organization:al-qaeda

  • Une façon de lire cette dépêche circule : dans les combats qui opposaient des soldats syriens et Al Qaeda pour le contrôle d’un poste frontière, Israël a choisi de bombarder les soldats syriens, permettant ainsi à Al Qaeda de prendre le contrôle du point de passage entre un territoire contrôlé par Israël et la Syrie.
    Syrie : l’unique passage menant au Golan tombe aux mains des rebelles
    http://www.france24.com/fr/20140827-passage-menant-golan-tombe-mains-rebellion-syrienne-israel-syrie

    L’unique point de passage entre Israël et la Syrie est le théâtre de nouveaux affrontements. Mercredi 27 août, la branche syrienne d’Al-Qaïda et des groupes rebelles ont pris à l’armée syrienne le passage de Qouneitra, reliant la partie syrienne du plateau du Golan à celle occupée par Israël. Les combats ont fait plus de 20 morts parmi les soldats syriens et quatre parmi les rebelles, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

    « Le Front Al-Nosra et d’autres groupes rebelles ont pris le passage de Qouneitra et les combats avec l’armée syrienne continuent de faire rage dans les environs », a précisé le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. Al-Nosra et différents groupes rebelles ont annoncé le jour même le lancement de la bataille de « libération » de ce point stratégique. Puis des groupes rebelles, dont le Front des révolutionnaires de Syrie (non islamiste), ont tweeté la « libération » du passage.

    […]

    Lors des combats, un soldat israélien a été blessé par des tirs en provenance de Syrie, selon une porte-parole de Tsahal, qui a « bombardé deux positions de l’armée syrienne dans le plateau du Golan syrien », a indiqué un communiqué.


  • Iraq: on the frontline with the Shia fighters taking the war to Isis | World news
    http://www.theguardian.com/world/2014/aug/24/iraq-frontline-shia-fighters-war-isis/print

    In Baghdad a senior Shia politician, whose own party has started arming and equipping a militia force of its own, said that he feared the Shia were becoming as radical as the enemy they were fighting. "We are in the process of creating Shia al-Qaida radical groups equal in their radicalisation to the Sunni Qaida.

    “By arming the community and creating all these regiments of militias, I am scared that my sect and community will burn. Our Shia project was building a modern, just state but now it’s all been taken by the radicals. Think of 20 years ahead – these are all schools graduating militias, creating a mutant that is killing people, that is amassing weapons. Where will they go when the fight is over here? They will take their wars and go to Saudi and Yemen. Just like the Sunni jihadis migrated, so will the Shia militias.”


  • ISIS Atrocities Started With Saudi Support for Salafi Hate - Ed Husain
    http://www.nytimes.com/2014/08/23/opinion/isis-atrocities-started-with-saudi-support-for-salafi-hate.html

    Let’s be clear: Al Qaeda, the Islamic State in Iraq and Syria, Boko Haram, the Shabab and others are all violent Sunni Salafi groupings. For five decades, Saudi Arabia has been the official sponsor of Sunni Salafism across the globe.


  • Khaleej Times - 21 August, 2014

    A Kuwaiti, Hajjaj bin Fahd Al-Ajmi, considered a financier of Al-Nusra Front, a Syrian rebel group linked to Al-Qaeda, was arrested yesterday on his return from a visit to Qatar, activists said.

    They said on Twitter that Ajmi, 26, was arrested at Kuwait airport.

    The UN Security Council last Friday placed Ajmi and five other Islamists on an Al-Qaeda sanctions list, imposing a travel ban and assets freeze. They are accused of providing money, fighters and weapons to extremist groups.

    In early August, the United States also imposed sanctions on Ajmi and two other Kuwaitis for allegedly raising money for Al-Nusra Front.


  • Quand le front Al Nusra était « pathétique » ou pourrait être « une manipulation du régime » (archives mars 2012) : Les Echos - L’islam dans la révolution syrienne : 3 questions à Thomas Pierret
    http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2012/03/27/cercle_45041.htm

    Ayman al-Zawahiri a déclaré qu’il soutenait la révolution syrienne. En outre, un groupe djihadiste, Jabhat Al-Nusra Li-Ahl Al-Sham, s’est récemment constitué et des rumeurs circulent au sujet de la libération d’Abu Musab al-Suri. Faut-il craindre que la Syrie devienne un nouveau front d’Al-Qaida ?

    La question est éminemment politique puisque le régime syrien use de cette thématique pour délégitimer l’opposition. Après son échec en Irak, il est logique qu’Al-Qaida cherche en Syrie un nouveau terrain de djihad. De ce point de vue, le pays constitue une cible idéale puisqu’un mouvement de contestation majoritairement sunnite y est écrasé dans le sang par un régime alaouite et allié à l’Iran chiite, le tout sous le regard impuissant des pays occidentaux. Malgré cela, Al-Qaida n’est pas (encore ?) devenue un acteur significatif dans le conflit. L’écrasante majorité des opérations menées contre les forces du régime le sont par des brigades se réclamant de l’Armée syrienne libre. Or ces dernières usent d’une symbolique islamo-nationaliste très différente du salafisme-djihadisme d’Al-Qaida. Les efforts de Jabhat al-Nusra (« le Front du soutien ») pour se donner une présence médiatique sont pour l’instant pathétiques : il s’agit d’une une poignée de vidéos de mauvaise qualité et contenant peu d’images originales, si bien qu’elles ne permettent pas de lever les doutes concernant la réalité de cette organisation. L’administration américaine a pointé Al-Qaida du doigt suite aux attentats menés contre les sièges des renseignements syriens à Damas et Alep en décembre et janvier dernier. Les Américains ne savent en réalité pas grand-chose des responsables de ces attentats et l’accusation paraît surtout destinée à permettre à Washington de se laver les mains du dossier syrien. Al-Qaida est certes un coupable potentiel mais les attaques peuvent tout aussi bien être le fait d’opposants non djihadistes. On ne peut pas non plus exclure une manipulation du régime sur le modèle algérien.

