organization:banque de france


  • La BCE aurait-elle perdu le contrôle de la création monétaire en zone euro ?
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130422trib000760997/la-bce-aurait-elle-perdu-le-controle-de-la-creation-monetaire-en-zone-euro
    Si quelqu’un peut m’expliquer, je prends !

    Les banques européennes auraient trouvé le moyen d’obtenir des liquidités en faisant marcher la planche à billets sous l’oeil bienveillant des banques centrales nationales et de la Banque centrale européenne (BCE) selon Die Welt. Ce, grâce à des titres financiers opaques potentiellement surévalués déposés en garantie en échange des liquidités offertes par la BCE aux banques. Les banques françaises, plus grandes détentrices de ces titres dont personne ne connaît le prix de marché, pourraient notamment être à l’origine d’une bulle financière par ce mécanisme selon Die Welt. Explications.

    • La BCE créée de la monnaie en prêtant au banques (avec intérêt). Elle le fait en échange du dépôt de créances en garantie par ces dernières. Il y a une liste de titres acceptés. Là, elle accepte des titres dont on n’est pas sûr de connaître la valeur.
      Ce sont des titres de trésorerie à CT entre banques, sur un marché de gré à gré où il n’y a pas de quotation (contrairement à un emprunt d’état français par exemple où il y a une valeur de marché à la revente d’occasion). C’est la banque centrale nationale (banque de France ici) qui établit leur valeur pour la BCE en s’appuyant sur les données d’Euroclear (une chambre de compensation, genre Clearstream).

    • Les titres en question sont en gros des reconnaissances de gré à gré entre banques. Pour éviter la cavalerie (fabrication de titres miroirs sans valeur par convention entre pairs), la Banque de France est garante de la valeur de ces titres, valeur en fonction de laquelle le BCE imprime.

      Autrement dit, la Banque de France a repris le contrôle de l’émission de monnaie, la BCE agissant comme simple sous-traitant.

      Et comme il en est ainsi pour chaque banque nationale, autant dire que l’euro n’existe plus. Institutionnellement parlant, on en est revenu à l’époque de Giscard, à ceci près que c’est la BCE qui encaissera la somme des pertes en cas d’effondrement.

      Avec quelles conséquences concrètes ? En gros, aucune. Ce qui démontre s’il en était besoin que l’Euro ne servait à rien (hormis garantir l’épargne des plus habiles à tirer la monnaie à eux de tous les pays de la zone euro)


  • La France et ses partenaires ont sciemment accepté de perdre tout contrôle sur l’accès de leurs banques à la BCE

    Selon le quotidien allemand Die Welt, une faille juridique dans l’Eurosystème, et un peu de mauvaise volonté de la part des banques centrales nationales et du président de la BCE Mario Draghi, auraient pourtant permis la création d’une bulle financière et la perte de contrôle sur le mécanisme de création monétaire par l’institution de Francfort.

    On sait que la BCE avait fait état, sans jamais révéler son nom, du fait qu’une grande banque française était au bord de la faillite en raison de sa trop forte exposition au risque. Outre-Rhin, on pense qu’en acceptant de faire entrer ces titres dans la catégorie des titres éligibles au refinancement de l’Eurosystème, la BCE a donné à la France, et aux autres pays dont le système bancaire montre certaines faiblesses, la possibilité de stabiliser leurs propres banques sans que l’Allemagne ne puisse s’y opposer en attendant la mise en place de l’union bancaire.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130422trib000760997/la-bce-aurait-elle-perdu-le-controle-de-la-creation-monetaire-en-zone-euro

    Bizarrement, personne à la Commission Européenne ne crie à la distorsion de concurrence pour financement public de l’industrie des banques françaises. Va comprendre, hein...


  • Hollande nous rassure, ce n’est pas (encore) l’austérité.

    Hollande tacle les propos anti-austérité de ses ministres

    http://fr.news.yahoo.com/hollande-rappelle-%C3%A0-lordre-ministres-politique-conduite-11355556

    « Le sérieux, c’est le cap, la croissance, c’est l’objectif, l’emploi, c’est l’exigence. Cette politique, elle a été fixée, je n’en changerai pas », a-t-il dit aussi. « L’austérité, a-t-il souligné également, c’est quand on baisse les salaires, les prestations sociales, quand il y a la récession, quand il y a un chômage qui atteint 15-20% de la population » active.

    Ah ? Oui donc si ce n’est pas encore pour aujourd’hui, c’est pour demain...



  • La crise fait les beaux jours de la Banque de France
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20130328trib000756571/la-banque-de-france-n-a-jamais-gagne-autant-d-argent.-et-c-est-une-mauvais

    La Banque de France, vieille de plus de 200 ans, a dégagé en 2012 le résultat opérationnel courant le plus élevé de son histoire, à 8,10 milliards d’euros. Un montant qui représente une envolée de 43,4% par rapport à l’année précédente. Mieux, le bénéfice net a doublé, pour atteindre 3,15 milliards d’euros, signant, lui aussi, un record historique.

