person:eva joly

  • Victimes DE, mais pas « victimes par définition » | A dire d’elles
    http://sandrine70.wordpress.com/2013/05/10/victimes-de-mais-pas-victimes-par-definition

    "Comme tous les systèmes qui acceptent les inégalités, l’ordre néolibéral déteste les victimes. Parler d’un être humain sans défense, d’un être vulnérable, suppose en effet la nécessité d’une société juste et le besoin d’une protection sociale. Rendre tabou la notion de victime est une étape pour légitimer le fossé entre les classes sociales et les sexes. Ce procédé exige deux phases. D’abord, il faut affirmer que la victime est, par définition, une personne faible, passive et impuissante. Puisque les personnes vulnérables se battent malgré tout et développent de nombreuses stratégies pour maîtriser la situation, « on découvre » que l’idée qu’on s’est faite de la victime est inexacte. La personne vulnérable n’était pas passive, bien au contraire. Donc, nous dit-on, il faut abolir la notion de victime. En conséquence, nous devons accepter l’ordre social – la prostitution, la société de classes, les inégalités – si nous ne voulons pas étiqueter des gens comme des êtres passifs et impuissants".

    #victime

    • Aïe juste au moment où je disais à madmeg que je ne l’embeterais plus avec mes débats, paf, on exhume ce sujet qui me passionne, avec un billet qui me fait forcement réagir.. :-)

      Autant je suis d’accord avec le passage cité ici de Kajsa Ekis Ekman - l’ordre néolibéral répète à loisir avec une mauvaise foi détestable que tout ce qui s’oppose aux inégalités ne serait qu’ « assistanat » et négation de l’individu - , autant le reste du propos de Sandrine70 m’embrouille.

      Donc, elles sont victimes DE, et c’est des traumatismes subis qu’il faut les soigner, c’est pour les conséquences matérielles qui en découlent qu’il faut les aider. Pas parce qu’elles « seraient » des victimes. Elles sont des individues, dont une caractéristique -parmi d’autres- même si elle prend beaucoup de place dans leur vie en raison des explications données ci-dessus est d’avoir été victime DE. Pourtant, la société dans son discours insiste à les enfermer dans ce statut. C’est une façon d’en faire les responsables de ce qui serait un « état de fait ».

      Je suis d’accord avec son raisonnement...
      Et justement j’en arrive à une conclusion opposée sur la prostitution.
      Etre victime d’un viol, c’est être la victime d’un violeur. Ce n’est pas comme être victime aléatoire de la foudre contre laquelle on est impuissant et contre laquelle on peut se montrer fataliste.
      Donc je suis à fond d’accord pour dire que le mot « victime » dissocié de la notion de coupable ne veut rien dire.
      Et c’est pour ça que dans l’absolu je trouve que la prohibition de la prostitution ne peut être que temporaire.
      Comme une mesure d’urgence éventuellement, mais pas pérenne.
      Cela me fait penser aux histoires de « couvre-feu » pour les mineurs dans certaines villes le soir. Pour protéger des victimes potentielles, on va instaurer une loi certes assez efficace sans doute, pleine de bon sens, mais extrêmement rigide, répressive et déresponsabilisante pour tout le monde. On invente un délit, être dehors après 22h, pour empêcher d’autres délits plus difficiles à détecter et bloquer. C’est un gros aveu d’impuissance, de fatalisme et de renoncement face aux auteurs effectifs de vrais délits.
      Ici on va faire d’une relation sexuelle associée à une transaction financière entre adultes un délit, pour éviter d’avoir à s’attaquer aux vrais délits d’agression et de prédation des hommes sur les femmes (abus de faiblesse, proxénétisme..).
      Que se passera-t-il quand, malgré la prohibition, une prostituée clandestine se fera égorger ? Elle sera juste un peu moins victime, et surtout le mec ne sera plus du tout coupable, car il ne sera plus vraiment question de sexisme, mais de violence entre deux hors-la-loi.

      Pour moi, on devrait plutôt envisager une « normalisation » de la prostitution, en rebondissant sur le choc de « transparence » du père François.

      Ok braves gens, vous voulez du sexe tarifé ? Une activité marchande comme une autre ? Fort bien, assumez alors. Assumez vis à vis de vos épouses, vos gosses, vos parents et vos oncles et tantes. Ils pourront être informés
      Toute transaction ayant une incidence sociale devrait apparaître sur un registre consultable par chacun. C’est à ce prix qu’on pourra prétendre à une vraie responsabilité du consommateur. Dans que le droit au secret de la vie privée lui donnera le droit de se comporter de façon socialement irresponsable, on ne pourra rien attendre des individus.

