person:bill gates

  • I love #Bill_Gates!
    The #Gates_Foundation Tries to Defend Its Investment in Private Prisons

    Do the ends justify means of extremely doubtful morality? That’s the question immigration activists are asking the Gates Foundation today with a delivery of thousands of petitions in boxes. The foundation’s investment arm, according to its 2012 tax returns, has invested $2.2 million in the GEO Group, the second largest private prison corporation in America.

    http://www.thestranger.com/binary/d42a/1397158805-p1020888.jpg

    http://slog.thestranger.com/slog/archives/2014/04/10/the-gates-foundation-tries-to-defend-its-investment-in-private-pri

    #prison #privatisation #USA



  • http://fsimpere.over-blog.com/article-bill-est-charitable-mais-j-ai-quand-meme-les-boules-1222

    Alors ils font la charité. Bill Gates a consacré 50 milliards à sa fondation. (...) Et Bill a lui aussi une vision bloquée du système lorsqu’il déclare à un journaliste de France-Inter qui lui demande si le creusement des inégalités ne le choque pas, ainsi que l’accroissement constant des richesses de 1% de la population.

    « Il ne faut pas raisonner ainsi, ce n’est pas parce qu’une personne s’enrichit qu’une autre s’appauvrit, on n’est pas dans un monde fermé. Toute croissance est profitable à tous. »

    #charité
    #indécence
    #stupidité

    Quand fera-t-on comprendre aux riches ce que c’est que la psychologie sociale, que la richesse n’est qu’une notion relative, que l’humain est un être social, et que quand bien même l’utopie libérale du « festin de miettes du gateau des riches pour les pauvres » se concrétisait un jour, l’inégalité est aussi jouissive pour celui qui est en haut qu’elle est atroce pour celui qui est en bas ?


  • Parce que des fois la réalité dépasse la fiction, voici un échange sur un forum végétarien. Je rajoute l’emphase.

    [intervenant1]
    Sujet : 60.000.000.000 de morts et le génocide continue
    Fin de l’année 2013, je ne cesse de m’étonner de l’ampleur de cette tragédie.

    [moi]
    Les omnivores sont vraiment de piètres génocidaire, leurs plan d’extermination des cochons, vaches, moutons, poules etc échoue lamentablement, il y en a de plus en plus ! Ils devraient regarder du côté des anti-spéciste, ça m’a l’air beaucoup plus performant comme plan de génocide des animaux d’élevage.

    [intervenant1]
    Exact, "l’espèce" est une convention de biologie bien pratique dans le cadre de la biologie mais qui ne possède pas de réalité concrète. L’individu, les 60 milliards d’individus eux sont concret.
    Donc merci d’avoir préciser. Ce n’est effectivement pas la disparition d’une espèce qui attriste, c’est la disparition de dizaines de milliards d’individus sensibles par an qui est insoutenable.
    Non sans un peu de cynisme je pense qu’il est absurde de s’attrister de la disparition d’éspèce tout en étant indifférent à celle des individus.
    Tout au plus on peut avoir une inquiètude égoïste quant aux disparitions d’éspèces car la biodiversité est l’assurance vie des humains et des autres espèces.

    [moi]
    Si tu crois un minimum à la théorie de l’évolution, l’espèce à une réalité concrète et même primordiale.
    Toi tu penses que la vie de l’individu est sacrée, mais pas celle de l’espèce ; et certains pensent le contraire.

    [intervenant2]
    Où as-tu vu le qualificatif ou la notion de sacré dans ce que dit [intervenant1] ? Tout ce qui compte, c’est la souffrance. Une espèce ne souffre pas, un individu si. La notion de sacré n’est pas nécessaire.




    #Paroles_de_vegans #wtf

    Ça c’est du tout cuit pour une analyse de @bug_in :)

    • À mettre en perspective avec :

      Ils disent : « Notre lieu est sacré, comme aucun autre lieu dans le monde ». Ils ne penseraient jamais à regarder ailleurs pour trouver les dieux. Les dieux se trouvent parmi eux — vivant où ils vivent. Le dieu est ce qui anime leur lieu. C’est ce que le dieu est. Un dieu est une force étrange qui fait de chaque lieu un lieu — un lieu comme aucun autre dans le monde.

      http://seenthis.net/messages/204047

      Et il y en a encore pour croire que c’est juste une question de barbaque ...

    • C’est vrai qu’une espèce ne souffre pas, c’est le pathocentrisme qui définie le centre de son soucie sur la souffrance, mais, alors c’est absurde de défendre la biodiversité car celle-ci ne souffre pas non plus. C’est pourquoi perso je défend l’idée que la politique doit avoir pour fin le maintient des conditions qui permettent aux vivants de vivre durablement et moralement, avec leur propres moyens et connaissances, et pour celles et ceux qui le peuvent, en les ayants choisi etc... (la j’ai plus ma petite phrase habituelle sous la main). Quand on fait le détail ça inclus la préservation des conditions qui permettent la biodiversité.

    • Le point Godwin est vite arrivé ! Ce qui commence à me brouter sérieux, c’est que les vegan n’annoncent pas la couleur :
      –pour plus tuer les individus... on va faire disparaître des espèces ;
      –on est super écolo mais en fait, la diversité végétale et animale on s’en branle ;
      –on est contre l’élevage industriel (ah ben oui, comment ne pas être d’accord) mais en fait on est contre l’élevage tout court ;
      –on est antispéciste et on aime tout le monde mais les humains ont à peine le droit de vivre dans la nature (thème de la forêt qui envahit les espaces anthropisés et ne nous est plus accessible : ben alors), les animaux d’élevage au revoir (bon, peut-être les prochaines poules de @koldobika, mais moi j’y crois pas trop, que des espèces évoluées avec nous s’en sortent sans nous, ou alors avec autant de chance que nous dans La Route) et les animaux sauvages il faudrait qu’ils deviennent végétariens, j’ai entendu des trucs sur ça !
      –c’est vachement gentil au début, genre de l’écologie radicale, et après tu te rends compte que leurs boss font des alliances objectives avec Pfilzer (1er groupe pharma mondial, qui vient de s’ouvrir un beau petit marché avec l’obligation de castration chimique des porcelets) ou la fondation Bill Gates.

      Comment, à partir d’un point de départ vraiment intéressant (manger moins de produits animaux et arrêter le désastre environnemental), imaginer le monde le plus abject possible. Franchement, ça me fait de plus en plus penser au conservationnisme de Soleil vert, mais les tablettes seraient vraiment du soja !

      Moi j’ai eu droit à « mais c’est quoi cette histoire de mépris de classe qu’il y aurait dans la libération animale ? » avec discours pur consommateuro-centré, et la meuf n’a pas réalisé que je parlais de paysannerie, tellement ces pue-la-merde ne figurent pas dans son tableau.

      C’est grave, parce que ça me fait de plus en plus penser à une secte, avec de très bons arguments d’accroche, et ensuite une non-pensée phénoménale, assise sur un manque de culture écologique effarant. Quand Porcher se fait trucider alors qu’elle a super bien documenté l’industrie porcine, qu’on a bien utilisé son travail mais qu’on n’a aucune reconnaissance pour elle, quand des écolos radicaux/ales sympathisant-e-s végé se font exploser la gueule sur les forums, quand ce désaccord-là (un détail au vu de l’ampleur de la question écologique) déchaîne autant de haine malgré 99 % de gènes politiques communs, ben moi j’arrête le dialogue. On peut manger ensemble, y’a pas de souci (enfin, si tu commences juste à cuisiner vegan je reviens dans deux ans), mais on parle d’autre chose.

    • L’interdiction de castrer les porcelets à la main est plutôt bien décrite dans ses conséquences par cet article-là. Je crois que ça a plus fait de bruit en Belgique, notamment parce que l’usine de Pfilzer qui a assuré ce débouché à l’un de ses produits sera implantée en Wallonie... ou bien ça va arriver plus tôt là-bas. Mais l’UE a fixé la date d’interdiction de la castration : 2018.
      http://www.initiativecitoyenne.be/article-castration-des-porcs-par-vaccin-empoisonnement-de-la-via
      #vaccin #pharma #animaux

    • Dans un autre message je me plaignais que le veganisme n’était que de la consommation car on pouvait avoir le tampon ’vegan⋅e’ en regardant dans les placards, et pas en regardant au niveau production. Mais je me rends compte à quel point ça va loin avec cette désacralisation vue dans l’échange ci-dessus. Leur monde vegan s’arrête à leur appartement, leurs magasins et leurs lieux de loisir. Comme leur nourriture est estampillée « sans souffrance » et « sans cruauté », à quoi bon se soucier de ce qu’il se passe dehors ? Les forêts peuvent bien être rasées, car une forêt ne souffre pas (à la limite, il n’y a qu’à utiliser un gros klaxon avant de se mettre à tout couper). C’est très compatible avec des mégalopoles, des centres de productions très concentrés, et un dehors inconnu (régénéré par l’absence des humains, ou exploité jusqu’à la moelle pour fournir les matières premières aux centres urbains). Je me demande ce que peux donner le contrôle des nuisibles avec des personnes qui n’ont pas de souci avec la disparition d’espèces du moment qu’elles ne souffrent pas.

    • @bug_in : est-ce que tu as un texte où tu as écrit ton courant de pensée ou ton éthique ?

