person:etienne chouard

  • J’ai pas voté (Documentaire, 2014)

    Avec : Loic #Blondiaux , Yves #Sintomer , Jean-Paul #Jouary , Jacques #Testard , Bernard #Manin , Etienne #Chouard , Hervé #Kempf

    https://www.youtube.com/watch?v=uzcN-0Bq1cw

    Published on Sep 4, 2014

    J’ai pas voté propose le bilan de cette crise politique et met en avant des solutions ayant déjà fait leurs preuves. Ce documentaire s’adresse à toute personne intéressée par la politique de manière générale et pas seulement à une minorité « élitiste » ou partisane qui s’interrogerait sur le sens d’une élection. J’ai pas voté autopsie la démocratie française afin d’ouvrir une nouvelle ère propice à l’évolution de l’organisation politique.

    • @geneghys, je trouve super le suivi par les AZA de l’action du Collectif « Sauvegarde zone humide du Testet » ...

      La crise de la représentation, pourrait déboucher sur l’abstention massive en France pour les présidentielles de 2017... et un dernier sondage (rapidement entendu à la radio) donnait une nette victoire à Marine Le Pen si les présidentielles avaient lieu en ce moment.

    • @La_Taupe, c’est bien ce qui me fait du soucis parce qu’en Suisse, c’est l’abstentionnisme qui fait passer des lois complètement liberticides, voire fascistes pour les points de vue étranger.
      A contrario, d’après ce que j’ai pu voir, c’est qu’en Suisse, on en cause et les résultats paraissent révoltants - ou stimulant, c’est selon - car bien médiatisés. Alors qu’il y a des lois plus violentes encore au sein de l’Europe.
      C’est pourquoi on est une petite équipe aux AZA, on ne s’est jamais vus, mais on correspond via email ou carrément par les articles que chacunE découvre chaque jour sur les AZA ;)
      Donc, n’hésite pas à me faire des petits coucous pour que je relaie une info, car nous luttons essentiellement contre le fascisme sous toutes ses formes...même écologique.

      Par exemple, un NDDL ou un Testet ne passerait pas chez nous. On vote parfois pour tout et n’importe quoi, mais on est consultéE quand même avant qu’une décision d’une telle importance soit prise.

      Et il faut faire gaffe au FN, car si les maires FN montrent bien leur incapacité à gérer une commune de façon humaine, ils sont quand même soutenus par une petite majorité et là, ça devient inquiétant !

    • @geneghys, à nous les français, ils nous faudrait de la lecture sur le fonctionnement des institutions politiques en Suisse. Si possible de la lecture que même un enfant pourrait comprendre :) Par exemple : est-ce que les citoyens suisses votent les lois ? qui écrit les lois ?

      C’est certain pour les élections en France (les présidentielles notamment), que l’abstentionnisme présente le risque de donner la victoire au FN. Mais dans le cas des élections, l’abstentionnisme français est en lui-même un message politique adressé par les citoyens. Notamment, un message de refus du régime politique actuel (régime représentatif de type oligarchie).

      Mais je crois comprendre ce que tu veux dire pour l’abstention dans le cas du vote sur des lois liberticides en Suisse. Mais ça mériterait que tu explicite pour qu’on comprenne (je pourrai mieux comprendre, et partant de là, d’autres aussi).

      PS : je garde la carte du coucou sous la main, je la sortirai à l’occasion :) Et salut les AZA !

    • Alors là, c’est assez compliqué pour des gens qui ont l’habitude de vivre en monarchie. Mais j’ai trouvé un ou deux liens qui permettent de comprendre le système helvète sans que je me lance dans de grandes théories ;)
      Et oui, on vote aussi sur des lois qui sont remises en question ou de nouvelles, sur des projets nationaux, cantonaux et communaux, et oui, on vote aussi pour tout et n’importe quoi, ce qui amène un taux record d’abstentionnisme, sauf pour les projets graves.
      Et oui, l’UDC fait des initiatives tellement stupides que tout le monde croit qu’elles ne vont jamais passé...et elles passent, l’UDC en est même parfois surprise...un comble.
      Les liens :
      http://www.swisscommunity.org/fr/decouvrir-la-suisse/apprenezen-plus-sur-le-systeme-politique-suisse
      Et un joli petit lien bien pratique et pas trop compliqué avec des images.
      http://www.swissworld.org/media/political_system_2011/?lang=fr
      A + La Taupe ;)

    • Merci @geneghys pour ces ressources. Le document sur swissworld me semble accessible (pas trop difficile à lire) et à la fin y a des exemples de référendum/votation_populaire, ca c’est pas mal.

      J’ai lu aussi que le systeme de vote électronique était en place, mais je sais pas si c’est généralisé en Suisse. En France je crois que les électeurs sont assez méfiants de ces systèmes (souvent non libres),mais il doit bien y avoir quelques communes qui ont du l’adopter.

      Une remarque : je suppose que si c’est l’abstention qui l’emporte lorsque l’ « initiative est tellement stupide », alors dans ce cas l’initiative est rejeté, c’est bien ça ?

    • Non, le vote électronique n’est pas dans toutes les communes. Par contre, le dépouillement des votes est fait électroniquement. Donc, on reçoit une lettre avec un explicatif sur les lois ou sur les projets de construction (Puisque ce sont des deniers publics qui vont être engagés) et on coche la croix. Mais il faut faire gaffe au libellé de la question.
      Par exemple : accepetez-vous l’initiative complètement con de Monsieur Blocher ? _(et là est le piège : dans le "acceptez vous" )_
      Et tu as deux cases, l’une pour le Oui , et l’autre pour le Non . Bon, des fois, le piège est plus fin encore parce que là, automatiquement, tu vas cocher le Non .
      Mais quand il s’agit d’une initiative, il faut les 2 majorités, celle du peuple et celle des cantons, contrairement au référendum ou seule la majorité du peuple suffit. Il y a 26 cantons et demi, crois-je. Bref, si il y a abstention, cela sera favorable à la majorité des votes puisque les votes blancs ne compte pas.
      Si il y a une majorité de Oui dans le peuple et dans les cantons, ben l’initiative passe, que le taux de participation soit de 24% ou de 65% (ce qui est un bon pourcentage) Donc, l’abstentionnisme est une arme à double tranchant, car il va grossir les rangs de la majorité, que ce soit dans le camp des Oui ou des Non
      Si il y a 51% de Oui sur les 24% de votants, c’est le Oui qui le remporte ! Et Blocher a gagné ! On l’a dans le Q !
      C’est pourquoi je vote. Car comme on dit chez nous : "si tu ne votes pas, tu fermes ta gueule !"
      As-tu compris ? ;)
      Je sais, c’est assez confus pour celles et ceux qui se croient être en démocratie parce qu’ils ne votent qu’une fois tous les 5 ans, mais dans les faits, une fois compris, c’est tout simple et n’importe qui peut lancer une initiative à condition de réunir un certain nombre de signatures valides qui varie selon que ce soit une initiative fédérale, cantonale ou communale.

    • Si il y a 51% de Oui sur les 24% de votants, c’est le Oui qui le remporte ! Et Blocher a gagné ! On l’a dans le Q !
      C’est pourquoi je vote. Car comme on dit chez nous : « si tu ne votes pas, tu fermes ta gueule ! »
      As-tu compris ? ;)

      Merci pour cet éclaircissement. C’est très utile pour comprendre comment on pourrait améliorer les institutions politiques françaises.
      Très intéressant le système de participation de chez vous.

      Je comprends l’importance du vote au niveau des Etats/cantons/communes en Suisse, car vous vous exprimez directement sur des initiatives (ou des lois ?). C’est très différent que de voter pour se nommer des représentants (députés qui votent les lois).

      Le taux d’abstention en France, je pense qu’il exprimera de plus en plus clairement la compréhension d’une nécessité à changer véritablement de régime... Donc ça ne peut être que bon pour nous les français de comprendre le régime démocratique suisse.

    • Mais il me semble qu’il y a eu des politologues français qui se sont frottés au système helvète pour voir comment l’adapter en France. Et il serait parfaitement adaptable puisque vous avez déjà des départements qui se nomment chez nous « les cantons » qui ont le même pouvoir, parfois plus que le fédéral. C’est pourquoi nous payons plus d’impôts pour le cantonal et le communal que pour le fédéral.

      Tout est décentralisé, mais cela gagne en vitesse de traitement.

      Seulement voilà, la Suisse n’a pas voulu entrer dans l’EEE et l’UE, car elle perdrait sa souveraineté puisqu’elle devra se soumettre aux exigences de l’Europe. Et c’est là que ça a coincé. Puis quand on a vu que l’Europe avait le même système monarchique « démocratique » que les autres pays, les résistants se sont renforcés et aujourd’hui, si il fallait voter une adhésion à l’Europe, ça va faire péter le score de participation et le rejet serait massif. L’Europe n’a pas fait ses preuves...au contraire.
      Et j’en suis la première déçue, car j’avais imaginé une Europe d’abord sociale avant d’être économique et c’est exactement le contraire qui se passe !

      Donc la France serait bien inspirée, mais elle est sous tutelle européenne, alors, je ne sais pas dans quelle mesure elle peut devenir une démocratie semi-directe...

    • @La_Taupe Je crois qu’il faille déjà des structures politiques pour intégrer une démocratie semi-directe et une éducation, donc une implication plus forte des FrançaisES dans les institutions politiques, parce qu’il n’y a pas de place pour les ENArques, mais pour les personnages qui sont compétents sans avoir fait à tout prix de hautes études.
      Ensuite, viendrait la question aux FrançaisES : voulez-vous faire partie de l’Europe et perdre vos droits de citoyens...ou en tout cas, une partie de vos droits souverains. Et c’est là que ça va merder !

      C’est pourquoi la Suisse avait plus de pro-Européens il y a 20 ans en arrière que maintenant. Maintenant, il est hors de question de faire partie de l’Europe, mais par contre choisir la voie des bilatérales qui permet des échanges entre la Suisse et le reste de la communauté européenne. Tout cela a un coût et la Suisse verse des milliards pour que l’Euro reste une monnaie étalon.

      Par contre, bien que j’ai voté contre la dernière initiative de Blocher qui visent à sacrifier la libre circulation, je comprends que les Helvètes l’ont acceptée à un chouya près. Car la Suisse est un petit pays dont les 2/3 de sa surface sont occupés par des montagnes. Ce qui fait qu’il y a concentration de gens dans les villes qui sont dans les plaines, évidemment. Et comme tout est cher et que des entreprises favorisent le dumping salarial, ça merdoie sec, d’où le ras le bol des gens.

      Mais ce n’est pas qu’un problème en Suisse. C’est un problème qu’il y a partout et on voit bien qu’en France, si pareille initiative avait été lancée, il n’est pas dit que le pourcentage des favorables eusse été plus élevé...


    • Ben donc quoi ? C’est donc une personne qui chaque année, plusieurs fois par an, conseille de bonnes lectures de livres d’extrême droite en disant que c’est super, et donne des interviews à des médias d’extrême droite.

      Ça ne veut pas dire que c’est un grand méchant qui veut tuer tout le monde. Juste qu’il n’est pas vraiment à prendre très au sérieux si on est dans une recherche d’émancipation sociale.

    • Et donc c’est un type, qui en partant d’une critique de la démocratie parlementaire, crée des passerelles vers l’extrême droite, et désigne régulièrement des militants ouvertement fascistes (Soral, Ayoub, etc), comme « les vrais démocrates ».

      C’est peut-être plus en raison d’une certaine confusion dans ses réflexions qu’en raison de convictions ultra-droitiste, mais le résultat à la fin est le même : il légitime ces types et leur donne une visibilités qu’ils n’auraient pas pu atteindre autrement.

    • Oui, il a un problème de confusion. Mais il faut bien dire que beaucoup de ces types avancent masqués, et recyclent des thèmes de gauche pour brouiller les pistes, voire même, se réclament de penseurs de gauche tout en régurgitant de la pensée bien fasciste. Comme disait ma grand-mère : « ils bouffent le bon Dieu en entrant et chient le Diable en sortant », pour désigner les hypocrites de sa chère religion.

      Parce que je l’ai vu il y a 15 jours et qu’on a beaucoup discuté, je continue à penser qu’Étienne se fourvoie sur certains points, mais avec sincérité. Ce qui n’est pas du tout le cas de ses petits copains.
      C’est le souci des critiques antisystème ou antisociété. Les fachos utilisent exactement le même point de départ (la critique d’une société inégalitaire), mais selon un point de vue très différent (en général, ce n’est pas le principe des inégalités qui les emmerde, mais bien qu’elles ne soient pas en faveur de leurs intérêts bien particuliers) et surtout avec des solutions et des objectifs radicalement incompatibles avec la gauche.

      Donc, on me dira qu’il suffit de creuser un peu pour voir le loup et partir en courant.
      Sauf que, justement, en discutant, je me suis rendu compte qu’ils sont bien plus hypocrites que cela et sachant qu’une bonne part de leur programme est totalement invendable (en résumé : poussez-vous de là, que je m’y mette), ils pompent carrément dans les programmes NPA FdG et consorts, mais en les tordant dans la logique des causes et des effets.
      Et ça, je peux vous le dire, c’est bien la merde à détecter dans le feu d’une conversation. Et encore plus à démonter.

