person:johnny depp

  • Sur la manière dont on fabrique un #grand_homme - Pierre Rissient
    Je découvre Pierre Rissient, beaucoup d’articles font son éloge funèbre en insistant sur le fait qu’il a co-produit le seul film réalisé par une femme et doté d’une demi palme d’or à Cannes.
    On apprend que cet homme etait pote avec Tarantino et Scorces et on parle du festival de cannes post-weinstein. Du coup je me demande quelles relations avait ce Pierre Rissant avec Weinstein le serial-violeur. Au passage je rappel que le tag #balancetonporc à été crée car le porc était le nom que les actrices donnaient à Weinstein à Cannes.

    C’est impossible que ce Pierre Rissient ignore ce que faisait Weinstein. En cherchant des infos sur les liens entre Rissant et Weinstein je trouve ceci daté de 2008 (ca donne un indication sur le lien entre les porcs et weinstein au passage) :

    Il y a trois ans, ils claquaient la porte de Disney, lui laissant leur société Miramax - et son extravagant catalogue de films. Depuis, les frères Weinstein n’étaient plus réapparus à la lumière. Mais leur dernier film, Zack and Miri Make a Porno, vient de faire un tabac au festival de Toronto. Les Weinstein, producteurs mythiques du cinéma américain des années 1990, sont peut-être de retour.

    Nés en 1952 et 1954, Harvey et Bob font leur entrée dans le septième art en 1979, à l’aube de l’ère des blockbusters. Le nom de leur société - Miramax - est un hommage à leur mère Miriam et à leur père Max, un tailleur de diamants qui avait combattu en Egypte pendant la seconde guerre mondiale avant de soutenir la cause sioniste.

    Elevés dans le Queens dans des conditions modestes, les deux frères ont grandi dans le culte de la famille Kennedy, mais aussi de la fratrie. Malgré des disputes parfois violentes, ils ont toujours travaillé main dans la main. Véritable cinéphile, doté d’une agressivité très hollywoodienne, Harvey, le plus grand (et le plus gros) des deux, le plus extraverti aussi, s’occupe directement des films.

    Il est aussi le plus redouté - notamment pour sa violence légendaire. Une réputation qui lui vaut d’être caricaturé par Tom Cruise dans Tropic Thunder, le film de Ben Stiller dont la sortie française est prévue le 15 octobre.

    Certains cinéastes le détestent. Sa tendance assumée à couper dans les films lui vaut le doux surnom d’"Harvey Scissorhands", référence au film Edouard aux mains d’argent, dans lequel Johnny Depp porte une paire de ciseaux en guise de mains.

    Mais Harvey est un séducteur sans pareil. Doublée d’une grande intelligence et d’un sens aigu de la communication, son agressivité devient un atout quand il s’agit de défendre un film. « La première fois que je l’ai rencontré, se souvient Vincent Maraval, patron des ventes internationales chez Wild Bunch, il voulait nous acheter Delicatessen. On ne le connaissait pas et on n’avait aucune intention de le lui vendre. Pour nous prouver sa motivation, il est parti puis est revenu déguisé en boucher, avec une tête de cochon sous le bras ! On a fini par lui laisser le film... »

    Quant à ses interventions sur la table de montage, elles relèvent, pour certains, d’un instinct très sûr. Pierre Rissient, qui fut membre du comité de sélection du Festival de Cannes et travailla avec Harvey sur La Leçon de Piano, de Jane Campion, et Little Buddha, de Bernardo Bertolucci, témoigne : « Quoi qu’on pense de Little Buddha, le film se tenait mieux après ses suggestions. Dans sa génération, Harvey est un des seuls à être compétent. »

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/09/13/les-freres-weinstein-refont-leur-cinema_1094856_3476.html#KjWTXQQgzcvdDbW0.9

    Du coup le « féminisme » de Rissient me semble assez particulier car si d’un coté il a co-produit le seul film réalisé par une femme (et du coup je me demande si cette co-palme est pas finalement un cadeau fait à Rissient par ses potes quetards de cannes), Bertolucci est notoirement connu pour le viol de Maria Sheinder
    https://www.lesinrocks.com/2016/12/04/cinema/dernier-tango-a-paris-bertolucci-reconnait-organise-viol-de-comedienne-m
    Et j’ai pas vu Lillte Bouddha mais le pitch fleur un peu le supremacisme blanc, le sauveur blanc et le colonialisme.

    Alors on a des articles élogieux pour un mec totalement inconnu du publique et on efface son amitié avec Weinstein, Tarantino (qui agresse aussi ses actrices en les étranglant jusqu’à l’évaouissement), Bertolucci... pour en faire un pseudo féministe à demi-mots

    Weinstein a co-produit la lecon de piano (un film très douteux du point de vue féministe soit dit en passant, ca m’étonne pas que Weinstein ai produit cet érotisation du chantage sexuel).

    L’institut lumière qui fait la comm pour l’hagiographie de cet inconnu mentionne le nom de son épouse Yung Hee et là j’aimerais bien savoir quelle est la différence d’age entre ce Pierre Rissient et son épouse. J’ai pas trouvé d’infos à ce sujet mais j’ai comme l’impression qu’elle n’a pas 81 ans.

    Bref hier au détour d’un article sur la vieillesse chez les 68tards je tombe sur un exemple de la manière dont la mémoire d’une féministe est faite en 2018 :

    https://seenthis.net/messages/692095
    « Le féminisme radical de Thérèse, sa vision très politique, un peu mégalo et autocratique, n’ont pas toujours facilité les choses, créant des conflits incessants non seulement avec la mairie, mais aussi avec les femmes du projet (un premier groupe a d’ailleurs explosé dès 2011). »

    Au passage je relève l’absence de sororité de cette journaliste qui installe une image très négative de Thérèse Clerc tandis que les hagiographes de Pierre Rissient sont des hommes. C’est peut être un hasard mais cette absence de sororité est un problème pour l’historicisation des femmes et la mémoire en particulier des féministes (qui vont toujours trop loin)

    Les inrock révèlent un peu plus qui est ce Rissient, un gros masculiniste aux tendances extrème droitières : https://www.lesinrocks.com/2018/05/06/cinema/pierre-rissient-disparition-dun-activiste-cinephile-111080076

    Dans ce cinéma, ils avaient établi un fameux carré d’as : Raoul Walsh, Otto Preminger, Fritz Lang et Joseph Losey. Des cinéastes qui ne faisaient pas dans le sentimentalisme ni n’abusaient d’ornementations stylistiques gratuites, menant leurs récits de manière sèche, autoritaire, dans un style sobre qui ne prenait jamais le pas sur le récit et l’action. Des cinéastes également portés vers la masculinité, dans leurs thèmes ou leur esthétique, point sur lequel insistaient les macmahoniens ce qui leur valut des soupçons de sympathies droitières, voire pire.

    Les inrock disent que bien sur c’etait pas un vrai, mais les inrock adorent faire la pub de Cantat et Orselan du coup si les inrock disent que c’est pas un fasciste masculiniste c’est que c’en est un. Il était peut être pas fascite sur tous les plans, mais il y beaucoup d’élément pour dire qu’est c’était un facho de la bite, un mussolinien du zob, un pinochien de la pine, c’est à dire un masculiniste.

    Du coup ca explique le si faible nombre de réalisatrices selectionnées à cannes puisque c’est ce type affreux qui fait des films « éxotico-érotique aux phillipines » (erk !) qui choisissait les films de ce festival misogyne.

    Et du coup cette année, pour la première session de cannes post-weinsteins le festival est dédié à cet homme qui faisait l’éloge de Weinstein.

    #legende_noire #legende_blanche #historicisation #fraternité #fratriarcat #féminisme #cannes #culture_du_viol #mémoire #amnesie #weinstein #balancetonporc #masculinisme

  • Pour « Don Quichotte », la malédiction continue

    http://www.lemonde.fr/cinema/article/2018/04/03/pour-don-quichotte-la-malediction-continue_5279859_3476.html

    C’est l’Arlésienne du septième art. « L’Homme qui tua Don Quichotte » de Terry Gilliam, est enfin prêt à sortir en salles. Mais reste bloqué.

    Il faudrait toujours se fier à Sancho Pança, le fidèle serviteur du fantasque chevalier Don Quichotte, les deux ­héros de l’œuvre de Miguel de Cervantes. « Chacun est comme Dieu l’a fait, et bien souvent pire », observait ainsi le valet, pragmatique en diable.

