Football israélien, racisme et politique : la face peu reluisante du beau jeu
Dimanche, 05 Mai 2013 20:21 Jonathan Cook / Source : The National le 25 avril 2013. Traduction pour ce site : J-M Flémal.
http://www.pourlapalestine.be/index.php?option=com_content&view=article&id=1557:-football-israelie
(...) Ces derniers mois, Sarsak a utilisé sa liberté pour tenter de convaincre l’UEFA de revenir sur sa décision [d’organiser le championnat des moins de 21 ans en Israël].
« Israël travaille inlassablement à opprimer le football palestinien, de la même façon qu’il le fait avec bien d’autres formes de la culture palestinienne », a-t-il ajouté. « Israël ne se comporte pas comme un État normal où les citoyens peuvent pratiquer le sport librement. »
« L’UEFA légitime l’occupation, l’oppression et les mesures d’apartheid permanentes d’Israël. Il ne peut y avoir de place dans le football pour la ségrégation et l’oppression. »
La Palestine a été admise au sein de la FIFA en 1998, mais n’a pas été qualifiée pour accueillir des matches internationaux avant 2008, quand un stade international a été construit à Gaza. Sarsak a fait remarquer que, quelques mois plus tard, au cours de l’hiver 2008-09, Israël a bombardé le stade, en même temps que d’autres installations sportives importantes de la bande de Gaza ainsi que le siège du Comité paralympique palestinien. Et le stade de football a subi de nouvelles attaques l’an dernier.
Sarsak a aussi mis en évidence le fait qu’Israël a emprisonné d’autres footballeurs palestiniens connus, comme le gardien de but Omar Abu Rois et l’attaquant Muhammad Nimr, une fois encore sans la moindre accusation. Un autre attaquant, Zakaria Issa, emprisonné pour 16 ans, est mort d’un cancer l’an dernier, quelques mois à peine après avoir été libéré pour des motifs humanitaires.
Honey Thaljieh, capitaine de l’équipe féminine de Palestine, s’est fait l’écho des critiques de Sarsak à l’égard de l’UEFA lors d’une conférence de presse tenue à Doha le mois dernier. Elle a déclaré : « Il est très difficile de comprendre pourquoi on lui [à Israël] a fait un tel honneur. »(...)