    Utilisé dans la théorie du complot de Burgat/Caillet publiée par l’Ifpo en juin 2012, (re)signalée récemment par @souriyam :
    http://seenthis.net/messages/286112#message286294


  • Obama déclare la guerre au Daash (EIIL ou ISIS)
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article2255

    Apparu en 2006, dans les zones autour de Bagdad, comme un groupe irakien mineur et localement confiné à la capitale, menant la lutte contre les troupes britanniques et américaines, arrivées avec l’invasion en 2003, l’EIIL s’est toujours revendiqué d’Al-Qaïda. La proclamation du Califat « EIIL » est aussi la déclaration d’une base ouverte pour tous les terroristes… Les combattants islamistes transitent en se déplaçant dans les organisations régionales. L’ISIS (EIIL et Daash) est devenu l’une des plus (...)

    Monde, informations, actualité, international, politique, relations, diplomatie, affaires étrangères,

    / Terrorisme , islamisme , Al-Qaeda , politique , , #Irak,_prison,_pétitions,_chiite,_sunnite,_journaliste, Obama, USA, Israël, Proche-Orient, Palestine , Afrique, Monde Arabe, islam, Maghreb, (...)

    #Monde,informations,_actualité,_international,_politique,_relations,_diplomatie,_affaires_étrangères, #Terrorisme_,_islamisme,Al-Qaeda,politique, #Obama,_USA,_Israël,_Proche-Orient,_Palestine #Afrique,_Monde_Arabe,_islam,_Maghreb,_Proche-Orient,


  • En toute logique, la France a livré plus d’armes à Al Qaeda et ses alliés en Syrie qu’à… l’armée libanaise.

    Hollande confirme la livraison d’armes aux rebelles en Syrie
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/08/20/97001-20140820FILWWW00093-hollande-confirme-la-livraison-d-armes-aux-rebell

    Dans un entretien au Monde, le président de la République confirme pour la première fois que la France à soutenu la « rébellion syrienne démocratique » en lui livrant des armes. Il s’agit de "matériel conforme aux engagements européens", selon le président, qui avait livré des armes « de même nature » aux Kurdes d’Irak récemment.

    (Évidemment, un journaliste pas trop hargneux aurait pu demander au président d’expliciter de qui il parle, quand il évoque une « rébellion syrienne démocratique ».)


  • Israeli propaganda starts to wear thin | Opinion , Columnist | THE DAILY STAR
    http://www.dailystar.com.lb/Opinion/Columnist/2014/Aug-18/267484-israeli-propaganda-starts-to-wear-thin.ashx#axzz3AmMxZhbl

    Resisting and reversing Israeli actions forms the core of Hamas’ and Hezbollah’s strategies, therefore the Israeli spin masters try at all costs to prevent anyone abroad from seeing these Lebanese and Palestinian groups as having been born primarily to fight back against Israel’s excessive occupation and colonization. The easiest way to do this in the fact-light minds of many Western citizens and politicians is simply to associate Hamas and Hezbollah with Al-Qaeda, ISIS and the Taliban.


  • Ça pique les yeux à force : à aucun moment l’article de l’AFP, pourtant repris partout, n’essaie de dire qui sont ces rebelles à Alep.
    Syrie : la survie des rebelles mise à mal dans la bataille du Nord
    http://www.lepoint.fr/monde/syrie-la-survie-des-rebelles-mise-a-mal-dans-la-bataille-du-nord-17-08-2014-

    La rébellion syrienne soutenue par les Occidentaux joue sa propre survie face à l’avancée à la fois des djihadistes et des troupes de Bachar el-Assad vers ses bastions dans la région septentrionale d’Alep, selon analystes et opposants.

    Est-ce qu’il ne s’agirait pas du Front islamique, de l’armée des Moudjahidine et du Front al Nusra, c’est-à-dire Al Qaeda et ses alliés réunis dans le groupement Ahl Al-Sham (pour « combattre le régime nusayrite » annonçait la formation).

    En gros : à chaque fois qu’un article se contente d’énoncer « la rébellion syrienne » ou « les rebelles syriens », sans nommer aucun groupe, il est certain qu’on se moque du monde.

    Ici, pour bien marquer le différence entre (nos alliés d’)Al Qaeda et (les méchants d’)ISIS, on est obligé de définir ISIS comme un « groupe ultra-radical » (Al Qaeda étant donc un groupe modérément-radical ?).

    Sinon, au cas où tu n’aurais pas encore l’impression de te faire promener, en mai dernier (il y a 3 mois tout juste), « la rébellion » annonçait qu’elle était « sur le chemin de la victoire » à Alep : Ahl Al-Sham operations room… When the rebels turned the tables of Assad’s siege on Aleppo
    http://lecourrierdumaghrebetdelorient.info/syria/syria-ahl-al-sham-operations-room-when-the-rebels-t

    In Aleppo, things started to change in the rebels’ favor, with striking development of military operations in Ramouseh, that fell between overnight, hence constituting a strong shock to the system and its supporters, as well as cutting across the main supply artery to the areas controlled by the regime in Aleppo. Assad’s forces did not react following the shock of Ramouseh until the rebels started attacking the strategically located village of Fidan, which cuts off the regime’s supply line reaching the city of Sefira in the East.