      J’avais écrit ça il y a un moment sur l’éthique de l’alimentation. Je ne suis plus tout à fait d’accord (je trouve qu’il y a trop de dualité espaces anthropiques ultra-intensifs vs espaces sauvages, mais ça continue à résonner :

      A la recherche d’une éthique permacole | 1+1=salade ?
      http://madeinearth.wordpress.com/2009/11/26/a-la-recherche-dune-ethique-permacole

      Pour résumer, je dirais que :
      – chaque forme de vie a une valeur intrinsèque, en dehors de tout intérêt pour l’Homme
      – les humains ont le droit de réserver des espaces pour leur nourriture,
      – ces espaces doivent être les plus petits possible, ce qui implique une forme de production efficace (permaculture), et empêcher l’effet rebond, en limitant l’expansion démographique et économique,
      – les espaces ainsi libérés doivent servir à préserver ou restaurer des écosystèmes naturels,
      – les systèmes anthropiques doivent laisser une place à la nature (diversité écologique), dans la limite de la stabilité du système considéré (i.e. une certaine quantité de production doit être maintenue)
      – les systèmes doivent être fortement (intra- et inter-)connectés, pour satisfaire au point 5, tout en respectant le point 1

      Depuis j’ai pu me frotter aux limaces. Nos poules et notre canard n’en ont pas voulu, et suite au printemps pourri de 2013 ça a été slug-city, et quand elles ont commencé à tuer mes jeunes fruitiers je me suis mis à tout écrabouiller ... J’espère reprendre des poules bientôt et à moyen terme des canards, et à les entraîner à manger les limaces (et à pas aller boire les flaques d’eau sur la route).

    • @aude_v : Oh oui, les vegans avancent souvent masqués, et je trouve que des fois ça peut vraiment être vicieux, comme quand c’est sous couvert de conseil santé à destination des végétariens :
      http://madeinearth.wordpress.com/2011/01/07/coup-de-gueule-contre-lassociation-vegetarienne-de-france

      Et leurs objectifs sont mouvants, dès qu’on s’attaque à un pilier on t’en sort un autre :

      Lettre ouverte aux vegans | 1+1=salade ?
      http://madeinearth.wordpress.com/2011/10/05/lettre-ouverte-aux-vegans

      Tout d’abord, un des problèmes qu’il faut affronter pour parler aux vegans, c’est la multiplicité des approches, regroupée sous une même bannière. On peut distinguer plusieurs types de vegans :

      • Ceux qui le sont par éthique animal, la majorité, parmi lesquels ceux :

      – contre le spécisme ou la domination de l’humain sur l’animal non-humain

      – contre la souffrance faite à un animal qui souffre (présence d’un système nerveux)

      – contre le meurtre d’animaux sentients, ou qui veulent vivre

      Les vegans ne sont pas dûpes, et ils savent que l’on doit tuer pour vivre, ou dans une formule qui les mettra plus à l’aise, des être vivants doivent mourir pour que l’on puisse vivre, aussi on trouve des définitions intermédiaires :

      – Minimiser le nombre d’animaux tués

      – Minimiser la souffrance animale

      • Ceux qui le sont pour d’autres raisons. Ceux-là sont assez minoritaires, car le véganisme est assez radical, et si on est concerné par l’écologie ou la faim dans le monde, le végétarisme ou le flexitarisme sont beaucoup plus facile à gérer, et éventuellement plus pertinents (les produits animaux locaux pouvant facilement remplacer certains produits transformés d’origine lointaine).

      • Ajoutons à cela une définition assez restrictive, puisque basée sur les conséquences, et non les réflexions qui y ont mené, qui stipule que les vegans sont des personnes qui n’utilisent pas de produits animaux (viande, oeufs, miel, cuir, …).

      (ça c’est du placement de blog, #shameless_autopromo)

    • L’image que me donnent mes conversations avec les vegan les plus politiques, et c’est aussi celle dont Porcher témoigne, c’est comme tu dis, @nicolasm : « je trouve qu’il y a trop de dualité espaces anthropiques ultra-intensifs vs espaces sauvages ». Moi aussi je trouve ;-).

      Quand je parle de laisser la forêt et les prairies sans entretien parce que sans animaux et tout ça se recouvre d’arbustes épineux, ce que j’entends des vegan (et pas que !), c’est « et alors ? » L’idée de forêts au sous-bois qui les rend inaccessibles ne choque pas grand-monde : plus personne n’a envie de pouvoir se balader dans la forêt ?

      J’imagine à partir de ces conversations que se développe un rêve de villes immondes, avec une grande couronne de production végétale, que des champs (mais des champs avec des arbres si on a du bol), et plus loin (et très, très loin !) des endroits qui ne sont plus entretenus par l’élevage et aucune pratique agricole. C’est pour ça que je parle de Soleil vert, parce qu’on imagine des enclosures d’un type particulier, qui nous excluraient nous (parce que nous sommes le mal) d’une partie des paysages, comme dans le film où la population est parquée dans des villes. Et le mépris de classe, il tient à cette impossibilité de comprendre que des gens aient envie de vivre en milieu rural (dans des paysages à vocation plurielles, autour de forêts entretenues), voire en moyenne montagne où l’élevage est indispensable.

      Peut-être qu’un des problèmes intellectuels que pose le veganisme, c’est une adaptation pas réussie aux paysages européens, anthropisés de longue date, alors qu’en Amérique du nord il y a encore un peu de nature sauvage comme nous n’avons pas su (eu les moyens de, merde, on était très vite plus nombreux/ses !) la préserver.

    • @nicolasm, je découvre ton blog, merci !

      De plus, on peut se demander qui est l’esclave de l’autre, puisque l’humain prend en charge la sécurité, la nourriture, la santé de l’animal. Des extra-terrestres pourraient se demander qui a vraiment domestiqué l’autre. La encore c’est une relation gagnant-gagnant, puisqu’il y a échange de biens et de services de part et d’autre. Attention, il ne faut pas oublier que cela peut se faire au détriment des autres espèces, comme je l’ai rapporté plus tôt, il ne faut pas oublier la dérive de notre espèce et de ses alliés, qui monopolise les ressources et qui mènent les autres espèces et elles mêmes à leur perte, mais ceci concerne tout autant les espèces végétales.

      C’est nickel... Sur la mort, il y a cette pratique de laisser les vieilles femelles productrices à la retraite, que Porcher signale chez des éleveurs qui ont de la place et qu’elle promeut, en proposant d’abonder à des fonds de retraite pour les vieux animaux qui ont produit toute leur vie durant. Vu l’économie agricole, on ne peut pas demander aux paysan⋅ne⋅s de prendre cette charge.

    • Aude V (@aude_v) :

      J’imagine à partir de ces conversations que se développe un rêve de villes immondes, avec une grande couronne de production végétale, que des champs

      Je te conseille de lire le chapitre 15 de Meat, A Benign Extravagance que je t’ai envoyé, il y décrit un futur vegan possible, qui ressemble à une bonne distopie. Il dit lui même que c’est un peu un procès d’intention, mais que c’est pour exprimer une peur de ce à quoi peut amener le veganisme, et pour avoir passé du temps sur des forums, je me demande si ce futur gênerait certains ...

      By declining to eat meat we abandon our status as predator, ostensibly to take on the more humble role of middle rank herbivore, but increasingly to assume the roles of manager and absentee landlord. As we detach ourselves from the natural world, it fades to a spectral image, glimpsed through the windscreen of a car or the screen of a computer, a world we can no longer be part of because we are too squeamish to partake of it. As a species we are slowly resigning from nature, and for those of us who lament this tragedy, there is at least one consolation: that for some time to come there will be poachers lurking in the woods, for the vegans and the wildlife managers will never catch them all.

    • Aude V (@aude_v) :

      Sur la mort, il y a cette pratique de laisser les vieilles femelles productrices à la retraite

      Dans les élevages laitiers végétariens des communautés Krishna, « With careful management, it is possible to have about seven milking cows in a total stable population of 80-90 cows and bullocks.(Gokula Dasa, pers. comm / cité par Holmgren) »
      Ça rentre dans la notion mouvante d’efficacité des adeptes du véganisme, pour qui le véganisme est le plus efficace, sauf quand la solution omnivore est plus efficace mais qu’on peut trouver un équivalent vegan moins efficace.
      Pour les poules j’ai plusieurs fois entendu qu’avec les bonnes races et les bonnes pratiques d’élevage, les poules pondent vraiment plus longtemps, et presque jusqu’à leur mort.

      Peut-être qu’un des problèmes intellectuels que pose le veganisme, c’est une adaptation pas réussie aux paysages européens, anthropisés de longue date, alors qu’en Amérique du nord il y a encore un peu de nature sauvage comme nous n’avons pas su

      Pour pinailler sur un thème qui me tient à coeur, je dirais plutôt que la différence c’est que les populations tribales ont été éradiquées il y a bien plus longtemps en Europe qu’en Amérique. Voir ce très bon texte de Toby Hemenway encore : http://www.patternliteracy.com/127-seeing-the-garden-in-the-jungle

      « je trouve qu’il y a trop de dualité espaces anthropiques ultra-intensifs vs espaces sauvages ». Moi aussi je trouve ;-).

      Pourtant, même si idéalement on peut restaurer des sols, avoir un impact régénérateur sur les écosystèmes cultivés comme on pu le montrer les sociétés tribales un peu partout dans le monde, on est quand même présent vraiment partout. Quelque part il faut aussi laisser de la place sans impact humain direct, pas parce qu’on est mauvais, méchants et destructeurs par nature, mais parce que ça permettra des situations et des écosystèmes nouveaux.

    • @nicolasm, l’éradication des populations tribales et l’agriculture, c’est un peu la même chose, non ;-) ? C’est sûr qu’avec l’agriculture on a pu atteindre des densités de population de dingues en Europe, et rien laissé de sauvage, à part la forêt de Białowieża, dit-on. Conserver des espaces non-anthropiques ? C’est une question compliquée, parce que c’est désirable en effet, mais avec un minimum de pression démographique il faut le faire de manière autoritaire...

      Le texte de Meat, avec l’histoire du pare-brise, il va dans le sens d’un veganisme hors-sol, industrialiste, et d’un anti-spécisme qui réserverait paradoxalement une position de gardien du temple à l’être humain, donc reconnaîtrait sa supériorité dans son extraction présomptueuse de la chaîne alimentaire...

