• La prison refuse de le payer 1,88 euro #Travail #Prison
    http://www.europe1.fr/Faits-divers/La-prison-refuse-de-le-payer-1-88-euro-1408577

    Pas question pour la maison d’arrêt de Mulhouse de payer les 55 centimes de l’heure en plus dus à l’un de ses détenus. Durant près de six mois, Mathieu a travaillé à la bibliothèque de la prison pour 1,33 euro de l’heure. Une somme non conforme à la loi pénitentiaire adoptée en 2009 et qui impose une rémunération au moins supérieure ou égale à 20% du Smic, soit 1,88 euro de l’heure. Au final, le détenu en question que 112 euros par mois alors qu’il aurait dû toucher 158 euros.

    A sa sortie de prison, Mathieu a pris connaissance de la réglementation et a réclamé la somme qui lui était due. « Mais la direction de l’établissement a refusé de faire droit à sa demande arguant que ’la rémunération ne se fait pas en heure mais sur la base d’une journée de travail’ », indique un communiqué de l’Observatoire international des prisons. Sauf que cet argument se réfère à l’ancienne législation.

    #smic #PPP #oip


  • Prisons : les surveillants refusent une meilleure cantine pour les détenus | Rue89Lyon
    http://www.rue89lyon.fr/2012/04/02/prisons-surveillants-refusent-meilleure-cantine-pour-les-detenus

    La tendance à la privatisation des services carcéraux est une nouvelle fois mise en avant. Si l’Etat conserve ses fonctions régaliennes de direction, de surveillance et de greffes, les autres services, blanchisserie, restauration, transport et maintenance, n’échappent pas à la tendance des partenariats public-privé. Syndicats et militants associatifs trouvent ici un point d’accord.

    Pour Elsa Dujourdy de l’OIP, « le choix de la privatisation pose de sérieux problèmes. Avant, l’accueil des familles pour les parloirs était géré par le milieu associatif, ce qui n’avait pas de coût. Désormais c’est en gestion privée. Le lien social se restreint alors que les familles ont souvent besoin de conseils juridiques et de soutien. »

    #prison #cantines #oip #korber #robin_des_lois #ufap #fo #ppp #privatisation #nutella


  • Vers un numerus clausus en prison ?
    http://www.europe1.fr/France/Vers-un-numerus-clausus-en-prison-1373539

    Tout en se félicitant de la philosophie exposée par la ministre, les trois organisations ont estimé que « seule une véritable politique réductionniste permettrait de mettre un terme à la surpopulation et de garantir enfin le respect du principe de l’encellulement individuel ». « Au-delà des mots », elles ont dit attendre des « actes forts et courageux ».

    L’instauration d’un numerus clausus dans les établissements pénitentiaires, selon la règle un détenu = une place de prison quitte à limiter les entrées et favoriser les sorties, est un vieux débat de la politique pénale. Une proposition de loi socialiste soutenant ce projet avait été rejetée en 2010. La suppression des peine planchers promise par le gouvernement, recommandée dans la pratique des magistrats par la Chancellerie, n’a pas encore été votée.

    #prison #numerus_clausus #Baumettes #Taubira #OIP #SM


  • BAUMETTES : Bien sûr, personne ne savait... !!!
    http://directeurs-penitentiaires.fr/index.php/les-communiques/292-baumettes-bien-sur-personne-ne-savait

    BAUMETTES : Bien sûr, personne ne savait... !!!

    Le Conseil d’État a ordonné la dératisation de la prison des Baumettes à Marseille le 22 décembre 2012. Après une décision de justice jugée décevante pour la remise en état de cet établissement pénitentiaire, l’Observatoire Internationale des Prisons (OIP) avait fait appel.

    Le Tribunal Administratif de Marseille avait enjoint l’Administration Pénitentiaire le 14 décembre par ordonnance, que chaque cellule « dispose d’un éclairage artificiel et d’une fenêtre en état de fonctionnement ». Il était exigé de « faire procéder à l’enlèvement de détritus » dans les cellules et les parties communes, et d’autres mesures relevant de l’hygiène ordinaire.

