person:ben gourion

  • Le dernier voyage des Falashas d’Ethiopie vers Israël - Israël/Ethiopie/Religion - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20130828-israel-ethiopie-juif-falashas

    Ce 28 août, le dernier vol embarquant des juifs d’Ethiopie, les Falashas, a atterri à l’aéroport Ben Gourion en Israël. Après 38 années d’émigration en Terre Sainte en vertu de la Loi du retour, les autorités de Tel-Aviv ont décidé de stopper cette émigration pourtant des plus légitimes d’un point de vue historique. Les Falashas ne sont plus les bienvenus sur la terre de leurs ancêtres, mais l’ont-ils déjà réellement été ?
    (...)
    Autre exemple, et non des moindres, du drame de cette (non-) intégration : en 2012, le très sérieux quotidien israélien Al-Haaretz révèle un scandale sans précédent touchant les Falashas. Les autorités de Tel Aviv ont forcé les femmes falashas à prendre un contraceptif sur le long terme si elles souhaitaient accéder au territoire. En dix ans, le taux de natalité au sein de la communauté falasha en Israël a chuté de moitié.

    #xénophobie #persécution



  • traduction en français de l’article cité par Nidal : http://seenthis.net/messages/140231

    [Protection Palestine]- Réflexion catastrophique : Ben Gourion a-t-il tenté de réécrire l’histoire ?
    http://www.protection-palestine.org/spip.php?article12467

    Le dossier des archives d’État contient clairement la preuve que les chercheurs de l’époque n’ont pas décrit complètement le rôle d’Israël dans la création du problème des réfugiés palestiniens.

    16 mai 2013

    L’oeil observateur du censeur israélien avait raté le dossier des archives d’État GL-18/17028. La plupart des dossiers concernant l’exode palestinien de 1948 restent enfermés dans les archives israéliennes, malgré le fait que leur période de classification - d’après la loi israélienne - a expiré depuis longtemps. Même des dossiers précédemment déclassifiés ne sont plus disponibles pour les chercheurs. Ces deux dernières décennies, après les immenses répercussions causées par la publication des livres écrits par ce qu’on appelle les « Nouveaux historiens », les archives israéliennes ont révoqué l’accès à une grande partie de ce matériau explosif. Les documents israéliens archivés qui décrivaient l’expulsion des Palestiniens, les massacres et les viols perpétrés par les soldats israéliens, ainsi que d’autres événements considérés comme embarrassants par la strate dirigeante, ont été requalifiés « top secret ». Les chercheurs qui ont voulu examiner les dossiers cités dans les livres de Benny Morris, d’Avi Shlaim ou de Tom Segev se sont souvent heurtés à un mur. D’où la surprise que le dossier GL-18/17028, intitulé « La fuite en 1948 » soit toujours disponible.

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  • Franck Barat , coordinateur du tribunal Russell pour la Palestine, arrêté à Ben Gourion et expulsé ne pourra être présent pour soutenir les prisonniers palestiniens.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-puchot/250413/tunisie-syrie-israel-c-est-le-retour-de-la-chronique-maghreb-machrek
    25 avril 2013 Par Pierre Puchot

    * Israël toujours aussi capricieux avec ses visiteurs. C’est cette fois le coordinateur du tribunal Russell pour la Palestine, Frank Barat. De retour à Bruxelles mercredi, il nous raconte son interrogatoire et son expulsion de Ben Gourion, l’aéroport de Tel-Aviv :

    « “Donnez-moi votre numéro de portable, votre numéro chez vous, les noms de votre père et votre grand-père et toutes vos adresses email” sont les premiers mots que l’officier des services de renseignements intérieur israélien (Shabak) a prononcé quand je suis rentré dans son bureau.

    Environ une heure avant, la demoiselle au guichet avait simplement prit mon passeport et m’avait dit : “mettez-vous sur le côté, nous voulons vous poser plus de questions”. Mon but lors de ce court voyage était de rendre visite à des connaissances sur place et aussi de participer à une réunion sur les prisonniers politiques palestiniens, à l’occasion des 11 ans d’emprisonnement de Marwan Barghouti. L’interrogatoire dura environ 4h. Je fus conduis dans différents bureaux, interrogé par différentes personnes, parfois plusieurs en même temps. Les ¾ de mon interrogatoire furent à propos de mon voyage d’une semaine en Israël. L’officier principal me disant : “Je sais tout ce qu’il y a à savoir sur vous, depuis la première minute, donc arrêtez de mentir”. Refusant de lui divulguer ma réelle adresse email (les services secrets intérieurs peuvent maintenant demander un accès a vos emails, voir ici), il m’annonça que vu mon refus de coopérer et mes mensonges, il allait me déporter. Je fus ensuite fouillé au corps (de près, plusieurs fois) et mon bagage fut passe au crible fin (plusieurs fois, par plusieurs personne).

