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  • François Dubet : « L’école est en péril »
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130513trib000764314/francois-dubet-l-ecole-est-en-peril-.html

    « En panne de projet moral et éducatif ». Voilà, selon le sociologue spécialiste de l’enseignement, la principale explication à la déliquescence du système français. Un système perclus d’incohérences, sclérosé par la machine administrative, les revendications corporatistes et la rhétorique doctrinaire, ébranlé par les bouleversements sociétaux, scellé dans son immobilisme, son rejet de l’innovation, et l’indifférence pour ses meilleurs éléments. Un système que particularisent un intellectualisme inapproprié, l’abandon des devoirs, la reproduction des élites, un ostracisme inepte pour le capitalisme et l’entreprise, in fine la relégation au second rang de l’objet même de ce qui fut une vocation : donner aux jeunes les armes de se construire, de trouver une place dans la société, d’être acteurs de la démocratie.

    Une longue et très intéressante tribune de François Dubet. Même si on peut ne pas partager son positionnement politique très "gauche réformiste", ce texte incisif a le mérite de pointer clairement les questions essentielles, celles que la #Refondation aurait dû traiter en priorité et sur le long terme, loin des polémiques stériles sur l’#école qui nous passionnent tant…

    L’école semble appartenir aux professionnels de l’école, attachés en premier lieu à défendre leur double sort professionnel et personnel. C’est sur ce mur que les grands élans réformistes du monde enseignant se sont épuisés ces dernières décennies.
    […]
    Mais l’incapacité à réformer n’est pas seule coupable. Le système éducatif est prisonnier d’un dogme : la société française confie sans limite à l’école la responsabilité de définir le destin social des individus. Presque nulle part ailleurs on observe une telle emprise scolaire, une telle indexation du devenir personnel sur l’envergure du diplôme. Dans ce contexte, la problématique des inégalités et des injustices scolaires devient un enjeu essentiel, et d’autant plus considérable que la situation ou l’opinion des vaincus sont reléguées.
    […]
    Pourquoi les grandes confédérations syndicales interprofessionnelles défendant la classe ouvrière et a priori tout à fait légitimes sur le sujet de l’école, se taisent, considérant que ce dernier « appartient » aux enseignants et donc relève des compétences des organisations corporatistes ? C’est incompréhensible, surtout quand l’école ne traite pas très bien les enfants de la classe ouvrière.
    […]
    Les causes de cette mutation sont multiples : l’autorité de l’institution s’est épuisée, on ne croit plus avec la même innocence ni à la nation ni au progrès ni à la science, le mécanisme de promotion sociale des catégories des élites populaires vers l’enseignement a décliné au profit de classes moyennes qui se « recasent » dans l’appareil éducatif. Résultat, l’enseignant ne se sent plus empli du même devoir et des mêmes investissements à l’égard de la société.
    […]
    Chacun revendique une école équitable, juste, productrice de bons professionnels, mais personne n’est en mesure de dessiner l’essentiel : le « type d’individu » que l’on souhaite faire éclore. La communauté juvénile est confrontée au monde des savoirs et des évaluations. Le corps enseignant dénonce avec raison la décomposition des liens familiaux, la bêtise médiatique, une anomie généralisée ; mais, dépourvu de projet éducatif, concentré sur la performance et l’apprentissage des enfants, il contribue in fine à ce qu’il dénonce !
    […]
    L’école a vocation à résister, mais aussi à former des résistants. Il ne s’agit, bien sûr, pas d’isoler les jeunes des désordres et des passions du monde, mais simplement de les rendre plus intelligents pour comprendre le monde et y trouver, à partir de raisonnements autonomes, une place. Que voulons-nous que nos enfants sachent et maîtrisent ? Savoir être et savoir penser : voilà à quoi l’école doit former en premier lieu. Il est capital d’apprendre aux enfants à devenir de futurs acteurs de la démocratie. Or comment y parvenir dans un système éducatif à ce point non démocratique et qui n’accorde ni droit ni leçon de vie collective aux apprentis ?
    […]