      C’est une stratégie que je trouve redoutable et qui marche comme une valse à trois temps :
      — en t’appropriant les thèmes de ton ennemi (en l’occurrence, pour eux, les gauchistes humanistes égalitaristes et tout le bordel), tu commences par vider leur corpus idéologique par contamination.
      — Tu brouilles les repères de la plupart des gens qui n’arrivent plus à s’y retrouver entre les antisystèmes de gauche et les antisystèmes de droite (d’autant qu’en fait, tout le monde se garde bien de te dire de quel système et de quelle manière on en parle). C’est d’autant plus efficace que le #confusionnisme politique est actuellement le truc le plus répandu, y compris dans la classe politique mainstream : Holllande = socialisme, par exemple...
      — Tu affaiblis tes ennemis en les divisant entre ceux qui voient le loup et les autres et tu remportes la timbale à l’arrivée.

      C’est très exactement ce qui est en train de se passer.

      La contremesure la plus utilisée est le cordon sanitaire. Dès qu’un mec de gauche est contaminé par les rouges bruns, hop, on le black-liste et on prévient les autres qu’ils ont intérêt à prendre leur distance s’ils ne veulent pas subir le même sort. C’est peut-être efficace, mais ça dépouille progressivement les rangs des gauchistes et on peut se retrouver avec de véritables Politburos qui émergent et décident eux-mêmes où placer le curseur.
      Pour moi, le principal souci, c’est que les gens black-listés, on les abandonne à un seul son de cloche... et à priori, ça ne va pas arranger leur clarté d’esprit à la longue. Et puis, à ce rythme-là, un jour, on va se retrouver avec un radeau de 3 Stals sur un océan de fascisme et on l’aura dans l’os.

      L’autre possibilité est de conserver le dialogue avec les confus et de s’attacher à démonter les sophismes des fachos.
      Je ne suis pas certaine que ça marche, mais je me dis qu’il faut qu’ils conservent l’accès à d’autres argumentations et visions du monde pour ne pas se retrouver dans une immersion totale à la TF1. Si les fachos ont réussi à distordre leur vision du monde, serions-nous tellement plus cons qu’eux que nous ne pourrions inverser le processus ?
      Je crois qu’au contraire nous devons savoir de quelle manière ils procèdent. D’abord, dans un sain exercice d’autodéfense intellectuelle. Et ensuite dans une vision de long terme où nous sommes capables de reprendre des points, des positionnements, des thèmes confisqués.

      Depuis le début, je me tiens plutôt à l’écart des questions du Moyen-Orient, parce que je ne pense pas avoir les billes pour faire la part des choses.
      Mais je me rends compte à l’usage que c’est l’une des portes d’entrée des confusionnistes. Ils opèrent par glissement : État => peuple => ethnie => religion => race => complot, ce qui fait qu’en partant de la politique de la classe dirigeante Israélienne, ils arrivent tranquillou à réécrire l’histoire des religions puis l’histoire tout court et en brassant bien. Et comme tout le monde joue plus ou moins à touiller dans tous les sens, ça passe comme un suppo dans le tunnel sous la Manche.

      Le problème, c’est comment arriver à prouver que nous ne sommes pas nous-mêmes en train de distordre la réalité selon notre bon plaisir (peut-être en commençant par admettre que c’est déjà un concept relatif...) et être plus convaincants que les manipulateurs ?

      Je n’ai pas de réponse.
      Mais chaque fois qu’au cours de mes discussions j’ai reniflé une distorsion réactionnaire, j’ai décidé de contreargumenter et de ne surtout pas lâcher le morceau... ce qui m’a filé immédiatement une réputation d’emmerdeuse, mais tant pis.
      Parce que le confusionnisme est partout, vraiment. Surtout à travers les inversions de causalité.

      « Les femmes utilisent leur statut de victime pour dominer les hommes », « les accusations de viol, c’est pour faire du chantage aux hommes », « les Juifs ont choisi de se mettre à part des autres par orgueil et pour conserver leur cohésion interne », « les pauvres devraient être responsabilisés, quand même ! », « Je connais des chômeurs qui abusent de leur état », « On ne peut pas donner un revenu universel à tout le monde, mais seulement à ceux qui le méritent... », etc.

      Pour finir — et même si c’est confus — juste dire qu’hier je me suis retrouvée comme une conne à soutenir une action de sans-dents... jusqu’à ce qu’un troll (mais un vrai troll, je vous jure, un qui crie et insulte tout le monde) me fasse remarquer que c’était une copie d’une autre action, mais que cette copie venait de la Manif pour tous et de ses potes.
      Donc, il m’a fallu surmonter mon aversion des trolls pour comprendre le fait que je m’étais fait avoir comme une bleue.
      Pour me rendre compte ensuite que le troll était un socialiste qui soutenait Hollande... tout en gerbant sur les immigrés.

      Putain... un crotale n’y retrouverait pas ses petits !

      Le seul truc que j’en garde, c’est qu’en ce moment, tout le monde a l’air salement en colère, que le fond de l’air sent la baston et que les fouteurs de merde et de troubles prospèrent comme des fous dans ce merdier.

      Sur ceux, je vais lire des livres.
      Voilà !

    • La citation complète de la première copie d’écran. Dans un article sur…

      Jacques Cheminade, authentique sentinelle du peuple, maltraité depuis longtemps par les chiens de garde de l’oligarchie - Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens
      http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/05/25/126-jacques-cheminade-authentique-sentinelle-du-peuple-maltrait

      Je crois même que ce choix stratégique de lutte prioritaire contre les banques privées est précisément LA raison réelle qui leur vaut tous ces mauvais traitements : les chiens de garde du système, —prétendus journalistes, en fait subordonnés serviles des multinationales de la finance et de l’armement— accaparent les micros pour répéter ad nauseam leurs calomnies et désinformations contre les plus dangereux de leurs adversaires : ainsi, les citoyens résistants qui prennent le mal social à la racine en visant prioritairement les cartels (les multinationales) et les banques, comme Jacques Cheminade, Thierry Meyssan, Alain Soral, Annie Lacroix-Riz, Maurice Allais, Fabrice Nicolino, Denis Robert et autres intellectuels authentiquement subversifs et libres, font-ils l’objet d’un traitement médiatique particulièrement malhonnête.

      (Remarque : ces penseurs libres, sur certains sujets parfois aux antipodes les uns des autres, n’aimeraient peut-être pas être rapprochés comme je le fais ci-dessus, je le comprends et ce rapprochement n’engage que moi : c’est moi qui les mets ensemble, dans ma tête (sans être d’ailleurs d’accord en tout avec eux), en considération de la radicalité de leur analyse, de leur indépendance d’esprit et leur courage.)

      Ce qui est étonnant, en cette occurrence précise, c’est que des militants de gauche —des gens sincèrement humanistes et généreux— ajoutent leurs morsures à celles des chiens de garde oligarchiques… Je trouve ça consternant de bêtise : on se déchire entre nous, pendant que les banquiers se goinfrent en se marrant.

    • Bravo @monolecte. Moi sans le connaître j’ai comme d’autres observateurices l’impression d’un militant peu aguerri et un peu monomaniaque, qui cherche à faire des ponts en toute bonne volonté pour résoudre le problème qu’il voit. Je crois que le principal problème, c’est pas qu’il se plante dans le choix de ses alliés, c’est l’aura dont il bénéficie qui est assez élevée pour la qualité de sa réflexion. J’ai bossé sur les mêmes sujets que lui pendant trois ans et demie, on a le même bouquin de chevet et tout ça ouvre assez de pistes pour ne pas tourner en rond (ce qui est son cas, avec la réinvention de la politique des notables). Mais c’est pas une raison pour l’accabler de haine.

      Sur la récup pratiquée à l’extrême droite, @lan02 publie à la fin du mois un dossier "Qui est réac ? Qui est moderne ?" avec un bon article de Patrick Marcolini qui porte sur les thèmes écolos et technocritiques, si et comment elle les endosse. C’est super clair, et ça fait du bien vu la confusion actuelle.

      Repéré dernièrement une critique dithyrambique du bouquin de trois fafs par François Brune dans La Décroissance. Et grâce à @koldobika qui a partagé ça ici, on a un très bon aperçu des thèses en question.

      « Agissons d’abord à notre échelle en privilégiant proximité et qualité, circuits courts, petits commerces, etc. La vraie politique commence là, à travers des engagements quotidiens, familiaux, culturels, associatifs... […] Je crois qu’il est sage de commencer par travailler au niveau local, humblement, loin des honneurs et des sirènes médiatiques, avant de postuler à quelque responsabilité que ce soit. De cette base solide seule jailliront les élites dévouées dont la France a besoin – et qu’elle mérite. »

      « Veilleurs : "Le refus de la limite, loin de nous émanciper, nous déshumanise" », lefigaro.fr, 4 juillet 2014.

      Au début, tu es naïf/ve et tu te crois à la maison... ou à l’Amap. A la fin, le projet c’est la grandeur de la France et son gouvernement par des élites, mais en mieux. C’est peut-être parce qu’on s’attache à des signes de militantisme (le solutionnisme alter) et qu’on va rarement au bout des choses qu’on est sensible à la confusion ?

    • Un dernier truc : je crois que ce que cette histoire nous enseigne, c’est que les organisations politiques servent à quelque chose, à part brider la liberté individuelle : à former les militant-e-s, à faire le tri en profitant de compétences agrégées sur des valeurs claires. Je crois que les contourner en se disant qu’on peut faire seul-e son chemin sur Internet et avec quelques bouquins, c’est s’exposer à faire pas mal de conneries.
      Moralité : quand on pense à plusieurs on est moins bête, mais vous le saviez déjà ;-).

    • Elle est pas mal cette vidéo, c’est bien fichu. L’auteur a ajouté ça après coup quand même :

      Si j’avais à refaire cette vidéo sur Chouard, je changerais certainement deux ou trois trucs.

      Ce qu’on m’a fait remarquer sur les réseaux sociaux, à raison, c’est qu’il y avait tout de même une différence significative entre Chomsky et notre étrange spécimen :
      – le linguiste engagé défend une conception radicale de la liberté d’expression sans pour autant soutenir Faurisson
      –Chouard, lui, fricote activement avec Egalité et Réconciliation, au point d’aller jusqu’à qualifier leur gourou de « résistant ».

    • Le truc, c’est qu’il y a une différence assez importante entre :
      – affirmer que ces gens (E&R, Dieudo, etc) ont le droit de s’exprimer, qu’il ne faut pas interdire leur parole, et à la limite que même peut-être certains sujets qu’ils abordent sont vraiment des sujets à aborder (sans pour autant être d’accord avec leurs réponses bien sûr)
      – et d’un autre côté promouvoir leurs livres, inviter à aller à leurs réunions, publier des textes d’eux, etc.

      C’est-à-dire une différence entre accepter leur parole, et les aider dans cette parole et sa diffusion.

    • Oui, je suis d’accord, @rastapopoulos, c’est pour cela que je parle de confusionnisme. Quand Étienne s’est fait étrillé pour sa conception de l’ouverture des échanges, il s’est retrouvé très isolé et surtout très fragilisé. Ne pensez surtout pas que l’on peut subir des attaques de cette sorte et les laisser glisser comme l’eau sur les plumes du canard.
      C’est psychologiquement violent. Et à cette période, les seuls qui lui ont tendu la main, ce sont les calculateurs dont tu parles. Du coup, il était forcément plus réceptif à leur son de cloche, surtout que c’était le seul qu’il entendait. Ça, ça m’a foutu en rogne contre la politique du cordon sanitaire qui consistait, finalement, à le jeter dans les bras des fachos.

      Ça m’a beaucoup rappelé les techniques des Témoins de Jéhovah, que j’ai pu observer in vivo. Si la plupart des adeptes prosélytes sont sincères, je doute sérieusement de celle de leurs dirigeants. Il y a toute une stratégie d’approche qui est enseignée pour aller apporter soutien et réconfort aux personnes dans l’affliction.
      C’est de la psychologie sociale élémentaire : les gens qui subissent des traumatismes (maladie, deuil, licenciement, divorce) sont nettement plus fragiles qu’en temps normal et leurs défenses intellectuelles plus facilement contournables. Une gentillesse bien calibrée au bon moment te retourne n’importe qui. D’où le principe universel du méchant et du bon flic.

      Je trouve même qu’Étienne a plutôt bien résisté, même si, manifestement, il y a des tas d’aspects de la pensée de Soral et ses potes qu’il occulte. Mais comme je le disais, ils sont loin de se revendiquer clairement pour ce qu’ils sont : racistes, misogyne, élitistes, voire monarchistes pour certains. C’est emballé avec soin dans de bonnes grosses idées de gauche.
      Ils ne disent pas : la place des gonzesses, c’est au fourneau à pondre des gosses (mais ils le pensent, ça transpire de partout !). Ils disent : il faut libérer la femme du fardeau du travail. Comme le disent également certains progressistes de gauche, mais pas dans la même optique finale.

      Là où ils sont forts, les cochons, c’est dans leur stratégie antisystème. Ils disent que le système ment pour asseoir sa domination - ce qui est une analyse largement partagée à gauche - et qu’il faut donc relire l’histoire en sachant qu’elle est écrite par les vainqueurs.

      On est parfaitement d’accord.
      Et c’est pourtant là que ça part en couille.
      Je lis Caliban et la sorcière qui est une relecture féministe de l’histoire. Je lis aussi Shlomo Sand qui réécrit celle des Juifs. Mais je me demande où est la frontière de la réécriture. Ok, les manuels d’histoire sont partiaux et écrits majoritairement selon la vision des hommes blancs capitalistes, mais chaque déconstruction introduit la vision de quelqu’un d’autre. Comment je mesure les intentions de chacun ? Comment je m’y retrouve dans la quête de la réalité historique ? Qui tient le projecteur ?

