person:albert camus

  • Non, chers parents d’élèves, vous ne m’emmerdez pas !
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/853174-non-chers-parents-d-eleves-vous-ne-m-emmerdez-pas.html

    Savez-vous, chère collègue, que dans nombre d’établissements de la maternelle au lycée, des enseignants voudraient se plaindre comme vous de l’hyper présence des parents dans la scolarité, voire dans la vie de leurs enfants ?
    Savez-vous combien nous sommes à espérer avoir plus de trois parents à une rencontre parents-profs ? À espérer voir une connexion sur le cahier de textes en ligne, pendant le weekend ? À réclamer un rendez-vous ou au moins un appel avec un parent ?
    Savez-vous combien nous sommes à ne plus souhaiter de « bonnes vacances » à des élèves qui ne sont jamais partis en vacances, qui ne quitteront pas leur quartier ou leur village ?

    « Vos » parents d’élèves sont hyper-protecteurs ? Quelle chance ont vos élèves, quelle chance ont ces enfants ! Parce que s’il y a bien une chose qu’un enseignant sait, c’est que sans sa famille, l’enfant a peu de chances d’y arriver seul. C’est le triangle d’or de la réussite scolaire et sociale : élève-parent(s)-enseignant. Quand l’un des sommets est défaillant, le triangle s’écroule. […]

    Nous avons une charge qui implique chacun dans la société. C’est à nous que pendant 15 ans, chaque matin, le parent confie son enfant pour espérer lui donner le meilleur avenir possible.

    […]

    Expliquons, ouvrons, déployons patience, réflexion… et surtout RESPECT. C’est épuisant ? Oui. Mais c’est aussi tellement valorisant d’exercer un métier avec une telle responsabilité. J’en tire une grande fierté. Je sais à quoi je sers chaque jour. Même si ce n’est pas simple.

    Le « nous » que vous avez employé dans ce billet, que bon nombre de médias ont déjà relayé, « nous » fait mal. Nous qui ne pensons pas comme vous, c’est nous qui allons le prendre en pleine figure : « Alors comme ça on vous emmerde, nous les parents ? ».

    #éducation #parents #enseignants

    • Bien vu !
      Le billet initial sur rue89 me dérangeait, je comprend mieux pourquoi en lisant ceci. Oui bcp de parents voient l’éducation nationale comme un prestataire de service à qui ils externalisent l’éducation de leur enfant, et beaucoup de parents se comportent comme des clients infantiles et capricieux. C’est un fait l’instituteur n’est plus une icône sacrée de la république, tout comme la république n’a plus rien de sacré dans le monde individualiste du client-roi actuel. C’est vrai, et c’est pas pour autant qu’il faut jouer les #chouineurs à son tour. Oui, il faut éduquer les enfants ET leurs parents, oui, c’est épuisant, mais c’est aussi la noblesse de cette mission et de ce métier..
      Voilà typiquement à quoi peut mener une organisation sans #management humain, dans l’EN comme dans d’autres secteurs de la fonction publique. Quel que soit son salaire et les attraits du métier, quand on perd le sens de sa mission, quand on ne voit plus la noblesse de son métier, on souffre au boulot, on subit, on se plaint, et on s’enfonce..

    • Le billet original suintait l’aigreur, la réaction et l’approche « pédagogique » hyper-traditionnelle. Lecture énervante à la fin de laquelle on avait surtout envie de conseiller à l’auteure une reconversion professionnelle le plus tôt possible pour le bien de tou(te)s.
      Ce type de témoignage pose aussi la question du travail éditorial (! ?) de la rédaction de Rue89. Un média en ligne doit-il publier n’importe quelle poussée de bile sous forme de « témoignage ». Une telle tribune donne une résonance et une portée à des propos sans pensée. Et c’est dommageable pour tout le monde…

    • J’interviens assez peu dans le processus scolaire pour deux raisons :
      la première, c’est que j’ai confiance dans le personnel éducatif, mais c’est facile, vu que dans le bled, tout le monde se connait et que nos instits sont très bien cotées.
      la seconde, c’est que la participation aux parents d’élèves pendant 2 ans m’a dégoûtée à vie de ce genre de démarche. Là où je pensais trouver un organe collectif de facilitation de la vie scolaire, j’ai trouvé des trajectoires hyper-individualistes de valorisation de sa progéniture.

      Cela dit, je prends généralement le temps de discuter une fois par trimestre avec la maîtresse, laquelle m’a expliqué qu’en fait, le problème, c’est qu’elle voit toujours trop les parents des bons élèves et pas assez ceux des enfants qui sont à la peine.

    • Dire merde aux parents, c’est dire merde à l’école
      http://www.rue89.com/2013/05/09/dire-merde-parents-cest-dire-merde-a-lecole-242187