    Ces injonctions, jugées insuffisantes par l’OIP, ont amené cette ONG à saisir le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative qui, en référé, a ordonné une opération de dératisation et de désinsectisation de la prison, dans un délai de dix jours. Le Conseil d’État a relevé que « la carence de l’Administration dans l’entretien de la prison avait porté une atteinte grave et manifestement illégale » aux libertés fondamentales des détenus.

    Faudra-t-il en arriver à saisir systématiquement la plus haute juridiction administrative pour avoir simplement les moyens de travailler correctement et dans un environnement digne et humain conforme aux réglementations en vigueur ? C’est à craindre.

    Voilà que l’OIP vient au secours des personnels pénitentiaires pour assurer une prise en charge des personnes détenues correspondant à l’éthique et à la déontologie tout autant qu’à des conditions de détention respectueuses des êtres humains.

    #prison #Beaumettes #syndicat_penitentiaire #OIP



  • L’OIP veut étendre à l’Outre-mer les mesures prises pour les Baumettes : Nuutania concerné

    PARIS, 22 déc 2012 (AFP) - L’Observatoire international des prisons (OIP) a demandé samedi, dans un communiqué, que les mesures de rénovation prises pour la prison des Baumettes à Marseille s’appliquent « également immédiatement dans les prisons d’Outre-mer ».

    « Des travaux doivent être engagés là où sont constatées des dégradations susceptibles de mettre en danger les détenus, à savoir la vétusté des installations électriques ou la difficulté d’accès à l’eau courante et aux sanitaires », a détaillé François Bès, coordinateur Ile-de-France/Outre-mer de l’OIP.

    Sont cités les établissements pénitentiaires de Faa’a-Nuutania en Polynésie, Camp Est en Nouvelle-Calédonie, Majicavo à Mayotte, Saint-Pierre de la Réunion, Basse-Terre et Baie-Mahault en Guadeloupe, Ducos en Martinique, Remire-Montjoly en Guyane.

    « L’Outre-mer concentre malheureusement un ensemble d’établissements vétustes, surpeuplés et dégradés qui existent certes aussi dans l’Hexagone mais qui ont tendance à être oubliés », a expliqué François Bès.

    Face à l’insalubrité de la prison des Baumettes à Marseille, le Conseil d’Etat a ordonné samedi la mise en oeuvre d’une « opération d’envergure » de dératisation et de désinsectisation de l’établissement pénitentiaire où le traitement réservé aux détenus est jugé illégal.

    Le 14 décembre, le tribunal administratif de Marseille, saisi par l’OIP, avait déjà sommé l’administration pénitentiaire d’agir aux Baumettes, demandant que chaque cellule soit dotée d’un éclairage, que les détritus soient enlevés et que les repas ne soient plus entreposés à même le sol ni près des bennes à ordures.

    « Comme pour la prison des Baumettes, des travaux ont parfois été annoncés ou sont en cours. Mais la gravité de la situation appelle à des mesures immédiates », a estimé l’OIP.

    #prison #conditions_détention #OIP #Outre_mer


  • Prisons neuves : le partenariat public-privé, du « bricolage » | Contre tous les lieux d’enfermement
    http://contrelenfermement.noblogs.org/?p=742

    “Tous les mouvements sont segmentés par des grilles, des sas… Sans compter la multiplication du recours au système électrique de surveillance, d’ouverture des portes,…”

    Celle qui s’est entretenue avec des détenus et du personnel d’établissements récents rapporte un constat similaire des deux côtés : “les détenus se sentent plus seuls, les surveillants aussi. Ils dialoguent moins, se connaissent moins. D’où des tensions plus fortes.” En gestion publique, poursuit-elle, un surveillant peut lui-même changer une ampoule grillée. “Pas en privé, où il doit transmettre une demande. Si elle n’aboutit pas rapidement, le surveillant ne peut que répéter au détenu qu’il a transmis sa demande.”