      Quand j’ai travaillé sur mon mémoire sur l’antisémitisme, le Centre d’Études juives de la Sorbonne m’a ouvert ses ressources documentaires. Ils avaient tout un rayon sur l’histoire des génocides. Un gros rayon. Avec vraiment plein de génocides. Là, rien sur le féminicide des sorcières, mais plusieurs pavés sur le génocide commis par les Français à Madagascar.

      Je n’en avais jamais entendu parlé et pourtant, j’avais un oncle qui avait servi là-bas à la bonne période. Pas un mot dans les manuels d’histoire, rien, nada.
      J’avais un copain qui vivait avec un artiste malgache à l’époque. Le gars s’est foutu de ma fiole. Il m’a raconté ce qui se transmettait chez lui. Il m’a surtout envoyé au visage sa colère et à travers lui, celle de son peuple.

      20 ans plus tard, je n’ai pas l’impression que les manuels d’histoire soient à jour. Même pour l’Algérie, ça traine des pieds.

      Alors voilà : qui croire ? Comment trier ? Comment ne pas se faire contaminer à la marge quand tout le monde travestit les faits à son avantage ?

      Au final, il me reste quoi ? Le fait qu’Étienne est un copain. Que le gros de sa pensée est plus sain que celle de la plupart de mes concitoyens qui regardent vraiment trop la télé. Et que je ne lâcherai pas un pouce de terrain aux fachos le concernant.

    • @monolecte, dans cette interview Etienne Chouard réfute cette réputation de facho qui lui est faite et même la retourne complètement ... Pas mal comme défense, je trouve. Vidéo découverte « par hasard » sur un site ami avec les idées du Plan C (le wiki des gentils virus : http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Accueil ).

      http://www.dailymotion.com/video/x12x42y_etienne-chouard-a-la-radio-parle-des-pseudo-antifa_news

    • @la_taupe, la vidéo est postée par VivelaFrancelibre et ça ne te pose pas de problème ? Maréchalnousvoilà, ça te parlerait plus ?
      http://www.dailymotion.com/VivelaFrancelibre c’est ici pour prendre un petit shoot de haine de l’Islam
      http://www.jourdecolere.com/le-manifeste et là c’est pour voir les manifs que soutiennent les gentils virus
      Ça sent vraiment mauvais, alors la naïveté (la tienne ou celle de Chouard) c’est une chose mais il faut apprendre à cultiver son odorat politique !
      @koldobika

    • Les derniers textes de DeDefensa http://seenthis.net/messages/293895 au sujet du référendum écossais sont intéressants, en ce qu’ils illustrent totalement l’effet dissolvant du système sur tous les principes structurants... pour parler comme l’auteur. Cette dissolution explique tous les téléscopages actuels, où des fachos diffusent des idées gauchistes, et inversement. Quand les principes sur lesquels les communautés humaines se soudent sont sapés à la base, par force, elles se retrouvent toutes unies pour tenter de les préserver. Et on se retrouve à se renifler les aisselles idéologiques pendant que les fondations principielles continuent de s’effondrer. Aucune solution à proposer... Juste je constate. Et autour de nous, les hyènes rodent (la Horde, les Soraliens, même processus d’#infantilisation...).

    • Oui, c’est peut-être à une crise du libéralisme qu’on a affaire, mais les réponses nationalistes et autoritaires (« les élites dont la France a besoin » ça veut dire que l’horizon c’est un troupeau basé sur l’identité nationale qui se fait mener par des bergers qui se disent plus vertueux, ce qui ne changera rien pour les petits moutons et risque d’être un peu violent pour les brebis) montrent leur abjection comme le nez au milieu de la figure. En fait, c’est peut-être pour ça que Chouard est passé de revendications de démocratie directe (défendue par Castoriadis et autres) à une autre version du gouvernement des notables : tout ça ne manquait que de vertu politique. Le succès de ces idées est peut-être plus grave qu’un manque de culture politique...

    • Si la vidéo est intéressante et partagée ailleurs, ce serait judicieux de ne pas aller la voir sur un compte nationaliste autoritaire anti-féministe islamophobe, qui propose des vidéos aux titres évocateurs et qui titre la vidéo de façon insultante (« pseudo anti-fa », c’est les fafs maintenant qui décident qui est anti-fa ?). Et si elle avait ce titre-là ailleurs, le problème éditorial est à chercher en amont.
      L’édition, c’est un procédé qui consiste à donner du sens à des paroles, à construire des discours un peu cohérents. Quand l’édition est mal assurée, c’est le sens qui morfle.
      Le jour où tu lis Jocelyne Porcher dans @lan02, tout va bien. Le jour où tu lis le même texte dans la gazette de la FNSEA cochon, parce que Porcher en a accepté la publication (note : c’est une hypothèse), il change de sens et tu es en droit de te poser la question de qui manipule qui et de demander des comptes.

    • @aude_v , je pense que tu as clairement raison sur les points que tu évoques. Notamment concernant le titre évocateur de la vidéo - titre que je n’avais même pas remarqué - et le compte qui l’héberge (Vive la France libre) - que je n’avais pas vu non plus . Et j’aime bien ton idée qu’il faut apprendre à développer son odorat politique pour sentir là où ça pue.

      @nicolasm, j’ai pensé à ce que tu dis ; en fait il faudrait savoir qui tient le micro et de quel bord politique il se situe.

      Sinon si je dis pas de conneries le mouvement Vive la France libre se sert de cette vidéo (mais ça n’est peut-être pas exact de dire qu’il se sert directement d’Etienne Chouard), pour lancer le message « les antifa, vous voyez que vous êtes aussi fachos que nous les fachos ».

      Sur la démocratie directe, lorsque le système sera par terre je pense que ce sera possible. :)



  • L’école du pouvoir
    Il m’a été raconté que lorsque Boulard, l’actuel maire du Mans (3eme mandat), entra à l’ENA, il lui fallut choisir entre PS et RPR et qu’il avait choisi PS parce que c’était plus in. Je ne sais pas si l’anecdote est vraie, il me semble que B était déjà PS avant de devenir énarque mais sur les motivations, accéder au pouvoir, ça ne change pas grand chose.
    On n’a pas beaucoup de ressources cinématographiques en France sur ces questions. Je viens de retrouver le téléfilm d’arte sur l’ENA que j’avais trouvé très bien, l’école du pouvoir. Ce qui m’y a fait pensé aussi c’est un article lu (où, je ne sais plus), qui dénonçait, quelques soient les gouvernements en place, la mainmise de hauts fonctionnaires sur les commandes de l’État. Bref, un système qu’il faut exploser.
    #pouvoir et aussi #patriarcat et #sexisme #idéologie #mort_des_idées #mort_de_la_créativité #c'est_d'actualité
    https://www.youtube.com/watch?v=FtPECxq7rJU

    • Ce qui illustre bien le propos quant à la mascarade démocratique que nous subissons depuis des années : une élite interchangeable qui sort strictement du même moule, du même milieu sociologique, de la même classe sociale et dont les intérêts sont communs et, au bout du compte, une multitude de tendances politiques ?
      Peut-être jouent-ils la répartition partisane à la courte-paille en fin de promo ?
      Manifestement, des gens comme Royal ou Hollande ont tiré la plus courte !

    • Il faudrait ne pas mettre toute la faute sur la manière dont s’organisent les élites. L’élection en soi donne l’occasion de choisir les meilleurs et personne ne s’en prive.
      Je cite souvent la conf que j’ai faite ou un fan d’Étienne Chouard nous présente le super système d’élites hétéro-proclamées. Des groupes de l’assemblée donnent les noms de personnes à présenter aux suffrages, la motivation étant l’estime des autres et non l’ambition perso. Et de donner l’exemple de la personne qu’il choisirait, qui est un homme de cinquante ans avec une bonne grosse culture politique. Le type choisi est adorable (c’est lui qui m’a invitée), mais ce qui s’est passé pile devant nous c’est la reproduction du même type de sélection (compétence, expérience, culture et un peu d’autorité masculine).
      C’est la sélection et l’élection par le peuple qui donnent la possibilité à des groupes sociaux de réclamer le pouvoir.

    • La sélection est un automatisme, quand on te demande qui est en mesure de gouverner tu vas penser à une personne selon toi de valeur. Le souci, c’est que les critères de sélection qui ont cours en ce moment ne correspondent pas à ceux qu’a en tête le peuple (enfin, le peuple de mes confs à qui je demande et qui me donne des qualités qui te vouent à l’échec dans un parti politique !). L’oligarchie, elle se sélectionne elle-même sur des critères bien particuliers, et l’oligarchie politique impose ces critères au bon peuple. Et le peuple sélectionne soi-même gentiment ses éluEs sur ces critères imposés. Je crois qu’on ne peut pas comprendre la situation actuelle sans comprendre notre part, notre captivité qui justifie le système. Ça n’exonère en rien ceux et celles qui nous manipulent en imposant leurs valeurs au système électoral, mais ça nous permet de répondre à la question : pourquoi le peuple de gauche a choisi d’élire un néolibéral ? Serait-ce que le peuple de gauche est bête et n’a pas compris, depuis 1983 ? C’est la seule autre explication.

      Au XVIIIe en démocratie, dans l’idéal on se tirait au sort entre citoyens égaux. C’était la définition de Montesquieu qui n’était pas démocrate et de Rousseau qui l’était. À la fin du siècle, on avait compris que de laisser le choix de la personne justifierait tout le système et ferait faire acte de soumission à ses règles. Tu as voté, c’est donc ton président.

    • Et tout le monde est d’accord que ce système de grandes écoles à la française est à réformer parce qu’il perpétue les inégalités.
      Sans parler de la créativité zéro engendrée par le manque de confrontation avec un monde pluriel, on frôle la consanguinité ! Pendant ce temps, on tient à distance la plèbe dans des écoles où jamais ne s’apprennent le fonctionnement du cerveau, les bases du droit ou les rouages du système financier et politique.

      Ma fille à 8 ans avait déjà compris que les dés sont pipés, lorsque je lui annonçais qu’elle ferait du droit, elle m’a répondu moqueuse : « Mais tu sais pourtant bien que je suis de gauche. »
      #ethnocentrisme #ploutocratie #ena #élite_française

    • Et maintenant, on fait quoi ?
      Avec mes chers voisins, on avait décidé de se rencontrer une fois par semaine pour discuter politique et voir comment localement d’abord, nationalement ensuite on pouvait peser. On a abordé la question du référendum et on s’est aperçu qu’il était impossible pour un groupe de citoyens d’y faire appel. Le système est totalement verrouillé. Pourtant, il y a urgence. Alors voilà, on fait quoi ?

    • Une groffe graûTe de poiffon !

      pssst @odilon, grace à toi, je découvre que gloogl ne sait pas lire le vieux français !

      Ils ontauffi le plus grand foin "de !graî(fer réguliérement la bouche de ces idoles avec de la graûTe de poiffon & de leur ’rendre ’toute forte d’honneurs.

    • Ah çà, les solutions ! Tout le monde en a mais de là à avoir les moyens de les mettre en œuvre....
      Ici quelques idées pour modifier les modes de scrutin et aménager la représentation en attendant mieux : http://blog.ecologie-politique.eu/post/2009/09/21/Jouons-un-peu-avec-les-%C3%A9lections. Mais je crains que ça ne réponde toujours pas à la question « mais qu’est-ce qu’on peut faire ? »
      Conquérir le pouvoir localement, mais l’oligarchie a bien verrouillé. Ou ouvrir une commune, petite, satisfaire en apparence aux exigences légales débiles mais préparer en douce une société résiliente. Tiens, je crois que c’est ici pour le témoignage d’une municipalité libre : http://terreaterre.ww7.be/Developpement-durable-et.html.
      @odilon, le groupe décroissance du Havre m’a invitée l’hiver dernier pour lancer sa campagne électorale, histoire de montrer leur absence de prétention dans le jeu électoral et de dire leur mot sur ce même jeu. Je vous propose moins de vous faire un cours (si vous êtes à fond vous êtes tombé-e-s sur de super bouquins dont je ne transmets que des idées essentielles et en petit comité ma conf ne décolle pas) qu’à faire un truc public.


  • Vidéo intéressante du très bon Usul à propos d’Etienne Chouard, de ses idées et de ses liens ou ses sympathies avec certaines personnes d’extrême-droite aussi. https://www.youtube.com/watch?v=Dahg7XPHu98

    Avec cette décantation par la suite de la part d’Usul (publiée sur Facebook oui) :
    https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=778694915514725&id=153938251323731

    Si j’avais à refaire cette vidéo sur Chouard, je changerais certainement deux ou trois trucs.

    Ce qu’on m’a fait remarquer sur les réseaux sociaux, à raison, c’est qu’il y avait tout de même une différence significative entre Chomsky et notre étrange spécimen :
    – le linguiste engagé défend une conception radicale de la liberté d’expression sans pour autant soutenir Faurisson
    –Chouard, lui, fricote activement avec Egalité et Réconciliation, au point d’aller jusqu’à qualifier leur gourou de « résistant ».


  • Pour que nos représentants soient nos serviteurs et pas nos maîtres - Eco(dé)mystificateur
    http://ecodemystificateur.blog.free.fr/index.php?post/Pour-que-nos-repr%C3%A9sentants-soient-nos-serviteurs-e

    .........

