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D’après une demi-douzaine d’organisations humanitaires à Kunduz interrogées par IRIN, ces groupes rendent difficile l’acheminement de l’aide et sont synonymes d’insécurité pour les citoyens qui sont souvent déboussolés devant le nombre de bandes ethniques armées, de forces de protection de villages et de milices semi-officielles.
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Ces groupes comprennent des milices de village appelées ‘arbaki’ qui ne sont généralement pas en uniforme ni entraînées, ainsi que la Police afghane locale (ALP) et des milices localement implantées qui ont reçu un entraînement des forces spéciales américaines et qui sont officiellement sous le contrôle du ministère de l’Intérieur.
La guerre en Afghanistan est souvent perçue comme une lutte entre les groupes d’insurgés talibans, le gouvernement et les forces internationales mais, en réalité, des groupes armés locaux opèrent fréquemment entre ces deux camps dans une sorte de zone d’ombre.
Les milices, souvent liées à des hommes influents, assurent la sécurité face aux insurgés talibans dans les régions où le gouvernement n’est pas présent et se sont alliées au gouvernement et aux forces internationales à plusieurs occasions. Certains membres ont souvent changé de camp et d’allégeance entre les différents groupes en conflit.
Après la chute des talibans en 2001, les troupes internationales se sont mises à recruter comme forces de sécurité temporaires certaines milices qui les avaient aidés à combattre les talibans.
Le gouvernement avait mis en place un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) début 2003 pour démanteler les milices et aider leurs membres à se réinsérer dans la société, mais les progrès étaient lents selon International Crisis Group (ICG).
Devant la détérioration du climat sécuritaire, les forces internationales ont commencé à financer beaucoup de ces milices pour étendre leur champ d’action. Ces forces semi-officieuses ont joué un rôle important pour le maintien de la sécurité lors des élections de 2009.
Les évènements ont pris une tournure plus officielle en 2010 lorsque l’APL a été officiellement reconnue comme la première force de défense locale de libération des communautés reculées contre les insurgés talibans.