    Les parents attendent énormément de l’école, et notamment qu’elle soit capable de dire ce qu’elle fait. Et on ne peut qu’y souscrire. Parce qu’il paie des impôts qui financent l’éducation, chaque citoyen est en droit de savoir ce que le système produit, si les enfants progressent et ce qu’ils apprennent, etc. Le monde éducatif doit rendre des comptes, non seulement à l’institution qui l’héberge mais aussi aux citoyens qui le rétribuent et lui confient leurs enfants.
    […]
    Cette dimension permettrait aussi de développer une solidarité entre professeurs, trop souvent anémique. Comment ne pas me remémorer ces collègues rentrant en larmes d’un cours et qui s’isolaient au fond de la salle des professeurs sans que personne ne vienne les secourir... Le monde de l’enseignement est d’une solitude absolue au nom de l’autonomie de chaque enseignant. L’enseignant perfectible ou fragile ne sera jamais aidé ; ses collègues feront en sorte de ne pas placer leurs enfants dans sa classe. A toutes ces conditions, la fonction éducative pourrait être activée, et chacun pourrait se sentir pleinement « responsable ».
    […]
    Le monde enseignant ne manque pas, loin s’en faut, de sujets qui entreprennent. Malheureusement, l’administration constitue un obstacle, souvent rédhibitoire. Toute tentative d’innover, de proposer des modes alternatifs d’enseignement davantage adaptés au profil des enfants, est une épreuve. Enfin, n’oublions pas le dogme, si spécifique au système français et source de ses blocages : le faux conflit syndicats - administration. Tous deux forment en réalité un couple et se contrôlent mutuellement, dissuadant tout - et notamment les initiatives nouvelles et audacieuses - ce qui peut remettre en question les habitudes et les convictions, aussi dépassées ou inopérantes soient-elles. Ils s’accordent à maintenir le système dans la pesanteur et l’immobilisme. Et ainsi, toute expérimentation réussie est étouffée au lieu d’être essaimée.
    […]
    La rhétorique antilibérale et anti-entreprise au sein du corps enseignant est une réalité, parfois incohérente quand on sait combien l’univers de l’école, obsédé par les classements, soumis aux diktats de l’hyper sélection et de l’hyper compétition, opposé aux choix de carrière des élèves et capable de délaisser les plus vulnérables, est lui-même d’une extraordinaire brutalité ! […] Cet univers de l’école a, pendant longtemps, revendiqué une sorte de havre de paix, même une leçon de sagesse et d’exemplarité en riposte à la « brutalité » de la société, notamment économique. Ce temps est révolu parce que l’école elle-même est devenue brutale et dénonce la brutalité réelle du capitalisme pour cacher sa propre violence.
    […]
    Seules solutions : d’une part que l’école soit davantage éducative, c’est-à-dire qu’elle s’intéresse aux individus, à leur personnalité, à leurs champs singuliers, de réalisation ; d’autre part que les diplômes occupent une place moins importante dans la vie sociale.
    […]
    Pour l’essentiel, les inégalités scolaires sont le produit des inégalités sociales, et donc diminuent ou progressent proportionnellement à la réduction ou à l’accroissement de ces dernières. Or en France […] l’envergure des inégalités scolaires est bien supérieure à celles que laissent supposer les inégalités sociales. En cause : une culture scolaire sélective, et la perception qu’il n’existe aucune autre opportunité de réussite que l’école. Ce qui par ailleurs enjoint de taire définitivement les chimères dorées et récurrentes qui confèrent à l’école un levier d’ascenseur social ou la responsabilité de résoudre tous les maux de la société et de l’individu.
    […]
    La fiction du mérite est utile, mais elle ne doit pas devenir fantasme. La compétition méritocratique est la seule manière d’allouer des individus à des positions sociales inégalitaires. Mais ce mécanisme juste a priori peut engendrer de très grandes inégalités. Il faut donc être méritocratique sans aller au bout de cette logique et ce soucier surtout du sort de ceux qui n’ont pas de mérite.

    #éducation #système_scolaire #inégalités

    • Bravo : la plus grosse contradiction de l’école républicaine, ce « double-bind » qui la bloque et qui la mine, est ici pointée du doigt.

      Comme me disait un prof d’anglais au lycée sans se rendre compte de l’absurdité de son propos :
      « pour réussir il faut être dans la première moitié. Et ça, en bossant un peu, tout le monde peut y arriver ».
      Oui, mais pas en même temps. Ou bien il faut se serrer et partager les place que tout le monde dans la première moitié. Bref, que fait-on de la deuxième moitié ?