    • Aude V (@aude_v) :

      l’éradication des populations tribales et l’agriculture, c’est un peu la même chose, non ;-) ? C’est sûr qu’avec l’agriculture on a pu atteindre des densités de population de dingues en Europe, et rien laissé de sauvage

      Oui mais tu n’as pas parlé d’agriculture, mais de paysages anthropisés, or les sociétés tribales ont fortement anthropisé leur milieu, si bien que ce qu’on prend pour la « nature pré-européenne » en Amérique ou en Australie décline en même temps que les pratiques tribales. Voir l’exemple de la gestion des feux de forêt dans Effondrement de Jared Diamond.

    • @aude_v

      mais moi j’y crois pas trop, que des espèces évoluées avec nous s’en sortent sans nous

      perso je pense que c’est tout à fait possible si ce sont des races rustiques. Les vaches betizu se démerdent plutôt bien toutes seules dans la montagne, de même que les brebis manex tête noire, de même que des chèvres pyrénéennes, de même que (si on les laisse) les poules pérettes je pense. Tant que leur patrimoine génétique est encore riche et porteur de rusticité, je pense qu’une fois ces animaux redevenus sauvages les allèles donnant des caractères adaptés à cette vie deviendraient prépondérants au bout de quelques générations, par sélection.

      @nicolasm

      Depuis j’ai pu me frotter aux limaces

      il en faut pour tout le monde :-)

      @aude_v

      Quand je parle de laisser la forêt et les prairies sans entretien parce que sans animaux et tout ça se recouvre d’arbustes épineux, ce que j’entends des vegan (et pas que !), c’est « et alors ? » L’idée de forêts au sous-bois qui les rend inaccessibles ne choque pas grand-monde : plus personne n’a envie de pouvoir se balader dans la forêt ?

      Dans une hypothèse d’abandon de l’élevage ça serait le retour des grands ruminants (par évolution des races paysannes de bétail), disparus de notre paysage à peu près depuis l’apparition de la domestication justement. Et qui dit grands ruminants dit clairières et prairies, et gros changements dans la structure des sous bois. Les forêts étaient beaucoup plus clairsemées à la préhistoire que les forêts « non entretenues » d’aujourd’hui car aujourd’hui il n’y circule plus d’aurochs ni de chevaux de Przewalski.
      Si on imagine un véganisme non-industriel (on en est loin avec les gens cités dans le post initial mais imaginons quand-même) on vivrait dans des villes et villages de plaine, on ferait de la céréaliculture (+ fabacées et oléagineux) et du maraîchage, et les forêts non exploitées et les montagnes seraient le domaine des sangliers, des vaches sauvages et des chevreuils.
      D’une ça ne garantit pas qu’on n’ait pas de souci vis-à-vis d’eux, dans les périodes où leurs populations fluctueraient à la hausse et où en années pauvres ils voudraient manger du maïs pour pallier la végétation sauvage déclinante.
      De deux, à un niveau plus anthropologique, même ce scénario non industriel ferait malgré tout perdre à l’humain une bonne part de son lien avec le monde sauvage, si on n’a vraiment plus accès à celui-ci, où s’il est transormé en « réserves » tristes comme le décrit Bernard Charbonneau dans « le jardin de Babylone ». Voir aussi sur cette question Forêts - Essai sur l’imaginaire occidental , de Robert Harrison, dont @mona avait fait une revue http://www.peripheries.net/article75.html

      Sur la question de l’anthropisation, voir cet autre article de Toby Hemenway http://www.patternliteracy.com/116-native-plants-restoring-to-an-idea qui va un peu dans le sens de ce que disait @nicolasm

      Let me give another example of how our ideas dictate which species we’ll tolerate and which we won’t. The wooded hillside in rural Oregon where I once lived was thick with 40- to 120-year-old Douglas fir and hemlock. But as I walked these forests, I noticed that scattered every few acres were occasional ancient oak trees, four to six feet in diameter, much older than the conifers and now being overtopped by them. I realized that in these ancient oaks I was seeing the remnants of the oak savanna that had been maintained for millennia by fire set by the original inhabitants, the Calapuya people. The fir forest moved in when the whites arrived and drove off the Calapuya, and suppressed fire. So what I was seeing was a conifer forest created by human-induced fire-suppression, and it had replaced the oak savanna that had been preserved by human fire setting. Which was the native landscape? Both were made by people. If we say, let’s restore to what existed before humans altered it, we’d need to go back to birches and willows, since humans arrived as the glaciers retreated. But clearly that’s not appropriate.

    • @nicolasm, merc pour la précson (désolée, je dos appuyer très fort pour avor un I).

      @koldobika, contente que tu aes rejont la dscusson, ton approche manquat. Je ne sus toujours pas convancue qu’on pusse rendre des anmaux rustques sauvages en pluseurs génératons, l y a un fossé entre les deux notons de rustct et de sauvagere (mas je m’avance peut-être un peu, l faudrat l’avs d’un éleveur de bêtes rustques - et de ce que me racontent ceux de FPP, l y a 200 ans une brebs fasat 10 kg, et elle n’état déjà plus sauvage). Un renard ou un loup, l a beson d’une nut, c’est pas la même temporalté que l’évoluton. C’est un peu comme s un pronucléare m’explquat que notre corps en tant qu’espère, allat s’adapter ! Un pour cent mlle survvant qu donne un truc vable dans 200 ans... plus vte s on fat une sélecton scentfque !

      Et pusque tu concrétses ce tableau d’un végansme ant-ndus, j’auras quelques questons :
      –où est la chasse ? on ne va pas chasser seulement à ttre défensf ?
      –où est la démocrate ? comment peut-on changer le régme d’un peuple pour des questons éthques (quand ben même elles seraent mons douteuses) ? comment peut-on priver n peuple des ressources carnées autour de lu, fare ce genre de conservatonnsme dngue ?
      –qui passe la tondeuse ?

      J’avas écrt un texte très méchant sur le projet du PPLD, et pus jamas publé. Mon propos, outre la crtque du revenu garant et du passage magque d’une allocaton pour consommateurces à une socété où on produt mons connement, c’état que les utopes des un-e-s sont les cauchemars des autres, et que je plus en plus je ls les utopes poltques comme les premères pages de W ou le souvenr d’enfance. Même attrat initial, même frousse quand j’y pense plus concrètement... Merc pour le texte de Mona !

    • Je vens de lre l’artcle de Mona, qu est super, autant parce que son intuition me semble juste, que les gros bouquns pour sauver la planète sont des merdes
      http://blog.ecologie-politique.eu/post/Le-Grand-Livre-pour-sauver-la-plan%C3%A8te
      et qu’l vaut meux aller vor des trucs qu posent des questons mons ambteuses mas les abordent avec beaucoup plus d’ambton ntellectuelle.
      Ça me fat penser que dans le prochan numéro de @lan02, qu’on envoe chez l’mprmeur dans quelques jours, on a un bel artcle qu explque l’arnaque à la bodversté, un peu comme on rédut une forêt à un tas d’arbres. Emmanuelli au sujet de l’A65 : on en replante autant qu’on en coupe ! (Un veux chêne = un résneux, évdemment la noton d’écosystème passe à la trappe avec un sous-bos, une faune, etc.) C’est la porte ouverte à toutes les abjectons...

    • @koldobika encore, tu as vu passer http://seenthis.net/messages/220126 ?
      Ce qu me choque le plus, dans le tableau de la communauté, c’est qu’lles ont l’ar de se focalser encore sur les légumes - comme tous tes trucs d’agrculture urbane, un peu à rason parce que c’est du fras, ça dot être cultvé près des vlles, mas là llles ne manquent pas de place. Pas d’oléagneux, pas de légumneuses ? Ou alors c’est qu’lles ne voulaent pas exactement de celles qu poussent près de chez lles mas préféraent des exotques (non, pas de lentlles vertes, donnez-mo des lentlles coral, pas d’hule de colza mas d’hule d’olve). Merde alors !

      Et on n’a pas trop tagué : #élevage #agriculture #forêt #animaux

    • Aude V (@aude_v) :

      c’est qu’lles ont l’ar de se focalser encore sur les légumes - comme tous tes trucs d’agrculture urbane, un peu à rason parce que c’est du fras, ça dot être cultvé près des vlles

      J’en profite pour placer :
      http://madeinearth.files.wordpress.com/2009/04/foodfuture.png
      http://madeinearth.wordpress.com/2009/04/06/ou-produire-notre-nourriture-dans-le-futur

      Pour les oléagineux, peut être qu’ils ne voulaient pas faire la transfo, et que les proportions pour une communauté rendait le travail trop spécialisé ? Là on passe à de l’agriculture

    • C’est compliqué car « vegan⋅e » étend « végétalien⋅ne » à d’autres domaines que la nourriture (cuir, laine, bougie en cire ...). Peut être que l’équivalent serait « anti-spéciste » mais même pas sûr. C’est toute l’ambiguïté du milieu ...

    • bug_in / Florian Olivier (@bug_in) :

      Oui j’ai écris un truc sur l’éthique, mais la ça va être un peu coton de remettre la main dessus parmi les 500 pages de notes d’un fichier toujours en cours d’écriture depuis plusieurs années.

      Si un jour tu retombes dessus n’oublie pas de faire tourner sur seenthis :)

    • @nicolasm Ben je veux bien te passer mes 521 pages de notes diverses et variées, mais pas par un lien public (parce que plus tu observes le milieu des livres et des écrits plus tu vois que les uns et les autres piquent le travail des autres sans en dire un mot), comme ça, ça te donnera l’occasion de perdre bcp de temps :) (cette proposition est aussi ouverte a @aude_v et @rastapopoulos) on pourra ensuite discuter de vos notes et choses du même genre :D

    • @nicolasm, merci pour le schéma mais je ne comprends pas le truc en bleu (valeur économique faible, conservation courte, aucun avantage !). Ça ressemble à ce que j’avais en tête comme « cercles » de proximité pour les produits agricoles, selon facilité de conservation,jusqu’aux épices qui se conservent super bien, ont une méga valeur ajoutée et sous une forme hyper concentrée (je veux dire que tu n’as pas besoin de 2kg de gingembre par semaine comme tes patates). Gingembre en poudre, bien sûr ;-).