      On le prendra comme on veut, et Lulu C. aura beau s’en désoler ou s’en énerver, enseigner à nos élèves, c’est aussi tenter de faire équipe avec les parents pour donner du sens à ce qui est enseigné, et amener leur enfant vers la curiosité, la connaissance, l’envie de comprendre le monde dans sa complexité et d’y participer. Le savoir et les règles de vie enseignés à l’école n’ont de sens que mis en relation avec ce que l’enfant vit au dehors.
      […]
      Cette « ingérence pédagogique » dénoncée par Lulu C., on peut la lire plutôt comme la frustration de ne pas parvenir à aider son enfant dans la réalisation des tâches scolaires, avec l’angoisse qui y est forcément associée.
      […]
      Leur enfant s’ennuie, disent des parents à Lulu C.. C’est bon à savoir, peut-être pourrait-elle discuter avec lui, varier sa pédagogie, lui trouver une façon de s’intéresser au cours ? Parce que décider de ne pas entendre cette parole-là c’est aussi se priver de la possibilité de réparer un peu de ce qui dysfonctionne dans la classe.
      […]
      Publié sur un site très fréquenté, un témoignage qui oppose de manière aussi caricaturale deux acteurs essentiels du système éducatif n’améliorera pas l’ambiance au sein des établissements scolaires, ni n’incitera les parents à « cesser de nous casser les pieds ». Il semble plutôt de nature à construire une « société de la défiance » […]. Car ce témoignage, dans sa forme plus que dans son contenu, construit une image d’Epinal du prof à laquelle les parents ne peuvent que s’opposer avec une violence au moins égale.
      […]
      Par ce billet, nous ne souhaitons pas nous poser en donneurs de leçon, ni dispenser des conseils qui ne fonctionneraient que dans le monde merveilleux d’une école fantasmée. Nous souhaitons seulement rappeler une éthique de l’enseignant, quelques principes essentiels qu’il convient de continuer à respecter contre vents et marées, malgré la fatigue d’un métier qui est, nous en convenons, un métier souvent difficile.

    • On peut décider de voir l’école comme une boite noire bourdieusienne, en observant ce qui y entre et ce qui en sort. De ce point de vue-là, il s’agit effectivement d’une entreprise de formatage et de tri des enfants. Ceux qui se soumettront aux règles internes sortiront avec des trajectoires d’intégration dans le corps social. Les autres seront éjectés ou devront s’agglutiner autour des quelques strapontins que l’on voudra bien leur concéder.

      Du coup, on peut voir l’école comme une formalité sociale, de la même manière qu’à une époque, il convenait de se montrer à la messe le dimanche pour que le corps social nous foute la paix le reste de la semaine. Une sorte de mal nécessaire dont on doit intégrer les règles et les finalités pour s’en servir au mieux de ses objectifs réels.

    • Parents et enseignants : loin des caricatures grossières
      http://www.rue89.com/2013/05/13/parents-enseignants-loin-caricatures-grossieres-242280

      D’une part, dans beaucoup de lieux, et notamment dans les zones les plus en difficulté, les parents sont trop éloignés de l’école. Alors que les discussions sont nécessaires, les contacts y sont rares, ce qui ne favorise guère la réussite des enfants.
      D’autre part, s’il existe certes des parents consuméristes – au même titre qu’il existe des enseignants renfermés, qui se vivent comme exerçant dans une citadelle assiégée –, aucune généralisation n’est possible. « Les » parents comme « les » enseignants, ça n’existe pas !
      […]
      Les enseignants doivent accepter (et beaucoup d’entre eux le font, sans problème) que les parents viennent les voir, leur posent des questions, quitte à les bousculer parfois dans leurs habitudes, quitte à ce que le dialogue dissipe peu à peu les malentendus et permette une meilleure compréhension dans l’écoute de la logique de chacun. Cela fait partie de leur mission.
      Les parents ne viennent pas, la plupart du temps, à l’école pour « emmerder » l’enseignant, mais bien pour le bien et la réussite de leur enfant. D’ailleurs, les relations que les parents entretiennent avec les enseignants ne sont pas – bizarrement – de même nature que les relations qu’ils peuvent entretenir avec leur garagiste et leur coiffeur.
      Ils leur confient leurs enfants tous les matins, pendant plus d’une dizaine d’années consécutives. Un enfant n’est pas une voiture ou une coupe de cheveux.


  • "C’était ça, Monsieur, l’éducation populaire !" Christiane Faure - Nec pluribus impar
    http://nec.pluribus.impar.over-blog.com/article-c-etait-a-monsieur-l-education-populaire-54178

    Ce personnage est Christiane Faure, belle soeur d’Albert Camus, née en Algérie en 1908 première directrice de l’éducation populaire au sein du ministère de l’éducation nationale en 1944 et qui a fait vivre de toute son énergie et ses tripes sa mission. Le récit qu’elle fait de cette belle aventure, au cours d’un entretien paru naguère dans la revue Cassandre : « C’était ça, monsieur, l’éducation populaire », est sans concession et plein d’amour.

    #éducation_populaire


  • « retour à Argos », à Toulon

    http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article5412

    Théâtre Liberté (salle Albert Camus)
    vendredi 24 et samedi 25 mai 2013 à 20h30 [1]

    Retour à Argos d’Eschyle d’après Les Suppliantes et Prométhée enchaîné
    Textes additionnels Violaine Schwartz
    Mise en scène et traduction Irène Bonnaud
    Avec Astrid Bayiha, Ludmilla Dabo, Jean-Christophe Folly, Adeline Guillot, Laetitia Lalle Bi Benie, Jean-Baptiste Malatre, Marius Yelolo

    #migrations #asile


  • L’Etranger : découvrez les planches de l’adaptation BD ! – Critiques littéraires : Actualité livres | MyBOOX

    http://www.myboox.fr/actualite/l-etranger-decouvrez-les-planches-de-l-adaptation-bd-ac-21479.html

    En exclusivité sur MyBOOX : des planches de l’adaptation BD de L’Etranger par Jacques Ferrandez.