      L’école est empêtrée dans ses aspirations d’égalitarisme et d’élitisme, et ne s’en sort pas. A l’image de la société (capitaliste).
      Pour moi le problème, c’est notre attachement à la vision hiérarchique qui assurent les schémas de domination. Acceptons de sortir de l’élitisme sans pour autant renoncer à nos ambitions de performance sociale, technique, humaine. On verra que chaque individu pourra trouver une place utile et performante pour les autres, et gratifiante pour lui même..

      La rhétorique antilibérale et anti-entreprise au sein du corps enseignant est une réalité, parfois incohérente quand on sait combien l’univers de l’école, obsédé par les classements, soumis aux diktats de l’hyper sélection et de l’hyper compétition, opposé aux choix de carrière des élèves et capable de délaisser les plus vulnérables, est lui-même d’une extraordinaire brutalité ! […] Cet univers de l’école a, pendant longtemps, revendiqué une sorte de havre de paix, même une leçon de sagesse et d’exemplarité en riposte à la « brutalité » de la société, notamment économique. Ce temps est révolu parce que l’école elle-même est devenue brutale et dénonce la brutalité réelle du capitalisme pour cacher sa propre violence.

      […]

      La fiction du mérite est utile, mais elle ne doit pas devenir fantasme. La compétition méritocratique est la seule manière d’allouer des individus à des positions sociales inégalitaires.

      Et sinon ici aussi j’applaudis :

      Cette dimension permettrait aussi de développer une solidarité entre professeurs, trop souvent anémique. Comment ne pas me remémorer ces collègues rentrant en larmes d’un cours et qui s’isolaient au fond de la salle des professeurs sans que personne ne vienne les secourir... Le monde de l’enseignement est d’une solitude absolue au nom de l’autonomie de chaque enseignant. L’enseignant perfectible ou fragile ne sera jamais aidé ; ses collègues feront en sorte de ne pas placer leurs enfants dans sa classe. A toutes ces conditions, la fonction éducative pourrait être activée, et chacun pourrait se sentir pleinement « responsable ».

      #management


  • Fonds d’art contemporain : un modèle ou ...
    http://www.scoop.it/t/artpol/p/4000935019/fonds-d-art-contemporain-un-modele-ou-une-impasse?hash=96e7d380-c5ef-44ef-9bee

    « Cette année 2013 va marquer l’anniversaire de la création des Fonds régionaux d’art contemporain (FRAC) par Jack Lang en 1983. Rappelons qu’à l’époque, il n’y avait en France que bien peu de musées ou de fondations d’art contemporain en dehors de Paris ou de la Provence. Il s’agissait donc de créer dans les toutes nouvelles régions, ces Fonds régionaux qui investiraient peu à peu des bâtiments historiques ou qui verraient se créer pour eux des équipements tout neufs au fil du temps... »

    #art #politique #FRAC #art_contemporain #culture #société #musée #éducation


  • L’impunité des pirates et le risque de déstabilisation, selon Jack Lang | Bruxelles2

    http://www.bruxelles2.eu/piraterie-maritime/limpunite-des-pirates-et-le-risque-de-destabilisation-selon-jack-lang.htm

    L’impunité des pirates et le risque de déstabilisation, selon Jack Lang

    Nicolas Gros-Verheyde / Piraterie /

    Crédit : Marine Belge

    Le rapport sur la piraterie maritime dans l’Océan indien que vient de remettre au secrétaire général de l’ONU, Jack Lang, est très intéressant. Peu de rapports (et même d’études doctrinales ou d’écrits journalistiques) atteignent, selon moi, à la fois cet esprit de synthèse, la justesse de l’analyse et des propositions très concrètes, ciblées sur les problèmes les plus cruciaux du moment. En moins d’une heure, vous aurez à sa lecture une vision précise des enjeux que représente ce phénomène grandissant non seulement en matière judiciaire (c’était l’objet primaire du rapport) mais aussi en matière économique et politique. Je ne donc que recommander sa lecture complète. En voici quelques éléments…

    #piraterie #piraterie-maritime


  • Comment sait-on combien de femmes sont victimes de viol en France ? | Slate
    http://www.slate.fr/story/65729/75000-viols-an-chiffres

    « 75.000 viols par an »

    Le premier outil dont on dispose est la liste des plaintes enregistrées pour viol. En 2011, par exemple, 4.983 cas de viols sur majeurs ont été enregistrés par la police et la gendarmerie, auxquels s’ajoutent 5.423 cas de viols sur mineurs (le document ne différencie pas hommes et femmes, et prend en compte les plaintes pour tentative de viol –crime passible des mêmes peines– dans la catégorie « viol »). Soit 10.406 plaintes pour viol au total.