    The magic is turning against the magician – after desperate attempts of the regime to besiege Aleppo, it ended up with a siege on the regime itself and the Lebanese militias (Hezbollah), the Iraqi and Iranian forces that support Assad.

    […]

    Organization and coordination were and are still not the most important consideration of all revolutionaries in Syria. But once they are achieved, Syrians will step onto the road to victory.


  • Décembre 2012, Fabius défend al-Qaeda/al-Nosra parce que, « sur le terrain, ils font du bon boulot » :
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/12/13/syrie-pression-militaire-et-succes-diplomatique-pour-les-rebelles_1805889_32

    En revanche, la décision des Etats-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l’opposition. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que « tous les Arabes étaient vent debout » contre la position américaine, « parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot ». « C’était très net, et le président de la Coalition était aussi sur cette ligne », a ajouté le ministre.

    Évidemment, après cela, il est de bon ton de se moquer du petit peuple (notamment arabe) qui croit aux théories du complot.



  • #vidéo The Spread of the Caliphate: The Islamic State (Part 1)

    The Islamic State, a hardline Sunni jihadist group that formerly had ties to al Qaeda, has conquered large swathes of Iraq and Syria. Previously known as the Islamic State of Iraq and Syria (ISIS), the group has announced their intention to reestablish the caliphate and declared their leader, the shadowy #Abu_Bakr al-Baghdadi, as the caliph.

    Flush with cash and US weapons seized during recent advances in Iraq, the Islamic State’s expansion shows no sign of slowing down. In the first week of August alone, Islamic State fighters have taken over new areas in northern Iraq, encroaching on Kurdish territory and sending Christians and other minorities fleeing as reports of massacres emerged.

    Elsewhere in territory it has held for some time, the Islamic State has gone about consolidating power and setting up a government dictated by #Sharia law. While the world may not recognize the Islamic State, in the Syrian city of #Raqqa, the group is already in the process of building a functioning regime.

    VICE News reporter Medyan Dairieh spent three weeks embedded with the Islamic State, gaining unprecedented access to the group in Iraq and Syria as the first and only journalist to document its inner workings. In part one, Dairieh heads to the frontline in Raqqa, where Islamic State fighters are laying siege to the Syrian Army’s division 17 base.

    https://www.youtube.com/watch?v=bsCZzpmbEcs

    #Syrie #ISIS #califat #Etat_islamique #djihadisme #sunnites


  • Jean-Pierre Filiu : « L’État Islamique agit comme un rouleau compresseur »

    http://www.lefigaro.fr/international/2014/08/08/01003-20140808ARTFIG00329-jean-pierre-filiu-l-etat-islamique-agit-comme-un-

    « La vision consistant à penser que les dictateurs sont un rempart contre al-Qaida est erronée et dangereuse. Car, à la fin, on a tout : les dictateurs et al-Qaida. »

    Jean-Pierre Filiu est professeur à Sciences Po, spécialiste du Moyen-Orient et auteur, entre autres livres, de Je vous écris d’Alep (Denoël).

    LE FIGARO. - Qu’est-il en train de se passer aujourd’hui en Irak ?

    Jean-Pierre FILIU .- C’est la continuation d’une campagne structurée, planifiée et ordonnée par l’État islamique. Elle a commencé le 10 juin avec la chute de Mossoul, s’est poursuivie par l’instauration du califat puis par l’expulsion des chrétiens, des yazidis et d’autres minorités. Comme les avances de l’État Islamique (EI) n’ont pas été contrées, les djihadistes ont pu mener des opérations simultanées sur les fronts kurde et gouvernemental. Chaque « razzia » alimente l’offensive suivante en permettant aux combattants de s’emparer de nouveaux stocks d’armes. L’armée irakienne étant incapable de réagir et les Kurdes pas encore en mesure de le faire, ça va continuer. La stratégie d’al-Baghdadi a été d’instaurer un califat à cheval sur la Syrie et l’Irak, en utilisant ce qu’on appelle le « management de la terreur ». Aucune armée ne peut lutter lorsque des vagues humaines, mues par la peur, se replient sur les lignes de défense. Quand l’État islamique se concentre sur un objectif, il agit comme un véritable rouleau compresseur.

    http://www.lefigaro.fr/medias/2014/08/08/PHO64297948-1f1f-11e4-8e92-821eb844eaeb-805x453.jpg

    #irak #syrie #isil #eiil

    • Je découvre l’État islamique. Merde, je pensais avoir Internet et être connectée à seenthis pendant mon voyage !

      Abou Bakr al-Baghdadi, alias calife Ibrahim de l’Etat islamique - MFI - RFI
      http://www.rfi.fr/mfi/20140718-syrie-irak-abou-bakr-al-baghdadi-calife-etat-islamique

      A quoi correspond le califat de l’Etat islamique ?
      Alors, pour le moment, il est beaucoup plus petit que les califats historiques. Il s’étend à cheval sur la Syrie et l’Irak, entre Alep et la province de Diyala aux portes de Bagdad, sur un territoire grand comme la Jordanie. Une zone qui dispose aussi de nombreux puits de pétrole. C’est une remise en cause complète des frontières coloniales. Des frontières tracées par les accords Sykes-Picot en 1916 sur les ruines de l’empire ottoman. Pour ce qui est du fonctionnement du califat, on sait que la charia y est appliquée de manière très sévère. On y trouve aussi les prémices d’un Etat, à savoir des tribunaux, des impôts, un service de sécurité et même une aide sociale. Et c’est Abou Bakr al-Baghdadi qui occupe la fonction de calife, sous le nouveau nom de calife Ibrahim. Il se positionne donc en dirigeant politique et en commandeur des croyants. Tous les musulmans du monde sont appelés à lui prêter allégeance. Ceux qui refusent seront considérés comme des rebelles, et donc passibles de la peine de mort.