    Un an après la version illustrée du célèbre roman d’Albert Camus signée José Munoz (Gallimard/Futuropolis), les éditions Gallimard s’apprêtent à publier, le 12 avril prochain, l’adaptation en bande dessinée de L’Etranger. En attendant, MyBOOX vous fait découvrir quelques planches de cette BD très attendue !

    Un amoureux de l’Algérie

    Aux commandes de ce projet ambitieux : Jacques Ferrandez. Un auteur qui n’a pas été choisi au hasard puisque, comme Albert Camus, Jacques Ferrandez est né en Algérie et resté très attaché à sa terre d’adoption. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’il travaille sur une œuvre de Camus : en 2009, il avait déjà adapté une nouvelle intitulée L’Hôte. Connu pour ses Carnets d’Orient, dans lesquels il revenait sur la présence française en Algérie, Jacques Ferrandez a également signé, l’année dernière, l’adaptation BD du roman de Maurice Attia, Alger la noire.

    #bd #bande-dessinée #littérature



  • Le dernier nouveau philosophe
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/03/GARNIER/47510

    Pour qui souhaite connaître la pensée d’Albert Camus, il suffira de lire son œuvre. A défaut d’être toujours profonde, elle a le mérite de la clarté. A cet égard, l’ouvrage que Michel Onfray vient de lui consacrer n’est d’aucune utilité. En revanche, pour qui s’intéresserait à la vision du monde et (...) / #Algérie, #France, #Colonialisme, #Communisme, #Histoire, #Idées, #Idéologie, #Intellectuels, #Marxisme, #Socialisme_libertaire, #Guerre_d'Algérie_1954-1962 - (...)

    #2012/03

    • Finalement, le problème avec Onfray ce n’est pas tant qu’il soit pour le moins superficiel et inconstant en politique - un coup il est au NPA, un coup il déteste les gauchistes - mais le fait que ses livres font prendre l’ombre pour la proie. Ainsi de Freud, il a sans doute a raison pointé les incohérences, les malhonnêtetés. Combien vont penser que l’œuvre de Freud, de Sartre ou de Marx ne sont bonnes qu’à jeter, puisqu’ils ont failli dans leur vie ?...On est quelque part dans l’apparence, dans la détestation à la truelle qui englobe l’homme et son oeuvre, alors que justement, pour ce qui est des écrivains du moins, ceux-ci ont mis tant de temps à faire admettre, comprendre et respecter que leur livres ne sont pas leur reflet et cela constitue une part non négligeable de leur liberté.


  • “Jardins” de Robert Harrison
    http://www.editions-lepommier.fr/ouvrage.asp?IDLivre=422

    Violence, mort et souffrance mêlées : les êtres humains ne sont pas faits pour regarder droit dans les yeux la tête de Méduse arborée par l’histoire. On ne saurait nous en blâmer. Au contraire, le refus de se laisser pétrifier par les réalités de l’histoire contribue largement à rendre la vie humaine supportable : on lui doit nos élans religieux, nos rêveries poétiques, nos utopies, nos idées morales, nos constructions métaphysiques, notre art du récit, nos transfigurations esthétiques du réel, notre passion pour le jeu, notre amour de la nature. Albert Camus en témoigne : « La misère m’empêcha de croire que tout est bien sous le soleil et dans l’histoire ; le soleil m’apprit que l’histoire n’est pas tout. » Ajoutons que si l’histoire devait un jour occuper toute la place, nous sombrerions dans la folie.


  • Albert #Camus : réfractaire souvenir d’ #Algérie !
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1442

    Intrépide envers l’absurdité, le libertaire ébranlera toujours les conformismes des deux rives.

    Albert Camus est un tableau où s’enregistrent les incartades de part et d’autre des deux patries qui partagent aussi bien l’homme que son œuvre. D’une agilité tactile car tellement réactive, sa présence dans les élites de #France et d’Algérie, parce que très sensible, se négocie aux jalousies superficielles des pleureuses intimes. Et dans les #débats, quêtant de son mouvement de #pensée contemporain : le « camusien », une #identité qui blâme la mémoire cachée, amoindrie et refoulée par la stupidité, le monument est sujet à une adoption aux facettes peu conciliables


  • Réflexions : révolte et morale (Koestler et Camus)
    http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=1685

    Nous prendrons comme point de départ le parcours et la résistance au totalitarisme stalinien d’#Arthur_Koestler : journaliste d’origine hongroise, militant dans le parti communiste allemand, puis membre du Komintern, -(organisme représentatif du communisme international),- de 1931 à 1938. Une de ses œuvres, « Hiéroglyphes », est une autobiographie politique et psychologique soulignant des aspects essentiels de la « foi » communiste, les difficultés à s’en dissocier, et l’accent mis progressivement sur la morale en politique, - selon un acheminement différent de celui de Soljénitsyne, qui, interné pendant 8 ans dans le système concentrationnaire soviétique, a d’emblée pris la position d’un moraliste. « Le zéro et l’Infini », qui fut publié après la guerre en France, fut l’œuvre de Koestler qui le rendit célèbre : il relatait le processus complexe et tragique qui conduisit des vieux bolchéviques à des aveux mensongers de trahison, lors des grands procès organisés par le pouvoir stalinien, à la fin des années 1930. L’aveuglement quant à la nature totalitaire et terroriste de l’U.R.S.S. était encore si répandu qu’il fit scandale non seulement parmi les communistes, mais dans une partie de l’opinion intellectuelle française.

