person:eric hobsbawm

  • Du thatchérisme à la Troisième voie - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Du-thatcherisme-a-la-Troisieme.html

    Il y a quelques mois, les éditions Amsterdam avaient permis au lecteur français d’accéder enfin à la traduction de certains écrits académiques du sociologue Stuart Hall. La publication du Populisme autoritaire permet aujourd’hui d’aborder une autre facette du travail de cet auteur, résolument tournée vers l’espace politique.

    http://www.laviedesidees.fr/local/cache-vignettes/L200xH272/arton262-91bbe.jpg
    #conservatisme #blairisme #thatchérisme


  • The myth of the cowboy
    http://www.guardian.co.uk/books/2013/mar/20/myth-of-the-cowboy

    How did the lone cowboy hero become such a potent figure in American culture? In an extract from his final book Fractured Times, the late Eric Hobsbawm follows a trail from cheap novels and B-westerns to Ronald Reagan

    There is thus no shortage of potential cowboy myths in the western world. And, in fact, practically all the groups I have mentioned have generated macho and heroic semi-barbarian myths of one kind or another in their own countries and sometimes even beyond. But none of them has generated a myth with serious international popularity, let alone one that can compare, even faintly, with the fortunes of the North American cowboy. Why?

    #histoire #eric_hobsbawm


  • l’histgeobox : 270. « Muler rendeira »
    http://lhistgeobox.blogspot.fr/2013/03/270-muler-rendeira.html

    Lampião et ses hommes ont très tôt compris l’intérêt de mettre en scène leurs exploits, contribuant ainsi à l’élaboration de leur propre légende. Ainsi, alors même qu’ils vivent dans la clandestinité, les cangaceiros ne cessent pourtant de poser sous les objectifs des photographes. Ces clichés leurs servent en quelque sorte de carte de visite et leurs permettent d’être connus et reconnus. Elise Jasmin-Grunspan note : "Ces images les représentent figés pour l’éternité dans un cérémonial qu’ils ont déterminé eux-mêmes, revêtus de leurs costumes de guerre, à l’image des costumes de parade. Les cangaceiros semblent en effet s’être approprié l’image photographique pour participer activement à la création de leur propre image. Ils se donnent à l’objectif tels qu’ils veulent se voir, mais aussi tels qu’ils veulent être regardés, conformément à leur conception de la dignité et de l’honneur ; « prendre la pose, c’est se respecter et demander le respect » nous dira Pierre Bourdieu."
    Les photographies donnent des bandits une image héroïque, tout en montrant que le groupe mène une vie confortable, voire luxueuse.
    La photographie joue donc un rôle essentielle dans la construction du mythe.

    Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’en exhibant les têtes décapitées, en photographiant les corps mutilés, les autorités n’agissent pas autrement. En usant du même procédé que les bandits, elles fondent ainsi une contre légende, noire cette fois. Ces clichés permettent de montrer leur pouvoir et doivent contribuer à ruiner le mythe en gestation de l’invincibilité de Lampião et des siens. Ainsi, comme le note Elise Jasmin Gruspan, " [...] le pouvoir d’Etat a créé un contre mythe : celui, non pas du héros civilisateur, mais celui du héros civilisé qui a terrassé la plus spectaculaire manifestation de barbarie du Sertão, en l’occurrence le cangaço. [...] Au déshonneur et aux châtiments infligés aux victimes des cangaceiros, le pouvoir d’Etat a répondu par l’image du déshonneur des cangaceiros par l’exposition de leurs cadavres mutilés."


  • Le siècle de Hobsbawm , par Enzo Traverso (2009)