      Et c’est paraît-il un agent israélien. Ben alors, il s’en passe de belles.

    • Je l’ai déjà écrit plusieurs fois : cette histoire de « révélations » de Snowden à Fars News, c’est du bidon. (Mais à l’inverse, Filiu et ses théories sur « les dictateurs et Al Qaeda », ça commence à faire pitié.)

    • Oui, en plus il a une rolex au poignet. La preuve. L’idée c’est qu’il attire dans son coin tous les djihadistes, tel un joueur de flûte de Hamelin, pour que les USA et Israël puissent faire un grand coup de filet. Bon, je vous laisse, j’ai la saison 3 de Homeland qui m’attend.

    • Juste pour la Rolex, je crois me souvenir que cela a été démenti !
      « Pitoyable », je n’utiliserais pas ce mot, publiquement du moins, mais il y a des choses que je n’ai jamais pu encaisser, en particulier sa comparaison Syrie/Guerre d’Espagne (http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/04/02/la-syrie-est-notre-guerre-d-espagne_3152041_3232.html).
      Filiu, et bien d’autres avec lui, intervient résolument comme militant sur cette question (et sur d’autres). C’est son droit le plus strict, mais cela me paraît poser d’importantes questions, surtout pour ceux qui appartiennent à cette (objectivement très bizarre) profession des « spécialistes du monde arabe »... Si leur positionnement n’a jamais très facile ni évident, il me paraît de plus en plus intenable désormais. Ils ne sont pas les seuls, les journalistes « envoyés spéciaux » sont probablement plus critiquables encore, mais leur procès est connu, et souvent fait. Ce n’est pas le cas des « spécialistes », dont les liens institutionnels, idéologiques et autres demeurent largement hors-champ, au profit d’une supposée compétence que l’altère jamais aucun autre intérêt, ou pour être plus gentil, aucune autre « stratégie ». Comme tout discours, il conviendrait que celui des « spécialistes du monde arabe » soit soumis à l’analyse, aussi objective que possible... Mais les rares fois où cela est fait, c’est sur un mode très polémique, qui se place lui-même dans le même type de positionnement (je pense à Asad AbuKhalil pour les USA, ou à Roger Nabaa dans le domaine francophone). La figure publique d’un Gilles Kepel - avec un site dédié à sa médiatisation (http://gilleskepel.tumblr.com) - offrirait par exemple un très riche terrain d’étude. Je lis ainsi son dernier titre, « Passion arabe. Journal 2011-2013 », comme une sorte d’extraordinaire retournement où l’objet, le monde arabe, est devenu faire-valoir du vrai sujet, l’auteur de ces « écrits au jour le jour puis polis et enrichis au cabinet de travail, [qui] aboutissent à ce beau livre, où l humeur vagabonde du randonneur le dispute à l’oeil acéré du chroniqueur, au savoir de l’orientaliste et à la plume de l écrivain, le tout dans une forme alerte et vive, celle même du journal. » (!)

    • C’était une quoi alors ;-) ?
      http://image.almanar.com.lb/french/edimg/2014/MondeArabe/Irak/Baghdadi_Rolex1.jpg
      C’est dingue que sur tant de sujets les universitaires soient si attentifs/ves à ne pas sortir de leur champ de compétences, ne pas user de métaphore, ne pas généraliser, au point que des fois c’est compliqué d’en solliciter qui osent théoriser un peu, alors que sur ce sujet il y a des comparaisons aussi hasardeuses. Je ne sais pas ce que la guerre d’Espagne a en commun avec la Syrie (si je me souviens bien, Franco avait fait un coup à l’encontre d’un gouvernement élu deux ans plus tôt), mais c’est clairement un propos militant à la limite de la littérature, à la Malraux ou BHL.
      Remarque, dans le cas de Filiu, c’est pas l’université mais Sciences po. C’est pas sur les mêmes qualités qu’on y brille.

    • Al Quds hésite entre une Rolex et une Oméga, mais en connait la valeur (3500 livres sterling)…

      http://cdn.alquds.com/sites/default/files/styles/article_image/public/2014/7/7/01f13240_watch.jpg

      http://www.alquds.com/news/article/view/id/513170

      واكتشفت الصحيفة أن ساعة يد البغدادي إما أنها من طراز «روليكس» الفارهة، أو أنها من طراز «أوميغا»، مشيرة إلى أن ثمنها يبلغ نحو 3500 جنيه إسترليني (6 آلاف دولار)، إلا أن الصحيفة لم تتمكن من الجزم بشأن نوع الساعة التي كان يرتديها، مكتفية بالإشارة إلى أنها «تنتمي لواحدة من أشهر الماركات العالمية».


  • Discussion entre Aron Lund, Joshua Landis et Thomas Pierret sur Twitter, démontant l’idée selon laquelle Assad aurait boosté ISIS en Syrie en libérant des salafistes en 2011 :
    https://twitter.com/aron_ld/status/497060184444133376

    Je vous ai fait une traduction de l’échange. J’ai mis en gras trois informations qui sont généralement évacuées des discussions en France, parce qu’elles contredisent justement l’idée d’une manipulation machiavélique :

    Aron Lund : Cette idée qu’Assad a volontairement renforcé ISIS en libérant des salafistes en 2011 semble idiote. La plupart de ceux que l’on sait avoir été graciés sont maintenant au Front islamique, combattant contre l’État islamique.