    Pour avoir négligé cette sentence, voilà que deux figures majeures du septième art en sont à s’étriper. D’un côté, le mythique producteur Paulo Branco, 67 ans, près de 300 films d’auteur à son actif. De l’autre, le légendaire réalisateur Terry Gilliam, 77 ans, créateur inspiré de Brazil et de ­L’Armée des douze singes, et génial démiurge des Monty Python. Le dernier épisode de leur duel se jouera mercredi 4 avril devant la cour d’appel de Paris.

    Aux pieds de ces deux ogres du cinéma mondial, une seule victime : un film, L’Homme qui tua Don Quichotte, ce projet fou caressé par Terry Gilliam depuis un quart de siècle, mille fois enterré et autant de fois ressuscité. Il fit même l’objet d’un documentaire, Lost in La Mancha (2002), retraçant un premier essai – calamiteux – de tournage en 2000, avec Jean Rochefort et Johnny Depp. Tout s’était alors ligué contre Terry Gilliam, y compris sa propre négligence : pluies diluviennes, Rochefort malade, survol constant du plateau de tournage par des avions militaires… Sans compter ces chevaux aussi ­faméliques que Rossinante, la monture du « vrai » Don Quichotte…

    Et le sort continue de s’acharner aujourd’hui : finalement tourné et monté pour de bon en 2017, prêt à être distribué, L’Homme qui tua Don Quichotte est maintenant interdit de sortie, en raison du violent conflit entre Branco et Gilliam. Le Festival de Cannes est prêt à dégainer le film, mais la justice lui en laissera-t-elle l’opportunité ?

    « Je ne suis pas un saint »

    Pourtant, tout semblait réglé, enfin… C’était au Festival de Berlin, en février 2016 : Paulo Branco, allure de pirate fatigué, qui aime à ­fureter un peu partout, entre deux courses hippiques d’endurance – une autre de ses passions, avec le jeu –, est abordé par un producteur italien. Et s’il reprenait la production de L’Homme qui tua Don Quichotte ? Seul souci, il faut trouver 16 millions d’euros, le budget en deçà duquel Terry Gilliam n’entend pas descendre pour réaliser son vieux fantasme.

    Avec Paulo Branco, tout est simple, du moins au ­départ. Il a monté tant de films avec des bouts de ficelle et autres artifices… « Je ne suis pas un saint, reconnaît-il, il y a pas mal de légendes qui courent sur moi dans le milieu, certaines sont vraies… » Mais il dispose d’un sacré ­ réseau, Manoel de Oliveira, Raoul Ruiz ou Chantal Akerman pourraient en témoigner, si ces trois réalisateurs étaient encore de ce monde. Bref, il tope là. Un film réputé impossible ? Excitant. Seize millions d’euros à dénicher en six mois ? Dans ses cordes.

    Le scénario est prêt et les plans de tournage quasi établis, depuis le temps… Le film doit être mis en boîte en onze semaines, au Portugal et en Espagne, à l’automne 2016. Le couvent du Christ, dans la ville portugaise de ­Tomar, est réservé pour le tournage. Les ­acteurs principaux sont retenus : Adam ­Driver, dont la cote est au plus haut à ­Hollywood, et Michael Palin, l’un des membres fondateurs des Monty Python. Driver touchera 610 000 euros, Palin 285 000 euros. Gilliam, lui, percevra 750 000 euros. Sa fille, Amy Gilliam, est embauchée comme directrice de production. Des cours d’équitation, à Londres et à New York, sont prévus en ­urgence pour Driver et Palin.

    « J’avançais avec prudence, se souvient Branco. Dans la plupart des films de Gilliam, les budgets avaient explosé. Mais j’ai vite compris qu’il avait une haine profonde envers les producteurs. J’ai commencé à avoir des doutes, alors même que j’avais une grande partie du financement. » En face, même méfiance. « Branco a commencé à faire le ménage », sans prévenir Terry Gilliam, avance Me Benjamin Sarfati, l’avocat du réalisateur britannique d’origine américaine. « Nous avions été mis en garde, pourtant. Il est brutal, charismatique, autocrate et peu fiable. Il a planté X boîtes… Et il n’avait pas l’argent. »

    De fait, Branco a connu quelques faillites, il ne s’en cache d’ailleurs pas. La production de films est un sport à haut risque. Mais il a pu monter, en 2012, un autre long-métrage à gros budget, Cosmopolis, de David Cronenberg, une référence. Ça rassure les Gilliam, dans un premier temps.

    Pourtant, tout indique que, dès le début, la défiance était de mise. Le Monde a eu accès aux échanges de courriels entre les duellistes. C’est gratiné. Et précis.

    Terry Gilliam, une promesse de folie

    C’est d’abord Michael Palin qui se plaint à son ami Gilliam : finalement, c’est une offre de seulement 100 000 euros qui lui est faite par Branco. Le réalisateur anglais écrit dans la foulée, le 24 mars 2016, à son producteur : « L’offre faite à Michael Palin a été reçue comme une gifle, et ça a été encore plus désagréable pour moi de tenter de le calmer. Je ne te connais pas encore suffisamment pour te faire confiance ou ne pas te faire confiance. »

    Les échanges se tendent. Quid du budget ? Branco se démène, sollicite l’arrière-ban de ses amis. Jack Lang use de sa plume pour ­essayer de convaincre Delphine Ernotte, la patronne de France Télévisions, Gilles ­Pélisson, le boss de TF1, ou Vincent Bolloré, celui de Canal+, de mettre au pot pour aider son ami portugais.

    Le producteur tente d’affirmer sa position, dans un nouveau mail à Gilliam : « Ce projet, pour qu’il devienne une réalité, doit avoir un vrai producteur et un seul, un capitaine. (…) Tout cela dans une transparence parfaite et permanente de discussion budgétaire. » Le « capitaine », c’est Branco, bien sûr. Gilliam, qui a trop envie de faire ce film, fait fi des mises en garde de ses amis. Il leur écrit, le 26 mars 2016 : « Merci à tous pour vos conseils, avertissements, menaces, mais la seule façon dont le film sera fait cette année est de se jeter dans la folie… avec Paulo. » S’il avait su à quel point il aurait raison…

    Le 29 avril 2016, Gilliam cède donc ses droits d’auteur-réalisateur à Alfama, la ­société de Branco, par l’intermédiaire d’un contrat solide, dans lequel le producteur s’engage à faire preuve de transparence et à ­respecter les désirs du créateur. Auparavant, le 31 mars 2016, Alfama avait également acquis les droits du scénario auprès d’un ­producteur britannique, RPC. Tout paraît calé sur le plan juridique.

    Les conflits se multiplient

    Le 18 mai 2016, au Festival de Cannes, c’est l’émeute : Gilliam et Branco annoncent le projet à la presse. Même si Gilliam n’a rien réalisé de notable depuis longtemps, son nom est une promesse de folie. Un chef-d’œuvre est toujours possible, même à 77 ans. Surtout avec Branco, le faiseur de ­miracles. Mais en coulisses, cela se passe de plus en plus mal…

    Branco fait preuve d’une impétuosité qui dérange. Amazon, qui doit investir plus de 2,5 millions d’euros dans le film, se méfie de Branco et retire vite ses billes. Très précisément le 17 mai 2016, la veille de la conférence de presse de Cannes… En témoigne ce mail de Matthew Heintz, l’un des cadres d’Amazon, furieux de voir que sa société est déjà citée alors qu’aucun contrat ne la lie ­encore au film : « Nous n’avons pas donné notre accord au projet de rendre public notre engagement. (…) Bien que nous admirions les goûts de Paulo et son palmarès, au vu des ­interactions que nous avons eues avec lui, nous ne souhaitons pas poursuivre plus avant les négociations avec lui. »

    Fâcheux, d’autant que Branco a également rompu les ponts avec d’autres financiers pressentis. La société de production Kinology, par exemple. Dans un mail lapidaire, celle-ci affirme : « On ne fera pas le film ­ensemble. » Et les conflits se multiplient. A chaque fois, Branco tranche, violemment : la coiffeuse est trop chère, l’assistant-réalisateur aussi, il tente d’imposer sa sœur comme costumière, se dispute avec Amy Gilliam, ­récuse Michael Palin, trop vieux et pas cavalier pour un sou… Il veut aussi tourner en ­numérique, pour faciliter les effets spéciaux, tandis que Gilliam souhaite user du bon vieux 35 mm. Et puis, les dates ne conviennent plus : il pleut en octobre, le printemps 2017 serait plus indiqué, etc.