    Face à tout type de crime, un certain nombre de victimes ne déposent pas plainte ni ne vont déclarer à la police ou la gendarmerie (...) [lire l’article !]

    Reste que la fourchette de 77.000 (en moyenne annuelle sur deux ans) à 84.000 (en moyenne sur six ans) femmes victimes de #viol sous-estime donc l’ampleur du phénomène.

    • L’ignorance totale dans laquelle on est encore face au nombre de viols ou de suicides est à mettre en parallèle politique avec la surveillance de l’incivilité à l’école qui a atteint des sommets délirants. En effet, ces statistiques des « violences » à l’école se basent sur des entrées dans un logiciel qui a plus de dix ans ! mis en place par Darcos et Lang en 2002 et nommé Signa http://bigbrotherawards.eu.org/article163.html

      Donc, oui, c’est politique si les chiffres existent, ou pas.


  • Il faut sauver les garçons ! (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Il-faut-sauver-les-garcons

    Le fait d’insister sur le fait qu’à l’école, les #garçons sont défavorisés en tant que garçons parce qu’ils sont victimes de pratiques qui les aident, voire même les contraignent, à adopter des postures virilistes, le fait de mettre en avant la sanction des garçons comme une discrimination, sans jamais aborder d’autres formes de contrôle genré des #filles à l’école et hors de l’école ne semble pas aller dans le sens d’une étude qui aurait pour but de prôner une réelle égalité.
    Mais surtout, le fait qu’au final, l’auteure n’aura jamais abordé les bénéfices et privilèges dont jouit pourtant clairement la catégorie « garçons / hommes » dans le système scolaire, semble finalement orienter l’exposé : puisqu’il minimise le fait que l’école n’est, en effet, pas un lieu d’égalité et que les filles, alors qu’elles sont plus performantes scolairement et « épargnées par la sanction », étrangement, n’en sortent pas avantagées par rapport à leurs pairs masculins.
    […]
    Et là on voit bien dans quel cadre et quel usage sera fait de l’étude de Sylvie Ayral. Il ne s’agit que de parler des garçons et du sort de certains pour minimiser, ou ne surtout pas aborder ce dont bénéficient une majorité en tant que garçons par rapport aux filles.
    Car si la proportion des jeunes hommes qui sortent du système scolaire sans qualification est en effet supérieure à celle des jeunes femmes sans qualification, celles-ci connaîtront en revanche un chômage plus important et la proportion de temps partiels pour elles sera trois fois plus nombreux que pour eux (38% contre 12%).
    […]
    Par conséquent, si les garçons sont sur-représentés dans l’échec scolaire (et s’il faut bien sûr s’en soucier) ceci n’a pas pour corollaire que les filles sont sur-représentées dans la réussite scolaire et avantagées plus tard sur le marché du travail – bien au contraire.

    #éducation #genre #échec_scolaire #sanction



  • Il faut sauver les garçons ! - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Il-faut-sauver-les-garcons

    Le fait d’insister sur le fait qu’à l’école, les garçons sont défavorisés en tant que garçons parce qu’ils sont victimes de pratiques qui les aident, voire même les contraignent, à adopter des postures virilistes, le fait de mettre en avant la sanction des garçons comme une discrimination, sans jamais aborder d’autres formes de contrôle genré des filles à l’école et hors de l’école ne semble pas aller dans le sens d’une étude qui aurait pour but de prôner une réelle égalité.

    Mais surtout, le fait qu’au final, l’auteure n’aura jamais abordé les bénéfices et privilèges dont jouit pourtant clairement la catégorie « garçons / hommes » dans le système scolaire, semble finalement orienter l’exposé : puisqu’il minimise le fait que l’école n’est, en effet, pas un lieu d’égalité et que les filles, alors qu’elles sont plus performantes scolairement et « épargnées par la sanction », étrangement, n’en sortent pas avantagées par rapport à leurs pairs masculins.