    Thomas Pierret : L’hypothèse faite par le régime en 2011 était qu’ils allaient rejoindre les réseaux État Islamique/Al Qaeda. Il n’a pas anticipé les groupes moins radicaux tels que Ahrar/Suqur.

    Joshua Landis : Thomas, est-ce nous sommes certains de cela ?

    Thomas Pierret : Les calculs étaient certainement basés sur des réseaux existants, pas sur de nouveaux concepts tels que Ahrar, que personne ne pouvait anticiper.

    Aron Lund : On ne devrait probablement pas présumer de trop de plannification stratégique ni de contrôle, cependant. Certains islamistes ont peut-être été libérés dans le cadre d’une mesure d’administie plus large, d’autres spécifiquement pour semer la merde et radicaliser les rebelles, et il y a certainement aussi des éléments infiltrés. Mais il ne m’apparaît pas évident qu’il s’agit de quelque chose de plus planifié que cela.

    Thomas Pierret : Pas besoin de planification ou d’infiltrateurs. Dans le contexte d’une guerre civile imminente, les conséquences de ces libérations étaient prévisibles et attendues.

    Joshua Landis. Prévisible, mais tous étaient des prisonniers politiques. Les militants des droits de l’Homme demandaient leur libération. Même moi j’étais en faveur de cette libération.

    Thomas Pierret : La nature sélective des libérations (relâcher les jihadistes mais pas quelqu’un d’innoffensif comme Tel Maluhi par exemple) montre que c’était totalement de mauvaise foi.

    Aron Lund : Mais ce n’étaient PAS QUE des jihadistes. Par exemple Ali al-Abdullah et Muhannad Al-Hassani ont tous les deux été libérés lors de l’amnestie de juin. Le point, c’est que tout tout semble être intervenu en même temps : les amnesties, les libérations sélectives, la politique chaotique et réactive.

    Joshua Landis : Je pense que c’est une erreur d’attribuer trop de clairvoyance et de prévoyance à Assad et ses hommes, qui se sont trompés si souvent. Je penche pour la politique réactive.

    (Avertissement : c’est une traduction, et j’ai tenté de rendre l’ensemble plus fluide que les messages en 140 caractères de Twitter. Le lecteur est donc invité à se baser sur les messages originaux référencés s’il veut reprendre ces messages.)


  • Barack Obama’s Secret Terrorist-Tracking System, by the Numbers - The InterceptThe Intercept
    https://firstlook.org/theintercept/article/2014/08/05/watch-commander

    Of the 680,000 people caught up in the government’s Terrorist Screening Database—a watchlist of “known or suspected terrorists” that is shared with local law enforcement agencies, private contractors, and foreign governments—more than 40 percent are described by the government as having “no recognized terrorist group affiliation.” That category—280,000 people—dwarfs the number of watchlisted people suspected of ties to al Qaeda, Hamas, and Hezbollah combined.

    https://prod01-cdn02.cdn.firstlook.org/wp-uploads/sites/1/2014/08/shrug_chart_final1.jpg

    • Spy Agency Stole Scoop From Media Outlet And Handed It To The AP
      http://www.huffingtonpost.com/2014/08/05/terror-watch-list_n_5651757.html

      After the AP story ran, The Intercept requested a conference call with the National Counterterrorism Center. A source with knowledge of the call said that the government agency admitted having fed the story to the AP, but didn’t think the reporter would publish before The Intercept did. “That was our bad,” the official said.

      Asked by The Intercept editor John Cook if it was the government’s policy to feed one outlet’s scoop to a friendlier outlet, a silence ensued, followed by the explanation: “We had invested some quality time with Eileen," referring to AP reporter Eileen Sullivan, who the official added had been out to visit the NCTC.

      “After seeing you had the docs, and the fact we had been working with Eileen, we did feel compelled to give her a heads up,” the official said, according to the source. “We thought she would publish after you.”

      According to the source, Cook told the official that in the future the agency would have only 30 minutes to respond to questions before publication.


  • Attention, « “terroristes” » prend encore un sens nouveau. Après les « “terroristes” » qui font sauter des voitures en pleine ville mais ne sont des terroristes qu’au sens du régime syrien, voici donc Al-Qaeda et ISIS qui ne sont terroristes que dans « le vocabulaire du régime ».

    http://www.ouest-france.fr/liban-au-moins-50-jihadistes-tues-par-les-troupes-syriennes-2737162

    « Au moins 50 combattants du (groupe ultra-radical) l’Etat islamique (EI) et du Front al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaïda) ont été tués […] »

    […]

    Dans le vocabulaire du régime, le mot « terroriste » s’applique à tous les rebelles qui le combattent.

    Je sais pas, moi, personne ne relit jamais ces bêtises ? C’est un automatisme de leur traitement de texte qu’ils ne peuvent plus désactiver ?


  • Une petite femme pas comme les autres !
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article2235

    N’avez-vous pas vu ce beau brin de fille qui, affrontant seule avec courage et détermination, des monstres islamistes obscurantistes, se lance à corps perdu dans un combat que des hommes de poids semblaient pourtant fuir désespérément pour ne pas s’y faire mordre… Eh bien ! voila en effet une petite femme, un prodige, une surdouée phénoménale, née au sein des montagnes arides et des islamistes au cœur d’airain. Une petite fille qui a osé avec audace prendre en main, la lutte contre les ténèbres, (...)