    Un parfum de « Panama Papers »

    Le film doit entrer en préproduction, mais rien ne va plus. « Il est temps de jouer cartes sur table. (…) J’ai malheureusement bien l’impression que c’est une question d’argent », attaque Gilliam. « Je n’accepte pas ce genre de comportement d’enfant gâté », rétorque Branco.

    Le 10 juin 2016, une réunion est organisée pour sauver le film. Peine perdue : Gilliam réclame des garanties financières. « Je vais devoir ­annuler tout cela immédiatement et vous renvoyer tous à la maison », se fâche Branco. Le 6 août 2016, il met sa menace à exécution. Par mail, il intime l’ordre à Gilliam d’accepter ses conditions : en substance, Branco devra être seul maître à bord, y compris dans le choix des équipes techniques.

    Inacceptable pour Gilliam. « Toutes tes ­demandes sont totalement incompatibles avec le contrat écrit que j’ai signé », répond-il à Branco, fustigeant aussi son « comportement déloyal et trompeur ». Amy Gilliam ­dénonce, dans un mail, le « comportement d’un tyran et d’un intimidateur ». Réaction immédiate du producteur : il suspend sine die la mise en œuvre du film, tout en prorogeant ses droits sur le scénario. Don Quichotte renoue avec la malédiction.

    Fort de ses contrats en béton armé, Branco attend la contre-offensive. De fait, des plaintes sont déposées en Espagne, au Royaume-Uni et en France. Elles doivent permettre à Gilliam de récupérer ses droits d’auteur, de réalisateur et de scénariste. Sans ceux-ci, difficile de relancer le projet. Mais deux premiers jugements, rendus en 2017 à Paris (en mai) et à Londres (en décembre), donnent raison à Branco.

    Pourtant, Gilliam n’a pas rangé son épée. Il décide de faire son film, malgré tout ! Il trouve un autre producteur, réunit les 16 millions d’euros et lance le tournage, au printemps 2017, avec Jonathan Pryce, qui a suppléé Palin. « Il a suivi toutes mes recommandations, tous mes conseils !, s’indigne Branco, ulcéré d’avoir été dépossédé. Alors, je suis allé voir son contrat, déposé au CNC. » Il fait une drôle de découverte : « Gilliam a demandé à être payé 750 000 euros au Panama ! C’est ça, l’idole de la gauche britannique, le donneur de leçons ? Moi, j’aurais refusé de le payer au ­Panama ! Et comment a-t-il pu bénéficier, dans ces conditions, de fonds publics, notamment d’Eurimages ? »

    De fait, Terry Gilliam est bien détenteur, depuis 1980, d’une société, nommée BFI, sise au Panama, par l’intermédiaire du cabinet d’avocats Mossack Fonseca, au cœur du scandale des « Panama Papers »… « C’est parfaitement assumé et légal vis-à-vis du fisc britannique, assure l’avocat de Gilliam. Branco bloque le film et empêche sa sortie, c’est un grand pervers qui a orchestré un braquage organisé. »

    « Gilliam est fou »

    Plusieurs médiations ont été proposées par Paulo Branco et son avocate, Me Claire Hocquet, qui réclament 3,5 millions d’euros de dédommagement pour laisser le film être projeté sur les écrans. « S’ils passent en force, nous ferons usage de toute voie de droit », prévient Me Hocquet. « Je ne céderai pas, renchérit Branco. Ils se sont comportés comme si j’étais fini, dépassé. Gilliam est fou et mythomane. »

    « Branco fait tout pour dynamiter la sortie du film, réplique Me Sarfati. C’est le sens de son chantage : “Vous me versez 3,5 millions d’euros ou je détruis le film, et je détruis Terry.” »

    Aux magistrats de la cour d’appel de Paris, désormais, de trancher, en méditant, peut-être, cet aphorisme de Cervantès : « Oiseaux de même plumage volent en compagnie. »

    • Bunnies by the boxful
      https://pateblog.nma.gov.au/2016/03/27/bunnies-by-the-boxful

      Opened in 1916, the freezing works supplied rabbit meat to markets around southern Queensland (Brisbane, Toowoomba, and Warwick), while pelts were sent to Sydney for auction and to hat factories in Melbourne. In 1917 the works processed over 110,000 rabbits. This success led to plans to expand capacity and establish exports.

      ‘The plant which did the freezing was small at first, supplying mainly Brisbane markets, but this grew until it was supplying a large city in Indonesia, then as the years went by, a firm in England…’

      Bert Wright, 1992

      Bert Wright was one of many locals who found employment at the works, operated in the 1920s by local businessmen Bill Wilkinson and Ted Maher.

      ‘I worked for the Yelarbon chiller for years on and off. The rabbit kept me in good work whenever I needed it. … I drove for them … from Yelarbon to Stanthorpe – 90 odd miles. Of course you were all over the place picking up, grading and buying rabbits. A docket was issued – so many pair of large, medium and small – all at different prices.’

      Bert Wright, 1992

      Bert recalled that in the interwar years (1919-1938) Yelarbon was known as a ‘rabbit town’. Over 20 tons of rabbits were trucked to Brisbane each week in peak periods and 151 trappers were on the freezing works’ books. During the 1930s Depression prices for rabbits were very low but trappers were able to make a little over £1 a week, enough for their families to survive the difficult times.

      With the start of the Second World War in 1939, most of the young trappers enlisted for the Army and the flow of rabbit carcasses to the freezing works dropped significantly, but the company remained in business. Bert explained the impact that the absence of trappers had on rabbit populations: when the war finished ‘… there were rabbits everywhere – even living under the freezing works itself.’ The trappers came back and shipments of rabbits started coming from as far away as St George, approximately 250 km west of Yelarbon. The record catch Bert remembers was 4007 pairs delivered by one trapper in 1947-48. The works closed in 1955.

      https://patenma.files.wordpress.com/2016/03/naa-a1200-l2648.jpg?w=425&zoom=2

      https://patenma.files.wordpress.com/2016/03/naa-a1200-l2650.jpg?w=323&zoom=2

    • Louis Pasteur and the $10m rabbit reward
      http://www.abc.net.au/radionational/programs/earshot/louis-pasteur-and-the-$10m-rabbit-reward/6703072

      Image: Plague proportions: farmers with one evening’s cull in central Victoria, 1949. (State Library of Victoria’s Pictures Collection/ Accession no H19019)

      In the 1880s, the greatest threat to Australia’s political and economic future was the rabbit, and our desperate struggle with the bunny resembled a Looney Tunes plot, involving biological warfare, a scientific genius, a world famous actress and a $10 million reward. Lorena Allam reports.

      Rabbits arrived in Australia with the First Fleet but didn’t thrive initially. The great bunny plague is commonly blamed on Thomas Austin of Barwon Park near Geelong, who decided in 1859 to organise a ’spot of hunting’ by releasing two dozen rabbits into the wild.

      ’Those two dozen rabbits went on to multiply, as rabbits do, to be a plague of a billion rabbits by the 1880s,’ says historian and author Stephen Dando-Collins.

      The speed of the invasion was astonishing.

      Some of the strong contenders were people who thought, “Well, let’s bring in something that will eat the rabbits.” In fact, some animals were brought in ... mongooses, cats.
      Brian Coman, author and research scientist

      ’In the west of NSW in particular, properties were quite marginal to begin with,’ says Dando-Collins. ’Once the rabbits arrived and stripped them of all the crops and stock feed, these places became dustbowls and totally useless to farmers.’

      Next the rabbits invaded politics.

      ’At that time there was no income tax, no company tax and the colonial government’s single biggest source of income was from the lease of crown lands,’ says Dando-Collins. ’By the late 1880s a lot of these leases were coming up for renewal, and farmers said to the government, “If you don’t sort out this rabbit problem, we’ll just walk away. We will not renew our leases.”’

      Under the Rabbit Nuisance Act, the NSW government paid a rebate for rabbit scalps. The act spawned an entire industry.

      ’In just 12 months near Wilcannia 782,510 rabbits were caught, and they were still saying the property was useless,’ Dando-Collins says.

      ’Near Menindee 342,295 were scalped over three months. Word came back to the government in Sydney: “It’s just not working!”’