      C’est d’ailleurs à peu près ce que disait Eva Joly suite à l’affaire Cahuzac, en parlant de l’exemple de la Norvège.
      Interdire, ça déresponsabilise. Et donc ça déculpabilise, car un coupable irresponsable n’est plus vraiment coupable.
      Obliger à assumer ses actes, ça c’est responsabilisant. Et je peux vous dire que ça en calmerait plus d’un...

      Pour moi, le meilleur contrôle public, c’est la transparence, le fait que les citoyens puissent consulter les déclarations de revenus. En Norvège, vous tapez mon nom, comme celui de n’importe quel citoyen, vous saurez tout. Si je troque mon kayak pour un yacht alors que je déclare gagner quelques milliers d’euros par mois, j’aurai un contrôle. Toute la lutte contre le blanchiment est basée sur ce qu’on appelle les « messages » que donne le train de vie.

      http://www.telerama.fr/idees/trois-regards-sur-l-apres-cahuzac-pour-sortir-de-la-crise-democratique,9639

    • entre deux hors-la-loi

      Gnih ? Ya un truc que tu as pas dû pigé, parce que dans l’abolitionnisme il n’a jamais été question que la prostituée soit hors-la-loi. Seulement les proxénètes et les clients : donc uniquement les coupables justement. Donc ça responsabiliserait forcément les « consommateurs » de pute, puisque pris la main dans le sac, ils seraient à la fois punis pour ça et leur famille serait au courant.

    • @petit_ecran
      Il y a pas mal de choses qui me chiffonne dans ton raisonement. Je ne comprend pas comment tu passe de « la foudre » a « la prostitution ».
      Pourquoi la prohibition de la prostitution serait forcément temporaire ?
      Pourquoi la fait qu’il y ait un « auteurE » plutôt que pas changerait la nature du problème ?
      Ta comparaison avec le couvre feu me semble aussi étrange. Un couvre feu est une atteinte a la liberté, la prohibition de la prostitution non, le droit d’exploiter la misère d’autrui n’est pas une liberté individuelle que le collectif devrait favorisé, bien au contraire, rien a voire avec la liberté de se déplacer dans l’espace publique. Pour ton choix de vocabulaire je tique aussi sur « sexe tarifé » que je remplacerait par « domination tarifé » et n’utiliserait pas non plus le mot « consommateur » pour parler du client prostitueur et cela justement parcequ’il ne s’agit pas de marchandise mais d’humainEs. L’idée du fichier publique je suis pas fana non plus, ça fait un peu lynchage.

    • @Rastapopoulos : le fait est que dans la clandestinité, la femme qui se prostitue sera toujours plus vulnérable que le client prostituteur, et à moins d’espérer une grande efficacité de la répression des flagrant délits, la plupart du temps le client malveillant sera loin quand un délit sera constaté. Les pouvoirs publics mettront-ils autant d’entrain à rechercher le coupable que si la victime avait été pharmacienne ?

      @mad_meg :
      Pour la foudre :
      – on pourra toujours être victime de la foudre par temps d’orage, quel que soit notre degré de civilisation. C’est une fatalité.
      – par contre j’ai l’espoir qu’un jour on saura apprendre aux mâles à rejeter leurs pulsions de prédation sexuelle (acquises ou innées, peu importe) et qu’on arrêtera de dire que les femmes peuvent être victimes de viol en se promenant la nuit comme on peut être victime de la foudre par temps d’orage.

      C’est parce que je refuse la fatalité de la prédation masculine sur le corps des femmes, couplée à la vulnérabilité matérielle et psychologique des femmes, que je vois l’interdiction de la prostitution comme impérativement temporaire. Je m’explique : faire de la prostitution un délit pour lutter contre les vrais délits auxquels la prostitution est souvent associée (abus de faiblesse, proxénétisme) est un aveu d’impuissance à long terme. C’est comme instaurer un couvre-feu pour les mineurs en expliquant qu’un mineur qui traîne la nuit dehors commet un délit car il va forcément impliquer d’autres délits dont il sera la première victime. On lui interdit cette activité là pour son bien.
      C’est ce qui me gêne dans l’interdiction de la prostitution. On veut interdire à la femme de se prostituer, pour son « bien ». Même si je suis d’accord pour dire que 99,9% des femmes qui se prostituent ne font pas cette activité par choix et que les 0,1% restant sont sans doute manipulées par leurs addictions, leur dépendances ou leurs macs, l’idée même de décréter une interdiction définitive qui outrepasse le libre-arbitre d’individus humains pour « leur bien » me tord les boyaux.
      On diverge sans doute uniquement sur l’hypothèse qu’il puisse exister des femmes qui veuillent se prostituer en leur âme et conscience, hypothèse que tu écartes quand tu écris : « Un couvre feu est une atteinte a la liberté, la prohibition de la prostitution non »,