      @bug_in, je suis une piètre lectrice, j’ai pas encore réussi à attaquer un seul numéro de Sortir de l’économie alors que je sais que c’est du bon. J’aime quand c’est concentré, comme une épice, justement, tu prends quelques pincées et tu te balades avec pendant quelques jours.
      Quand je pense à quelques lacunes profondes de ma mémoire (la fin des films et mes sources, notamment) je me dis que je suis peut-être moi aussi une digéreuse qui ne prend pas la peine de créditer ses lectures... mais tu dois parler d’autre chose que d’influence diffuse et de pollinisation : de refus très conscients de donner crédit.

      @rastapopoulos, on pourrait quand même se remettre à utiliser végétalien-ne quand on ne parle que de bouffe...
      Mea culpa, ici j’aurais pu, je parlais de régimes alors qu’on n’a jamais eu de discussion politique.
      http://blog.ecologie-politique.eu/post/La-coloc

    • Ben justement @aude_v, @bug_in dit que ce sont des notes, donc pas forcément toujours longues. :)

      Ça m’intéresse sur le principe, bien que je trouve avoir trop peu de temps pour lire (travail + actualités + discussions internet + essais + romans, il me faudrait deux vies !…).

      En ce qui concerne la comparaison entre plusieurs vues, de mon côté je n’arrive pas à trouver le courage, ou le temps, ou les trois, de fixer à l’écrit ou en schéma tout ce que j’ai dans la tête.
      Pourtant je suis sûr que ça m’aiderait.

      C’est comme si j’avais un immense schéma dans la tête de « comment fonctionne le monde et/ou comment devrait fonctionner le monde », avec plein de branches, de questionnements, de vérités aussi, qui bougent au cours du temps. Et que ça gonfle en permanence dans ma tête. J’amasse du matériel, mais je n’en fais rien. Peut-être qu’un jour je vais finir par exploser.

      (En tout cas c’est sûr que ce n’est pas moi qui vais piquer des trucs pour écrire !) :D

    • @aude_v :

      merci pour le schéma mais je ne comprends pas le truc en bleu (valeur économique faible, conservation courte, aucun avantage !).

      Le fait que ce soit une valeur économique faible le place plutôt à la campagne (économies d’échelles, etc), et la conservation courte peut être augmentée (comme la valeur éco) par une transformation. Les paysan⋅ne⋅s font pratiquement que ça, des productions à valeur économique faible

      @bug_in : ok je veux bien, tu dois avoir mon mail ?

    • @aude_v

      Un renard ou un loup, il a besoin d’une nuit, c’est pas la même temporalité que l’évolution

      Les grands prédateurs ont disparu de beaucoup d’endroits tout aussi massivement que les grands ruminants. Personne ne vient aujourd’hui attaquer les betizu et les manex dans les montagnes, si ce n’est d’autres animaux domestiques réensauvagés, à savoir les chiens errants
      Et on peut imaginer aussi des hybridations entre cochons et sangliers (comme actuellement à Fukushima pour d’autres raisons, c’est @bug_in qui en parlait), peut-être entre mouflons et moutons etc. combinant la fécondité du domestiqué et la rusticité du sauvage

      – où est la chasse ? on ne va pas chasser seulement à titre défensif ?

      On peut envisager la chasse comme un truc exceptionnel, à titre défensif, et donnant des repas carnés de façon exceptionnelle, par exemple destinés seulement aux enfants. Ce qui éviterait par ailleurs de faire de la consommation de viande quelque-chose de valorisé socialement (pour les adultes ça en ferait en l’occurence quelque-chose d’infantilisant). Je pense que c’est le fait que pendant des siècles les nobles ne mangeaient que du gibier qui fait que l’accès à « la viande pour tous » a été vu presque comme un acquis social de la modernité (voir par exemple tout ce que véhicule l’expression « mon bifteck »), ce qui a largement contribué aux horreurs actuelles de la zootechnie.

      – où est la démocratie ? comment peut-on changer le régime d’un peuple pour des questions éthiques (quand bien même elles seraient moins douteuses) ?

      Ce serait au peuple de changer, il ne s’agit pas de faire une écodictature. C’est une question qui se pose pour tout ce qui relève de l’écologie politique, pas juste pour le veganisme

      – qui passe la tondeuse ?

      Pas de pelouse (food, not lawns comme disent certains disciples de Holmgren), à la place on met des potagers et des haies, haies qu’on élague en hiver pour faire du brf. Et on cultive des fabacées (luzerne, trèfle, lupin, acacia etc.) pour amender le sol en azote au lieu de compter sur les déjections animales. Et on peut introduire un peu plus d’habitats à faune sauvage (mésanges, hérissons, crapauds, guêpes braconides, coccinelles etc.) pour réguler les populations de ravageurs des cultures, ce qui nous ferait « vivre avec les animaux » mais sans les manger ni les mettre à notre service.
      Et pour se passer de traction animale on peut envisager des machines simples et autoconstructibles http://seenthis.net/messages/195056 fonctionnant à l’huile végétale et utilisées avec parcimonie pour ne pas tomber dans la #contre-productivité (Illich) de l’#agroindustrie ni entrer en compétition avec les cultures vivrières

    • J’aime bien l’idée du piégeage, même sans une société non végane. Parce que certains élevages peuvent être très bien sur plein de plans, sauf celui du bien être animal (le cochon de la ferme enfermé dans son petit enclos bétonné, cages à lapins...).
      Alors que le piégeage, ça peut réduire la pression des espèces sauvages, de leur laisser faire leur vie, et de trouver une façon pas dégueulasse de les tuer. Je pensais à ça pour les chevreuils, mais d’autres le font pour les lapins. Image tirée de The Permaculture Handbook : http://madeinearth.files.wordpress.com/2014/01/rabbit_trap.png

      Cela dit ça n’empêche pas que de l’aquaculture, un élevage de volailles ou de pigeons peuvent vraiment améliorer le système dans des pseudos-fermes avec un minimum de terrain.

    • @koldobika, ça me fait de plus en plus flipper, tn mdèle de sciété idéale qui marcherait bien agrnmiquement parlant. Il n’y aurait plus une seule surface qui ne soit soit du bétn, soit cultivée ? Plus un talus, plus un sus-bis, c’est ou bien ou bien ? n revient à cette idée de u bien ultra-anthrpique u bien sauvage prmus par les vegans cohérent-e-s. Nn ! Quand je parle de passer la tndeuse, je parle pas de mn terrain de glf préféré (tu sais, sur la rute de Cambo ? je blague) mais ne serait-ce que des talus des rutes cmmunales, des endrits ù ça pusse qui qu’il arrive. C’est le pint de départ de cette position-ci : il y a tant et tant qui pusse hrs des champs et des ptagers http://seenthis.net/messages/220126.

      Et puis d’ù elle viendrait, cette génératin spntanée d’être humains qui ne vudraient plus ni manger d’animaux ni même vivre avec les animaux, surtut pas dnner à manger à un chat parce que c’est mal ?
      Elle ne viendra pas d’ici :
      http://blog.ecologie-politique.eu/post/Gosses-de-Berlin.
      (C’est une ferme ù les animaux n’nt pas beaucup de place, mais la base-cur ressemble à ce que je cnnais de ma campagne et en échange les animaux nt beaucup de cntacts avec des gsses bienveillant-e-s.)
      C’est là ù Prcher et Julien nt raisn de parler de mépris : dans ce discurs vegan, il y a l’idée qui traîne que les gens qui veulent vivre avec des animaux snt des cnnard-e-s qui fnt le mal autur d’illes, pas 80 % de la ppulatin qui en ayant des relatins plus u mins intéressantes avec des animaux cultivent une dimensin imprtante de leur humanité. Mi qui n’aime pas les animaux, je ne me sens pas supérieure à ne pas apprécier leur altérité, leurs sales pattes, leurs sales odeurs, leur manière de cmmuniquer que je ne prendrai pas la peine de décuvrir. C’est là que je me sens spéciste !

      Je ne suis pas cnvaincu ni par l’intérêt agrnmique ni par le prjet plitique. Il y a tant à faire cntre l’agroindustrie...

    • C’est pas « mon » modèle hein, je pousse juste la logique végane par curiosité pour voir jusqu’où elle tiendrait agronomomiquement et humainement parlant.
      Pour ce qui est des talus et des sous-bois on n’est pas obligé de tout rendre utilitariste et d’en faire des rangs de monoculture de peupliers, on peut très bien prendre le modèle du bocage, qui marche très bien, et qui est amplement multiusage et robuste (la forêt maillée, comme dit Claude Bourguignon). Et qu’on peut faire vivre sans que cela implique nécessairement de domestiquer des animaux. Et sans que ça implique non plus de se couper des animaux, il y a plein d’animaux sauvages mais relativement « proches » de nous et qu’on peut assez facilement observer.

      Pour ce qui est des interactions avec eux, pour ma part (et c’est tout personnel et subjectif) je préfère côtoyer un animal qui a gardé sa part sauvage et qui peut à tout moment choisir d’aller voir ailleurs. En ce sens, si on reste dans un cadre de domestication, les basses cours que j’ai connues dans mon enfance diffèrent de celle que j’ai aujourd’hui. Avant, des poules de races paysannes, vives et farouches, qui ne se laissaient pas approcher, qui avaient une « distance d’alerte » assez grande, et qui savaient beaucoup mieux se démerder dans l’environnement plus ou moins enfriché de la ferme. Aujourd’hui ces pauvres warren qui restent à côté de moi quand je rentre dans le poulailler et qui me mangent littéralement dans la main. Je trouve ça triste. Et en sortant d’un cadre de domestication, j’éprouve une fascination vachement plus forte quand j’observe par exemple un·e écureuil·e ou un·e milan·e d’assez près (et que je vois qu’ille m’observe aussi), que quand j’essayais d’approcher les poules pérettes de mon enfance.

