autant abandonner les valeurs fondamentales, les idéaux humanistes sur lesquels la société norvégienne est basée. »

    Y a-t-il une autre alternative ?

    http://www.aftenposten.no/meninger/kronikker/article4188856.ece

    Individets frihet

    THOMAS HYLLAND ERIKSEN - Universitetet i Oslo

    Ukrenkelig. Vi har ikke noe annet valg enn å leve med forskjellighet, uten dermed å gi avkall på grunnleggende verdier.

    Skrekkeksempel. I flere år har jeg vært en sentral Prügelknabe for en håndfull norske nettsteder som er kritiske til innvandring, flerkulturalitet og – kanskje i særdeleshet – muslimer. Ofte blir jeg nevnt som et skrekkeksempel på en akademiker som gjør alt han kan for å underminere norske verdier og norsk kultur, omtrent like ofte som en forvirret multikulturalist som elsker alt fremmed og forakter alt hjemlig. Av og til har jeg sendt inn kommentarer til kritikerne, hvor jeg ber om at de belegger påstandene med sitater. Da blir det gjerne stille.

    Lenge betraktet jeg hetsen som harmløs sjikane, også når den havnet i innboksen min som anonym hatmail. Nå er jeg blitt usikker på om denne vurderingen har vært riktig, etter å ha blitt gjort oppmerksom på at Anders Behring Breivik viser seg å være en av dem som flere ganger har oppgitt mitt navn som symbol på alt som er gått galt med Norge. Gitt situasjonen i Norge får ordet personangrep en spesiell valør om dagen, og jeg skal derfor være personlig i denne kronikken.

    #norvège #oslo #breivik #multiculturalisme