    Parmi les critiques les plus récurrentes sur les établissements financés en partenariat public-privé figurent en bonne place les prix des produits de la “cantine”. “Dans le public, un vrai effort a été fait sur les tarifs, permettant de proposer aux détenus des prix tout à fait honnêtes” rappelle Barbara Liaras. En comparant les prix entre public et privé, elle a constaté des écarts très importants : “200 grammes de Chicorée coûtent 33 centimes dans le public, et peuvent monter jusqu’à 2,88 euros dans le privé.”

    #prison #ppp #public_privé #oip #bouygues #eiffage #sodexo


  • Suicide : les pires prisons d’Europe sont françaises
    http://www.liberation.fr/societe/0101608962-suicide-les-pires-prisons-d-europe-sont-francaises

    Deuxième constat : le taux de suicide est cinq à six fois supérieur en prison que dans la population générale. Troisième constat : la France a le pire taux de suicide (19 pour 10.000) de l’Europe des quinze (2002-2006), loin devant le Danemark (13 pour 10.000), deuxième sur la liste. On s’en doutait, mais la douche est fraiche.

    les auteurs retiennent qu’il est scabreux de comparer la propension des détenus à se suicider avec la population générale car les personnes incarcérées sont plus fragiles psychologiquement. « Ce sont des populations vulnérables. Beaucoup ont des maladies mentales et au lieu de les soigner à l’hôpital, on a tendance à les condamner et les incarcérer », explique Jean-Louis Pan Ké Shon, l’un des auteurs.

    #prison #suicides #surpopulation #oip


  • Centre pénitentiaire de Faa’a Nuutania (Polynésie) : blocage des démarches de détenus contre l’indignité de leurs conditions de détention
    http://www.oip.org/index.php/derniers-communiques/1033

    Centre pénitentiaire de Faa’a Nuutania (Polynésie) : blocage des démarches de détenus contre l’indignité de leurs conditions de détention

    Différentes procédures engagées par les autorités administratives et judiciaires de Papeete (Polynésie française) paralysent les actions d’une association de défense des droits des détenus visant à les aider à engager des recours en raison de l’indignité de leurs conditions de détention.

    Le 10 octobre 2012, l’association polynésienne Tamarii Nuutania qui a notamment pour objet l’aide à l’insertion et l’amélioration des conditions de détention au sein du centre pénitentiaire de Faa’a Nuutania, était informée que les courriers qu’elle avait adressés à une vingtaine de ses membres détenus avaient fait l’objet d’une mesure de rétention, par le directeur de la prison. Et ce à la demande du Procureur de la République.

    Dans ces courriers, l’association proposait aux détenus de remplir un questionnaire établi par l’OIP, afin de leur permettre de détailler précisément leurs conditions matérielles de détention et d’engager par la suite une action en indemnisation afin, selon l’association « de réparer les souffrances que causent aux détenus les conditions de détention intolérables de Nuutania ».

    Par courrier du 24 octobre 2012, le directeur de l’établissement, interrogé sur cette rétention par le cabinet d’avocats représentant l’association, confirmait que les courriers n’avaient pas été remis à leurs destinataires, mais transmis à la gendarmerie sur réquisition du Procureur de la République.

    Dans le même temps, le Parquet Général de Papeete sollicitait le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats afin de lui demander son avis sur ces démarches pouvant, selon lui, être considérées comme du « démarchage », pratique interdite aux avocats.

    En réponse, le Bâtonnier précisait que la conduite de ces derniers lui paraissait « déontologiquement irréprochable », et même « parfaitement légitime ».

