organization:réserve fédérale

  • Le grand sit-in d’hier autour du domicile du Sh. Eissa Qassem s’est passé sans heurts majeurs, à l’exception d’une confrontation de qqes heures entre une centaine de manifestants jetant des pierres et des forces anti-émeutes qui ont fait usage, outre les gaz lacrymogènes, de canon à eau. La presse pro-gouvernmentale cite les chiffres du ministère de l’intérieur faisant état de 14,000 participants, et proclame "l’échec du rassemblement" (Al Watan) ; le site du Wifaq parle de "centaines de milliers de manifestants".

    Heurts entre manifestants chiites et policiers à Bahreïn
    http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Heurts-entre-manifestants-chiites-et-policiers-a-Bahrein--16908035

    Heurts entre manifestants chiites et policiers à Bahreïn
    24/05/2013| 19:40

    Plusieurs centaines de chiites en colère contre la perquisition effectuée la semaine dernière au domicile d’un dignitaire religieux se sont heurtés vendredi aux forces de police à Bahreïn.

    Site du Wifaq : http://alwefaq.net/cms/2013/05/24/20150
    Site de Al Watan : http://www.alwatannews.net/NewsViewer.aspx?ID=erFMD9jbkC6OZbeUsu81hg933339933339

    Gulf Daily News » Local News » Rioters use home-made tear gas against police
    http://www.gulf-daily-news.com/NewsDetails.aspx?storyid=353947

    They also hurled iron rods and stones at police after they broke away from an authorised gathering, which saw the participation of an estimated 14,000 people, the Northern police general director said last night.

    Rioting and acts of vandalism also took place on Budaiya Road.

    Police used necessary and proportionate force to restore order in accordance with the law and international best practices, he said.

    Appréciez la dernière phrase issue tout droit d’un vieux fond de vocabulaire international mal digéré


  • Les bulles financières préparent un nouveau krash
    http://www.wsws.org/fr/articles/2013/mai2013/bull-m22.shtml

    En d’autres termes, un nouveau choc financier pourrait remettre en question la stabilité des banques centrales elles-mêmes. Contrairement à la situation de 2008-2009, elles seraient incapables de monter une opération de sauvetage.
    L’approfondissement de la crise du capitalisme a les implications politiques les plus profondes.
    Les cinq dernières années ont vu l’afflux de centaines de milliards de dollars dans les coffres des banques et des spéculateurs, et de l’élite financière bénéficie de leurs activités, pendant que l’appauvrissement de sections toujours plus larges de la population s’est poursuivi sans relâche.
    Ces mesures, loin de produire une « reprise économique, » ont ouvert la voie à des désastres qui seront encore plus grands.


  • Le gauchisme, garant de la transitio imperiorum oligarchique N°48 - Le blog de la-Pensée-libre

    http://www.lapenseelibre.org/article-le-gauchisme-garant-de-la-transitio-imperiorum-oligarchique-7

    Le gauchisme, garant de la transitio imperiorum oligarchique

    Raoul Weiss

    L’auteur de cet article, disciple de G. Debord ayant, au hasard d’une vie errante, passé pas mal de temps en Roumanie et en Hongrie, a eu l’occasion d’y observer, sous une forme relativement simple et intelligible, certains mécanismes socio-économiques qu’on retrouve aujourd’hui, à une échelle infiniment supérieure et dans des avatars nettement plus complexes, à l’œuvre dans l’économie et la géopolitique européenne et mondiale, et souhaite faire profiter son lecteur des leçons de cette projection.

    #mondialisation #globalisation #économie #europe_est


  • Accès à l’eau : pour en finir avec l’escroquerie des « Objectifs du millénaire pour le développement »
    http://www.eauxglacees.com/Acces-a-l-eau-pour-en-finir-avec-l

    Cela fera bientôt quinze ans que 193 états-membres de l’ONU adoptaient en grand arroi en 2000 à New York les « Objectifs du millénaire pour le développement », la feuille de route qui allait permettre à tous les bienfaiteurs de l’humanité, à commencer par Veolia et Suez, puis la galaxie des « acteurs du développement », agences publiques-privées, bureaux d’étude, ONG, et toutes autres entités parasites, de programmer de nouvelles opportunités de business, tout autant que les plans de carrière des myriades (...)


  • L’agence Bloomberg soupçonnée d’espionner ses clients - LeMonde.fr
    http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2013/05/13/bloomberg-espionne-ses-clients-et-de-hauts-responsables-americains_3

    Les journalistes de Bloomberg avaient accès à des informations sur l’activité des traders qui échangent via les platesformes (ils savaient qui étaient les traders actifs et connaissaient une partie des données consultées par ceux-ci) qui permettaient, en les recoupant avec les volumes d’échanges ou les rumeurs) d’avoir accès à des informations inédites. De surcroît, plus de 10 000 messages de clients ont été publiés sur la toile par erreur - (...)