      Sinon quand tu dis « le droit d’exploiter la misère d’autrui n’est pas une liberté individuelle que le collectif devrait favoriser », je suis d’accord avec toi, mais je ne suis pas d’accord avec l’idée que ne pas interdire la prostitution favoriserait « le droit d’exploiter la misère d’autrui » . Exploiter la misère d’autrui, selon moi, la loi l’interdit déjà, mais on ne sait pas la faire appliquer, car le capitalisme repose là dessus. On rit de voir Sarko inquiété pour avoir récupérer des liasses chez une mamie gâteuse pleine aux as, mais dans le même temps on tolère que des familles vulnérables se fassent dépouiller par des crédits à la consommation. Ce n’est pas spécifique à la prostitution. Interdire la prostitution ne résoudrait qu’une partie de ces cas d’exploitation, et pourrait faire croire que le reste est admissible.

      Voilà pourquoi je ne peux envisager que la prohibition que de façon temporaire, dans une situation d’urgence, pour aider les personnes en danger. Ce n’est pas un objectif cible acceptable à long terme. J’espère qu’un jour les femmes pourront faire ce qu’elle veulent de leur cul, le laisser en paix ou gagner du pognon avec si y a encore des pigeons pour leur en donner, sans qu’une loi leur dise ce qu’elles ont le droit de faire ou non avec leur corps, quel don de leur personne est moralement acceptable, quel don ne l’est pas.
      Tant que des lois comportementales seront là pour protéger des individus, ce sera forcément des lois paternalistes qui infantiliseront ces individus. Des lois qui traitent ces individus en victimes, et non en « victimes de ».

      Je rêve plus d’une société d’adultes libres et responsables en capacité et en obligation d’assumer leurs actes, où les lois essentielles sont déjà appliquées et ne laissent aucun recours au lynchage...


  • #esclavage en #France et en #Europe, entre oubli et célébration
    http://fr.myeurop.info/2013/05/10/esclavage-en-france-et-en-europe-entre-oubli-et-celebration-8492

    Ludovic Clerima

    La commémoration de l’esclavage ne doit pas se limiter à la France, la Suède et l’Angleterre, estiment les #eurodéputés #Eva_Joly Jean-Jacob Bicep. Ils souhaitent l’étendre à tous les pays de l’#UE. Reste à savoir ce que l’on commémore : le passé colonial ou l’esclavage moderne.

    La (...)

    #INFO #Politique #Cran #traite_négrière


  • Il est temps d’appeler les choses par leur nom :
    L’Etat est désormais une banale entreprise comme une autre.
    Propriété des capitalistes.
    Les citoyens-collaborateurs ont toujours le droit de vote pour élire leur président-PDG, mais le dit président ne doit rendre des comptes qu’à ses actionnaires, ses créanciers du système financier privé, autrement dit les capitalistes.

    Il semblerait que la gauche altermondialiste se soit endormie sur ses lauriers en assistant avec satisfaction au début de la démondialisation. Elle va devoir réactualiser ses slogans. Passer de « Le monde n’est pas un marchandise » à « Le monde n’est pas une entreprise »

    cf interview Luc Boltanski :
    http://www.telerama.fr/idees/trois-regards-sur-l-apres-cahuzac-pour-sortir-de-la-crise-democratique,9639

    Après la Seconde Guerre mondiale, une sorte de compromis avait été passé entre l’Etat et les grandes firmes capitalistes. Au premier, le soin d’assurer les conditions de reproduction de la force de travail — l’éducation, la santé, etc. — et le développement des infrastructures. Aux secondes, la responsabilité de payer l’impôt nécessaire à leur financement. Quand le capitalisme européen entre en crise, dans les années 1960-1970, de nouvelles voies sont explorées par les multina­tionales pour surmonter cette dernière et se soustraire aux contrôles étatiques, en réorganisant les modes de production, en développant des activités financières dérégulées et en transférant des capitaux dans des paradis fiscaux. Mais l’Etat, pour faire face à des dépenses sociales accrues par un chômage devenu endémique, a dû emprunter sur le marché des capitaux. Ce qui l’a rendu tributaire du capitalisme et a sapé un de ses principaux appuis idéologiques : le principe de sa souveraineté. Les marchés financiers et les agences de notation prenaient en effet le dessus sur un pouvoir que les dirigeants politiques devaient, pourtant, à leurs mandats électoraux.