    via http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article598


  • De l’éducation populaire à la domestication par la « culture », par Franck Lepage (Le Monde diplomatique)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/LEPAGE/17113

    À la Libération, les horreurs de la seconde guerre mondiale ont remis au goût du jour cette idée simple : la démocratie ne tombe pas du ciel, elle s’apprend et s’enseigne. Pour être durable, elle doit être choisie ; il faut donc que chacun puisse y réfléchir. L’instruction scolaire des enfants n’y suffit pas. Les années 1930 en Allemagne et la collaboration en France ont démontré que l’on pouvait être parfaitement instruit et parfaitement nazi. Le ministère de l’éducation nationale convient donc qu’il incombe à la République d’ajouter un volet à l’instruction publique : une éducation politique des jeunes adultes.
    […]
    Ces deux dimensions, pas toujours conciliables, fondent l’ambiguïté de l’« éducation populaire ». Pour les classes moyennes à l’origine des mouvements laïques tels que la Ligue de l’enseignement (1881), il s’agit d’éduquer le peuple en appoint de l’école ou de pallier l’absence de celle-ci. Une seconde acception renvoie à toute forme d’éducation émancipatrice dont la forme serait populaire. Elle revendique l’héritage des expériences d’éducation critique et politique qui traversent le mouvement ouvrier à la fin du XIXe siècle (syndicalisme révolutionnaire, bourses du travail).
    […]
    La coupure sera désormais établie entre culturel et socioculturel, entre « vraie » et « fausse » culture que seul l’Etat sera fondé à départager. Beaucoup attendaient que la gauche arrivant au pouvoir abolisse cette césure. Il n’en fut rien.
    Cette histoire-là est plus connue : loin de rompre avec la vision élitiste et de reformuler la question culturelle sur des bases progressistes (tout le monde est producteur de culture, celle-ci n’étant rien d’autre qu’un rapport social), la gauche des années 1980 propulse la figure de l’artiste à des hauteurs jusque-là inconnues.
    […]
    C’est pourquoi un programme réellement de gauche devrait se démarquer du concept de culture pour soutenir celui d’éducation populaire.
    Les fédérations labellisées « d’éducation populaire » en sont loin. Embrigadées dès le début des années 1980 dans les innombrables dispositifs de traitement social des populations dites « en difficulté », combien d’entre elles administrent, en échange de subventions, des programmes de « mobilité des jeunes », d’« éducation tout au long de la vie », de « défi-jeunes » et autres apprentissages de la flexibilité et de l’esprit d’entreprise, pendant que d’autres, engagées dans la « politique de la ville », œuvrent à l’« insertion » des classes populaires à coups de « développement local », de « développement culturel » et d’« animation socioculturelle » ?
    […]
    On peut ainsi distinguer deux conceptions de l’action par la culture : l’« action culturelle », qui vise à rassembler autour de valeurs « universelles », consensuelles (l’art, la citoyenneté, la diversité, le respect, etc.). Et l’éducation populaire, qui vise à rendre lisibles aux yeux du plus grand nombre les rapports de domination, les antagonismes sociaux, les rouages de l’exploitation.

    #éducation_populaire #culture #élitisme


  • Max Stirner — encore et toujours un dissident
    http://www.lsr-projekt.de/poly/frinnuce.html

    Friedrich Nietzsche, le second grand "vainqueur" de #Stirner, est né l’année (et le mois même) de la parution de »L’Unique« . Toutefois, le jeune-hégélianisme dans son ensemble était déjà considéré partout, du temps de sa jeunesse, comme une #philosophie manquant de sérieux, comme les élucubrations de quelques maîtres de conférences chassés de l’Université et de journalistes tapageurs d’avant les journées de mars 1848. Le jeune Nietzsche pourtant, dégoûté par la "sénilité" de ses condisciples, vanta dans une lettre ces mêmes années 40 comme une "époque de grande activité de l’esprit", à laquelle il aurait aimé participer lui-même. Le contact direct avec un vétéran jeune-hégélien orienta aussi le futur philosophe. Au mois d’octobre 1865, Nietzsche rencontra longuement et intensivement Eduard Mushacke, un ancien membre du cercle intime de Bruno Bauer, qui avait été lié d’amitié avec Stirner. Cette rencontre eut pour conséquence immédiate une profonde crise intellectuelle et la décision panique de "se tourner vers la philologie et Schopenhauer".


  • Tiens, rien que pour ça,
    je vote HOLLANDE au 2ème tour !

    Meeting d’Avignon :
    Sarkozy rend hommage à « Stéphane Camus » ?!
    Alors que le président-candidat était en meeting à Avignon lundi, il s’est dit être très inspiré par « Stéphane Camus ».
    Le chef de l’Etat voulait bien évidemment faire référence à Albert Camus.