      Et puis d’où elle viendrait, cette génération spontanée d’êtres humains qui ne voudraient plus ni manger d’animaux ni même vivre avec les animaux,

      Comme je le notais dans mon message précédent on peut dans l’absolu « vivre avec » des animaux en les côtoyant, mais sans la dimension d’utilisation.
      Pour ce qui est de cette « génération spontanée », je pense qu’on peut aussi bien poser cette question pour le non-industrialisme, pour les spirales de dons, pour le féminisme etc. Je ne pense pas que ça relève de la génération spontanée, plutôt de changement culturels progressifs conscients, par appropriation et dissémination de réflexions et de pratiques.

      Il y a tant à faire contre l’agroindustrie

      Entièrement d’accord. Pour ma part j’aime bien continuer à agir pour une paysannerie forte (incluant un élevage authentique plutôt que de la zootechnie), tout en continuant à imaginer une paysannerie végane. Et je pense qu’il peut y avoir de la place pour les deux. In fine dans le monde post-pétrole qui se dessine ce sera pour une grande part le coût énergétique d’un modèle paysan et son adaptation au lieu qui détermineront son choix et son application. Et là où je vis, je crois qu’on serait avisé de bien réfléchir avant de revenir au modèle traditionnel à base de vaches laitières, vu comment il était usant.

    • @koldobika :

      Pour ma part j’aime bien continuer à agir pour une paysannerie forte (incluant un élevage authentique plutôt que de la zootechnie), tout en continuant à imaginer une paysannerie végane. Et je pense qu’il peut y avoir de la place pour les deux.

      Le problème de la logique végane, c’est qu’il n’y peut pas avoir de la place pour les deux. Et c’est peut être d’ailleurs pour ça qu’ils ne mettent pas plus d’alternatives en place. Il attendent juste le moment où l’élevage sera supprimé.

      Et ça sera peut être bientôt le cas car au final les animaux n’ont pas de valeur spéciale pour les multinationales, qui veulent juste écouler le surplus de grains de leur système exclusivement tourné vers le maïs et le soja. Ça pourra très bien aller dans le réservoir des voitures plutôt que dans la bouche des animaux.

    • Le problème de la logique végane, c’est qu’il n’y peut pas avoir de la place pour les deux.

      Je sais pas si on peut faire ce constat global. Ça ne correspond pas trop en tout cas aux discussions que j’ai pu avoir avec les véganes que je connais. Mais je discute aussi d’autres choses avec elles et la relation est plus complète, plus humaine, c’est pas des rapports de confrontation d’idéologies. C’est sûrement une des clés pour discuter tranquillement de tout ça dans toute sa complexité. Qui milite limite, comme dit Jean Sur.

      Et pour ce qui est des multinationales, je crois que les humains non plus n’ont pas de valeur spéciale pour elles, ni les végétaux ni les paysages. Le jour où elles trouvent comment synthétiser de la bouffe en masse à partir de milieux de culture issus de déchets, elles feront sans scrupule un remake de soleil vert comme disait @aude_v

    • Hé hé, c’est tous les jours la surprise, mon clavier. Au début je pensais faux contact dans une touche, mais comme ça se déplace, je vais investir dans la souffleuse ;-). Merci de m’avoir aiguillée vers la réponse de @monolecte, j’avais oublié ma bouteille à la mer !

      @koldobika, j’ai comme @nicolasm l’impression que les vegan, en tenant à ne pas faire de différence entre l’élevage et la production animale industrielle, refusent tout dialogue, toute reconnaissance aux éleveurs, et vu les merdes qui leur tombent dessus, des fois ça m’énerve qu’on les laisse tomber en disant qu’on va manger du tofu ! Après, on peut choisir ses manières de cultiver, et cultiver la diversité des expériences (pour moins se limiter), et j’apprends en te lisant, mais je ressens dans le discours vegan un désaveu des autres pratiques : pureté, mépris, et j’en passe.

      Je devrais préciser que c’est dans le discours, parce qu’on peut être vegan et ne pas en faire une affaire. Peut-être faudrait-il dire végétalien-ne dans ce cas, comme suggère @rastapopoulos. Et là, mon paysan végétalien qui nous vendait légumes, pain (pas top), huiles et légumineuses, il était pas vegan puisqu’il utilisait le fumier de son voisin.

      La coloc - Mon blog sur l’écologie politique
      http://blog.ecologie-politique.eu/post/La-coloc

      Il y a une blague qui court à Berlin : « Tu sais comment on repère un vegan dans une soirée ? Il te le raconte ! »

    • J’ai l’impression que certains discours vegans très orthodoxes, parfois simplistes, et utilisant un vocabulaire provocateur (du style « manger du cadavre ») sont surtout le fait de jeunes activistes (ou de « récents convertis ») ayant encore assez peu de recul sur l’ensemble de la question (de l’alimentation à l’agriculture aux paysages etc.) et prenant les gens de haut en se pensant eux-même éclairés. Je pense par exemple à un dénommé « sebarchiste » qui causait parfois sur decroissance.info (@bug_in tu t’en souviens peut-être) de façon très virulente et dure, et qui était en fait un jeunot de 19 ans qui s’avérait plutôt sympathique quand on causait avec lui sans écran interposé, d’après ce que d’autres participants au forum m’avaient raconté. Ou dans un registre un peu différent ceux dont causait @aude_v qui faisaient le plus sérieusement du monde des leçons d’agroforesterie aux paysans du bocage nantais.

      @aude_v si tu recroises ce maraicher végétalien et si tu as l’occasion de causer avec lui tu peux lui dire qu’en Finlande à une latitude de 62ºN il y a quelques producteurs vegans qui vivent au milieu des forêts, qui utilisent du compost végétal, du brf et du purin d’ortie, et qui sont autonomes en seigle, pois, lin, choux, courgettes et une palanquée de légumes-racines (rutabaga, navet, chou-rave, betterave, panais, carotte, patate, oignon et même oignon-patate cc @nicolasm) donc avoir besoin de fumier sous nos latitudes c’est un tout petit peu de la feignantise s’il s’agit d’un végétalien se voulant straight-edge :-)
      Après si le voisin en question avait du fumier à ne plus savoir qu’en faire, on peut aussi avoir une approche pragmatique et faite selon ce que notre environnement permet.

    • Je crois que je n’ai toujours pas compris ce qu’être vegan⋅e signifie.

      C’est pas si évident de passer en agriculture végane car ça prend de la place de faire pousser ses engrais verts, alors que la fertilité est importée avec le fumier.

    • J’avoue avoir découvert le mouvement « vegan » en lisant Seenthis et tout les liens que vous y avez mis (merci à vous). Je ne suis pas sure de tout comprendre mais depuis le début j’ai la « sale » impression que ce mouvement est très occidento-centré, animé par des gens qui ont, certes une volonté de « sauver le planète » mais surtout un accès sans aucunes restrictions aux denrées alimentaires à tel point qu’il peuvent se permettre de « chipoter » sur l’origine de ces mêmes denrées et leur « mode de fabrication ».
      Du coup, je ne peux m’empêcher de penser à cette part importante (trop) de la population mondiale qui aimerait juste manger à sa faim et plus près de nous à cette part de la population française qui choisit en fonction du prix et non de la provenance (eux, je les côtoie au quotidien de mon boulot) et qui, quand on leur pose la question aimerait bien avoir le choix...

    • @corinne2, c’est vrai qu’il y a un monde entre faire comme on peut et en rester à des idéaux, et que c’est un luxe de se payer le deuxième. J’ai appris plein de trucs avec le texte de « Happy Valley ».
      Ça m’intéresse, de voir des vegans inventer leur agriculture et @koldobika c’est intéressant que tu en rendes comptes, mais comme dit Xavier N : pragmatisme, tu peux simplement pas faire les mêmes choix sur 15 ha et 60, selon le climat, et l’environnement local.
      Si mon fermier végétalien faisait passer le lien avec son voisin éleveur bio avant son idéal ? Et ton grand-père et d’autres le lien avec les animaux avant d’autres considérations ? J’espère que je suis moins « militante » qu’à 19 ans, et que j’ai intégré que chacun-e faisait avec ses moyens. Le face à face avec les gens en vrai, il t’oblige à mieux écouter...

    • Un autre intervenant :

      En fait l’écologie fait souvent partie des « centres d’intérêts » des véganes, mais c’est pas du tout leur motivation première généralement. A titre personnel, la biodiversité, l’écosystème, etc j’en ai pas grand chose à faire en tant que tels. Ce qui m’intéresse c’est les animaux en tant qu’individus qui ont un intérêt à vivre, sauvegarder une espèce à tout prix me paraît assez futile à moins qu’elle ait un rôle essentiel pour la survie des autre animaux (comme les abeilles par ex).


  • «Il n’y aura presque plus de pays pauvres d’ici 2035» (Bill Gates)
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140121trib000810915/il-n-y-aura-presque-plus-de-pays-pauvres-d-ici-2035-bill-gates.html

    « Les pays pauvres ne sont pas condamnés à rester pauvres. » Dans la lettre annuelle de sa fondation caritative, l’ancien PDG de Microsoft Bill Gates affiche son optimisme.

    « D’ici 2035, il n’y aura presque plus de pays pauvres dans le monde », assure-t-il, avant de préciser ce qu’il entend par là :

    « Ce que je veux dire, c’est que d’ici 2035, aucun pays ne sera aussi pauvre que l’un des 35 pays classifiés par la Banque mondiale comme ayant à l’heure actuelle des revenus faibles, même après indexation en fonction de l’inflation. »
    (…)
    En 2013, Bill Gates expliquait sa méthode http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20130130trib000745816/pauvrete-education-bill-gates-prodigue-ses-lecons-de-chef-d-entreprise.htm pour améliorer la lutte contre la pauvreté : appliquer celle du chef d’entreprise, de la définition des objectifs à l’évaluation des résultats .


  • Je continue à écouter le cours sur la justice de Michael Sandel, qui est un vrai showman tranquille. Dans le dernier épisode il propose à des étudiant-e-s libertarien-ne-s d’expliquer pourquoi personne ne doit rien à personne dans cette société, et comment toute tentative de redistribution des richesses serait du vol.