    La crise grecque n’a pas fait que des malheureux…

    Les obligations grecques ont généré un revenu de 450 millions d’euros
    En effet, la crise des dettes souveraines a conduit l’an dernier les membres de l’Eurosystème - l’autorité monétaire de la zone euro, qui regroupe la BCE (Banque centrale européenne) et les banques centrales des pays de l’Union européenne ayant adopté l’euro - à acheter, à titre exceptionnel, des obligations de pays en difficulté. Or en contrepartie des risques importants qu’elles représentent, ces obligations offrent un rendement élevé. Et, donc, des revenus non négligeables aux banques centrales qui les détiennent. Les obligations souveraines grecques, par exemple, ont généré un revenu de 450 millions d’euros pour la Banque de France.

    (…)

    Un pactole en vue pour l’Etat
    « Je préférerais ne pas avoir ces résultats et que les économies ne soient pas en crise », a soupiré Christian Noyer. Pas sûr que l’Etat français, actionnaire unique de la Banque de France et à court d’argent, nourrisse pareils scrupules : non seulement la Banque de France lui versera 3,11 milliards d’euros au titre de l’impôt sur les sociétés, mais elle lui distribuera également un dividende. Celui-ci, dont le montant sera décidé dans les prochaines semaines, s’était élevé à 877 millions d’euros, l’an dernier.


  • Lendemain de cuite pour l’#Europe
    http://lecanardenchaine.fr/lendemain-de-cuite-pour-leurope

    L’Europe a été sauvé à peu près vingt-quatre fois depuis le début de la #Crise_financière_mondiale. A chaque fois, un sommet de la dernière chance permettait aux politiques de faire des annonces creuses pour se faire mousser. A chaque fois que l’on croyait le mur à quelques centimètres, les politiques parvenaient à refiler un [...]

    #A_la_Une #Economie #Banques #featured #Grèce #Paul_Koster #Pierre_Mariani #UE


  • Lendemain de cuite pour l’#Europe
    http://reflets.info/lendemain-de-cuite-pour-leurope

    L’Europe a été sauvé à peu près vingt-quatre fois depuis le début de la #Crise_financière_mondiale. A chaque fois, un sommet de la dernière chance permettait aux politiques de faire des annonces creuses pour se faire mousser. A chaque fois que l’on croyait le mur à quelques centimètres, les politiques parvenaient à refiler un [...]

    #A_la_Une #Economie #Banques #Grèce #Paul_Koster #Pierre_Mariani #UE


  • Basta Mag s’interrogeait :
    http://www.bastamag.net/article2923.html
    "Elle est la banque la moins chère du marché. Celle qui permet aux populations modestes d’accéder à des services bancaires essentiels. Une « banque citoyenne » assure la campagne publicitaire. Pour combien de temps ? De discrets changements en nouvelles offres, l’enseigne jaune et bleue évolue. Crédit revolving, refus de clients jugés non solvables, vente de produits d’assurance ou de téléphonie mobile... Une tendance lourde qui inquiète syndicats et clients. Où va la Banque Postale ?"
    La PQR fournit quelques éléments de réponses
    "La Banque postale drague les collectivités"
    http://www.centre-presse.fr/article-227276-la-banque-postale-drague-les-collectivites.html


  • La Banque postale est-elle vraiment une « banque citoyenne » ? - Service public - Basta !
    http://www.bastamag.net/article2923.html

    6 septembre 2012, conférence de rentrée de la Banque Postale. Le patron aux dents longues déclare aux journalistes : « Je le dis à mes clients, comme aux syndicats : la gratuité, c’est l’ennemi du service public ! Comme les autres, nous devons faire du chiffre d’affaires ! » Exit le leitmotiv de « la banque pas comme les autres »... Du côté de la clientèle, ça grogne. « Les clients ne comprennent pas les changements. Avant on faisait tout, n’importe quand pour n’importe qui. Maintenant on trie », raconte Yannick, guichetier dans le 14e arrondissement de Paris et syndiqué à Sud-PTT.

    L’émission d’un chèque de banque ? Certains bureaux en limitent le nombre par mois. Les petites opérations bancaires au guichet ? On dirige les clients vers les automates pour « dépolluer » les files d’attente. Une ouverture de compte épargne ? Il faut placer d’autres produits comme les assurances ou la téléphonie mobile. D’un bureau à l’autre, les pratiques se révèlent disparates. « Dans le 15eme arrondissement de Paris, on refuse les clients de banlieue. Sans explication. On veut clairement des clients riches », rapporte Sylvie, guichetière depuis 1988. Rarement écrites, les consignes passent mal auprès des 10 000 conseillers et 55 000 guichetiers. « Des situations isolées », évacue le service de presse. « 17 000 points de contacts, ça multiplie les possibilités de dérives. »



  • Quand Michel Rocard dévoile le pot aux roses…
    https://globalpresse.wordpress.com/2013/01/05/quand-michel-rocard-devoile-le-pot-aux-roses

    Le propos de Michel Rocard est le suivant : la réforme de la Banque de France de 1973 a interdit que celle-ci prête à l’État à taux zéro.