    Ou bien alors pensait-il à Renaud Camus ?
    http://towardgrace.blogspot.fr/2012/04/renaud-camus-un-detail-pres.html

    A son voisin de palier ?
    Au barman du Fouquet’s ?
    Un auteur de la collection Harlequin ?

    http://mots.extraits.free.fr/albert_camus1.jpg

    « La bêtise insiste toujours. »

    Albert Camus
    (le vrai)


  • « 8 Mai 1945 : Massacre de Sétif (Rebellyon.info)
    http://rebellyon.info/8-Mai-1945-Massacre-de-Setif.html

    Le 8 mai 1945 fut un mardi pas comme les autres en Algérie. Les gens mas­sa­crés ne l’étaient pas pour diver­sité d’avis, mais à cause d’un idéal. La liberté. Ailleurs, il fut célé­bré dans les inters­ti­ces de la capi­tu­la­tion de l’état-major alle­mand. La fin de la Seconde Guerre mon­diale, où pour­tant 150.000 Algériens s’étaient enga­gés dans l’armée aux côtés de de Gaulle. Ce fut la fin d’une guerre. Cela pour les Européens. Mais pour d’autres, en Algérie, à Sétif, Guelma, Kherrata, Constantine et un peu par­tout, ce fut la fête dans l’atro­cité d’une colo­ni­sa­tion et d’un impé­ria­lisme qui ne venait en ce 8 mai qu’annon­cer le plan de redres­se­ment des volon­tés farou­ches et éprises de ce saut liber­taire. (...) Source : Rebellyon.info


  • Debout dans le feu | Christine Tully-Sitchet
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/03/TULLY_SITCHET/47503

    Guy Régis, traducteur en langue créole d’Albert Camus, de Bernard-Marie Koltès, de Maurice Maeterlinck et aujourd’hui de Marcel Proust, metteur en scène et acteur, a fondé en 2001 en #Haïti une compagnie incarnant une proposition esthétique audacieuse : le Nous Théâtre. Pour exprimer un malaise commun. (...) / #Caraïbes, Haïti, #Jeunes, #Littérature, Pauvreté, #Ville - 2012/03

    #Pauvreté #2012/03


  • Le manifeste censuré de Camus
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/18/le-manifeste-censure-de-camus_1669778_3212.html

    En face de la marée montante de la bêtise, il est nécessaire également d’opposer quelques refus. Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu’un esprit un peu propre accepte d’être malhonnête. Or, et pour peu qu’on connaisse le mécanisme des informations, il est facile de s’assurer de l’authenticité d’une nouvelle. C’est à cela qu’un journaliste libre doit donner toute son attention.

    #Camus #journalisme



  • http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html

    quelques enregistrements (en mp3) restaurés et bichonnés par l’ami Jean-Denis à propos d’Albert Camus :
    hiver 1951, évocation de L’Homme révolté paru peu avant ;
    http://www.mediafire.com/?31tmynmp0ti
    une lecture de L’Etranger en 1954 ;
    http://www.mediafire.com/?l2j1bjhz0x9
    la Conférence de presse, le 9 décembre 1957,
    http://www.mediafire.com/?0df4inwzzya
    et le Discours de Stockholm le lendemain ; au retour, le 22 janvier 1958, suite à une invitation des républicains espagnols, son allocution (reproduite dans Preuves sous le titre « Ce que je dois à l’Espagne »).
    http://www.mediafire.com/?5jzjmjzimyg


  • Le coup bas intellectuel de Michel Onfray
    http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2012-01-11-Coup-bas-intellectuel

    Ce n’est pas toutes les semaines qu’un « libertaire » est célébré à la « une » du Point... Dans le cas d’espèce, celui qui a obtenu les faveurs du magazine de Franz-Olivier Giesbert est Albert Camus, revu et corrigé par Michel Onfray. Sans se prononcer sur le détail de la nouvelle biographie que ce dernier (...) / #Algérie, #France, #Colonialisme, #Communisme, #Histoire, #Idées, #Intellectuels, #Littérature, #Marxisme, Guerre d’Algérie 1954-1962 - La valise diplomatique

    #Guerre_d'Algérie_1954-1962 #La_valise_diplomatique



  • JUIFS DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !

    Il est un constat – aussi déplaisant soit-il- qui s’impose à nous jour après jour : les Arabes ont gagné, ils ont gagné la guerre médiatique et les retombées sont non-négligeables. En gagnant la guerre médiatique, ils ont

    – falsifié l’histoire du peuple juif ;
    – gagné la sympathie des medias et des peuples et, partant, celle de leurs dirigeants ;
    – multiplié les victoires diplomatiques, la dernière en date étant leur admission à l’UNESCO qui leur permettra, entre autres, de poursuivre leur érosion de l’histoire juive ;
    – obtenu que leur soit versée une aide financière ;
    – tout mis en œuvre pour imposer leurs valeurs et bientôt leurs lois.

    http://www.jforum.fr/forum/israel/article/juifs-de-tous-les-pays-unissez

    http://www.jforum.fr/forum/israel/article/juifs-de-tous-les-pays-unissez-10568

    Lorsque l’on parle de guerre médiatique et qu’on reproche à l’adversaire de l’avoir gagnée, c’est en fait un aveu que l’on y participe aussi, et que les vérités que l’on y assène sont tout aussi relatives et unilatérales.

    Madame Dora Marrache, quand on désigne l’ennemi, on est est ennemi aussi. Il est est inutile d’appeler les juifs à la rescousse d’Israël. L’amalgame « Israël, pays des juifs » ne fonctionne plus, et les morts de la shoa se retournent dans leur pauvre tombe devant le cynisme et les actes honteux du gouvernement Israélien. Au nom du « plus jamais ça », Israël ressemble de plus en plus à « ÇA ».

    Bien heureusement, il y a des israéliens et des juifs qui condamnent le gouvernement israélien. Prendre la défense d’Israël, ça ne se fait pas en étant inéquitables avec les palestiniens.

    Ce qui est reproché à Israël, ce n’est pas d’exister, mais d’exister au détriment d’un autre peuple. Dans le conflit israélo/palestinien, Israël récolte ce qu’il a semé.