    #prison #conditions_détention #Polynésie #OIP


  • Sortie du Guide du prisonnier, 4e édition
    http://rebellyon.info/Sortie-du-Guide-du-prisonnier-4eme.html

    Destiné aux per­son­nes incar­cé­rées, à leurs pro­ches, aux pro­fes­sions judi­ciai­res, aux inter­ve­nants en milieu car­cé­ral et à tout citoyen s’inter­ro­geant sur les droits du pri­son­nier, ce livre accom­pa­gne par un jeu de ques­tions-répon­ses l’inté­gra­lité du par­cours d’un détenu, du pre­mier au der­nier jour de prison. Les dif­fé­ren­tes étapes – entrer en prison, vivre en prison, faire res­pec­ter ses droits, pré­pa­rer sa sortie – sont abor­dées suc­ces­si­ve­ment et don­nent lieu à une expli­ca­tion claire de la règle de droit, confron­tée à son appli­ca­tion au quo­ti­dien et illus­trée par des témoi­gna­ges, ana­ly­ses et arti­cles de presse. Véritable outil de défense des per­son­nes déte­nues contre l’inap­pli­ca­tion de la loi et les attein­tes à la dignité en déten­tion, ce guide est l’ouvrage indis­pen­sa­ble à toute per­sonne reliée de près ou de loin au monde car­cé­ral.

    #prison #oip #guide_du_prisonnier


  • Paris, le 7 décembre 2012

    L’OIP demande la fermeture immédiate des Baumettes

    La situation de la prison des Baumettes mérite une autre réaction politique que des justifications. Dans sa réponse aux recommandations du Contrôleur général sur le centre pénitentiaire de Marseille rendues publiques ce jeudi 6 décembre 2012, la ministre de la Justice se contente en effet d’avancer une série de dispositions engagées par ses prédécesseurs. Elles n’ont pourtant apporté « aucune amélioration substantielle » selon le Contrôleur, face à des conditions de détention dénoncées depuis 20 ans comme relevant du traitement inhumain et dégradant.

    d’euros pour le maintien en condition opérationnElle indique ainsi que depuis dix ans, l’État « a investi quelque 7,9 millionselle (sic) de l’établissement ». Il convient notamment de s’interroger sur l’utilisation du budget « destiné à l’entretien et à la maintenance » de l’établissement, augmenté de 12 % entre 2011 et 2012 pour atteindre 572 000 euros. Le Contrôleur évoque pour sa part des cellules insalubres : « pas de lumière (ampoule manquante) », murs sales, « dégradés », « sol sale », « pas de cabine de douche ni d’eau chaude », W-C « récent mais non fixé au sol et chasse d’eau quasi inexistante », « réfrigérateur très sale et infesté de cafards »…

    Alors que le ministère se targue d’un marché de « prestation de dératisation et désinsectisation, qui prévoit deux types de prestations, préventives (six par an) et curatives (cinq par an) », ainsi que d’un accroissement de la fréquence de cette intervention « qui a entraîné des coûts supplémentaires », le Contrôleur a relevé que « depuis deux ans, les rats pullulent », les surveillants étant réduits à faire « leur ronde de nuit en tapant des pieds pour les éloigner ». Et de conclure : « l’insalubrité et l’absence d’hygiène sont consubstantielles à la plus grande partie de l’établissement ». Pour toute réponse, la ministre ré-annonce le projet de restructuration du centre pénitentiaire, dont l’achèvement n’est prévu qu’en 2017. Alors que la loi pénitentiaire de 2009 pose comme principe que « l’administration pénitentiaire garantit à toute personne détenue le respect de sa dignité et de ses droits », il ne peut être toléré que des personnes restent incarcérées pendant encore cinq ans dans de telles conditions.

