organization:université libre de bruxelles

  • La France contre les défenseurs du droit international ? -
    pour le droit de boycotter l’achat de produits israéliens

    RONY BRAUMAN MÉDECIN, ESSAYISTE, FRANÇOIS DUBUISSON PROFESSEUR DE DROIT INTERNATIONAL À L’UNIVERSITÉ LIBRE DE BRUXELLES (ULB) , GHISLAIN POISSONNIER MAGISTRAT ET PIERRE OSSELAND AVOCAT
    Libération, 17 AVRIL 2014 À 18:06

    http://www.liberation.fr/monde/2014/04/17/la-france-contre-les-defenseurs-du-droit-international_999652

    Depuis 2009, en France, des militants associatifs se mobilisent dans les commerces, les entreprises, les universités, les médias pour que les consommateurs boycottent l’achat de produits israéliens et que les citoyens exigent de leurs responsables politiques des actions concrètes contre la politique illégale et injuste de l’Etat d’Israël. Ils sont de plus en plus nombreux à rejoindre la campagne internationale BDS pour « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » qui appelle à agir pour le respect du droit international en Palestine. Il s’agit d’une campagne internationale, citoyenne et non-violente, qui a lieu dans plus de 40 Etats dans le monde.
    La campagne BDS trouve son origine dans l’appel lancé, le 9 juillet 2005, par 172 partis, organisations et syndicats palestiniens : « Nous, représentants de la société civile palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid ».

    Elle a pour but d’exercer une pression sur l’Etat d’Israël, notamment, pour qu’il renonce à la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, ainsi qu’à la construction du mur de séparation. Rappelons que, si la colonisation et le « mur » ont été déclarés illégaux par l’avis de la Cour internationale de justice de La Haye du 9 juillet 2004, les Etats n’ont rien fait ou presque pour pousser Israël à se conformer à cette décision, alors qu’il leur revient de « faire respecter » le droit international. La campagne BDS ne fait finalement que rappeler aux gouvernements leurs obligations légales.


  • ULB : de la « burqa pride » à l’inquisition ? | Didier Lestrade (Minorités)
    http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/1295-ulb-de-la-burqa-pride-a-linquisition.html

    Comme un certain nombre de personnalités, j’ai signé le texte que m’a proposée Kaoutar Boustani sur l’affaire Caroline Fourest à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) du 7 février dernier. Cette tribune a déjà été publiée dans la presse belge et il mérite une diffisiion plus large. Pour plusieurs raisons, mais il y en a deux qui m’intéressent plus particulièrement. Je suis à 100% d’accord avec ce qui est écrit ici. D’abord, j’adore le titre car je crois que c’est la première fois qu’un lien est fait entre burqa pride et gay pride. J’ai déjà écrit que, à une époque où tout ce qui est musulman est source de stigmatisation, il serait largement temps que les Indigènes de la République, ou n’importe quel groupe, prenne l’initiative d’une Arab Pride. C’est le seul moyen pour faire descendre des centaines de milliers de personnes dans la rue afin de dire basta à ce racisme généralisé. Ensuite, ce que ce texte dénonce, c’est l’instrumentalisation systématique de Caroline Fourest à chaque fois qu’elle se trouve contredite. Non, intervenir dans une conférence pour manifester son désaccord n’est pas anti-démocratique. C’est au contraire la base de la démocratie. C’est le fondement même de l’activisme d’Act Up, par exemple. Source : (...)


  • Je suis tombé par terre c’est la faute à Venner, tempête dans un verre d’eau c’est la faute à Caro | Pierre Tevanian (Les mots sont importants)
    http://lmsi.net/Je-suis-tombe-par-terre-c-est-la

    Le 7 février 2012 devait se tenir, dans l’enceinte de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), une conférence-débat en présence de Caroline Fourest, autour de la question suivante : "L’extrême-droite est-elle devenue fréquentable ?". Considérant le choix de cette conférencière comme particulièrement inapproprié par rapport au sujet, un assistant de l’ULB, Souhail Chichah, a organisé une “burqa pride” pour protester contre la venue d’une idéologue qui, justement, représente à ses yeux "l’extrême droite respectable". S’ensuit un joyeux chahut, l’interruption du débat, rien d’extraordinaire donc... sauf que, dès le lendemain, la presse belge fait de ce micro-événement une affaire d’Etat, sonne l’alerte à la menace islamiste et reprend pour argent comptant le qualificatif d’ "extrême droite" adressé par Soeur Carolineà ses contradicteurs (lire à ce sujet ce compte-rendu). Quelques jours après, Souhail Chichah est menacé de représailles par les autorités académiques de l’ULB, une pétition signée par des milliers de personnes exige son renvoi, et le tout nouveau Huffington Post [1] ouvre grand ses colonnes à une lecture toute fourestienne des événements, dans laquelle Soeur Caroline se donne le trop beau rôle de l’héroïque opposante à "tous les extrémismes". En soutien à Souhail Chichah et à tous les chahuteurs diffamés, voici quelques réflexions personnelles. Source : Les mots sont (...)

    • La gauche et la droite ne signifient plus rien et ne sont plus le marqueur qui permettait de dissocier l’universalisme de l’obscurantisme et du repli communautaire. Quelle différence aujourd’hui entre Fourest « croisadant » l’islamisme et MLP voyant du hallal partout ? Aucune, oui aucune. Nos amis de gôche devraient tirer des leçons de cette affaire car soeur caro est persona grata dans tous les cercles dits de gôche (sic !).
      Ce Tévanian est un mec bien. Le monde manque cruellement de mecs comme lui que ça mérite d’être répété.
      #escroquerie_intellectuelle #fausse_gauche

    • Lire aussi (référencé sur lmsi.net) :

      http://un.homme.a.poilsurle.net/?page_id=952

      A nouveau, sur ces 12 articles, un seul, celui de l’agence Belga (déjà repris par le Soir plus haut) donne (un peu) la parole à Souhail Chichah. A nouveau, les chahuteurs y sont qualifiés “d’intégristes musulmans”, de “huées fanatiques”, de “militants d’extrême-droite”, de “petit groupe de militants islamistes”, etc. Souhail Chichah étant même qualifié de “un militant islamiste pro-palestinien radical”, ce qui peut surprendre concernant quelqu’un qui se dit athée.

    • Merci @suske, j’ai eu la flemme de faire le décompte. Mais le traitement de « l’affaire » a été édifiant. Notamment sur les réseaux sociaux, prompt à twitter les articles du soir et de la libre, mais pas la longue itv de Chichak où il revient sur le chahut, l’islamophobie, la liberté d’expression.


  • CLES - Itinéraire : Retour de flamme féministe - Par Patrice van Eersel
    http://www.cles.com/itineraires/article/retour-de-flamme-feministe

    Une sorte de post-#féminisme pourrait-il subrepticement chambouler notre vision du monde ? « Les faiseuses d’histoires » se propose de le faire en trois actes. Dans l’Acte I, les philosophes Isabelle Stengers et Vinciane Despret, chercheuses et enseignantes à l’Université Libre de Bruxelles, s’appuient sur un texte fameux de Virginia Woolf (« Les trois guinées »), pour mener à deux une conversation sur le thème : « Et si nous refusions le jeu ? » Quel jeu ? Celui de continuer à croire que l’université donne sa chance aux femmes. Stengers et Despret n’y croient plus. Le leadership reste définitivement masculin. En fait, leur remise en cause vise le monde du travail tout entier – les femmes représentant les premières intruses à s’être immiscées, avant les prolétaires et les immigrés, dans un univers à 100% conçu pour l’élite des mâles blancs.