    http://www.revuedeslivres.fr/le-siecle-de-hobsbawm-par-enzo-traverso-2

    Le « long XIXe siècle » peint par Hobsbawm est le théâtre d’une transformation du monde dont l’Europe, grâce à l’essor de l’impérialisme, a été le centre et le moteur à la fois. Tous les courants politiques s’identifient à sa mission civilisatrice, incarnée par une race et une culture « supérieures ». L’idée de progrès – un progrès moral et matériel illustré par les conquêtes de la science, l’augmentation incessante de la production et l’essor des chemins de fer qui relient toutes les grandes métropoles du continent, ainsi que les deux côtes américaines – devient une croyance inébranlable, non plus inscrite dans les potentialités de la raison, mais portée par les forces objectives et irrésistibles de la société. Les pages les plus puissantes de L’Âge des extrêmes sont celles du premier chapitre, où Hobsbawm décrit l’ouverture du XXe siècle dans un climat apocalyptique qui renverse littéralement toutes les certitudes d’une ère antérieure de paix et de prospérité. Le nouveau siècle commence comme une « ère de la catastrophe » (1914-1945) encadrée par deux guerres totales destructrices et meurtrières : trois décennies pendant lesquelles l’Europe assiste à l’effondrement de son économie et de ses institutions politiques. Défié par la révolution bolchevique, le capitalisme semble avoir fait son temps, tandis que les institutions libérales apparaissent comme les vestiges d’un âge révolu lorsqu’elles se décomposent, parfois sans offrir la moindre résistance, face à l’essor des fascismes et des dictatures militaires en Italie, Allemagne, Autriche, Portugal, Espagne et dans plusieurs pays d’Europe centrale. Le progrès s’est révélé illusoire et l’Europe a cessé d’être le centre du monde. La Société des Nations, son nouveau gérant, est immobile et impuissante. Face à ces trois décennies cataclysmiques, celles d’après-guerre – « l’âge d’or » (1945-1973) et « la débâcle » (1973-1991) – semblent deux moments distincts d’une seule et même époque qui coïncide avec l’histoire de la guerre froide. L’« âge d’or » est celui des Trente Glorieuses, avec la diffusion du fordisme, l’élargissement de la consommation de masse et l’avènement d’une prospérité généralisée apparemment inépuisable. La « débâcle » (landslide) commence avec la crise du pétrole de 1973 qui met fin au boom économique et se prolonge par une longue onde récessive. À l’Est, elle s’annonce par la guerre d’Afghanistan (1978) qui amorce la crise du système soviétique et l’accompagne jusqu’à sa décomposition. La « débâcle » fait suite à la décolonisation – entre l’indépendance de l’Inde (1947) et la guerre du Vietnam (1960-1975) – pendant laquelle l’essor des mouvements de libération nationale et des révolutions anti-impérialistes se mêle au conflit entre les grandes puissances.

    Eurocentrisme

    La périodisation proposée par Hobsbawm fait la force de sa tétralogie et, en même temps, en indique les limites. Le tome consacré aux « révolutions bourgeoises » évoque à peine les guerres de libération dans l’Amérique latine des années 1820, tandis que les suivants décrivent la guerre civile américaine, mais ne s’attardent que superficiellement sur la révolte des Taiping, le plus vaste mouvement social du XIXe siècle, qui a profondément secoué la Chine entre 1851 et 1864. C’est précisément le dernier volume qui, en restituant le profil d’un siècle mondialisé, montre le caractère problématique de l’eurocentrisme, ou tout au moins de l’occidentalo-centrisme, qui inspire l’oeuvre dans son ensemble. Les découpages historiques choisis par Hobsbawm ne sont pas généralisables. Est-il légitime de considérer 1789 ou 1914 comme des grands tournants pour l’histoire de l’Afrique ? Le congrès de Berlin (1884) et les années de la décolonisation (1960) seraient à coup sûr des clivages plus pertinents. Vues d’Asie, les grandes ruptures du XXe siècle – l’indépendance de l’Inde (1947), la Révolution chinoise (1949), la guerre de Corée (1950-1953), la guerre du Vietnam (1960-1975) – ne coïncident pas forcément avec celles de l’histoire européenne. La Révolution chinoise de 1949 a transformé en profondeur les structures sociales et les conditions de vie d’une portion d’humanité bien plus vaste que l’Europe, mais les décennies comprises entre 1945 et 1973 – marquées par la guerre civile, le « Grand bond en avant » et la Révolution culturelle – n’ont pas été un « âge d’or » pour les habitants de cet immense pays. Pendant cette période, les Vietnamiens et les Cambodgiens ont subi des bombardements plus étendus que ceux qui ont dévasté l’Europe pendant la seconde guerre mondiale, les Coréens ont connu les affres d’une guerre civile et de deux dictatures militaires, tandis que les Indonésiens ont subi un coup d’État anticommuniste aux dimensions littéralement exterminatrices (500 000 victimes). Seul le Japon vécut une époque de liberté et de prospérité comparable à l’« âge d’or » du monde occidental. L’Amérique latine, quant à elle, a certes subi l’impact de 1789 – Toussaint Louverture et Simon Bolivar en ont été les fils dans le continent – mais elle est restée en dehors des guerres mondiales du XXe siècle. Elle a connu deux grandes révolutions – la mexicaine (1910-1917) et la cubaine (1959) – et son ère de la catastrophe se situe plutôt entre le début des années 1970 et la fin des années 1980, lorsque le continent est dominé par des dictatures militaires sanglantes, non plus populistes et desarrollistas(développementiste), mais néolibérales et terriblement répressives.