    L’État est donc allé emprunter avec intérêt sur les marchés privés. Si nous en étions restés au système précédant, qui permettait, répétons-le, à la Banque de France de prêter à l’État à taux zéro, notre dette serait de 16 ou 17 % du PIB, soit bénigne.Les deux journalistes chargés de l’interviewer ne réagirent pas, comme si Rocard avait dit là une banalité. Pourtant, il venait de leur dire que tous les fameux « sacrifices », prétendument inéluctables, auxquels le peuple français devait consentir, ou encore la rigueur imposée par le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), n’étaient pas une fatalité mais la résultante d’un choix de politique de dette.

    #banksters #monnaie #finance #dette

    • Faut qu’il se méfie Rocard car si j’en crois l’auteur d’un ancien article du Monde, il n’est plus très loin de l’antisémitisme et du complotisme ;-)
      Je suis curieux de voir comment va être relayée (ou non ;-) ) cette information.

    • Les préconisations du FMI pour la Tunisie : Prêts en échange de réformes libérales
      By Med Aziz Ben Mustapha | January 7, 2013
      http://nawaat.org/portail/2013/01/07/les-preconisations-du-fmi-pour-la-tunisie-prets-en-echange-de-reformes-liber

      Les experts du FMI préconisent déjà une « consolidation », pour ne pas dire austérité, afin d’éviter une augmentation excessive de la dette publique qui avoisinera déjà les 47,2% du PIB et même à 51% du PIB si l’état se chargera de recapitaliser les banques publiques.

      Cette consolidation devra passer, à leur avis, par :

      – Un remplacement graduel du système général de compensation par un système de protection social plus ciblé vers les catégories les plus défavorisées.
      – maîtriser les augmentations salariales et les recrutements au niveau de la fonction publique
      augmenter la pression fiscale.
      – se préparer à injecter 100 Millions de Dinars dans la recapitalisation des banques publiques
      réformer le régime de sécurité sociale.
      – Libéraliser le secteur bancaire.
      – Limiter le soutien de la BCT à l’économie.
      – Engager des réformes libérales.

      Bref, un scénario qui rappelle les premiers jours de la crise grecque, et de certains autres pays (Argentine, Chili, Mexique…) qui se sont vu infliger des régimes drastiques de la part des institutions internationales.


  • Lettre ouverte à M. Pierre Moscovici, Ministre de l’Économie et des Finances : « Projet de loi de banque publique d’investissement : élargissons le débat ! » | Fondation Copernic
    http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article811
    Par le Collectif « Pour un Pôle public financier au service des Droits ! », Attac, Les Economistes atterrés, la Fondation Copernic



  • La Réserve fédérale aurait-elle touché au grisbi de Frau Merkel ?

    http://www.bakchich.info/international/2012/11/07/mauvais-signe-lallemagne-veut-recuperer-son-or-61910

    Avec des réserves de 3396 tonnes, l’Allemagne possède le 2ème stock mondial de métal jaune, loin toutefois derrière les USA qui en détiennent 8134 tonnes aux dernières nouvelles.

    Pour des raisons historiques assez fumeuses, La banque fédérale d’Allemagne n’en gère dans sa chambre forte de Francfort que 1 036 tonnes. Et encore ; un rapport récent de la Cour des Comptes Fédérale (Bundesrechnungshof) laisse assez clairement entendre qu’il y aurait intérêt à faire un inventaire précis qui pourrait réserver quelques surprises…

    Le solde est donc stocké à l’étranger : 374 tonnes à la banque de France, 450 tonnes à la Banque d’Angleterre et la différence, 1 536 tonnes, à la Réserve Fédérale Américaine. Autrement dit, au 5eme sous-sol du célèbre immeuble de Liberty street à Manhattan, 25 mètres en dessous du niveau de la chaussée et 15 mètres en dessous de celui de la mer.



  • L’invention de la crise
    http://au-bout-de-la-route.blogspot.fr/2012/09/linvention-de-la-crise.html

    Le capital est malade de trop d’argent. Le vol d’une partie de la force de travail s’est tellement accumulé dans le capital, au cours du temps, que la production mondiale de marchandises, plus les services qui s’y attachent, ne représentent plus que 3 % des richesses du monde.

    Il n’y a jamais eu dans l’histoire du monde, autant de richesses accumulées par un aussi petit nombre d’individus, que depuis l’invention spectaculaire de la crise. La réalisation sans fin de dettes crée de la monnaie et produit une richesse illimitée libérée des contraintes inhérentes à la production de marchandises. Cet enchaînement effréné de dettes cumulées est devenu pour quelques-uns, le seul moyen de rafler très rapidement des fortunes gigantesques sur le dos de populations conditionnées dans l’obsession permanente d’une crise inévitable, devenue fatalité.


  • Non, le système informatique de la Banque de France n’a pas été piraté - Actualité PC INpact
    http://www.pcinpact.com/news/73975-non-systeme-informatique-banque-france-na-pas-ete-pirate.htm

    Le code 123456 était-il vraiment fonctionnel ? Selon l’avocate, même le code 654321 aurait fonctionné. Néanmoins, cela ne signifie pas pour autant qu’il s’agit des bons codes permettant de manipuler la plateforme. Aucune de nos sources n’avait toutefois les compétences techniques requises pour répondre à nos interrogations à ce sujet. En recoupant plusieurs remarques de nos différentes sources, nous pouvons toutefois penser que c’est justement l’erreur de code qui a déclenché l’alerte. Il ne s’agit néanmoins que d’une théorie, qui sera validée ou non dans les jours à venir.