    Monde, informations, actualité, international, politique, relations, diplomatie, affaires étrangères,

    / Terrorisme , islamisme , Al-Qaeda , politique (...)

    #Monde,informations,_actualité,_international,_politique,_relations,_diplomatie,_affaires_étrangères, #Terrorisme_,_islamisme,Al-Qaeda,politique,_


  • Ici, le courant du Futur fait savoir qu’il trouverait insupportable que l’armée libanaise combatte contre Nusra-Al-Qaeda et contre ISIS. (Les mêmes prétendent que Nusra et ISIS sont en réalité des produits du régime syrien.)

    Hezbollah, Syrian regime battle rebels in northeast Lebanon
    http://www.dailystar.com.lb/News/Lebanon-News/2014/Jul-31/265551-hezbollah-syrian-regime-battle-rebels-in-northeast-lebanon.ashx

    Most of the fighters belong to the Al-Qaeda affiliate, the Nusra Front, the security source said. But some of the fighters are believed to have pledged allegiance to the Al-Qaeda splinter group the Islamic State of Iraq and Greater Syria (ISIS), after its advances in Iraq.

    […]

    Labweh’s mayor Ramez Amhaz told The Daily Star that a coordinated push including Hezbollah, the Syrian and the Lebanese armies targeting armed groups in the mountainous terrain surrounding the town of Arsal is being planned, but declined to specify the time of the operation. He said efforts were underway to ensure that Arsal was not involved or affected by the operation.

    Word of the campaign provoked a response by the Future Movement’s coordinator in Arsal Bakr Hujeiri, who said the Lebanese Army must explain if it is fighting in an alliance with the Syrian regime and Hezbollah.


  • Paying Ransoms, Europe Bankrolls Qaeda Terror
    By RUKMINI CALLIMACHI JULY 29, 2014
    http://www.nytimes.com/2014/07/30/world/africa/ransoming-citizens-europe-becomes-al-qaedas-patron.html
    https://mobile.twitter.com/HannahOlivennes/status/494385187267289089/photo/1

    https://pbs.twimg.com/media/BtxotSPCAAI0GMy.png

    While European governments deny paying ransoms, an investigation by The New York Times found that Al Qaeda and its direct affiliates have taken in at least $125 million in revenue from kidnappings since 2008, of which $66 million was paid just last year.

    In news releases and statements, the United States Treasury Department has cited ransom amounts that, taken together, put the total at around $165 million over the same period.

    These payments were made almost exclusively by European governments, who funneled the money through a network of proxies, sometimes masking it as development aid, according to interviews conducted for this article with former hostages, negotiators, diplomats and government officials in 10 countries in Europe, Africa and the Middle East. The inner workings of the kidnapping business were also revealed in thousands of pages of internal Qaeda documents found by this reporter while on assignment for The Associated Press in northern Mali last year.

    #rançons


  • L’argent du pétrole alimente désormais directement l’État islamique...

    The Islamic State Is the Newest Petrostate

    http://www.foreignpolicy.com/articles/2014/07/28/baghdadis_hillbillies_isis_iraq_syria_oil_terrorism_islamic_state

    REPORT
    The Islamic State Is the Newest Petrostate
    The Islamic State, the world’s richest terror group, is reaping millions of dollars a day from selling stolen oil to shady businessmen across the Middle East.