    Justice : What’s The Right Thing To Do ? Episode 03 : « FREE TO CHOOSE »
    http://www.youtube.com/watch?v=Qw4l1w0rkjs

    Sandel introduces the libertarian conception of individual rights, according to which only a minimal state is justified. Libertarians argue that government shouldnt have the power to enact laws that 1) protect people from themselves, such as seat belt laws, 2) impose some peoples moral values on society as a whole, or 3) redistribute income from the rich to the poor. Sandel explains the libertarian notion that redistributive taxation is akin to forced labor with references to Bill Gates and Michael Jordan.

    PART TWO: WHO OWNS ME?

    Libertarian philosopher Robert Nozick makes the case that taxing the wealthy—to pay for housing, health care, and education for the poor—is a form of coercion. Students first discuss the arguments behind redistributive taxation. Dont most poor people need the social services they receive in order to survive? If you live in a society that has a system of progressive taxation, arent you obligated to pay your taxes? Dont many rich people often acquire their wealth through sheer luck or family fortune? A group of students dubbed Team Libertarian volunteers to defend the libertarian philosophy against these objections.

    #liberté #inégalités #justice #libertarianisme

    • Bonus de L’An 02 dans le dossier "Ensemble, c’est trop ?"

      L’invention de Robinson

      Un chef d’entreprise s’installe sur un territoire : la ville refait la chaussée pour que ses camions de livraison puissent passer, il emploie des personnes qui ont été formées par l’école, en famille ou dans d’autres structures sociales, dans un esprit globalement travailleur et honnête, et qui sont plutôt en bonne santé. Lui-même a profité d’une formation d’une vingtaine d’années dont il ne retient que ses trois ans d’école de commerce payantes, il ne fait l’objet d’aucune tentative de corruption, profite d’un marché pour ses produits qui dépend de la bonne santé économique de la région où il s’établit... et pense ne devoir son succès qu’à lui-même, comme s’il était Robinson sur son île déserte.
      A l’autre bout du prisme, l’artiste met en avant sa « façon personnelle », sa singularité, sans considérer non plus sa construction avec d’autres. Le chef d’entreprise et l’artiste sont, chacun·e à leur manière, les deux archétypes d’une symbolique capitaliste qui s’impose depuis le XIXe siècle, avec sa raison économique et son individualisme triomphant.

      Sur l’invention de la figure de l’artiste : Pierre #Bourdieu, Les Règles de l’art. Genèse et structure du champ littéraire (1992).
      http://www.lan02.org

    • Merci @rastapopoulos pour les liens. Hier youtube ne me faisait pas de mémoire-tampon, c’était l’horreur. Finalement les questions abordées sont assez classiques en philo politique ou éthique, j’ai l’impression d’avoir eu un cours ou un séminaire sur chacune d’entre elles, mais Sandel est un super passeur. Même son anglais est limpide.


  • Bill Gates preaches the aid gospel, but is he just a hypocrite? | Ian Birrell
    http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/jan/06/bill-gates-preaches-fighting-poverty-hypocrite-microsoft-tax?CMP=twt_gu

    In Britain, Microsoft reported revenues of £1.7bn in a single year for online sales on which it paid no corporation tax. This is why if you look at the small print when buying software through its British website, you find you are dealing with a Luxembourg offshoot. A newspaper investigation found a small office there with just six staff handling online sales from around Europe.
    None of this is illegal, however absurd it appears. But it is highly unethical, especially when the chairman [Gates Bill] is exhorting countries to hand over taxpayers’ cash to his [Bill Gates’] pet causes – and it certainly tarnishes that saintly image.


  • Jackpot boursier pour les milliardaires - RFI
    http://www.rfi.fr/emission/20140103-jackpot-boursier-milliardaires
    http://www.rfi.fr/sites/filesrfi/dynimagecache/0/0/530/396/344/257/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/151371295_0.jpg

    Les Bourses du monde entier ont flambé en 2013, au bénéfice des milliardaires. Toujours plus riches, et toujours plus nombreux, ils font des envieux et de plus en plus de jaloux.

    Les 300 personnes les plus riches au monde détiennent aujourd’hui à elles toutes seules 3600 milliards de dollars. Soit presque deux fois le produit intérieur brut de la France. En un an d’euphorie boursière, leur fortune s’est accrue de 500 milliards de dollars.

    Et cela va continuer en 2014, une centaine d’hommes ou de femmes pourraient rejoindre ce club réunissant près de 2200 membres. Bien sûr l’embellie des marchés n’a pas profité à tout le monde, les bourses ont gagné globalement 30% et ces 300 fortunes à 7 chiffres ont augmenté globalement de 16%.

    Les magnats de l’acier, des métaux se sont allégés de quelques dizaines de milliards de dollars tandis que les jeunes patrons de la net économie ont touché le jackpot. Soit parce que la valeur boursière de leur société s’est envolée, c’est le cas d’Amazon pour Jeff Bezos, ou de Microsoft pour Bill Gates qui revient à la première place dans le classement établi par Bloomberg. Soit parce qu’ils ont profité des introductions en bourse, c’est le cas du patron de Facebook.
     
    Un peu plus d’un an après son introduction calamiteuse au Nasdaq, le réseau social a tellement bien remonté la pente que le patrimoine de son créateur et principal actionnaire Mark Zuckerberg a doublé en 2013.

    Les stars de l’internet sont les nouveaux rois du pétrole

    Des rois qui vont devoir défendre leur couronne en 2014. Car on a découvert l’année dernière que ces nouveaux nababs usent et parfois abusent de leur position dominante. Leur propension à éviter l’impôt irrite tout particulièrement les gouvernements européens. Le fait que les Google et consorts aient livré des données personnelles à la NSA fait encore plus mauvais genre, et quand ils ont le choix les clients leur préfèrent dorénavant des marques politiquement plus correctes.

    Mais ce n’est pas facile, car ils sont en situation de quasi-monopole dans leur domaine d’activité. Ces inventeurs de génie se retrouvent également ultra majoritaire dans le capital de leur entreprise, à titre de comparaison le principal investisseur présent dans le capital de la compagnie pétrolière Exxon Mobil détient 0,04% des actions tandis que Mark Zuckenberg possède le tiers du capital de Facebook.
     
    Peu pressés d’acquitter les taxes, ils s’investissent en revanche de plus en plus dans la sphère publique
     
    Certains sont devenus incontournables dans les activités de bienfaisance, à l’image de Bill Gates qui encourage ses pairs à faire don de leur fortune. D’autres agissent plus discrètement pour étendre leur influence. En rachetant des médias par exemple, c’est le cas de Jeff Bezos qui a acquis le Washington Post, ou en finançant de plus en plus les campagnes électorales aux États-Unis. Comme si les milliardaires, sans passer par l’onction du suffrage universel, formaient un nouveau pouvoir dans nos sociétés.

    EN BREF DANS L’ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE :
    Les usines du monde entier redémarrent à plein régime, sauf en France

    En France l’indice de l’activité manufacturière de décembre recule tandis qu’il bondit en Asie, en Europe, et aux Etats-Unis. L’indice des intentions d’achat dans l’industrie publié par l’institut Markit est au top, à 53,3, c’est son plus haut niveau depuis trois ans. Quand le cap des 50 est franchi cela signifie que l’activité repart, et bien en France, il est redescendu le mois dernier à 47.

    Le tourisme explose au Vatican grâce au pape François

    en 2013 le nombre de visiteurs a triplé, ce qui a presque doublé les revenus du tourisme de la cité papale. C’est depuis l’élection du pape François que les fans du nouveau souverain pontife accourent autour de la place Saint-Pierre. Ce qui est bon pour le Vatican l’est aussi pour toute l’Italie qui estime qu’un visiteur de la péninsule sur 10 vient d’abord pour le Vatican.

    #économie
    #bourse
    #bénéfices
    #milliardaires ... toujours plus riches
    #PIB


  • #Gates, complètement schizo… - Politis
    http://www.politis.fr/Gates-completement-schizo,25023.html

    Le plus grand philanthrope de tous les temps est-il le plus grand des cyniques ? La Fondation Bill et Melinda Gates (36 milliards de dollars de capital) a été épinglée par un journal américain qui, en épluchant ses déclarations fiscales, a révélé qu’elle était l’actionnaire des pires multinationales de la planète. Cette vénérable institution qui lutte contre la malnutrition, la pauvreté et le réchauffement climatique participe aussi, à hauteur de plusieurs milliards, au capital des champions de la malbouffe (McDo, Coca…), de l’exploitation salariale (Walmart…) et de la pollution (ExxonMobil, BP…). Puisque les intérêts de ces placements vont à de bonnes causes, il n’y a pas de raison de se priver des investissements rentables… Ben voyons !

    • Reprise probable de ce qui était pointé ici http://seenthis.net/messages/207004

      On peut penser que ça va plus loin que la simple schizophrénie…

      Les campagnes de la B&MGF mettent systématiquement l’accent sur le recours à la vaccination. Deux grandes campagnes posent de graves problèmes :
      • vaccin contre le paludisme
      • vaccin oral contre la polio

      Une charge sur le sujet (juin 2013)
      Bill Gates, Big Pharma, and Fake Philanthropy —
      http://alternativepoliticalnews.blogspot.fr/2013/05/bill-gates-and-fake-philanthropy.html

      Now, quite literally hundreds of studies, papers and analyses have determined that the best way to reduce infection and mortality rates from diseases such as Malaria and Polio, is to increase the standard of living and education of its population.
      (…)
      Back to Bill Gates. He is a pretty smart guy, as a matter of fact he is considered to be one of the most intelligent people on the planet. I am quite certain that he is also not ignorant, so why would he embark on a massive vaccination campaign when the same amount of money could have been invested in genuine sustainable community development and public health programmes? Because that doesn’t make money.

