Au Liban, grave confrontation entre un ministre pro-Aoun et les Forces de sécurité pro-Hariri
Il s’est passé hier un événement grave au Liban, et il faut à nouveau constater que rigoureusement aucun média international ne s’y intéresse.
Les quelques médias francophones et anglophones libanais seront ici d’un intérêt très relatif, puisqu’ils déforment autant que possible ce qui s’est passé.
Seule source d’information disponible, du coup, le communiqué du MPL Belgique (c’est-à-dire le parti politique de Michel Aoun - source partisane, donc, mais que je crois assez fiable quant aux faits sur cette affaire, tels qu’ils semblent corroborés par les sources arabes, As-Safir et Al-Akhbar).
Rassemblement Pour le Liban - RPL
http://rplfrance.org/index.php?content=eclairages/110526mplbelgique.org1-ec.htm
En 2007, la Chine offre au Liban un équipement complet de réseau mobile, un package complet capable d’opérer comme une 3ème société de télécom au Liban. Le réseau fut installé dans le désormais fameux bâtiment (au 2ème étage) et était supposé rester non opérationnel jusqu’à ce que le gouvernement lui donne le permis d’opérer en tant que 3ème fournisseur de services de téléphone mobile, à côté d’Alfa et MTC.
Mais voilà, il apparaît que le réseau n’est pas hors-ligne et certaines rumeurs indiquent qu’il est actif, avec plusieurs milliers de lignes utilisées illégalement. C’est ainsi que le ministère des télécoms a décidé d’enquêter et ensuite de le démanteler par sécurité. Mais le bâtiment est gardé par la milice de Hariri, cette fameuse branche d’Information des FSI qui reçoit directement ses ordres de Rifi.
Aujourd’hui, le ministre Nahas est allé sur place en personne et l’officier en charge de l’opération a appelé Rifi et répondu au ministre qu’il avait reçu des ordres directs pour empêcher les techniciens du ministère d’entrer dans la fameuse salle. En clair, les FSI veulent empêcher le démontage de l’installation dont l’exploitation est illégale.
Lorsque le ministre Nahas quitte le bâtiment, il contacte le ministre de l’Intérieur, Ziad Baroud. Ce dernier donne l’ordre aux FSI (branche d’Information) qui se trouvent dans le bâtiment de le quitter. Ces derniers n’obéissent pas et occupent encore à l’heure actuelle le bâtiment conformément aux ordres de Rifi qui est pourtant soumis à l’autorité du ministre de l’intérieur. Voyant Rifi ignorer ses ordres, couplé au manque de soutien du président de la république Michel Sleimane, le ministre Baroud finit par démissionner. Cette décision n’est pas à prendre à la légère et témoigne de la gravité de la situation.
La confrontation entre le Ministre et les FSI est passé à la télé :
http://www.youtube.com/watch?v=NIUAqLcIP34
L’affaire est donc extrêmement grave. Le silence assourdissant des médias internationaux est spectaculaire : si un général chiite de l’armée libanaise avait interdit à un ministre pro-Hariri de pénétrer dans un de ses propres bâtiments, le Conseil de sécurité de l’ONU se serait déjà réuni.
Même le très partial iLoubnan doit concéder :
http://www.iloubnan.info/politics/actualite/id/62177/titre/Another-face-of-the-March-8-March-14-battle-over-telecom-networks
On Thursday, Minister Nahhas scored a point and proved that state institutions were run by persons and not authorities and that state property was being used for personal interests.
Le Hezbollah s’interroge (avec raison) :
http://www.naharnet.com/stories/en/7115-hizbullah-backs-nahhas-yesterdays-actions-undermine-state-institution
“Is the network aimed at achieving financial or conspiracy gains? Does it belong to the March 14 camp or security forces functioning independently from the state?” the Hizbullah statement asked.
#liban