    Bon, du coup il faudrait que Les Echos changent leur titre ridicule et racoleur, « piraté à son insu », ça fait un peu con...
    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0202279312380-le-code-d-acces-de-la-banque-de-france-etait-123456-364069.ph


  • Entré par hasard sur un serveur de la Banque de France, l’internaute est relaxé - Le Nouvel Observateur
    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120920.FAP8656/entre-par-hasard-sur-un-serveur-de-la-banque-de-france-l-intern

    « En 2008, mon client, alors au chômage, tentait de contourner les numéros surtaxés en utilisant Skype », un logiciel permettant de passer des communications téléphoniques via internet, a expliqué à Sipa Me Hélène Laudic-Baron. « En tapant un numéro au hasard, puis en composant tout simplement le code 1, 2, 3, 4, 5, 6, il est entré très facilement dans le service de surendettement de la Banque de France, sans même savoir où il était puisqu’aucun message lui indiquait où il était ».

    #ahaha #sécurité_informatique


  • L’#austérité n’est pas la solution pour échapper au piège de la #dette | Fondation Copernic
    http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article718

    Non, la croissance de la dette publique n’est pas due à une augmentation inconsidérée des dépenses publiques, celles-ci ayant même eu tendance, avant la crise, à baisser. La croissance de la dette publique trouve sa source en deux endroits. Elle est due d’abord à un manque de recettes fiscales. Comme l’a indiqué Gilles Carrez, ancien rapporteur UMP du budget à l’Assemblée nationale, si la #fiscalité était restée ce qu’elle était en 2000, la France aurait connu un excédent budgétaire en 2006, 2007 et 2008. Ce sont les cadeaux fiscaux faits aux ménages les plus riches et aux grandes entreprises qui sont à l’origine des déficits publics. Elle est due ensuite au fait que la France a été obligée d’emprunter sur les marchés financiers, au lieu de pouvoir le faire auprès de la Banque de France. Le taux d’intérêt réel auquel la France a emprunté depuis 1980 a été supérieur au taux de croissance, entraînant ainsi une augmentation mécanique de la part de la dette dans le PIB. Ce que les économistes appellent l’effet boule de neige. Nous avons abouti à une situation hallucinante qui voit les banques se refinancer à 1 % auprès de la Banque centrale européenne (BCE) et prêter aux États à des taux nettement supérieurs.

    #inégalités


  • Histoire de la #dette publique française et européenne : Comment les banques privées s’enrichissent sur le dos des gens - El Correo
    http://www.elcorreo.eu.org/Histoire-de-la-dette-publique-francaise-et-europeenne-Comment-les-banqu

    En 1973, la France n’avait pas de problème de dette et le budget national était équilibré. En effet, le Trésor Public pouvait se financer directement auprès de la Banque de France pour construire les écoles, les infrastructures routières, portuaires et aériennes, les hôpitaux et centres culturels, sans avoir à payer un taux d’intérêt exorbitant, et se trouvait donc rarement en déficit. Néanmoins, le 3 janvier 1973, le gouvernement du président George Pompidou, lui-même ancien directeur général de la Banque Rothschild, influencé par la Finance, a adopté la loi n°73/7 sur la Banque de France, surnommée la « loi Rothschild » en raison du lobbying du secteur bancaire en faveur de son adoption. Elaborée par Olivier Wormser, gouverneur de la Banque de France, et Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre de l’économie et des finances, elle stipule, dans son article 25, que « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France [3] ».

    En clair, l’Etat français ne peut plus financer le Trésor Public en empruntant sans intérêt à la Banque de France, mais doit s’approvisionner auprès des marchés financiers. Ainsi, l’Etat se trouve contraint d’emprunter et de payer des intérêts auprès d’institutions financières privées, alors qu’il pouvait, jusqu’en 1973, créer de la monnaie pour équilibrer son budget, par le biais de la Banque centrale. Les banques commerciales disposent désormais du pouvoir de création monétaire par le crédit, alors qu’auparavant celui-ci était une prérogative exclusive de la Banque centrale, c’est-à-dire de l’Etat, et s’enrichissent sur le dos des contribuables, avec un statut de quasi-monopole.

    #monnaie

    • Si je puis me permettre @Golummoderne, t’es à la rue complet. Le papier proposé par @monolecte tape dans le mille !! Si tu es un escalve aujourd’hui, tu le dois effectivement à notre ami Pompidou et à cette fameuse loi de 73.
      Quant à l’auteur (Beitone), son intelligence est tellement limitée qu’il méritait d’être prof et même jury d’agrégation d’économie (je crois que c’est ce qu’il est ce qui donne une idée de l’état dans lequel se troucvent nos enfants à la sortie de leurs études).
      À l’époque, j’avais lu la réponsa magistrale de Chouard à ce torchon du monde. J’essaie de la retrouver.
      #théorie_du_complot_pour_les_nuls #antisémitisme #esclavage #banque #inflation_inventee_pour_nous_prendre_pour_des_jambons