    #asymétrie #médias #BigData #HighTradingFrequence


  • L’emploi n’avance pas, mais les banques centrales persistent
    http://la-chronique-agora.com/emploi-banques-centrales

    Nos banques centrales sont engagées dans un programme d’un activisme à couper le souffle. Nous ne savons pas où ça nous mènera. Mais si l’on en juge par les précédents historiques, l’activisme et les banques centrales ne s’accordent pas mieux que boire et conduire. Faites-le assez longtemps, vous êtes assuré d’avoir un accident.

    L’accident ne s’est pas encore produit, ceci dit — de sorte que la plupart des gens ont cessé de s’en inquiéter. Ils sentent l’alcool dans l’haleine du chauffeur… mais montent malgré tout dans le bus.


  • Les banques européennes se révèlent incapables de s’adapter aux nouvelles exigences, notamment sécuritaires, du marché financier intérieur US et risquent donc d’en être exclues à court terme pour manque de professionnalisme :

    Le but affiché de ce projet est de limiter les risques que ces établissements pourraient faire courir au système financier américain, mais aussi de forcer une égalité devant la réglementation financière entre les banques américaines et leurs concurrentes étrangères sur le sol des Etats-Unis.

    M. Barnier avait déjà fait part de ses préoccupations face à ce projet lors d’une visite aux Etats-Unis en février. L’approche proposée s’écarte de la coopération entre partenaires internationaux, avait-il souligné, estimant que le cadre de l’accord international sur les normes bancaires, dit de Bâle III, devrait être suffisant.

    L’UE mettra en application ces nouvelles règles à partir du 1er janvier 2014. J’attends maintenant des Etats-Unis qu’ils mettent en place les dernières règles permettant l’entrée en vigueur de l’accord de Bâle III, écrit encore M. Barnier dans sa lettre.

    http://www.romandie.com/news/n/_USAreglementation_sur_les_banques_Bruxelles_denonce_un_risque_de_protecti


    • Finalement, cocaïne ou pas, au sens propre ou au sens figuré, les traders sont des drogués... La finance est effectivement animée par des fous furieux dans un état second à l’idée de jouer avec des masses colossales d’argent sans pouvoir répondre de leurs actes à la fin.
      Facile de voir dans la cocaïne un coupable, je dirai que c’est juste un symptome..

      La conclusion ne peut que faire sourire, devant tant d’angélisme..

      D’après mes anciens collègues et clients qui travaillent toujours à la City, la plupart des traders ne se risquent plus à sniffer de la colombienne. Les banquiers s’amusent sans doute moins, mais cela ne peut conduire qu’à un système financier plus mesuré et plus raisonnable.

    • @Warda : oui, je m’emporte parfois dans les commentaires et ne fais pas toujours preuve du sens de la mesure.

      Le fond du problème : j’aimerais que les financiers me rassurent sur le fait qu’ils ont bien à l’esprit que la mission de l’activité financière consiste à jouer les entremetteurs entre épargnants et emprunteurs, pour que les produits des uns servent aux investissements des autres.
      Et que la mission de l’activité financière ne devrait pas être de prélever la richesse de façon irresponsable et prédatrice par leurs jeux lucratifs et spéculatifs au profit de leurs clients détenteurs de capitaux.
      Pour faire simple, la finance doit être au service de l’économie, et l’économie au service de l’homme.
      Les financiers ont-ils conscience qu’ils sont les artisans du tour de passe passe qui permet de concrétiser exactement l’inverse ?

      Existe-t-il des financiers assez lucides pour ne pas se faire embrigader comme soldats du capitalisme ?
      Si, il y en avait au moins un, et du coup il a déserté..
      http://seenthis.net/messages/132772

    • Nous sommes sur la même longueur d’ondes. Je comprends parfaitement vos interrogations et je crois comprendre qu’au-delà des financiers, ce sont les politiques qu’il faut peut-être blâmer. Qui tient qui ? J’ai un doute.


  • Nouveau son (et clip) de #Rebel_Diaz en hommage à Hugo Chavez
    http://www.etatdexception.net/?p=4395

    Dernier projet du Rebel Diaz Arts Collective-BX (RDACBX) : un son et une vidéo mortelle, qui rend hommage au regretté président vénézuélien Hugo Chavez, qui a été un grand soutien du Centre Communautaire du South Bronx, du groupe et du quartier qui s’est construit.

    #A_La_Une #Répression_d'Etat #Davey_D #Etats-Unis #Mumia_Abu_Jamal #Résistance


  • From the Editors | Middle East Research and Information Project
    http://merip.org/mer/mer266/editors

    [MERIP, printemps 2013]

    "La guerre en Irak s’est faite essentiellement à cause du pétrole", a écrit Alan Greenspan dans ses mémoires The Age of Turbulence (2007). "Je suis attristé qu’il soit politiquement inopportun de reconnaître ce que chacun sait." Il peut en effet être évident que les Etats-Unis ont envahi l’Irak en 2003, comme l’a dit l’ancien président de la Réserve fédérale, à cause du pétrole. Mais que signifie cette proposition ? La réponse n’est pas si évidente.

