« L’entreprise ne se développe que parce que les salariés résistent »
http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/05/14/lentreprise-developpe-parce-les-salaries-resistent-242291
Pour doper la compétitivité des entreprises françaises, le gouvernement a concocté sa potion. L’ANI, l’accord national interprofessionnel, assaisonné par six syndicats, doit finir de mijoter ce mardi au Sénat.
Et l’ANI pourra être avalé, avec son goût de flexibilité : les salariés pourront être amenés à accepter des baisses du temps de travail ou des salaires, en cas de difficultés dans leur entreprise ; ils pourront aussi changer d’employeur quelque temps ou aller travailler à l’autre bout de la France, à certaines conditions.
Pour rendre nos entreprises plus dynamiques et plus fortes, pourtant, d’autres pistes pourraient être explorées. Machines usées qui font perdre du temps, consignes devenues inadaptées, répartition des tâches contre-productive : dans les ateliers et dans les bureaux se nichent des gisements d’économies, des leviers pour plus de compétitivité.
Mais, pour cela, il faut connaître la réalité du travail sur le terrain, remarque Philippe Davezies, qui intervient en entreprise sur les questions de souffrance au travail. Or, constate l’enseignant-chercheur en médecine du travail, les directions se trouvent de plus en plus éloignées des ateliers, des bureaux. Philippe Davezies propose quelques idées pour restaurer le lien.