    #Boltanski explique pourquoi la critique est devenue inaudible, résignée. En cause : la « tyrannie de la réalité », chère à @mona Chollet.

    dans le dernier tiers du XXe siècle s’est mis en place un mode de gouvernement « gestionnaire ». Des techniques de contrôle et de management venues de l’entreprise ont été étendues à la sphère publique — école, culture, santé —, puis appliquées à la gestion de l’Etat. Bien qu’il se dise compatible avec la démocratie, ce mode de gouvernement limite le rôle de la critique et, avec elle, de la politique. Les mesures prises sont en effet présentées comme si elles étaient dictées par des forces extérieures, quasi naturelles. La référence à une « nécessité » — « nous n’avons pas d’autres choix » — constitue l’instrument idéologique principal de ce mode de gestion, et la capacité des dirigeants à faire face à cette nécessité, c’est-à-dire à s’y plier, devient la vertu politique par excellence.

    Selon moi, dans notre passivité, il y a enfin une résignation, que tout ça était inéluctable.
    Comme si on avait intégré la #capitulation, sans la conscientiser réellement. On assiste à l’aboutissement d’un processus de 30 ans. Ce processus avait démarré en 1983 en France, quand Mitterand a cédé face à Reagan et Thatcher. Il a pris de l’ampleur en 1989 avec la chute du mur de Berlin, et la traduction politique européenne du triomphe capitaliste néolibéralisé en 1992 : le traité de Maastricht. Et depuis, on déroule les "réformes"pour démanteler l’Etat et le vendre à la découpe aux capitalistes.

    #privatisation #désétatisation #capitalisme


  • #Eva_Joly

    Les trois leçons de l’affaire #Cahuzac - Libération
    http://mobile.liberation.fr/politiques/2013/03/21/les-trois-lecons-de-l-affaire-cahuzac_890320

    C’est la deuxième leçon de l’affaire Cahuzac. La bombe à fragmentation du « Tous pourri » est dégoupillée. L’arrivée de la gauche au pouvoir n’aura pas permis de réduire la distance entre le peuple et ses représentants. La crise démocratique s’accentue. Nous sommes en train d’échouer à mettre en place la république exemplaire que des millions de femmes et d’hommes attendent. Ceux qui prétendent que ce chantier n’est pas urgent ne comprennent rien à la période. La question de la réforme démocratique de notre république est l’épicentre de la crise que nous traversons. Le succès transalpin de Beppe Grillo devrait suffire à alerter. Le discrédit de la classe politique ouvre la porte à toutes les aventures.

    J’ajoute qu’il n’est pas certain qu’en France le ras-le-bol choisisse un amuseur pour s’incarner. Le cocktail composé par le choix d’une politique d’austérité qui ne dit pas son nom et le délitement du lien de confiance entre le peuple et ses politiques est explosif. Il rend possible la régression vers des formes de populisme autoritaire appuyée sur le triptyque souffrance sociale - dénonciation des élites - repli antieuropéen.

    (…)

    Monsieur le Président, il est encore temps de s’attaquer à la finance. Chaque hésitation est une concession faite à un adversaire qui, s’il n’a pas de visage, a une feuille de route claire : la mise sous tutelle du pouvoir politique au bénéfice exclusif de ses intérêts propres. La gauche au pouvoir ne peut se laisser faire. Sinon, l’histoire retiendra que, faute de s’être attaqué au pouvoir de l’argent, la gauche française a raté l’occasion d’engager un autre avenir pour ceux qui, en France et en Europe, attendaient autre chose qu’une politique d’austérité comme réponse à la crise.

    • Eva Joly fait le choix d’ignorer ce qu’aucun électeur n’a oublié : Bercy, comme ses principaux homologues européens, dispose d’une liste de trois mille noms d’évadés fiscaux transmise par le dénommé Falciani.

      Ni l’UMP, ni le PS, ni l’administration dont c’est pourtant le devoir n’ont transmis cette liste à la justice.

      En choisissant d’ignorer ce point qu’elle ne peut ignorer, Eva Joly se rend complice de ceux qu’elle prétend dénoncer. De la cassette Méry à la liste Falciani, c’est bien joli de parler de présomption d’innocence quand l’administration fiscale couverte par le pouvoir politique séquestre hors de la vue de la justice les preuves qu’on lui transmet en l’assumant publiquement.