    Il y a, à la base, un constat réaliste : « notre vie est confortable » suivi d’un avertissement : « mais si nous roupillons ça ne va pas durer. » Etienne Chouard aurait certes pu préciser, confortable pour la plupart ( ?) d’entre nous. Malgré cet oubli, je partage sa vision des choses : ça ne va pas durer, l’avenir s’annonce plutôt sombre. C’est pour cela que je suis convaincu qu’il faut nous réveiller et bouger pendant qu’il en est encore temps car « la solution ne viendra pas des élus, la solution ne viendra pas de ceux qui ont le pouvoir en ce moment : on n’a jamais vu un ordre de domination rendre les clefs spontanément, ça ne se passera pas comme ça........ »
    Repenser le fonctionnement de notre société pour faire en sorte que nous évitions les désastres qui s’annoncent et assurer aux citoyens la protection et la justice qui leur sont dues, cela passe par admettre que « la soi-disant "démocratie représentative", c’est un oxymore, une contradiction dans les termes, l’expression démocratie représentative est une escroquerie. » Contrairement à ce qui est généralement proclamé, l’élection n’est pas une procédure démocratique car, par son intermédiaire, nous abandonnons le pouvoir non pas à ceux qui le méritent mais à ceux qui en ont le plus envie ! « Il y a […] mille raisons de refuser le pouvoir à ceux qui le veulent (depuis Platon, on sait qu’ils sont dangereux) et de préférer confier ce pouvoir (sous contrôle) à ceux qui ne le veulent pas. » Ce que nous propose Etienne Chouard c’est « un régime […] aristocratique, qui confierait les pouvoirs aux meilleurs d’entre nous, que nous désignerions librement (sans que les partis puissent fausser nos choix en nous imposant leurs candidats), et que nous surveillerions constamment ».....

    #politique
    #démocratie
    #serviteurs
    #maîtres

    • Cette idée de favoriser la compétence et d’écarter l’arrivisme est aussi une base du modèle de #sociocratie.
      Je suis d’accord pour dire que ça me semble être l’avenir..

      En sociocratie, dans un cercle suffisamment petit pour pouvoir bien dialoguer (max 20 je trouve), on choisit publiquement des « représentants » parmi toute la population éligible sans qu’il soit permis de se déclarer candidat et de faire campagne (en gros pour éviter la politique « politicienne »..) .
      Chaque « électeur » rend son choix public en expliquant ce qui l’a conduit au choix de telle ou telle personne. On fait alors un nouveau tour de table pour que, à la lumière de ces choix étayés, tout le monde converge vers le même choix.
      Ensuite les cercles s’imbriquent (par un jeu de représentants croisés) pour élargir ce fonctionnement à des organisations plus grandes.
      Par rapport à l’actuelle démocratie représentative, on ne compile pas l’expression binaire d’individus isolés (électeurs anonymes responsables de « rien » individuellement, de « tout » collectivement ), l’entité de base devient un petit groupe social dans lequel on discute jusqu’à que toutes les objections soient levées pour produire un avis ou un choix collectif.
      Et par rapport au système actuel, il n’y a pas le camp du pouvoir et l’opposition, la majorité arrogante et la minorité revancharde, mais un ensemble de microstructures imbriquées qui travaillent en permanence pour trouver des compromis responsables.
      Sur le papier c’est alléchant, dans les faits, la seule limitation « technique » c’est la capacité à communiquer dans un cercle en respectant le protocole de discussion et de formulation des objections, ce qui n’est pas inné et demande pas mal d’entrainement..

    • on choisit publiquement des « représentants » parmi toute la population éligible sans qu’il soit permis de se déclarer candidat et de faire campagne (en gros pour éviter la politique « politicienne »..) .

      Un jour je suis sortie accablée de la discussion après ma conférence http://blog.ecologie-politique.eu/pages/Conference. Je venais de parler des biais de la représentation, du fait que les éluEs ne représentent pas le peuple en ce qu’illes n’en donnent pas une image juste - sauf à penser que la France est habitée d’une classe moyenne-sup blanche (à 85 % masculine hors scrutins de liste). Et au cours du débat a surgi l’idée de cette aristocratie, mais sur des critères qui correspondent mieux à ceux que mon public propose spontanément.
      Bon, ben, l’exemple de « bon élu », c’était le mec blanc quinqua, très gentil au demeurant, qui avait initié la réu. Et pas son épouse qui avait fait au moins sa part du boulot. On repart sur un système de démocratie des notables pré-1848...
      Les critères sont vaguement mieux, on est gouverné par des gens mieux choisis que sur leurs capacités de progression dans l’appareil du parti.

    • L’intérêt du protocole dont je parle c’est de permettre justement de prendre en compte tous les aspects auxquels les participants peuvent penser, en minimisant (malheureusement je ne pense pas qu’on puisse totalement s’en affranchir) l’influence du pouvoir de persuasion (« charisme » intrinsèque ou position sociale) de tel ou tel orateur.
      Mais c’est sûr un tel protocole de décision ne peut pas gommer d’un coup d’un seul les inégalités structurelles de la société (les obstacles culturels et politiques à l’implication des femmes dans le débat public en particulier), par contre si l’organisation devient vertueuse elle doit déboucher sur des décisions qui ne laissent pas de côté une partie de la population, et permettra à terme une implication plus homogène de la population dans son ensemble.

      Dans les quelques cas ou j’ai testé les prises de décisions collectives (au boulot) dans les « représentants » choisis il y a eu plus de femmes que d’hommes et je n’ai pas observé d’effacement de tel ou tel participant dans les débats.

    • Les criteres changent en bien, on les reflechit, on les applique... mais c’est aristocratique ! Adapte surement aux collectifs qui ont besoin d’efficacite (justement, l’autorite rend les groupes betes), mais c’est toujours pas la democratie quand on se choisit ses representantEs.


  • Les vidéos du colloque 2013 « Henri Guillemin et la Révolution Française : le moment Robespierre » - Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens
    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2014/01/08/360-les-videos-du-colloque-2013-henri-guillemin-et-la-revolutio

    Les vidéos du colloque 2013
    « Henri Guillemin et la Révolution Française :
    le moment Robespierre »

    Patrick Berthier :
    la genèse de l’ouvrage [de Guillemin]
    « Robespierre politique et mystique »

    http://www.dailymotion.com/video/x195505_patrick-berthier-au-colloque-henri-guillemin-2013_news

    Florence Gauthier :
    Robespierre, théoricien et acteur
    d’une république démocratique et sociale

    http://www.dailymotion.com/video/x1955nq_florence-gauthier-au-colloque-henri-guillemin-2013_news

    Étienne Chouard :
    Henri Guillemin explique Robespierre et le gouvernement prétendument représentatif
    De façon générale, la problématique de la représentation politique

    http://www.dailymotion.com/video/x1955v2_etienne-chouard-au-colloque-henri-guillemin-2013_news

    Yannick Bosc :
    Robespierre ou la Terreur des droits de l’homme

    http://www.dailymotion.com/video/x195635_yannick-bosc-au-colloque-henri-guillemin-2013_news

    Olivier Blanc :
    l’argent de la terreur. Les augmentations de patrimoine des élus de l’an II

    http://www.dailymotion.com/video/x1956jx_olivier-blanc-au-colloque-henri-guillemin-2013_news

    Marc Belissa :
    Robespierre et la religion dans l’historiographie : 1794 - 2012

    http://www.dailymotion.com/video/x1956c8_marc-belissa-au-colloque-henri-guillemin-2013_news

    Serge Deruette :
    le problème de l’héritage de Robespierre aujourd’hui

    http://www.dailymotion.com/video/x1956r2_serge-deruette-au-colloque-henri-guillemin-2013_news

    Patrick Rödel au colloque Henri Guillemin 2013 par presence_henri_guillemin

    http://www.dailymotion.com/video/x195774_patrick-ro-del-au-colloque-henri-guillemin-2013_news

    Table ronde finale,
    avec Edwy Plenel qui nous a rejoints :

    http://www.dailymotion.com/video/x19ayij_table-ronde-de-cloture-du-colloque-henri-guillemin-2013-premier


    http://www.dailymotion.com/video/x19aw24_table-ronde-de-cloture-du-colloque-henri-guillemin-2013-deuxiem

    #histoire
    #Henri-Guillemin et la #Révolution #Française :
    le moment #Robespierre


  • Gard : à quoi joue le #Parti_de_Gauche avec Chouard ?
    http://lahorde.samizdat.net/2013/12/12/gard-a-quoi-joue-le-parti-de-gauche-avec-chouard

    La polémique enfle dans les réseaux alters, libertaires et Front de Gauche dans le Gard, département où le FN et ses amis se gargarisent d’être en tête. Des membres et responsables du Parti de Gauche, co-fondateurs du café repaire d’Aimargues (30), ont décidé de dérouler le tapis rouge à Etienne Chouard, dont on ne compte plus les va-et-vient entre [&hellip

    #Actualités #Confusionnistes #Étienne_Chouard



  • Contre les mises à l’index hâtives
    Rejoint http://seenthis.net/messages/156554 et seens afférents.

    L’air du soupçon - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
    http://www.fakirpresse.info/L-air-du-soupcon.html

    Je le disais à #Étienne_Chouard, je le répète ici : je suis partisan d’un cordon sanitaire avec l’#extrême-droite. On ne joue pas avec le feu, on ne fait pas mumuse avec les héritiers de Doriot et Déat, même relookés et souriants.
    C’est d’autant plus impératif pour Fakir – et pour d’autres #intellectuels de gauche, Lordon, Todd, Sapir, etc. – que, avouons-le, nous partageons des analyses avec le Front National : sur l’Europe et la mondialisation.

    #fascisme #antifa

    Il suffit d’annoncer qu’Untel a débattu avec Machin qui a publié une préface pour Truc qui connaît bien Bidule, lui-même proche de l’extrême droite, pour qu’Untel soit compromis. Et il devient dès lors inutile d’écouter ses propos, de contester son point de vue avec des chiffres, des concepts, des comparaisons historiques.

    Enfin :

    (Les #commentaires sont bloqués.
    Désolé, mais les petites mains de Fakir n’ont pas envie de sacrifier une semaine, ou deux, pour polémique virtuelle qui trouvera sans doute des refuges ailleurs.
    Merci de votre compréhension.)



    • http://3.bp.blogspot.com/-q0clFwV-W4I/UR0QoDymwRI/AAAAAAAADDI/ChV7BvFiL8c/s400/confused.jpg

      Exploiter les qualités mêmes du camp progressiste, belle trouvaille. La disposition au dialogue et au débat, retournée en obligation de discuter avec ses propres ennemis sinon on passe pour un facho de #gauche, la volonté de laisser la parole à tout un chacun retournée par les réactionnaires qui dégueulent la haine au nom de la « #liberté_d'expression », et nous voilà acculés dans un coin du ring à tenter de nous défendre maladroitement, protestant de notre bonne foi et ne sachant pas comment faire pour nous sortir de là, bien empêtrés dans nos scrupules délicats de gentils gauchos.

      #rhétorique #idéologie #gentil #fascisme #Etienne_Chouard etc.
      le débat : http://seenthis.net/messages/156183
      aussi là : http://seenthis.net/messages/157025
      là : http://seenthis.net/messages/157169

      voir aussi sur #critique #gauche #droite #extrême_droite existe aussi en version #extrême-droite et même #extrêmedroite
      http://seenthis.net/messages/156724

    • Pour un peu, on en viendrait presqu’à croire qu’oser contredire les prescriptions morales du beau parleur de gauche du jour serait être un social-traitre.

      Reprenons les réels fondamentaux :

      parler n’a jamais rien fait progresser.

      Le seul intérêt du débat est de créer le désordre chez ces alliés le plus souvent conscients du capital, de l’ordre et du respect des institutions que sont les intellectuels invitant au débat.

    • Allons plus loin que cette affaire de désordre : les attaques ad hominem et les excommunications ne méritent que le qualificatif de troll (cf. le texte d’Arno* à ce sujet) et stérilisent la pensée. Je ne dis pas « les débats ». Je parle bien de la pensée et de ce qui devrait tous nous permettre d’avancer dans la réflexion et dans cette quête de ce que devrait être le progrès. Ce progrès, cette façon de définir ce qu’est « la gauche », ne se construira que par la diffusion de ces idées et l’éducation de tous à ces idées.

      Je n’ai pas la prétention à la vérité, ni à définir ce que sont ces idées, et pas la capacité à rédiger tout cela convenablement. Mais j’ai par contre la prétention de savoir déceler quand un discours me fait progresser et quand il me mène dans une impasse. Cette discussion du printemps dernier m’a mené dans une impasse... et j’utiliserais bien le pluriel d’ailleurs : elle nous mène encore aujourd’hui dans une impasse.

      A propos d’Etienne, l’important, ce n’était pas Etienne. L’important à mon sens est ce qu’il a en son temps permis de nous faire prendre conscience à sa suite. La suite de ses travaux et de ce qu’il a partagé avec nous étaient importants aussi. Mais comme l’orage, le génie tombe rarement deux fois au même endroit. Alors, à quoi bon vouloir à tout prix donner autant d’importance à cet homme et à ses recherches du jour ? Les idées qu’il a permis de faire éclore méritent le respect. La suite, si elle est aussi sombre qu’on le prétend ne mérite que le mépris. Comme je m’empresse de l’appliquer quand je ferme l’onglet du navigateur par lequel je suis parfois amené à consulter un site « antifa » (notez les guillemets, elles sont là à dessein).