    Il est urgent pour Israël de participer aux négociations de paix, et surtout de la vouloir, car le rapport de force en sa faveur depuis 60 ans risque de basculer dans le camp de ses adversaires. Les batailles gagnées n’ont de sens que quand la guerre est gagnée. Et les guerres ne sont gagnées que quand les hostilités cessent.

    C’est parce qu’Israël pense comme cela, qu’Israël ne peut pas reprocher à ses adversaires d’en faire autant. Si vous voulez pleurer, pleurez sur les générations qui sont nées pendant ce conflit et qui ont été condamnées à être ennemies.

    Vous en appelez aux juifs pour défendre Israël, moi j’en appelle à toute l’humanité pour que cesse ce conflit indigne de l’humanité, car les juifs sont avant tout des êtres humains avant d’être des juifs.

    #Israël, #Palestine, #Dora_Marrache

    • Dora Marrache, citant Martin Luther King :

      « Ce qui m’effraie ce n’est pas l’oppression des méchants, c’est l’indifférence des bons. »

      Et oui, les bons réagissent enfin et dénonce l’oppression des méchants.

    • Dora Marrache, citant un article de Marianne :

      http://www.marianne2.fr/Contre-la-diabolisation-d-Israel_a193564.html

      « Aucun Etat n’est traité par les médias mondiaux comme l’est l’État d’Israël. Le plus ridicule est de lire çà et là que la presse et les médias seraient à la solde d’Israël et contrôlés par les Juifs. Si cela devait être le cas, autant dire qu’ils seraient particulièrement mal payés de retour ».

      La faute à qui ? Si Israël n’est pas en partie responsable, il faut le dire. Il n’est que normal qu’Israël récolte ce qu’il a semé. Les palestiniens (à eux ont refuse de leur donner un état) ont été vilipendés dans la presse pendant des décennies, Israël ne s’en est jamais plein, que je sache.

      l’image positive d’Israël qui prédominait autrefois est remplacée par une image qui diabolise ce petit État …

      On peut aussi se demander pourquoi cette image positive a prédominé si longtemps ?

      le terme « sioniste » s’est chargé d’une connotation négative. Être sioniste apparaît comme une position démodée, rétrograde, à l’inverse de l’ « antisionisme » qui est synonyme d’humanisme. Il s’en est donc suivi une renaissance de l’antisémitisme.

      Le terme « sioniste » n’a jamais refléter qu’une revendication nationaliste juive. Oui, le nationalisme a toujours eu une image négative, puisqu’il est excluant pour tout ceux qui n’appartiennent pas au groupe revendiquant ce nationalisme.

      Les Nations Unies auraient pu réfléchir à deux fois avant de consacrer la création d’Israël. Si on ne peut réécrire l’histoire, on peut toutefois considérer à posteriori que la création d’Israël a mené à un des conflits qui a le plus empoisonné le monde, et qui n’a pas finit de l’empoisonner. Il n’est pas certain que sachant cela les Nations Unies auraient à nouveau bénit la création d’Israël.

      Quoiqu’il en soit le sionisme a finit d’exister puisque Israël existe. Ce qui est jugé aujourd’hui, c’est la politique inéquitable et colonialiste vis à vis du peuple palestinien qui lui n’a pas la chance de se voir accorder un état.

      Il est faux de dire que dénoncer la politique d’Israël, c’est faire de l’antisémitisme, mais il est vrai de dire que la politique d’Israël est une politique raciste puisqu’elle se fait en faveur des juifs israéliens (considérés comme « le peuple élu »), et uniquement eux. Elle ressemble de plus en plus à la politique aryenne d’Adolf Hitler.

      Puisque les noyaux durs s’affrontent et ne voient jamais que ce qui leur est adjacent, on peut dire également que les fauteurs de guerre palestiniens sont tout aussi racistes que les fauteurs de guerre israéliens. Les Israéliens et les palestiniens ne naissent pas racistes, mais n’ont d’autre choix que de le devenir. C’est contre cela que la pensée humaniste se révolte. Tant qu’Israël aura le rapport de force en sa faveur, je dénoncerai Israël comme un état oppresseur, ce qu’il est. C’est à Israël d’être à l’initiative du processus de paix, puisqu’il est le plus fort. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

      Et surtout, ce qu’il faut déplorer par-dessus tout, c’est la remise en question de l’histoire du peuple juif et de la légitimité de l’État d’Israël.

      Personne ne la remet en question. Toute mon enfance et ma vie ont été traumatisé par l’holocauste juif. Et ma virulence à l’encontre d’Israël est à la hauteur de la trahison humaniste d’Israël, qui ne considère cet holocauste que comme juif alors que c’est d’abord un crime contre l’humanité. Ce qui me fâche le plus, c’est l’instrumentalisation du génocide par l’état d’Israël.

    • Dora Marrache :

      Quand on connaît la position de l’AFP vis-à-vis d’Israël, n’y a-t-il pas là une preuve de son acharnement contre le peuple juif ?

      Non, il y a preuve qu’il y a un problème israélien. Ne mêlez pas les juifs de la diaspora aux turpitudes de l’état israélien. Arrêtez de prendre les juifs de la diaspora en otage, ils n’ont aucune responsabilité dans le conflit israélo/palestinien, contrairement à l’état israélien.