    Après 23h en cellule de déportation, je fus escorté dans un avion à 1h du matin.


  • Kurdistan(s) : la préfiguration d’une nouvelle carte du Moyen-Orient ?

    sur Rumor via @rumor

    http://rumor.hypotheses.org/2793

    Date 29 septembre 2012

    L’autonomisation récente des régions kurdes de Syrie, abandonnées (en apparence en tout cas) par l’armée syrienne, après des années d’autonomisation du Kurdistan d’Irak (KRG : Kurdistan Regional Government), représentent-elles les premières étapes d’une reconfiguration majeure de la carte du Moyen-Orient ? Ce n’est l’objectif de ce billet que de répondre à cette question mais de signaler, autour de ces transformations, une multiplicité de réflexions et de débats, non seulement dans les milieux politiques concernés et dans la presse internationale mais également parmi les chercheurs.
    L’utopie d’un grand Kurdistan

    Le New York Times publie ainsi ce week-end un article analysant l’évolution de la région kurde syrienne et la manière dont les partis kurdes présents sur place s’organisent pour pérenniser la situation. L’article est accompagné d’une magnifique représentation cartographique du Kurdistan,

    #kurdistan #proche-orient #turquie #irak #cartographie

    • Merci pour le signalement épatant. Si je peux me permettre : outre les aspirations kurdes, il faudrait s’interroger sur l’accueil et les soutiens d’un tel « État » dans son propre environnement géopolitique. Parce que bon, si c’est pour avoir pour voisins immédiats l’Irak, la Syrie, l’Iran et la Turquie et n’avoir pour réels amis que les magouilleurs du Mossad israélien, ça n’est pas forcément une situation d’avenir ni, surtout, un facteur de « stabilisation » de la région :
      http://en.wikipedia.org/wiki/Israeli–Kurdish_relations
      (Cette suspecte proximité/collaboration constitue zi elephant in ze room, quand on évoque les mouvements kurdes avec des interlocuteurs arabes.)

      Ce qui fait que la publication de cartes réalisant un « grand Kurdistan » ravive d’autres suspicions régionales : tentation d’un grand Israël avec, en parallèle, le démembrement des États de la région (Ben Gourion 1954).

    • Celle de la Turquie est officielle et assumée (et la Turquie est membre de l’OTAN). Et ça n’est pas forcément avec l’assentiment délirant de sa population ; ça peut être un élément de tensions populaires. À l’inverse, la présence d’agents du Mossad auprès des Kurdes est officieuse.

    • Mais du coup, le gouvernement turc et les mouvements kurdes s’accommodent d’être alliés avec les mêmes ? Ça doit être bizarre quand il s’agit de donner du renseignement…

    • @baroug : ménager la chèvre et le choux est un jeu que tout pays joue. Pour ce cas précis, note que, puisqu’il s’agit d’infos officieuses, on n’a pas forcément grand chose de précis. On a de nombreux éléments suggérant une forte implication du Mossad auprès des kurdes irakiens. Or l’article de Rumor insiste sur le fait que les mouvements kurdes sont dans des situations différentes. De fait, est-ce que le Mossad entraîne aussi les kurdes de Syrie (auxquels il semble qu’Assad laisse une certaine latitude pour aller titiller son voisin turc ou faire tampon face aux entrées par cette frontière), et les kurdes de Turquie (allié militaire récemment, et membre de l’OTAN), je n’en sais rien : le soutien direct aux kurdes d’Irak ne permettant pas directement d’extrapoler aux autres.

      @reka : je ne suis vraiment pas un spécialiste de la Turquie et des mouvements kurdes. À part signaler que toute évocation des mouvements séparatistes ou indépendantistes provoque, chez les arabes, le rappel de Sykes-Picot et parfois de la lettre de Ben Gourion, je ne peux pas aller bien loin. C’est pour ça que ça m’intéresserait d’avoir l’opinion des spécialistes de Rumor.