    Afin de désengorger la prison des Baumettes et d’accueillir les personnes détenues « dans de meilleures conditions », Christiane Taubira invoque notamment sa circulaire de politique pénale du 19 septembre 2012 dont elle escompte « une baisse des effectifs dans les établissements pénitentiaires » au moyen d’un « développement des alternatives à l’incarcération et des mesures d’aménagement de peine ». De telles préconisations, dont les effets, s’ils se manifestent dans le sens espéré, ne seront que très progressifs, apparaissent d’emblée insuffisantes, d’autant qu’elles ne s’accompagnent pas d’une augmentation des moyens dévolus à la prise en charge des personnes condamnées en milieu ouvert. De plus, les faits semblent démentir l’attente de la ministre puisqu’au niveau national, le nombre de personnes détenues a légèrement augmenté en octobre 2012 (+ 0,9 % par rapport au mois précédant), ainsi qu’en novembre (+ 0,8 %), s’élevant à 67 225. A Marseille, le taux d’occupation atteint 136 % au 1er novembre.

    Une surpopulation, avec son cortège de tensions et violences, face à laquelle la députée Christiane Taubira s’exprimait en des termes sévères au cours d’une séance du 17 septembre 2009 à l’occasion des débats sur le projet de loi pénitentiaire : « je me disais que si, dans cet hémicycle, l’on était obligé de partager un siège à plusieurs, une telle surpopulation susciterait peut-être quelques impatiences et quelques tentations d’intolérance parmi nous, et un gnon pourrait partir de temps en temps ! On ne peut pas se prévaloir des turpitudes de l’État, qui n’a toujours pas su mettre fin à la surpopulation carcérale, pour justifier que l’on aille crescendo dans la répression d’attitudes qui sont générées par le confinement, par la réduction de l’espace vital, par les conditions de vie extrêmement pénibles des détenus ». Devant les phénomènes de violences et caïdat dénoncés par le Contrôleur aux Baumettes, la garde des Sceaux d’aujourd’hui appelle les parquets d’Aix et de Marseille à la plus grande fermeté « pour identifier et traduire en justice les auteurs de tels faits ».

    Appeler à un renforcement de la répression en détention ne fait qu’agir sur des symptômes et non sur les causes. Et les mesures de rénovation qui viennent d’être annoncées ne contribueront qu’à pérenniser un établissement dont le maintien en activité est aujourd’hui questionné. Dénoncée par le Contrôleur général, la défaillance des pouvoirs publics depuis 20 ans est une faute qui doit aujourd’hui cesser.

    L’OIP en appelle au courage politique dont la garde des Sceaux a notamment su faire preuve dans nombre de ses déclarations afin de prendre la seule décision qui s’impose à un État garant du respect de la dignité des personnes détenues et des personnels exerçant dans l’établissement : le Président de la République et son gouvernement doivent annoncer la fermeture immédiate de la maison d’arrêt hommes du centre pénitentiaire des Baumettes.

    #prison #Baumettes #OIP


  • Défendre en justice la cause des personnes détenues (Colloque, CREDOF-CNCDH-OIP, 25-26 janvier 2013, Palais du Luxembourg) | Combats pour les droits de l’homme (CPDH)
    http://combatsdroitshomme.blog.lemonde.fr/2012/11/22/defendre-en-justice-la-cause-personnes-detenues

    l’action du Gisti a fait des émules dans des domaines autres que le droit des étrangers. On songe en particulier au droit pénitentiaire et aux actions engagées par la Section française de l’Observatoire international des prisons. Dans un cas comme dans l’autre une action collective à la française permet à un groupement de faire sortir de zones de non-droit des catégories de personnes. Il faut, pensons-nous, s’en féliciter » (« Le Gisti : requérant d’habitude ? La vision du Conseil d’État » [PDF], GISTI, 30 ans après le « grand arrêt » Gisti de 1978, Défendre la cause des étrangers en justice, Dalloz, coll. « études et documents », 2009, p.79). C’est pour mener une réflexion et un bilan de cette défense en justice de la cause des détenus que le CREDOF, la CNCDH et l’OIP – section française organisent ce colloque les 25 et 26 janvier 2013, sous la direction de Nicolas Ferran, Docteur en droit public et responsable juridique de l’OIP et Serge Slama, maître de conférences en droit public à l’Université Evry-Val d’Essonne & membre du CREDOF, en collaboration avec Nils Monsarrrat, chargé de mission à la CNCDH et ancien du Master Droits de l’homme de Nanterre.

