Dans sa croisade contre les sondages, Alain Garrigou pèche un peu par excès.
Contrairement à ce qu’il écrit, les quotas sont bien utilisés a priori. Les sondeurs ont constitué une base dite Access Panel dans laquelle, pour une enquête donnée, ils sélectionnent les individus auxquels ils soumettront le questionnaire.
Les individus sélectionnés répondent (ou non) et si le profil de l’échantillon des répondants s’éloigne trop du modèle de quotas, les réponses seront redressées a posteriori.
Il n’y a pas vraiment de saut conceptuel avec le sondage téléphonique. Dans lequel le sondé est (était !) tiré au hasard parmi les numéros d’une zone géographique déterminée (époque du téléphone fixe…), zones choisies pour reconstituer des quotas de lieu de résidence. Le sondé potentiel avait toute latitude de ne PAS répondre au sondage. Les problèmes à résoudre étaient donc les mêmes : taux de non réponse pouvant amener à redressement et surtout, horresco referens, autosélection des répondants : s’ils étaient dans l’échantillon, c’est qu’ils l’avaient bien voulu.
Le sondage par internet n’est pas forcément plus monstrueux que les sondages « classiques ». Il a surtout une grande qualité, il coûte beaucoup moins cher…