    • Contre l’Iran, le Mossad a renforcé ses infiltrations chez les Kurdes d’Irak - par Georges “I Know Things” Malbrunot
      http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2012/01/contre-liran-le-mossad-a-renfo.html

      La collaboration entre le Mossad et les services de renseignements kurdes d’Irak n’est pas nouvelle. Elle était assez forte sous le Shah, avant de connaître un ralentissement à l’avènement de la République islamique d’Iran en 1979. Mais profitant de l’invasion américaine de l’Irak en 2003, les espions israéliens ont de nouveau infiltré les régions kurdes du nord de l’Irak, avec l’aval des autorités locales, en particulier de Massoud Barzani, le chef de la région kurde autonome.

      Sur place, les agents du Mossad ou d’anciens militaires israéliens entraînent discrètement les forces de sécurité kurdes. Mais ces dernières années, avec une menace nucléaire iranienne de plus en plus pressante, l’Etat hébreu s’est surtout servi du Kurdistan comme d’une base à partir de laquelle ses agents pouvaient recruter des opposants kurdes iraniens réfugiés dans le secteur, avant de les envoyer en mission de l’autre côté de la frontière en Iran.

    • ravi de voir cette discussion enclenchée autour de ce billet ! Je n’ai pu assister qu’à la journée d’aujourd’hui de ce colloque sur le Kurdistan d’Irak. Il n’y a rien eu sur les relations israélo-kurdes. En revanche, des papiers intéressants sur les relations transfrontalières KRG/Iran (commerce largement informel : essence, alcool, cigarettes, etc.). D’autre part, un autre papier sur les logiques des investissements turcs au Kurdistan, avec deux logiques à l’oeuvre : d’une part, le projet turc d’Etat commerçant (trading State) visant à utiliser le commerce comme forme d’arrimage de la région élargie à la Turquie, se traduisant par des investissements lourds dans le BTP, l’énergie (pétrole bien sûr mais aussi gaz), ainsi que de l’exportation de biens manufacturés en Turquie. Dans cette logique, ce sont de grands groupes turcs qui sont à la manoeuvre. Deuxième orientation, des investisseurs kurdes turcs pour qui faire du commerce avec le Kurdistan revient d’une certaine manière assez indirecte à conforter le projet transnational kurde... Une des questions posées concernait la pérennité du projet de trading State turc. Quand on voit comment la relation avec la Syrie s’est effondrée en qqs mois et quand on mesure par ailleurs la méfiance turque à l’égard d’une construction kurde qui se ferait trop forte et menaçante...

    • par ailleurs je me permet de signaler, à propos du point de vue turc, les toujours très utiles analyses de Jean Marcou consacrées à la question kurde : http://ovipot.hypotheses.org/category/question-kurde
      et d’autre part, Barthèlemy E., 2012, Le couple israélo-turc, vers une réconciliation possible ?, Observatoire de la Vie Politique Turque. 14 septembre 2012, < http://ovipot.hypotheses.org/7813 > (consultation le 3 octobre 2012)


  • http://myboox.f6m.fr/images/livres/reference/0018/26/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-conflit-israelo-palestinien-guide-visuel-a-destination-des-esprits-curieux-et-presses-collectif-paul-gerbaud-9782218958243.gif

    Ca sent la poudre !

    La maison d’édition Hatier (spécialisée dans le tout pédagogique) vient de publier (c’est du tout frais de janvier 2012) une toute nouvelle collection intitulée « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur... », sous-titrée « Guide visuel à destination des esprits curieux et pressés ».

    Un slogan : « Des images à lire, un texte à voir ». Pour une lecture rapide, facilement mémorisable pour y voir plus clair du premier coup d’oeil.
    Pour la forme.

    A première vue ce petit guide (de plus de 200 pages tout de même) ressemble aux titres de la collection Découvertes-Gallimard.
    Le principe : une collection encyclopédique illustrée au format poche.
    Du texte et des images donc.

    Ce guide fonctionne sur l’alternance : page de gauche pour le texte et page de droite pour l’image. Le texte est concis et clair, jamais plus d’une dizaine de lignes.

    L’iconographie, très judicieuseusement choisie, contient : des cartes, des photos, des coupures de presse, etc.
    Pour le fond.