    #prison #oip #gisti


  • Centre de détention de Joux-la-Ville (89) : un détenu menacé de transfert après avoir fait condamner l’administration pour sa pratique des fouilles à nu
    http://www.oip.org/index.php/derniers-communiques/1028

    Centre de détention de Joux-la-Ville (89) : un détenu menacé de transfert après avoir fait condamner l’administration pour sa pratique des fouilles à nu

    Dix jours après avoir obtenu en référé du tribunal administratif de Dijon la suspension du régime de fouilles intégrales systématiques appliqué aux détenus sortant des parloirs au centre de détention de Joux-la-Ville, L.M. vient d’être informé que son transfert vers un autre établissement pénitentiaire a été demandé par le directeur du centre de détention. Si ce transfert venait à être mis en œuvre, il apparaitrait comme une mesure de rétorsion à l’endroit d’une personne dont le tort est d’avoir demandé à la justice l’application de la loi pénitentiaire votée en 2009.
    Détenu au centre de détention de Joux-la-Ville, L.M. est convoqué ce jeudi 22 novembre à un entretien par le directeur de l’établissement dans le cadre de la procédure contradictoire qui doit être organisée avant toute décision de transfert d’un lieu de détention à un autre.
    Cette procédure intervient dix jours seulement après que L.M. ait obtenu du juge des référés du Tribunal administratif de Dijon, le 12 novembre 2012, la suspension de « l’exécution de la décision du directeur du centre de détention de Joux-la-Ville imposant une fouille à corps de façon systématique à l’issue des parloirs ». Comme l’a relevé le Tribunal, le recours systématiques aux fouilles intégrales est prohibé par l’article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 qui prévoit que de telles fouilles doivent rester exceptionnelles et doivent être strictement justifiées au regard de la personnalité et du comportement des personnes détenues qui en font l’objet.

    #prison #fouilles_integrales #OIP


  • Communiqué OIP
    Plus d’alternatives ou plus de prisons ?

    Après avoir annoncé sa volonté de développer les alternatives à la prison et de créer une peine de probation, le nouveau gouvernement envisage de poursuivre l’extension du parc carcéral. Deux optiques contradictoires pour l’OIP. Le développement des alternatives à la détention doit viser à réduire le nombre de personnes passant par la prison, dont les effets désocialisant et aggravant les risques de récidive sont connus. Et non à élargir sans cesse le champ de la sanction pénale en ajoutant plus d’incarcérations à plus de sanctions en milieu ouvert.

    La ministre de la Justice a jugé « évident » le 25 juin qu’il fallait construire 6000 places de prison supplémentaires, appréciation que l’OIP ne partage pas. En plus des chantiers déjà initiés par la précédente mandature, le porte-parole de la Chancellerie annonce qu’une autre série de projets immobiliers non encore entamés fera l’objet d’un « arbitrage », les « contraintes budgétaires et les besoins réels [devant déterminer] la variable d’ajustement entre 63 000 et 72 000 places » (dépêche AFP, 27 juin). En se basant sur le nombre de détenus actuel (66 915 au 1er juin), le gouvernement semble déjà renoncer à une politique favorisant les alternatives à la détention et la décroissance carcérale. Les deniers publics seraient ainsi une nouvelle fois absorbés par le milieu fermé, quand le milieu ouvert nécessite des investissements pour que les SPIP puissent mettre efficacement en œuvre les mesures alternatives. S’il investissait dans une augmentation de la capacité carcérale de 57 127 à 72 000 places, le ministère s’éloignerait à grand pas de la rupture annoncée avec le projet de Nicolas Sarkozy de l’amener à 80 000.