    (...)

    Greenspan, cependant, semblait avoir quelque chose d’autre en tête quand il a affirmé que "il était essentiel" pour les Etats-Unis de "sortir" le régime de Saddam Hussein. Le golfe Persique, avait-t-il noté, est "un espace qui abrite une ressource indispensable pour le bon fonctionnement de l’économie mondiale."

    Ici le banquier vétéran ressort un argument bien connu des planificateurs des politiques des États-Unis (et aux lecteurs de ce magazine) : Le pétrole est autant un produit stratégique que d’ordre commercial. (...) Tout pouvoir qui influence et façonne le flux de combustibles fossiles du Golfe aura une influence démesurée dans les affaires mondiales. (...)

    La grande stratégie et l’accaparement des revenus pétroliers, buts qui obscurcissent la distinction entre les prérogatives géopolitiques et celles des entreprises, sont au cœur de l’« intérêt national » dans le Golfe. Il y a discorde au sein de l’establishment de politique étrangère sur la façon d’atteindre ces objectifs, mais pas sur les objectifs eux-mêmes.

    (...)

    Voici donc une question alternative et une réponse suggérée : Alan Greenspan a-t-il raison ? Était-il « indispensable » pour la préservation du statut de superpuissance américain d’envahir l’Irak en 2003 ?

    Non.

    Bien que les sanctions s’affaiblissaient, et que le consensus international en leur faveur s’écroulait, l’armée irakienne était vétuste et ne représentait aucune menace pour les champs de pétrole hors des frontières irakiennes. Le pétrole irakien aurait pu être ramené sur le marché par d’autres moyens. La cause immédiate de la guerre a été un méchant accident historique : Les attaques terroristes du 11 Septembre 2001 ont donné libre cours aux néo-conservateurs et leurs maîtres pour adopter leur vision distincte de perpétuation de l’hégémonie américaine, un projet pour lequel la chute de Saddam Hussein devait être un essai. Mais la guerre en Irak a été en effet "en grande partie pour le pétrole," en ce que le pétrole créait les conditions de possibilité de guerre.

    Comprendre la relation entre le pétrole et la guerre est crucial pour tous ceux qui cherchent à éviter une répétition de l’invasion de 2003, qui, bien plus qu’une erreur, a été et reste un énorme et odieux crime.


  • Collectif Roosevelt 2012
    http://www.roosevelt2012.fr/propdetails?propid=13

    Voilà la principale explication du chômage et de la précarité qui rongent nos sociétés depuis 30 ans, voilà donc la cause fondamentale de la crise qui a éclaté depuis cinq ans : notre incapacité collective à gérer des gains de productivité colossaux. Car ces gains sont vraiment considérables : en trente ans, l’économie française produit 76 % de plus avec 10 % de travail en moins. Depuis 1974, le volume total de production a presque doublé mais le total des heures travaillées (tous secteurs confondus) est passé de 41 milliards d’heures à 36,9 milliards (Insee). Or, dans le même temps, grâce au baby-boom et grâce au travail des femmes, la population active disponible passait de 22,3 à 27,2 millions de personnes.

    Du fait des gains de productivité, l’économie a besoin de 10 % de travail en moins mais, dans le même temps, le nombre de personnes disponibles a augmenté de 23 % ! Un écart de 33 % s’est donc creusé entre l’offre et la demande de travail.

    A télécharger en pdf ici : http://www.roosevelt2012.fr/telecharger?fileid=45791264813-pr13-pdf
    L’ensemble des propositions se trouve ici : http://roosevelt2012.fr

    #rtt #roosevelt2012 #larrouturou #rocard #france #productivité #chômage


  • La grande illusion | Le nouvel Economiste
    http://www.lenouveleconomiste.fr/la-grande-illusion-17901

    “Voilà des décennies que les politiques fondent leurs décisions sur une conviction : celle selon laquelle la #croissance reviendra, ce qui n’est évidemment pas le cas étant donné qu’on est désormais dans une économie de services”, résume celui qui voit dans l’acharnement des gouvernements à prétendre le contraire une démarche relevant moins de la science économique que de l’#idéologie #politique. Idéologie qui, selon lui, explique nombre de nos difficultés actuelles, à commencer par l’augmentation des déficits budgétaires et d’explosion de la #dette. Car au lieu de s’interroger sur la façon de “faire tourner l’#économie sans croissance”, regrette-t-il, on a préféré parier, dès le milieu des années 80, sur l’avènement d’une économie financière.

    Apte à relancer la croissance à court terme, certes, mais pas à la pérenniser, bien au contraire. “Pendant dix ans il est vrai que la #finance a créé de l’activité et des profits disproportionnés, reconnaît-il ; mais ceux-ci n’ont eux-mêmes créé aucune #richesse et pendant ce temps-là l’économie réelle survivait par endettement.” Preuve de la fracture : en 2007, le poids des opérations spéculatives menées chaque jour sur la planète atteint 3210 milliards de dollars alors que celui des exportations ne dépasse pas 64 milliards.