    #genre #sexisme #éducation

    • À l’école, y’a les garçons, les vrais, les virils, et ceux qui sont rangés avec les filles (qui sont déjà présumées faibles), voir même « en dessous » (pire !).

      Et les profs encouragent et créent ces pratiques, et en premier en sport. Sans compter le traitement sexiste par l’institution elle-même. Les garçons se doivent d’être forts et ont donc des barèmes plus élevés. En tant que garçon, au bac j’ai eu 2/20 en sport. J’aurais été une fille, avec le même résultat, j’aurais eu 10/20.

      Toute la chaine est sexiste, de A à Z, au détriment des filles et d’une bonne partie des garçons, qui se retrouvent à devoir assumer une virilité qu’ils n’ont jamais demandé.

      #MesPiresSouvenirsScolaires


  • Le petit ordinateur, récemment mis en vente au prix plancher de 25 ou 35 dollars, le Raspberry Pi au format carte de crédit et « toutes voiles dehors », se voit déjà doté de son premier magazine au format numérique grâce à sa communauté déjà grandissante et heureuse de pouvoir soutenir des projets libres comme celui-ci.

    http://neosting.net/actualite/the-magpi-le-premier-mag-de-la-communaute-pour-le-raspberry-pi.html


  • Je vote, donc Tu suis - [Divergences, Revue libertaire internationale en ligne]
    http://divergences.be/spip.php?article2904
    http://divergences.be/local/cache-vignettes/L425xH251/Vote_force-ae890.jpg

    Avant ou après chaque consultation électorale, éditorialistes et sondeurs, politologues et politiciens se penchent avec des mines inquiètes ou contrites sur un phénomène qui, depuis quelques temps déjà, leur paraît des plus préoccupants : l’abstention. Il est vrai qu’une tendance insidieuse se manifeste, pas seulement en France, témoignant d’une désaffection indéniable à l’égard du spectacle politicien, en particulier parmi les couches populaires. Désaffection qui, pour être évaluée à sa juste mesure, devrait inciter à comptabiliser aussi les bulletins blancs ou nuls et le pourcentage croissant de Français-es en âge de voter non inscrits sur les listes électorales (environ 12%). Aussi ne compte-t-on plus les articles et les débats, voire des livres entiers, où l’on s’échine à expliquer ce « déclin de l’esprit civique », avec, diffusé en boucle, ce diagnostic tautologique : « il y une crise de la démocratie représentative ».

    #Jean-Pierre_Garnier

    #Abstention


  • Hollande entreprend la culture (Owni)
    http://owni.fr/2012/03/02/culture-hollandaise

    Le flou de l’après Hadopi, c’est du passé. Dans une tribune qui paraît dans Le Monde, le candidat socialiste affirme sa proximité avec les grands entrepreneurs culturels. Et enterre toute possibilité de licence globale. Surtout, selon nos informations, cette tribune reprend des recommandations des différents lobbys de la culture. (...) Source : Owni


  • Culture Hollandaise | Andréa Fradin et Guillaume Ledit
    http://owni.fr/2012/03/02/culture-hollandaise

    Le flou de l’après Hadopi, c’est du passé. Dans une tribune parue dans Le Monde, le candidat socialiste réaffirme sa proximité au monde de la culture. Et enterre toute possibilité de licence globale. Les lobbys ont bien fait leur travail.

    #Enquête #Politique #Pouvoirs #aurélie_filippetti #contribution_créative #fleur_pellerin #françois_hollande #hadopi #Licence_Globale #parti_socialiste #Partis_en_ligne #Pascal_Rogard #piratage #ps #SACD #téléchargement_illégal


  • Argent des syndicats : l’intégralité du rapport Perruchot - Le Point
    http://www.lepoint.fr/economie/argent-des-syndicats-le-rapport-interdit-16-02-2012-1431943_28.php

    Au total, le rapport Perruchot dresse, entre les lignes, un rapport consternant de la vie syndicale en France. À base de combines et de faux-semblants. Où l’État participe à un jeu de rôle avec des apparatchiks syndicaux qui ne représentent pas grand-chose. La France compte 8 % de syndiqués et huit « grands » syndicats. Qui ne courent pas derrière les militants et leurs cotisations tellement il est plus facile d’actionner d’autres pompes à fric (parmi lesquelles les comités d’entreprise des sociétés publiques).

    http://www.lepoint2.com/pdf/rapport-perruchot.pdf

    #syndicapitalisme

    • http://seenthis.net/messages/49605

      A trop fréquenter l’ennemi, on en adopte les mœurs et les coutumes  !