      Et nous devrions nous taire ! Nous taire, c’est acquiescer, c’est condamner Israël, c’est donner raison aux antisémites, c’est contribuer nous-mêmes à exacerber le sentiment antisémite.

      Ce que vous exacerber, ce n’est pas l’antisémitisme, c’est une opposition tout à fait normale à un gouvernement d’extrême droite et oppresseur. Vous pouvez jouer sur la corde sensible des juifs de la diaspora, mais ils ne se laisseront plus prendre. L’état d’Israël n’est pas l’état des juifs, c’est l’état de certains juifs qui devront un jour répondre de leur responsabilité envers l’humanité. Rassurez-vous, les fauteurs de guerre palestiniens aussi.

      Il faut tout mettre en œuvre pour revenir à ce temps où l’Occident n’avait qu’admiration et respect pour l’État d’Israël, il faut aider Israël à reconquérir l’opinion internationale.

      Commencer donc par relancer sérieusement les processus de paix. Alors vous serez respectable. En attendant l’opinion internationale vous considérera pour ce que vous êtes. Les médias ne sont pas plus menteurs quand ils parlent de vous que quand ils parlent des palestiniens.

      Faute de pouvoir obtenir d’eux qu’ils défendent des vérités qu’ils connaissent certes, mais qu’ils rejettent, à commencer par l’histoire de l’État d’Israël, il faut donc soit les obliger à se taire – ce qui est impossible dans une démocratie, mais c’est ce à quoi va se résigner le gouvernement israélien- soit mener des campagnes contre eux en faisant en sorte que nos voix étouffent les leurs.

      Quand une pseudo-démocrate d’extrême droite considère la démocratie et la liberté d’expression comme des inconvénients.

      Il faut, par conséquent, qu’Israël soit reconnu non pas comme un « État pour les Juifs », mais bien comme l’ « État Juif ». Aucun compromis !

      Ça, on l’a bien compris, et c’est bien ce que l’on vous reproche. Ça s’appelle du racisme pro-juif.


  • 24 SUICIDES A L’EDUCATION NATIONALE - anarced
    http://anarced.over-blog.org/article-24-suicides-a-l-education-nationale-88254345.html

    Depuis 2000, 24 suicides ou tentatives concernant des personnels de l’Éducation Nationale ont fait les titres de l’actualité. Seize de ces drames ont eu lieu sous le dernier quinquennat dont six cette année.
    Dans tous les cas, les autorités mettent en avant la fragilité psychologique, voire l’incompétence de leurs employés et nie tout lien entre ces actes suicidaires et le travail. Mais cet éternel refrain de l’employeur infaillible et irréprochable est de plus en plus difficile à entendre, celui encore plus récurent du statut privilégié des enseignants devient tout à fait insuportable...
    La liste qui suit n’est pas exhaustive car tous les suicides ne font pas les titres des journaux mais elle apporte un éclairage intéressant sur les conditions de travail des personnels de l’Éducation Nationale.
    Tous ces drames ne doivent pas rester complètement vains. Des leçons doivent en être tirées pour que des entrailles de cette école massacrée une école plus juste puisse enfin naître.


  • NE MORALISEZ PAS, NE JUGEZ PAS, NE PRENEZ PAS DE PHOTOS (sur les émeutes prolétariennes en Angleterre) | LE JURA LIBERTAIRE
    http://juralib.noblogs.org/2011/08/20/ne-moralisez-pas-ne-jugez-pas-ne-prenez-pas-de-photos-sur-les-emeut

    « Il existe une classe sous-prolétarienne en Angleterre qu’il y a nulle part ailleurs. Blancs, peu éduqués, dépourvus de tout moyen d’évolution sociale, ils sont l’exemple parfait des résultats du capitalisme anglo-saxon et de son programme déshumanisant. La perversion anglaise, c’est de rendre cette population fière de leur misère et de leur ignorance. La situation est sans espoir. J’ai plus d’espoir pour la jeunesse de nos banlieues. »

    Jean-Baptiste Clemence ; « La chute » d’Albert Camus, 1956.

    #ukriots


  • Nouvelle une du Réveil consacrée aux émeutes britanniques.

    « Il paraît que les émeutes qui secouent la Grande Bretagne ne sont “pas politiques”. Qu’est-ce qu’une émeute politique ? Un mouvement dont les revendications, clairement énoncées, sont audibles par le gouvernement et enjolivées de mots creux tels que “démocratie” ou “droits de l’homme” ? Une révolte menée par des organisations, encadrée et récupérée par des lèche-culs syndicaux ou politicards qui en feront leur beurre au passage ? Un soulèvement tempéré, raisonnable, qui ne demande qu’à améliorer le système capitaliste à travers l’état-providence, en huilant ses rouages, en adoucissant son exploitation ? A cette idée nauséabonde, je préfère encore la rage sourde, la destruction et le joyeux pillage qui animent les rues de Londres depuis quelques jours. Puissent les émeutes futures ne plus jamais être “politiques”. »

    https://lereveil.ch

    Leave Them Kids Alone https://lereveil.ch/N11/leave-them-kids-alone

    Ne moralisez pas, ne jugez pas, ne prenez pas de photos
    https://lereveil.ch/N11/ne-moralisez-pas

    Emeute-toi en musique
    https://lereveil.ch/N11/emeute-toi-en-musique

    Camouflage digital : mode d’emploi
    https://lereveil.ch/N11/camouflage-digital-752

    #UKriots


  • 13 août 2011
    International Herald Tribune
    Robert Zaretsky HOUSTON, TEXAS is a professor of history at the University of Houston, Honors College, and the author of ‘‘Albert Camus: Elements of a Life.’’