    BY KEITH JOHNSON JULY 28, 2014


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    IRAQ
    ENERGY
    OIL
    SYRIA
    MIDDLE EAST
    The homicidal maniacs of the Islamic State, like many shady and not-so-shady groups before it, are apparently getting into the oil business. And it seems to suit them as they reportedly are making millions of dollars per day off of it.
    The militants who have conquered broad swaths of Iraq and Syria are turning to good old-fashioned crime — oil smuggling, in this case — to underwrite its main line of work. The money it can earn from illicit oil sales further bolsters the group’s status as one of the richest self-funded terrorist outfits in the world, dependent not on foreign governments for financial support but on the money its reaped from kidnappings and bank robberies. The group has also managed to steal expensive weaponry that the United States had left for the Iraqi military, freeing it from the need to spend its own money to buy such armaments.
    But even the millions of dollars a day that the Islamic State seems to be raking in by trucking stolen oil across porous borders is not enough to meet the hefty obligations created by the group’s own headlong expansion. Taking over big chunks of territory, as in eastern Syria and in northern Iraq, could also leave it forced to take on the sorts of expensive obligations — such as paying salaries, collecting the trash, and keeping the lights on — usually reserved for governments.
    “They’ve gone from being the world’s richest terrorist organization to the world’s poorest state,” said Michael Knights, a Middle East expert at the Washington Institute for Near East Policy.
    “They’ve gone from being the world’s richest terrorist organization to the world’s poorest state,” said Michael Knights, a Middle East expert at the Washington Institute for Near East Policy.
    As with much of what the Islamic State purportedly does, the group’s actual role in trading illicit Syrian and Iraqi oil is hard to pin down. The Islamic State seemingly controls the majority of Syria’s oil fields, especially in the country’s east; human rights observers say 60 percent of Syrian oil fields are in the hands of militants or tribes. The Islamic State also seems to have control of several small oil fields in Iraq as well, though reports differ on whether most of those wells are capped or whether the Islamists are producing and shipping serious volumes of stolen Iraqi oil across the border.
    In all, energy experts estimate that illicit production in Iraq and Syria — largely by the Islamic State — is north of 80,000 barrels a day. That’s a tiny amount compared with stable oil-producing countries’ output, but it is a lot of potentially valuable oil in the hands of a group that even al Qaeda considers beyond the pale.
    If that oil fetched global market prices, it would be worth a small fortune: $8 million a day. But as the Sunni militant group’s new neighbors in Iraqi Kurdistan have discovered, it’s not easy to get top dollar for what many consider black-market oil. The Islamic State allegedly sells much of its production to middlemen in Syria, who then bring it to refineries in Turkey, Iran, or Kurdistan.
    That oil is essentially fenced and likely fetches only about $10 to $22 a barrel, said Valérie Marcel, an oil expert at Chatham House in London. Crude trades just above $100 a barrel in New York and London.
    In Iraq, the Islamic State apparently cut out middlemen and uses its own fleet of tankers, which means it can reap between $50 and $60 a barrel, Marcel said. Other reports put the terrorist group’s Iraqi oil proceeds as low as $25 a barrel.
    “They’re taking a massive discount, and they’re only achieving a small fraction of the value” of the oil, the Washington Institute’s Knights said. Altogether, the group’s oil smuggling could be generating on the order of $1 million to $2 million a day. Other analysts say the Islamic State’s oil income could be as much as $3 million a day.
    The United Nations is taking notice. On Monday, July 28, it warned countries against buying oil from militants in Iraq or Syria, saying that such purchases would violate U.N. sanctions on the terrorist group.
    With the Islamic State at the helm, that oil boom certainly won’t last forever. The old oil fields in Syria and Iraq need lots of care, such as injections to keep the pressure up and output reliable; the lack of trained technicians and the frequent turnover have been a nightmare for proper reservoir management and will ultimately lower future output at those fields, Marcel said.
    Still, all else being equal, that kind of control over oil fields, oil revenues, and petroleum products would be a financial shot in the arm for any terrorist outfit. Control of oil products, from gas canisters needed for cooking to fuel needed for transport, gives the group additional local leverage. And the revenue bolsters the Islamic State’s ability to recruit and pay fighters and to buy weapons.
    However, that money is also desperately needed to cover the salaries of public workers in places the militants now occupy. Providing basic public services to show that they can do more than conquer and crucify, but can govern to a limited extent, also costs money. Serving as an unelected proxy for ousted or absent governments has long been a way for Islamist groups, from Hezbollah to Hamas, to broaden popular support.
    “They need to keep their war machine going, but they also need to govern, and that’s costing them money,” said Daveed Gartenstein-Ross, a terrorism expert at the Foundation for Defense of Democracies. He estimates that most of the oil revenue is quickly spent pacifying restless tribal leaders, bribing coalition partners, and paying to keep functional the basic sinews of daily life.
    “If they don’t make happen the things that people are used to see happening, their rule is going to look really, really bad,” he said.
    Here’s the thing about the Islamic State’s newfound oil wealth: Big money is not unique among terrorist groups, and in this case, it’s probably not enough.
    Here’s the thing about the Islamic State’s newfound oil wealth: Big money is not unique among terrorist groups, and in this case, it’s probably not enough.
    Oil money is just one slice of an illicit pie funding the group. In Syria and Iraq, protection rackets, extortion, local taxes, and other forms of smuggling all pour millions of dollars into the Islamic State’s coffers. Brett McGurk, the State Department’s point man on Iraq, told Congress last week that even before the militants captured Mosul, Iraq’s second-biggest city, the group was raking in $12 million a month from illicit activities there.
    And in the pantheon of terrorist groups, none of which has conquered the world, top-line illicit revenues of a few hundred million dollars a year are not unusual. The U.S. government estimates that more than a score of the groups on its list of designated foreign terrorist organizations are deeply involved in transnational criminal activities.
    The Taliban in Afghanistan, for example, raked in between $100 million and $200 million annually from the drug trade and smuggling timber and minerals. Al Qaeda in the Islamic Maghreb took home dozens of millions of dollars a year from ransom kidnappings; over a decade, the group possibly netted as much as $200 million. Hezbollah took a page from The Sopranos and made a fortune off stolen or counterfeit cigarettes. Al-Shabab fueled its fight with proceeds from human trafficking, while cocaine money kept Colombia’s FARC in the field for decades.
    More importantly, the Islamic State’s access to some oil revenues pales in comparison with its obligations and points to the group’s longer-term vulnerabilities.
    Part of its illicit empire, such as extortion and shakedowns in towns across northern Iraq, is crumbling after Baghdad froze public salaries for those areas. That’s a double blow to the group: No local incomes to extort, and now the Islamic State has to pay the payroll tab itself. At the same time, the group’s barbarity, lack of outreach to even like-minded Salafi groups, and territorial overreach may have sown the seeds of its own downfall.
    “They’re overplaying their hand everywhere they have a hand, and that’s going to come back and hurt them,” Gartenstein-Ross said.
    Moreover, control of a few small oil fields that translates into heavily discounted smuggling revenues won’t be enough to give the Islamic State staying power.
    “They can bring power, fear, and intimidation, and they can even bring unsophisticated social services,” Knights said. “What they can’t do is bring the resources of the Iraqi state,” a $120 billion national budget underwritten by the nearly 3 million barrels of oil shipped daily out of southern Iraqi oil terminals.
    “Without that oil from Basra, then ISIS are just Palestinians,” Knights added.