      Même s’il n’est pas déplaisant de voir des adversaires s’engluer dans le scandale, il faut garder à l’esprit que le moteur de la machine médiatique d’État fonctionne presque exclusivement au carburant-scandale. Les scandales nous sont déclinés à toutes les sauces et à tous les modes comme si la connaissance de la corruption généralisée pouvait être gage de démocratie et transparence. Toujours présentée comme un épiphénomène, un accident à la marge, la corruption est en fait le cœur mou du système.

    • Le rapport Perruchot épingle aussi les finances du patronat
      http://liaisondebethune.blogspot.com/2012/02/le-rapport-perruchot-epingle-aussi-les.html

      Ce n’est plus un rapport, c’est un phénix. Officiellement enfermé à triple tour dans les archives de l’Assemblée depuis son rejet par les députés fin 2011, le rapport de la commission d’enquête sur le financement des syndicats et du patronat (rédigé par le député centriste Nicolas Perruchot) renaît de ses cendres via le site Internet du « Point » qui l’a publié hier.

      Et la on peut y lire que « Le financement des organisations d’employeurs repose sur diverses ressources qui ne sont pas illicites, mais dont la légitimité manque de force », critique le rapport. Alors que les regards s’étaient jusqu’ici surtout portés sur les syndicats, le patronat ne sort pas indemne, loin de là, de l’analyse des députés. Les ressources des organisations sont substantielles, recense-t-il entre 500 millions d’euros et 1 milliard, selon une extrapolation à partir des données disponibles. Si celles-ci sont plus accessibles depuis la loi de 2008 instaurant la publication des comptes, le rapport pointe « certains comportements susceptibles d’entacher de suspicion l’usage de ces ressources ». La part des cotisations des adhérents est parfois faible et les clefs de répartition entre fédérations et organisations peu claires. Surtout, le financement par les fonds du paritarisme, au premier rang desquels la formation (via le Fongefor) sont insuffisamment contrôlés. Le rapport pointe le cas de la CGPME, qui a utilisé une partie de son préciput formation pour financer le Salon Planète PME, qu’elle organise, ainsi qu’une campagne de promotion d’un dispositif de formation des chômeurs (la POE), qui aurait surtout servi son image. Les organisations patronales « semblent également bénéficier d’un soutien matériel parfois significatif de la part d’instances dans la gestion desquelles elles se trouvent impliquées », ajoute le rapport, visant les chambres de commerce et d’agriculture.

      Tous va bien au pays des patrons et dans ce monde capitaliste non ????

      http://4.bp.blogspot.com/-biWMxvxE1Wk/Tz9jF6rcNVI/AAAAAAAABLw/-sMRnxyJNj8/s1600/290768_0201903743302_web.jpg


  • Des gens plein d’enthousiasme - Cause toujours !
    http://grosse.fatigue.free.fr/causetoujours/spip.php?article53

    Je l’avoue : je ne me suis jamais guéri des années soixante-dix. J’y baigne encore parfois et si l’on me disait tiens, on y retourne, je n’hésiterais pas une seconde. Je pourrais alors échafauder un plan pour que David Guetta, ma bête noire, soit privé de ses deux bras encore bébé, afin que l’avenir ressemble à autre chose, du moins à l’oreille. (Un accident en allant chercher du jambon chez un charcutier maladroit ?).

    Et, plus loin :

    Et puis j’ai vu Jack Lang. J’ai compris que c’était sans espoir. Je l’ai d’ailleurs revu depuis, un soir, dans un cocktail ou je voulais lui rire au nez. Il avait déblatéré pendant deux heures sur la jeunesse. Et puis il était seul, là, en province, au buffet, avec ses cacahuètes. J’avais devant moi la mitterrandie ratatinée, celle qui aurait bien aimé avoir l’air, mais qu’avait plus l’air du tout. Il m’a dit : « C’est toi GF ? » J’ai répondu oui. Il m’a dit : « Pas terrible ton petit site. T’es vraiment minuscule. »

    L’heure est aux bilans : finalement, je lis bien davantage de textes de #Grosse_Fatigue que de Jack Lang. Et pan dans ta postérité.