    L’illusion de la relance
    Pour Olivier Berruyer, cette disproportion explique beaucoup : le poids de la finance – écrasant – sur le politique, la disparition de visées collectives comme de toute approche à long terme… Des dérives qui, rappelle-t-il, existaient déjà en 1929 : “Le politique le sait et pourtant, il n’a rien fait pour réguler la finance. Pour rétablir les équilibres.” Une aberration qui, selon lui, s’explique une fois encore par un choix idéologique. Celui consistant à vouloir “relancer la croissance par la finance” et pour cela, à parier sur un modèle dérégulé. “Or le passé l’a prouvé : maintenir les équilibres exige un cadre normatif, assène-t-il. On ne peut obtenir de croissance à long terme dans un système dérégulé.”

    • Oui, il y a bel et bien un aveuglement, et un acharnement...
      La finance n’est qu’une activité destinée à collecter et mettre à disposition des ressources pour atteindre un objectif économique, ressources calculées en fonction du risque et du retour sur investissement, pour garantir la pérennité globale de l’ensemble. C’est tout.

      La finance n’invente rien, elle ne crée rien. Tout au plus si elle est performante, elle minimise le gâchis de richesses par optimisation des investissements. Ce devrait être un accessoire d’accompagnement, c’est devenu une machine folle d’asservissement et génératrice des pires gâchis. Tout simplement je crois parce que grisée par sa propre puissance, et corrompue par un aveuglement idéologique, la profession a perdu le sens de sa mission...
      La prédation est devenu le terrain d’expansion du système pour maintenir l’illusion de croissance alors que tout est saturé. Comme si on devenait cannibale pour maintenir l’illusion qu’on dispose de plus de nourriture que la veille.

      Sans parler de l’oligarchie financière institutionnelle dont on parle quotidiennement, on peut illustrer ce gâchis avec les sociétés de capital risque, promues par le système pour créer des entreprises et des emplois : les capitaux risqueurs sont des ambulanciers qui viennent aider les entrepreneurs sur des terrains où les banques n’osent pas aller. Quand l’entreprise survit, le capital risqueur garde les bijoux du convalescent pour se rémunérer. Plus il y a de mortalité infantile chez les entreprises, plus les capitaux risqueurs devront dépouiller les survivants pour se rémunérer. Au niveau économique, concret, matériel, il ne reste que les apparences d’un champ de bataille sans vie...
      Voilà comment le système se maintient aujourd’hui. Des cycles perpétuels de création/destruction et une perpétuelle fuite en avant en espérant une stabilisation et une croissance illusoire..


  • Les capitalistes perdent leur sang froid, ils cèdent à leur tour à la tentation complotiste. C’est amusant.
    Allez, hop, un exemple de ces lamentations de #chouineurs, poujadistes, qui rappelle la chouannerie de l’époque : la manipulation des gueux par les barons de l’époque, pour sauver leurs petits privilèges mis en péril par l’effondrement de l’Ancien Régime.
    En substance : l’Etat est une organisation fourbe et malveillante qui vous spolie, détruisons l’Etat (providence) !
    Même à Chypre, c’est l’Etat-Providence qui a dépouillé les petites gens :-)
    C’est énorme, mais ça a toujours un écho énorme dans tous les cafés du commerce, faut pas laisser passer ces discours...

    Et le plus délirant là dedans c’est la fin de l’article. Où l’on est invité, pour sauver son pognon, à s’inscrire à la newsletter des publications Agora, une boite de conseil financier dirigée par l’auteur :-)
    Allez hop, le troupeau effrayé, venez-vous faire dépouiller par les marchands de peur plutôt que laisser votre pognon à l’Etat !
    Je mets l’intégralité, y a rien à jeter...
    C’est énorme, c’est trop gros, c’est Atlantico !!!!

    C’est du vol. Vous vous réveillez un lundi matin avec 6,75% d’argent en moins. Des malfrats sont passés durant la nuit.

    Enfin, ce n’est pas tout à fait du vol car l’État a le monopole de la violence légale. L’Etat a toujours la loi pour lui puisqu’il la forge au gré de ses besoins.

    Mais bien sûr, l’Etat est une pieuvre immonde, à côté de laquelle la Cosa Nostra est un groupuscule de bisounours.

    Et ça continue de plus belle avec un vocabulaire toujours aussi subtil et mesuré et cette belle métaphore de l’Etat monstrueux prêt à dévorer ses enfants pour survivre...
    Et le plus beau plus bas : la taxation exceptionnelle des capitaux, outre bien entendu le traditionnel cri à #spoliation et au bafouement du droit de propriété, c’est le retour à l’esclavage... Si si, c’est écrit...