      In 1887, the premier of NSW, Sir Henry Parkes, appointed an Inter-Colonial Rabbit Commission made up of prominent graziers, men of science and government administrators. The commission’s task was to find a biological solution to the rabbit problem. It sent out a global call for entries, with prize money of £25,000 ($10 million in today’s terms) for ’any method or process not previously known in the colony for the effectual extermination of rabbits’.
      Rabbit plague Image: Plague proportions: farmers with one evening’s cull in central Victoria, 1949. (State Library of Victoria’s Pictures Collection/ Accession no H19019)

      The Rabbit Commission received more than 1,500 suggestions, most of them ’pretty insane’ according to author and research scientist Brian Coman.

      Coman worked for the Victorian Department of the Environment for 23 years, battling rabbits for much of that time.

      ’Some of the strong contenders were people who thought, “Well, let’s bring in something that will eat the rabbits.” In fact, some animals were brought in ... mongooses, cats. There was a whole trainload of cats dispatched into outback Australia and let loose at various points along the line,’ he says.

      The NSW government and pastoralists sought a ’magic bullet’ because keeping rabbit numbers down was (and still is) expensive, backbreaking and unrelenting work. Coman, who grew up in the Western Districts of Victoria, can relate.

      ’Back then the first sort of crude methods—other than trapping and bounties, which were totally ineffectual—were broad-spectrum poisons like arsenic and phosphorous. These were terrible poisons to use in the bush because they were non-specific. A lot of other animals got killed as well,’ he says.

      ’They were also very dangerous. My father has a recollection, as a little boy, of coming home at night after he’d been with his uncle poisoning on a farm up near Euroa, and rubbing his hands and they glowed in the dark. That was the phosphorous all over his hands.’

      The Rabbit Commission did receive a few useful suggestions, including one from a great man of science: Louis Pasteur.

      Pasteur claimed he could eradicate rabbits with chicken cholera—something he’d trialled with some success in France. Pasteur dispatched his nephew, the scientist Adrien Loir, on a steamer from Paris to Australia with vials of chicken cholera in his luggage.

      The Rabbit Commission agreed to allow Loir’s team to conduct experiments and built them a laboratory and accommodation on tiny Rodd Island, which sits in a quiet bend of the Parramatta River, a safe distance from civilisation.

      Loir’s plan was to ’inject nine rabbits with food containing microbes of chicken cholera, placed in equal numbers in wooden hutches, wire-bottomed cages, and artificial burrows with healthy rabbits, and to place two healthy rabbits in a hutch with the excrement of diseased rabbits.’

      They would also ’feed sheep, cattle, calves, lambs, horses, pigs, goats, dogs, cats, rats and mice once a day for six days with cholera-tainted food. Various birds, including nearly all kinds of poultry and the principal native birds, are also to be fed and inoculated.’

      It soon became clear that chicken cholera killed the rabbits, but only those who ate the tainted food. It was not contagious for them but—and perhaps the clue was in the name—chicken cholera killed all the birds.

      The Rabbit Commission retired to consider its decision, and Adrien Loir was left to wait. Over the next few months he used the lab on Rodd Island to research the mysterious Cumberland disease which at the time was devastating Australia’s sheep and cattle. Loir established that Cumberland disease was actually anthrax and—better still—he had a vaccine.

      The Rabbit Commission eventually decided against ’recommending any further expenditure by government on testing the efficacy of this disease’. Nobody won the £25,000 prize. Instead, Loir and The Pasteur Institute made a healthy profit manufacturing anthrax vaccine on Rodd Island for the next four years.

      In 1891 Loir’s island life took a dramatic turn, thanks to a visiting actress and her two dogs.
      Sarah Bernhardt Image: The greatest actress of her age, Sarah Bernhardt (Photographed by Felix Nadar, 1864; Licensed under Public Domain via Commons)

      ’Sarah Bernhardt was the superstar of her age, and she brought her entire acting troupe to Australia for a tour,’ Stephen Dando-Collins explains. ’She arrived with her two dogs, and just as Johnny Depp ran afoul of quarantine regulations, she had her dogs taken off her, and she too was threatening to leave the country.

      ’Young Loir had bought tickets to all her shows, he was such a huge fan, and he approached her and said, “I think I can convince the NSW government to declare Rodd Island a quarantine facility and I’ll look after your dogs while you’re in Australia.”’

      Dando-Collins says the pair dined in her hotel each evening and Bernhard spent her weekends on Rodd Island ’visiting her dogs’. After one particularly boisterous party, Bernhard and her entourage were ’found on the laboratory roof’ drinking champagne.

      Loir eventually returned to France and Rodd Island is now a public recreation space.
      Rodd island Image: The view from Loir’s balcony on Rodd Island on a sunny winter’s day (Lorena Allam)

      So, what about that pesky plague of a billion rabbits?

      Australia had to wait another 60 years before the magic bullet was found.

      In 1950, after years of research, scientists released myxomatosis—and it was devastating. The rabbit population dropped from 600 million to 100 million in the first two years. The change was immediate.

      Brian Coman remembers walking in a field with his father as a boy and looking at a hill, part of which was covered with bracken fern.

      ’He clapped his hands, and it was almost as if the whole surface of the ground got up and ran into the bracken fern. There were hundreds upon hundreds, perhaps thousands of rabbits. It was a sight I’ll never forget.’

      But after myxomatosis ’the grey blanket’ disappeared.

      ’You could walk all day and not see a rabbit,’ says Coman.

      Even scientists were shocked by the cruel effectiveness of the disease.

      ’I had a friend, Bunny Fennessy, who was of course fortuitously named,’ says Coman.

      ’He remembers walking to the crest of this hill. There was a fence line there and a gate. He leaned over the gate and looked down. In front of him was this mass of dead and dying rabbits, blind rabbits moping around, birds of prey flying in the air, flies everywhere, a stench in the air—he was simply overawed. He had never seen sick rabbits before.’

      Genetic resistance to myxomatosis has been increasing since the 1970s and even after the release of the virulent rabbit haemorrhagic disease (RHD, or calicivirus) in 1991, the search for a biological solution continues.

      In the meantime, the ’traditional’ means of keeping rabbits under control—poisoning, and warren destruction—are still necessary. Coman says it’s a war that doesn’t end.

      ’You’ve got a situation here where an animal is causing immense ecological damage, not to mention economic damage, and you simply cannot let that go on. You have to act.

      ’We simply can’t allow them to gain a foothold again; the cost environmentally and economically would be enormous.’

    • La myxomatose c’est vraiment sale, le lapin souffre beaucoup avant d’en mourir. Cet enflure de français d’Armand-Delille est allé l’inoculer aux lapins de sa propriété d’Eure-et-Loir et ça a finit par gagner toute la France puis l’Angleterre et à la fin des années 1950, toute l’Europe était touchée. Ce ne sont pas seulement les lapins sauvages qui en sont morts, mais aussi les domestiqués ou dans les élevages familiaux. WP note Entre 1952 et 1955, 90 à 98 % des lapins sauvages sont donc morts de la myxomatose en France.

      Aujourd’hui le lapin élevé industriellement a moins de considération qu’une poule, c’est dire les conditions de vie infectes dans lesquelles il est maintenu.

      #épizootie

    • Nouvelle-Zélande : les autorités répandent un virus pour décimer les lapins nuisibles RTBF - Antoine Libotte - 28 Février 2018
      https://www.rtbf.be/info/monde/detail_nouvelle-zelande-les-autorites-repandent-un-virus-pour-decimer-les-lapin

      Le ministère néo-zélandais de l’Agriculture a annoncé le déploiement à travers le pays d’une nouvelle souche du virus de la maladie hémorragique virale du lapin. Il s’agit du RHDV1-K5, provenant de Corée.

      Les lapins, qui ont été introduits dans l’archipel au début du 19ème siècle, causent beaucoup de soucis aux agriculteurs du pays. Selon la BBC, ils « entrent en concurrence avec le bétail pour le pâturage et causent aussi des dégâts en creusant des terriers. »

      Selon le ministère de l’Agriculture, les pertes de production imputées aux lapins s’élèvent à 50 millions de dollars néo-zélandais (soit un peu plus de 29,5 millions d’euros), à quoi il faut ajouter 25 millions (environ 14,8 millions d’euros) pour la lutte contre les lapins.

      La population divisée
      Si la Fédération des fermiers néo-zélandais (FF) se réjouit de cette décision, la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) aurait préféré une autre solution au problème.