    • Tout d’abord je voulais expliquer pourquoi j’avais tagué ma réponse précédente par #antisémitisme. En effet, on essaie de faire passer aujourd’hui ceux qui souhaitent réfléchir sur le rôle de la banque dans le bordel mondial pour des antisémites (le torchon du Monde est à ce titre édifiant). Y’en a marre, y’en a marre que dès que l’on souhaite te la faire fermer on te balance l’injure ultime d’antisémite. J’attends le moment où l’on pourra attaquer pour « accusation abusive d’antisémitisme » car là je vais en faire payer pas mal…

      Pour en revenir au torchon du Monde écrit par notre ami Beitone, il faut Golumoderne te dire la chose suivante : si tu as un truc intelligent à lire, c’est pas dans le Monde que tu vas le trouver. Tu le trouveras ici sur seenthis, sur rezo, sur tous un tas de sites un peu alternatifs, mais pas au Monde, c’est certain. Si tu as droit au Monde, c’est que le système t’a adoubé, c’est qu’il sait que tu n’es aucunement dangereux. C’est d’ailleurs pour ça que Botul y apparaît et y joue un rôle.

      Notre ami Beitone : comme je te l’ai dit, je crois qu’il fait partie des jurys d’agrégation d’économie !!!!! Surréaliste, hallucinant, tu n’y crois pas. Le mec a un niveau de connaissances en économie proche de la terminale et pourtant il coopte les profs en devenir !!!!! Même en me tapant la tête contre le mur je n’arrive pas à m’en persuader !! Et pourtant, il l’est.

      Cours d’économie élémentaire à destination de Beitone et de ses semblables : Depuis 4 ans on nous dit, on nous répète qu’il y a une crise des dettes souveraines. Partout, dans les jurys d’agrègation ;-) et ailleurs, on te dit « c’est la crise car les pays sont trop endettés ».
      Les pays sont dans la merde parce qu’ils ont trop de dettes, j’ai bien compris même si je ne suis pas agrégé d’éco ;-). Et tous les Beitone de la planète ont trouvé la solution pour nous sortir de la merde, la voici : IL FAUT PRÊTER ENCORE PLUS D’ARGENT AUX PAYS EN CRISE !!! C’est pas une blague, c’est ce que nous raconte la FMI, la BCE, le conseil européen, Van Rompoy et tous les prédateurs financiers depuis 4 ans.
      Crise de la dette => solution => endetter encore plus les mecs !!!!!!!!!!!!!!!

      Y’a que des Beitone pour croire à ces conneries, les gens sérieux sont pas agrégés car ils réfléchissent eux.

      Donc, quand ce torchon a été publié par le Monde, un dénommé Chouard y a fait une réponse. Depuis, le Monde n’en parle plus, Beitone a disparu (certainement en train de coopter des futurs Beitone), mais je vous encourage et surtout toi Golumoderne à la lire car elle est magistrale et restera dans les annales du web.

      Après lecture dites vous que c’est Beitone qui est au jury d’agreg et pas Chouard !!! C’est tout simplement délirant !

      Le voici :
      http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/12/30/178-analyse-des-reflexions-de-monsieur-beitone-sur-la-pretendue

      #Chouard_encore_un_complotiste

    • Suite de la folie

      Logique Beitonnière :

      0) Les esclaves paient des impôts aux états
      1) Les états donnent une partie de ces impôts à la BCE
      2) La BCE le prête à 0,75% aux banques
      3) Les banques le re-prêtent ensuite aux états et aux esclaves à 4%

      Qui qu’a dit que la loi de 73 était mauvaise ? Encore un complotiste, c’est sûr. Elle est pourtant géniale cette loi.

      http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202157883274-la-bce-abaisse-son-taux-a-0-75-341167.php

      #bonneteau

    • Salut @Golummoderne.
      J’ai lu le lien sur Harribey et il me confirme ce que je pense.

      extrait :

      …lorsque les recettes fiscales sont insuffisantes (baisse des impôts des riches ou récession économique), ce qui oblige à emprunter sur les marchés financiers faute de pouvoir recourir à la banque centrale. Alors, le déficit public global va augmenter avec la charge d’intérêts, mais il ne faut pas imputer l’endettement aux intérêts….

      Il nous dit qu’on augmente la dette si on a moins de rentrées fiscales (ça c’est facile à comprendre pour moi) et il rajoute

      ...ce qui oblige à emprunter sur les marchés financiers …

      Mais c’est là qu’est le problème bon sang. C’est ce que Chouard se tue à dire : pourquoi irait-on sur les marchés financiers alors qu’on possède la banque de France ???? Là rien, pas de réponse, pour lui c’est normal. Tu pourrais emprunter avec une charge d’intérêt nulle mais il est préférable d’aller sur les marchés financiers !!! Je deviens fous.

      Ensuite il nous écrit ça :

      …Après 1973, afin de favoriser le développement d’un marché privé des titres publics, l’obligation pour l’État de s’adresser aux marchés s’est imposée…

      Imposée pourquoi ? pour l’intérêt de qui ? Le gars affirme de façon péremptoire que les autres ont tout faux et il l’explique avec ça !!
      Son texte est un tissu d’âneries qui ne souffrirait pas l’ombre d’une analyse raisonnée.