    #godwin, sors de ce corps

    Aujourd’hui, les États ont beaucoup de besoins et ils prennent l’argent là où il se trouve. Le cas de Chypre nous montre que les autorités sont prêtes à n’importe quoi pour ne pas perdre la face. Acculées, elles font des choses stupides et effectivement, elles vont peut-être déclencher une panique bancaire, une fuite des dépôts. Car laisser son argent dans une banque c’est accepter qu’il soit pris en otage par un État impécunieux. Et comme tous les États sont de plus en plus impécunieux...

    Les observateurs superficiels se félicitent qu’avec l’aménagement de la franchise à 100 000 euros ce serait en fait une « garantie bancaire européenne » qui se met en place.

    La vérité est tout autre. La vérité est que les États obèses ne veulent pas notre bien, ils veulent survivre à tout prix. La démocratie et les règles de droit les plus élémentaires sont bafouées.

    L’Europe foule aux pieds le droit de propriété. Si vous n’êtes plus propriétaire des fruits de votre épargne et de ce que vous avez légitimement acquis, si on peut vous en priver arbitrairement, c’est le début de l’esclavage. L’esclave ne possède rien en propre, c’est ce qui définit cette condition.

    Nous allons avoir droit à tout l’arsenal de la répression financière, depuis la taxe sur les dépôts jusqu’à l’emprunt obligatoire.

    Vous vous demandez peut-être ce que cela pourrait donner en France ?

    Réponse : 19%.

    C’est – calculé par le Boston Consulting Group – la taxe sur l’épargne qu’il faudrait mettre en place pour faire face à une restructuration de notre dette et pouvoir la limiter à 180% du PIB (limite empiriquement prouvée comme acceptable). Il s’agit de la dette nationale totale : Etat, ménages, entreprises.

    Ce que cela signifie pour un épargnant français

    Tous les gros dépôts doivent être fractionnés. N’oubliez pas que le système bancaire européen ne fonctionne toujours pas normalement et dépend de la Banque centrale européenne. Le système de financement des Etats-providence est à bout de souffle et avant l’effondrement final les Etats vont devenir féroces.

    Mais ce n’est pas tout. Le fractionnement des dépôts ne suffit pas.

    La monnaie fiduciaire, telle que nous l’entendons aujourd’hui, est en réalité une dette : un « droit à l’échange pour une contrepartie de X unités monétaires ». Ce droit à l’échange reçoit, en principe, la caution de l’État.

    Il y a trop de dettes mais personne ne veut encore avouer qu’elles ne pourront pas être remboursées. La seule vraie monnaie capable de conserver sa valeur, c’est l’or conservé en dehors du circuit bancaire.

    [Pour en savoir plus sur les moyens de protéger votre argent au jour le jour, quoi qu’il arrive en Europe et dans le reste de l’économie, continuez votre lecture...] http://protection-rendements.fr/inscriptions/prn/prnletter.php?code=X990PA10

    En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/france-est-elle-menacee-destin-chypriote-simone-wapler-674284.html


  • Bref retour sur les origines du Congrès des Peuples
    http://www.pressefederaliste.eu/Bref-retour-sur-les-origines-du

    L’année 1963 est, en marge et aux frontières du Mouvement universel pour une fédération mondiale (aujourd’hui le #WFM), celle de la création en mai d’un Comité pour un Congrès des Peuples promu par les partisans d’une Assemblée constituante des peuples, conscients que les plans dressés pour réunir une Assemblée constituante universelle en 1949, établis dans l’enthousiasme de l’immédiat après-guerre, sont devenus irréalistes avant longtemps. Jeanne Haslé et le brésilien Josué de Castro, plus tard les deux (...)

    #Numéro_157_—2012/09 #FED'Actualité


  • L’organisation fédéraliste et le problème de l’action supranationale
    http://www.pressefederaliste.eu/L-organisation-federaliste-et-le

    Maurice Duverger, dans le traité sur Les partis politiques de 1958, distingue quatre formes d’organisation des partis : le comité, la section, la cellule et la milice. Il étudie les groupes politiques sur le plan local pour conclure que le parti est la structure qui unifie les groupes locaux sur le plan national. Le comité est une forme archaïque d’organisation qui regroupe un petit nombre de notables, de personnes influentes, choisies pour leur prestige personnel. C’est un mode d’organisation (...)

    #Numéro_157_—2012/09 #WFM #FED'Actualité


  • Ben Bernanke, ce hippie - RTBF Chroniques Paul Krugman
    http://www.rtbf.be/info/chroniques/chronique_ben-bernanke-ce-hippie-paul-krugman?id=7938631

    Plus que quelques semaines avant une date que la majorité des gens de Washington aimeraient, à mon avis, oublier : le début de la guerre en Irak. Ce dont je me souviens de cette époque, c’est l’extrême imperméabilité du consensus de l’élite en faveur de la guerre. Si l’on tentait de montrer que cette guerre reposait sur des motifs fallacieux crées par l’administration Bush, qu’elle ne tenait pas debout, si l’on montrait les risques et les coûts probables de cette guerre, eh bien l’on était traité d’ignorant et d’irresponsable.