  • Monolecte, étienne chouard et les « vrais antifa » - Les morbacks véners
    http://parasite.antifa-net.fr/monolecte-etienne-chouard-et-les-vrais-antifa

    Il y a quelques temps, monolecte, une blogueuse de « gauche » écrivait un article de soutient à son copain etienne chouard, le billet s’appelait « le retour des bons français » et expliquait que ceux qui s’en prennent au gourou, sont influencés par l’ambiance raciste du moment. En bon « camarade », chouard remercia agnès par un post sur son facebook. Dans son message, il explique qui sont pour lui les « vrais antifa » en opposition notamment à l’équipe d’antifa-net (nous on est les faux). Et pour ne pas déroger à son univers, tous ceux qu’il va citer en référence collaborent ou font partie intégrante de l’extrême droite.

    (ça date de mai)

    @monolecte

    • Pour la petite histoire, comme je n’ai pas répondu à une certaine redondance d’accusations de fascisation de ma personne (non pas à travers mes écrits, mes pensées, mes actions, mais uniquement parce que j’ai refusé de souscrire à la meute de ceux qui séparent le bon grain de l’ivraie, de ceux qui se lancent dans ce qui me rappelle trop fortement la chasse aux sorcières - et parce que, depuis que j’ai 6 ou 8 ans, j’ai toujours refusé qu’on me dicte les bonnes ou les mauvaises fréquentations), il y a eu une certaine entreprise de harcèlement qui a duré plus d’un mois et qui se remet en marche régulièrement, à chaque resurgissement de ce papier, par un ensemble de personnes qui se revendiquent d’une grande pureté idéologique derrière des tas de pseudos et qui passent donc un temps considérable à distribuer les bons et mauvais points au sein d’une certaine gauche de la gauche historique, avec le résultat que l’on peut imaginer, à savoir des relégations, du black-listage, une atomisation d’une certaine gauche contestataire...

      Me voilà donc fachotte.
      Pour ce qui est du black-listage, j’ai un peu l’habitude, sauf que jusqu’à présent, ça ne venait que des gens de droite.

      Maintenant, que chacun en tire les conclusions qui lui plaira, j’ai eu le temps d’en arriver aux miennes.
      http://blog.monolecte.fr/post/2013/06/02/Les-mauvaises-frequentations

    • A partir du moment où on s’exprime publiquement (grosse différence avec tes fréquentations d’école), ça ne me semble pas particulièrement scandaleux de devoir assumer ses affinités, soutiens, sympathies, etc. C’est même assez élémentaire. Tu peux dire « pureté idéologique » ; je dirais plutôt « cohérence politique » + « minimum de vigilance ».

    • Disons que de m’attaquer politiquement (mais en fait, surtout personnellement) parce que je refuse le principe de la chasse aux sorcières pour un gars qui ne prône pas des trucs de droite, mais qui décide qu’il peut débattre avec tout le monde, y compris avec les ennemis politiques, je trouve le trait un peu gros.

      Personnellement, je n’irai pas débattre avec mes ennemis politiques, parce que je les trouve déjà assez envahissants comme cela et qu’ils ont tendance à m’emmerder profondément, voire à me faire perdre mon sang froid. De la même manière que je ne me tape pas les commentaires des lecteurs du Figaro comme certains de mes compagnons politiques qui en tirent la justification de leur colère, parce que je sais ce que je vais y trouver d’idées moisies et rances qui appartiennent à une époque qui aurait bien méritée d’être révolue et que surtout, j’ai mieux à faire.

      J’ai horreur des anathèmes et des exclusions, des distributions de bons points, des gardiens du temple dogmatique. Là, peu m’importe le bord, je trouve la démarche stérilisante et vaine. C’est ce point-là qui est le plus important pour moi. Et c’est là-dessus que je me suis exprimée.

      Il y a des corpus idéologiques qui me font profondément gerber, j’ai eu du mal avec pas mal de membres de ma propre famille à cause de cela, mais je reste toujours profondément mal à l’aise quand le rejet des gens dont les idées m’insupportent va jusqu’à leur dénier le droit d’exister, de bouffer, de travailler.

      Pour moi, il ne peut exister de projet politique fondé sur la négation d’une partie de la population, quelle qu’elle soit. Je pense que ça finit toujours assez mal. Qu’on ne peut pas prétendre « rééduquer » tout le monde ou isoler les opposants. À moment donné, il faut bien se poser la question de la place que vont occuper ceux qui ne sont pas d’accord avec nous, la majorité, la démocratie ou ce genre de chose. Aujourd’hui, l’idée qui prédomine et qui est, hélas, transversale à tous les camps, c’est qu’il faut éliminer ceux qui ne partagent pas notre vision du monde, de manière symbolique, puis sociale, puis...

      C’est cela qui m’a fait sortir du bois et rien d’autre.
      Et il est intéressant de voir que la symétrie de la réponse.

      J’ai beaucoup réfléchi, déjà, à la question de la liberté d’expression. http://blog.monolecte.fr/post/2009/05/21/Petits-arrangements-avec-la-liberte-d-expression

      Je pense que c’est loin d’être une question accessoire, je pense que c’est une question déterminante quant au modèle de société derrière lequel nous courrons.

    • Toute diabolisation d’une partie de la population, quelle qu’elle soit, m’est éminemment suspecte et stérilise la pensée.

      J’observe que la diabolisation des fachos leur est extrêmement profitable. Au lieu de prendre la peine de débattre de leurs idées et de démontrer à quel point leur corpus idéologique est conservateur, misogyne, raciste, bref, fasciste, au lieu de les acculer dans leurs propres contradictions, de leur opposer des arguments, de battre en brèche leur slogans simplificateurs, on leur laisse un foutu boulevard sur lequel ils avancent en klaxonnant avec - et il faut le souligner - la bénédiction des deux grands partis de gouvernement, qui ont absolument besoin de l’effet épouvantail de ces tristes guignols pour continuer à nous appliquer une politique néocapitaliste de plus en plus dur pour laquelle nous ne les avons jamais élus.

      Combien d’entre nous auraient voté Chirac en 2002 sans le coup du gros vilain Le Pen ?

    • Mais moi aussi je suis pour la liberté d’expression... Sauf que ce n’est pas tout à fait la même chose de vouloir que quelqu’un ait le droit de s’exprimer et de dire « c’est mon copain, je le défends, il est super gentil ».

      Et je ne pense pas qu’appeler des fachos des fachos revienne à les « diaboliser ».

    • Quant au coup de « débattre avec tout le monde », arf... Mais même en laissant cette question de côté, dans sa réponse à ton billet Chouard ne faisait pas que défendre son droit à « débattre avec tout le monde » : il rendait un hommage appuyé à des gens plus que douteux. Qu’il n’avait pas l’air de tellement considérer comme des « ennemis politiques avec qui il faut quand même débattre », mais comme des amis...

    • Personnellement je me force à discuter avec les gens avec qui je ne suis pas d’accord, enfin jusqu’au moment où je ne tiens plus nerveusement (mais j’ai de l’endurance), ou jusqu’au moment où je perçois de la fourberie chez l’interlocuteur.
      Je me dis souvent que les réseaux sociaux et notamment Twitter, ont comme effet mécanique de nous amener à ne plus parler qu’à des gens qui sont d’accord avec nous, et parfois, de ne pas supporter des désaccords parfois minuscules. Pendant la séquence sur le « mariage pour tous », j’ai vu des groupes de gens d’accord entre eux se déchirer sur des détails... Il faut essayer de combattre ce mouvement, et ouvrir la porte, tant qu’on y arrive, c’est bien, ce serait dommage de prendre celui qui se confronte à d’autres façons de voir pour quelqu’un qui adhère à cette autre façon de voir.
      cf. le débat assez intéressant entre Frédéric Taddéï et Patrick Cohen, ici : http://www.youtube.com/watch?v=n-ckkzPcMkU

    • @biggrizzly : il t’arrive exactement la même chose que bcp de gens concernant Brétigny et c’est très « drôle » que ça tombe sur ce sujet : comment fabriquer une fronde qui servira à l’extrême droite et lui servir un sur plateau d’argent de quoi gonfler ses rangs... Voici un article qui dégonfle méthodiquement l’évènement : http://www.debunkersdehoax.org/blog/lire-article-723900-10126214-rumeurs_et_propagande_a_bretigny_sur_o
      Le problème est que les dégâts sont fait et qu’on a beau faire tourner la contre-info depuis 2 jours, tout le monde est parti s’enivrer l’esprit et nous trouvera bien fâcheux au retour...
      Comme pour le reste, je veux dire la base de ce billet, j’avoue osciller entre la fatigue et l’exaspération : il serait temps d’arrêter de confondre liberté de pensée et droit de raconter n’importe quoi... Ou alors on arrête aussi de reprocher à Sarkozy d’avoir côtoyé Kadhafi ... Allons-y !!!

    • Franchement, @mona, un papier qui commence comme ça :

      Il y a quelques temps, monolecte, une blogueuse de « gauche » écrivait un article de soutient à son copain etienne chouard, le billet s’appelait « le retour des bons français » et expliquait que ceux qui s’en prennent au gourou, sont influencés par l’ambiance raciste du moment.

      avec de gauche entre guillemets, ce qui, en soi, est déjà très insinuant, un peu comme si je prenais sans distance un papier qui commencerait par « Mona, une journaliste “féministe” »... Rien que de lire ça, je prendrais un recul de 20m.

      Ensuite, dans mon papier, qui est évoqué de manière assez distordue, j’évoque la lassitude et la colère que crée en moi cette époque de repli sur l’entre-soi. Je commence avec l’histoire qui est arrivée à un ami qui se fait reprocher par la voisine de n’être “pas de chez nous”, et je continue avec tous ces gens qui disent : “toi, je ne parle plus, tu ne penses pas assez comme moi”.
      Le “pas comme moi”, c’est le centre de ce papier, la radicalisation, le rejet, le repli idéologique et intellectuel, c’est le sujet de ce papier (mais il est possible que je me suis mal exprimée).

      Je ne sais pas, mais cette culture de l’exclusion, ça passe de plus en plus mal chez moi alors même que ça devient la norme partout.

      Dans l’affaire Chouard, on met sous le boisseau tout son apport intellectuel sur le TCE, la démocratie, tous ses écrits, toutes ses pensées pour ne garder que le fait qu’il fréquente des gens qui ont été décrétés non fréquentables. C’est ce point qui me révulse. Parce que du coup, il faut que Chouard ne puisse plus exister.

      Si tu veux tout savoir, Étienne m’a appelée il y un peu plus d’un an. Il m’informait qu’il était assez harcelé par des gens qui lui reprochaient précisément ses mauvaises fréquentations et que ça ne se limitait pas à lui dire qu’on était pas d’accord avec lui ou à débattre de ses choix politiques, c’était une pure volonté de l’interdire de s’exprimer. Il était assez touché et déprimé par cette situation que je trouve personnellement assez déplacée dans une démocratie.

      Même concernant mes ennemis politiques, je déteste cette volonté de bâillonner, de faire taire, de stigmatiser, de rendre intouchables (dans le sens indien du terme), des personnes pour leurs opinions politiques. Je ne crois pas qu’on lutte contre les fachos avec le coup du cordon sanitaire, je crois qu’on lutte contre les fachos en démontant leurs arguments, en mettant la lumière sur les incohérences et les plages d’ombre de leurs discours.

      Quand on commence à vouloir exclure de la vie sociale des gens pour leurs idées, j’ai toujours le maccarthysme qui me remonte en mémoire, avec les listes noires, les gens qui n’ont plus eu le droit de bosser et donc de bouffer. On va me dire, ce n’est pas pareil, les cibles, c’étaient les gentils, pas les méchants... Mais comme je l’ai déjà écrit, quand tu acceptes le principe de censure, tu dois accepter alors que le curseur ne soit pas toujours réglé dans le sens qui t’arrange... et donc, du coup, pour moi, il n’y a aucun sens qui m’arrange.

      Au final, dans le papier qui nous concerne, le mec commence cash par insinuer (sans rien démontrer, bien sûr) que je ne suis pas de “gauche”, détourne le sens de ce que j’ai écrit, s’appuie sur la réponse de Chouard et continue là-dessus, sur le fait que Chouard soutient des gens qui sont dans la sphère d’influence des fachos. Le truc, c’est qu’il n’aborde pas la question de ma prise de position sur la chasse aux sorcières, mais qu’en me propulsant à la tête de son papier, en m’exposant en “mauvaise compagnie”, sans rien avoir besoin de démontrer quant à la somme de mes écrits, à la substance de mes idées, de mon corpus idéologique, de ma cosmologie, il parvient à me faire entrer, par contagion, dans la sphère des intouchables.

      Et ce qui s’est passé ensuite, c’est que plein de gens de gauche (et je ne mets pas de guillemets, ce procédé me rend dingue) ont décidé, à la suite de ce papier, que j’étais devenue infréquentable.

      Voyant la manœuvre, je me suis abstenue ces derniers mois de tout commentaire sur ce procédé on ne peut plus douteux : les potes des potes des potes de mes ennemis sont nos ennemis à tous. D’ailleurs, comment veux-tu argumenter là où la seule démonstration, c’est des histoires de fréquentations et de contagion ? Comment veux tu te défendre quand tu es apostrophée dans le titre et qu’ensuite se déroule la liste des potes des potes des potes qui te place, l’air de rien au cœur de la nébuleuse fachotte ? C’est insidieux et ça marche très bien.