      Il balaie le principe des réserves fractionnaires d’un revers de main : pour lui, ça n’existe pas !! BNP, société générale, crédit agricole sont toutes en faillite mais c’est selon lui par hasard, pas du tout lié aux réserves fractionnaires. Les banques reçoivent 1 en dépôt et prêtent 1, tout va bien. Mais c’est sur Mars que ça marche comme ça.

      Sur Terre pour 1 de dépôt elles ont 50 d’engagement (c’est globalement le rapport qui ressort du dernier bilan de la BNP) mais pour lui c’est des figues !

      Le reste, monnaie endogène bla bla bla monnaie exogène bla bla bla bouclage macroéconomique bla bla bla comme dirait Chouard de la novlangue, du vent.

      Voici un lien sur un site où le mec est un peu plus sérieux quand il parle de banque : http://www.renovezmaintenant67.eu

      @Colummoderne les questions sont simples :
      – la loi de 73 n’est pour rien dans nos malheurs : alors pourquoi on l’a faite ? On y gagne rien, on y perd rien alors pourquoi un gars a décidé un jour qu’on devrait payer ce qui nous coûtait rien avant ? Puisque ça n’influence rien, on pourrait pas essayer de revenir à avant la loi de 73 (de toutes façons ça changera rien, tout le monde le dit) ?
      – pourquoi aujourd’hui toutes les banques de la planète sont à la rue ? Harribey nous dit qu’elles ont 1 de dépôt pour l’équivalent en engagement alors pourquoi faut-il rendre esclave 2 générations de français pour les renflouer ?
      – pourquoi les grecs sont-ils dans la rue à gueuler alors que nous et les allemands on arrête pas de leur prêter de l’argent ? (j’ai la réponse tu l’auras à la fin du post ;-))
      – si les banques n’ont rien à gagner dans tout ce bordel, pourquoi ce ne sont que des banquiers non élus qui prennent en mains l’ensemble des dossiers (Italie, BCE, …) ?
      – pourquoi, alors que toutes les banques sont en faillite et qu’elles ont la tête hors de l’eau grâce à notre fric, pourquoi donc c’est pas nous qui décidons de leur destinée dans leur conseil d’administration ?

      @Golummoderne, si tu donnes des réponses objectives à ces questions alors tu verras à quel point ça pue…

      Sinon, oui, quand certains parlent de loi Rotschild, c’est de l’antisémitisme, Rotschild n’a rien à voir dans ce texte. Loi Giscard, si l’on veut.

      c’est un débat entre gens sérieux. Je n’imagine pas une seconde que tu puisses être antisémite, je n’imagine pas une autre seconde qu’une seule personne ici sur seenthis puisse l’être, et je pense que ce que j’ai écrit depuis … pas mal d’années maintenant (j’ai même pratiqué les forums de gagame ;-) ) sur internet prouve qu’on peut m’appliquer le même raisonnement alors laissons cette accusation dans la bouche de botul, car il a réussit ce zozo à faire en sorte qu’aujourd’hui elle soit complètement contre productive…

      Réponse au tiret n°3 : ben parce que le fric qu’on leur donne ils n’en voient pas la couleur les pauvres, il va directement dans les coffres de la BNP de la société générale et du CA et de la deutch banque et de … Tu vois le truc @Golummoderne, tu bosses, on te fait payer des impôts et on file ces impôts au gouvernement grec pour que nos banques de m@#%* ne tombent pas en faillite. À gerber.
      Merci pour la discussion.
      #esclavagisme

    • Non @moderne, le merci pour la discussion était un merci sincère parce que je sais la difficulté de lire des post (trop) longs. Celui-ci ne déroge pas à la règle :-(

      Par contre, pour le choix Chouard, je dois reconnaître que tu as raison, j’ai l’intime conviction que ce mec est bien et que j’aurais plaisir à prendre une bière avec lui.

      Je voudrais clarifier une chose : je ne suis pas fou. Je sais que nous avons des dettes parce que nous avons dépensé plus que de raison. Je ne culpabilise qu’à moitié les banques pour ces dépenses immodérées (je m’en expliquerai une autre fois car elles sont responsables également en partie de cet endettement débile).
      Ce que je dis c’est que je n’ai vu/lu au jour d’aujourd’hui aucune raison objective qui explique qu’il faut payer ce que nous pouvons avoir gratuitement. Ni Beitone, ni Harribey, ni personne d’ailleurs ne me donne d’explication sensée.

      Tu me reproches d’apprécier Chouard, je pourrais te retourner le compliment pour Harribey ;-)
      Néanmoins, tu dis "Oui Harribey a raison et explique très bien comment très bizarrement, c’est une analyse économique libérale de la monnaie qui sous-tend les pseudo-critiques de « la loi de 1973 »"

      Peux-tu me ré-expliquer ce truc car moi je n’ai rien compris. Mais pas avec la monnaie endogène ou des trucs comme ça, plutôt avec des mots simples que des gens comme moi peuvent comprendre. Normalement un truc simple et évident devrait s’expliquer très simplement. Attention @moderne l’exercice ne va pas être simple.