    Apparemment, les preuves avancées pour critiquer cette hâte d’entrer en guerre n’avaient aucune importance. Quiconque s’opposait à la guerre était, par définition, un hippie idiot. Il est incroyable de constater que ce jugement n’a pas changé, même après que toutes les prédictions de ceux critiquant cette guerre se soient produites. Tous ceux qui ont soutenu cette entreprise désastreuse sont toujours considérés comme « crédibles » sur le plan de la sécurité nationale (pourquoi John McCain est-il toujours un personnage clef des talkshows du dimanche ?) alors que ceux qui s’y sont opposés sont toujours considérés comme suspects.

    Et ce qu’il y a d’encore plus remarquable, c’est qu’une histoire similaire s’est jouée ces trois dernières années, cette fois à propos de mesures économiques. A l’époque, tous les gens importants avaient décidé qu’une guerre sans aucun rapport avec une attaque terroriste était la réponse appropriée ; il y a trois ans, ils ont tous décidé que l’austérité fiscale était la réponse appropriée à une crise économique causée par des banques sans scrupules, avec le soi-disant danger imminent des déficits budgétaires dans le rôle tenu à l’époque par les soi-disant armes de destruction massives de Saddam Hussein.

    Aujourd’hui, comme à l’époque, le consensus a semblé imperméable à tous les contre-arguments, même ceux les plus fondés. Et aujourd’hui, comme à l’époque, les chefs du consensus sont toujours considérés comme crédibles, même s’ils se sont trompés sur toute la ligne (pourquoi les gens voient-ils toujours Alan Simpson comme un grand sage ?) alors que ceux qui critiquent le consensus sont vus comme des hippies stupides même si toutes leurs prédictions – à propos des taux d’intérêt, de l’inflation, des effets désastreux de l’austérité – se sont réalisées.



  • Le Mali et la guerre éternelle contre la terreur
    Par Pepe Escobar , Asia Times Online, le 24 janvier 2013, Traduction [JFG-QuestionsCritiques]
    http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Pepe_Escobar/Mali_France_Pentagone_Algerie_services_secrets_or_uranium_22

    Et l’Oscar de la meilleure suite de 2012 va à... La Guerre Mondiale Contre la Terreur (GMCT), une production du Pentagone. Qu’ils abandonnent tout espoir ceux qui pensaient que tout ce bazar était terminé avec la liquidation cinématographique de « Geronimo », alias Oussama ben Laden, réduit un peu plus en bref camée dans Zero Dark Thirty, le film qui fait une belle place à la torture.

    C’est maintenant officiel : le président du chef d’état-major interarmes, le Général Martin Dempsey, est revenu de la gueule du loup, et cela a été dûment mis en ligne sur le site AFRICOM, la branche armée africaine du Pentagone. Fini al-Qaïda « historique », terré quelque part au Waziristân dans les zones tribales pakistanaises, voici al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Selon les mots de Dempsey, AQMI « est une menace, non seulement pour le Mali, mais pour la région, et si [...] on ne s’en occupe pas, il pourrait devenir une menace mondiale ».

    (...)

    Suivez l’or et suivez l’uranium !

    Avant même qu’il ne soit possible d’analyser complètement la myriade de ramifications - dont beaucoup sont imprévues - de la GMCT étendue, il y a deux fronts qu’il faudra observer attentivement dans un proche avenir. Par conséquent, suivons l’or et suivons l’uranium !

    L’or. Une foule de pays ont des lingots d’or déposés à la Réserve Fédérale de New York. Parmi eux, d’une importance cruciale, l’Allemagne. Récemment, Berlin a commencé à demander le rapatriement de son or - 374 tonnes de la Banque de France et 300 tonnes sur ses 1.500 tonnes qui se trouvent à la Réserve Fédérale de New York.

    Devinez ce que les Français et les Américains ont essentiellement dit : Nous n’avons pas d’or ! Du moins, en ce moment précis. Cela prendra au moins cinq ans pour que l’or allemand détenu en France soit retourné, et pas moins de sept ans pour celui qui est planqué à la Réserve Fédérale de New York. Le vrai problème est que Paris et Washington/New York doivent trouver de l’or par tous les moyens.

    C’est là que le Mali entre - magnifiquement - en scène. Le Mali - avec le Ghana - compte pour jusqu’à 8% de la production mondiale d’or. Par conséquent, si vous êtes prêt à tout pour obtenir le bon produit - l’or physique - vous devez contrôler le Mali. Imaginez que tout cet or tombe entre les mains de... la Chine !

    Maintenant, suivez l’uranium. Comme tout ceux qui ont eu les yeux fixés sur la saga du yellowcake [concentré d’uranium] juste avant l’invasion de l’Irak le savent, le Niger est le quatrième plus gros producteur d’uranium du monde. Son plus gros client est - oh ! Surprise ! - la France : la moitié de l’électricité en France provient de l’énergie nucléaire.