    Bien qu’il récuse toute attitude condescendante et ethnocentrique à l’égard des pays « retardataires et pauvres », Hobsbawm postule leur subalternité comme un truisme qui évoque par moments la thèse classique d’Engels (d’origine hégélienne) sur les « peuples sans histoire 11 ». À ses yeux, ces pays ont connu une dynamique « dérivée, non originale ». Leur histoire se réduirait essentiellement aux tentatives de leurs élites « pour imiter le modèle dont l’Occident fut le pionnier », c’est-à-dire le développement industriel et technico-scientifique, « dans une variante capitaliste ou socialiste » (p. 266). Avec un argument similaire, Hobsbawm semble justifier le culte de la personnalité instauré par Staline en URSS, en le considérant bien adapté à une population paysanne dont la mentalité correspondait à celle des plèbes occidentales du XIe siècle (p. 504). Ces passages relativisent considérablement la portée des révolutions coloniales qu’il décrit comme des ruptures éphémères et limitées. Au fond, L’Âge des extrêmes ne perçoit pas dans la révolte des peuples colonisés et leur transformation en sujet politique sur la scène mondiale un aspect central de l’histoire du XXe siècle.

    Ce constat renvoie à l’écart souligné plus haut entre deux Hobsbawm : d’une part l’historien social qui s’intéresse à ceux « d’en bas » en restituant leur voix et, de l’autre, l’auteur des grandes synthèses historiques où les classes subalternes redeviennent une masse anonyme. L’auteur de L’Âge des extrêmes est pourtant le même qui a écrit Les Primitifs de la révolte(1959) et Bandits (1969), pour lequel l’acquisition d’une conscience politique chez les paysans du monde colonial « a fait de notre siècle le plus révolutionnaire de l’histoire12 ». Les représentants des subaltern studies, notamment Ranajit Guha, ont reproché à leur collègue britannique de considérer les luttes paysannes comme essentiellement « prépolitiques » à cause de leur caractère « improvisé, archaïque et spontané », et d’être incapable d’en saisir la dimension profondément politique, quoiqu’irréductible aux codes idéologiques du monde occidental13. Cette critique vaut certes davantage pour sa tétralogie que pour ses études d’histoire sociale. Selon Edward Said, cette représentation des sociétés non occidentales comme lieux d’une histoire « dérivée, non originale », est un « point aveugle » (blindspot) tout à fait surprenant chez un chercheur qui s’est distingué pour avoir critiqué l’eurocentrisme de l’historiographie traditionnelle et étudié les « traditions inventées14 ».

    Dans une réponse à ses critiques, Hobsbawm a reconnu l’approche eurocentrique de son livre, tout en affirmant que sa tentative de « représenter un siècle compliqué » n’est pas incompatible avec d’autres interprétations et d’autres découpages historiques15. Les exemples ne manquent pas. En 1994, Giovanni Arrighi publiait The Long Twentieth Century, un ouvrage qui, s’inspirant à la fois de Marx et Braudel, propose une nouvelle périodisation de l’histoire du capitalisme. Il repère quatre siècles « longs » s’étalant sur six cents ans et correspondant à différents « cycles systémiques d’accumulation », bien que susceptibles de se superposer les uns aux autres : un siècle génois (1340-1630), un siècle hollandais (1560-1780), un siècle britannique (1740-1930) et, enfin, un siècle américain (1870-1990). Amorcé au lendemain de la guerre civile, ce dernier connaît son essor avec l’industrialisation du Nouveau Monde et s’essouffle autour des années 1980, lorsque le fordisme est remplacé par une économie globalisée et financiarisée. Selon Arrighi, nous sommes entrés aujourd’hui dans un XXIe siècle « chinois », c’est-à-dire dans un nouveau cycle systémique d’accumulation dont le centre de gravité se situe tendanciellement en Extrême-Orient.