      Heureusement tu te rattrapes avec Lordon et même magistralement.

      Je reviens à ton lien sur le papier de Lordon : alléluia !! Tu vois que tu peux y venir @moderne. C’est pas du Harribey ni du Beitone, ça ressemble plus à du Chouard. Je l’ai lu, en prenant mon temps. Voici les conclusions que j’en tire :

      – discours objectif sans aucun doute
      – papier pas simple à lire :-(
      – il remet l’avènement de la loi de 73 dans un contexte historique (Alléluia ! on voit poindre le nez du NAIRU)
      – il taille en brèche les affirmations des pro 73istes selon lesquelles le financement Banque de France serait générateur d’inflation (alléluia ! fô donner le lien à Beitone, il ne le sait pas lui ;-))
      – c’est même par moment un hymne à l’avant 73 (financement monétaire) Alléluia !

      Il y a surtout qu’aucune des calamités promises au financement monétaire au son des crécelles ne s’est jamais produite.

      – il pointe un truc auquel je n’avais pas pensé et que je n’avais jamais lu avant lui : ce qu’il appelle "la tutelle des fous" et là encore ça ne vient pas en soutien de la loi de 73…
      – ce paragraphe est une psalmodie pour un financement monétaire public

      Or, assez logiquement, la contrainte des marchés financiers dominés par les investisseurs ne rend pas grand-chose d’autre possible que la satisfaction des investisseurs. Et toute la vie économique de la collectivité — à laquelle ils n’appartiennent pas — s’y trouve subordonnée et de fait soustraite à la souveraineté de la délibération collective — il devrait y avoir là un motif suffisant d’y réfléchir un peu sérieusement.

      – Alléluia !! ce mec est un génie

      Les marchés de capitaux constituent ainsi la forme institutionnelle appropriée pour régler le rapport entre débiteurs et créanciers… selon les seuls intérêts des créanciers. L’appréciation de la qualité des dettes y est entièrement sous leur jugement, et la conduite des débiteurs sous leur commandement. Car la négociabilité (largement spéculative) des titres sur les marchés secondaires a pour effet, en faisant varier leur cours, donc les taux, de modifier en permanence les conditions du service de la dette

      – et en plus, il marche sur l’eau

      les divagations collectives des marchés, jusqu’à l’hystérie, donnent l’effroyable spectacle d’un groupe de tarés auxquels ont été remises les clés de la vie financière des États.

      – le risque le plus important du financement monétaire n’est pas pour lui l’inflation (fô vraiment le dire à Beitone) mais … la soif de pouvoir de l’être humain : ce Lordon est génial, on dirait moi (je plaisante bien sûr :-) )
      – ce risque "humain" peut si les manettes sont aux mains d’un fou conduire à l’hyperflation. C’est le cas actuellement aux états unis avec la blague intitulée "quantitative easing" saison 1-2-3….

      L’inflation « raisonnable » n’est pas un problème en soi, elle peut même avoir bien des avantages, mais son emballement hyperinflationniste laisse les sociétés dans des états de chaos social qui ne le cèdent en rien au risque systémique de la finance dérégulée. Il n’y a aucune fatalité à la mutation de l’inflation en hyperinflation

      – ALLÉLUIA !!! Cerise sur le gâteau, il demande l’abrogation de la loi de 73 (ou de l’article 123 du traité de Lisbone, c’est pareil)

      …et qu’elle soit débarrassée de toutes les dispositions juridiques qui le lui interdisent…

      – j’avoue néanmoins avoir des difficultés à comprendre sa solution de mixité dans le financement public dont la qualité résiderait dans le conflit d’intérêt… Pas simple. Si quelqu’un(e) comprend, je suis preneur

      @moderne, je ne te comprends pas. Il est impossible d’apprécier ET Lordon ET les deux autres, c’est un oxymore.

      Par contre, tu devrais t’intéresser plus à Chouard. Je suis tombé dessus non pas pour des trucs liés à la loi de 73 mais en lisant une thèse qu’il défend sur le lien entre #démocratie et #tirage_au_sort, brillante, très brillante, à lire.
      #banque

    • Ne pas oublier que Chouard a beaucoup oeuvré de façon très pédagogique pour le non.
      Je ne crois pas que la loi 73 et ensuite le traité 123 de Lisbonne soit la cause unique de tout nous maux, c’est évidemment plus compliqué que cela, mais les arguments sont intéressants. Pour l’instant, ma position n’est pas arrếtée, c’est compliqué ces histoires de monnaie. Mais, @moderne, les membres du jury de l’agrégation sont rarement des profs de lycée, plus généralement des profs de prépa, des universitaires, ou des inspecteurs généraux.
      Notons quand même que les Lordon and co essaient de nous aider à comprendre ce qui jusqu’alors restait du seul domaine des spécialistes, c’est finalement un des avantages colatéraux de cette crise, que de produire des explications compréhensibles et par conséquent de sortir par fois des dogmatismes.


  • Et si la #BCE avait tout faux ? | Bakchich
    http://www.bakchich.info/international/2012/05/21/et-si-la-bce-avait-tout-faux-61377

    La banque centrale européenne a prêté près de 1000 milliards d’euros aux banques privés européennes, qui se se sont empressés de les refuourguer aux Etats, avec une marge confortable et en durcissant les conditions de crédit. Un jeu de dupes ?