  • Ça c’est génial : grâce à Twitter et ses petites phrases faciles à citer en 140 caractères, Václav Havel a droit à une homélie funèbre entièrement constituée de copies d’écran. Trop la classe.
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/12/18/un-inspirateur-et-un-repere-pour-francois-bayrou_1620232_3214.html#ens_id=12

    Plusieurs responsables politiques ont également réagi sur le site de micro-blogging Twitter. Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a déploré la « mort d’un grand dramaturge, mort d’un grand démocrate, mort d’un grand homme... »

    http://s2.lemde.fr/image/2011/12/18/533x182/1620233_5_39b8_reaction-de-cecile-duflot-a-la-mort-de-vaclav.jpg
    http://s1.lemde.fr/image/2011/12/18/540x216/1620234_5_6a4c_reaction-de-jean-marc-ayarault-a-la-mort-de.jpg
    http://s2.lemde.fr/image/2011/12/18/521x159/1620236_5_72ba_reaction-de-gerard-collomb-a-la-mort-de-vaclav.jpg

    • Ami politicien : quand tu rends hommage à un important disparu sur Twitter, pense à raccourcir tes mots grâce à une orthographe adaptée, ce qui te permettra de dire beaucoup plus de choses très profondes en 140 caractères. Attention, en même temps que tu tapes sur le clavier de ton iPhone, surveille le petit compteur en bas à droite.
      http://twitpic.com/7uzxsx/full

      Utiliser le hashtag #Havel pour qu’on comprenne bien de quoi ça parle, c’est une bonne idée.



  • Les cheveux blancs de l’Assemblée nationale - LeMonde.fr
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/11/12/les-cheveux-blancs-de-l-assemblee-nationale_1602866_823448.html

    Selon l’étude que nous publions, l’âge moyen des députés est aujourd’hui de 59 ans et cinq mois. L’Assemblée nationale est la plus âgée de la Ve République. Parmi les députés élus en 2007, 272 avaient plus de 60 ans. Les seniors sont presque majoritaires, alors que seuls 97 élus ont moins de 50 ans, dont 12 moins de 40 ans. Le sociologue Louis Chauvel avait ainsi observé que, « avec neuf élus seniors pour un de moins de 40 ans, l’Assemblée nationale française affiche l’une des moyennes d’âge politique les plus élevées d’Europe ». Le Royaume-Uni compte trois seniors pour un junior de moins de 40 ans, l’Italie 2,66, l’Allemagne 0,78 et la Suède 0,44.

    En 1981, l’Assemblée nationale comptait un député de moins de 40 ans pour un député de plus de 60 ans. En 1946, les juniors, issus de la Résistance, représentaient près de 35 %, contre 2 % en 2011.


  • Ce Qui Plombe Le Parti Socialiste
    http://sagephilippe.20minutes-blogs.fr/archive/2011/10/06/ce-qui-plombe-le-parti-socialiste.html

    Ce qui plombe le Parti socialiste, c’est son renoncement. Aux valeurs de la gauche. C’est sa conversion au libéralisme.
    Bertrand Delanoë, ce commercial, aura – et comme on l’en remercie ! – eu l’impudeur de l’affirmer, clairement : « Oui, je suis libéral ET socialiste ». Ce qui ne peut être possible. C’est l’un ou l’autre.
    En vérité, cet « outing » renvoyait à icelle jospinerie : « Mon programme n’est pas socialiste ».
    En bon protestant, rigoureux, austère, sincère, Jospin convenait, entre les lignes, à mots couverts, que son programme était libéral. Donc, non-socialiste.
    Delanoë, sous prétexte d’audace, aura voulu réconcilier l’inconciliable. Ce n’était pas de l’audace, mais un abandon. Et les classes populaires, moyennes, ont bien entendu le message. Elles ne reviendront pas. Terra Nova a gagné le combat. En loucedé. Travail de sape.
    C’est aux cadres, désormais, que ce parti s’adresse. Aux notables, et autres petits bourgeois.