    Michael Hardt et Toni Negri, quant à eux, théorisent l’avènement de l’« Empire » : un nouveau système de pouvoir sans centre territorial, qualitativement différent des anciens impérialismes fondés sur l’expansionnisme des États au-delà de leurs frontières. Alors que l’impérialisme classique s’enracinait dans un capitalisme fordiste (la production industrielle) et prônait des formes de domination de type disciplinaire (la prison, le camp, l’usine), l’Empire développe des réseaux de communication auxquels correspond une « société de contrôle », c’est-à-dire une forme de « biopouvoir », au sens foucaldien, parfaitement compatible avec l’idéologie des droits de l’Homme et les formes extérieures de la démocratie représentative. Reste à savoir si cet « Empire » est une tendance ou un système déjà consolidé qui aurait fait des États nationaux des pièces de musée. Plusieurs auteurs semblent en douter et le débat est loin d’être tranché16. Dans son dernier ouvrage, L’Empire, la démocratie, le terrorisme, Hobsbawm revient sur l’histoire des empires pour conclure que leur âge est définitivement révolu. Les États-Unis disposent d’une force militaire écrasante, mais ne sont pas en mesure d’imposer leur domination sur le reste de la planète. Ils ne représentent pas le noyau d’un nouvel ordre mondial comparable à la Pax Britannica du XIXe siècle, et nous sommes entrés dans « une forme profondément instable de désordre global aussi bien à l’échelle international qu’à l’intérieur des États 17 ».

    Adoptant une perspective contemporaine, le XXe siècle pourrait aussi apparaître comme un « siècle-monde ». L’historien italien Marcello Flores en date le début en 1900, année qui marque symboliquement une triple mutation. À Vienne, Freud publie L’Interprétation des rêves, ouvrage inaugural de la psychanalyse : à l’aube du capitalisme fordiste, le monde bourgeois opère un repli vers son intériorité analogue à l’« ascèse intramondaine » que, selon Weber, la Réforme protestante avait mise au service du capitalisme naissant. En Afrique du Sud, la guerre des Boers engendre les premières formes de camps de concentration, avec barbelés et baraques pour l’internement des civils. Ce dispositif d’organisation et de gestion de la violence va projeter son ombre sur tout le XXe siècle. En Chine, finalement, la révolte des Boxers est matée par la première intervention internationale des grandes puissances coalisées (Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie, Autriche-Hongrie, Russie, États-Unis et Japon). Bien d’autres expéditions (punitives, « humanitaires », « pacificatrices », etc.) suivront. Selon Flores, le XXe siècle est l’âge de l’occidentalisme, qui voit l’extension à l’échelle planétaire du système de valeurs, des codes culturels et des modèles de vie occidentaux. De ce point de vue, le XXe siècle n’est pas mort, même s’il est confronté aujourd’hui à de nouveaux défis.

    Dans un passage saisissant de L’Âge des extrêmes, Hobsbawm écrit que, pour 80 % de l’humanité, le Moyen Âge s’arrêta subitement dans les années 1950 (p. 380). Depuis ce tournant, nous vivons dans un monde où le développement des moyens de communication a éliminé les distances, l’agriculture n’est plus la source principale des richesses et la majorité de la population est désormais urbanisée. Cela constitue une véritable révolution, écrit-il, qui a soudainement clôturé dix mille ans d’histoire : le cycle ouvert avec l’avènement de l’agriculture sédentaire18. Si l’on traduit cette remarque en termes historiographiques, cela signifie que, en choisissant l’histoire de la consommation au lieu de l’histoire politique comme ligne de partage fondamentale, le XXe siècle pourrait prendre une coloration bien différente. Entre 1910 et 1950, les conditions de vie des Européens demeurèrent substantiellement inchangées. La grande majorité d’entre eux vivait dans des habitations qui ne disposaient pas de salle de bain et dépensait la plupart de ses revenus pour se nourrir. En 1970, en revanche, il était devenu normal de vivre dans un appartement doté de chauffage central, du téléphone, d’un frigo, d’une machine à laver et d’une télévision, sans oublier une voiture dans le garage (ce qui constituait le lot commun des ouvriers des usines Ford de Detroit dès les années 193019). Bref, d’autres découpages historiques sont possibles. Cela ne remet pas en cause la perspective choisie par Hobsbawm, mais indique que sa périodisation n’a rien de normatif.

    #Hobsbawm
    #histoire
    #19e_siècle
    #20e_siècle

    • Oui, avec Hobsbawm, nous ne sommes plus dans un monde où « le capitalisme » se serait installé et imposé une fois pour toutes. Il n’a jamais cessé d’évoluer et de se métamorphoser, au gré (à la fois cause et conséquence) des rapports de force les + divers et des conjonctures politiques. Cela rend très compliquée, peut-être insoluble, la question classique des « phases » du capitalisme (combien y en a-t-il ? ; où commencent-elles et où s’arrêtent-elles ?). Tout devient instable, multidimensionnel, et Traverso montre très très bien qu’on ne peut plus les distinguer de la question des lignes d’évolution historiques du 20e siècle en général.