    *For Camus, a last brush with the absurd

    "A nonsensical theory about the existentialist author’s fatal car crash says much about his times, and ours.

    How absurd. What better response to the news that, a half century after the death of Albert Camus, an Italian scholar claims that the car accident that took his life was not an accident at all, but instead the work of the K.G.B.? According to the account, a well-known Czech poet confided to his diary that he had learned that Camus, a consistent and courageous critic of Communism, died after Soviet spies punctured a tire of the car he was traveling in, which then swerved off the road and wrapped itself around a plane tree.

    It may be surprising that no such rumors existed at the time. In the bleak atmosphere of the Cold War, the incredible seemed all too credible. The Soviet Union had recently tested its first atomic bomb. The French Communist Party, loyal to Moscow, was the dominant opposition in France. Few doubted it when the philosopher Roger Garaudy predicted, ‘‘Without any doubt, the 20th century will go down in history as the century of the victory of Communism.’’

    Conspiracy theories abounded in this hothouse atmosphere. Communists accused the government of allowing the Coca-Cola Company to buy the Cathedral of Notre-Dame in order to transform it into a billboard.

    The government arrested a Communist leader, Jacques Duclos, whose car contained two pigeons — carriers, the police claimed, for flying messages to Moscow. That Duclos, whose stomach remained French even while his heart had gone over to Moscow, meant those pigeons to go no further than his dinner table was, of course, overlooked in the passions of the moment.

    It would have been perfectly normal, in that context, for a rumor of Soviet malfeasance to flare once news of Camus’s death flashed across France. Instead, most people latched on to a different contemporary obsession à la française: fast cars and spectacular accidents.

    From the mid-1950s to the mid-1960s, a deep preoccupation with cars throbbed through French popular culture. When novelists, musicians and film directors were not busy using the car and road as metonyms or signifiers, they were instead busy dying, or being maimed, in real cars on real roads. The ‘‘French James Dean,’’ the novelist Roger Nimier, predicted he would die on a highway and fulfilled this forecast in a spectacular accident in 1962; Françoise Sagan, author of ‘‘Bonjour Tristesse,’’ nearly said au revoir la vie after she demolished her Aston Martin in 1957; the adventurer André Malraux’s two sons died in a car accident in 1961. Even Roland Barthes, who rhapsodized over the cathedral-like nature of the Citroen DS, was eventually taken down in 1980 Paris by a laundry van run amok.

    By the early 1960s, France’s yearly toll of traffic fatalities dwarfed those of comparable countries.

    It was in the midst of this piston-driven devastation that the sporty Facel Vega, driven by Camus’s close friend Michel Gallimard, veered off the road. Who needed Moscow to explain the event? An engine with too much horsepower on a road designed not for cars, but horses, sufficed.

    ‘‘There is grim philosophical irony in the fact that Albert Camus should have died in a senseless automobile accident,’’ an article in The New York Times following his death began, ‘‘victim of a chance mishap.’’ But to those Camus left behind, death by car was not exactly senseless. While his contemporaries were turning to religion or ideologies to escape the absurd, they were also turning to, well, cars. Going fast — going too fast — in slim cars with seductive names like Citroën’s ‘‘The Goddess’’ seemed to offer a ticket to eternity, and to many onlookers, a high-speed death seemed a sensible, almost poetic, end for the era’s brightest stars.

    In its allusion to the absurd nature of Camus’s death, The Times got it only half right. A death, Camus noted, is not absurd or meaningless because it results from chance or a mishap, but instead because we refuse to accept the very possibility of senselessness. We insist upon meaning, even when we invent or impose it. It is our confrontation with the universe, not something inherent to the universe itself, that leads to absurdity. ‘‘The absurd,’’ he insisted, ‘‘depends as much on man as on the world.’’ It occurs when one combines the world’s silence with our need for understanding.

    And it can occur at any moment, even or perhaps especially in cars. ‘‘At any street corner,’’ Camus warned, ‘‘the feeling of absurdity can strike any man in the face.’’ When a friend warned him about driving on highways, he replied, ‘‘Don’t worry, I hate speed and don’t like automobiles.’’ Owner of a rarely used Citroën, his attitude to speed matched his attitude to religious or ideological faith: They were false methods of relieving ourselves of the weight of our lives. Life, he believed, precisely because it is absurd, is our most precious and weighty possession.

    When the police reached the wrecked Facel Vega, they found Camus’s briefcase flung several yards from his body. Inside was the unfinished manuscript for his autobiographical novel, ‘‘The First Man.’’ In its pages we discover neither faith nor Facel Vegas. ‘‘Life,’’ he wrote, ‘‘so vivid and mysterious, was enough to occupy his entire being.’’

    As we near the centenary of Camus’s birth, we should listen to him and ignore the cloak and dagger theory now spackling the Web. Life, thank the silent heavens, holds mystery enough.

    ROBERT ZARETSKY


  • Dans la caverne d’Alain Badiou | Evelyne Pieiller (Le Monde diplomatique)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2011/01/PIEILLER/20039

    Alors que l’idéal communiste semblait périmé, un philosophe qui s’en réclame trouve un écho remarquable, y compris à l’étranger. Or Alain Badiou, qui interroge les conditions de l’égalité véritable, affirme la nécessité d’une rupture radicale avec le consensus démocratique. (...)