      Et sans même parler de cette liste, Bercy arrange chaque année des dizaines de dossiers fiscaux hors de la vue de la justice. En son temps, l’UMP a même proposé la (scandaleuse) régularisation sans frais que manifestement Cahuzac a refusé.

      C’est depuis toujours que l’administration fiscale et pas la justice gère les questions d’évasion fiscale, du moins, pour l’élite française, à laquelle appartient manifestement tant Mr Cahuzac que les trois mille noms de la liste Falciani. Que Madame Joly, qui fût juge, n’essaie pas de nous faire croire qu’elle l’ignore. Et qu’elle ne vienne pas invoquer les principes de l’état de droit dans un contexte dans lequel il n’est JAMAIS appliqué, comme le savent tous les juges.

    • « Eva Joly fait le choix d’ignorer ce qu’aucun électeur n’a oublié »

      je ne suis absolument pas d’accord ! Ils sont où ces électeurs ?

      Franchement, c’est la seule personne du paysage politique à avoir mis la question de la corruption au centre de son discours, et les électeurs sont tellement sensibles à la question qu’elle s’est prise une formidable rouste aux élections. Les électeurs ne comprennent rien. Dans la grande confusion panurgéenne, la plupart se tourne vers Marine le Pen.
      Je ne suis pas un fan inconditionnel d’Eva Joly, mais je réclame quand même un peu d’honnêteté intellectuelle à son égard...

    • Euh, tu as lu son texte @bp314 ?

      Il doit enfin prendre à bras-le-corps la question de la lutte contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux, et ne pas s’en tenir à une réforme bancaire d’une faiblesse coupable.

      Par ailleurs, que je sache HSBC n’est pas UBS. Même si elle se situe assez nettement au dessus des (nombreuses) pistes possibles mais interpelle au niveau politique.

      Enfin, appeler un juge à ne pas respecter l’état de droit, désolé, ça ne peut pas passer…


  • Eva Joly appelle l’élue soupçonnée de blanchiment à la démission - Libération
    http://www.liberation.fr/politiques/2012/10/15/la-droite-parisienne-appelle-l-elue-soupconnee-de-blanchiment-a-la-demiss

    Eva Joly appelle l’élue soupçonnée de blanchiment à la démission
    15 octobre 2012 à 16:55 (Mis à jour : 17:38)

    La Juge, le maire ( Delanoé) et tous les autres de gauche et de droite s’en donnent à coeur joie. Flinguer à bout portant : ils aiment ça.



  • #Eva_Joly se lance dans une carrière d’illusionniste : Actualités du droit
    http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2012/06/30/eva-joly-se-lance-dans-une-carriere-d-illusionn

    Cette invention des tribunaux d’opinion date de l’époque où il n’existait aucun système juridique international capable de sanctionner les violations du droit. Alors, on créait une belle asso, on lui donnait le nom de tribunal, et au lieu de tenir un congrès, on organisait un simili procès, comme une pièce de théâtre. Avec de bons relais médiatiques, ça pouvait avoir un impact sur l’opinion.

    Tout le problème est que désormais on dispose de règles efficaces en droit international, et les relativiser pour préférer des tribunaux de bazar est une faute. Le système a encore plein de défauts et d’insuffisances,… mais la principale faiblesse est que les groupes militants n’ont pas encore compris tout ce que pouvaient apporter les outils actuels du droit. Ce droit est mésestimé, voire honni, car ressenti comme lié à la mondialisation, alors qu’il est d’une efficacité remarquable dès que l’on s’en sert, non pour faire de beaux discours, mais en soumettant aux tribunaux des bases factuelles sérieuses assises sur les techniques actuelles du contentieux.

    #droit #écologie



  • Vote des Français de l’étranger : la gauche en tête dans 7 circonscriptions - Elections législatives : LaDépêche.fr
    http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/04/1369250-vote-des-francais-de-l-etranger-la-gauche-en-tete-dans-7-circonscr

    Les Français de l’étranger ont voté le week-end dernier dans les urnes et la semaine dernière par internet. La Commission électorale se réunit ce lundi pour procéder au recensement général des votes de chacune des onze circonscriptions.

    on dévoile les résultats afin de donner une chance à la droite de se rattraper, ce dimanche, en France ?

    #législatives


  • Le discour de Requine la haine est-il crédible ?

    http://itele.owni.fr/#!/candidat/marine-le-pen

    Il suffit de se rendre sur le Véritomètre 2012, le discours politique passé au vérificateur, où elle obtient la note la plus basse (44%) de tous les candidats, et preuve à l’appui, à égalité avec François Bayrou (44%), et suivi de près par Sarkozy (46%).