    Pour « tester » cette nouvelle collection, j’ai choisi, hum, hum, ça sent la poudre à plein nez, le conflit israélo-palestinien.
    Je vous préviens, ne comptez-pas sur moi pour vous balancer à la figure une position pré-fabriquée sur ce conflit. Je sais, tout le monde a sa petite idée sur ce grand sujet. Entre copains ça mène toujours à des discussions sans fin où chacun garde ses positions.
    Alors basta, je ne vais pas me lancer dans le débat.

    Si ? Vous y tenez ?
    Ben moi je pense que la religion est l’opium du peuple (pas original comme formule !) et que ça le rend bête à manger du foin ou son voisin et qu’une solution laïque avec une stricte laïcité des institutions serait un moindre mal intelligent.
    Les religions aiment bien foutre la merde partout où elles passent : guerre d’Espagne, soutien aux régimes militaires dans les pays d’Amérique du Sud et j’en passe. Ca c’est pour les cathos.

    La religion musulmane soutient le régime iranien, la religion juive soutient le régime israélien et j’en repasse...
    Voilà c’est dit, je n’ai pas pu m’en empêcher !
    Oui, vous allez me dire que ce n’est pas uniquement une histoire de religion, gna, gna, gna...Je passe...Avez-vous vu dans notre histoire des athées massacrer leurs frères ? Non ? Les bolcheviques ? Les maos ? Mais c’étaient bien des croyants aussi, dans leurs genres, non ?

    Attention, je respecte toutes les religions, y’a pas plus tolérant que moi, mais chacun devrait se les garder pour soi et tout ira bien. Une croyance doit rester personnelle et sans prosélytisme, comme une intime conviction.
    Point barre !
    Vous voyez où ça nous mène tout ça ?

    Je passe...
    Bon, le fond du livre enfin. J’ai déjà fait trop long !
    Le livre commence aux origines de la Palestine, point de rencontre des trois grandes religions monothéistes : le judaïsme, l’islam et le christianisme. Donc dès le début, les hommes ont de quoi se chercher des poux...

    Il se termine en 2011 avec les « révolutions » arabes (oui vous avez bien noté les parenthèses !).
    Donc la couverture du conflit est étendue et complète.
    Le livre se lie dans l’ordre chronologique des événements.
    Le contenu est strictement réservé à la description des faits : ici pas de place à l’engagement. L’exercice était périlleux mais il me semble réussi. Les lecteurs avides d’avis tranchés et tranchants resteront sur leur faim. Les autres curieux de connaissances résumées ne seront pas déçus.
    Ce guide est vraiment bien fait.
    Le vocabulaire est précisé : diaspora, sionisme, kibboutz, aliyah, fedayins, intifada, etc.
    Les acteurs sont présents : Amin al-Husseini, Ben Gourion, Arafat, el-Sadate, Gemayel, Rabin, etc.
    Les actes et accords sont relatés : Sykes-Picot, Balfour, Camp David, etc.
    Les événements dans le contexte sont décris : épisode de l’Exodus, guerre du Liban, guerre des six jours, attentats de Munich, etc.
    Bilan : ce guide est très intelligent. Je le conseille à ceux qui veulent apprendre sur un sujet qu’ils maîtrisent mal.

    Pour Pascale Boniface, directeur de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), « c’est le grand mérite de ce livre que de donner les étapes historiques de ce conflit si douloureux, en s’en tenant aux faits ».



  • Attaque contre la liberté académique (particulièrement celle des « gauchistes ») à l’université Ben Gourion de Beersheva, Israël.
    Leaked BGU report : Part of broader assault on academic freedom
    http://972mag.com/the-context-of-the-bgu-report-assault-on-academic-freedom/28364

    The leaked report of a committee appointed by Israel’s Council for Higher Education (CHE), assessing Ben Gurion University’s Department of Politics and Government, is an anomaly compared to other reports, if not an outright, government-sponsored politicized mission against an academic department that has no precedent.


  • Le Figaro : #Israël : une Française interdite d’entrée
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/12/21/97001-20101221FILWWW00419-israel-une-francaise-interdite-d-entree.php

    La militante pro-palestinienne française Olivia Zemor a été interpellée à l’aéroport international de Ben Gourion à Tel-Aviv et empêchée d’entrer en Israël, a indiqué aujourd’hui une porte-parole du ministère israélien de l’Intérieur. « Elle a été stoppée sur recommandation des services de sécurité et elle est toujours détenue à l’aéroport », a déclaré à l’AFP Sabine Haddad, porte-parole des services israéliens de l’immigration, sans autre précision.