      Andrew Simpson, porte-parole de la FF, explique à la BBC que certains agriculteurs sont désespérés : « Si une autre année s’écoule sans le virus, les dégâts écologiques causés à certaines propriétés seraient effrayants. »

      Pour Arnja Dale, de la SPCA, cette décision est décevante, vu « les souffrances que le virus causera aux lapins touchés et le risque potentiel pour les lapins de compagnie. Nous préconisons l’utilisation de méthodes plus humaines. »

      La SPCA pointe également du doigt le vaccin conçu pour protéger les lapins domestiques et dont l’efficacité n’aurait pas été suffisamment prouvée. Or, pour le ministère de l’Agriculture, la souche RHDV1-K5 a été déployée en Australie en 2017 et aucun lapin domestique n’a été touché par la souche virale.

      Vidéo : An introduction to the rabbit problem in Australia
      https://www.youtube.com/watch?v=xieW62u2bZQ

      #Nouvelle_Zélande #Australie #virus

    • Héritage de Johnny Hallyday : L’affaire du testament réveille les clichés misogynes
      https://www.20minutes.fr/people/2221143-20180215-video-heritage-johnny-hallyday-affaire-testament-reveille

      Ce mercredi, Le Parisien affiche en Une une photo de Laeticia Hallyday tout de noir vêtue, le regard caché derrière des lunettes de soleil, surmontée du titre : « Comment elle a pris le pouvoir. » Le quotidien annonce le portrait « d’une femme-enfant devenue maîtresse femme ». En pages intérieures, Laura Smet est présentée comme « la rivale »…
      « Le cliché des femmes qui se crêpent le chignon »

      « L’idée de rivalité est historiquement utilisée quand les dominants cherchent à diviser les dominés. Le cliché des femmes qui se crêpent le chignon et ne s’entendent pas est très largement exploité par la caricature. Elle n’a pas droit au même traitement que David Hallyday. L’article qui lui est consacré est titré "David, sur la touche" », note Aude Lorriaux, porte-parole de Prenons la Une, le collectif réunissant des femmes journalistes militant pour une juste représentation des femmes dans les médias.

      « C’est l’imaginaire de la marâtre qui est convoqué, le trait est appuyé, on caricature, car c’est bien de trouver des coupables, regrette-t-elle. Cela me fait penser à l’affaire Amber Heard qui avait porté plainte contre Johnny Depp en l’accusant de violences conjugales. Comme il s’agit d’un acteur apprécié, plein de gens ont dit qu’elle faisait ça pour l’argent. »
      « Les fans préfèrent salir cette femme plutôt que lui »

      A ce sujet, le psychanalyste Pascal Anger, affirmait à l’époque à 20 Minutes : « Il est certain que les fans préfèrent salir cette femme plutôt que lui, d’autant plus que ce n’est jamais très bien vu pour une jeune fille d’être avec un homme plus âgé. On se demande pourquoi elle est avec lui : pour son argent, parce que c’est une icône, n’a-t-elle pas trouvé le moyen de le faire chanter ou de salir son image ? » Des mots que l’on pourrait presque reprendre mot pour mot afin d’évoquer ce qui se joue aux yeux d’une partie des médias et de l’opinion publique dans l’histoire de l’héritage de Johnny Hallyday.

      Laura Smet n’est pas épargnée non plus par le persiflage. Si bien que David Hallyday a fini par prendre sa défense en répondant à une internaute qui avait posté un commentaire malveillant à sa sœur sur Instagram. « Chère madame, je ne peux laisser passer de tels propos haineux, infondés que ce soit sur la page de ma sœur ou la mienne ! Vous ne connaissez rien de tout ça et ça ne vous regarde pas ! »

      #sexisme #misogynie

  • Un père horrible - le fils de Hunter S. Thompson raconte
    https://www.youtube.com/watch?v=DKxgSqS8ep8

    Who Was Hunter S. Thompson? His Private Life - Biography (2016)

    Hunter Stockton Thompson (July 18, 1937 – February 20, 2005) was an American journalist and author, and the founder of the gonzo journalism movement.

    Hunter Stockton Thompson (July 18, 1937 – February 20, 2005) was an American journalist and author, and the founder of the gonzo journalism movement. About the book: https://www.amazon.com/gp/product/030... The film Where the Buffalo Roam (1980) depicts heavily fictionalized attempts by Thompson to cover the Super Bowl and the 1972 U.S. presidential election. It stars Bill Murray as Thompson and Peter Boyle as Thompson’s attorney Oscar Zeta Acosta, referred to in the movie as Carl Lazlo, Esq. The 1998 film adaptation of Fear and Loathing in Las Vegas was directed by Monty Python veteran Terry Gilliam, and starred Johnny Depp (who moved into Thompson’s basement to “study” Thompson’s persona before assuming his role in the film) as Raoul Duke and Benicio del Toro as Dr. Gonzo. The film has achieved something of a cult following. The film adaptation of Thompson’s novel The Rum Diary was released in October 2011, also starring Johnny Depp as the main character, Paul Kemp. The novel’s premise was inspired by Thompson’s own experiences in Puerto Rico. The film was written and directed by Bruce Robinson.[77] At a press junket for The Rum Diary shortly before the film’s release, Depp said that he would like to adapt The Curse of Lono, “The Kentucky Derby Is Decadent and Depraved”, and Hell’s Angels for the big screen: “I’d just keep playing Hunter. There’s a great comfort in it for me, because I get a great visit with my old friend who I miss dearly.”[78] Fear and Loathing in Gonzovision (1978) is an extended television profile by the BBC. It can be found on disc 2 of The Criterion Collection edition of Fear and Loathing in Las Vegas. The Mitchell brothers, owners of the O’Farrell Theatre in San Francisco, made a documentary about Thompson in 1988 called Hunter S. Thompson: The Crazy Never Die. Wayne Ewing created three documentaries about Thompson. The film Breakfast with Hunter (2003) was directed and edited by Ewing. It documents Thompson’s work on the movie Fear and Loathing in Las Vegas, his arrest for drunk driving, and his subsequent fight with the court system. When I Die (2005) is a video chronicle of making Thompson’s final farewell wishes a reality, and documents the send-off itself. Free Lisl: Fear and Loathing in Denver (2006) chronicles Thompson’s efforts in helping to free Lisl Auman, who was sentenced to life in prison without parole for the shooting of a police officer, a crime she didn’t commit. All three films are only available online.[79] In Come on Down: Searching for the American Dream[80] (2004) Thompson gives director Adamm Liley insight into the nature of the American Dream over drinks at the Woody Creek Tavern. Buy the Ticket, Take the Ride: Hunter S. Thompson on Film (2006) was directed by Tom Thurman, written by Tom Marksbury, and produced by the Starz Entertainment Group. The original documentary features interviews with Thompson’s inner circle of family and friends, but the thrust of the film focuses on the manner in which his life often overlapped with numerous Hollywood celebrities who became his close friends, such as Johnny Depp, Benicio del Toro, Bill Murray, Sean Penn, John Cusack, Thompson’s wife Anita, son Juan, former Senators George McGovern and Gary Hart, writers Tom Wolfe and William F. Buckley, actors Gary Busey and Harry Dean Stanton, and the illustrator Ralph Steadman among others. Blasted!!! The Gonzo Patriots of Hunter S. Thompson (2006), produced, directed, photographed and edited by Blue Kraning, is a documentary about the scores of fans who volunteered their privately owned artillery to fire the ashes of the late author, Hunter S. Thompson. Blasted!!! premiered at the 2006 Starz Denver International Film Festival, part of a tribute series to Hunter S. Thompson held at the Denver Press Club. In 2008, Academy Award-winning documentarian Alex Gibney (Enron: The Smartest Guys in the Room, Taxi to the Dark Side) wrote and directed a documentary on Thompson, titled Gonzo: The Life and Work of Dr. Hunter S. Thompson. The film premiered on January 20, 2008, at the Sundance Film Festival. Gibney uses intimate, never-before-seen home videos, interviews with friends, enemies and lovers, and clips from films adapted from Thompson’s material to document his turbulent life.