      La thématique d’Arte sur les dollars de BG contre le paludisme (novembre 2013)
      http://future.arte.tv/fr/sujet/les-dollars-de-bill-gates-contre-le-paludisme

      Le vaccin oral contre la polio, à base d’un virus actif, donne lieu à controverse, d’une part parce qu’il induit dans un très faible nombre de cas à un polio induite par le vaccin, d’autre part à cause du risque de mutation du virus injecté pouvant le transformer en une souche contagieuse.

      Cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Polio#Prévention

      Pour la version sans polémique (10/11/13)
      Bill Gates : What I Learned in India’s Fight Against Polio - WSJ.com
      http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424052702303309504579181753580988412

      India’s success in eradicating polio offers lessons for solving other human welfare issues world-wide


  • USA : La dernière abomination alimentaire de Bill Gates : l’oeuf sans poule !!!
    http://www.brujitafr.fr/article-usa-la-derniere-abomination-alimentaire-de-bill-gates-l-oeuf-sans-

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/uploads/2013/12/Oeuf.jpg

    Toutes les limites sont atteintes dans le domaine de l’horreur alimentaire avec cet oeuf sans poule. Et ce « produit » créé en laboratoire a envahi les USA en étant vendu dans une chaine de supermarchés…. de produits bios ! Une préparation à base de céréales permettant de se substituer à l’œuf fait de plus en plus parler d’elle aux Etats-Unis. La start-up qui la produit est parrainée, entre autres, par les fondateurs de Microsoft et PayPal. Faire une omelette sans casser des œufs, c’est désormais possible. Outre-Atlantique, une start-up développe un produit censé se substituer à l’œuf. La préparation à base (...)

    #SANTE


  • La revanche des geeks - romy.tetue.net
    http://romy.tetue.net/la-revanche-des-geeks

    Autrefois exclus, puis revanchards, [les geeks] dominent aujourd’hui le monde, avec des idoles (masculines) comme Bill Gates, Steve Jobs et Mark Zuckerberg. Rien de révolutionnaire, dans cette passation de pouvoir d’une forme de virilité, physique, à une autre, plus intellectuelle. Il y manque toujours une moitié d’humanité, les femmes. Ce documentaire n’en montre qu’une seule. Les autres ne sont mentionnées que comme objet de convoitise du geek. Bref, tout change, rien ne change.

    #revanche #sexisme #CultureGeek #RevancheGeek #patriarcat #MachoLand #SexismeGeek


  • Voici l’homme que Bill Gates pense que vous devriez absolument lire - Wired.com
    http://www.wired.com/wiredscience/2013/11/vaclav-smil-wired

    Clive Thompson est allé rencontrer Vaclav Smil - http://fr.wikipedia.org/wiki/Vaclav_Smil - un scientifique canadien qui a rédigé des livres sur une grande variété de sujet et qui est l’un des auteurs préféré de Bill Gates. Ses livres analyses les grands défis de l’humanité : l’énergie, la production d’aliments, la fabrication... Ils sont volumineux, nourris de données et ses conclusions sont souvent sombres. Tags : internetactu fing internetactu2net


  • Le meilleur des mondes d’aprés Bill Gates

    Bill Gates : Here’s My Plan to Improve Our World — And How You Can Help | Wired.com
    http://www.wired.com/business/2013/11/bill-gates-wired-essay
    http://www.wired.com/images_blogs/business/2013/10/ff_bills_qa_large1.jpg

    Thanks to inventions like these, life has steadily gotten better. It can be easy to conclude otherwise—as I write this essay, more than 100,000 people have died in a civil war in Syria, and big problems like climate change are bearing down on us with no simple solution in sight. But if you take the long view, by almost any measure of progress we are living in history’s greatest era. Wars are becoming less frequent. Life expectancy has more than doubled in the past century. More children than ever are going to primary school. The world is better than it has ever been.

    Bill Gates et son copain Bill Clinton s’engagent pour sauver le monde qui est quand même en danger.

    Bill Gates and President Bill Clinton on the NSA, Safe Sex, and American Exceptionalism
    http://www.wired.com/business/2013/11/bill-gates-bill-clinton-wired
    http://www.wired.com/images_blogs/business/2013/10/ff_bills_qa2_large1.jpg

    As founder of the Bill, Hillary & Chelsea Clinton Foundation, the former president is a forceful explainer in chief, elucidating what needs to be done to alleviate poverty and treat AIDS. And to the surprise of many who followed Gates as a full-tilt techie devoted to preserving Microsoft’s dominance, he has pursued philanthropy with the same passion he once channeled into software. At the Bill & Melinda Gates Foundation, he approaches problem-solving—particularly the scientific arcana of health and agriculture—with an appreciation of scale honed by years of living under Moore’s law.

    Both organizations have made a staggering impact. The Clinton Global Initiative, part of the former president’s foundation, claims to have improved the lives of more than 430 million people in 180 countries. The Bill & Melinda Gates Foundation has by some estimates saved some 6 million lives and delivered a higher-quality existence to many, many more.

    The foundations are at the forefront of a new era in philanthropy, in which decisions—often referred to as investments—are made with the strategic precision demanded of business and government, then painstakingly tracked to gauge their success.

    Heureusement qu’il est possible de gérer l’avenir avec des méthodes technocratiques. C’est la vision qui s’impose aux vainqueurs d’aujourd’hui. Une fois qu’on est arrivé à éliminer ses adversaires on n’a plus qu’á étendre au reste du monde la méthode qui a garanti le succès du projet de la première moitié de sa propre vie - au moins pendant le deuxième moitié de sa vie personnelle.

    Il est intéressant de voir comment une pensée simpliste qui a triomphée dans le passée par sa brutalité sans scrupules se transforme en projet philanthropique dans la bouche des grandseigneurs impérialistes. Ils ne font pas peur les deux papies. C’est contre leurs adeptes qui sont en train d’appliquer leurs recettes au monde en détruisant les aquis des « trente glorieuses » qu’il faut se battre - sans cesse partout et tous les jours.

    #imperialisme


  • Bill Gates : « pardon pour le Ctrl+Alt+Suppr » – metronews via @tcorbucci
    http://www.metronews.fr/high-tech/bill-gates-pardon-pour-le-ctrlaltsuppr/mmiA!NpDGb5XELnbLc

    « On aurait pu le faire avec une touche mais la personne en charge du clavier chez IBM ne voulait pas nous donner un bouton, alors on a a choisi cette combinaison. C’était une erreur », a-t-il reconnu, lors de cette conférence, repérée par TheVerge.
    http://www.theverge.com/2013/9/26/4772680/bill-gates-admits-ctrl-alt-del-was-a-mistake

    #clavier

    http://arstechnica.com/information-technology/2013/09/if-bill-gates-really-thinks-ctrl-alt-del-was-a-mistake-he-should-have-f


  • Bill #Gates admits Control-Alt-Delete was a #mistake, blames #IBM
    #Microsoft #smh
    http://www.theverge.com/2013/9/26/4772680/bill-gates-admits-ctrl-alt-del-was-a-mistake

    Microsoft co-founder Bill Gates has finally admitted that forcing users to press the Control-Alt-Delete key combination to log into a PC was a mistake. In an interview at a Harvard fundraising campaign, Gates discusses his early days building Microsoft and the all-important Control-Alt-Delete decision. If you’ve used an old version of the software or use Windows at work then you will have experienced the odd requirement. Gates expains the key combination is designed to prevent other apps from faking the login prompt and stealing a password.

    “It was a mistake,” Gates admits to an audience left laughing at his honesty.


  • Le SPAM de l’année

    CHER(E) LAURÉAT(E),

    Nous vous contactons par cette présente lettre vous informer de votre gain la MICROSOFT LOTTERY.INC, ceci n’étant donc pas un Spam ni un virus, veuillez trouver en fichier joint votre notification de gain.

    Pour toute réclamations de votre gain, entrer en contact direct avec :

    CABINET D’ETUDE JURIDIQUE DE MAÎTRE Bxxxx Sxxxx
    Avocat accrédité par la BILL GATES FOUNDATION LOTERY
    01 BP 1856 ABIDJAN 01 (République de Côte Ivoire)
    Contact téléphonique : xx xx xx xx xx
    xxxx arobase xxx fr

    Cordialement.

    Madame Vxxxxx Cxxxx /Directrice des Opérations
    Coordinateur Internationale de la Loterie Américaine.

    Ha, ha, @supergeante #le_mien_est_plus_beau ‡]


  • Bill Gates, Big Pharma, Bogus Philanthropy | NEWS JUNKIE POST
    http://newsjunkiepost.com/2013/06/07/bill-gates-big-pharma-bogus-philanthropy

    there has been a systematic historical tendency to use the less developed continents (especially Africa) for non-consensual research to pioneer money-making techniques disguised as development, and that Bill Gates could be a part of this. After all, Big Pharma is one of the most profitable industries on the planet, and it strongly relies on the enforcement of patent extensions and intellectual rights for which Bill Gates is notorious from his work in Microsoft. Africa has been the place most severely affected by the strict patent rights enforced by transnational corporations with support from the International Monetary Fund – World Bank – World Trade Organization (IMF-WB-WTO) cartel.

    There is also a huge body of documented evidence that the pharmaceutical industry has, for a long time and repeatedly, used vulnerable populations in the developed and developing world as guinea pigs to study disease and test new drugs (e.g. the Tuskegee Experiment, among many others). This is not limited to Big Pharma but applies to nearly every sector of the industrial capitalist economy which, by definition, is based on the exploitation of an underclass.

    Having established these premises (I invite you to challenge them), let us analyze the facts:

    #paludisme #polio #santé #bill_gates #GSK #pharma


  • Bill Gates et son RTS,S : vaccin ou arnaque ?
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1806

    Bill Gates, 1ère fortune du Monde, cofondateur de Microsoft et philanthrope, mène depuis son retrait de la société informatique des actions pour essentiellement la santé, et d’autres domaines comme les sciences et le savoir (bibliothèques). Un vaccin contre le paludisme, à qui il a apporté des fonds pour son élaboration avec un labo pharmaceutique, est sous controverse. Dans leurs coups ponctuels, les prédateurs du capitalisme frappent promptement puis s’évaporent dans la nature. Ils créent une (...) (...)