  • Dans l’influent hebdomadaire de gauche indien Economic & Political Weekly, Stuart Schaar s’interroge sur une éventuelle transition politique plus stable.

    Whither the Tunisian Citizen’s Revolt ? | Economic and Political Weekly
    http://www.epw.in/commentary/whither-tunisian-citizens-revolt.html

    All these abrupt turnabouts, confusion among the top leadership, and mass frustrations with the slow pace of paybacks for revolting and overthrowing the old regime, have not helped to stabilise the situation. If anything, the introduction of free electoral politics has given extremists the new possibility of expressing themselves and attempting to enforce new moral standards. Yet, the more unstable the situation, the more Tunisian civil society will turn against the present government and will look for alternative leadership. After all, the population has overcome its fear of those in power, have found a new dignity in collective action, and have asserted its right to express itself freely. In the shadows stands the transitional leader, the octogenarian Béji Caïd el Sebsi, who has attempted to patch together a wide coalition of old Bourguibists, and former members of Ben Ali’s party, the RCD, who held minor positions but who know how to organise a state. If he fails to marshal an electoral coalition, there are others on the sideline willing to jump into the fray and establish a third way. There are many middle class property owners in the country who want nothing more than stability and a chance to reinvigorate the economy so that they once again can enrich themselves.11 They might just be successful in the next elections and we might see the beginnings of more orderly transition to a new Tunisia. The country has many talented people who know how to get things done. They are waiting for their talents to be marshalled and be put to work.12 Whatever happens, we have to remember that the post-revolt transition will be rocky and filled with surprises. After having watched Tunisian developments for more than half a century, I am convinced that the Tunisians will sort out their problems and re-establish a working state. But it will take time to accomplish.13


  • Empty words won’t fill hungry stomachs - Opinion - Al Jazeera English

    http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2013/01/201312614571857504.html

    Empty words won’t fill hungry stomachs
    There is good reason to be sceptical about the new initiatives coming out of Davos targeting smallholder farmers.

    Last Modified: 26 Jan 2013 15:07

    With the launch of the “Enough Food for Everyone IF” campaign, global food security is once again high on the public agenda. The UK campaign hopes to mobilise massive public support leading up to the scheduled meeting of the G8 in Enniskillen in June this year, trying to replicate the considerable success of the Make Poverty History movement in 2005. One of the key pillars of the IF Campaign is land, and drawing attention to the plight of poor farmers who are being forced to relinquish their property in what has been described as a neo-colonial “land grab”.

    #faim #alimentation #agriculture


  • Eric Hobsbawm on Zionism & Israel
    http://middleeastrealitycheck.blogspot.fr/2012/10/eric-hobsbawm-on-zionism-israel.html

    And if we make the thought experiment of supposing that Herzl’s dream came true and all Jews ended up in a small independent territorial state which excluded from full citizenship all who were not the sons of Jewish mothers, it would be a bad day for the rest of humanity - and for the Jews themselves.



  • Le siècle de Hobsbawm | Enzo Traverso (La Revue des Livres)
    http://www.revuedeslivres.fr/le-siecle-de-hobsbawm-par-enzo-traverso-2

    (L’article qui suit a été publié originellement dans La Revue Internationale des Livres et des Idées (n° 10, mars-avril 2009). Il est ici reproduit en guise d’hommage, alors que nous venons d’apprendre le décès d’Eric Hobsbawm.) La parution du nouveau livre d’Eric Hobsbawm (L’Empire, la démocratie et le terrorisme. Réflexions sur le XXIe siècle) est l’occasion pour Enzo Traverso de faire retour sur l’un de ses ouvrages précédents,L’Âge des extrêmes. Histoire du court XXe siècle, récemment réédité. Ce livre fondamental de l’historien britannique, dont la publication en français suscita une vive polémique, mérite en effet d’être relu à la lumière de son œuvre ultérieure, enrichie notamment par une importante autobiographie (Franc-Tireur), et d’être confronté à d’autres histoires du XXe siècle publiées ces dernières années, dans un contexte politique et idéologique considérablement transformé. Source : La Revue des Livres



  • Nouvelle... Nouvelle-Orléans | Panagiotis Grigoriou (greek crisis)
    http://greekcrisisnow.blogspot.fr/2012/10/nouvelle-nouvelle-orleans.html