    Si les peines de moins d’un an étaient exécutées en milieu ouvert, le nombre de places de prison actuel serait déjà trop élevé.
    Au 1er janvier 2012, 20 641 condamnés sous écrou purgeaient une peine de moins d’un an. Ceux-là justement qui pourraient tous exécuter leur peine en milieu ouvert dans le cadre d’un aménagement ou, mieux encore, être condamnés à une peine de probation appelée de ses vœux par la ministre. Si une telle politique était développée, pas une place de prison supplémentaire ne serait nécessaire.

    L’annonce par Christiane Taubira de la création d’une nouvelle peine de probation comme l’une de ses « mesures phares » s’appuie sur la réflexion menée par un groupe de travail composé de professionnels de la justice auquel ont participé des membres de l’OIP. Il en est résulté un manifeste « pour une peine juste et efficace », décriant le « recours systématique à l’emprisonnement » au bénéfice d’une politique « articulée autour du développement de la probation et cantonnant l’enfermement aux cas les plus graves ». L’idée d’une peine de probation repose sur la nécessité d’une peine autonome, sans référence à l’emprisonnement, dont le contenu ne serait plus défini par des obligations (de soins, de travail…), mais fondé sur des méthodes éprouvées par la recherche internationale comme mieux à même d’accompagner les personnes vers une sortie de délinquance et une réinsertion.

    Cette proposition ne trouve son sens que dans le cadre d’une politique pénale « réductionniste », comme le défend la note du même groupe de travail, « Prévention de la récidive : sortir de l’impasse ». Elle promeut à la fois une dépénalisation de certaines infractions mineures engorgeant aujourd’hui le milieu ouvert, une peine de probation comme référence pour des infractions entraînant aujourd’hui l’exécution de courtes peines d’emprisonnement, et une diminution de la durée des plus longues peines d’emprisonnement à travers des sorties accompagnées en libération conditionnelle. Une telle politique est la seule à même de réduire la surpopulation carcérale, l’augmentation du nombre de places n’y parvenant jamais, comme le confirme le bilan des années Sarkozy.

    Oui, la désinflation carcérale doit être un but en soi, car c’est un moyen très efficace et beaucoup moins coûteux au service d’une fin qu’est la réduction de la récidive.

    #prison #OIP


  • Antoine Lazarus, un médecin spécialiste de la prison pour présider l’OIP

    Antoine Lazarus, un médecin spécialiste de la prison pour présider l’OIP
    PARIS, 15 juin 2012 (AFP) - Le professeur Antoine Lazarus, 71 ans, ancien médecin à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), a été élu à la tête de l’Observatoire international des prisons (OIP), a indiqué cette organisation vendredi dans un communiqué.
    Succédant à la journaliste Florence Aubenas, qui ne se représentait pas, il a été élu le 2 juin.
    Professeur émérite de santé publique et de médecine sociale à l’université Paris XIII, Antoine Lazarus fut, au début de sa carrière, médecin à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. A la même époque, il a créé le Groupe multiprofessionnel des prisons (GMP), qui met en relation des travailleurs de la justice pénale, « pour lutter contre le secret, l’arbitraire, et le rôle pathogène de la prison ».
    Il a participé en 1990 à la fondation de l’OIP, dont la section française a vu le jour en 1996 avec pour vocation de « défendre la dignité et les droits fondamentaux des personnes incarcérées ».
    Il entend élargir la réflexion de l’OIP aux « inégalités sociales de risques de délinquance et d’emprisonnement », précise le communiqué, qui relève « la confusion croissante entre la contrainte pénale et la contrainte psychiatrique, à l’heure où la médecine doit résister à une assignation insistante à exercer un rôle d’auxiliaire de justice et d’expert judiciaire ».
    L’OIP a également élu l’avocat Etienne Noël aux fonctions de secrétaire national. Inscrit au barreau de Rouen, ce militant des droits des détenus, membre de longue date de l’OIP, a obtenu de nombreuses condamnations de l’Etat pour conditions de détention contraires à la dignité humaine.
    smk/jag/er