    #USA #littérature #journalisme #famille #violence

  • Les fans de « Harry Potter » en colère après le soutien de J. K. Rowling à Johnny Depp
    http://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2017/12/08/les-fans-de-harry-potter-en-colere-apres-le-soutien-de-j-k-rowling-a

    « Nous nous sentons trahis »

    Des paroles qui ont suscité une flambée de colère, sur les réseaux sociaux et notamment sur la plate-forme Tumblr, royaume des fandoms, où J. K. Rowling était vendredi matin l’un des sujets les plus discutés. « Harry Potter m’a appris qu’il fallait faire ce qui était juste, et pas ce qui était facile, car ce sont nos choix qui nous définissent vraiment. L’équipe a fait le choix de la facilité, et c’est pourquoi nous nous sentons tellement trahis », écrit par exemple une fan. « J. K. Rowling peut bien dire ce qu’elle veut, tant que Johnny Depp sera dans ce film, je m’en fiche, et honnêtement je n’ai jamais été aussi déçue par une des idoles de ma jeunesse », regrette une autre.

    Si une grande partie de la communauté se sent ulcérée et trahie, c’est aussi parce que J. K. Rowling, très active en ligne, a multiplié les prises de position militantes, et notamment féministes. Sur Twitter, l’auteure ne mâche pas ses mots, et n’avait pas hésité à s’exprimer dans le cadre du scandale entourant Harvey Weinstein. « Une “féministe” autoproclamée soutient Johnny Depp – un agresseur – parce que ratisser de l’argent est plus important que de se dresser pour défendre ce qui est juste. J. K. Rowling, vous devriez avoir honte », tranche une internaute. « Vous pouvez toujours adorer “Harry Potter”, mais vous devez cesser de soutenir J. K. Rowling », poursuit-elle.

    D’autres internautes ont toutefois défendu l’écrivaine, dénonçant par exemple des « mensonges » à l’encontre de Johnny Depp et déplorant « que J. K. ait été harcelée sur Twitter ». Amber Heard elle-même a semblé prendre la défense de son ex-mari, en partageant à nouveau le communiqué commun qu’elle avait publié avec lui, et en insistant sur le fait qu’« extraire certains passages et les citer hors contexte n’est pas correct ». Avant d’adresser un message aux femmes : « Continuez à vous battre et restez fortes. »

    La présence de Johnny Depp dans d’autres films ne déclenche pas toujours de telles réactions – il sera par exemple la semaine prochaine à l’affiche du Crime de l’Orient-Express. Mais la différence réside certainement dans la puissance de la communauté de fans de Harry Potter, l’une des plus importantes en ligne, dont la capacité de mobilisation déborde hors du groupe. Qui plus est, une grande partie de la « culture Tumblr », où un certain nombre de fans se réunissent, repose sur la défense des droits des femmes ou de certaines minorités, comme les LGBT+ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres...).

    #Harry_Potter #Culture_participative #Culture_numérique #Fandom

  • J.K. Rowling défend la présence de Johnny Depp au casting des « Animaux fantastiques » - Libération
    http://www.liberation.fr/direct/element/jk-rowling-defend-la-presence-de-johnny-depp-au-casting-des-animaux-fanta


    C’est pas le nettoyage chez tout le monde apparemment ! C’est là qu’on voit ceux et celles qui font passer leurs convictions politiques avant le copinage… ou pas
    Je parierais qu’Amber Heard, elle, a eu plus de conséquences négatives sur sa carrière que son agresseur.
    #violences_conjugales #depp #cinéma #Rowling

  • The Pool - News & Views - A man said Johnny Depp physically abused Amber Heard, so finally she is believed
    https://www.the-pool.com/news-views/opinion/2017/26/zoe-beaty-on-amber-heard-domestic-abuse


    Ou comment la parole d’une femme battue ne peut être prise au sérieux (malgré la présence d’images ou de vidéos) que quand un homme la valide.

    Et un petit résumé en français de ce qui est écrit dans la version originale : http://cheekmagazine.fr/societe/johnny-depp-amber-heard-joe-mandel
    #violences_conjugales #sexisme #Depp #Heard

  • Maintenant qu’un homme témoigne contre Johnny Depp, on croit enfin Amber Heard - ChEEk Magazine
    http://cheekmagazine.fr/societe/johnny-depp-amber-heard-joe-mandel

    Comment se fait-il que l’on ait besoin du témoignage d’un homme pour enfin croire une femme qui se plaint de violences sur elle-même ? Comment se fait-il que la victime doive, lorsqu’elle est seule, encore souffrir des campagnes de culpabilisation, être scrutée de toute part comme si les coups tombaient par sa faute ? Pourquoi persiste-t-on à croire que ce que dit une femme n’a pas de valeur ?

    #violences #femme #culture_du_viol #domination #patriarcat

  • Ce que les affaires Depp et Baupin nous apprennent sur la manière de traiter les #violences envers les #femmes au quotidien
    http://www.huffingtonpost.fr/2016/06/01/baupin-depp-affaires-violences-envers-femmes_n_10233674.html

    A savoir, pour commencer, que « l’affaire Depp est plutôt la norme, et l’affaire Baupin plutôt l’exception », selon Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), spécialiste des violences sexistes et sexuelles au travail, contactée par Le HuffPost. A cela, plusieurs raisons. La force du nombre, tout d’abord : elles sont huit à avoir témoigné contre lui et ont été rejointes par cinq autres femmes. « La plupart du temps, les femmes témoignent dans la solitude et c’est plus simple de les attaquer », explique-t-elle. Ce qui est le cas d’Amber Heard aujourd’hui, qui semble seule contre tous.

    #sexisme #culture_du_viol

  • MONITOR vom 23.07.2015 - Monitor - ARD | Das Erste
    http://www1.wdr.de/daserste/monitor/sendungen/milliarden-deals-mit-griechenland-100.html

    Enquête et révélations de la télévision allemande :

    Parmi les biens publics que la Grèce doit vendre, il y a les 14 aéroports régionaux les plus rentables du pays qui doivent être vendus à une firme allemande, Fraport.

    Le maire de Corfou, Kostas Nikolouzos (120 000 habitants, 1 million de touristes par an, chiffre en augmentation) : « L’aéroport rapporte beaucoup d’argent, pourquoi devrait-on le céder ? Nous sommes en crise, n’est-ce pas ? Si on se prive des moyens de produire de la richesse dans ce pays pour relancer l’économie, comment fera-t-on ensuite ? ».

    Selon « l’accord » de colonisation européen, tout doit être bradé : la poste, les installations d’eau, les autoroutes, le réseau de gaz et d’électricité, les ports et les aéroports. Et donc, les 14 aéroports situés sur les îles les plus touristiques, Mykonos, Santorin, Kos, Corfou, etc.

    La firme allemande doit donner 1, 23 milliard d’euros et une taxe annuelle de 22,9 millions pour récupérer les 14 aéroports.

    Le ministre des infrastructures grec, Christos Spirtzis : « l’Etat grec doit vendre les 14 aéroports qui rapportent et les 30 autres aéroports qui ne font aucun profit doivent rester à sa charge. C’est un modèle qui ressemble à l’état des choses dans une colonie, pas dans un état membre de l’Union européenne ».

    D’après les chiffres de l’administration grecque, le nombre de vols via les 14 aéroports l’an passé a augmenté de 13,8%, le nombre de passagers a connu une augmentation de 19%. Un expert de la Lufthansa qualifie la transaction de « économiquement lucrative ».

    Mais on garde le meilleur pour la fin. S’agît-il vraiment d’une privatisation ? La société anonyme Fraport est une firme allemande mais surtout la majorité de ses parts est détenue par la ville de Francfort et la région de Hesse.

    Prof. Rudolf Hickel de l’Université de Brême : « ce qui va se produire est une changement de propriétaire - ce qui était propriété de l’Etat grec va pour ainsi dire devenir propriété de l’Etat allemand. Et à la fin, ce qui compte, c’est que les profits qui seront réalisés dans ces 14 aéroports financeront les services publics allemands ».

    Et que deviendra le petit milliard récolté pour la vente ? Il servira à rembourser la dette.