    Eric Hobsbawm n’est plus de ce monde depuis avant-hier (01/10). Il s’est éteint, emportant avec lui son inoubliable « court 20e siècle » qui est aussi le nôtre. À la lecture de la presse athénienne mardi matin, j’ai remarqué que même les journaux mainstream, ont consacré un mot juste à la disparition de ce grand historien britannique. Le court XXe siècle n’est plus certes, mais pour ce qui est de l’âge des extrêmes, décidément, nous y sommes toujours. Par pure coïncidence, ce mardi fut également la journée où les Troïkans se sont fait huer par des manifestants devant le ministère de l’Économie. Source : greek crisis



  • La réunion annuelle des géographes américains se prépare, et il semble que ce sera un truc vraiment bien. De nombreuses sessions sont en trains de s’organiser, ça promet d’être un extraordinaire cocktail de géographies critiques et expériementales

    Call for Papers (CFP) for the Association of American Geographers 2013 Annual Meeting, Los Angeles, CA

    Session Title: Postneoliberalism? Neoliberal regulation in the continuing crisis: opportunities for change or just more of the same?

    Session organizers: Hugh Deaner, University of Kentucky and Christopher Oliver, University of Kentucky

    Neoliberalism is in crisis - or even “dead” - so say a number of academics, editorialists, and public intellectuals (Dumenil and Levy 2011; Klein 2008; Krugman 2009; Magdoff and Foster 2009; Smith 2011; Stiglitz 2008; Wallerstein 2008). Some argue that neoliberalism’s demise represents opportunities to push social regulatory policy in the direction of new and more effective forms of managed capitalism (e.g., Keynesian approaches) (Krugman 2009, 2012; Magdoff and Foster 2009; Stiglitz 2010), thereby reversing the four decade-long movement towards unfettered market-based regulation. While these claims are sometimes monolithic in nature, in other instances writers have made even more grandiose proclamations that the on-going global economic crisis has created new opportunities for changing social regulatory frameworks and, more generally, that a unique historical moment has unfolded offering various potentialities for forging a new ideological framework to social governance (e.g. Klein 2008).

    Critical geographers (and critical social scientists) also have attempted to take up these issues: some argue for a possible “postneoliberal” turn, while others question the efficacy of such concepts; and still others ask whether such a transition - or radical re-envisioning - of the various neoliberal forms of social regulation is even possible (Brenner, Peck, and Theodore 2010a, 2010b; Harvey 2009; Hobsbawm 2008; Peck, Theodore, and Brenner 2009; Smith 2011). Whether or not neoliberal forms of social regulation have entered their “zombie” phase, or if changes can lead - or have led- to new forms of counter-neoliberalization is an important - and empirical - question (cf. Brenner, Peck, and Theodore 2010; Fine 2010; Harman 2010; Peck 2010). Further, whose neoliberalism (and to what end and what consequence) is of equal import (cf. Harvey 2009).

    In regard to these concerns, we ask the following: Since the emergence of the 2007-2008 crisis, has there been a shift in the form, content, and practices of neoliberal institutions of regulatory governance? And if so, has this change served to lessen or diminish the role of market-based strategies of regulation, or has change merely furthered existing forms of neoliberal governance (e.g., “zombie” neoliberalism) - or has this change strengthened or even emboldened new forms of neoliberal regulatory practices (cf. Peck, Theodore, and Brenner 2012).

    We seek papers that explore these issues through a number of possible theoretical and conceptual perspectives and substantive themes:

    a) Theoretical discussions which examine the consequences or potentialities of various forms of restructuring within neoliberal regulatory approaches - whether global, regional, national, or local- and what, if any, effect the current and on-going crisis has played (or is playing) in restructuring these conditions (e.g., Is a Polanyian “double movement” taking place - or can it take place - within this crisis and under the current social regulatory conditions?);

    b) Conceptual-based illustrations of changes in neoliberal forms of governance through detailed comparative work of varying scales and scope (e.g., Has the current crisis led to a dramatic shift in conceptual understandings of post-Fordist regulation?);

    c) Single or comparative empirical-based case studies that chart shifts in neoliberal forms of regulatory governance (e.g., How has the current crisis effected the regulation of housing markets in the US and Europe?).
    Though the range of possible substantive themes for the papers is open, some potential areas of work might include:

    Neoliberalization/financialization of nature

    Green economy policy and practices

    Governance and sustainability practices

    ban policy including regulation of fiscal policy

    Housing policy and the regulation of mortgage markets

    The regulation of financial markets

    The rise (and fall) of shadow banking

    Labor market regulation

    Legal regulation of markets

    Economic policy changes and their effects

    Education policy including public-private partnerships or marketization of educational instruction

    The Euro crisis and the crises in Spain and Greece (and other countries)
    Please submit abstracts of no more than 250 words to Hugh Deaner athugh.deaner@uky.edu<mailto:csol222@uky.edu> by October 15, 2012.