    Quand à Jean-Luc Mélenchon, le maudit des médias, il est le vainqueur en crédibilité (63%), suivi par Eva Joly (58%) et François Hollande (55%).

    N’oubliez pas de cliquer sur les analyses pour connaitre les arguments à opposer à Marine Le Pen.

    #Marine_Le_Pen, #Requine_la_haine, #Jean-Luc_Mélenchon, #réseauFDG


  • François Hollande reçoit le CRIF
    http://www.crif.org/fr/lecrifenaction/françois-hollande-reçoit-le-crif

    Sur cette délicate question, le candidat socialiste a assuré le CRIF de son engagement de fermeté contre les actes antisémites et antisionistes. Il compte mener des actions énergiques dans les domaines de l’éducation, de la pédagogie et de l’information. « Je ne laisserai rien passer » a-t-il affirmé.

    […]

    Concernant le Proche-Orient, François Hollande a souligné que si Israël est l’objet de tant de critiques c’est qu’il constitue une grande démocratie. C’est sans doute, a-t-il ajouté, au PS que l’on trouve le plus grand nombre d’amis d’Israël et du peuple juif. François Hollande, qui a confirmé la prochaine visite en Israël de Laurent Fabius, a fait part à ses hôtes de l’invitation à visiter Israël de la nouvelle présidente du parti travailliste, Shelly Yachimovitch.

    […]

    Pour sa part, François Hollande était entouré de Pierre Moscovici et de Manuel Valls.


  • Une autre présidentielle est possible avec les systèmes de vote alternatifs | Slate
    http://www.slate.fr/story/54811/presidentielle-systeme-vote-alternatifs

    Bayrou vainqueur, Mélenchon devant Le Pen ou Joly adoubée par un tiers de l’électorat : voilà les conclusions de plusieurs expériences menées par des chercheurs avant le premier tour, en avril. /.../

    #présidentielle #vote #alternatif #Bayrou #Mélenchon #Joly


  • Entretien avec #Pierre-Carles
    Texte paru dans la revue Tête-à-tête, N° 3, Images du pouvoir, Printemps 2012
    http://www.pierrecarles.org/spip.php?article9

    La partie la plus intéressante est peut-être la dernière, sur l’#autoproduction et la diffusion des œuvres critiques.

    TàT : Ce film ne va donc sortir que sur support DVD ?

    P. C. : Oui, mais on va surtout le diffuser sur internet à partir du 15 avril si tout se passe bien. On va demander aux internautes et aux spectateurs qui l’auront vu sur internet, de le financer après coup, soit en achetant le DVD, soit en faisant un don.

    Ce film n’aurait pas pu voir le jour si, les uns et les autres, nous n’avions pas mis notre travail en participation. La #télévision n’avait aucune envie de le produire, le cinéma ne pouvait pas, donc, si ça vous intéresse, si vous voulez voir d’autres documentaires de ce type, il faudra les financer d’une manière ou d’une autre. C’est la première fois que nous allons mettre un de nos films en #libre-diffusion sur #internet. À terme, l’ensemble de mon travail y sera visible. C’est quelque chose qui est en construction.

    TàT : En quoi la mise à disposition gratuite vous intéresse-t-elle ?

    P. C. : Le principe m’intéresse à condition qu’il génère des ressources pour fabriquer des films. Il ne faut pas croire qu’on peut faire les choses gratuitement, elles ont un prix. Pour l’instant, Sony ne donne pas de caméras, les bancs de montage ne sont pas gratuits, travailler à la réalisation de films est un travail à plein temps qui demande un certain nombre de moyens. On ne peut pas faire ça bénévolement à moins de risquer de faire des films de mauvaise qualité. Le principe du bénévolat peut marcher une fois, mais il n’est pas viable à long terme.

    Mes derniers films n’ont pas marché suffisamment pour générer des recettes ou en tout cas déclencher des financements automatiques de la part du CNC qui permettraient de démarrer d’autres films de manière autonome. Avec C-P Productions, nous sommes dans une situation délicate du fait de l’insuccès des deux derniers films produits par la société, Fin de concession et Squat. Le modèle économique que l’on avait constitué à l’époque de Pas vu pas pris arrive peut-être à son terme.

    TàT : Est-ce qu’un film comme celui-ci a un budget comparable à celui d’un film « classique » ?