    #finance #banque #crise


  • Entretien avec Jacques Généreux : comment le Front de gauche compte financer sa révolution sociale et écologique.

    http://www.bastamag.net/article2301.html

    Un long entretien très complet sur le programme économique du Front de gauche, par un économiste membre du parti de Jean-Luc Mélenchon et professeur à Science-po.

    L’Institut de l’entreprise [2] – qui ne travaille pas spécialement pour le Front de gauche – estime que notre programme coûte 130 milliards. Comment le finance-t-on ? Les niches fiscales et sociales d’abord : elles représentent 145 milliards d’euros d’exonérations fiscales et 28 milliards d’exonérations de cotisations sociales, soit 173 milliards par an qui manquent aux ressources publiques. L’Inspection générale des finances estime que la moitié des exonérations fiscales n’a aucun impact sur l’emploi. Cela ne sert à rien, sauf à ceux qui en bénéficient. On peut donc récupérer au total entre 100 à 120 milliards d’euros, qu’on ne prend ni dans la poche des Français ni sur l’investissement : cela s’accumule juste dans le patrimoine privé improductif, immobilier et financier, des plus riches ou des banques.
    Ensuite, le mode choisi pour financer la dette – par emprunt sur les marchés financiers – coûte 50 milliards d’intérêts par an à la France. 50 milliards qui vont nourrir les banques et les marchés financiers juste parce qu’on adopte ce circuit de remboursement de la dette. Si on se finançait auprès d’une banque centrale à 0 %, cela coûterait juste quelques milliards. Nous proposons aussi une réforme de l’impôt sur le revenu, avec 14 tranches, jusqu’à 100 % d’imposition quand on atteint 20 fois le revenu médian pour une personne [3]. Cette réforme rapporte 20 milliards d’euros. Nous proposons aussi des contributions fiscales nouvelles, par exemple sur leurs revenus financiers pour les entreprises. Au total, 200 milliards d’euros de ressources nouvelles peuvent être mobilisées progressivement pour financer nos propositions. Sans que cela coûte un centime à 95 % de la population française.

    [...]

    « Tout a déjà été pensé, l’important c’est d’y penser à nouveau », disait Goethe. Il y a une conception un peu imbécile aujourd’hui de la modernité : pour être moderne, il faudrait faire du nouveau. C’est ridicule. Ce n’est pas parce que quelque chose est ancien que c’est idiot. Les droits de l’Homme, est-ce ringard ? On ne recherche pas la nouveauté, mais ce qui est juste et intelligent : changer cette folie qui fait que nos économies depuis trente ans fonctionnent en sous-rémunérant le travail, si bien que les travailleurs sont obligés de se surendetter dans l’immobilier. Cela a provoqué la grande crise américaine des subprimes. Les États sont obligés de compenser par des aides sociales, des minima d’assistance, et d’alourdir la dette publique, simplement parce que les gens ne sont plus payés normalement. Le système capitaliste a besoin que les gens continuent de dépenser pour soutenir la croissance, mais il ne veut pas distribuer l’argent à ceux qui travaillent pour qu’ils puissent dépenser ! Depuis trente ans, le capitalisme fonctionne comme ça. À chaque fois qu’on laisse le pouvoir aux capitalistes, c’est ce qu’ils font : sous-rémunérer le travail et mettre leur propre économie en difficulté.

    #Mélenchon #Front_de_gauche #économie #programme


  • Jacques Généreux : comment le Front de gauche compte financer sa révolution sociale et écologique
    http://www.bastamag.net/article2301.html

    En comparant avec la #politique actuelle, cela relativise le coût des programmes. Aujourd’hui, la politique fiscale de Nicolas Sarkozy coûte presque 300 milliards d’euros par an à la France [4]. Et dépensés pour quoi ? Rien. Juste 500 milliards de dettes supplémentaires depuis quatre ans. Et moins de services publics, le déremboursement des médicaments, moins de sécurité avec la réduction des effectifs de policiers qu’on ne peut plus payer… Notre programme est le seul qui dégage des marges de manœuvre colossales et qui permettent de réduire la dette publique. Avec 130 milliards d’euros investis, vous avez 200 000 logements par an, 500 000 places dans les crèches, la relance du secteur des énergies renouvelables, la relance globale de l’activité et de l’emploi, le remboursement des dépenses de santé à 100 %. Sans que cela ne coûte rien aux Français.

    #écnomie #finance #élection #fb #tw


  • Quand l’euro enfiévrait les rédactions | Antoine Schwartz (Le Monde diplomatique)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/01/SCHWARTZ/47206

    Le 1er janvier 2002, la monnaie unique (créée en 1999) entrait en circulation. L’atmosphère de jubilation qui caractérisa la célébration de l’événement dans la presse tranche avec les doutes que suscite désormais une devise rêvée à Paris, conçue à Bruxelles et frappée à Francfort. Au point qu’investisseurs et entreprises s’interrogent : l’euro soufflera-t-il sa onzième bougie ? (...) Source : Le Monde diplomatique