    • Il reste de l’intérêt objectif du Capital de diviser les dominés entre eux. Idéalement, avec l’aide d’intellectuels jetables, de causes stériles et de procès en sorcellerie.

      Ce qu’on peut vraiment reprocher à Chouard est d’avoir voulu exister en tant qu’individu, personnaliser un discours qu’il admettait bien volontiers emprunté, et tracer ce faisant la route de son destin : les idées sont éternelles, seuls les hommes chutent. Faire chuter les hommes donne quelqu’espoir de faire oublier quelque temps les idées qu’ils se sont laissés aller à incarner, avec les encouragements des larbins du Capital.

      Intellectuels, à quoi vous sert votre nom en bas de vos propos ?

    • En psychologie, c’est un biais connu, l’association : on pense assez spontanément que parce qu’une personne est à côté d’une autre sur la photo, alors il partage sûrement son avis. C’est un mécanisme proche qu’utilise la publicité lorsqu’elle vend des baskets ou des barres chocolatées en les montrant associées à des gens populaires. Et j’imagine que c’est parce qu’on le sait confusément qu’on a tendance à fuir les gens qui « sentent le gaz », ou même ceux qui ont l’air d’être les amis de quelqu’un qui a été vu à moins d’un mètre de quelqu’un d’infréquentable. Arh. C’est une petite machine, le cerveau.

    • @monolecte

      Pardon Agnès, mais comparer l’antifascisme au maccarthysme, pour quelqu’un qui s’indigne qu’on puisse la soupçonner de ne pas être réellement « de gauche », c’est... comment dire.

      N’en jetez plus, merci, je suis au bord du suicide, là.

    • j’avais réagi comme @rastapopoulos et pas écouté jusqu’au bout. Mais oui à partir de 4:00, c’est clairement le versant qui pue du discours « national-républicain » pour ne pas dire plus :

      La pensée imposée c’est, il faudrait qu’il y ait pas de frontières. La pensée interdite c’est, il y a un degré d’immigration, une quantité d’étrangers qui fait que le corps social disparaît, devient en danger, et ça c’est une pensée qui devient interdite, on est sommé de vouloir ou d’accepter n’importe quelle immigration, mais ça c’est, je trouve ça très colonialiste. Les pays colonialistes se débrouillaient pour que leurs proies, les Etats colonisés, soient l’équivalent d’un pays dans lequel il y aurait une immense immigration multiforme ; soient ethniquement divisés, pour fabriquer cette espèce de guerre civile permanente qui permet ensuite de… qui permet pendant qu’ils sont en train de se taper sur la gueule, qui permet de les piller.

    • @Lewer : Le Front National a fait de gros progrès en communication si vous êtes convaincu de ça !
      @Fil : Dire qu’on divise les gens pour qu’ils se tapent dessus, c’est assez banal non ? On peut imaginer une pensée raciste sous-jacente, une croyance dans les frontières, dans les ethnies, les patries, etc., mais en même temps, suffisamment de gens y croient, malheureusement (à commencer par ceux qui en sont victimes), pour que ça devienne vrai.

    • Pour autant, on pourrait effectivement attendre de la part d’un intellectuel de s’interroger sur les forces à l’oeuvre derrière les migrations (ou plutôt, les désirs de migration) de notre époque. Mais pourquoi en vouloir davantage à celui-ci en particulier qu’à ce voisin sur trois dans certains villages qui votent FN ?

    • @Mona : non, enfin pas moi en tout cas. Je pense que Chouard, pour avoir échangé un peu avec lui dans des conditions curieuses (j’avais fait puis défendu sa page Wikipédia tout en étant opposé à son opinion et en ayant voté « oui » au traité machin), ne s’apparente pas à l’extrême-droite où les discours sont bourrés de clins d’œil assez précis. Je suis sûr qu’il est un peu neuneu, je vois en tout cas qu’il a plus de préjugés qu’il ne le pense, mais aussi qu’il a une sincère envie de débattre en termes d’idées et pas en termes d’appartenance à une tribu. Ses idées ne m’intéresse pas spécialement, mais je trouve bizarre de vouloir le disqualifier par principe. Bizarre et dangereux, parce que quand on décrète que quelqu’un est un facho, il finit par ne plus pouvoir parler qu’à des fachos et il le devient lui-même, poussé par la foule qui a beau jeu, ensuite, de dire « on vous l’avait bien dit ».

    • @jean_no Le disqualifier « par principe » ? Tenir un personnage public responsable des propos qu’il tient (en l’occurrence, la liste des gens que Chouard cite comme « les vrais antifas »), c’est être une méchante intolérante excluante envers Etienne qui est un gars tellement sympa et humain ? Désolée, je ne suis pas là pour être « gentille ».

      Qu’il le fasse par bêtise ou pas, à vrai dire, ce n’est pas mon problème. S’il n’est pas assez solide intellectuellement pour résister aux sirènes de l’extrême droite, il ne devrait pas s’exprimer publiquement, mais s’il le fait, qu’il assume les conséquences de ses conneries. Et je crois assez peu aux chances de le faire revenir à la raison en le ménageant. Le danger pour la gauche de laisser grenouiller en son sein ce genre de personnages me préoccupe nettement plus.

    • S’il n’est pas assez solide intellectuellement pour résister aux sirènes de (whatever, qu’importe), il ne devrait pas s’exprimer publiquement, mais s’il le fait, qu’il assume les conséquences de ses conneries.

      Parfaitement d’accord avec vous ! S’exprimer en public revient à affronter le jugement d’autrui tel qu’il est.

      Mais vous avez l’air de supposer qu’il existerait une « gauche », je suppose intellectuelle, en France. J’avoue ne pas parvenir à percevoir quels éléments vous font percevoir cela. Je n’entends guère parler de « gauche » que par opposition à une « droite » tout aussi fantômatique, à l’occasion de la distribution périodiques des prébendes, rentes et titres aux mâles blancs à moitié morts dirigeant chacune des factions.

      Mieux encore : être progressiste, c’est avoir pour camarades les petits, les exclus, les sans-grade et en aucun cas des intellectuels bien nourris comme Chouard. Si être « de gauche » est être progressiste, alors aucun français de gauche n’est le camarade de quelque intellectuel bien planqué que ce soit. Les intellectuels n’ont d’intérêt que par leur production, les concepts qu’ils proposent, la puissance des représentations qu’ils exposent : et je sais pour vous avoir lue que vous comprendrez parfaitement ce que j’essaie de dire. Mais leur personne, leur statutn restent l’un des alibis de l’exploitation, une perche tendue au travailleur pour lui dire « regarde, pour toi, c’est foutu, mais si ton fils est assez obéissant, peut-être deviendra-t-il enseignant, voire, journaliste et peut-être même éditorialiste ! »

    • @bp314 tes intellectuels ont l’air un peu simplets, parcque les questions que tu leur pose me semblent des évidences.
      Quant aux voisins du FN de certains village je ne comprend pas ta comparaison. Les voisins du village c’est pas des alliés politiques c’est pour ca qu’il y a une différence.
      Perso quant j’ai une trop grande différence idéologique avec quelqu’un je n’arrive pas à avoir des discutions. Je ne dit pas qu’on ne peut pas le faire, mais je suis assez incrédule.

      Sur Chouard, j’avais lu ces explications sur la constitution européenne et il m’avait convaincu de voter non (lui et d’autres vu sur rezo.net mais surtout lui) et j’étais intéressé par son idée de vote par tirage au sort que je trouvait une réponse intéressante aux problème d’attraction du pouvoir (cf les #pervers_narcissiques qui le convoite) mais sans m’être accorder le temps d’approfondir la question.
      Je me souviens qu’après le vote du Non à la constitution européenne Libé avait titré assimilant le Non à une victoire du FN. Ce titre m’avait bien déplut comme il se doit. Savoir que Chouard fréquente pas mal de monde au FN ou trouve de l’interêt dans ce que cet ordure de Soral peut dire par exemple. Ca me fâche. J’ai l’impression de m’être fait avoir et que Libé avait pour une fois pas si tord que ca.

    • L’idée que la « lutte des races » a été fomentée par le patronat pour neutraliser la « lutte des classes », ou que la « banlieue rouge » a été transformée en banlieue maghrebine pour neutraliser les velleités révolutionnaires des ouvriers français, c’est un peu le discours d’un Soral...
      Et effectivement Chouard me semble souvent inverser volontiers causes et conséquences, ou en tous cas postuler des liens de causalité un peu tirés par les cheveux, comme beaucoup de conspirationnistes (si un événement ou un phénomène profite au puissant, c’est qu’il en est l’instigateur).

      Il reste que pour moi je considère l’immigration économique comme une tragédie humaine sur laquelle la gauche est trop mal à l’aise pour y voir clair. Tout ça à cause de la croyance qu’être contre l’immigration économique, c’est être contre les immigrés.

      La libre-circulation des individus n’a rien à voir avec ça. Les immigrations massives sont des phénomènes qui déstabilisent des fonctionnements collectifs qui se sont construits sur plusieurs générations. Et bien entendu, la pauvreté, la misère nous attendrissent. Mais il nous fait oublier que le rêve qui anime l’immigration économique, c’est quand même le rêve capitaliste, matérialiste, consumériste. Celui qui justement dissout toutes les sociétés...

    • @mad_meg Sauf que non, Libé n’avait pas raison, parce qu’à l’époque rien ne disait que Chouard allait tourner comme ça, et le « non » avait aussi été le fait de gens sans aucun lien avec une pensée d’extrême droite...

    • Je ne connais pas tous ces « antifas » mais je note Jean Bricmont, qui est un chomskyen pur et dur (en termes de liberté d’expression) et qui a publié quelques articles dans le diplo.
      Mais la logique « les amis des amis des amis des amis de mes ennemis », ça s’arrête au bout de combien de nœuds ? La contamination de l’extrème-droite n’est pas un virus magique qui convainc celui qui accepte de discuter - à moins que son système immunitaire soit déficient, mais c’est un autre problème.

    • Désolé @mona, je jette un peu « bébé avec l’eau du bain » tu fait bien de revenir sur ce point. Je pense aussi n’avoir eu aucune pensé d’extrême droite dans ce vote et je ne dit pas ca non plus de rezo.net !
      Ce titre m’est revenu et avec les infos qu’on a depuis ca m’a fait bizarre. C’est les associations qui me sont venu pour parler de trahison idéologique.
      En tout cas tout ceci a bien rabroué mon enthousiasme à défendre l’idée du suffrage par tirage au sort. Vu que j’ai pas examiner la question en détail, je renvoyait les gens avec qui j’en parlait vers Chouard, aujourd’hui je ne le fait plus ou je me désolidarise du bonhomme en expliquant un peu selon la patience de mon interlocuteurE.

    • Et effectivement Chouard me semble souvent inverser volontiers causes et conséquences, ou en tous cas postuler des liens de causalité un peu tirés par les cheveux, comme beaucoup de conspirationnistes (si un événement ou un phénomène profite au puissant, c’est qu’il en est l’instigateur).

      Je tique plus sur sa métaphore de l’arbre qui trahit une vision erronée de ce qu’est un pays, et sans doute aussi de ce qu’est l’écosystème d’un arbre, d’ailleurs. Mais c’est une vision assez courante des choses et elle n’est certainement pas restreinte aux sympathisants du FN.

    • Et en résumé, si on revient au billet de @mona référençant l’article qui fait débat, le préambule « sabre au clair » des Morbacks Vénèrs, ça s’appelle traîner les gens dans la boue. Devra-t-on passer @monolecte à la tondeuse pour que la morale soit sauve ?
      Plus qu’une chasse aux sorcières, l’acharnement d’une certaine frange de la gauche, celle qui se dit anti-fa, ressemble depuis quelque temps aux procès qui ont initié les grandes purges staliniennes.

      Qu’il le fasse par bêtise ou pas, à vrai dire, ce n’est pas mon problème. S’il n’est pas assez solide intellectuellement pour résister aux sirènes de l’extrême droite, il ne devrait pas s’exprimer publiquement, mais s’il le fait, qu’il assume les conséquences de ses conneries. Et je crois assez peu aux chances de le faire revenir à la raison en le ménageant. Le danger pour la gauche de laisser grenouiller en son sein ce genre de personnages me préoccupe nettement plus.

      En fait on accuse Chouard d’être un interlocuteur de gens peu recommandable. Mais pourquoi sont-ils peu recommandables ? On aborde à pas feutré le problème dans cette discussion, mais j’aimerais pouvoir saisir le problème d’une manière un peu plus synthétique.
      Car lorsque vous discutez avec le commun des mortels (de gauche ça va de soi), bien peu sont au fait du débat qui agite la gauchosphère à ce sujet (les bons gauchistes antifas vs les autres). à part les évènements hypermédiatisés comme la mort de Clément Méric où chaque politique y va de sa posture pour dénoncer les affreux jojos d’extrême droite et au passage dissoudre quelques groupuscules folklorisants (j’ai vu une vidéo mettant en scène Serge Ayoub, mais c’est de la caricature, ce mec est too much, c’est un grand malade, pour le coup, c’est lui qu’on devrait envoyer au goulag).
      Tout ça pour dire que la discussion m’intéresse mais non pas pour dénoncer telle ou telle personne en fonction de ses fréquentations mais pour manier des concepts et débattre sérieusement.
      En attendant qu’on ait fini de se crêper le chignon, le capital continue à nous tailler des croupières. Alors au lieu de rêver à des Grands Soirs aux lendemains qui déchantent (la gueule de bois en prime), on ferait bien de se passionner pour un sujet qui me semble primordial, c’est la mise en place d’une assemblée constituante pour arrêter la mascarade de notre démocratie représentative. Certains y pensent :
      http://calebirri.unblog.fr/2013/05/19/en-france-nous-navons-plus-de-constitution

    • Sauf que non, Libé n’avait pas raison, parce qu’à l’époque rien ne disait que Chouard allait tourner comme ça, et le « non » avait aussi été le fait de gens sans aucun lien avec une pensée d’extrême droite...