    P. C. : C’est du travail, du montage, du tournage, du repérage, de la documentation, mais non, ce n’est pas comparable. Si on voulait le faire correctement, il nous faudrait au moins 70 000 euros. Ça nous permettrait de payer tout le monde. Là, on va le faire à l’arrache, chacun amène ce qu’il peut. Ce genre de films pas vraiment désirés par le système n’a pas d’autre possibilité d’être produit autrement qu’en autoproduction.

    TàT : Ce fonctionnement vous convient-il ou est-ce un choix par défaut ?

    P. C. : Non, ça ne me convient pas. Quand on est en situation fragile, économiquement parlant, on peut difficilement se consacrer à un film. Ce n’est pas une situation idéale.

    TàT : Vous avez suivi la logique inverse, puisque vous vous êtes complétement grillé à la télévision et vous retrouvez dans une situation de plus en plus incertaine…

    P. C. : Oui, c’est le prix à payer.


  • Les gamelles chiffrées du premier tour » OWNI, News, Augmented
    http://owni.fr/2012/04/22/les-gamelles-chiffrees-du-premier-tour

    Les chiffres officiels du chômage contiennent en eux-même un biais considérable : ils écartent purement et simplement les départements d’Outre-Mer ! Les chiffres de la Dares pour février 2012 recensent ainsi 4 278 600 demandeurs d’emplois de catégorie A, B et C en métropole. Mais ils sont 4,47 millions en comptant les chômeurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion, soit près de 270 000 de personnes ignorées par la statistique de référence !

    Voilà voilà... Sinon, article intéressant à lire dans son ensemble.


  • Les gamelles chiffrées du premier tour | Sylvain Lapoix
    http://owni.fr/2012/04/22/les-gamelles-chiffrees-du-premier-tour

    Constat d’après premier tour : durant des semaines, les candidats ont multiplié les bourdes dès qu’ils faisaient référence à des chiffres. Voici le classement de ces grosses boulettes, magistrales gamelles ou discrètes bêtises - concernant notamment les deux candidats en lice pour le second tour. Florilège réalisé par les journalistes de donnés d’OWNI en partenariat avec i>TÉLÉ.

    #Factchecking #Politique #Pouvoirs #eva_joly #François_Bayrou #françois_hollande #Jean-Luc_Mélenchon #Marine_Le_Pen #Nicolas_Sarkozy #presidentielle #présidentielle_2012 #véritomètre


  • Premier tour des data journalists | Pierre Leibovici et Grégoire Normand
    http://owni.fr/2012/04/20/une-presidentielle-en-donnees

    Ces derniers mois, dans le cadre du Véritomètre OWNI i>Télé, les journalistes de données de la rédaction ont vérifié près de 1300 citations des candidats à la présidentielle dès lors qu’elles s’appuyaient sur des éléments chiffrés - sur l’emploi, la sécurité, le commerce... En voici le bilan à la veille du premier tour. Dans l’ensemble, tous les candidats se trompent, mais pas avec la même intensité.

    #Factchecking #Politique #Pouvoirs #Des_Paroles_et_Des_Actes #eva_joly #François_Bayrou #françois_hollande #Jean-Luc_Mélenchon #Marine_Le_Pen #Nicolas_Sarkozy #présidentielle_2012 #véritomètre


  • Bayrou surtaxe la France | Grégoire Normand
    http://owni.fr/2012/04/20/bayrou-surtaxe-la-france

    François Bayrou dresse un constat sévère de la situation fiscale de la France. Pourtant, d’autres pays de l’Union Européenne possèdent une fiscalité bien plus lourde que l’hexagone, comme le montrent les journalistes de données d’OWNI. Deux jours avant le premier tour, le candidat du Modem est avant-dernier au classement OWNI-i>Télé de crédibilité des six principaux candidats à la présidentielle.

    #Factchecking #Internet #afghanistan #eva_joly #fact_checking #François_Bayrou #impôts #inflation #Marine_Le_Pen #présidentielle_2012 #véritomètre


  • Résultats avant 20 heures : Twitter s’invente ses messages codés - Presidentielle 2012 - leParisien.fr
    http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/resultats-avant-20-heures-twitter-s-invente-ses-messages-codes-19-04-2012

    « On va se faire un code. Le flan est au four ça veut dire Hollande au 2nd tour. La tomate est mûre , ça veut dire Mélenchon », propose ainsi @gchampeau, allusion pâtissière au surnom malveillant du candidat socialiste - « Flamby » - et à la couleur rouge emblème du candidat du Front de Gauche.