  • Clashes kill 12 in southern #Yemen
    http://english.al-akhbar.com/content/clashes-kill-12-southern-yemen

    Two Yemeni soldiers and 10 jihadists were killed Sunday in attempted car bomb attacks on army posts and subsequent clashes in the southern province of Abyan, a military official said. He said dozens of suspected Al-Qaeda militants took part in simultaneous attacks on three army posts in the Mahfad area of Abyan. Two car bombs exploded before reaching their targets, while a third went off at the gate of a base, he added. “The alertness of the soldiers foiled the militants’ attempt to seize the military posts,” the official told AFP, declining to be named. read more


  • ’Qaeda’ suspects kill army officer in #South_Yemen
    http://english.al-akhbar.com/content/qaeda-suspects-kill-army-officer-south-yemen

    Al-Qaeda suspects on a motorbike shot dead an army officer Thursday in Lahij province of southern Yemen, a local security official said. The gunmen opened fire at Major Bilal Karo near his home in Thalab town, “immediately killing him,” the source said, adding that the militants “suspected of belonging to Al-Qaeda” fled on their motorbike. A medical source said Karo’s body was taken to Ibn Khaldoun hospital in the province. #motorbikes in the impoverished country have become a tool for hit-and-run shootings which have killed dozens of officials in past years. read more

    #AQAP


  • ‘Foreign Fighters’ for Israel -
    Les combattants étrangers en Israël

    The Washington Post
    By David Malet July 22
    http://www.washingtonpost.com/blogs/monkey-cage/wp/2014/07/22/foreign-fighters-for-israel

    The deaths on July 20 of two Americans serving in the Israel Defense Forces (IDF) provided an opening for critics of Israel to compare them to the foreign fighters of the Islamic State, formerly referred to as the Islamic State of Iraq and Syria (ISIS). Similar complaints have already called for other governments to criminalize volunteering for Israel to create equivalence to the prosecution of would-be jihadi Islamists. The IDF reports 4,600 foreign “Lone Soldiers” currently serving, over one-third of whom are American (it is unclear how many hold dual citizenship). Are IDF Lone Soldiers comparable to al-Qaeda-inspired jihadis or the volunteer brigades who joined the Spanish Civil War?

    The question hinges on both definitions and connotations of what a foreign fighter is. Consideration of foreign fighters by international security analysts is less than a decade old and, as political scientists inevitably do, researchers employ slightly varied definitions, so there are no universal criteria for identification. Crucially, however, most studies have assumed foreign fighters to be insurgents fighting against the government. Scholar on Islamist militant groups Thomas Hegghammer’s definition of foreign fighters specifically “excludes returning diaspora members,” and this would encompass Lone Soldiers such as Nissim Sean Carmeli, an Israeli-born Texan who was one of the Americans killed. No published academic definitions of foreign fighters would therefore include diaspora Jews fighting in the IDF.

    Beyond definitions, the term “foreign fighter” generally carries an implication of illegitimacy. In late 2001, al-Qaeda’s “foreign fighters” were shipped off to the Guantanamo Bay detention center in Cuba because they were regarded as both uniquely dangerous and uniquely “unauthorized enemy combatants.” They did not uphold international norms of citizenship and military allegiance, and stated that they in fact wished to destroy the international system itself. They were also not the primarily profit-seeking mercenaries already banned under international law.

    Nearly every academic study has focused exclusively on Sunni jihadis, some incorporating Islamism in their parameters, although counterterrorism and Middle East security expert Daniel Byman has recently examined the substantial number of pro-regime Shiite volunteers who arrived in Syria from elsewhere in the region. The phenomenon is far wider than just Islamists, however. In my book “Foreign Fighters,” I analyze the surprisingly common strategy of armed groups that persuade volunteers abroad that they have a duty to protect fellow members of a transnational group facing a threat to its survival. This approach has been used by ideological affiliations including the Communist International for the International Brigades, and by religious groups like the Catholic foreign fighters on the other side of the Spanish Civil War, who were told their souls would benefit from martyrdom for Christ. It also holds for ethnic groups like the nearly 200 Albanian-Americans who joined the Atlantic Brigades to fight for the Kosovo Liberation Army, and the European volunteers defending fellow White Anglo-Saxon Protestants in the Texas Revolution who outnumbered Texan-born fighters at the Alamo three-to-one. The particular identity of the group does not affect this approach to recruitment. Today it is being used by jihadis for the Islamic State and also pro-Russian fighters for the Orthodox Dawn in eastern Ukraine.


  • Lebanese soldier defects to al-Nusra Front
    http://english.al-akhbar.com/content/lebanese-soldier-defects-al-nusra-front

    A Lebanese army soldier defected to the al-Qaeda-linked al-Nusra Front after abandoning his post in the eastern town of #Ersal overnight Tuesday, security sources told Al-Akhbar. Atef Saadeddine left the army to join the jihadi group after making off with three M16 rifles, night vision goggles and a walkie-talkie, the sources said. Saadeddine’s disappearance was initially believed to have been the result of a kidnapping, but it was quickly deduced that he had left voluntarily.

    Rameh Hamieh

    read more

    #Lebanon


  • Three dead in clash between al-Qaeda gunmen and Yemeni army
    http://english.al-akhbar.com/content/three-dead-clash-between-al-qaeda-gunmen-and-yemeni-army

    Two Yemeni soldiers and a suspected Al-Qaeda gunman have been killed in a clash following an ambush in the southern province of Shabwa, security and tribal sources said on Friday. The gunmen ambushed an army vehicle late Thursday on the main road in al-Aram, a security official said, adding that the soldiers fired back at the assailants. He said two soldiers were killed in the confrontation and another was wounded. A tribal source, meanwhile, said that one attacker was shot dead in the clash and four were wounded. read more

    #Yemen