      C’est vrai, mais parallèlement, c’est probablement à ce moment-là que ces gens là se sont rencontrés…

    • @mad_meg

      Les voisins du village c’est pas des alliés politiques c’est pour ca qu’il y a une différence.

      Allié politique ? La notion d’allié n’a pas de sens pour un travailleur, qui n’a que des camarades. Le Capital l’a bien compris : il emploie la production intrinsèquement récupérable des intellectuels sans le moins du monde s’allier à eux, de sorte à toujours pouvoir faire le tri.

      Le problème que j’exposais était : dès lors qu’on tolère chez ses voisins et parfois camarades l’expression régulière, mais non-obsessionnelle de certains préjugés, comment ne pas pareillement tolérer, quoi qu’on en pense, l’expression de préjugés similaires chez un intellectuel qu’en lisant, on a invité chez soi ? On ne le ré-invitera plus, c’est tout.

      Je fais ici uns distinction entre les professionnels de la stigmatisation, de Dieudonné à Sarkozy en passant par le Pen et Manuel Valls avec ceux qui ne consacrent qu’une fraction le plus souvent hasardeuse de leur expression à des raisonnements pour le moins spécieux. Mais de toute façon, à quoi s’attendre de la part des professionnels du raisonnement sociétal qui n’ont jamais eu d’ampoules de leur vie ?

    • Bonjour, en lisant les échanges je suis un peu étonné.
      Le problème vient des questions de filiation (politique) ou quoi ?

      Là, je ressens vraiment que c’est un débat inquiétant.
      Le droit à parler ne peut pas être réprimé parce que nous n’aimons pas les idées ou les personnes. Certes, il faut assumer sa position ; mais face à qui ?

      Je comprends la position de @Monolecte. Dans mes termes, on ne peut pas à la cours d’école et créer des petits groupes.

      D’ailleurs, @Monolecte, tu poses la base de ce bullying : « Choisir son camp ». Tu as bien vu, ce qui venait finalement.
      Ici, on n’a pas l’air de pouvoir « choisir » de camp, mais de devoir se mettre dans un camp.

    • @baroug Bah, même pas sûr. Je ne me souviens pas que les personnages cités aient été particulièrement en première ligne sur le TCE, mais je peux me tromper.

    • Je sais pas vraiment non plus, mais est ce qu’avant ça, un sujet aussi clivant avait déjà « rassemblé » (au moins sur l’attitude face à ce sujet) les gauche et droite radicales ? Maastricht peut-être ?

    • @l_etranger : effectivement la question se pose, et on peut s’inquiéter.
      @biggrizzly évoquait ironiquement les super-antifas-qui-maitrisent-la-tracabilité-des-idées sur un autre post, et j’aime bien cette expression.

      J’ai l’impression en découvrant certains débats qu’on prend son pied à se tripoter le cerveau avec la chasse aux traîtres plutôt que servir sa cause. L’hygiène idéologique, c’est bien, soyons rigoureux, mais de là à tomber dans l’hygiénisme en ostracisant un tel ou un tel car il est suspect de complaisance avec l’ennemi, c’est non seulement stérile, mais pendant ce temps, pendant qu’on utilise nos neurones pour monter des dossiers et instruire des procès d’intention, on ne progresse pas sur le terrain des idées. Démontons les gens pour leur discours, pas pour leurs fréquentations..

      Bref, préservons la gauchosphère de la #peopleisation des débats :-)

    • Ben tiens, c’est sûr que les fréquentations des gens n’ont rien à voir avec leurs idées. D’ailleurs sûrement que Meyssan est un cousin éloigné de Chouard qu’il a récemment retrouvé à un mariage.

      Je vais m’éloigner un peu de Seenthis moi, ce niveau de déni et de confusion mentale me fait légèrement flipper.

    • @Mona :

      ce niveau de déni et de confusion mentale

      Sur Chouard je ne crois pas être dans le déni et la confusion mentale, (http://seenthis.net/messages/156183#message156625) mais c’est sûr je suis bien conscient de ne pas avoir la science infuse.

      Mon propos vise justement à éviter de chercher à savoir qui était au mariage de qui pour savoir ce que je dois penser des idées d’un tel ou un tel. J’aspire juste à l’idée qu’on pourrait se concentrer sur le débat d’idées, plutôt que d’aller chercher des éléments extérieurs au débat pour étayer des interprétations. Je me fouts de savoir qui est pote avec qui à ragemag, je réagis quand je suis pas d’accord, et si y a un article avec lequel je suis d’accord, je ferai suivre, comme je relaie parfois une info ou un point de vue émanant du Figaro ou Libé.

    • @mona

      Je vais m’éloigner un peu de Seenthis moi, ce niveau de déni et de confusion mentale me fait légèrement flipper.

      Ah, non. Faut pas faire ça dès qu’on s’en prend une dans les dents. Continues.

    • mona : depuis le début tu nous trolles tous là, ce n’est pas possible autrement. Cette absence d’arguments, c’est tout à fait caractéristique de la volonté (consciente ou pas) de laisser l’autre dans le flou, de vouloir le laisser mariner.

      A part ça, oui, Internet et la discussion à bâton rompu, ce n’est pas reposant pour l’esprit, pour la méditation et la tranquillité intérieure. Et seenthis aussi, donc.

      Hier je m’étais fait une autre remarque... Que tu vas là encore trouver désespérante, évidemment. Mais peu importe. Je suis totalement conscient que je n’aurais jamais la capacité à exprimer une idée suffisamment intelligente pour obtenir autre chose qu’un haussement d’épaule de ta part. Mais je vais m’exprimer malgré tout. Et tant pis si par ce délit d’ineptie je dois encore supporter du mépris de ta part. Après tout, on ne se connait pas, on n’a pas mangé ensemble, et tout et tout... A quel type d’excuses on en est réduit pour pouvoir s’exprimer avec respect... Bref.

      Hier, je me souvenais de certains textes, lus sur des sommités de la IIIème République. La IIIème république, c’est cette période qui a été à l’origine de la loi de 1905, et de la guerre de 14, des congés payés et du colonialisme. Et les hommes politiques de l’époque étaient racistes et colonialistes. Tous, depuis que Napoléon avait rétablit l’esclavage (houuuu, le Code Civil c’est mal, c’est un despote qui l’a mis en place). Faut-il pour autant tous les mettre dans le même panier de l’extrême droite ?

      Ce n’était qu’une (modeste mais maladroite c’est certain) façon de rappeler ce que c’est que d’essayer de « relativiser ».

      Pour Chouard. Je termine. S’il fallait résumer ses idées, elles tiendraient dans sa volonté de concevoir un système de gouvernance mettant à l’abri les hommes de leurs propres turpitudes. Ce n’est pas Montesquieu ok mais quand même... (qui serait à n’en pas douter lui aussi à mettre dans le même panier, la preuve, il a mangé avec qq’un de pas gentil). Tout le reste c’est pipi d’chat, c’est « s’amuser avec la poussière »... Et quand on prétend par ailleurs avoir plus important à faire... c’est étrange... dissonance cognitive, quand tu nous tiens.

      On cherchait le moment où les extrêmes se sont retrouvés ? Ne cherchez pas trop loin. Allez juste jusqu’au CNR. Le truc que Sarkozy a démantelé et pour lequel Hollande n’a pas beaucoup plus de respect. Notre système (occidental) est nihiliste. Il écrase tout ce qui se met en travers de son chemin. D’où l’absolue illégalité, illégitimité de nos gouvernants. Et d’où, donc, cette spectaculaire convergence entre des courants réputés opposés. Relisez les textes de Lordon, Dedefensa, et de Sapir. C’est nettement plus revigorant pour l’esprit que la liste des convives aux repas de Chouard, Bricmont ou Chollet.

    • Des fois, il convient de laisser quelque peu refroidir les esprits.

      Cela fait des années que je modère du forum et je sais à quel point les discussions peuvent rapidement tourner au grand n’importe quoi, non pas parce que nous sommes collectivement cons, mais parce que nos mots ne sont pas ici habillés par notre chair, nos gestes, nos attitudes, notre regard, notre manière de hausser les épaules, de se resservir un coup de jaja et de passer à autre chose avec désinvolture dans le feu de la discussion.

      Les mots sans la chair ont l’étrange faculté de justement s’y ficher, de parfois nous faire physiquement mal. On part d’un désaccord sur un fait, une idée, une interprétation et on en arrive à se jeter des horreurs à la gueule, par clavier interposé.

      Quelque part, nous sommes tous nettement plus vulnérables derrière nos claviers qu’à piétiner du pavé tous ensemble.

      Dans la vraie vie, nous sommes tout à fait capables de n’être pas d’accord sur plein de trucs et de passer outre. Ici (et ailleurs, hein !), on peut rapidement se sentir agressé en tant que personne et répliquer de même, dans une sorte d’enchaînement assez destructeur.

      En moyenne, on arrive à partager beaucoup de chose, beaucoup de points de vue différents, d’idées, d’infos, de critiques, sans créer de scission ou sans virer à la lutte interne.

      Je pense que tout le monde ici se souvient de l’effet de malaise que nous avons tous ressenti quand nous nous sommes retrouvés face à un vrai troll de chez troll (que nous avons fini par renvoyer collectivement en Trollie !). Ce n’est pas l’esprit de la maison.

      Je pense qu’il est parfois bon de s’éloigner du clavier, le temps de dépassionner les échanges et de ne pas oublier, qu’ici en gros, nous avons un formidable espace d’échange et de coopération, qui fonctionne très bien.

      En tant que personne, j’apprécie l’ambiance générale, la qualité des échanges et des personnalités qui s’y retrouvent.

      Il peut m’arriver, comme à chacun de nous, de plus m’impliquer sur des sujets que sur d’autres, je peux me retrouver en désaccord total avec telle ou telle ligne, mais cela n’ôte rien à l’ensemble de l’œuvre collective qui s’écrit ici.

      Autrement dit, en un mot comme en cent, se charcler la gueule sur un sujet ne signifie pas s’exclure les uns les autres, se bannir et oublier tout le reste de nos productions respectives.

    • Les mots sans la chair ont l’étrange faculté de justement s’y ficher, de parfois nous faire physiquement mal. On part d’un désaccord sur un fait, une idée, une interprétation et on en arrive à se jeter des horreurs à la gueule, par clavier interposé.

      Bien résumé. Je connais des amitiés « IRL » de toujours qui ont manqué mourir sur des forums, et pour pas grand chose.

    • @monolecte
      Votre description de la liberté d’expression comme principe est magnifique est j’y souscris complètement.

      L’honneur de Seenthis est de respecter les personnes comme vous, capable manifestement d’éviter (ou de limiter) les horribles guerres de clans dont on n’a ici que les échos assourdis, heureusement.

      Sinon, il n’y a en fait qu’une seule accusation : appelons la THE accusation, ou plutôt DAS accusation.
      Il est ainsi éclairant, finalement, que vous soyez victime de DAS accusation pour un texte, qui précisément la condamne. Qui s’y frotte s’y pique.
      http://blog.monolecte.fr/post/2013/01/24/Le-retour-des-bons-Francais
      est en tout cas, un texte parfaitement sympathique.

      Et puis, il faut absolument défendre le droit d’expression des porteurs de DAS accusation, au bout d’un certain temps, il se rendront compte de l’affront qu’on leur fait ainsi.


  • Petite mise au point en forme de coup de gueule. La colère est-elle mauvaise conseillère ? Pas toujours.

    Pour la défense d’Etienne Chouard | Le blog de SuperNo
    http://www.superno.com/blog/2013/05/pour-la-defense-detienne-chouard

    Non, il n’y a pas besoin de théorie du complot pour expliquer le monde. Il suffit de le regarder en face. Chacun défend ses intérêts, et ceux qui sont à la fois les plus puissants et les plus dépourvus de complexes imposent leurs priorités. Et à ce jeu, c’est toujours le peuple qui trinque.

    De même, je crois que les bêtises que j’écris ici depuis plus de 6 ans suffisent à démontrer que je ne suis ni raciste, ni homophobe, ni supporter du FHaine. Et celui qui osera insinuer qu’en tant qu’admirateur d’Etienne Chouard je puisse être “fasciste” prendra le risque de tâter de mon 46 fillette (étant aussi pacifiste, c’est le maximum raisonnable de violence dont j’accepte de faire preuve).