    #commémorations,grandes_dates,_humanité,_ONU,_relations,_internationale,_festivités,_fêtes,_activisme, #Standard_&_Poors,_crise,_capitalisme,_économie,_justice,_Bourse #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie

    • C’est le sujet du documentaire « Le vaccin selon Bill Gates » qui passe actuellement sur ARTE.


  • Bill Gates et son plan pour installer des caméras dans chaque classe - FastCompany
    http://www.fastcompany.com/3007973/creative-conversations/inside-bill-gates-5-billion-plan-put-cameras-every-classroom

    Anya Kamenetz revient sur la proposition formulée par Bill Gates de mettre des caméras dans chaque classe pour évaluer les enseignants : http://www.fastcompany.com/3007841/tech-forecast/bill-gates-education-we-can-make-massive-strides Gates est revenu sur un programme pilote intitulé Mesures pour un enseignement efficace - http://www.metproject.org - qui a publié ses résultats en janvier 2013 sur un système d’évaluation pédagogique qui combine résultats des tests des enfants, évaluations par les (...)

    #éducation #école


  • #Climat : #géo-ingéniérie risquée
    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2013/04/climat-géo-ingéniérie-risquée.html

    Big Billou, le fondateur de Microsoft, passe du plantage informatique au plantage du climat. Riche à milliards, issus du racket de centaines de millions d’utilisateurs d’ordinateurs, Bill Gates fait partie des « philanthropes » ne sachant que faire de leur argent. Il vient d’en trouver un usage  : subventionner des initiatives soutenant la « géo-ingénierie climatique ». C’est ainsi que, dans quelques mois, un ballon installé dans la haute atmosphère au-dessus de Fort Sumner (Nouveau-Mexique, Etats-Unis), devrait y injecter des particules sulfurées censées réfléchir la lumière solaire et ainsi refroidir la Terre.

    Après avoir étudié par des simulations informatiques les conséquences de ces éruptions, les auteurs estiment donc qu’« une éruption volcanique survenant dans l’hémisphère nord, de la magnitude de celle d’El Chichon, peut provoquer une sécheresse au Sahel ». Le lien avec la géo-ingénierie  ? Les aérosols – avec lesquels nos apprentis sorciers veulent contrecarrer le réchauffement climatique en réfléchissant les rayons solaires – sont similaires à ceux émis par les volcans.

    Ils sont fous, ils sont fous ! #Quand_les_riches_s'emmerdent
    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué : à se demander si c’est pas le propre de l’homme. En fait non, je me demande plus.

    • Sans doute un des plus mauvais films que j’ai eu l’occasion de regarder : un ado qui ne s’accepte pas, timide et qui réussit à sauver le monde... une fois de plus un scénario bidon. Tout cela habillé dans du Jerry Bruckheimer : ca donne des sorciers qui se font la course en voiture (moi qui pensait ne jamais revivre Fast and Furious), l’occultisme au service du crétinisme. A ce titre le Da Vinci Code pourrait passer pour un chef-d’oeuvre du 7ème art. Ne vous encombrez pas l’esprit d’un film aussi mauvais, si vous en avez l’occasion de regardez pas ce film !

      http://www.premiere.fr/film/L-Apprenti-sorcier-1394526

      Bill Gates souffrirait-il du syndrome de Peter Pan ?

      Description du syndrome de Peter-Pan

      Il est intéressant de lire que l’auteur décrit ces personnes comme émotionnellement bloquées à un seuil adolescent.
      Le déni fait parti du trouble et le fonctionnement est souvent impulsif, guidé par les seules émotions.
      Bien qu’ils soient prompts à blâmer les autres, ils demeurent extrêmement sensibles au rejet.
      Les relations avec les femmes sont d’autant plus difficiles du fait d’attitudes généralement machistes.
      Ils pensent que l’amour d’une compagne doit être comme un amour maternel inconditionnel et positif.
      De fait ils vont avoir tendance à pousser les limites au-delà du raisonnable afin de « tester » cet amour.
      Ce besoin est tel qu’ils ressentent beaucoup de vide sauf quand ils sont entourés et au centre de l’attention.
      Plus les années passent et plus il semblerait que la culpabilité soit grandissante, celle de n’avoir « rien fait » de sa vie pendant de nombreuses années.
      Cette solitude et cette souffrance conduisent fréquemment à la prise d’alcool et de drogues.

      source : http://www.aapel.org/bdp/BL_peter-pan.html

      « Devenir riche et puissant provoque de graves troubles mentaux »
      A moins que ce soit l’inverse.


  • C’est bon les gars, on peut continuer à se chauffer comme des porcs à l’effet de serre, la planète sera bientôt équipée de la clim...

    Sueur froide sur le refroidissement

    L’idée semble simple et bonne. La Terre se réchauffe ? Ce changement climatique est provoqué par nos émissions massives de gaz à effet de serre ? C’est un problème car nous ne voulons pas réduire notre usage massif du charbon, du pétrole et du gaz ? Refroidissons la Terre en rejetant les photons du Soleil vers l’espace. Comment ? Avec d’immenses miroirs spatiaux. En peignant en blanc tous les toits et les déserts. En envoyant des milliers de navires automatisés injecter dans l’air des aérosols d’origine marine… Ou en injectant des milliers de tonnes de particules réfléchissantes dans la stratosphère, comme le soutient Bill Gates.

    http://www.liberation.fr/sciences/2013/04/04/sueur-froide-sur-lerefroidissement_893746

    Rejeter artificiellement l’énergie envoyée gratuitement par le soleil, pour pouvoir continuer à ronger la planète en suçant notre bonne vieille énergie fossile carbonée ou plutonée... Une idée simple et bonne ? Il faut vraiment avoir un cerveau de capitaliste pour être capable d’un aussi génial raisonnement...

    #climat #capitalisme #écologie #techno-fanatisme #addiction #carboïnomanes


  • Bill Gates : mon plan pour résoudre les plus grands problèmes du monde - WSJ.com
    http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323539804578261780648285770.html

    De la lutte contre la polio à la réparation de l’éducation, ce qui nous manque le plus souvent c’est la bonne mesure des données. Nous avons les outils en main pour faire mieux, estime Bill Gates. La mesure suffira-t-elle à changer le monde ?  Tags : internetactu2net fing internetactu (...)

    #bigdata



  • Big Data, Better Global Health - Council on Foreign Relations

    cc @fil @simplicissimus

    http://www.cfr.org/global-health/big-data-better-global-health/p30042?cid=nlc-public-the_world_this_week-link14-20130222

    Big Data, Better Global Health

    Author: Thomas Bollyky, Senior Fellow for Global Health, Economics, and Development
    February 21, 2013

    Bill Gates, Margaret Chan, the Director General of the World Health Organization (WHO), and other experts and leaders gathered this month in Geneva for a very important meeting on a very unimportant-sounding subject: global disease estimates.

    The impetus was the release of the Global Burden Disease (GBD) Study, the most comprehensive and ambitious effort to date to quantify the world’s health status. Led by Chris Murray and his colleagues at the Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) and funded by the Bill & Melinda Gates Foundation, the GBD study involved 486 collaborators from 302 institutions in 50 countries. In a field in which donors and policymakers have lacked basic health data, such as birth and death registries, for many countries, the GBD study assesses 291 diseases and injuries and 67 risk factors in 187 countries over a 20-year period (1990-2010).

    #santé #big-data #statistiques


  • Le boycott du vaccin anti-polio, pas qu’une affaire d’obscurantisme | Slate Afrique
    http://www.slateafrique.com/103581/vaccinations-polio-violences-et-resistances

    Il y a matière à débat de santé publique, à un moment où l’Organisation mondiale de la Santé et ses partenaires, Bill Gates en tête, affichent une volonté toujours plus inflexible d’éradiquer le virus coûte que coûte.

    Avec le soutien de certaines autorités nationales, dont celles de Kano, ils ont promis de faire disparaître la polio d’ici trois ans, quitte à utiliser des méthodes coercitives.

    Au Pakistan, des représentants des Talibans au Nord-Waziristan avaient annoncé, en juin, que les campagnes contre la poliomyélite feraient désormais l’objet d’un boycott.

    Dans un tract distribué à cette occasion, ils avaient indiqué que sa suspension était conditionnée à l’arrêt de l’utilisation des drones américains, tout en dénonçant la démesure des moyens employés :

    « Quel besoin d’une campagne menée par des bonnes âmes qui dépensent des millions de dollars, alors qu’à peine un enfant sur des milliers est contaminé par le virus, tandis que les mêmes bonnes âmes, avec l’aide de leur esclave pakistanais, nous ciblent avec leurs drones dont des centaines d’enfants innocents, de femmes et de vieillards sont la proie ? (…). Le survol des drones dans la région a rendu presque tout le monde malade d’un point de vue psychologique. »

    Cet appel au boycott intervient également dans un contexte où la vaccination au Pakistan a particulièrement mauvaise presse, depuis que la CIA a reconnu avoir mené une fausse campagne contre l’hépatite B dans sa chasse à Ben Laden.

    Les vaccinateurs auraient-ils été assassinés pour avoir violé cet embargo ? Quelles que soient les responsabilités des Talibans dans ces meurtres et l’objectif politique qu’ils poursuivent, leur appel rejoint les préoccupations de certaines autorités traditionnelles.

    Ralliées au boycott, celles-ci exigent l’électrification de leur région :

    « Nos enfants meurent écrasés par la chaleur ou sous les morsures de moustique. Qu’est-ce que ça change qu’ils meurent de la polio ? Nous continuerons notre boycott jusqu’à ce que le gouvernement réponde à notre demande. »

    Ce n’est pas la première fois que les efforts de vaccination contre la poliomyélite sont accusés de démesure par ceux-là mêmes censés en bénéficier. L’épisode du boycott des campagnes polio au Nigeria en 2003, sur lequel nous proposons un petit retour l’illustre particulièrement.

    ....