person:jean-jacques chavigné

  • Vers la dictature financière » Plume de presse
    http://www.plumedepresse.net/vers-la-dictature-financiere

    Que signifie ce projet d’interdire les déficits dans la Constitution ? « Cette mesure est une attaque d’une extrême gravité contre le salariat (93% de la population) mais n’aura aucune incidence sur les banques qui portent pourtant l’entière responsabilité de l’augmentation de la dette publique au cours des trois dernières années, analyse Jean-Jacques Chavigné pour Démocratie & socialisme. Qui peut imaginer un seul instant, en effet, que si les banques nous replongeaient dans la même galère qu’il y a trois ans, Sarkozy ne serait pas le premier à leur offrir les centaines de milliards d’euros dont elles auraient besoin pour financer leurs créances toxiques, garantir les dépôts de leurs clients et leur éviter la faillite ? Qui peut penser qu’il n’augmenterait pas aussitôt le déficit public pour satisfaire les besoins des banques ? (…) La dette publique sert, en effet, de bélier à Sarkozy et à son gouvernement pour imposer les « réformes » néolibérales qu’ils n’avaient pas encore pu nous

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  • L’Irlande un cas d’école, par Jean-Jacques Chavigné (D&S)
    http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2306

    Les gouvernements, les dirigeants européens, le FMI assènent, à longueur de temps, que si les déficits publics et la dette publique (cumul des déficits annuels) augmentent, c’est à cause des dépenses publiques et sociales qui augmentent trop vite. On ne peut pas dépenser plus que ce que l’on gagne répètent-ils à l’envi. Tout cela est pourtant totalement faux. L’Irlande est, en ce domaine, un cas d’école.
    – En 2006, les finances publiques irlandaises étaient excédentaires de 2,9 % du PIB.
    – En 2007, le déficit public était égal à zéro.
    – En 2008, le déficit s’élevait à 7,3 % du PIB, en 2009 à 14,4 % et comme la crise bancaire s’est accélérée en Irlande, le déficit atteint 32 % du PIB en 2010.

    Il faut additionner le montant de ces trois déficits pour savoir ce que la crise bancaire à coûté à l’Irlande. La facture totale s’élève donc (à ce jour) à près de 55 % d’un PIB de 164 milliards d’euros, soit 90 milliards d’euros.
    A quoi ont été destinés ces 90 milliards d’euros ? Certainement pas à augmenter les dépenses sociales comme l’affirment les néolibéraux au mépris de toute réalité.
    Ces 90 milliards d’euros ont été, en presque totalité, utilisés pour sauver les banques irlandaises de la faillite. Des banques qui avaient spéculé de façon éhontée et gonflé une bulle immobilière gigantesque ayant fini par leur éclater au nez.
    En trois ans, en effet, l’État irlandais a dépensé 77 milliards d’euros pour remettre à flot les banques : 46 milliards pour leurs fonds propres et 31 milliards pour le rachat de leurs actifs « risqués ». Personne ne sait encore, d’ailleurs, quel sera le coût final du sauvetage car personne ne sait encore le montant des actifs pourris encore détenus par ces banques.

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