    Il se trouve que les mines d’uranium au Niger sont concentrées dans le nord-ouest du pays, sur la chaîne occidentale du massif de l’Aïr, à proximité de la frontière malienne, et l’une des régions bombardées par les Français.

    La question de l’uranium est intimement liée aux rébellions touareg successives ; il faut se rappeler que pour les Touaregs il n’y a pas de frontières dans le Sahel. Toutes les récentes rébellions touareg au Niger se sont produites dans la contrée uranifère - dans la province d’Agadez, près de la frontière malienne. Donc, du point de vue des intérêts français, imaginiez la possibilité que les Touaregs contrôlent ces mines d’uranium - et commencent à négocier avec... la Chine ! Après tout, Pékin est déjà présent dans la région.


  • Entre liberté et égalité, il faut choisir ! | Causeur
    http://www.causeur.fr/francois-lenglet-impots-depardieu,20892

    Ce qui aggrave les choses, en France, c’est qu’on a le sentiment que la réussite est totalement déconnectée du mérite. Des patrons qui coulent leur boîte peuvent partir avec des retraites mirifiques, comme si nos élites n’étaient pas comptables de leurs erreurs. N’y a-t-il pas là un défaut de structure, un péché originel du néo-capitalisme français dans lequel l’ancienne noblesse d’État s’est retrouvée aux commandes de l’économie privée ?

    C’est tout à fait juste ! C’est un phénomène spécifiquement français qui tient effectivement à la collusion entre la haute administration et la sphère économique para-étatique, composée de très grandes entreprises publiques, en particulier après 1981. Grâce aux passerelles existant entre ces deux mondes, les « technos » formés à l’ENA pouvaient aller et venir entre ces grosses boîtes (qui sont devenues celles du CAC 40) et les cabinets ministériels. Ce mélange des genres a eu des effets déplorables, puisque tous ces gens – qui bien sûr se connaissaient – bénéficiaient à la fois de la sécurité de l’emploi du secteur public et des rémunérations en vigueur dans le privé.

    #inégalités


  • Le dilemme de François Lenglet face à la guerre économique qui va redoubler de brutalité en 2013 : utiliser les armes reniées par le capitalisme (l’inflation) ou se laisser bouffer en restant intègres et fidèles à nos engagements (capitalistes) ?

    Ben Bernanke, le patron de la Réserve fédérale américaine, affirme désormais que son objectif n’est plus de s’en prendre à l’inflation, mais de faire diminuer le chômage

    Quelle hérésie pour Lenglet ! Mieux vaut le chômage que l’inflation, on le sait bien. Le premier nuit au travailleur, la seconde au capitaliste qui voit ses capitaux s’éroder avec le temps et ses intérêts amoindris par cette dévaluation permanente... Les priorités sont vite trouvées..
    Alors quoi ? Les capitalistes auraient trahis leur classe ? Tout l’Occident aurait-il viré de bord ? Non, à l’extrémité d’un continent, une zone résiste encore...

    Fort heureusement, il y a la zone euro, éternelle dinde de Noël qui attend paisiblement de se faire égorger. Sous la pression des Allemands, les derniers monétaristes au monde, elle maintient un discours rigoriste sur l’inflation

    Problème : pour la France, cette stratégie est suicidaire car cela anéantit tout effort sur sa « compétitivité », présentée depuis 40 ans comme le mal français... Et si le problème de compétitivité n’était pas dû au système de protection sociale des français, mais juste au dogme de la monnaie forte ?

    François est loyal, en bon soldat il va devoir défendre la stratégie de son camp, mais on sent bien qu’il vacille...

    Bref, ce billet de François Lenglet est incroyablement riche d’enseignements, faudra que j’y revienne...
    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/francois-lenglet/le-banquier-la-pizza-et-la-dinde-de-noel-10-01-2013-1611846_778.php

    #dogmatisme #acharnement #compétitivité #inflation #chômage #monétarisme


  • Consécration pour François #Chérèque : il peut enfin assumer d’être au service du #patronat !

    Voici ses nouveaux employeurs :

    http://www.tnova.fr/les-partenaires

    Fondation Total
    Ernest and Young
    Groupe Acticall
    Air France
    Vivendi
    Groupe Casino
    Sanofi
    Microsoft
    SAP
    H. H. Développement
    GDF - Suez
    Mutualité français
    Caisse des dépots
    CDC Climat
    SNCF
    EDF
    RTE
    MAIF

    Les mécènes de Terra Nova assurent le financement de nos activités à hauteur de 80 %. Acteurs dans les secteurs de l’immobilier, de la finance, des centres de contacts, de l’énergie, de l’informatique…, ce sont eux qui, par leurs dons, assurent la production de nos propositions et la diffusion de nos idées au plus grand nombre. Comme nous, ils ont à cœur l’élévation de la qualité du débat public : aussi nous font-ils bénéficier de leur soutien pour nous assurer d’une totale indépendance politique. Notre démarche est précisé dans la Charte éthique de Terra Nova.