    • @frederic : non, ce n’est pas ce que je retiens. Il prétend avoir trouvé intéressantes certaines idées, propositions mises en lien sur le Net (twitter d’après moi) mais il ajoute aussi ceci :

      Contrairement au journalistes des chaînes d’info, je ne vais pas commenter la vie et l’œuvre de gens dont je vois le nom pour la première fois, et qui figurent dans ce tableau. Il reste néanmoins le plus pénible : les gens qui figurent dans la case grisée en haut à droite. Je précise que je ne les connais pas. Mais que je connais (un peu) moins mal l’organisation à laquelle l’auteur du tableau les rattache : Egalité et réconciliation. J’ai beau pouvoir me montrer compréhensif envers des gens dont je ne partage pas toutes les idées, là c’est un tel gloubiboulga idéologique que j’ai du mal à y retrouver mes petits. Le parcours du gourou et fondateur de ce site, Alain Soral, donne à lui seul le tournis. Il a été entre beaucoup d’autres choses punk puis animateur télé, communiste puis FHaine… Son site est illustré du portrait de Chavez. Et sur sa page de présentation, à côté d’un lien vers un discours de Le Pen (ultralibéral) écrit par Soral (antilibéral, va comprendre…)
      “rassembler les citoyens qui font de la Nation le cadre déterminant de l’action politique et de la politique sociale un fondement de la Fraternité, composante essentielle de l’unité nationale.” Cette manière de faire voisiner “nationalisme” et “socialisme” est-elle innocente ? J’ai un doute.

      Je pense que c’est suffisamment éclairant. Et je pense avec une forte conviction que Chouard n’a rien à voir avec cette mouvance « national-socialiste » pas plus que Chomsky n’avait à voir avec le négationnisme d’un Robert Faurisson.
      Maintenant, nous vivons dans une époque troublée où les systèmes de valeurs sont devenus poreux et tout comme vous, je reste vigilant ce qui est plutôt une qualité, vous en conviendrez.

    • Mouais, enfin Soral c’est un exemple parmi d’autres parce que cet article est un morceau d’anthologie, parce que parler du portrait de Chavez et de « vidéos » de Le Pen, c’est oublier un peu vite toutes les vidéos de Soral himself où il dégueule son antisémitisme... mais bon comme l’auteur l’écrit Soral « pas de quoi fouetter un chat », hein...
      La méthode est simple comme on peut pas nier les fleurs envoyer par Chouard à tous ces zélés antisémites, racistes, conspirationnistes, on cherche à adoucir leurs turpitudes ;)


  • Alerte antifasciste : Étienne Chouard invité à des rencontres écologistes et alternatives à Die les 2 et 3 février
    https://rebellyon.info/Alerte-antifasciste-Etienne.html

    Les 2 et 3 février prochains le festival « Les utopies en marche », qui se déroule à Die dans la Drôme, recevra Etienne #Chouard. L’homme est connu à gauche pour son opposition au Traité Européen en 2005. Mais, sous ses discours alléchants sur le système démocratique, se cache un idéologue qui n’hésite pas à faire régulièrement la promotion des thèses les plus nauséabondes, y compris #négationnistes. Petits éclaircissements et grosse synthèse sur ce spécialiste de la #confusion qui réussit à berner beaucoup de monde.


  • Gloubi-boulga intellectuel : Reflets
    http://reflets.info/gloubi-boulga-intellectuel-2

    Il nous apparait impossible de chercher une idée valable chez quelqu’un qui valide implicitement celles de gens parfaitement infréquentables en les côtoyant. En d’autres termes, lorsque Etienne Chouard trouve qu’il y a de bonnes idées chez Alain Soral ou chez Faurisson, il leur offre une sorte de virginité, un transfert de notoriété qui nous semble inacceptable.

    #Chouard


  • Bon, ben puisque Chouard ne répond pas, parlons de son blog
    http://reflets.info/bon-ben-puisque-chouard-ne-repond-pas-parlons-de-son-blog

    C’est vrai qu’accuser Etienne Chouard d’être porteur d’idées d’extrême droite est vraiment dégueulasse. Il suffit d’aller sur son blog pour vérifier, que franchement, on est loin du compte. Par exemple, ce post d’Etienne, d’avril 2012 , d’une vidéo d’un charmant vieil américain qui développe des théories passionnantes sur l’extermination des juifs par les nazis, qui en [...]

    • @michelle Une critique est forcément commanditée ou formentée.
      T’en a d’autre des conneries comme ça ?

      Il n’est nullement fais mention que Chouard est d’extrème droite, simplement certains de ses soutiens s’en affichent clairement et poster des vidéos révisionnistes sur son blog appelle forcément à s’interroger. Une lettre ouverte lui a été adressée, il est libre de répondre. C’est pas comme si Reflets cherchait pas à instaurer un dialogue.

    • @michelle Je mise dix coppecs que tu es une militante du front de gauche.

      Bref... Allez dis moi où il est fait mention de Chouard faisant partie du FN.

      Arrête de nier l’existence d’une extrème droite hors du FN, c’est indécent de candeur et de puanteur à la fois.

      Et pas de soucis pour la gauche qui trempe dans le nazisme, je suis pas sectaire.

      Mais bordel, plutôt que de sucer la teub à Chouard faudrait peut-être que les gens acceptent de remettre certaines choses en question. Pas les balayer, nonon, juste accepter de se poser des questions (ou accepter que d’autres s’en posent.

      Pour finir Reflets n’est pas un journal de gauche, ni de droite, ni d’extrème droite, ni d’extrème gauche. Ouioui on est pas obligé de rejoindre une aile de l’assemblée pour avoir une opinion...


  • Lettre ouverte à Etienne Chouard | Yovan Menkevick
    http://reflets.info/lettre-ouverte-a-etienne-chouard

    Cher Etienne, je suis désolé des clameurs plus ou moins violentes et angoissantes qui résonnent à l’énoncé de ton nom et surtout suite aux critiques à l’égard de ta personne. Clameurs qui résultent d’un article suivi d’échanges plus ou moins agressifs sur un journal satirique en ligne, le bien-nommé Reflets. Mais je m’égare, ce n’est [...]



  • La Cause des Causes. Étienne Chouard veut faire passer Le Message
    http://neosting.net/actualite/la-cause-des-causes-etienne-chouard-le-message.html

    Et si nos représentants devenaient nos serviteurs et non pas nos maîtres ? Étienne Chouard continue sur sa lancée et rage auprès de ceux qui veulent l’entendre ses convictions. Cet enseignant est un homme du savoir, que l’on pourra même définir comme un philosophe des temps ...

    #causes #constitution #democratie #etienne-chouard #tirage-au-sort

    http://images.neosting.net/2012/08/20120829-01-635x437-0a4-268x185.jpg


  • Etienne Chouard n’est pas mort, il soigne les orphelins du « non »
    http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/03/26/etienne-chouard-nest-pas-mort-il-soigne-les-orphelins-du-non-230208
    http://www.rue89.com/sites/news/files/assets/image/2012/03/chouardbibli.jpg

    Les riches ! Chouard y revient toujours. « L’histoire de la République, c’est celle du gouvernement par les riches pour les riches », répète-t-il. « Qu’est-ce qu’ils se sont goinfrés depuis 200 ans, les Versaillais ! »

    Il pense que « l’argent gouverne tout », que « l’élection met toujours Goldman Sachs au pouvoir ». La preuve ? « Les grandes avancées ont toujours été portées par la grève générale, jamais par l’élection. »


  • Je suis à peu près certain que je viens de voir Sarkozy annoncer en direct à la téloche que la consultation de certains contenus sur l’internet serait désormais punie pénalement.

    On a le droit de ne pas être d’accord ? (Ils vont mettre les prestataires d’Hadopi sur le coup ? Ou rapatrier les outils utilisés fournis par la France à Khadafi ? La liste des contenus interdits, on peut la récupérer où ?)

    • Et voilà le travail (le titre de la dépêche sur le Figaro est évidemment totalement fausse) :
      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/03/22/97001-20120322FILWWW00552-sarkozy-veut-des-mesures-pour-reprimer-l-apologie

      « Désormais, toute personne qui consultera des sites internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la violence sera punie pénalement », a dit le chef de l’Etat.

      Attends, y’a mieux !

      « Toute personne se rendant à l’étranger pour y suivre des travaux d’endoctrinement à des idéologies conduisant au terrorisme sera puni pénalement », a-t-il aussi annoncé.

      Et d’ajouter : « la propagation et l’apologie d’idéologies extrémistes seront réprimées par un délit figurant au code pénal, avec les moyens qui sont déjà ceux de la lutte antiterroriste ».

      L’endoctrinement à des idéologies conduisant au terrorisme ? Sérieux ? L’apologie d’idéologies extrémistes ? Vraiment ? (Guéant, ça compte pas.) Bon sang, Étienne Chouard va se retrouver à Guantanamo, à ce train.


  • Pour discréditer ceux qui cherchent les vrais moyens de sortir de la crise, traitez-les d’antisémites !

    Alain Beitone a donc publié sa prose dans “Le Monde” qui mérite plus que jamais son sobriquet de “Quotidien Vespéral des Marchés”. Je vous laisse lire ce salmigondis d’inepties, ainsi que la réponse immédiate d’Étienne Chouard (autre professeur d’économie, toute règle étant confirmée par des exceptions !). J’imagine que sa tension est montée à 47 quand il a lu ça, et les réponses circonstanciées qu’il a faites dans ce document sont parfaites.

    Je veux juste ajouter quelques grains de sel.

    D’abord la démarche de Monsieur Beitone est parfaitement détestable. Il disqualifie d’emblée nos idées avant même de les énoncer, les traitant de “rumeurs”, et prétendant (faussement, de surcroît) qu’elles proviendraient de l’extrême droite, et plus précisément d’Alain Soral et de Marine Le Pen.

    D’une part il est clair que le Front National, un peu comme une pie voleuse, récupère des trucs de bric et de broc pour y faire son nid. D’autre part, si Marine Le Pen constate, un jour d’été, qu’il fait beau ou alors qu’il y a de plus en plus de monde à Pôle Emploi ou aux Restos du Cœur, faudrait-il disqualifier comme fascistes et antisémites tous ceux qui ne font que constater des évidences ?

    Il a néanmoins raison sur un point. Il ne faut pas donner de bâtons pour se faire battre. Je trouve par exemple contre-productif d’appeler la loi du 3 janvier 1973 “Loi Pompidou-Giscard-Rothschild”, voire carrément “Loi Rothschild”. Les pitres qui défendent cette loi contre toute évidence ont alors beau jeu de nous discréditer.

    C’est d’autant plus idiot que l’antisémitisme est en France un phénomène marginal. Même les électeurs du FHaine ne sont plus obnubilés par le sujet. Mais on parle toujours bien plus d’antisémitisme que du racisme ordinaire, dont l’exemple vient pourtant de tout en haut de l’État, et qui lui est généralisé.

    Bref. Si comme le souligne Etienne Chouard, Pompidou a bien fait partie de la direction de la banque Rothschild et se trouvait donc en position de conflit d’intérêt, à ma connaissance il n’y a pas de preuve que la banque Rothschild soit intervenue dans l’élaboration de cette loi. Si je me trompe, merci de me le prouver ! On a néanmoins le droit de s’interroger sur les raisons qui ont poussé les politiciens de l’époque à nous trahir ainsi. Comment ne pas penser à de la corruption ?

    La loi de 1973 n’a pas besoin du nom de Rothschild. La saloperie de sa substance se suffit à elle-même : c’est un sabordage, une trahison, un suicide financier. Point d’antisémitisme là-dedans, un simple constat, accablant.

    L’essentiel de l’argumentation du sieur Beitone tient dans le fait que la “loi de 1973” n’existe plus depuis 1994, et que par conséquent, tous ceux qui en parlent sont forcément des ignares et des bouffons. La belle blague ! Comme Etienne Chouard le précise, cette saleté a été généralisée à l’Europe par le traité de Maastricht (article 104) puis celui de Lisbonne (article 123). Le sabordage initial se poursuit donc, il a simplement changé de nom…

    http://www.superno.com/blog/2011/12/pour-discrediter-ceux-qui-cherchent-les-vrais-moyens-de-sortir-de-la-crise-


  • Les assos pour l’environnement se font entuber en douce | Rue89
    http://www.rue89.com/corinne-lepage/2011/07/19/les-assos-pour-lenvironnement-se-font-entuber-en-douce-214879

    Pour pouvoir participer, une association devra désormais compter au moins 2 000 adhérents. Quant aux associations d’utilité publique, elles devraient exercer leur action sur la moitié des régions au moins, et disposer d’un minimum de 5 000 donateurs, pour pouvoir se faire entendre.

    Les seuls organismes ayant le droit de le faire entendre leur voix sur les politiques environnementales sont des organismes publics au sein desquels seules ces grandes associations ont le droit d’être représentées. De plus, l’Etat s’octroie le droit de vérifier les conditions de financement des associations pour s’assurer « de leur indépendance ».


  • Interview de Franck Ghitalla et Guilhem Fouetillou
    http://www.netpolitique.net/?q=node/768

    Vieux ; ça date du référendum sur le #TCE

    Les autorités sur #Internet, les ressources auxquelles se réfèrent le plus les acteurs du débat laissent une large part aux représentants de la société civile et aux #sites #militants ou #médias « #alternatifs » (par opposition aux grands médias (journaux, radio, télévision). On retrouve ainsi le site #rezo.net ou celui d’#acrimed dans le peloton de tête des autorités en compagnie de libération ou du nouvel observateur, de même des textes rédigés par de parfaits inconnus avant la campagne se sont hissés parmi les sites les plus visités et les plus repris, on pense par exemple au site d’Etienne Chouard ou à celui de Thibault de la Hosseraye

    Université de technologie de Compiègne (UTC)