    References:

    Brenner, Neil, Nik Theodore, and Neil Brenner. 2010a. “After neoliberalization?” Globalizations. 7: 327-345.

    ___. 2010b. "Variegated neoliberalization: Geographies, modalities, pathways. Global Networks. 10: 1-41.

    Dumenil, Gerard and Dominique Levy. 2011. The Crisis of Neoliberalism. Cambridge, MA: Harvard University.

    Fine, Ben. 2010. “Zombieeconomics: The Living Death of the Dismal Science.” In The Rise and Fall of Neoliberalism: The Collapse of an Economic Order. Pp. 153-170. London: Zed Books.

    Harman, Chris. 2010. Zombie Capitalism: Global Crisis and the Relevance of Marx. Chicago, IL: Haymarket Books.

    Harvey, David. 2009. “The crisis and the consolidation of class power: Is this really the end of neoliberalism?” Counterpunch. Available at: http://www.counterpunch.org/2009/03/13/is-this-really-the-end-of-neoliberalism. Accessed September 28, 2012.

    Klein, Naomi. 2008. “Wall street crisis should be for neoliberalism what fall of Berlin Wall was for communism.” Lecture at the University of Chicago. Available at: http://www.democracynow.org/2008/10/6/naomi_klein. Accessed September 23, 2012.

    Krugman, Paul. 2009. Return to Depression Economics and the Crisis of 2008. New York: W. W. Norton and Company.

    ___. 2012. End This Depression Now. New York: W. W. Norton and Company.

    Hobsbawm, Eric. 2008. “Is the intellectual opinion of capitalism changing?” Today program, BBC Radio. Available at: http://news.bbc.co.uk/today/hi/today/newsid_7677000/7677683.stm. Accessed September 24, 2012.

    Magdoff, Fred and John Bellemy Foster. 2009. The Great Financial Crisis: Causes and Consequences. New York: Monthly Review.

    Peck, Jamie. 2010. “Zombie neoliberalism and the ambidextrous state.” Theoretical Criminology. 14: 104-110.

    Peck, Jamie, Nik Theodore, and Neil Brenner. 2009. “Postneoliberalism and its Malcontents.” Antipode. 41: 94-116.

    ___.2012. “Neoliberalism resurgent? Market rule after the Great Recession” The South Atlantic Quarterly. 111:265-287.

    Smith, Neil. 2011. “Cities after neoliberalization?” Paper available at: http://neil-smith.net/wp-content/uploads/2011/06/Neil.Smith_.AfterNeoliberalism.pdf. Accessed September 20, 2012.

    Stiglitz, Joseph. 2008. “The end of neoliberalism?” Available at: http://www.project-syndicate.org/commentary/the-end-of-neo-liberalism-. Accessed October 1, 2012.

    __. 2010. Freefall: America, Free Markets, and the Shrinking of the World Economy. New York: W. W. Norton and Company.

    Wallerstein, Immanuel. 2008. The demise of neoliberal globalization. Available at:http://mrzine.monthlyreview.org/2008/wallerstein010208.html. Accessed September 27, 2012.


  • #Eric-Hobsbawm, l’historien passe-frontières - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
    http://www.nonfiction.fr/article-6126-eric_hobsbawm_lhistorien_passe_frontieres.htm

    Fidèles à une tradition marxiste, ses écrits furent mal reçus par l’intelligentsia française à partir du milieu des années 1990. Alors qu’il avait été traduit et publié par Gallimard encore en 1992 (Nations et nationalismes depuis 1780 : programmes, mythe et réalité, Gallimard, 1992), Pierre Nora refusa de publier The Age of Extremes (« en France, et en ce moment, il passe mal » se défendit l’éditeur), qui fut donc traduit et publié en français grâce à l’éditeur bruxellois André Versaille avec l’aide du Monde diplomatique (L’Âge des Extrêmes. Le court XXe siècle 1914-1991, Complexe, 1999). Etonné par cette réception difficile à Paris, Hobsbawm s’en expliqua dans la préface en français de l’édition de son livre, pourtant majeur, et resta par la suite fidèle à l’éditeur bruxellois.
    Ses deux ouvrages les plus originaux ont cependant récemment été réédités en France (Les Bandits, Zones, 2008 et Les Primitifs de la révolte dans l’Europe moderne, Hachette, 2012). Proches de la démarche de l’historien américain Howard Zinn, ils retracent une histoire « par le bas » des marginaux de la société.