    #prison #OIP #justice


  • L’OIP interpelle les candidats sur la situation « hautement préoccupante » des prisons françaises
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/04/30/l-oip-interpelle-les-candidats-sur-la-situation-hautement-preoccupante-des-p

    L’OIP interpelle les candidats sur la situation « hautement préoccupante » des prisons françaises

    A une semaine du second tour de l’élection présidentielle, l’Observatoire international des prisons (OIP) a décidé d’interpeller Nicolas Sarkozy et François Hollande sur la situation carcérale. Une question qui, comme le note l’OIP, « n’aura pas fait l’objet de débats pendant la campagne ».
    Dans un courrier transmis aux candidats, l’Observatoire s’interroge sur les dispositions ou réflexions qu’ils souhaitent engager « dans la perspective d’une limitation du recours à l’emprisonnement, mais aussi du respect du droit à la dignité pour toute personne détenue ». Il prévient que le futur président aura à faire face à une « situation hautement préoccupante », conséquence d’un « niveau de surpopulation jamais atteint ».

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    #prison #OIP

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  • Maison d’arrêt de Sequedin : Incarcération pour des faits mineurs d’un jeune schizophrène au risque d’entraîner une aggravation de son état mental
    http://www.oip.org/index.php/component/content/article/985

    Maison d’arrêt de Sequedin : Incarcération pour des faits mineurs d’un jeune schizophrène au risque d’entraîner une aggravation de son état mental

    Atteint d’une psychose schizophrénique, M.E. a été incarcéré le 20 janvier 2012 à la maison d’arrêt de Sequedin, plus de dix mois après sa condamnation à quatre mois de prison ferme. Les faits d’outrage et de menaces à l’encontre des forces de l’ordre remontent au mois de novembre 2010 et ont été commis sous l’empire d’une décompensation psychotique. Alors que, depuis un an, son état s’était très nettement amélioré, ses proches et les soignants qui l’accompagnent craignent que cette incarcération ne viennent engendrer une nouvelle décompensation.❞

    #prison #psychiatrie #OIP


  • Conditions de détention indignes en Guadeloupe
    http://www.oip.org/index.php/component/content/article/987

    Conditions de détention indignes en Guadeloupe

    Après le centre pénitentiaire de Baie-Mahault*, c’est la maison d’arrêt de Basse-Terre qui est épinglée dans un rapport d’expertise concernant la vétusté, la promiscuité et le manque d’hygiène imposés aux personnes détenues. Désigné dans le cadre d’un recours déposé par quatre personnes détenues pour conditions d’hébergement indignes auprès du Tribunal administratif de Basse-Terre, cet expert s’est rendu le 29 septembre 2011 à la maison d’arrêt pour dresser le constat de leurs conditions matérielles de détention. Il a remis son rapport le 14 décembre 2011.❞

    #prison #conditions_détention #OIP


  • Détenus privés de liens familiaux suite à leur transfert de la Martinique vers la Guadeloupe
    http://www.oip.org/index.php/communiques-2011/955-detenus-prives-de-liens-familiaux-suite-a-leur-transfert-de-la-martinique-v

    Transférés du centre pénitentiaire de Ducos (Martinique) à celui de Baie-Mahault (Guadeloupe) sans notification écrite préalable ni possibilité de refus , trois détenus martiniquais se voient privés depuis plusieurs mois de toute visite de leurs proches.❞

    #prison #OIP #liens_familiaux❞❞


  • Les expertises psychiatriques : un « frein injustifié » aux aménagements de peine au centre de détention de Roanne (Loire)
    http://www.oip.org/index.php/actualites/55/940

    Un seul expert psychiatre dans le ressort du tribunal de grande instance de Roanne, des procédures pour obtenir l’organisation d’une expertise psychiatrique confuses, une absence parfois totale d’information par les services concernés : autant d’obstacles que doivent affronter les condamnés du centre de détention de Roanne (Loire) pour pouvoir sortir de prison en aménagement de peine.

    #prison #aménagement-de-peine #OIP