    S’il était honnête, ce parti changerait son nom.
    Il n’a plus rien de socialiste.


  • Quand Everest Rocalba disparut soudainement, personne ne s’en fit une montagne. On était au tout début de Mai 68, à un moment où le jeune anarchiste voyageait beaucoup. Quand on découvrit son cadavre, par l’odeur signalé, il fallut écarter l’hypothèse d’une mort naturelle : on avait retrouvé des balles de .455 Webley dans sa boîte crânienne. Si Everest n’avait jamais violé personne, tout le monde aurait déploré son assassinat, mais ce n’était pas le cas. D’évidence, on l’avait abattu pour obéir à un certain sens de la justice. Lequel, c’est ce que l’enquête précisera au fur et à mesure que l’ordre reprend ses droits et que les ouvriers rentrent au travail à la satisfaction générale des dirigeants politiques et syndicaux du pays.

    Gérard Amaté a été métallo avant d’accéder à des métiers mieux famés et moins fatigants. C’est pour honorer la mémoire diffamée du prolétariat qu’il a écrit cette histoire criminelle, où nul policier n’apparaît.

    De noirs orages , un polar de Gérard Amaté, vient tout juste de paraître. Pour le commander en ligne : http://www.atelierdecreationlibertaire.com/De-Noirs-Orages.html




  • Le #macho espagnol est l’avenir du mâle français | Slate
    http://www.slate.fr/story/39301/macho-espagnol-avenir-male-fran%C3%A7ais

    A vrai dire, la presse espagnole se situe plutôt du côté de l’accusatrice de l’ex-patron du FMI. Dans un article du journal El Pais (Iguales ante la Ley) Joaquina Prades et Rosario G. Gómez remarquent « qu’un délit n’est jamais une question privée » et critiquent les réactions de Jack Lang ou Gilles Savary, eurodéputé socialiste, au moment de l’affaire. L’article rappelle aussi les déclarations de Bibiana Aído qui affirmait « être toujours du côté des victimes et compromise contre toute violence de genre : physique, sexuelle ou verbale. On est face à un délit présumé d’une extrême gravité », rappelait-elle.

    Beaucoup plus sévère était Ricardo de Querol, dans le blog (dédié aux femmes) de ce même journal, où il se moquait des accusations de puritanisme que les Français lançaient contre les Américains et rappelait le faible impact médiatique qu’avait eu l’affaire du livre de Frédéric Mitterrand en France il n’y a pas si longtemps. Selon lui, certains « s’accrochent au mythe du bon vivant, de la petite aventure amoureuse, du latin lover pléthorique, du mâle alpha qui jouit des applaudissements de ses copains lors de ses succès » au lieu de se demander si « les rideaux qui protègent notre intimité [dont se réclament presque tous les médias français, doit vouloir dire Querol] ne cachent pas souvent des abus, des viols, des #harcèlements sexuels ».

    Des propos durs mais qui montrent bien que ce sujet a été pris très au sérieux en Espagne. Peut-être l’affaire DSK servira-t-elle aussi pour que la France, à son tour, entame cette profonde réflexion.

    Et en contrepoint cette citation du Causeur « sous le macho le gentilhomme »


  • DSK, Marine Le Pen et les harcelés anonymes | David Servenay
    http://owni.fr/2011/05/27/dsk-marine-le-pen-et-les-harceles-anonymes

    De quel côté se niche l’omerta ? Chez les journalistes ? Les politiques ? A droite, à gauche ou aux extrêmes ? Seule certitude, les harceleurs sont encore légion, notamment à l’Assemblée nationale.

    #Politique #Pouvoirs #dsk #Front_National #harcèlement #Marine_Le_Pen


  • Cher camarade… (Les Entrailles de Mademoiselle)
    http://blog.entrailles.fr/2011/05/cher-camarade

    Dimanche dernier, devant la télévision, je suis tombée sur une interview de toi, cher camarade Benoît Hamon. La bouche en coeur, je t’ai vu ânonner ta leçon de féminisme tout frais. Le petit point brandi, tu t’es insurgé contre le « déferlement de propos sexistes » déclenchés par « l’affaire DSK » propos tenus « d’ailleurs parfois par des dirigeants de gauche ».