    Pas glorieux M Nora, sur le coup
    #histoire #nonfiction.fr




  • Déclaration pour l’Ouverture et la Transparence Parlementaire - Le blog de Danactu-résistance
    http://danactu-resistance.over-blog.com/article-declaration-pour-l-ouverture-et-la-transparenc

    Partout dans le monde, les citoyens s’intéressent à l’activité de leurs représentants élus au #Parlement. Qu’il s’agisse d’accéder aux débats physiquement ou sur Internet, à travers des compte-rendus ou derrière une télévision, voire sous la forme de données, l’ouverture et la transparence des Parlements est essentielle au bon fonctionnement de nos démocraties. Si certains de ces critères sont remplis de longue date en France, de nombreux efforts pourraient encore être faits : transparence financière, publication des votes personnels et de leurs délégations, … La Déclaration pour l’Ouverture et la Transparence Parlementaire se veut un standard international garantissant un fonctionnement démocratique de parlements respectueux des citoyens.

    #démocratie #citoyenneté #politique

    Travail de longue date initié par National Democratic Institute, la Sunlight Foundation et le Latin American Legislative Transparency Network, la déclaration, déjà traduite dans 9 langues, vient d’être lancée officiellement lors de la World eParliament Conference à Rome avec le soutien de 87 organisations de 60 pays dont Transparence International France et Regards Citoyens qui en sont les premiers signataires en France. Elle expose en 44 points les bons principes de l’ouverture et la transparence parlementaire. Avant d’aller approfondir ce travail cette semaine à Helsinki l’Open Knowledge Festival, nous en reproduisons ci-dessous la synthèse :



  • Royaume-Uni : le conflit entre la droite et la gauche du parti travailliste tend à s’aggraver | Eric Hobsbawm
    http://www.monde-diplomatique.fr/1966/10/HOBSBAWM/27484

    Tant sur le plan politique que sur le plan idéologique, les destinées du parti travailliste diffèrent considérablement de celles de la plupart des partis sociaux-démocrates du continent : politiquement, il a eu la chance unique d’opérer dans un pays où le prolétariat, même si l’on interprète ce terme (...) / #Europe, #Capitalisme, #Idées, #Idéologie, #Politique, #Socialisme, #Nationalisation, Crise économique - 1966/10

    #Crise_économique #1966/10


  • Culture, nation, ethnie, nationalisme : du flou et du moins flou de quelques définitions
    http://anarsonore.free.fr/spip.php?breve186

    Notre objectif, en clair : tâcher de déterminer ce qui fait l’essence de la nation et du nationalisme, de mettre en évidence l’élément structurant de toutes les tendances de ce dernier afin de déterminer ultérieurement si, oui ou non, l’anarcho-indépendantisme est susceptible d’entrer dans la « grande famille » nationaliste, c’est-à-dire, peut-être, à plus ou moins long terme, de connaître le même destin. Là encore, même si nous en dressons plus bas le rappel, nous ne cherchons pas à établir une définition transcendant les lieux et les époques. Bien plutôt, nous mettons en œuvre une stratégie de vérification de l’idée anarcho-indépendantiste et cherchons pour cela à dégager la substantifique moëlle du phénomène national.

    #Karim_Landais, 2005, chapitre extrait de "Anarchisme nation identité culture - régionalisme, nationalisme et anarcho indépendantisme" publié aux Editions Orphéo, 184 pages


  • Eric #Hobsbawm: a conversation about #Marx, student riots, the new Left, and the Milibands | Books | The Observer
    http://www.guardian.co.uk/books/2011/jan/16/eric-hobsbawm-tristram-hunt-marx

    Today, on a side road leading off from the heath, the Marxist ambition remains alive in the house of Eric Hobsbawm. Born in 1917 (in Alexandria, under the British protectorate of Egypt), more than 20 years after both Marx and Engels had died, he knew neither man personally, of course. But talking to Eric in his airy front room, filled with family photos, academic honours and a lifetime of cultural objets, there is an almost tangible sense of connection to the men and their memory.