    #cfdt


  • Barack Obama a songé à frapper une pièce de 1 000 milliards de dollars | Rue89
    http://www.rue89.com/2013/01/15/barack-obama-songe-frapper-une-piece-de-1000-milliards-de-dollars-238607

    « Voici comment il faut voir les choses : un terroriste s’apprête à entrer dans une pièce pleine de gens et à les faire exploser avec une bombe. Il se trouve que les services secrets ont découvert un moyen pour désarmer ce cinglé, mais que pour je ne sais quelle raison, ce moyen exige que le secrétaire au Trésor porte brièvement une tenue de clown. »


  • « Notre-Dame-des-Luttes », un documentaire intimiste sur la résistance à l’aéroport | Une Zapnet Rue89 Planète

    http://www.rue89.com/rue89-planete/zapnet/2012/12/25/notre-dame-des-luttes-un-documentaire-intimiste-sur-la-resistance
    25/12/2012 à 18h25

    Le documentariste Jean-François Castell a passé trois semaines au cœur de la Zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes et nous livre, pour Noël, son regard « à hauteur d’homme » sur cette lutte qui a pris une ampleur exceptionnelle depuis le début de la répression policière le 16 octobre et surtout avec la manifestation de réoccupation du 17 novembre.

    #résistances #aéroport #notre-dame-des-landes #espace-privé #espace-public


  • CADTM - La plus grande offensive contre les droits sociaux menée depuis la seconde guerre mondiale à l’échelle européenne

    http://cadtm.org/La-plus-grande-offensive-contre

    Série « Banques – Peuples : les dessous d’un match truqué ! » (3e partie)

    La plus grande offensive contre les droits sociaux menée depuis la seconde guerre mondiale à l’échelle européenne

    23 décembre par Eric Toussaint

    La première partie de la série, intitulée « 2007-2012 : 6 années qui ébranlèrent les banques » a été publiée le 19 novembre 2012, la seconde partie intitulée « La BCE et la Fed au service des grandes banques privées » a été publiée le 29 novembre 2012

    Ne pas sous-estimer la capacité des gouvernants à mettre à profit une situation de crise

    De manière régulière, les grands médias abordent les questions d’un possible éclatement de la zone euro, de l’échec des politiques d’austérité en matière de relance économique, des tensions entre Berlin et Paris, entre Londres et les membres de la zone euro, des contradictions au sein du conseil de la BCE, des énormes difficultés pour trouver un accord sur le budget de l’UE, des crispations de certains gouvernements européens à l’égard du FMI à propos du dosage de l’austérité. Tout cela est vrai, mais il ne faut surtout pas oublier un point fondamental : la capacité de gouvernants, qui se sont mis docilement au service des intérêts des grandes entreprises privées, de gérer une situation de crise, voire de chaos, pour agir dans le sens demandé par ces grandes entreprises. Le lien étroit entre les gouvernants et le grand Capital n’est même plus dissimulé. A la tête de plusieurs gouvernements, placés à des postes ministériels importants et à la présidence de la BCE, se trouvent des hommes directement issus du monde de la haute finance, à commencer par la banque d’affaires Goldman Sachs. Certains hommes politiques de premier plan sont récompensés par un poste dans une grande banque ou une autre grande entreprise une fois qu’ils ont accompli leurs bons offices pour le grand Capital. Ce n’est pas nouveau mais c’est plus évident et régulier qu’au cours de 50 dernières années. On peut parler de véritables vases communicants.


  • CADTM - La BCE et la Fed au service des grandes banques privées
    http://cadtm.org/La-BCE-et-la-Fed-au-service-des

    Série : Banques contre Peuples : les dessous d’un match truqué ! (2ème partie)
    La BCE et la Fed au service des grandes banques privées

    29 novembre par Eric Toussaint

    La première partie de la série, intitulée « 2007-2012 : 6 années qui ébranlèrent les banques » a été publiée le 19 novembre 2012.

    L’action de la Banque centrale européenne et de la Fed |1|

    A partir de juin 2011, les banques européennes sont entrées dans une phase tout à fait critique. Leur situation était presque aussi grave qu’après la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008. Beaucoup d’entre elles ont été menacées d’asphyxie parce que leurs besoins massifs de financement à court terme (quelques centaines de milliards de dollars) n’ont plus été satisfaits par les money market funds américains qui ont considéré que la situation des banques européennes était décidément de plus en plus risquée |2|. Les banques ont été confrontées à la menace de ne pas pouvoir faire face à leurs dettes. C’est alors que la BCE, suite à un sommet européen réuni d’urgence le 21 juillet 2011 pour faire face à une possible série de faillites bancaires, a recommencé à leur acheter massivement des titres de la dette publique grecque, portugaise, irlandaise, italienne et espagnole afin de leur apporter des liquidités et de les délester d’une partie des titres qu’elles avaient goulûment achetés dans la période précédente. Cela n’a pas suffi, les cours en bourse des actions des banques ont poursuivi leur dégringolade.