    Prof. Rudolf Hickel, Universität Bremen: „Da findet ein Eigentumswechsel von einem griechischem Staatsunternehmen in Richtung sozusagen deutschem Staatsunternehmen statt. Und am Ende geht es darum, dass die Profits, die Gewinne, die da gemacht werden in diesen 14 Flughäfen, dass die abgezweigt werden nach Deutschland in die Öffentlichen Kassen.“

    #colonisation #Grèce

    • Merci pour la tard @cie813, quel tableau ! Et c’est l’occase de quelques remarques, de continuer à se demander ce qui se passe au juste.
      Colonialisme ? Nous sommes tous grecs, certes, et ce genre d’info, après d’autres, conduisent à dire « colonisation ». Mais je doute qu’on puisse lire ce pillage là, les rentes et les relations de pouvoir qui y sont associées en terme de colonisation - même à un moment où la Grèce fournit davantage d’émigrants- lorsque ce qui est déterminant c’est une conso locale dépendante d’importations alimentaires et de produits manufacturés), le secteur touristique (une présence étrangère qui diffère de l’implantation de colons sur la durée) et la #dette. Et qu’en plus en Grèce, comme ici, l’utilisation de migrants sous des formes #néoesclavagistes vient pallier une certaine indisponibilité de la main d’oeuvre locale.
      Dans un secteur économique clé, la marine marchande, les armateurs grecs sont off shore depuis longtemps (sans main mise allemande ou européenne). Le proto capitalisme, marchand, se jouait des frontières....

      Alors si on veut causer en terme de colonisation, faut-il, avec Pasolini et d’autres, parler de colonisation par le mode de vie bourgeois de tout ce qui n’y était pas indexé (des payons aux ouvriers, des ouvriers aux chômeurs, des chômeurs aux Grecs). Dans l’accélération de l’histoire actuelle, d’autres extensions du terme apparaissent elles aussi justifiées (colonisation du temps vécu, par ex.).

      Faut ajouter un « néo » à colonial ? Ce serait quoi la colonisation cette fois ? La Grèce parc de loisirs allemand à forte valeur patrimoniale et mouroir plus ou moins doré d’actifs (ou pas) retraités européens (à l’image de la Floride, cf ce phénomène, freiné en Tunisie, toujours en cours au Maroc) ? Et quoi encore ?
      Comment en rester comme nombre de commentaires à diverses répliques de cette sorte d’interprétation décliniste et fierté nationale baffouée en pointant une primauté de la responsabilité allemande dont la France aurait par faiblesse ou ineptie fait le jeu ? C’est dans le même temps accorder trop et trop peu aux états nationaux.

      Accaparer les profits et « socialiser » les pertes, c’est un mécanisme de base de l’économie. Ici même, non seulement des firmes « étrangères » (macdo, gougeule, ...) mais aussi des fleurons du capitalisme français (Total) sont preneuses de parts de marché, de main d’oeuvre formée, soignée, mais ne paient que des loyers et des salaires (souvent bas, spécialement chez leur sous-traitants) en arrivant à une « optimisation fiscale » efficace au point de de ne rien payer du tout, à part la TVA.

      L’impérialisme, « stade suprême du capitalisme »° dont la (transitoire) domination économique britannique fournissait le modèle, c’était au début du XXeme !
      Après une Guerre du Golfe persique financée par le Japon et menée par les U.S, le concept d’#empire° a cherché à décrire une domination mondiale à la fois acentrique (diffuse) et polycentrique . Aujourd’hui, c’est la Chine qui est le plus gros investisseur en Afrique pendant que les États-Unis et la France y interviennent militairement dans d’innombrables conflits...

      On a pointé ici et là les limites de Siriza. J’insisterais sur un point. Tout le courage politique a été centré sur le conflit avec l’eurogroup et alii tandis qu’en Grèce on a joué la prudence sans courage, la recherche du consensus le plus large et à bas prix (l’unité nationale contre l’hydre capitaliste). Jusqu’à être timoré. En ce sens le seul acte politique local susceptible d’avoir une portée décisive fut le référendum. Et là encore, c’était adressé (pour perdre, disent des critiques de Tsipiras) vers l’adversaire extérieur. Et la proportion de non fut une surprise pour les initiateurs du référendum (#défaitisme à l’intérieur, illusions quant à la possibilité que dans une gouvernance de capitalisme mûr, l’europe, on puisse concéder quelque chose de substantiel sur la dette, à l’instar de ce qui a pu arriver avant la crise de 2008 pour des pays « périphériques »).
      Depuis le début on sait (en particulier certains dirigeants de Siriza qui connaissent bien la France pour y avoir vécu) que Siriza arrive suite à des défaites successives là-bas (à l’inverse du Front populaire, quand les luttes s’engouffrent dans la brèche ou la fragilité institutionnelle), proche en cela de l’alternance française de 1981, qui capturait Mai 68 comme on se repait d’un cadavre ("changer la vie" qu’ils disaient, empruntant à Rimbaud pour que que le quelconque se fasse appeler Arthur au nom de la « guerre économique »).
      Je connais très insuffisamment la situation et les 6 premiers mois, mais quand même. L’un des exemples les plus frappant d’attentisme de Siriza me parait être une inaction complète vis-à-vis de l’église orthodoxe. Première fortune du pays, elle jouit de prébendes inouïes. Certes, la Grèce lui doit rien de moins que sa continuité historique*. C’est ainsi peut-être que la légitimité de cette institution parait si ancrée que rien n’a été fait, ne serait-ce que pour rogner ses privilèges fiscaux, à défaut d’une expropriation en bonne et due forme.

      Pourquoi et comment des banquiers, allemands ou pas, ou des villes riches comme Frankfort auraient à hésiter pour se servir à proportion de leur puissance actuelle, celle de la seule « religion » réellement mondiale, l’économie ?

      Je partage pas tout du texte (trop rapide) de Bernard Aspe
      http://seenthis.net/messages/392073
      mais il me semble juste sur l’essentiel. Car je me souviens que si la Révolution française comme celle d’Octobre 1917 ont pu faire face, défaire ou écarter de fortes coalitions d’ennemis extérieurs cela résultait de processus de politisation massive et d’actions concrètes sur place, au sein de « leur » propre société, divisées, contradictoires. Pas de votations accompagnées d’attentisme.

      ° L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, de Lénine (1916) reste fort suggestif : ... Les banques et leur nouveau rôle ; Le capital financier et l’oligarchie financière ; L’exportation des capitaux ; Le partage du monde entre les groupements capitalistes ; Le partage du monde entre les grandes puissances ; L’impérialisme, stade particulier du capitalisme...
      https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1916/vlimperi/vlimp.htm

      ° Empire, Michael Hardt, Toni Negri (2000)

      ° Sur l’église grecque orthodoxe, voir le captivant roman Ap. J.-C. de Vassilis Alexakis

      #mondialisation #économie

    • Comme l’a dit récemment C.Lapavitsas :"“D’abord, c’est la première fois dans ma carrière d’économiste que je rencontre une telle convention d’accord. Non seulement, elle est de type néo-colonialiste, personne ne dira le contraire, mais surtout, surtout hélas, cet accord comporte par certaines de ses formulations et tournures de phrase, un volet ouvertement revanchard et punitif, au-delà même de toute logique économique (même de type néocolonialiste), car c’est ainsi que l’élite de l’Allemagne pense ‘régler l’affaire grecque’”.

      Cf http://seenthis.net/messages/390971

      En effet, ce à quoi le texte de "l’accord" fait le plus penser, mais qui rend difficile d’éviter le #point_Godwin, c’est une variante soft du "protectorat" où toute l’économie d’un pays est mise sous séquestre dans un but punitif, comme la Tchécoslovaquie sous Heydrich (ou justement la Grèce pdt la guerre).

      Si on fait le rapprochement entre "l’accord" grec (et surtout à la fermeture des banques, la hausse de la décôte sur les liquidités d’urgence de la BCE qui a immédiatement précédé le sommet, etc) et l’actuelle offensive turque contre les kurdes et l’opposition de gauche, le HDP en particulier (supposé être le Syriza turc et qui avait fait un score record aux dernières élections), on assiste à une contre-offensive brutale du néo-libéralisme contre tout ce qui pouvait venir contrecarrer les politiques d’austérité, de contraction des salaires, de dérégulation du marché du travail, etc.

      Ceci dit, il y a aussi, et c’est pour ça que j’avais employé le terme, peut-être hâtivement, une composante coloniale forte dans l’essentialisation de l’indigène grec, supposé "paresseux" et "pas sérieux" - cf la couverture récente du Spiegel (qui est l’équivalent en Allemagne du Nouvel Obs, plutôt un magazine pour la bourgeoisie cultivée) :
      "Nos Grecs - tentative d’approche d’un peuple étrange"
      (qui rappelle les "Nos nègres" ou "Nos Juifs" d’antan)

      https://magazin.spiegel.de/EpubDelivery/image/title/SP/2015/29/300

      Quant à la différence de point de vue entre l’Allemagne version Schäuble d’un côté et la France ou l’Italie de l’autre, elle a été causée, outre l’intervention des Etats-Unis qui paraît avoir été déterminante, qu’à une différence économique (enfin, c’est ce qu’a mentionné l’autre jour un éditorialiste du Financial Times) : l’Allemagne sortirait tout à fait indemne de la sortie de la Grèce de l’euro alors qu’elle provoquerait immédiatement la spéculation des marchés sur la dette publique française et italienne.