    D’autres préfèrent filer la métaphore footballistique : « Hollande » devient habilement « Pays-Bas », tandis que le tenant du titre Nicolas Sarkozy récupère le maillot de la Hongrie, pays d’origine de son père
    « Les Pays-Bas virent en tête devant la Hongrie à la mi-temps » (Je m’entraîne pour dimanche) », explique @Bip_Ed.



  • Le #terrorisme fantasmé de Marine Le Pen | Pierre Leibovici
    http://owni.fr/2012/04/19/le-terrorisme-fantasme-de-marine-le-pen

    Faire peur, c’est aussi possible avec les données. En recensant les actes terroristes islamistes dans le monde, Marine Le Pen l’a bien compris. Même si ses chiffres apparaissent largement erronés, comme le montrent les journalistes de données d’OWNI. La candidate FN reste avant-dernière au classement OWNI-i>Télé de crédibilité des six principaux candidats à la présidentielle, devançant Nicolas Sarkozy de près d’un point.

    #Factchecking #Politique #Pouvoirs #accidents_du_travail #eva_joly #Jean-Luc_Mélenchon #Marine_Le_Pen #présidentielles_2012 #prisons #véritomètre


  • Bonjour les gens de #Seenthis !
    Je suppose que vous connaissez le #veritometre d’OWNI sur la crédibilité des candidats à l’élection présidentielle.
    http://itele.owni.fr/#!/ligne-de-credit-des-candidats

    C’est un outil que je trouve intéressant, en terme de journalisme #data, et aussi éclairant sur la façon dont tous les politiques déforment (plus ou moins, et c’est cet écart qui est mesuré) la réalité au gré de leur besoin du moment.

    Pourtant, depuis que je m’en suis rendu compte il y a quelques jours, un « détail » me chifonne : pourquoi les candidats Poutou, Artaud, Cheminade et Dupont-Aignan ne sont-ils pas pris en compte ? Je ne pense pas qu’ils disent globalement moins de bêtises que les autres... Est-ce un choix délibéré, parce qu’ils seraient trop « petits » ? Je peux le comprendre en terme de manque de temps, manque de personnes pour tout vérifier (déjà qu’avec les 6 pris en compte ça doit être un sacré boulot), mais en terme d’#impartialité ça m’embête un peu


  • Eva Joly défiscalise Bettencourt | Marie Coussin
    http://owni.fr/2012/04/18/eva-joly-defiscalise-bettencourt

    Eva Joly s’intéresse à l’histoire fiscale de Liliane Bettencourt. Avec de mauvaises données, comme le révèlent les journalistes d’OWNI. Au classement OWNI-i>Télé de crédibilité des six principaux candidats à la présidentielle, Nicolas Sarkozy écope pour la première fois de la dernière place avec 43,4 % de crédibilité.

    #Factchecking #Politique #Pouvoirs #dette #eva_joly #fiscalité #François_Bayrou #françois_hollande #présidentielle_2012 #véritomètre




  • L’écologie de Jean-Luc Mélenchon - Alain Lipietz
    http://blogs.mediapart.fr/blog/alainlipietznet/110412/lecologie-de-jean-luc-melenchon

    Or on peut être classe des producteurs en étant classe du productivisme. La reconquête de la fierté du producteur est un défi incontournable pour la gauche, mais ce producteur se doit être producteur d’un intérêt général pour jouer un rôle historique. Ce qui m’a amené à une définition plus subjective de la « classe porteuse de l’intérêt historique de toute l’humanité », les "artisans et ingénieurs du bonheur", " les "hussards verts de l’écologie" : les militants de l’économie sociale et solidaire, les syndicalistes autogestionnaires, les personnels de la santé et de l’éducation conscients de la dimension "universaliste" de leurs métiers… Mais le débat théorique avec Jean-Luc Mélenchon ne fait que commencer.

    Pour la petite histoire : dans le cadre de l’équipe projet d’Europe-Écologie, j’avais été chargé de rédiger le chapitre « planification ». Mais le groupe dirigeant, qui cherche avec succès à brider la campagne d’Eva Joly pour ne pas nuire au candidat socialiste (ce qui est de moins en moins justifiable, au fur et à mesure que l’ombre du 21 avril 2002 s’efface des sondages), a fait sauter au dernier moment ce chapitre du programme de EELV, sans doute afin d’en dimineur la portée opérationnelle (et , on le voit au succès du discours de Mélenchon, la charge émotive et symbolique).

    Cf. Débat autour du scénario Négawatt 2011 http://www.lateledegauche.fr/index.php?pge=video&id_rubrique=9&id_departement=29&id_video=512&tag=