    • Je suis bien d’accord, @cie813, sur l’aspect punitif (qui vaut par delà la Grèce, prolétarisés allemands et européens compris). Merci pour la synthèse que tu fournis sur certains points. Mais ce que tu dis toi même à propos de l’Allemagne passée ressortit plus de la guerre que de la colonisation, modalité qui me parait (par ignorance ?) assez étrangère à l’histoire du capitalisme allemande, plus industriel et marchand que colonial.
      L’#hostilité ne pouvait sans doute pas être suffisamment assumée par des dirigeants « bourgeois » formés dans les grandes écoles capitalistes (et la survivance trotskiste), dans la société grecque et de ce fait aussi sur le théâtre des opérations extérieures. À sous estimer la violence du conflit, on s’oblige à inventer une manière de renverser la table ou on perd.

    • Grèce : à #Hellinikon, la guerre des mondes est déclarée

      Depuis « l’accord » extorqué à la Grèce par la Troïka, les terrains de l’ancien aéroport d’Athènes sont de nouveau sous la menace d’une privatisation. Un armateur rêve d’en faire un centre commercial géant. Les initiatives solidaires qui y sont nées depuis le début de la crise sont menacées.

      http://www.humanite.fr/grece-hellinikon-la-guerre-des-mondes-est-declaree-580295

    • Beni pubblici, Grecia vende 14 aeroporti alla tedesca #Fraport per 1,23 miliardi

      Il governo greco ha approvato la cessione di 14 aeroporti regionali al gestore tedesco Fraport per 1,23 miliardi di euro. Lo si è appreso dalla Gazzetta ufficiale di Atene, con una risoluzione firmata dal vicepremier Yanis Dragasakis, dai ministri delle Finanze, Euclides Tsakalotos, Economia, Yorgos Stathakis, ed Energia, Panos Skurletis.

      http://www.ilfattoquotidiano.it/2015/08/18/beni-pubblici-grecia-vende-14-aeroporti-alla-tedesca-fraport-per-123-miliardi/1965257

  • Just an Italian Bluff: “Greek islands sold to Depp, Buffet & Co.”
    http://www.keeptalkinggreece.com/2015/07/23/just-an-italian-bluff-greek-islands-sold-to-depp-buffet-co

    First it was Johnny Depp who had allegedly bought a Greek island for more than 4 million euro. Then it was glam couple Brat Pitt and Angelina Jolie who had an eye on another Greek island. A few days ago, it was billionaire Warren Buffett who had allegedly spent whole 15 millions to buy another island in the Argosaronic Gulf near Athens. All news were just bluff. And thus an Italian bluff orchestrated by real estate company Proto Group and its CEO Alessandro Proto.

    “It was a social experiment,” Proto Group managers told Greek news website Proto Thema that has nothing to do with the Proto Group.

    “Thanks to these news, Greece became the center of the business world!” the Proto Group managers admitted without getting blushed in a letter they sent to Proto Thema.

    “The controversial Italian real estate company published the alleged ‘Greek islands sales’ in in the press and rather than apologizing for the inconvenience it caused, it refereed to it as ‘social experiment’ made to see the investors’ reactions.” comment Proto Thema and adds “The Proto Group wanted also to show how easy it is to “manipulate the political and financial means.”

    In their letter, the Proto Group managers claimed further that thanks to such news, “Greece became the center of business and many investors have learned how to invest in Greece, how to take advantage of opportunities and thereby to start investing in Greece again.”

    The bluff was revealed after a press officer of Warren Buffett denied that the billionaire had bought any Greek island.

  • Le vrai danger ne viendra pas d’une IA « superintelligente » - Global Guerillas
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/99473178023

    John Robb, expert stratégique et auteur du brillant “Brave New War”, a écrit sur son blog une intéressante critique de Transcendance, le film avec Johnny Depp, qui met en scène une IA très puissante devenue incontrôlable. Un thème assez banal et classique, note Robb, mais surtout basé sur une prémisse erronée : le véritable danger n’est pas dans une #intelligence_artificielle super-intelligente, mais au contraire de la multiplication de “bots” dotés d’une intelligence médiocre. C’est cette “bêtise artificielle” qui constitue un véritable risque. Et pas la peine d’envisager un futur lointain. Le problème est déjà là :

    "À la fin de cette décennie, les bots seront plus nombreux que les êtres humains. À la fin de la prochaine décennie, ils seront plus nombreux que nous dans une proportion de un pour 1.000.000. Ils (...)

  • Transcendence : Johnny Depp’s New Singularity Film [Almost] Transcends Technophobia
    http://www.singularityweblog.com/transcendence-johnny-depp-singularity-film

    But I was pleasantly surprised because it was rather refreshing to see a mainstream Hollywood movie that was not made by sensationalist Luddites trying to make an easy buck by going for the lowest common denominator. (...)
    And while the idea, that advanced technologies though often scary are not necessarily bad, is by no means unique or Earth-shattering in any way, it is one worth sending out into the mainstream of public consciousness. And this simple exercise is a considerable step up from the simplistic Terminator/hubris/end-of-the-world scenarios that have dominated science fiction since Frankenstein…

    un #film de #science-fiction autour de la #singularité ; je te raconte pas tout mais à la fin les #luddito-terroristes font cause commune avec l’armée pour détruire le camp de zombies téléchargés dans l’#IA, qui fait peur même si au fond ce sont des gentils ("il n’a tué personne !")

    #posthumanité

  • #Cinéma #Blockbusters #EdgeOfTomorrow #Critique #multinationales
    « Plus qu’un film de Doug Liman, il s’agit d’un film de Tom Cruise. L’expression populaire qui identifie un film à une star, plutôt qu’au réalisateur, prend ici tout son sens. En appliquant avec son humour pince-sans-rire l’expression politique des auteurs sur les acteurs, Luc Moullet a depuis longtemps démontré que les plus grands d’entre eux construisaient une œuvre à travers celle des cinéastes. Johnny Depp ou Bruce Willis en font la démonstration, leurs corps racontent une histoire parallèle à celle que racontent les films. Là où les autres apportent leurs propres univers, codes et références, Cruise parasite le programme de départ pour imposer son propre univers à celui du film. L’acteur américain devient, avec Edge Of Tomorrow, un cas unique, dans lequel il n’y a pas de coexistence créatrice possible : il est le film. S’il est un cinéaste qui a compris où Tom Cruise voulait en venir, c’est bien Ari Folman. Dans son dernier film, Le Congrès, le cinéaste israélien prophétise un monde où les progrès numériques seront tels que les acteurs seront contraints d’abandonner leur corps au profit de leur image, dont ils céderont le contrôle aux multinationales du divertissement. En utilisant l’image animée de Tom Cruise (qui n’est pas nommé en tant que tel), assumant totalement ce transfert, Folman ne se fait pas trop d’illusion sur l’acteur. Avant que cette dystopie s’impose à nous, Tom Cruise, dès aujourd’hui, prend les devants. L’angoisse du comédien, dévoilée dans Magnolia, est que son image lui échappe : il ne laisse donc à personne la possibilité de l’utiliser. »

    http://www.cinematraque.com/2014/06/edge-of-tomorrow-un-nanar-parasite-par-le-monstrueux-tom-cruise

  • Once Upon A Time In Mexico 2003 iNTERNAL DVDRip x264-FADE
    http://chewbone.rickshide.com/2013/11/07/once-upon-a-time-in-mexico-2003-internal-dvdrip-x264-fade

    Release Name: Once Upon A Time In Mexico 2003 iNTERNAL DVDRip x264-FADELinks: IMDB -Screenshots – NFOGenre:Action,ThrillerDirector: Robert RodriguezWriter: Robert RodriguezCast: Antonio Banderas, Salma Hayek, Johnny Depp, Mickey Rourke, Eva Mendes, Danny Trejo, Enrique Iglesias, Marco Leonardi, Cheech Marin, Rubén Blades, Willem Dafoe, Gerardo Vigil, Pedro Armendáriz Jr., Julio Oscar Mechoso, Tito LarrivaRuntime: 1h 37mnResolution: 720 (...)